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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 15:19

wwecologie-radicale.org

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

Eoliennes, champs de photovoltaques : un piège à écologistes

 

 

Il y a une trentaine d’années, la FNSEA, ses relais politiques et le monde des affaires polluaient la pensée des bonnes gens en leur vendant le concept de « biocarburants ».

 

Belle idée, le colza, le tournesol et autres plantes cultivées allaient terrasser les méchants pétroliers en substituant les huiles végétales aux hydrocarburants pour nourrir les moteurs gloutons.

 

Seulement voilà, pour produire des agrocarburants, il faut des engrais, des biocides, de la mécanisation, consommer de l’espace, défricher, donc empoisonner la terre et utiliser : du « pétrole » !

 

En fait, le mensonge des « biocarburants » couvrait une volonté de profit pour des intérêts bien peu écologiques.

 

Initialement, nombre de contempteurs du pétrole tombèrent dans le piège de l’agriculture ultra-productiviste.

 

Aujourd’hui, nul n’est plus dupe de cette imposture.

 

Voici le mirage des énergies dites « renouvelables », pur concept et beau slogan pour bureau de publicité.

 

Attention, il s’agit là encore d’un piège tendu par les affairistes, les thatchériens adorateurs des entreprises privées.

Leur objectif n’est nullement de fournir une « énergie propre » mais de vendre des installations, du matériel et, comme toujours de manière obsessionnelle, faire du profit en vendant du vent à de nouveaux DON QUICHOTTE.

 

Actuellement, l’éolien fournit moins de 8% de l’électricité consommée.

 

L’objectif du gouvernement thatchérien est de passer à 20% dans une dizaine d’années.

Pour atteindre cet objectif, il faut saccager des forêts, implanter des engins de deux cent mètres de hauteur un peu partout, hachoirs à oiseaux et à chauves-souris, émettant des bruits et des pollutions lumineuses durant la nuit.

 

Pour quel résultat ? 

Qu’il y ait 20% ou 30% d’électricité d’origine éolienne et par champs de panneaux photovoltaïques, non pas sur les toits et sur les espaces artificialisés mais au détriment des forêts, ne retirera rien aux centrales classiques thermiques ou nucléaires.

Ce ne sera jamais l’un ou l’autre mais, dans l’esprit des gouvernants, l’un et l’autre, pourvu qu’il y ait le profit.

 

Certes, les centrales classiques peuvent comporter cinq tranches de production au lieu de huit, ce qui ne change rien.

 

La nature sera agressée par cette dissémination en tous lieux des nuisances et la qualité de la vie des habitants compromise pour la seule satisfaction de filières nouvelles, très privées.

 

Je concevrais qu’il y ait débat si le choix était entre le pseudo-renouvelable et les autres modes de production d’énergie, mais j’alerte les amis du vivant sur le piège tendu par les productivistes.

 

Vous aurez des éoliennes partout, au grand détriment de la nature mais toujours le nucléaire et le thermique.

D’ailleurs, reconnaissons que les ennemis de la Terre ont l’honnêteté de le dire explicitement.

 

Ils prônent un « mixte énergétique » mais les passionnés ne veulent pas les entendre et, animés par leur légitime ardeur militante, se persuadent eux-mêmes, tel DON QUICHOTTE que le réel n’a pas lieu.

Pour certains écologistes plus anthropocentristes, il suffit de mettre des éoliennes partout et le nucléaire disparaîtra.

Nous revivons le mirage des agrocarburants.

 

Permettez-moi une comparaison pour mieux illustrer le fonctionnement piège.

 

Raisonnons sur l’eau du robinet.

 

Imaginez qu’une société très privée fournissant l’eau domestique annonce que, par suite de difficultés d’approvisionnements, elle va mettre dans le réseau 60% d’eau polluée, usée, de très mauvaise qualité mais, à titre de compensation, ajoutera 40% d’une eau d’une pureté absolue, issue des meilleures sources de montagne.

Qui serait naïf au point de consommer cette eau, mélange d’eau souillée et d’eau garantie minérale ?

 

L’énergie électrique, à l’instar de l’eau du robinet, ne présente aucun intérêt écologique si elle compte 60% d’énergie fossile ou nucléaire et 40% de sources dites vertueuses et, de fait, obtenues au détriment des espaces naturels ravagés par ces nouvelles agressions humaines que sont les éoliennes et les champs photovoltaïques.

 

Je prie mes amis écologistes de m’excuser, par avance, de dissiper une illusion qu’entretient fermement leur passion contre la technologie et le centralisme.

Mais pour ma part, je me détermine toujours par rapport à l’intérêt supérieur de la faune, de la flore et des milieux naturels.

Je suis peiné devant la mort de la nature et toutes les infrastructures contribuent à cette mort.

