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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 12:46

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

 

Les responsables et coupables

 

 

 

 

A l’heure où les dirigeants politiques du monde tiennent des discours vertueux sur la mort de la biodiversité, sur les menaces sur le climat, où se succèdent les conférences internationales consacrées aux maladies de la planète victime d’homo-economicus, les agressions, les destructions, les crimes contre le vivant perdurent.

 

Le fusil, les pesticides et l’aménagement/déménagement de la nature des obscurantistes tuent, polluent, expulsent le vivant.

 

 

Quelques faits divers illustrent cette nocivité :

 

Un ex-vice-président de l’office national de la chasse et de la faune sauvage devenu OFFICE DE LA BIODIVERSITE, chasseur et pisciculteur, tue une aigrette-garzette, oiseau rare, de couleur blanche. Devant le juge, il affirme avoir voulu assassiner un grand cormoran, oiseau de couleur noire.

Le tribunal prononce une sanction dérisoire et parfaitement incitative à réitérer ce crime contre la nature.

 

Ces jours-ci, une louve a été pendue devant la mairie d’un village SAINT-BONNET-CHAMPSAUR, dans les HAUTES-ALPES. Récemment tuée par balle, la louve laissa sur le sol des traces de son sang.

Dans ce département, un élu local avait remis, à titre de provocation stupide, une queue de loup lors du départ du préfet.

Je sais, le manque d’iode favorisa le crétinisme dans cette région, mais le frais existe de nos jours !

 

Dans les PYRÉNÉES, le pouvoir macronien renonce à poursuivre un plan ours, encourageant ainsi les arriérés qui refusent la présence de cet animal emblématique, animal abondant en Espagne et parfaitement accepté par les populations.

 

 

 

Le conseil d’état, suite à un arrêt de la cour de justice de l’Union Européenne, censure les arrêtés permettant les braconnages de petits oiseaux à l’aide de gluaux, pentes et lacets.

Le monarque ordonne à sa ministre de prendre de nouveaux arrêtés pour autoriser ces massacres d’alouettes, de grives et accessoirement et clandestinement d’ortolans.

Mais le monarque fait de l’écologie !

Je me souviens d’un temps, pas si lointain, où de manière folklorique et farfelue, des agités du MEDOC menaçaient de tout casser et de faire la révolution si on ne les laissait pas tirer la tourterelle des bois migratrice en mai.

Les ministres et les préfets de GIRONDE confondant Tartarin et d’authentiques révolutionnaires, n’osaient pas faire appliquer la loi.

Ce sont les associations qui firent le travail, saisir la justice pour faire dissoudre les organisations de braconniers et la chasse cessa, en grande partie, sans que le MEDOC soit à feu et à sang.

 

 

Les chasseurs braillent dans les rues, menacent et brandissent leurs bulletins de votes, et les petits politiciens inconsistants se couchent.

Or, la chasse ne représente nullement la force électorale qu’affirme la propagande du lobby.

Les chasseurs sont moins d’un million et la plupart des candidats, surtout les candidats conservateurs, flattent ce petit électorat résiduel.

Entre MACRON et BERTRAND, l’ennemi de la terre ne saura plus lequel aimer !

 

Si les pseudo-élites, les gouvernants, les préfets, les procureurs, tenaient un langage fort et clair, les tueurs d’aigrettes, de loups et d’ours ne seraient pas encouragés dans leurs exactions.

A l’instar de la chasse à la tourterelle en mai, en GIRONDE, les autres pratiques s’effondreraient si les institutions en charge de l’état de droit MONTRAIENT un peu de courage et de lucidité.

 

 

La protection de la Nature est un impératif premier.

Malmener la biodiversité n’est pas une opinion, mais une arriération.

Les clercs le savent mais par mépris du peuple, ils éprouvent une gêne à le dire.

Apprendre le respect de la vie est un devoir.

Certains pusillanimes disent : « c’est leurs traditions. Les amateurs de pentes et autres pièges le font parce que d’autres le firent avant eux et qu’ils ont toujours vu cela se faire ».

Et voilà, la justification de tous les crimes de l’histoire.

D’aucuns ajouteront lâchement : « laissons faire ces braconniers sénescents attachés aux usages de leurs pères en considérant que les pesticides, les infrastructures de transports, l’artificialisation des sols, les pollutions tuent bien davantage ».

Alors, faut-il ajouter la peste au choléra ?

Oui, l’agrochimie, les routes, l’urbanisation détruisent massivement, mais ces faits justifient que l’humain aborde le vivant avec plus de compassion.

La chasse en plus, c’est la chasse en trop.

D’ailleurs, sociologiquement, le porteur de fusil quitte bien souvent son arme pour promener son bidon de poison agricole.

 

 

Je ne ferai pas qu’incriminer la chasse, mort/loisir, mais je constate que les ennemis de la terre sont cohérents dans leurs malfaisances.

Les élus pro-chasse aiment les déviations, les lignes à très grande vitesse, le glyphosate et les néonicotinoïdes.

Oui, j’appelle à un moratoire sur la création de routes nouvelles quand on sait le nombre d’animaux tués sur un kilomètre de voie.

Oui, il faut interdire les biocides qui anéantissent l’entomofaune et avec elle les oiseaux insectivores ou occasionnellement génèrent des lymphomes aux humains.

Les vrais coupables, ce sont ces décideurs oublieux de leur devoir pédagogique.

Au lieu d’inciter à la vertu écologique, ils insultent le peuple en le rabaissant à une lie ignare et cruelle.

Oui, messieurs les banquiers, en mission en politique, vous qui dirigez les états : votre soumission à la chasse PROUVE l’opinion insultante que vous avez du peuple.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 17:27
La lettre de Gérard CHAROLLOIS
 
 
 
 
Quand les ennemis de la terre se muent en ennemis de la liberté
 
 
Une poignée de députés français publient un rapport par lequel ils préconisent la pénalisation de la pensée écologiste et animaliste.
Ils parlent « d’entrave » aux activités agrocynégétiques, à l’abattage et aux élevages concentrationnaires et veulent ériger en délit ces faits d’oppositions.
Or, chaque année, plusieurs dizaines de personnes sont tuées et blessées par la chasse.
Les porteurs de fusils créent dans les campagnes une insécurité et génèrent des accidents, violent les propriétés privées des non-chasseurs, achèvent les cervidés dans le centre des villages et parfois les cours d’école.
La chasse trouble la paix publique.
Inversement, combien de chasseurs sont-ils molestés par des habitants importunés par les incursions de porteurs de fusils ?
 
 
 
Quelles exactions les réactionnaires imputent-ils aux animalistes ?
Ils attribuent aux animalistes l’incendie d’un abattoir dans la région nord et se gargarisent de ce fait délictueux érigé en généralité, bien que les auteurs n’aient pas été identifiés.
Comme ils aimeraient brandir des agressions perpétrés par ceux qui n’ont pour tort que de vouloir faire avancer les consciences et la civilisation !
Pour les petits commis des lobbies, ce sont les opposants à la chasse, les dénonciateurs de la torture animale dans certains abattoirs et usines à viande qu’il faut frapper des foudres de la loi !
Honte à ces censeurs !
 
 
 
Il faut souligner que l’un de ces remarquables députés, suite à la mort d’un vététiste tué par un chasseur, proposa de voter pas moins que l’interdiction du vététisme.
Est-ce juridiquement inquiétant de voir quelques parlementaires de droite délirer ainsi ?
Absolument pas.
Leurs gesticulations serviles en faveur des lobbies confine au ridicule et le dispute à l’abjection.
L’immense majorité des Français condamne la chasse et singulièrement les modes les plus cruels et anachroniques du loisir de mort.
Les mentalités évoluent inexorablement.
 
