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  • : Le blog de le journal de campagne de KIKI DU 78
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 11:58

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS    Le dimanche 12 novembre 2017
TEL 06 76 99 84 65


Encore la chasse !

 


J’ai trop écrit sur le loisir de mort sans répugner à m’interroger sur ce qui déterminent des humains, mes semblables en apparence, à jouir de traquer, mutiler, tuer des êtres sensibles.
L’actualité m’y contraint.
Faire de la mort d’un animal une récréation va à l’encontre de ce que je ressens, à savoir que la dignité humaine tient à la capacité d’empathie.
Bien sûr, le sadisme existe au titre des perversions et il consiste justement à tirer du plaisir du mal qu’on occasionne à autrui, mais il relève d’une pathologie de la conscience et je considère celui qui donna son nom à cette perversion, le marquis de SADE, comme un criminel dérangé et nullement comme un généreux libérateur des mœurs, un émancipateur du seul érotisme qui vaille : celui de l’échange du plaisir et non de la douleur. Lisez, si vous l’osez,
« La philosophie dans le boudoir » et vous serez édifiés si la nature du marquis criminel.


Or la chasse, loisir encore banal dans nos campagnes, activité flattée par les démagogues politiciens, n’est qu’une manifestation de pur sadisme, un passe-temps visant à envoyer du plomb et des balles dans des chairs.
La persistance de ce loisir révèle une faille tectonique entre le progrès rapide des sciences et techniques et les avancées indéniables mais trop lentes de la conscience et de l’éthique.
Le nombre des chasseurs diminue partout dans le monde, y compris en France où il passa de deux millions cinq cent mille en 1975 à moins d’un million aujourd’hui.
Mais durant plus de la moitié de l’année, nos bois et landes deviennent des champs de batailles sans honneur où des hommes repus trompent l’ennui de leurs dimanches en traquant de pauvres animaux, par ailleurs condamnés par l’empoisonnement et l’artificialisation de l’espace naguère naturel.
Le procès de la chasse pourrait comporter, en acte d’accusation, les humains blessés, tués presque chaque dimanche par armes à feu, ainsi que la mort de la biodiversité, la disparition des prédateurs naturels, les déséquilibres d’une faune devenue « gibier », les pseudo-proliférations du cheptel cynégétique, l’insécurité pour les randonneurs.
Un monde sans chasse bénéficierait de plus de douceur, de quiétude, d’une biodiversité restaurée qui se porterait tellement mieux sans cette guerre d’extermination alimentée par des lâchers d’animaux de tirs et par des élevages en milieu ouvert de deux ou trois espèces prisées par le chasseur pour garnir son stand de tir.


Mais tout ceci n’est rien à côté de ce que trahit la présence d’un tel loisir au sein de nos sociétés.
Aussi longtemps que l’homme aimera tuer, caressera avec amour une arme, jouera à la guerre, il sera en grand danger, car ces pulsions violentes, cruelles, oublieuse de la plus élémentaire empathie envers le vivant, préparent à tous les crimes.
Abolir la chasse/loisir, ce n’est pas que préserver la nature, respecter l’animal, c’est récuser une violence, une brutalité, un goût de la tuerie, manifestations sinistres du mal absolu.
A l’opposé du sadisme, je souhaite à l’humanité de l’hédonisme altruiste, de la bienveillance, du souci d’occasionner à toute altérité ce qu’il y a de meilleur.
Certes, les bons sentiments ne suffiront pas à faire reculer la souffrance et la mort, mais il est certain que les mauvais ajouteront toujours du malheur.
Dans les rapports humains, amicaux, amoureux, professionnels et de la vie quotidienne, ne soyons pas des chasseurs, prédateurs, dominateurs, arrogants.

 


À l’inverse, soyons dispensateurs de bienveillance, de plaisir, de douceur.
Que le propre de l’homme devienne ce souci de retrancher tout ce qui génère douleur, souffrance, détresse.
Ce débat éthique n’effleure pas une presse débile qui relate le fait cynégétique en ignorant l’essentiel et en recopiant la propagande indigente d’un lobby chasse pourvu de moyens financiers colossaux, d’organisations corporatistes héritées du gouvernement de VICHY (voir l’ordonnance PETAIN publiée au JO de l’Etat Français du 30 juillet 1941).
L’actuel pouvoir envisage d’octroyer à l’office national de la chasse et de la faune sauvage, établissement public contrôlé par les chasseurs, une rallonge financière. L’article 54 du projet de loi de finance pour 2018 impose aux agences de l’eau une contribution de l’ordre de trente millions d’Euros pour cet office.


La cour des comptes a déjà dans ses précédents rapports dénoncé les abus de l’argent de la chasse.
Le jour viendra bientôt où les hommes auront honte de ce que leurs prédécesseurs firent aux animaux sauvages. Pour pallier le rejet du loisir de mort par les nouvelles générations, le lobby chasse est réduit à offrir gratuitement le permis de chasser aux jeunes. Lorsqu’ils seront moins de cinq cent mille, dans une dizaine d’années, leur surplus d’argent leur permettra de les payer pour qu’ils s’avilissent en tueurs agréés.

 


Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

 

 

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 10:59

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS  Le dimanche 5 novembre 2017
TEL 06 76 99 84 65

 


Les nations, les races et les espèces.

 


Les humains s’enferment depuis toujours dans des tribus, des cités, des nations, des peuples, des communautés, des ethnies, des identités dressées les unes contre les autres.
Que de guerres, de génocides générèrent ces appartenances meurtrières.
En biocentrisme, la seule identité, la seule appartenance qui vaillent est celle du vivant, par-delà les origines, les races et les espèces.
Tout être souffrant est notre frère en communauté de destin.
Il n’est pas de détresse qui ne soit pas nôtre et tout être confronté à la douleur, à l’angoisse mérite notre empathie.
Ceux qui marchent devant, ceux qui sont des vigies, appellent déjà à l’antispécisme et ceux qui, traînards de la conscience, ignorent cette unité fondamentale du vivant, poursuivent les errements qui endeuillèrent l’Histoire des hommes.