A juste titre, obéissant à la devise « pas chez moi », les populations se dressent contre l’invasion des installations de ce type.

 

Face à des projets éoliens, les enquêtes publiques et les délibérations des conseils municipaux révèlent ce rejet de ces structures gigantesques.

Ce que l’homme ne souhaite pas pour lui-même, 

comment pourrait-il l’admettre pour autrui ?

Alors, me direz-vous, quelle solution pour la production d’énergie ?

 

La science doit répondre à ce défi.

Il faut produire de l’énergie électrique en recherchant les modes les moins destructeurs d’espaces et d’espèces.

 

L’éolien est une impasse technique et écologique.

Le photovoltaïque n’est acceptable que sur les couvertures d’immeubles ou de parkings et certainement pas en dévorant des prairies et des forêts.

 

Défendons la nature et gardons-nous des pièges de la société productiviste, spéculative, mercantile qui sacrifie systématiquement le vivant pour l’argent.

Derrière l’éolien, il n’y a pas que du vent.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 17:52

Le 30/01/2021 à 14:44, Gérard CHAROLLOIS a écrit :

Lettre ouverte aux parlementaires et à ceux qu’inspirent les principes fondamentaux des droits de l’homme :

 

 

Madame, Monsieur le député,

 

 

Le très minoritaire mais trop omnipotent lobby agrocynégétique souhaite frapper d’ostracisme ses opposants et museler l’expression de ceux qui défendent la nature, les animaux et la dignité humaine tenant au respect du vivant.

 

82% des Français demandent l’arrêt de la chasse le dimanche, 84% souhaitent l’abolition de la chasse à courre, 91% aspirent à la protection des animaux dits sauvages.

 

Tels sont les résultats concordants des études d’opinion réalisées par les instituts spécialisés.

 

L’immense majorité de nos contemporains récuse le loisir chasse qui exerce sur ce pays une dictature de fait résultant de l’organisation corporatiste de la chasse, organisation héritée d’une ordonnance du gouvernement de VICHY du 28 juin 1941 publiée au JO de l’état Français du 30 juillet 1941.

 

Le nombre des chasseurs diminue chaque année et peut être estimé à environ 800,000 à ce jour.

 

Confrontés à la contestation de leur loisir demort par les contemporains, certains dirigeants de la chasse demandent au parlement d’adopter une loi sanctionnant pénalement la critique de leur pratique.

 

Une telle prétention signe l’idéologie de ces personnages.

 

 

Pénaliser l’expression de l’opposition éthique à la chasse serait contraire tant à l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme, préambule constitutionnel, qu’à l’article 10 de la CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L’HOMME, textes garantissant la liberté d’expression.

 

Quelques députés, dociles aux pressions, d’une part des chasseurs, d’autre part de certaines organisations agricoles réactionnaires, entendent bâillonner les femmes et hommes de mieux qui souhaitent changer le rapport de l’humain aux autres êtres vivants.

 

Ces élus qui insultent l’état de droit et les principes fondamentaux des lois de la république veulent empêcher l’expression de convictions écologistes et animalistes et censurer les faits, la vérité.

 

Ils veulent criminaliser une opinion et museler les gens de mieux.

 

Ces démarches s’apparentent à des pratiques de sinistre mémoire, pratiques que l’on croyaient étrangères à un parlement de notre temps.

 

Les citoyens ont le droit de savoir ce qu’est une chasse à courre, une chaîne d’abattage et une ferme usine.

 

Les agrocynégétiques ont peur de la vérité.

 

 

Ils veulent s’abriter derrière la censure de la pensée et actionnent leurs relais au parlement pour violer l’état de droit, la liberté d’expression.

 

N’a-t-on pas vu un député, animateur du « groupe chasse » proposer après le meurtre d’un vététiste par un chasseur, d’interdire la pratique du vtt en période de chasse !

 

Oui, nous remettons en cause la chasse loisir et les exploitations cruelles et nocives de certains modes d’élevages nullement étrangers aux pandémies.

 

Ces remises en cause participent d’un débat démocratique, pluraliste que les lobbies dela chasse et de l’agroproductivisme ne peuvent pas soutenir.

 

Alors, ils entendent interdire la libre information et la libre expression des opinions contraires.

 

Nous appelons tous les parlementaires démocrates, tous ceux qu’animent les principes fondamentaux de la république à faire échec à cette injure adressée à notre état de droit.

 

S’il advenait que les dociles relais du lobby chasse parviennent à imposer au parlement une telle scélératesse, (dite délit d’entrave), nous appelons les députés épris de liberté à déférer au conseil constitutionnel ce texte manifestement contraire aux droits fondamentaux ici mentionnés.

 

Par ailleurs, les amis des animaux, les écologistes, les démocrates ne s’inclineront jamais devant une féodalité nocive qui, par de basses manœuvres, entend s’opposer à la marche inéluctable des consciences.