 
Le nombre des chasseurs s’étiole partout.
Le loisir de mort est irrémédiablement condamné à terme et la veulerie des politiciens n’y changera rien.
Il est intolérable, d’un point de vue éthique, de poursuivre un cerf pendant cinq heures, de l’épuiser, de le soumettre aux morsures des chiens avant de le poignarder ou de le noyer dans un étang, au même titre qu’il est intolérable de soumettre des animaux d’élevage à la cruauté des usines à viande et des abattages à la chaîne.
Il est scandaleux de tuer, en ce pays, des millions de grives et de merles, d’alouettes et d’anatidés, en des temps où se meurt la biodiversité.
Il est grotesque d’élever en volière trois millions de perdrix et des faisans pour alimenter le stand de tirs des « gestionnaires de la nature ».
Moralement, écologiquement, la chasse est indéfendable et la lourde propagande des « meilleurs écologistes de France » ne dupent que les propagandistes et leurs petits copistes.
Alors, comme les ennemis de la terre ne peuvent pas justifier leurs pratiques répugnantes, ils veulent faire taire, imposer leurs lois, éliminer leurs contestataires.
Il leur faut pénaliser, censurer l’opposition à la chasse et les images prouvant les conditions horribles d’élevage des porcs, des poules, des veaux et les sévices perpétrés dans les abattoirs.
Dans leur optique : « silence, on tue ».
Les avocats du mépris du vivant sont à court d’arguments et paniquent devant la prise de conscience de l’opinion publique.
Ils se crispent et rêvent d’une quasi-dictature des lobbies agrocynégétiques érigés en bastilles intouchables.
Non, messieurs les censeurs oublieux des principes fondamentaux de la république, vous ne ferez pas taire les écologistes, les animalistes, les gens de mieux.
Vous oubliez que le droit national et européen garantit la liberté d’expression et de manifestation des convictions.
Mais vos délires autoritaires ne font qu’illustrer l’essence des loisirs dont vous êtes les servants dociles.
Tout chasseur n’est pas fasciste, évidemment et trop d’humains agissent par esprit grégaire, agissent parce que d’autres agissent et parce que cela se fait depuis longtemps.
 
 
La tradition tient lieu d’anesthésique de la conscience.
Tout chasseur ne partage pas une volonté d’ostracisme à l’encontre des réfractaires.
Mais la chasse, en tant que concept, est un loisir d’essence fasciste.
Elle repose sur le goût de la mort, de la tuerie, des armes, des rituels guerriers, de la virilité stupide de la prédation primaire, de la domination de l’autre, cet autre étant ici un animal, faute de pouvoir être un autre humain.
La chasse n’est pas la convivialité dans les petits matins bleutés d’automne et la passion de la quête du chien.
On aime encore mieux les matins d’automne et son chien sans un fusil et sans transformer en charogne sanglante un être qui était sensible et qu’il est si bon de laisser vivre.
Messieurs les parlementaires pro-chasses, votre velléité de nous bâillonner prouve quelle idéologie funeste chemine derrière votre culture négationniste de la sensibilité animale, de la compassion due à tout être vivant.
Cette mentalité liberticide inspira déjà un décret du 3 juin 2010 qui frappait de peines contraventionnelles « l’entrave à la chasse ».
 
 
Les agents du lobby, dans leur insignifiant rapport, déplorent qu’il n’y ait pas davantage de poursuites judiciaires contre les objecteurs de conscience de la chasse sur ce fondement juridique absurde.
Ils regrettent que la cellule « DEMETERE » de la gendarmerie, mise en place par le ministère de l’intérieur pour traquer l’ami des animaux, ne trouve pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Faites des rapports, flattez les lobbies, messieurs les censeurs de la pensée écologiste et votez des lois !
Nous les anéantiront en leur opposant l’article 10 de la CONVENTION EUROPÉENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L’HOMME.
Dans l’Histoire, vos prédécesseurs qui défendirent bien d’autres « traditions » sanguinaires n’ont jamais pu arrêter le cours d’une idée forte et qui va.
HUGO écrivait : rien n’arrête une idée dont le temps est venu.
Et vous, citoyens,
Cessez de voter pour des partis et des élus pro-chasses.
Nous sommes majoritaires et il serait temps de se débarrasser de ces élus ennemis de la vie.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 17:27

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

Chasse en enclos : une activité délictueuse ?

 

 

 

L’article 521 – 1 du code pénal punit de peines correctionnelles les actes de cruauté perpétrés à l’encontre d’animaux apprivoisés ou tenus captifs.

Dans la loi, une dérogation scélérate est inscrite en faveur des « courses de taureaux lorsque dans une agglomération existe une tradition ininterrompue ».

Par cette dérogation, le législateur avoue que la corrida est un acte de cruauté à l’encontre d’un animal tenu captif.

 

Et la chasse en enclos ?

 

Aucune dérogation légale.

Tout d’abord, de quoi parle-t-on ?

 

Pour certains addicts aux odeurs de poudre, de sang et de mort, il est insupportable de ne pas chasser en temps prohibé.

Il leur faut leur dose de tuerie.

 

Pour d’autres, l’argent ne prend pas l’odeur de la souffrance et du sang.

Faire du »fric » retire tout scrupule, toute compassion.

 

Alors, certains achètent des terrains, en général d’au moins 20 hectares, les ferment par de hauts grillages d’au moins deux mètres, enfoncés à 30 CM dans le sol, pour y lâcher des animaux d’élevage afin d’offrir aux tueurs leur drogue et ce, moyennant finance.

 

Dans la logomachie de ces gens-là, il s’agit d’entraîner les fusils et de dérouiller les chiens, à moins que ce ne soit l’inverse !

 

 

 

Que dit la république ?

Rien.

L’administration s’assure de la hauteur des clôtures, de leur « conformité », de l’enregistrement et du comptage des sangliers prisonniers de cette arène.

 

Les dirigeants de la chasse, un peu gênés, tournent la tête pour ne pas contempler l’exploit sportif, la saine gestion de la faune, l’amour de la nature des « meilleurs écologistes de France » !

Revenons à notre article 521 – 7 du code pénal.

Les malheureux sangliers offerts aux morsures des chiens et aux balles des valeureux tireurs en enclos ne sont-ils pas, à l’évidence, des animaux captifs ?

Alors, que font la police et les parquets ?

 

Ceux qui s’adonnent à ces jeux dégradants et ceux qui palpent de l’argent en cette affaire pourraient-ils tâter de la correctionnelle ?

 

La tolérance, Monsieur ! va-t-on m’objecter ?

Comme disait quelqu’un : la tolérance, autrefois, il y avait des maisons pour ça.

 

 

Il serait intéressant de connaître l’avis de la chambre criminelle de la cour de cassation sur son interprétation du droit pénal en cette matière.

Il serait tout de même difficile pour les tenanciers de ces enclos de plaider que les sangliers et autres animaux d’élevage garnissant leurs fonds de commerce ne sont pas des animaux tenus captifs.

D’ailleurs, en droit, il faut choisir.

Si ces sangliers n’étaient pas « animaux captifs », ils seraient des animaux de la faune et, dans ce cas, s’appliquerait à eux la législation de la chasse, donc les périodes de fermeture.

Il leur faut choisir et quel que soit ce choix, la pratique devient illégale.

 

S’il y a animal sauvage, la chasse ferme.

Si la chasse ne ferme pas pour les enclos, c’est qu’il y a animal tenu captif et l’acte de cruauté devient pénalement répréhensible.

 

A propos, savez-vous que le sanglier est un animal remarquablement intelligent. Aussi intelligent et susceptible de s’apprivoiser que le chien ?

Alors, la civilisation, c’est par où ?

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 13:46

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

Un texte ci-joint dont j’approuve 80% de l'analyse

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Éoliennes : ces débats décisifs trop souvent escamotés

9 septembre 2021 Par Laurent Mauduit

Certains dignitaires socialistes ou écologistes appuient la création de parcs éoliens au motif qu’il faut privilégier les énergies renouvelables, mais ils ne s’offusquent pas que ces projets accentuent la privatisation du service public de l’électricité au profit de groupes prédateurs. Illustration avec les éoliennes de la baie de Saint-Brieuc.