Notre universalisme altruiste se concilie parfaitement avec la défense des cultures et notamment de la pureté des langues que malmène, en notre temps, diverses élucubrations idéologiques.
Concrètement, en politique, peut-on être citoyen du monde et abattre toutes les divisions institutionnelles héritées de l’histoire et de la géographie ?
Il le faudra, mais les scories du passé pèsent lourdement sur nos sociétés.
L’élargissement du cercle d’appartenance est un processus évolutif impliquant un socle de valeurs communes.
En cela, étape nécessaire, j’approuve l’idée d’unifier le continent européen sur un socle de valeurs que sont la laïcité, les droits de l’homme, la démocratie, puis les droits des animaux et de la nature.
D’autres régions planétaires se courbent encore sous le joug des mythes, des superstitions, de l’ignorance et il est illusoire d’y voir fleurir la démocratie, les droits humains, le respect du vivant, la prévalence des enseignements du grand livre du monde sur les dogmes oniriques des mythes religieux.
Il est regrettable que l’idéologie mercantile affairiste ait gâché l’idée européenne en inscrivant dans l’ADN de l’Union Européenne des perversions telles que la concurrence, la compétition, le libéralisme économique là où il fallait inscrire la solidarité, les services publics, les hiérarchies sociales fondées sur l’utilité commune et non sur la spéculation, la prévarication, la croissance quantitative au détriment de la nature et du lien social.
Perdus devant des processus qui les dépassent, les citoyens réagissent par des réflexes de peur et de replis identitaires dont le régionalisme exacerbé -nationalisme localiste- constitue une expression.
Aujourd’hui, la Catalogne occupe l‘actualité et demain d’autres régions connaîtront cette crispation et ce besoin de repli frileux, fruit des inquiétudes et des égoïsmes.


Or, d’expérience, les pouvoirs locaux ajoutent trop souvent à l’incompétence, le népotisme, les privilèges des lobbies, la constitution de petits fiefs pour tout petit seigneur.
Est-ce à dire qu’il faille réprimer judiciairement les tenants des petites indépendances, à l’instar de ce que fait l’État espagnol qui ose emprisonner ses opposants ?
On répond par l’idée à une idée et non par la violence, fut-elle d’État.


Une idée se discute, s’examine, se promeut ou se combat mais uniquement par la force des arguments et non par la violence de nervis ici, de la police ailleurs.
En fait, la droite espagnole n’a jamais purgé le Franquisme, le dictateur s’étant maintenu après la défaite des fascismes qui l’avaient installé au pouvoir.
La situation fut très différente dans les autres pays qui, après la guerre, se trouvèrent immunisés pour un temps des idéologies funestes, grosses de malheurs pour les peuples.
L’Espagne n’a pas bénéficié de la dénazification.
Je ne suis pas pour la création de nouvelles frontières, pour la multiplication des nations à l’heure où il conviendrait d’élargir l’appartenance, mais je condamne plus encore le fait d’envisager l’incarcération de leaders indépendantistes pour « rébellions » et « insoumissions », « séditions ».
Et puis, la Catalogne abolit la torture des taureaux en 2012 ce qui vaut un brevet de civilisation!
Sommes-nous encore dans une société riche de la capacité de débattre ?
Ne succombons pas au conformisme, à l’exigence de soumission et retrouvons la voie de la libre confrontation des convictions.
A propos :
Le chef du gouvernement conservateur de MADRID serait un grand amateur de corrida, spectacle d’essence thanatophile « viva la muerte ».
Décidément, la droite Espagnole demeure marquée culturellement par le Franquisme.
En France aussi, hélas, nous en avons de ces hommes mauvais qui font de la mort un loisir, un jeu, un spectacle.
Eux et eux seuls ne sont pas de notre espèce.

 


Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

 

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 12:18

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS    Le dimanche 22 octobre 2017
TEL 06 76 99 84 65

 


Amiante, glyphosat et autres molécules chimiques.

 


La nature et les êtres vivants apparurent dans un contexte environnemental exempt de la chimie qui, depuis le 20ème siècle, envahit tous les milieux et les organismes.
Insecticides, herbicides, fongicides, ralentisseurs de flammes, détergents, sulfides, métaux lourds, mercure polluent la planète dans les régions les plus éloignées des centres de productions de ces substances.
Tous les aliments présentent des traces de molécules phytosanitaires et périodiquement des scientifiques et les gazettes s’émeuvent devant les analyses sanguines révélant les contaminations.
Ne nous y trompons pas, le cancer est aussi vieux que le monde et on en trouva sur les momies égyptiennes, bien avant l’ère industrielle.
Les pollutions des sols, des eaux, de l’air et des aliments n’inventèrent pas la mort qui frappait les hommes du passé bénéficiant d’un régime super-bio.
La science, la chimie, les connaissances, loin d’être malfaisantes, peuvent servir le bien commun et combattre la souffrance, les maladies et prolonger l’espace d’une vie dans de meilleures conditions.
Tout dépend de l’usage que la société fait de sa maîtrise sur le monde.
Science et conscience doivent marcher au même pas et dans la même direction, celle d’un mieux être, d’un mieux vivre.
Pour l’heure, des intérêts sordides détournent la technique en la mettant aux ordres du monde nuisible de l’argent.
Le bain de molécules issues de l’industrie chimique dans lequel nous évoluons n’est pas la cause de tous nos maux et de la chute finale de tout être. Les fléaux préexistaient au développement technologique.
Mais cette évidence ne saurait justifier l’imposture des firmes du poison qui, pour faire du profit, dissimulent la nocivité de leurs productions, du tabac aux alcools, de l’amiante au glyphosat, des néonicotinoïdes au médiator.
Pour le profit, le système aseptise la nature, extermine les formes de vies, compromet les progrès de l’hygiène et de la médecine en menaçant la santé des populations.
Les firmes trouvent même de pseudo-experts pour nier, hier, les dangers du tabagisme passif et aujourd’hui, du caractère cancérogène de l’herbicide phare de MONSANTO.