 

La chasse loisir est condamnée par l’évolution des mentalités et la reconnaissance du caractère sensible de l’animal et de la mort de la biodiversité.

 

Les cynégécrates le savent et paniquent devant la chute d’effectifs de  leurs adeptes.

Les industriels agricoles, exploitants d’usines à viande, redoutent l’image, la révélation de leurs pratiques, les dénonciations des ravages de la chimie agricole.

 

Le secret, l’obscurité, l’ignorance des citoyens leur sont indispensables.

 

Ce fait ne justifie pas une violation grossière et inutile des principes généraux de la république, violation qui serait sans lendemain puisque la cour européenne des droits de l’homme ne pourrait que constater le caractère inconventionnel d’une loi interdisant la critique légitime et majoritaire d’un loisir et l’imprescriptible liberté d’informer et de débattre dans une société démocratique.

 

 

Recevez, Madame, Monsieur le député, l’assurance de notre meilleure considération.

Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE.

TEL 06 76 99 84 65 

 

https://reporterre.net/Le-rapport-parlementaire-qui-veut-mettre-les-militants-ecologistes-en-prison?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne <https://reporterre.net/Le-rapport-parlementaire-qui-veut-mettre-les-militants-ecologistes-en-prison?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne>

 


________________
Des animaux, des lois et des censeurs :

https://youtu.be/mb5XE6c9D2o 

 

 

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 16:42

La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

La preuve de ce qu’ils sont

 

 

 

A l’heure où l’assemblée nationale débat d’une loi relative au bien-être animal, texte expurgé de toute disposition concernant la chasse et l’élevage concentrationnaire, certains élus relaient, en commission, des élucubrations fascisantes émanant de certains éléments du lobby de la chasse.

 

Confrontés aux évolutions inéluctables des mentalités, (82% des Français veulent des dimanches sans chasse et 84% demandent l’abolition de la chasse à courre), certains cynégécrates entendent museler leurs opposants, étouffer les critiques, interdire le débat philosophique et la remise en cause de leur loisir de mort.

 

Ils rêvent d’un délit d’entrave frappant jusqu’à l’expression de critiques à l’égard de leurs pratiques.

 

Les éleveurs concentrationnaires se joignent aux tueurs agréés pour obtenir la sanction de la captation d’images révélant aux citoyens les conditions infernales de vie des poules, des porcs, des veaux dans leurs usines à viande.

 

Issus de structures corporatistes hérités du gouvernement de VICHY et de l’ordonnance PETAIN du 28 juin 1941 qui créa les sociétés départementales des chasseurs, certains cynégécrates aspirent à revenir au temps béni de la dictature réactionnaire, de la censure, des tribunaux de la pensée.

 

Nous ne les laisserons pas faire.

 

 

La chasse torture l’animal, détruit la biodiversité, avilit l’humain en le réduisant à un tueur ludique.

 

Nous l’affirmerons haut, fort et clair.

 

Et si la Macronie cédait aux pressions des petits amis du président, nous irions devant la cour européenne des droits de l’homme qui, en application de l’article 10 de la CONVENTION DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L’HOMME, condamnerait de manière certaine la loi des petits fascistes du temps.

 

Bien sûr, il y a aussi au sein du monde de la  chasse des démocrates, mais il faut aussi déplorer, chez d’autres  hommes de réseaux, une mentalité féodale, violente, intolérante.

 

Face à l’impossibilité de débattre avec les gens demieux qui souhaitent un meilleur respect de la nature et des animaux, ces personnages entendent frapper d’ostracisme leurs opposants.

 

Peu probable que le législateur Français ose édicter un délit d’opinion et qu’il suive les éléments fascisants de la chasse.

 

Néanmoins, le fait d’envisager d’ériger, sous couvert de répression de l’entrave, en   infraction pénale la réfutation du loisir de mort, révèle la mentalité de cette bastille aux abois qu’est devenue la chasse Française confrontée à une remise en cause fondamentale de l’art de tuer.

 

Alors, Résistants, sachez qui sont les ennemis de la vie et de la liberté de pensée, d’expression !

Mobilisez-vous en les démasquant.

La liberté et la vie, ça se défend !

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 13:21

L’humanité se dirige vers un «avenir horrible» d’extinctions massives, de crises sanitaires et de perturbations constantes de la société induites par le climat – un avenir qui ne peut être évité que si les dirigeants mondiaux commencent à prendre les menaces environnementales au sérieux, avertissent les scientifiques dans un nouvel article publié le 13 janvier dans la revue Frontiers in Conservation Science.