 

Pour ou contre les éoliennes : le débat autour du projet de parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc est souvent présenté sous cette fausse idée. Et il se trouve des citoyens de bonne foi qui, partisans d’une réorientation de la politique énergétique du pays au profit des énergies renouvelables et au détriment des énergies fossiles ou de l’énergie nucléaire, soutiennent le projet d’installation de ces 62 éoliennes géantes de 205 mètres, qui doivent être construites dans la baie de Saint-Brieuc, au terme de la concession accordée pour 40 ans par l’État à la société Ailes marines, filiale du géant espagnol Iberdrola.

Si tel était le débat, le choix relèverait effectivement du simple bon sens. Alors que la planète est sous urgence climatique absolue, il est plus que temps d’accélérer la transition énergétique. Et donc, parmi d’autres solutions, de privilégier l’énergie éolienne.

 

 

On n’est pourtant pas obligé d’être naïf, car le débat que soulève le projet de parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc est en réalité pollué par un fait majeur qui modifie radicalement la donne : il s’agit d’un projet de prédation, très révélateur de l’accélération des privatisations, qui démantèlent jusqu’aux services publics et offrent aux appétits privés les biens communs. 

À ne pas prendre en compte les ravages que peuvent causer les avancées de plus en plus spectaculaires de ce capitalisme prédateur, on risque d’amener les combats écologiques les plus légitimes vers des impasses. Comme si des acteurs majeurs de ce capitalisme néolibéral, à l’image d’Iberdrola, pouvaient être présentés comme des acteurs… de la transition énergétique et de l’urgence climatique. Alors qu’à l’inverse, c’est ce capitalisme financiarisé qui pousse la planète vers la catastrophe…

Manifestation des pêcheurs, le 7 mai 2021.

Il faut donc remettre le débat sur pied : s’il y a un danger qui l’emporte sur tous les autres, c’est que nos sociétés ont versé dans un capitalisme prédateur, qui fait du social une variable d’ajustement, et qui contribue à saccager l’environnement, en n’ayant qu’une seule logique, celle du profit maximum. Ce capitalisme financiarisé, je me suis appliqué à en présenter l’infernale mécanique dans mon dernier ouvrage Prédations (Éditions La Découverte) paru voici un an. L’un de ses ressorts, ce sont les privatisations qui, en France, se sont progressivement accélérées et ont conduit à une marchandisation généralisée, y compris des secteurs qui échappaient jusque-là aux logiques de l’argent : privatisation progressive de la santé et de la Sécurité sociale, de l’enseignement supérieur, jusqu’à des services de l’État...

Pour comprendre le véritable enjeu du débat autour du parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc, il faut donc avoir à l’esprit les caractéristiques de ces privatisations qui ont submergé la France et perverti jusqu’à son modèle social.

 

 

* Première caractéristique – et premier gravissime danger induit par ces nouvelles privatisations : elles soumettent désormais à la logique du profit maximum jusqu’aux services publics, construits pour beaucoup d’entre eux à la Libération, pour garantir aux citoyens l’égalité d’accès à des services décisifs à la vie sociale. On sait les ravages que cette vague de privatisations a suscités en France, car face à ce capitalisme boulimique, tout y est passé : le service public du téléphone (porté par France Telecom), puis celui de l’électricité (EDF), puis celui du gaz (GDF). Et ceux du transports ferroviaire ou le service public de La Poste sont en voie de connaître le même processus, sous le prétexte de la dérèglementation européenne.

 

 

* Deuxième caractéristique : ces nouvelles privatisations ont souvent eu pour effet d’offrir aux vainqueurs des appels d’offres des rentes financières aussi exorbitantes que scandaleuses. Le cas le plus célèbre est celui de la rente autoroutière. Voici bientôt un an, un rapport du Sénat en a donné un aperçu en donnant un chiffrage des dividendes insensés que se sont partagés les actionnaires des sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA), depuis leur privatisation en 2006. Pour mémoire, voici ce chiffrage que j’avais évoqué à l’époque dans une enquête dans Mediapart : dividendes

De 2006 à 2019, les actionnaires des trois principales sociétés autoroutières se sont ainsi servi la somme mirobolante de 24,3 milliards d’euros. Et le Sénat a cherché à savoir à combien cette somme serait portée si les dividendes étaient distribués au même rythme jusqu’à la fin des concessions : les actionnaires des trois principales sociétés concessionnaires d’autoroutes pourraient se servir environ 69,5 milliards d’euros de dividendes sur la période des concessions, soit de 2006 à 2035 ou 2036 – 69,5 milliards qui sont à comparer aux 14,7 milliards d’acquisition. À l’aune de ces chiffres, on comprend pourquoi il n’y a rien d’excessif à user du terme de pillage. Sur le dos des automobilistes...

Or, on sait qu’après la rente autoroutière, il y a eu ensuite la rente aéroportuaire, l’État permettant aux acquéreurs des sociétés de gestion des aéroports de Toulouse, Nice et Lyon de faire des culbutes financières insensées. Dans le seul cas de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, j’ai apporté la preuve des mensonges proférés par Emmanuel Macron lors de cette privatisation, mais j’ai aussi apporté de nombreuses preuves du pillage auquel s’est livré l’investisseur chinois, qui a d’abord ponctionné les réserves financières de l’entreprise mises en réserve pour les investissements futurs, avant de chercher à revendre sa participation pour 500 millions d’euros, alors qu’il l’avait acquise quatre ans plus tôt pour 308 millions d’euros. Et les privatisations des aéroports de Nice et de Lyon ont donné lieu aux mêmes dérives spéculatives, chroniquées par Mediapart.

 

 

* Troisième dérive : ces privatisations ont donné matière, le plus souvent, à un affairisme débridé.

* Quatrième dérive : le trait commun de toutes ces opérations est d’avoir été conduites dans une logique financière, au mépris des logiques sociales, humaines ou environnementales.

Or, tout est là ! Si l’on observe le projet de parc éolien, il présente exactement les mêmes caractéristiques : cette privatisation est semblable à toutes celles que je viens de passer en revue. Car c’est bien le premier point sur lequel il faut se mettre d’accord : il s’agit bel et bien d’une privatisation. Pour être exact, c’est même une double privatisation. Primo, c’est une opération qui vise à accentuer la dérégulation du service public de l’électricité, en cassant le monopole dont EDF a longtemps bénéficié, qui était la garantie de l’égalité d’accès des citoyens à ce service public. Et à cette première privatisation s’en ajoute une seconde, celle de l’espace public maritime, qui devrait être un bien commun inaliénable. Ce que j'avais résumé par ce titre de ma première enquête : « Éoliennes en baie de Saint-Brieuc : et maintenant, c’est la mer qu’ils veulent privatiser ».

 

Là est l’une des très grandes hypocrisies du débat autour des éoliennes. Certains voudraient faire croire qu’il s’agit d’une controverse portant seulement sur la politique énergétique (énergie renouvelable versus énergie polluante, etc), et faire oublier qu’il s’agit d’un projet qui vise à démanteler le service public au profit de groupes dont la seule logique est le profit.

Au titre des hypocrisies, on pourrait ainsi citer celles de Yannick Jadot, qui est venu à Rennes lundi 6 septembre et qui, selon Le Télégramme, a apporté son soutien au projet des éoliennes dans la baie de Saint-Brieuc, même si c’est avec des formules alambiquées : « Il faut aller vers l’éolien et aussi vers l’éolien offshore. Quelle que soit l’énergie, il y a une pollution. Le parc de Saint-Brieuc doit faire l’objet de discussions. Il faut prendre toutes les précautions possibles afin qu’il fasse l’objet d’un consensus plus large. Mais il est important que la Bretagne et la France développent l’éolien offshore. Cela crée des milliers d’emplois, cela permet l’indépendance énergétique. Nous avons un retard considérable à rattraper. »

 

 

Du service public, le candidat à la primaire écologiste n’a donc pas soufflé mot. Et par surcroît, il a voulu faire croire que de tels projets pouvaient créer « des milliers d’emplois », alors que, s’il y a bien un consensus dans les Côtes-d’Armor, c’est qu’Iberdrola a berné l’opinion sur des emplois… qui n’ont finalement jamais été créés.