 


Le gouvernement français affiche qu’il opinera, à BRUXELLES, pour que l’Europe ne renouvelle pas l’autorisation d’utilisation en agriculture du glyphosat, en espérant sans doute qu’il se trouvera une majorité contraire.
En France, l’interdiction de cet herbicide est différée et le syndicat FNSEA de l’agrochimie milite pour le maintien de tous les biocides, du moins jusqu’à ce qu’un produit ait trouvé un substitut qui, à terme, s’avèrera aussi toxique que celui qu’il remplace.
Car tout poison est un poison.
Pour l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments, EFSA, le glyphosat ne posait aucun problème de santé publique. Elle se fondait sur des études émanant de la firme. Le CIRC, organisme international de recherche contre le cancer classe en revanche l’herbicide cancérogène probable.
Par-delà ces polémiques scientifiques, un défi fondamental apparaît : pour le dieu profit, l’humain doit-il asservir le vivant ?
La terre doit-elle devenir un terrain d’exploitation frénétique offert à l’appétit insatiable des spéculateurs ?
Il est en effet probable que les molécules toxiques pour les végétaux et neurotoxiques pour les insectes le soient pour tout organisme vivant, surtout par effets cumulatifs et croisés des innombrables molécules absorbées.
Si les maladies infectieuses paraissent en grande partie maîtrisées, il faut constater une préoccupante augmentation de certains troubles neurologiques dans la population. Ainsi, selon une étude, en 1966, 4,5 enfants sur dix mille présentaient un trouble du spectre autistique, ils seraient aujourd’hui 147 sur dix mille.


Que penser de l’explosion des toxicomanies et de la baisse du Quotient Intellectuel moyen observée aux USA ?
Une autre étude Allemande, indique qu'en trente ans, 80% des insectes ont disparu.
Mais avant tout, face aux pesticides, aux perturbateurs endocriniens, mon objection sera éthique en ce que, lorsque le profit dicte sa loi, la vie recule.
Pour accroître sans fin les rendements de tout, homo economicus expulse la vie.
Il n’y a pas que les poètes pour déplorer que les coquelicots et les bleuets n’enchantent plus les champs de blé. Le sage et l’hédoniste altruiste qui sont les mêmes regretteront que le rendement devienne l’obsession d’une société abîmée.
L’oligarque, premier de cordée, actionnaire des firmes, personnage avide d’argent gagné au détriment de tout, n’a rien à faire de la nature, de la qualité de la vie de ses semblables, de leur santé, de leur travail et de leur vie.
Le profit d’abord est son dogme.
A quand, le procès de NUREMBERG de ces criminels contre la vie ?

 


Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

 

 

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 11:30

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La lettre de Gérard  CHAROLLOIS   le dimanche 15 octobre 2017
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           Le peuple et les élites.


En contemplation du référendum du 29 juin 2005 rejetant la constitution européenne et des montées des mouvements dits populistes, les commentateurs soulignent le divorce entre « le peuple et les élites ».
Le fait est indéniable mais mérite un examen plus approfondi que cette dénonciation de l’abstention, du vote pour les partis réactionnaires et bas du plafond.


Jamais les peuples ne rejettent leurs élites lorsque celles-ci sont des élites.
La tension naît d’une rupture entre ce qui fonde l’émergence d’une élite à un moment de l’Histoire et la disparition de la justification des privilèges sociaux.
À titre d’illustration historique, prenons la situation de ce qui fut l’aristocratie, la féodalité sous l’ancien régime dont les privilèges se sont fondés durant des siècles sur la qualité de protecteur des manants par le seigneur, serviteur du roi, garant de la sécurité des serfs.
Au 18ème siècle, ces raisons ayant disparu, BEAUMARCHAIS pouvait faire dire à un personnage, interpelant un noble : « Quel mal vous êtes vous donné, si ce n’est celui de naître ».
Cette rupture amena la Révolution de 1789 et le remplacement de l’aristocratie, élite issue des temps monarchiques, par la bourgeoisie, élite du temps du commerce.
Or aujourd’hui, qui participe de l’élite au sens sociologique ?
Quels sont les privilèges, la caste dirigeante ?
Quels sont les faiseurs de rois, c’est-à-dire de présidents ?
Les maîtres du temps sont ces milliardaires qui financent les campagnes électorales pour contrôler les Etats et dicter ainsi leurs lois iniques, leurs intérêts à ceux qui deviennent leurs commis et qui, en le dissimulant, servent ceux qui furent leurs grands électeurs.
Ces milliardaires possèdent les médias pour bénéficier du « temps de cerveau disponible », par les écrans de télévision, par les magazines qui peuplent les salles d’attente des dentistes, magazines qui lancent des candidats comme ils promeuvent des produits en racontant la saga familial de l’agent choisi par le « premier cercle » pour gouverner en les gratifiant pour leurs investissements en faveur de leurs candidatures.
Elite signifie : meilleur.
Comme au siècle de Louis XVI, l’élite n’est plus l’élite.