 

Dans l’article, une équipe de 17 chercheurs basés aux États-Unis, au Mexique et en Australie décrit trois crises majeures auxquelles la vie sur Terre est confrontée: les perturbations climatiques, le déclin de la biodiversité, la surconsommation et la surpopulation humaines. Citant plus de 150 études, l’équipe soutient que ces trois crises – qui ne devraient s’intensifier que dans les décennies à venir – placent la Terre dans une position plus précaire que la plupart des gens ne le pensent, et pourraient même mettre en danger l'espèce humaine.

Le but du nouveau document n’est pas de gronder les citoyens ordinaires ou d’avertir que tout est perdu, ont écrit les auteurs – mais plutôt de décrire clairement les menaces auxquelles notre planète est confrontée afin que les gens (et, espérons-le, les dirigeants politiques) commencent à les prendre au sérieux et à planifier mesures d’atténuation, avant qu’il ne soit trop tard.

«Le nôtre n’est pas un appel à se rendre», ont écrit les auteurs dans leur article. « Notre objectif est de fournir aux dirigeants une » douche froide « réaliste de l’état de la planète, qui est essentielle pour planifier et pour éviter un avenir horrible. »

 

À quoi ressemblera cet avenir ? Pour commencer, écrit l’équipe, la nature sera beaucoup plus solitaire. Depuis le début de l’agriculture il y a 11000 ans, la Terre a perdu environ 50% de ses plantes terrestres et environ 20% de sa biodiversité animale, ont déclaré les auteurs, citant deux études, l’une de 2018 et l’autre de 2019. Si les tendances actuelles se poursuivent.  Selon le nouveau document, jusqu’à 1 million des 7 à 10 millions d’espèces végétales et animales de la Terre pourraient être menacées d’extinction dans un proche avenir.

Une telle perte énorme de biodiversité perturberait également tous les principaux écosystèmes de la planète, a écrit l’équipe, avec moins d’insectes pour polliniser les plantes, moins de plantes pour filtrer l’air, l’eau et le sol, et moins de forêts pour protéger les établissements humains des inondations et autres catastrophes, a écrit l’équipe.

Pendant ce temps, ces mêmes phénomènes qui causent des catastrophes naturelles devraient tous devenir plus forts et plus fréquents en raison du changement climatique mondial. Ces catastrophes, associées aux sécheresses induites par le climat et à l’élévation du niveau de la mer, pourraient signifier qu’un milliard de personnes deviendraient des réfugiés climatiques d’ici 2050, forçant des migrations massives qui mettent davantage en danger les vies humaines et perturbent la société.

 

La surpopulation ne facilitera rien.

«D’ici 2050, la population mondiale atteindra probablement environ 9,9 milliards de personnes, la croissance prévoyant pour beaucoup de se poursuivre jusque dans le siècle prochain», ont écrit les auteurs de l’étude.

Cette croissance en plein essor aggravera les problèmes de société tels que l’insécurité alimentaire, l’insécurité du logement, le chômage, la surpopulation et les inégalités. Des populations plus importantes augmentent également les risques de pandémie, a écrit l’équipe; alors que les humains empiètent de plus en plus loin dans les espaces sauvages, le risque de découvrir de nouvelles maladies zoonotiques mortelles – comme le SRAS-CoV-2, le virus qui cause le COVID-19 – devient de plus en plus grand, selon une étude publiée en septembre 2020 dans la revue World Development .

 

Bien que nous puissions voir et ressentir les effets du réchauffement climatique au quotidien – comme une chaleur record à travers le monde et des saisons d’ouragans de plus en plus actives, par exemple – les pires effets de ces autres crises pourraient mettre des décennies à se manifester, a écrit l’équipe. . Ce délai entre la cause et l’effet peut être responsable de ce que les auteurs appellent un effort «totalement insuffisant» pour faire face à ces menaces environnementales envahissantes.

« Si la plupart de la population mondiale comprenait et appréciait vraiment l’ampleur des crises que nous résumons ici, et l’inévitabilité de la détérioration des conditions, on pourrait logiquement s’attendre à ce que des changements positifs dans la politique et les politiques correspondent à la gravité des menaces existentielles », a écrit l’équipe. . « Mais le contraire se déroule. »

En effet, la semaine dernière, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change a révélé que les humains ont déjà dépassé les objectifs de réchauffement planétaire fixés par l’Accord de Paris de 2015, et nous sommes actuellement sur la bonne voie pour habiter un monde qui mesure 4,1 degrés Fahrenheit (2,3 degrés Celsius) des températures mondiales plus chaudes que la moyenne à l’ère préindustrielle – un peu plus de la moitié du « pire scénario » des Nations Unies. Les nations n’ont pas non plus réussi à atteindre les objectifs de base en matière de biodiversité fixés par l’ONU en 2010, notent les auteurs.