Au titre des hypocrisies, on pourrait encore citer les dirigeants socialistes qui défendent désormais les services publics, et assurent que sur ce point, on ne les reprendra plus, comme sous François Hollande, à prôner leur privatisation. Voilà quelque temps, on a même vu le PS être à la manœuvre pour proposer un référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris, dans le but de « garantir le caractère public » de ces infrastructures. Ce qui n’empêche pas le président socialiste de la région Bretagne de défendre le projet de privatisation d’une partie du domaine public maritime au profit du groupe espagnol Iberdrola.

Pour preuve qu’il s’agit bel et bien d’une privatisation du secteur public, dont EDF était autrefois le garant, il y a encore un autre indice, mi-comique, mi-consternant. On se souvient en effet que la concession de ce parc éolien a été accordé de manière irrégulière à Ailes marines puisqu’il était arrivé second de l’appel d’offres en 2011, derrière la société Éolien maritime France, contrôlée à 50 % par EDF. C’est ce qui a conduit le Comité des pêcheurs à déposer une plainte auprès du parquet national financier (PNF) des chefs de « recel de favoritisme ». C’est donc EDF qui aurait dû remporter la concession, et sa candidature a fait l’objet d’un « rejet illégal », selon le constat ravageur du Conseil d’État.

 

Or, quel argument le gouvernement de l’époque a-t-il avancé pour justifier le viol de la procédure d’appel d’offres au détriment d’EDF ? C’est rappelé dans la plainte devant le PNF : « Les ministres ont noté que la candidature d’Éolien maritime France devait être rejetée au motif qu’il fallait “répartir l’effort industriel sur plusieurs candidats afin de privilégier une répartition des risques sur plusieurs opérateurs […] et de minimiser les risques d’exécution du programme d’ensemble”. Cette condition n’avait pourtant pas été prévue dans le cahier des charges. » Dit autrement, il fallait sortir de la situation de monopole dont bénéficiait jusque-là EDF, et qui garantissait l’égalité d’accès des citoyens au service public de l’électricité.

Et de ce viol de l’appel d’offres qui permet à Iberdrola d’être à la pointe de la dérégulation du marché de l’électricité et du démantèlement du service public, que pense l’écologiste Yannick Jadot ou le président socialiste de la région Bretagne ? On serait intéressé à le savoir.

Car de deux choses l’une. Soit les pêcheurs des Côtes-d’Armor ont raison d’avoir déposé cette plainte contre un éventuel délit de favoritisme – comme ils ont porté plainte pour une violation de la Charte de l’environnement ; et, dans cette hypothèse, les dirigeants écologistes et socialistes devraient tout faire pour les soutenir. Soit ils considèrent que la violation de l’appel d’offres, qui a apporté ce projet contre toute attente à Iberdrola, serait chose mineure ; et, dans cette hypothèse, les mêmes devraient avoir la franchise de le dire sans détour, au lieu d’évoquer la nécessité d’un « consensus plus large », dont personne ne comprend ce qu’il pourrait bien être.

 

Il faut d’autant moins être naïf que des groupes comme Iberdrola ne sont pas les seuls à avoir lorgné avec convoitise sur le développement des éoliennes. Depuis de longues années, de nombreux milliardaires français ont aussi compris qu’il s’agissait d’un investissement très juteux et, le plus souvent via leur « family office », ont pris pied sur ce marché. Pour le vérifier, il suffit de consulter la presse financière spécialisée, où l’on trouve à foison des histoires d’investissements spéculatifs conduits par ces « family office » dans l’éolien, sur terre ou sur mer, par exemple ici , là, ou encore là. Il est donc difficile de défendre le développement des éoliennes sans prendre en compte l’économie si particulière qui a pris forme autour de ce nouvel eldorado financier.

Un autre trait commun entre cette privatisation, et toutes les autres qui ont bousculé le modèle français, c’est que, cette fois encore, le bénéficiaire de la concession va profiter d’un gain financier exorbitant que rien ne justifie. Après la rente autoroutière, puis la rente aéroportuaire, voici en effet la rente maritime !

Dès la première enquête de Mediapart, j’ai pointé cette rente scandaleuse offerte par Emmanuel Macron au groupe Iberdrola. Les travaux à la charge de la firme espagnole pour construire le parc éolien sont en effet évalués à 2,3 milliards d’euros, tandis que les tarifs de rachat de l’électricité qui lui sont concédés lui garantissent, quoi qu’il arrive, des recettes avoisinant au moins 4,7 milliards d’euros. Autrement dit, Iberdrola a reçu l’assurance de l’État de pouvoir réaliser un bénéfice net d’au moins 2,5 milliards d’euros, quels que soient les fluctuations du marché. Autrement dit, nous sommes là dans un capitalisme qui n’a rien de libéral. Il s’agit bel et bien d’un capitalisme prédateur.

Et si cette rente est possible, c’est qu’Emmanuel Macron a accordé à Iberdrola un prix de rachat de l’électricité hors norme. Le tableau ci-contre établit que, de tous les parcs éoliens offshore comparables, celui de la baie de Saint Brieuc est celui qui profite du tarif de rachat le plus élevé. CQFD ! C’est bel et bien une rente puisqu’il s’agit d’un tarif administré, garanti pour les 20 ans de la concession.

 

 

Du caractère prédateur de ce capitalisme, il y a d’ailleurs de nombreuses autres illustrations, tristement fournies par ce projet de parc éolien, qui organisent un saccage préoccupant de la flore et de la faune si riches de la baie de Saint-Brieuc, comme l’a si bien documenté l’association de défense de l’environnement Gardez les caps.

Cette privatisation partielle de la baie de Saint-Brieuc au profit du très sulfureux groupe espagnol Iberdrola soulève donc de très nombreuses questions économiques, sociales, environnementales que ces dignitaires socialistes et écologistes seraient mieux avisés de regarder en face, plutôt que de louvoyer. Mais au-delà, elle pose aussi une question démocratique majeure, qui est tout aussi souvent occultée : qui décide ? et de quel droit ?

Dans mon livre Prédations, je m’arrête longuement sur le débat autour du rôle de l’État. Car, comme dans un choc en retour, certains citoyens, légitimement effrayés par les ravages des privatisations, peuvent penser qu’il faut défendre la propriété de l’État contre cette extension sans fin du privé et le système de marchandisation généralisée qu’il induit. Or, à l’évidence, cette opposition entre la propriété publique et la propriété privée – sur laquelle la gauche a fondé ses principaux combats pendant des lustres – est une fausse idée. Car le capitalisme d’État se comporte, en vérité, aussi mal que le capitalisme privé.

Les ravages des privatisations invitent donc non pas à un retour à la propriété publique, mais bien plutôt à inventer un monde nouveau, régi par une autre logique, celle des biens communs. Et, dans cette nouvelle approche, économique et démocratique, on se prend à rêver d’un monde qui assurerait la protection des biens communs, lesquels seraient inviolables, inaliénables, inspéculables, à commencer par les biens communs les plus essentiels de tous, comme l’air et l’eau. Et donc aussi la mer.

Il ne faut donc pas aborder le débat sur les éoliennes par le petit bout de la lorgnette. Il faut le replacer dans un cadre plus général : dans l’hyper-capitalisme dans lequel la France a versé, le propriétarisme se fait envahissant et cherche à s’insinuer dans tous les espaces publics qui ne sont pas encore gangrenés par la logique du profit, et régis par d’autres règles, celles du service public (égalité d’accès, péréquation des tarifs…), celles de la solidarité (protection sociale…) ou celles du mouvement coopératif ou mutualiste.

 

Dans ce nouveau capitalisme, plus aucune limite : tout doit lui être assujetti, y compris les biens communs essentiels à la vie. On assiste dès lors à une extension spectaculaire du droit de propriété.