Loin d’être socialement utiles, les hommes d’affaires ont fait fortune, souvent par héritage, en assassinant la nature, en polluant la terre, en exploitant les humains, en faisant produire par des esclaves dans les pays pauvres, des biens vendus à des chômeurs, dans les pays riches.
Le peuple rejette l’élite parce que celle-ci ne l’est plus.
Les « affairistes » deviennent, en notre temps, ce que les nobles furent au siècle des Lumières.
Les meilleurs sont ailleurs, parmi les corps intermédiaires, les ex-classes moyennes en voie de régression.
Ils travaillent, découvrent, servent le bien public et l’intérêt général.
La société actuelle dégrade le statut social de ces meilleurs, rapprochant leurs conditions matérielles de celles des plus pauvres.


Les hiérarchies financières et sociales ne correspondent plus à l’utilité commune et nombre d’oligarques sont de redoutables nuisibles, criminels contre nature et contre leurs semblables.
Entre les peuples et les oligarques, les écarts se creusent de manière indécente et sans aucune justification d’équité.
Car une société n’aspire pas à un égalitarisme niveleur mais à une équité bafouée lorsque des parasites comptent par milliards leurs fortunes.
Demain, après la révolution nécessaire, l’élite ne détruira plus le vivant, ne saccagera plus la planète, ne réduira plus l’humain à une variable d’ajustement du profit.
L’élite, peuplée des héritiers des Théodore MONOD et des Albert JACQUARD, ne sera plus encombrée de TRUMP et de ses homologues français qui sévissent aujourd’hui.

 


Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

 

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 11:57

Persévérer

 

 

Pourvus de moyens financiers colossaux, possédant les canaux d’informations et maîtrisant parfaitement le mécanisme de manipulation des masses, les lobbies, les firmes, la finance conduisent ce monde à sa perte.
La nature est assassinée et le vivant ne vaut qu’à l’aune de sa seule rentabilité.
Face au Système, mon slogan sera : Contre tout ce qui est Pour. Pour tout ce qui est contre.
Conscient de ce que l’écologie politique gangrénée par des opportunistes sans convictions allait s’évanescant et que la cause du vivant serait sacrifiée, j’ai proposé, en 2016, ma candidature à la représentation de la seule pensée neuve qu’ait produite le siècle.
Mon analyse a été malheureusement confirmée par les faits.
L’an passé, après le suicide du parti écologiste, j’ai invité les écologistes, les animalistes, les femmes et hommes de progrès à s’unir dans une Force Pour le vivant qui, en harmonie avec toutes les forces de mieux et d’insoumission, agirait pour l’arbre, l’animal et l’homme.
 
 
 
Je remercie ceux qui se réunirent le 15 octobre 2016, à PARIS, à cet appel.
Dans les semaines qui suivirent, automne oblige, les partis animalistes se multipliaient comme champignons après la pluie.
C’est que l’idée devait être bonne.
Observons, pour se consoler, que ce syndrome pathologique parfois létal affecte presque tous les courants de pensées, avec pour cause le narcissisme humain, trop humain.
Je constate donc l’impossibilité de rassembler les militants de la cause du vivant et j’en tire la conséquence qu’il faut encore faire œuvre pédagogique, susciter la réflexion, élever le débat et le niveau de conscience et de compréhension des mécanismes funestes à l’œuvre dans une société malade.
Comment s’étonner de ce que les temps ne soient plus ceux du progrès ?
 
 
 
Dévastation de la biosphère, malfaisance de la chasse, persistance de la tauromachie, régression des droits sociaux, profits maximums pour la finance et altération des conditions de vie des citoyens anesthésiés, prospérité de l’économie et détresses sociales sont les fruits vénéneux d’un système parfaitement cohérent dans sa thanatophilie, dans sa nocivité, un système religieux du profit aboutissant à faire produire des biens par des esclaves, dans les régions pauvres du globe, dans des régions sans aucune norme environnementale, pour les vendre à des chômeurs culpabilisés, dans des régions naguère prospères.
Je n’ai pas pu constituer une force politique de nature à enrayer le processus d’anéantissement à l’œuvre.
Je ne suis pas de ces bonimenteurs qui confondent le bruit qu’ils font pour exister et les résultats qui seuls importent.
Non, les gouvernants du jour n’édicteront pas le dimanche sans chasse, n’interdiront pas la tauromachie, ne changeront pas les normes d’élevages concentrationnaires, n’adouciront pas les modes d’abattage des animaux, ne réduiront pas le bétonnage et l’asphaltage, ni les tonnages d’insecticides en agriculture, pas plus qu’ils n'inverseront le processus de dégradation du niveau de vie des salariés et de la qualité des services publics.
Bien sûr, il faut lutter, se mobiliser, revendiquer, mais en ayant la lucidité de savoir que pour un mieux, en toute chose, il faudra changer les hommes et dissiper le paravent des impostures.
Il ne serait pas honnête de laisser croire à mes amis lecteurs qu’il en sera autrement.
Je me bats pour le vivant, mais aussi pour la vérité dans la vie publique.
Or ceux qui exploitent, spéculent, tuent, polluent sont puissants, structurés en lobbies corporatistes, dotés d’argent et de relais dociles dans l’appareil d’Etat.
 