L’avenir sombre décrit dans cet article n’est pas garanti, ont écrit les auteurs, tant que les dirigeants et les décideurs du monde entier commenceront immédiatement à prendre au sérieux les problèmes qui nous attendent. Une fois que les dirigeants ont accepté «la gravité de la situation», alors les changements à grande échelle nécessaires pour conserver notre planète peuvent commencer. Ces changements doivent être radicaux, y compris « l’abolition de la croissance économique perpétuelle ainsi qu'une sortie rapide de l’utilisation des combustibles fossiles », ont écrit les auteurs.

Mais la première étape est l’éducation.

« Il incombe donc aux experts de toutes disciplines traitant de l’avenir de la biosphère et du bien-être humain … d’éviter d’enrober les énormes défis à venir et de "dire les choses telles qu’elles sont", a conclu l’équipe. «Tout le reste est au mieux trompeur, potentiellement mortel pour l’entreprise humaine.

Source: https://45secondes.fr/la-planete-meurt-plus-vite-quon-ne-le-pensait-2/ 


 

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 15:10

La mort est leur passion

 

 

Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été tué par un chasseur en battue, dans un village rural du LOT, CAJARC.

 

Le maire de cette commune redouterait, selon une rumeur, l’arrivée de « bobos anti-chasses » dans ce rural décidément très très profond.

 

Les parents de la jeune victime sont décédés récemment de cancers et le jeune homme laisse un petit frère qui sera désormais bien seul.

 

Que redoute le maire ?

« L’arrivée de bobos antichasses » dans son trou à chasseurs.

 

Il advient ainsi, chaque année, que le loisir de mort qui tue trente millions d’animaux fauche également la vie de quelques dizaines de bipèdes.

 

Sociologiquement, les chasseurs homicideurs craignent d’abord le retrait de leur permis et il est fréquent de les retrouver, quelques années après l’accident meurtrier, en action de chasse avec leur instrument de mort.

 

L’habitude est une seconde nature.

Ôter la vie immunise contre les douleurs de la conscience.

 

Ecole de violence, la chasse entraîne l’homme à considérer comme banal le fait de retirer la vie.

 

Bien sûr, la chasse n’est pas le meurtre.

Il y a entre eux une différence de degré mais bien des similitudes de nature car la sensibilité s’émousse au spectacle de la mort donnée gratuitement.

 

LAMARTINE avait raison : « L’homme n’a pas deux cœurs. Un pour l’animal et un pour l’homme. Il en a un ou n’en a pas ».

 

Partout dans les campagnes, le sang coule et des animaux, êtres sensibles, sont blessés, traqués, mordus par les chiens, criblés de plombs, broyés par les balles.

Les humains hominisés qui, parfois, assistent par inadvertance à ces scènes répugnantes en éprouvent une bouleversante émotion.

 

Personnellement, je n’ai jamais fondé mon opposition radicale à la chasse sur des considérations techniques tenant, par exemple, à la disparition des espèces, aux agressions contre la biodiversité par une activité récréationnelle aux multiples dégâts collatéraux pour toute la faune, y compris celle devenue trop rare et en théorie protégée par la loi inappliquée.

 

Non, ce sont des raisons morales fondamentales qui me commandent cette condamnation d’un loisir dont l’enjeu est la souffrance et la mort d’un être sensible.

 

Le mépris de la vie animale, la banalisation de la cruauté, l’édification en jeu de l’acte de tuer prépare les chasseurs à ne voir dans la mort d’un autre homme qu’un accident comportant "l’immense risque" qu’une commune soit arpentée par des « bobos anti-chasses ».

 

La chasse nous donne la nausée.

 

Et dire que le président de la république actuel couvre cette pratique, ce qui insulte le peuple français.

 

La mort loisir ne demeure une passion que pour une minorité rétrograde et aux abois.

 

Abolissons la chasse à l’instar de l’abolition des sacrifices humains du passé, des ordalies, des bûchers, des galères, de l’esclavage, de la peine de mort et pour les mêmes raisons : celles du cœur.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 10:25

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CONFINEMENT : les tueurs sont en manque

 

 

La chasse est suspendue cette fin de semaine et les textes officiels, les attestations de circulation hors des domiciles ne mentionnent pas de dérogation au profit du loisir de mort.

 

 

Addictifs à tuer, féodaux en mal de privilèges exorbitants, maîtres à l’ELYSEE, les chasseurs demandent à pouvoir traquer, mutiler, tuer la faune nonobstant le confinement qui, par ailleurs, se réduit à l’usage et ne semble pas de nature à protéger la vie des futurs malades.

 

A l’instar du précédent confinement, celui-ci laissera-t-il aux tueurs agréés la liberté d’endeuiller les bois et les campagnes dont l’accès est refusé à tout autre citoyen ?

 

Alors que les épreuves du permis de conduire sont suspendues, celles du permis de chasser seraient maintenues !