C’est cette spirale sans fin qu’il faut briser – et il serait triste que le débat de la primaire écologiste puis le débat de la campagne présidentielle ne l’aborde pas : il y a une urgence à répondre à une double aspiration – une aspiration à renouveler le débat sur la propriété, à le dépasser, en consacrant l’existence de biens communs inaliénables ; et une aspiration à trouver de nouvelles modalités de gestion démocratiques qui fassent que ces biens communs soient administrés par les citoyens eux-mêmes.

C’est précisément à cette réflexion qu’invite le débat autour des éoliennes de la baie de Saint-Brieuc. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que les pêcheurs de la baie se sont montrés responsables. Pour ne pas épuiser les ressources disponibles, et notamment les gisements de coquilles Saint-Jacques, pour permettre l’exploitation responsable et durable des stocks, la profession a accepté depuis 1960 un encadrement strict de la pêche, avec un octroi limité de licences de pêche et des temps de pêche eux-mêmes très bornés, avec une interdiction totale de la pêche pendant les périodes de reproduction, de la mi-mai à début octobre.

Alors, il est révoltant de constater qu’une profession se montrant aussi responsable soit subitement chassée de l’une de ses zones de pêche, au profit de puissants intérêts financiers. Et qu’elle n’ait pas voix au chapitre, pas plus que les riverains ou les associations de défense de l’environnement.

Du même coup, on en vient à se demander pourquoi certains leaders écologistes ou socialistes appuient ce projet de parc éolien, en faisant mine d’oublier qu’il est l’une des multiples offensives contre le service public conduites par la finance ; et pourquoi les mêmes omettent de s’indigner de l’autoritarisme dont fait preuve la puissance publique, allant jusqu’à dépêcher la marine nationale contre les pêcheurs, pour imposer un projet sulfureux et contesté.

 

 

C’est le grand intérêt du débat autour des éoliennes de la baie de Saint-Brieuc : il invite à un premier débat sur le capitalisme prédateur qui saccage en France les services publics et ne connaît plus aucune borne dans sa volonté d’appropriation des biens publics ; et il invite à un second débat, tout aussi urgent, sur la gouvernance démocratique qui devrait permettre aux citoyens de n’être pas dépossédés des biens communs et de les administrer eux-mêmes. 

Un double débat qui concerne la baie de Saint-Brieuc, mais qui mériterait tout autant de constituer un enjeu de la présidentielle : comment aller au-delà de la propriété ? Et comment refonder la démocratie ?

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 13:41

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

La grande imposture des « énergies renouvelables »

 

 

 

 

L’humain se trouve confronté à un défi létal : sa prolifération, la maîtrise qu’il a acquise sur le monde, sa cupidité dont le « « libéralisme économique » est la manifestation flamboyante polluent, artificialisent, épuisent les ressources de la planète, altèrent la composition chimique de l’atmosphère et donc le climat, anéantissent la biodiversité, rabaissent les salariés en « capital humain », réifient l’animal, nient la Nature lorsqu’elle ne sert pas de décor à ses exploitations touristiques.

 

La communauté scientifique s’alarme.

 

Des zones du globe vont devenir inhabitables et il s’avère de plus en plus probable que l’aventure de l’espèce « homo economicus » sera une impasse évolutive.

 

En effet, nul dirigeant ne nie les évidences, les données objectives, mais il ne peut plus rien pour sauver l’humanité.

 

Bien sûr, d’aucuns railleront ce catastrophisme et il n’est jamais bon d’être CASSANDRE.

 

 

 

Mais au stade de mes observations et études, j’en arrive à cette conclusion définitive.

Pourquoi ?

Si l’altération du climat, l’épuisement des minerais et sources de carbone du sol - fruit de quatre cent millions d’années de travail de la Terre - la disparition des espèces végétales et animales perdureront jusqu’à la chute finale, c’est que le système ne peut pas faire autrement.

 

A l’échelon planétaire, le commerce, les entreprises privées, la concurrence et la compétition font la loi et les dirigeants émargent tous à la secte des adorateurs de ces dogmes.

 

Or, ce système repose sur une drogue létale : le profit.

Pour faire du profit sans lequel l’entreprise privée meurt et sans lequel le milliardaire s’étiole, il faut exploiter, croître, investir, spéculer, donc épuiser la nature, asservir l’opprimé.

Pas de profit sans flexibilisation du salarié, sans élimination des normes environnementales contraignantes, sans recours aux fruits de la terre : animaux, végétaux, pétrole, charbon, minerais rares et autres.

 

Le système porte en lui-même l’annonce de sa chute.

 

On ne peut pas croître indéfiniment dans un monde nécessairement fini.

Alors, la décroissance ?

Le mot sent trop son sado-maso qui aspire au sacrifice et à l’expiation.

Je préfèrerais une croissance purement qualitative qui élève la Nature au rang de priorité .

 

 

 

Confrontés aux signaux de détresse des scientifiques, la secte « libérale » invente les énergies renouvelables, ici et maintenant l’éolien et le photovoltaïque.

Partout, des entreprises privées, dopées aux subventions, aux exonérations fiscales, aux tarifs majorés de revente de l’électricité, mitent les forêts et les prairies pour y implanter leurs hachoirs à oiseaux et chauves-souris et leurs lèpres parfaitement vaines.

Car les actionnaires de ces sociétés très privées ne font que vendre du vent.

Il est démontré que ces agressions contre la Nature ne remplaceront aucune autre énergie.

C’est d’ailleurs une loi de la dynamique du système qui veut que lors de l’apparition d’une source nouvelle d’énergie, elle se surajoute aux préexistantes sans les faire disparaître : le charbon succéda au bois, le pétrole au charbon, le nucléaire au pétrole et au gaz, mais l’humain consomme toujours plus de bois, de charbon, de pétrole, de nucléaire.

Couvrir la France d’éoliennes et de champs de photovoltaïques rapportera beaucoup aux actionnaires sans se substituer aux autres modes de production d'électricité.

 

 

Observons d’ailleurs, pour ne parler que des gaz à effet de serre, que la production d’électricité n’est pas l’unique source d’émission : les transports, l’agriculture, la chimie ne vont pas fonctionner à l’éolien et ont besoin d’oxyder du carbone.

L’excellent Etienne de LA BOÉTIE, en 1546, dans son petit livre sur la servitude volontaire nous enjoignait : « refusez de servir et vous voilà libres ».

Le problème des « opprimés » ne tient pas aux « oppresseurs » mais aux opprimés qui se soumettent.

Refuser de servir, dans l’acception de LA BOÉTIE, ne signifie pas brûler les feux rouges, commettre des excès de vitesse et ignorer les règles d’hygiène et de prévention des maladies que nous prescrit la médecine.

Refuser de servir, c’est regarder les programmes des candidats aux élections et non l’image des candidats que distille la presse. C’est apprécier le message de Greta TUMBERG et non la personne de Greta THUMBERG.

C’est, quand on est salarié, employé, ouvrier, chômeur, retraité, amoureux de la Nature, respectueux de l’animal, ne pas soutenir des « oppresseurs » qui servent les lobbies et les actionnaires.

Refuser de servir, c’est échapper au syndrome de STOCKHOLM qui veut que l’otage aime son agresseur.

Si les opprimés décidaient de ne plus servir, la vie aurait pu être sauvée et les valets des lobbies qui mènent ce monde ne seraient plus présidents.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

 

À suivre une analyse sur les énergies renouvelables 

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22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 19:48

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS 

     

 

Quand le monde change et que les politiciens se fossilisent

 

 

 

Lorsque, dans la décennie 1980, je militais avec Théodore MONOD, Serge BOUTINOT et Jean-Claude NOUET au RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS À LA CHASSE, nous représentions une approche iconoclaste de la Nature, de l’animal, du vivant et nombre de « protecteurs de la nature » de ce temps nous considéraient comme des « voltigeurs de pointe dans les champs de mines ».

 

Aujourd’hui, partout dans la société, dans tous les médias, je me réjouis d’entendre énoncer comme des évidences admises ce que nous défendions hier dans le désert.

 

 

 

Le 17 août 1989, le ministre de l’environnement de l’époque, Brice LALONDE, adoptait des arrêtés portant autorisation de tuer des oiseaux aux gluaux, dans le Sud-Est, à la matole et aux filets dans le Sud-Ouest, aux lacets dans les Ardennes et le Conseil d’état rejetait notre recours en annulation de cette règlementation de braconnier.