 
Pour accomplir la révolution nécessaire, nous devrons unir toutes les oppositions au système.
Sans cette unité, il n’y aura pas d’accès à la sortie de secours.
Mais revenons au très concret : le gouvernement français autorise, fait édifiant, la tuerie de quarante loups durant une année : de l’été 2017 à l’été 2018.
18 loups ont déjà été tués officiellement, en trois mois.
A ce rythme, la mafia agrocynégétique ne pourra bientôt plus déclarer ses exactions contre nature, le quota étant atteint.
Le « pas vu, pas pris » pourvoira et la démission de l’Etat qui céda quarante loups aux ennemis de la terre n’aura servi qu’à laisser croire que le loup n’était pas une espèce protégée.
Sacrifié le loup sur l’autel de la rentabilité de la montagne, comme le sont tous les autres animaux sauvages ou d’élevage, comme le sont les humains eux-mêmes voués au profit et à l’asservissement à l’horreur économique.
Alors, unissons-nous contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre.
Contre quoi : la chasse, l’artificialisation de l’espace, l’empoisonnement du milieu naturel, la loi du profit, les équilibres budgétaires au détriment du bien public et l’économie au service d’un Marché qui détruit le vivant.
Le devenir de l’arbre, l’animal et l’humain est identique et dépend de notre capacité à muter.
Entrons en Résistance contre le monde de l’homo economicus.
Travaillons à l’émergence d’un monde hédonique altruiste.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
 
 
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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 11:08

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lA LETTRE DE Gérard  CHAROLLOIS     Le dimanche 24 septembre 2017

TEL 06 76 99 84 65

 

 

Des décideurs anthropocentriques

 

 

 

Les politiciens au pouvoir jouent à plus écolo que moi tu meurs.
Grands défenseurs du climat, avocats de la biodiversité, champions de la transition écologique, généreux en discours sur les tribunes des colloques internationaux, ces personnages commandités par la finance, fervents homo economicus, sont incapables d’adopter la moindre mesure concrète, effective, pratique en faveur de la nature.
Ils parlent écologie et ls servent les intérêts cupides des oligarques.

 


Bien sûr, il faut fermer le robinet en se brossant les dents, la planète se réchauffe, les glaces polaires fondent comme les bonnes intentions face aux lobbies, mais pas question de limiter l’irrigation, l’épandage de pesticides, la construction de routes nouvelles, l’urbanisation cancéreuse de l’espace, la croissance démographique et l’abjecte chasse loisir estampillée « gestion » par ces politiciens irresponsables.
En France, le gouvernement souhaite même accélérer le bétonnage en réduisant les normes de constructions, en limitant la durée des recours à l’encontre des permis de construire. Sans doute que pour ces personnages, les villes tentaculaires gagnent à s’étendre davantage et à se densifier au détriment de la biodiversité que l’on célèbre en grande pompe par ailleurs.

 


Mais que vaut la nature pour ces personnages ?
Peut-être pourrions-nous leur suggérer d’imposer aux voraces promoteurs immobiliers d’implanter en façade et sous toiture des bâtiments de béton et de verre des nichoirs pour martinets et autres oiseaux cavernicoles expulsés des villes modernes sans les infractuosités des murs qui les accueillaient autrefois.
Pour les politiciens, la biodiversité est une question exotique, lointaine et bonne pour déclamations à onction épiscopale.
Que valent les espèces de faune pour ces décideurs qui ignorent ce qu’un km de route tue, chaque année, de victimes innocentes : hérissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, blaireaux et autres.
Or si nous voulons sauver la diversité du vivant, il est urgent d’agir, de muter et non de disserter.
Pour que cette planète reste celle du vivant, il est impératif de stopper l’explosion démographique en engageant une politique de dénatalité, à l’échelon international, à l’inverse de ce que promeuvent la secte de l’économie d’abord.
Urgent de faire prévaloir la préservation sur la spéculation, l’amour de la vie sur l’art de tuer, le vivant sur le profit, la qualité de la vie sur la croissance quantitative.
En cette année 2017, des scientifiques exposent la gravité du cataclysme provoqué par l’homme qui inflige la sixième grande disparition d’espèces. Les cinq précédentes avaient été lentes à développer leurs effets sur des dizaines de milliers d’années.
Ces catastrophes, imputables à des éruptions volcaniques et à une chute de météorite, furent suivies, après dissipation de leurs effets, d’une explosion de formes de vies nouvelles.
L’homme, fléau actuel, devra-t-il disparaître pour permettre à l’aventure de la vie de se perpétuer sur terre ou, récusant le chasseur, le promoteur, le spéculateur, l’humain saura-t-il muter à temps, cesser d’être cet homo economicus nuisible uniquement préoccupé de profit ?
L’imposture économique offre des impératifs malfaisants, crée une société démoralisée, sans perspective autre qu’une cupidité dégradante, avec le projet avilissant de devenir milliardaire c’est-à-dire nuisible.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

 

 

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 11:23

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS          le dimanche 17 septembre 2017
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De quoi la réforme est-elle le nom ?

 


Selon le président de la république, les Français n’aimeraient pas les « réformes ».
C’est qu’ils ne sont ni dupes, ni masochistes.
Jusqu’en 1983, tournant de la « rigueur » et révolutions thatchérienne et reaganienne, toute réforme marquait une avancée, un progrès social, une garantie citoyenne, une marche vers la dignité et la justice.
Jusqu’à la décennie 1980/1990, le monde occidental devait être vertueux, exemplaire, généreux pour triompher de son antagoniste soviétique.
Cet affrontement idéologique mondial permit de grandes conquêtes pour les peuples.
Avec la rupture néoconservatrice, le « there is not alternative » des adorateurs du Marché, les dévots de la concurrence sans frontière triomphent en créant un terrain de chasse idéal pour la finance et les multinationales autorisées à jouer au dumping social et environnemental, à contraindre à la flexibilité, aux sacrifices, à la déréglementation et au moins disant social et écologique.
Partout, systématiquement, les Etats soumis à la loi des oligarques sont sommés de « réformer » c’est-à-dire de tendre sans cesse vers moins de services publics, moins de redistribution, moins de salaires, moins de pensions de retraites.
Gare aux réfractaires !