 

Il est vrai qu’en avril dernier, le président des maires de France, membre du parti les républicains (chasse, pesticides, béton et traditions) déplorait que les renards se montrent dans les rues de sa ville, la nuit venue.

 

Sans doute fallait-il inciter les vieilles dames à la prudence !

 

« L’écolophobie » se porte bien en ce pays qui vit sous la botte des chasseurs et qui s’émeut dès qu’un seul loup apparaît dans un département.

 

A ceux qui s’imaginent que la chasse est réformable, adaptable aux conditions nouvelles de notre temps, qu’elle pourrait devenir responsable, modérée, soutenable, durable et autres qualificatifs menteurs, il faut opposer les faits.

 

La chasse est un mal absolu dont les méfaits ne cesseront qu’avec l’abolition de ce loisir de mort.

 

La chasse est une addiction, une pathologie de la conscience d’où sa nocivité pour la faune.

 

Le monarque va-t-il une fois encore obéir aux injonctions des « saigneurs » ?

 

Le tragique de la situation sanitaire mériterait mieux que ce ridicule déconfinement des chasseurs !

A défaut d’un rejet des dérogations sollicitées par le lobby, nous en serions décidément au temps des confinés et des cons finis.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 12:35

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

 

Les mafieux

 

 

Le monarque, constatant que l’horizon s’éclaircit pour sa réélection en 2022, tombe le masque d’imposture.

 

Oubliés « le gauche et droite en même temps », la révolution écologique, la » manière nouvelle de faire de la politique ».

 

Flanqué de ses ministres issus des Républicains, (chasse, pesticides, béton, bitume et traditions), il sert docilement les intérêts des lobbies contre l’intérêt général, le bien public sacrifié, les droits sociaux dynamités, la préservation de la nature insultée.

 

Il y eut les scandales des textes réglementaires dictés par les chasseurs, ces individus ultra-minoritaires qui insultent la dignité humaine tenant à la capacité d’empathie.

 

Il y a aujourd’hui le retour des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves et la basse manœuvre du gouvernement pour supprimer les enquêtes publiques préalables aux projets d’aménagements, donc de déménagement de « l‘environnement ».

 

Le fond et la forme en disent beaucoup sur le caractère du pouvoir en place.

 

L’article 25 d’un projet de loi prévoyait que certains projets industriels pourraient faire l’objet d’une procédure accélérée et assouplie de la part des préfets.

 

Ceux-ci pourraient s’affranchir de l’enquête publique préalable.

 

Cette atteinte aux normes protectrices de « l’environnement » heurta suffisamment les députés pour qu’une majorité d’entre eux, lors du débat en séance publique de l’assemblée, amende cet article 25 du texte gouvernemental.

 

Mais le pouvoir n’apprécia guère cette indocilité de ses petits soldats et, en soirée, alors que l’hémicycle parlementaire s’était vidé, en présence d’une vingtaine de députés, sollicita, conformément au règlement de l’assemblée, une nouvelle lecture de son texte et l’adoption de l’article précédemment rejeté, voulu par les « aménageurs ».

 

Ce n’est pas le sénat, dominé par les conservateurs de « chasse, pesticides, béton, bitume et traditions » qui rectifiera le projet de loi en un sens plus favorable à la nature, à la démocratie participative, à la simple probité.

 

La secte thatchérienne qui exerce sa dictature de fait sait que « There is not alternative ».

 

Alors, avec morgue, elle poursuit ses exactions mafieuses au service des lobbies qui la financent et la maintiennent au pouvoir.

 

Et puis, en sous-sol, il y a les basses manœuvres orchestrées pour protéger les « copains » lorsque ceux-ci redoutent les foudres de la loi qu’ils ont violée faute de pouvoir la transgresser légalement.

 

Que de travail pour une presse d’investigation, s’il en reste une ?

 

Qui nettoiera les écuries d’Augias ?

 

Le bon peuple regarde ailleurs et lorsqu’il sent les miasmes effleurer ses narines, tourne la tête en disant : « Tous pourris ».

Alors, rien ne change et les mêmes intérêts mafieux putréfient l’Etat en servant chasse, pesticides, béton, bitume et traditions.

 

Voilà qui prépare des lendemains bien cruels pour les hommes et la Nature.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

UNE FORCE POUR LE VIVANT

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 18:50

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

 

Quand parlent les ennemis de la terre

 

 

La presse mentionne la publication d’un livre rédigé par le président national des chasseurs préfacé par l’actuel garde des sceaux en un temps où il était avocat.

 

Je ne commenterai pas un livre que je ne lirai pas, faute de temps à gaspiller, le temps étant notre bien le plus précieux.

 

La presse énonce d’ailleurs les meilleurs morceaux de l’ouvrage dans le style habituel des ennemis de la terre que je connais trop.