 

Aujourd’hui, les gluaux et les filets ne passent plus la censure opportune et parfaitement juridique du Conseil d’état qui rend enfin des arrêts et non des services à une féodalité trop bien gardée.

 

Partout, y compris dans le rural, les populations s’insurgent contre les coupes rases des forêts, contre l’enrésinement, contre les champs photovoltaïques, contre les éoliennes.

 

 

 

Par-delà la défense de son cadre de vie et de la valeur de sa maison, le citoyen comprend que la nature se meurt et qu’il est temps de cesser de lui faire la guerre, de l’exploiter, de la déménager pour de sordides petits intérêts très privés.

 

Le nombre des chasseurs, guerriers du dimanche, s’amenuise inexorablement malgré les campagnes onéreuses de propagande du lobby.

 

La jeunesse du temps s’interroge sur les méfaits pour la planète des voyages en avion.

 

L’élevage industriel que beaucoup qualifient de « concentrationnaire » fait horreur et les gouvernants tentent de masquer ce qui se passe dans les abattoirs.

 

Les thanatophiles déplorent que la société ne célèbre plus la mort et n’accepte plus de l’ériger en jeu, en spectacle et en récréation.

 

La biophilie avance et la chasse, la tauromachie, à l’instar de la guerre, du génocide et de la torture passent de saison.

 

 

 

Jeunes gens, réjouissez-vous !

A ce pas et dans cette direction, vous verrez bientôt le triomphe des idées d’un Théodore MONOD et nous ne nous serons pas battus en vain contre la cruauté et la sottise.

 

Bien sûr, il y a toujours des politiciens fossilisés pour flatter les lobbies, détourner l’argent public au profit des forces nocives et ces politiciens sont toujours réélus.

 

Comment expliquer ce décalage entre les citoyens, l’opinion publique plus généreuse et éclairée et une classe politique rétrograde et corrompue.

Car, il y a corruption quand des présidents de région achètent le lobby chasse et suppriment toute subvention aux associations de protection de la nature.

 

En fait, ces hommes ont perdu toute légitimité.

 

Combien de citoyens les ont élus ?

Environ 15%.

 

66% des électeurs se sont abstenus aux dernières élections locales et les mal-élus n’ont recueilli qu’une majorité relative des votants.

 

Néanmoins, ils gouvernent, gaspillent l’argent public, nuisent à l’intérêt général.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai toujours appelé les gens de mieux à ne pas s’abstenir.

 

Certes, le jeu politique est truqué.

L’opposition, plombée par ses divisions, discréditée par la presse achetée par les oligarques, n’a aucune chance de l’emporter.

Les lobbies et ploutocrates mènent la danse.

Ainsi, pour assurer la victoire d’un candidat de l’argent, ils envisagent, pour l’an prochain, de susciter la candidature d’un pamphlétaire ultra-réactionnaire qui n’obtiendra jamais que quelques pourcentages de voix, mais permettra que le second tour de la présidentielle oppose deux candidats du même courant anti-social et anti-écologique : Emmanuel MACRON contre Xavier BERTRAND, créatures des chasseurs et de la FNSEA.

 

 

 

Alors, tout est vain ?

Non. Nous avons déjà gagné la bataille culturelle.

Nos contemporains préfèrent la vie à la mort.

Un jour, la mascarade que je dénonce ici sera comprise de tous et alors les politiciens, pantins des lobbies, ne pèseront plus lourd.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 18:46

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

Faut-il se taire par peur de déplaire ?

 

 

Le mardi 20 juillet, pour sacrifier à un dieu des victimes innocentes, quatre hommes algériens ont égorgé deux moutons, dans la rue, à NANTES et ont accroché leurs dépouilles à un grillage.

 

La police a interpelé les délinquants et a sauvé un troisième mouton, promis au supplice, se trouvant dans la camionnette des tueurs, mouton remis à une association de protection animale.

 

En droit, la tuerie d’animaux doit intervenir dans un abattoir et la France tolère l’égorgement à vif des animaux pour motifs religieux, alors que la Finlande, la Grèce, le Danemark et la Suisse prohibent cette cruauté.

 

 

 

Pourquoi les dieux ont-il soif de sang et de souffrances ?

 

Que leur apporte un sacrifice ?

Sont-ils sadiques, en mal de tortures, en manque de malheurs ?

 

Les maladies, les accidents, la mort ne suffisent-ils pas à étancher leur besoin d’horreurs ?

 

Il faut convenir que loin d’être amour, douceur, hédonisme, tendresse, les religions de tous temps et de toutes couleurs ont valorisé le sacrifice, les maux, la résignation joyeuse devant le malheur.

 

Au lieu d’édifier les hommes par leurs plus délicieuses heures, les religions offrent le spectacle dégradant d’égorgements, de crucifixions, de guerres saintes, de massacres purificateurs et de soumissions aux maux et injustices puisque les dieux l’exigent et font souffrir pour un bien encore plus grand : racheter les péchés du monde et gratifier le supplicié dans un arrière-monde.

 

Les pouvoirs royaux, impériaux et financiers aiment les religions qui enseignent aux exploités la résignation et l’acceptation d’un ordre injuste voulu par l’être suprême.

 

 

Souffrez en cette vallée de larmes et plus vous renoncerez aux joies d'ici bas et aux faiblesses de la chair, plus vous serez admis auprès des dieux qui vous ont envoyé vos épreuves.

 

Voilà qui est plus puissant que l’armée, la police, les milices pour contrôler le troupeau humain et interdire la rébellion devant la violence et l’injustice.

 

Les abattages rituels sont intolérables d’un point de vue éthique et doivent être interdits.

 

Les théologiens devraient bien méditer sur cette fondamentale contradiction leur faisant énoncer que leurs dieux sont amour et miséricorde alors qu’ils sont en mal de cruauté.

 

Que les religions aident ceux qui ont besoin d’elles pour vivre et surtout pour mourir, mais qu’elles laissent vivre les autres.

 

On ne leur demande rien d’autre que de nous « ficher la paix ».

 

 

 

Que certains esprits obscurantistes aient besoin de « croire » à des billevesées grotesques nous indifférerait comme relevant de la liberté de pensée, mais que l’on cesse d’imposer les monstruosités perpétrées au nom de ces mythes à dormir debout.

 

Au fond, j’envie les belles histoires de la mythologie polythéiste des anciens Grecs et Romains, beaucoup moins sinistres que les monothéismes du jour.

 

A propos, certains pensent que les civilisations sont mortelles.

Alors, tant mieux, vivement la décadence de ces civilisations pour qu’on cesse d’égorger le mouton et l’infidèle, pour que le sacrifice de la vie de quiconque ne soit plus érigé en impératif moral.

 

 

 

Célébrons la vie, la paix, la bienveillance entre tous les êtres vivants.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 11:52

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

 

Le temps des imposteurs

 

 

Voici la cohorte des complotistes, climatosceptiques dits climatoréalistes persuadés que les rapports du GIEC émanent d’une secte écologique.

 

Certains se parent même de titres scientifiques pour nier les faits constatés par la science.

 

 

L’altération d’origine humaine du climat ne laisse place à aucune controverse d’un point de vue purement physico-chimique.

 

Les activités agricoles et industrielles modifient la composition chimique de l’atmosphère ce qui se quantifie de manière rationnelle, en captant les P P M (particules par millions).

 

L’atmosphère recèle des gaz moléculaires (O2, N2 et des traces notamment de CO2, H2O et CH4).

 

Or, une molécule comptant trois atomes dont deux sont de corps simples différents possède un effet de serre en piégeant le rayonnement infrarouge.

 

Le gaz oxygène (o2) et l’azote atmosphérique (n2) ne sont pas des gaz à effet de serre.

 

Le gaz carbonique (CO2), en revanche, possède cet effet et il est désormais plus abondant qu’il ne l’était avant l’ère productiviste.