 


Les institutions telles que le FMI et la banque mondiale imposent l’ordre mercantile, y compris lorsque très démocratiquement, comme en Grèce, le peuple choisit une autre voie.
Avec la chute du système soviétique antagoniste, le masque est tombé.
La seule liberté que vénère désormais l’Occident est celle d’entreprendre, d’exploiter, de détruire, d’anéantir la nature et de rétablir un servage d’un mode inédit fait de précarité.
Dans chaque pays, les agents de la finance au pouvoir organisent le système en culpabilisant les peuples selon l’antienne suivante : « Vous êtes des fainéants, des nantis frileux, des privilégiés, des indécrottables planqués dans vos statuts protecteurs, alors qu’à l’étranger tout va mieux grâce à la mobilité, l’absence de fonction publique, la légèreté des prélèvements, la libération des forces vives et des géniaux entrepreneurs ».


Or, le système échoue partout, y compris dans les pays que leur propagande mensongère donne en exemple de bons élèves.
Ainsi, le peuple allemand connaît « en même temps » le quasi-plein emploi et huit millions de travailleurs pauvres et des retraités condamnés à travailler pour survivre.
Partout, une fracture profonde sépare deux mondes : celui des citoyens et celui d’une poignée de milliardaires qui font les présidents en finançant leurs campagnes et leurs promotions via une presse achetée.


En France, neuf milliardaires possèdent 80% des médias.
Les classes, naguère dites moyennes, les corps intermédiaires, les professions hautement qualifiées ou de hautes responsabilités n’échappent pas à une dérive vers ce déclin social, décrochage avec l’oligarchie et rapprochement avec les strates paupérisées.
Les « réformes » en cours ici et maintenant sont d’une facture dogmatique stricte, estampillées « libérales », c’est-à-dire favorable au premier cercle et nocive pour les gens modestes, les ouvriers, les employés, mais aussi les enseignants, les médecins hospitaliers, les retraités, les étudiants, victimes de demain d’un monde qui ne regarde plus vers le mieux.
La réforme est le nom de la réduction budgétaire alloués aux services publics, des diminutions d’effectifs d’agents publics, de précarisation des gens, de l’amoindrissement des salaires et des pensions et du saccage de la nature pour les profits du secteur marchand, horizon idéologique indépassable de la secte au pouvoir ici et ailleurs.


Le système ne bénéficie qu’à une poignée de féodaux de la finance et des firmes.
Pour régner « mille ans », ils utilisent des « éléments de langage » dont l’invocation de la réforme constitue un pilier.
Bien sûr, pour éviter l’explosion, l’insurrection des consciences puis des citoyens, ils atomisent la société, la divisent en sous-groupes invités à se jalouser pour ne pas s’unir : chômeurs contre travailleurs pauvres, salariés du privé contre ceux du public, attributaires de tel statut spécial contre ceux qui émargent à un autre statut.
L’objectif du système est d’éviter la coalition de ses victimes.
Et voilà pourquoi, s’ajoutant à la crise climatique, à la mort de la biodiversité, au mépris de l’animal, vous subissez le décrochage social, destin de tous ceux qui ne participent pas au « premier cercle », celui dont les revenus et fortunes croissent pendant que tous les citoyens régressent.
Cela ne durera pas toujours et ils le savent d’où leur empressement à se gaver.

 


Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
UNE FORCE POUR LE VIVANT

 

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 11:37

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La lettre de Gérard  CHAROLLOIS                Le  8 septembre 2017

 

 

 

Abattoirs : quand la justice sert l’ordre inique

 

 

 

En ce mois de septembre de l’an 2017, un tribunal correctionnel français de VERSAILLES juge, selon des dépêches de presse, deux militants de la cause animale pour « violation de domicile » et « pour atteinte à la vie privée d’autrui ».
Ils auraient disposé dans un abattoir des caméras pour filmer des actes de cruauté, très légalement perpétrés à l’encontre d’animaux destinés à la boucherie et ce afin d’informer l’opinion publique.
Précisément, il s’agissait de montrer la souffrance de porcs enfermés dans un puits de gaz carbonique.


Or, ceux qui tuent exigent le silence.
La vision de la souffrance des porcs, des veaux et moutons « abattus » est interdite. Les citoyens ne doivent pas savoir. Le réel ne doit pas avoir lieu pour que les lâches, les planqués, les conformistes conservent leurs consciences assoupies et que les affaires prospèrent.
Je ne suis pas de ceux qui imposent quoi que ce soit à qui que ce soit, mais je dis que le droit d’informer, la liberté d’expression, l’accès à la vérité sont des valeurs premières et que l’État, ses tribunaux, ses institutions s’honorent en les garantissant.
Cependant, loin de s’honorer, il advient trop souvent que préférant l’injustice au désordre, la censure à la vérité, le silence à la libre parole, le conformisme frileux à l’idée neuve et généreuse, quelques juges condamnent FLAUBERT, ZOLA, BLUM et tant d’autres.
Un abattoir devient un domicile et filmer des agonies, des sévices, des détresses confinerait à une atteinte au droit à l’image et, pourquoi pas, à la vie privée ?