 

Les protecteurs des animaux sont injuriés en extrémistes, intégristes, fanatiques, adversaires du genre humain, minoritaires et marginaux et autres propos subalternes et dérisoires.

 

Que 82% des Français contemporains souhaitent des dimanches sans chasse n’y change rien.

 

Que le nombre des chasseurs s’effondre n’ébranle pas l’arrogance des propos.

 

Ni dans mes chroniques diffusées sur YOUTUBE, ni dans mes lettres je ne m’abaisserai à l’injure à l’encontre de quiconque.

 

L’injure de l’ennemi marque l’indigence de la pensée.

 

Ce qui vaut est la réflexion de fond.

 

Sans doute n’y a-t-il pas, dans notre temps, de débat de fond plus discriminant que celui relatif au rapport à la vie et à la mort, au respect des êtres sensibles, à l’approche de la nature, à l’acceptation ou au refus de la violence, à la compassion envers toute souffrance ou le mépris d’autrui.

 

La chasse, mort–loisir, la corrida, mort–spectacle, clivent la société et creusent un fossé plein de sang entre ceux qui aiment et ceux qui tuent.

 

Que peuvent se dire les humains placés d’un côté ou de l’autre de ce gouffre ?

 

Le dialogue est impossible.

 

L’insulte est misérable et n’ajoute rien si ce n’est une brève satisfaction à celui que frappe une impuissance à argumenter au fond.

 

Comment pouvez-vous prendre du plaisir à ôter la vie ?

 

Cette injonction porte plus et mieux que les invectives puériles et trépignantes de ceux qui vocifèrent des injures.

 

A propos : savez-vous que le sanglier possède une intelligence équivalente à celle de votre chien et qu’il peut s’apprivoiser tout aussi aisément ?

 

Inutile de débattre avec ceux qui ne nourrissent pas l’élémentaire respect de la vie.

Ils ne sont pas de notre espèce par l’éthique.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

UNE FORCE POUR LE VIVANT.

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 16:58

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS

 

 

L’agonie de la démocratie

 

La France n’échappe pas à la déliquescence de la vie publique et des personnages aussi caricaturaux que messieurs TRUMP et BOLSONARO font école.

 

La politique se mue en spectacle d’illusionnistes dont l’anesthésie des citoyens est le but suprême.

 

La parole publique n’a plus aucun sens, aucune crédibilité, aucun contenu et les dirigeants ne sont que des acteurs en représentation permanente.

 

Hélas, les citoyens ne votent plus pour congédier ces personnages discrédités, dévalorisés, rejetés au point qu’ils ne peuvent plus rencontrer les foules et doivent s’abriter derrière de lourds appareils sécuritaires.

 

Mais, ils sont là pour mille ans, tous interchangeables, tous serviteurs de la même petite oligarchie, un redoutable « état profond » qui n’a rien à faire de la démocratie et qui sait s’en jouer.

 

Lors des élections au parlement européen, le parti présidentiel échoua dans son objectif et arriva second.

 

Le Général de GAULLE en aurait tiré les conséquences qu’il tira le 27 avril 1969 en démissionnant lorsque le peuple le désavoua.

 

Les élections municipales révèlent un rejet massif de la politique du président MACRON, échec sans précédent par son ampleur.

 

Les écologistes gagnent ces élections, mais le pouvoir oligarchique ne bouge pas d’un cheveu.

 

Un premier ministre issu du parti les REPUBLICAINS (chasse, pesticides, béton et traditions) remplace un premier ministre de la même secte contre nature.

 

 

 

Aucune mesure écologiste ne sera adoptée et la guerre aux services publics, aux droits sociaux, à la faune sera perpétuée sans le moindre complexe, toute honte bue.

 

En démocratie, le président devait remettre la politique de la France à ceux qui ont gagné les élections : donc les VERTS et leurs alliés.

 

Mais nous ne sommes plus en démocratie et je déplore la pusillanimité de l’opposition qui feint de croire que le jeu n’est pas pipé, à croire que chacun y trouve son compte.

 

Ainsi, nos amis, députés Insoumis, siègent à ce qui tient lieu d’assemblée nationale sans s’insurger contre l’existence d’un système pervers supprimant une véritable assemblée nationale représentative du pays pour lui substituer une ridicule chambre d’enregistrement totalement déconnectée du peuple.

 

Cette agonie de la démocratie ne tient pas à la seule personne du monarque actuel.

 

Demain, l’oligarchie lui trouverait un remplaçant en cas d’usure prématurée.

 

Le fait ne résulte pas d’un homme mais d’un système sournois tout autant que totalitaire.

 

Il conviendrait que l’opposition prenne la mesure du mal et s’unisse, non pas pour écarter un homme, mais cette oligarchie qui fait les rois du temps.