 

La démonstration est imparable mais l’animal humain demeure irrationnel.

 

Il pense peu.

 

Il aime croire ou ne pas croire.

 

 

 

Est-ce à dire qu’il faut tout accepter provenant des forces d’argent au nom de la « transition énergétique » ?

 

En Gironde, commune de SAUCATS, dans le bordelais, une société privée porte un projet d’implantation d’un champ photovoltaïque en lieu et place d’une zone boisée de mille hectares.

L’enquête publique devrait se dérouler durant le mois de septembre.

 

En Dordogne, plusieurs projets portant sur des dizaines d’hectares, fleurissent dès qu’un espace forestier ou naturel semble disponible (Causse de l’Isle).

 

Ainsi, entre les milliers de tonnes de béton et les structures métalliques de 200 mètres de hauteur des éoliennes et les milliers d’hectares voués à l’implantation de panneaux photovoltaïques produits en Chine en utilisant de l’électricité de centrales à charbon, la secte libérale, célébrant le culte de l’entreprise privée, trouve de belles opportunités pour parachever la destruction de la nature.

 

Les populations victimes directes de ces lèpres industrielles, colorées mensongèrement en vert, s’insurgent contre la dégradation de leur qualité de vie.

Nombre d’amoureux des paysages s’affligent devant ces massacres qui osent se parer de l’onction écologique, alors qu’ils ne sont qu’une nouvelle agression contre la biodiversité.

 

Bien sûr, ceux qui palpent les profits de ces lucratifs investissements se moquent totalement de ceux qu’ils dupent, phobiques du nucléaire qui croient échapper à leur angoisse existentielle liée à la naissance des applications de l’atome, en accompagnant les « transitions énergétiques ».

 

Méfiez-vous, amis lecteurs, des « éléments de langage ».

 

Les « libéraux économiques » ne célèbrent jamais qu’une religion : le profit des oligarques.

 

Ils n’ont rien à faire de l’altération du climat.

 

 

 

Or, l’éolien et le photovoltaïque de plein champ offrent de belles opérations spéculatives.

Avec l’invocation de la lutte en faveur du climat, on peut même faire gober au bon peuple des majorations du coût de l’énergie, drapant ainsi d’un masque de vertu ce qui n’est qu’une opération purement financière.

 

Bien évidemment, les « libéraux économiques » ne renonceront pas pour autant au nucléaire mais pour eux, qu’importe le flacon pourvu qu’ils aient l’ivresse du profit.

 

Ce ne sont que des intérêts privés de scrupules qui sont à l’œuvre dans cette expulsion de la nature.

 

Certes, nous pourrions nous consoler en songeant que les idiots de villages ne pourront plus tirer les infortunés animaux d’élevage qui servent de victimes d’assouvissement à leur sadisme ordinaire. A l’ombre des panneaux photovoltaïques et sous les pales des éoliennes, pas facile de tuer ce qui aura disparu.

 

Par démagogie, des politiciens de la droite de l’argent soutiennent localement des opposants aux éoliennes.

Parvenus au pouvoir, ces hommes favoriseront l’éolien au nom des intérêts des entreprises et de leurs assureurs, chers au candidat présidentiel pro-chasse du Nord.

 

La sauvegarde de la biodiversité est un rude combat imposant la détection des pièges d’une société foncièrement thanatophile.

Alors comment pallier aux dérèglements climatiques et à la mort de la biodiversité ?

En substituant une croissance purement qualitative à leur croissance spéculative et en mettant la protection de la nature à l’ordre du jour.

Les « climatosceptiques » refusent de changer la trajectoire du TITANIC planétaire car ils veulent gagner de l’argent.

Cela pourrait très mal finir.

Voyez comme un minuscule virus suffit à enrayer la machine.

Quant à la « transition énergétique », je la souhaite très centralisée pour éviter le mitage de la nature et j’en appelle à la science et à la raison pour allier production et respect de toutes les formes de vies.

 

 

Le pire n’est pas certain pour l’humanité mais il n’est pas à exclure aussi longtemps que les thanatophiles règneront.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 16:34

 

J’ignore l’identité complète de l’auteur  de ce texte reçu mais je le diffuse pour sa vigueur salutaire.

A l’opposé des citoyens, les hommes politiques contemporains remarquables par leur médiocrité intellectuelle et morale, émargent à la maltraitance animale.

Le niveau baisse !

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

Merci à cette femme d'avoir répondu avec tant de panache à Dupont-Moretti suite à ses propos sur les "ayatollahs de l'écologie" et sur son amour pour la corrida !

Réponse d'une consœur de Me Dupont Moretti, et qui est avocate au Barreau de Charleroi.

"Mon Cher Confrère,

 

Monsieur - le tout fraîchement - Ministre,

 

Moi je n'aime pas la corrida.

 

Et je ne permets à PERSONNE de me juger pour cette aversion que j'ai de ce macabre, archaïque et sanglant spectacle.

Moi, voyez-vous, je ne me reconnais pas dans les personnages qui ressentent une jouissance "émotionnellement artistique" à la vue du sang qui coule sur le sable...

Vous voyez de la noblesse et de la virilité dans le torero. Chacun sa vision...Moi, je vois de la noblesse dans l'animal, le seul qui a des couilles - des vraies - dans cette arène.

 

Voyez-vous, Monsieur le Ministre, j'estime que la mise à mort, quelle qu'en soit la victime, n'est jamais un art. Parce que l'art est indissociable de la beauté. Subjective certes. mais une beauté quand même.Et que rien n'est beau dans la mort. Absolument rien. Jamais! Surtout quand elle est le point final d'une boucherie. Oui, oui, une vraie boucherie, ne vous en déplaise...

Et je considère aussi que la souffrance d'un animal ne doit pas être relativisée quand elle ne sert qu'à offrir du plaisir et de la distraction à de "riches bobos" (ah, ce n'est pas moi qui ai utilisé ce terme en premier, c'est vous!)

 

Et donc, quand j'écris que je n'aime pas la corrida ni celles et ceux qui l'aiment, c'est mon droit. Un droit positif acquis, oui. C'est exactement cela. C'est ma liberté (un terme qui vous est cher) de ne pas les aimer et surtout, de le dire et de l'écrire.

En fait, je suis un peu comme Jules Romains : une ennemie convaincue de tout ce qui est violence et cruauté.

Mais, ce faisant, contrairement à ce que vous tentez de faire croire, je ne fais pas partie d'une "minorité" ni d'un groupuscule. Puisque rien qu'en France, ils sont ...74% à détester ce spectacle macabre (Ifop 2018).

 

Vous dites qu'il faut du courage pour être torero...Comme vous y allez Monsieur le Ministre...Vous attribuez les honneurs un peu vite là...

Parce que, voyez-vous, le courage, ce n'est pas la qualité qu'on trouve chez ceux qui donnent la mort après avoir fait souffrir en se donnant en spectacle. Vous savez, ce genre de selfie d'arène...Non, non...Le courage, c'est l'apanage de toutes celles et ceux qui, tout en tentant de réduire la souffrance, se battent corps et âme pour éviter la mort, pour empêcher qu'elle ne gagne...

Leur jouissance à eux, c'est le triomphe de la vie. Pas celui de la mort.

Et puis, rabaisser ceux qui détestent la corrida à une horde d'imbéciles et d'emmerdeurs, c'est insulter tant de vos héros littéraires...Et pas des bobos vous savez..ô que non... des grands, des très grands...

 

Je vous en cite ? Barjavel par exemple "la corrida, c'est la revanche d'une foule imbécile; c'est du sadisme de voyeur; de la boucherie (ah vous voyez, ça revient...)et du cabotinage"

Victor Hugo "Torturer un taureau pour le plaisir, c'est torturer une conscience"

Marguerite Yourcenar : "L'homme a peu de chances de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme, tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau"...Ca décape non ?

Et puis, y a Cabrel, le grand Cabrel (votre compagne le connaît bien je pense) qui écrivait "quand la corrida avance, c'est l'humanité qui recule"...Pas mal hein ?