Certains confondraient-ils une chambre à gaz et une chambre à coucher, terrain de prédilection de la vie privée ?
D’après la presse, le procureur du lieu aurait requis contre les militants de l’association L214 pour les faire taire à l’avenir, pour qu’ils n’informent plus l’opinion sur les horreurs des abattoirs, des amendes colossales, de l’ordre de quinze mille Euros.
Le montant de ces réquisitions révèlent ainsi l’intention sous-jacente : étouffer une pensée, des faits, la vérité et la liberté d’expression.
S’il advenait que le tribunal, en suivant ces réquisitions, réitérait en notre temps les procès du passé contre d’autres novateurs, il conviendrait de poursuivre le combat devant la cour d’appel, puis la cour de cassation et enfin celle des Droits de l’Homme, notamment en invoquant l’article 10 de la CONVENTION
EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE l’HOMME ET DES LIBERTÉS FONDAMENTALES prévoyant, justement, la liberté d’expression.
Cette haute juridiction applique le principe de proportionnalité en présence d’une atteinte aux droits garantis.
Entre la « violation de domicile » et le droit à la vie privée des abatteurs et la liberté d’informer sur des faits intéressant l’ensemble des citoyens, le juge européen aurait à arbitrer.
Je pense qu’il le ferait en faveur de la liberté.
Cette lamentable affaire qui prouve que rien n’est acquis, que l’Histoire balbutie, qu’il faut continuer à lutter pour la liberté face aux lobbies, mérite d’être rapproché d’un décret scélérat adopté le 3 juin 2010, érigeant en contravention « l’entrave à la chasse ».

 


Il est  sans précédent, sans 'exemple que l’État édicte une contravention d’entrave à un quelconque loisir et la soumission du politique à la féodalité cynégétique était aberrante et ridicule.
Les tortionnaires craignent la lumière. Il leur faut le mensonge, l’ignorance, la dissimulation.
Ils n’aiment pas le débat, la simple description des faits car leurs pratiques sont insoutenables.
Je sais que les faits sont têtus et que la censure, l’ordre injuste, l’imposture ne les protégeront pas longtemps

.
L’animal est un être sensible.


Cette donnée impose l’abolition de tous les actes de violence et de cruauté à son encontre et aucun procès, aucune menace, aucune propagande ne feront taire les femmes et hommes de mieux.
L’abattoir s’est constitué partie civile au procès et aurait demandé deux cent cinquante mille Euros de dommages et intérêts en réparation de son préjudice.
Quel est ce préjudice ?
Rien de dégradé, aucune perte matérielle, mais les faits sont honteux et il fallait les ignorer.
Pour les maltraitants, la vérité dévoilée devient un préjudice.
Les lobbies combattent les lanceurs d’alerte et veulent l’omerta sur leurs pratiques.
Le lobby de la viande redoute que les citoyens sachent ce qui se passe dans « leurs domiciles » et ce qu’ils font de « leur vie privée », au fond des puits de gazage.
Vous avez dit : « Vie privée d’autrui » ?
Non, c’est la mort cachée des truies.
Nul ne songe à attenter à la vie privée des tueurs de métier ou de loisir.
Privées de quoi leurs vies ?
De conscience.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

 

 

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 10:06

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS      le dimanche 3 septembre 2017 

Tel  06 76 99 84 65 

 

 

De la violence et de la corruption.

 

 

 

 

Prenons de l’altitude, là où il n’y a guère d’encombrements, pour contempler la fourmilière humaine.
Aux USA avec des BUSH, criminel de guerre, des TRUMP, milliardaire caricatural, en Turquie avec un sultan médiéval, en Pologne frappée de régressions idéologiques, en Russie, en Chine, et un peu partout sur la planète, la sottise, l’obscurantisme, la brutalité des mots et des faits, le mépris du vivant et du réel mènent leur danse macabre.
En France, des bonimenteurs partent en guerre contre le chômage en imposant aux citoyens des reculs sociaux, selon la logique dogmatique économique qui prévaut depuis cinquante ans avec les résultats que l’on sait. Puis, leurs successeurs, dans quelques années, face à l’aggravation de la situation sociale, annonceront péremptoirement qu’il faut faire de nouvelles « réformes » , de nouveaux sacrifices,de nouveaux efforts pour en sortir !

 

 


Violences étatiques, corruptions « légalisées » par ceux qui les commettent et qui font les lois côtoient la violence primaire de groupes corporatistes jouissant d’une immunité de fait.
Le 25 août dernier, en ARIÈGE, quelques agrocynégétiques ennemis de la nature menaçaient de mort avec leurs fusils des gardes de l’office national de la chasse et de la faune sauvage venus constatés de prétendus dégâts imputés à des ours sur un troupeau de moutons.
Ce fait, d’une grande banalité, fait suite à d’innombrables agressions et exactions brutales conduites par les éleveurs/ chasseurs, en lutte contre la faune.
Il convient de distinguer la force qui sait où elle va et cette violence qui abaisse l’homme bien au-dessous des autres animaux qui sont infiniment moins dangereux au sein de leurs espèces respectives.
Ne faudrait-il pas repenser l’éducation pour prévenir les dérives macro et micro-politiques, celles des dirigeants réactionnaires et celles des arriérés qui persécutent l’animal et massacrent la nature ?
Entre les médiocres qui laissent faire et les corrompus qui trouvent leurs comptes dans la dégradation actuelle, la société a bien du souci à se faire sur son avenir hypothéqué, non par la dette publique contractée auprès de la finance qu’il faudra bien abattre un jour, mais par la dette immense souscrite sur la biosphère.
Concrètement, il s’agirait, ici et maintenant, de permettre le retour des loups, ours et lynx.

 

 


Comment ?
En cessant de subventionner l’élevage de montagne, maintenu sous perfusion d’argent public et de substituer à ces aides publiques massives une subvention subordonnée à la présence des grands prédateurs.
Ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais le courage.
La chasse-loisir qui endeuillait les automnes de Marguerite YOURCENAR perdure en ce pays, nonobstant l’élévation de la conscience d’une majorité de contemporains.
L’art de tuer est bien gardé par une classe politique frileuse et par un lobby dont l’unique obsession est de ne rien concéder.
Or, la chasse est une école de violence, une banalisation de l’acte de mort, un apprivoisement de cet instrument infâme qu’on appelle une arme.

 

 


Je ne suis pas de ceux qui veulent « réformer la chasse » car on ne modère pas le crime : on l’abolit.
Bien sûr, toute avancée serait bonne à accueillir : dimanches sans chasse, réduction du temps de la guerre faite à la faune, élargissement du nombre des espèces protégées.
Mais faire de la mort d’un être sensible un loisir constitue une injure dirigée contre la conscience humaine.
En démocratie, dialoguer est une vertu doublée d’une nécessité. Mais en France, dialoguer avec le monde de la chasse est une impossibilité puisque ce monde hermétique à toute évolution ne veut jamais rien concéder.
Cette évidence n’est pas admise par ceux qu’habite la pusillanimité face à un lobby.
Les lobbies chasse, agrochimique, industriel, de l’alcool, du tabac et autres nuisances corrompent les politiques à BRUXELLES, à PARIS, en régions.
La nature, la santé, la sécurité sont longtemps bafouées pour ne pas déranger les intérêts que servent ces groupes de pressions qui font le siège des ministères, des assemblées, des commissions.
Violence et corruption mènent le monde vers des lendemains qui déchantent.
CASSANDRE ne faisait pas plaisir en annonçant le malheur, mais le malheur était qu’elle avait raison !

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

FORCE POUR LE VIVANT

 

 

 

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 11:32

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La lettre de Gérard  CHAROLLOIS         Le dimanche 27 août 2017

TEL 06 76 99 84 65

 

 

Animal, nature et politique.

 

 

 

 

Tout le monde fait de la politique, y compris ceux qui s’en défendent et qui par leur abstention laisse faire celle des autres.
Faire de la politique consiste à penser la société et à agir pour un mieux, un changement ou une conservation.
Bien sûr, cela ne tient nullement à candidater pour des élections, à se mettre au garde-à-vous devant tel ou tel leader, mais à être un citoyen conscient, éveillé, actif et réactif aux événements et aux faits sociaux.
Demander l’abolition de la chasse et de la tauromachie, c’est faire de la politique.
Reconsidérer le rapport traditionnel à l’animal, si longtemps réduit au rang de machine, de chose, pour concevoir le respect de tout être sensible, c’est faire de la politique.
Vouloir préserver les espaces naturels convoités par l’appétit insatiable des aménageurs et promoteurs, c’est faire de la politique.
Proposer, revendiquer, contester, c’est faire de la politique plus et mieux que se présenter à une élection, simple écume sur la mer de l’action et de la réflexion.
Evacuée par les monothéismes, puis par le cartésianisme naissant du 17ème siècle, la question animale surgit enfin à la conscience occidentale de nos jours, et ce débat est sans doute le plus politique de tous car il remet en cause l’approche ancestrale, parfaitement obscurantiste, du phénomène du vivant.
Les résistances qu’opposent les lobbies contre nature à l’évolution du statut de l’animal et de la nature prouve l’importance de l’enjeu et la profondeur de la rupture avec l’ordre ancien qu’implique la reconnaissance effective du caractère sensible de l’animal et de la valeur intrinsèque de la nature.

 


Quel que soit le degré de cette rupture, d’une quête du bien-être jusqu’à la remise en cause de toute utilisation de l’animal, elle ébranle le Système dit libéral en ce que celui-ci est fondé sur l’exploitation et la quête du profit.
Aussi, ceux qui servent le Système ne peuvent que nier, sans assumer cette négation, les droits du vivant.
Ainsi les élus, les préfets, les décideurs publics couvrent trop fréquemment le braconnage partant du principe que tout vaut mieux qu’un désordre. Hier, les tous petits PAPONS innombrables qui peuplent nos palais nationaux n’osaient pas interdire la chasse à la tourterelle des bois en mai dans le MEDOC,
imaginant qu’une attitude ferme et claire susciterait une jacquerie locale. D’autres inconsistants laissent piéger l’ortolan dans les LANDES pour ne pas irriter une centaine de tueurs de petits oiseaux chanteurs.
Ailleurs, ils se font les complices des ennemis du loup pour ne pas à avoir à réprimer deux cents voyous agrocynégétiques qui risqueraient de venir casser de la préfecture si on contrariait leurs fantasmes anti-nature.
Oui, ce monde est plein de petits PAPONS choisissant l’injustice et l’imposture pour éviter un désordre qui nuirait à leur minable petite carrière.
Et voilà pourquoi nature meurt en ce pays.

 


La question animale est révélatrice du degré d’abjection des gouvernants hermétiques à toute compassion.
Les loups fusillés, les animaux d’élevage abattus dans des conditions cruelles après avoir été élevés en violation de leurs exigences biologiques et éthologiques témoignent de ce que sont les décideurs.
Alors comment s’étonner de ce que ces personnages volent les salariés et les retraités pour gaver leurs commettants qui les firent rois ?
Il y a une cohérence absolue à demander l’abolition de la chasse, de la tauromachie, de l’égorgement sans étourdissement, de l’élevage concentrationnaire et l’échelle mobile des salaires et des retraites, bref l’inverse de ce que font les bonimenteurs de la « réforme », élément de langage derrière lequel ils masquent leurs exactions contre les citoyens.
Personnellement, je manifesterai en septembre contre la chasse, contre l’horreur des abattoirs et contre les régressions sociales, contre le gel des salaires et contre les ponctions opérées sur le peuple et destinées à compenser les cadeaux fiscaux faits aux oligarques notamment par la suppression de l’impôt sur la fortune.
Si les Français n’aiment pas les réformes comme l’affirme un politique, c’est qu’ils ne sont pas masochistes et qu’ils ont compris enfin ce que cache ce paravent des impostures sociales.
Jusqu’à quel abaissement, recul, sacrifice voudront aller les libéraux économiques ?
Réponse : jusqu’à l’explosion finale qui renversera leur régime thanatophile.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

 

 

 

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