 

Alors, j'entends que vous vous évoquez aussi la chasse à courre et ces malheureux anglais qui, ayant dû la stopper, ne savent plus quoi faire de leurs chiens (sic!)

Vous me permettrez ici de faire quelques suggestions de tout ce qu'on peut faire avec un chien ... : les balades d'abord; c'est très chouette les balades; c'est bon pour le corps et l'esprit; ça le purifie. C'est propre et sain. Essayer c'est adopter, vous verrez.

Un chien, ça peut aussi garder la maison contre les personnes qui se retrouvent parfois devant le tribunal correctionnel...

Puis, y a les câlins aussi. Parce que oui, un chien ça se caresse. Comme une femme quoi...En ce y compris celles que vous qualifiez de "follasses qui racontent des conneries" et dont ça ne vous gêne pas qu'elles soient sifflées en rue...ou celles qui doivent subir "les copains qui s'offrent du bon temps"...Du bon temps...comme quand on va voir une corrida quoi...Vous voyez ? Tout se recoupe...Toujours...Il n'y a pas de hasard...Il n'y a que de sinistres rendez-vous..

.

Pour terminer, je ne vous traiterai pas de "con" comme B.Bardot l'a fait avec Depardieu. D'abord, parce que les injures, je ne les aime pas. C'est lâche une injure. C'est bête. Comme la corrida (vous voyez? tout se recoupe). Et puis, je ne vous traite pas de con parce qu'un con, il a une excuse : il est con. Vous, vous êtes précisément tout l'inverse d'un con. Et par là même, je ne vous trouve pas d'excuse.

 

Alors, voilà, désormais vous êtes dans l'arène...Vous êtes le taureau au milieu de l'assemblée...Vous allez voir plein de toreros qui vont se succéder pour vous frapper dans et sur le dos. Plein. Et ça va faire mal. Et ça va vous faire crier. Hurler. Et l'assemblée va certainement s'en amuser. En jouir. Ils viendront et reviendront pour vous voir vous débattre face à ces différents toreros qui vous attaqueront de toutes parts. ils vont se délecter de vos difficultés, de votre souffrance peut-être aussi, de votre volonté de "résister" envers et contre tout.. Ô j'ose espérer qu'il n'y aura pas de mise à mort. Ce serait moche. Très moche. Quoi que...l'art a ses secrets...et ses mystères...

 

Je ne vous dirai donc qu'un mot : Olé!"

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 15:19

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

Eoliennes, champs de photovoltaques : un piège à écologistes

 

 

Il y a une trentaine d’années, la FNSEA, ses relais politiques et le monde des affaires polluaient la pensée des bonnes gens en leur vendant le concept de « biocarburants ».

 

Belle idée, le colza, le tournesol et autres plantes cultivées allaient terrasser les méchants pétroliers en substituant les huiles végétales aux hydrocarburants pour nourrir les moteurs gloutons.

 

Seulement voilà, pour produire des agrocarburants, il faut des engrais, des biocides, de la mécanisation, consommer de l’espace, défricher, donc empoisonner la terre et utiliser : du « pétrole » !

 

En fait, le mensonge des « biocarburants » couvrait une volonté de profit pour des intérêts bien peu écologiques.

 

Initialement, nombre de contempteurs du pétrole tombèrent dans le piège de l’agriculture ultra-productiviste.

 

Aujourd’hui, nul n’est plus dupe de cette imposture.

 

Voici le mirage des énergies dites « renouvelables », pur concept et beau slogan pour bureau de publicité.

 

Attention, il s’agit là encore d’un piège tendu par les affairistes, les thatchériens adorateurs des entreprises privées.

Leur objectif n’est nullement de fournir une « énergie propre » mais de vendre des installations, du matériel et, comme toujours de manière obsessionnelle, faire du profit en vendant du vent à de nouveaux DON QUICHOTTE.

 

Actuellement, l’éolien fournit moins de 8% de l’électricité consommée.

 

L’objectif du gouvernement thatchérien est de passer à 20% dans une dizaine d’années.

Pour atteindre cet objectif, il faut saccager des forêts, implanter des engins de deux cent mètres de hauteur un peu partout, hachoirs à oiseaux et à chauves-souris, émettant des bruits et des pollutions lumineuses durant la nuit.

 

Pour quel résultat ? 

Qu’il y ait 20% ou 30% d’électricité d’origine éolienne et par champs de panneaux photovoltaïques, non pas sur les toits et sur les espaces artificialisés mais au détriment des forêts, ne retirera rien aux centrales classiques thermiques ou nucléaires.

Ce ne sera jamais l’un ou l’autre mais, dans l’esprit des gouvernants, l’un et l’autre, pourvu qu’il y ait le profit.

 

Certes, les centrales classiques peuvent comporter cinq tranches de production au lieu de huit, ce qui ne change rien.

 

La nature sera agressée par cette dissémination en tous lieux des nuisances et la qualité de la vie des habitants compromise pour la seule satisfaction de filières nouvelles, très privées.

 

Je concevrais qu’il y ait débat si le choix était entre le pseudo-renouvelable et les autres modes de production d’énergie, mais j’alerte les amis du vivant sur le piège tendu par les productivistes.

 

Vous aurez des éoliennes partout, au grand détriment de la nature mais toujours le nucléaire et le thermique.

D’ailleurs, reconnaissons que les ennemis de la Terre ont l’honnêteté de le dire explicitement.

 

Ils prônent un « mixte énergétique » mais les passionnés ne veulent pas les entendre et, animés par leur légitime ardeur militante, se persuadent eux-mêmes, tel DON QUICHOTTE que le réel n’a pas lieu.

Pour certains écologistes plus anthropocentristes, il suffit de mettre des éoliennes partout et le nucléaire disparaîtra.

Nous revivons le mirage des agrocarburants.

 

Permettez-moi une comparaison pour mieux illustrer le fonctionnement piège.

 

Raisonnons sur l’eau du robinet.

 

Imaginez qu’une société très privée fournissant l’eau domestique annonce que, par suite de difficultés d’approvisionnements, elle va mettre dans le réseau 60% d’eau polluée, usée, de très mauvaise qualité mais, à titre de compensation, ajoutera 40% d’une eau d’une pureté absolue, issue des meilleures sources de montagne.

Qui serait naïf au point de consommer cette eau, mélange d’eau souillée et d’eau garantie minérale ?

 

L’énergie électrique, à l’instar de l’eau du robinet, ne présente aucun intérêt écologique si elle compte 60% d’énergie fossile ou nucléaire et 40% de sources dites vertueuses et, de fait, obtenues au détriment des espaces naturels ravagés par ces nouvelles agressions humaines que sont les éoliennes et les champs photovoltaïques.

 

Je prie mes amis écologistes de m’excuser, par avance, de dissiper une illusion qu’entretient fermement leur passion contre la technologie et le centralisme.

Mais pour ma part, je me détermine toujours par rapport à l’intérêt supérieur de la faune, de la flore et des milieux naturels.

Je suis peiné devant la mort de la nature et toutes les infrastructures contribuent à cette mort.

A juste titre, obéissant à la devise « pas chez moi », les populations se dressent contre l’invasion des installations de ce type.

 

Face à des projets éoliens, les enquêtes publiques et les délibérations des conseils municipaux révèlent ce rejet de ces structures gigantesques.

Ce que l’homme ne souhaite pas pour lui-même, 

comment pourrait-il l’admettre pour autrui ?

Alors, me direz-vous, quelle solution pour la production d’énergie ?

 

La science doit répondre à ce défi.

Il faut produire de l’énergie électrique en recherchant les modes les moins destructeurs d’espaces et d’espèces.

 

L’éolien est une impasse technique et écologique.

Le photovoltaïque n’est acceptable que sur les couvertures d’immeubles ou de parkings et certainement pas en dévorant des prairies et des forêts.

 

Défendons la nature et gardons-nous des pièges de la société productiviste, spéculative, mercantile qui sacrifie systématiquement le vivant pour l’argent.

Derrière l’éolien, il n’y a pas que du vent.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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