 

Il est urgent de rétablir la démocratie.

 

Il faut le faire dans l’intérêt de l’homme mais aussi de l’animal et de la nature.

 

Dans le système actuel, les lobbies imposent leurs lois à l’immense majorité des citoyens.

La preuve par la chasse, ce loisir débile, cruel et anachronique récusé par 80% de nos contemporains mais bien gardé par l’oligarchie et ses rituels snobinards, sa morale dominatrice et d’exploitation.

 

La vérité est que le peuple vaut beaucoup mieux que ses élus parce que la politique inspire trop de nausée ; les meilleurs s’en détournent.

 

Malgré les discours imposteurs des dirigeants, sachez qu’ils n’ont rien appris, rien compris et qu’ils serviront docilement ceux qui les firent rois.

 

Pauvre monde courant à sa perte !

 

 

 

 

Question, toutefois :

Observez vos semblables.

Trop d’entre eux sont irresponsables, se comportent en primates névrosés auto et hétéro-agressifs, avec leur mépris de la nature, leur négation des gestes barrières en cas de pandémie, marque de leur incivisme.

Alors, d’aucuns rêvent d’un état fort, autoritaire, vertueux et capable d’imposer aux délinquants, aux agressifs, aux ennemis de l’écologie et du bien public un comportement digne et responsable.

 

Je ne partage pas cet appel à un écolo-totalitarisme car j’ai confiance en la capacité d’une majorité des hommes de devenir meilleurs par la persuasion, l’instruction, la réflexion, le libre choix.

 

Bien sûr, toute société sécrète ses criminels et il faudra longtemps encore réprimer le meurtre, le viol, la pédophilie et demain la chasse, ce crime contre la nature.

 

Mais cela doit résulter d’une volonté démocratique.

Regardez les propositions courageuses adoptées par les 150 citoyens du groupe de proposition en faveur du climat.

Les mesures proposées, dans le cadre limité de la mission de cette convention citoyenne, prouvent que, démocratiquement, les hommes peuvent choisir le bien public.

Je sais que le biocentrisme et la démocratie restaurée feront avancer une civilisation vers le choix de la vie.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

UNE FORCE POUR LE VIVANT

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 10:27

Nous devons patiemment, fermement, calmement énoncer ces vérités qui dérangent.

 

L’opinion publique assimile progressivement cette éthique nouvelle.

 

Est-ce à dire, parce qu’il faut abolir la chasse, que cette abolition va survenir l’an prochain ?

Ce serait bien naïf que de le croire.

 

Le monarque, à l’instar de nombreux politiques, ignore ce qu’est le peuple et il pense le flatter en invitant amicalement les dirigeants du lobby chasse en son palais.

 

Quand bien même, un président de mieux, écologiste ou Insoumis, s’installerait à l’ELYSEE, il ne pourrait qu’abraser la chasse, supprimer la vénerie, le cruel déterrage, les chasses dites traditionnelles.

L’abolition de la chasse est affaire d’évolution inéluctable des mentalités.

 

Il n’y a pas d’un côté, ceux dont je suis, qui expliquent posément l’objection éthique fondamentale d’une incompatibilité de la mort–loisir avec la dignité humaine et, de l’autre, ceux qui proposent de « manger l’artichaut feuille à feuille ».

Tout recul de la cruauté, du mépris du vivant, toute avancée de la prise de conscience sont opportuns.

 

Des dimanches sans chasse, l’interdiction des gluaux pour la capture des petits oiseaux, l’arrêt des chasses de nuit des oiseaux d’eau, la préservation des prédateurs et l’abandon de la notion de « nuisibles » devraient être salués.

 

De même, l’interdiction des arènes sanglantes aux mineurs ne retire rien à l’horrible souffrance du taureau supplicié, mais ce serait une marche vers l’abolition de l’avilissement des foules lorsqu’elles se réjouissent d’un supplice.

 

Je n’oppose pas l’éthique de conviction, que j’assume, et l’éthique de responsabilité.

 

Lorsque j’ai commencé à militer pour la nature, la France comptait deux millions cinq cent mille chasseurs.

Aujourd’hui, ils sont moins de huit cent mille et non un million trois cent mille comme ils le disent mensongèrement.

 

Leur nombre diminue chaque année, malgré leurs efforts de propagande et de recrutement.

 

Pourquoi ?

 

Parce que la perception de l’animal a changé.

Les générations montantes ont appris qu’un chien, un chat, mais aussi un sanglier, un renard, un chevreuil, une macroule veulent vivre et qu’il est bon de leur laisser la vie.

 

Victor HUGO a écrit : « Rien n’arrête une idée dont le temps est venu ».

 

Si, pour l’heure, à l’abri de la veulerie des politiques, les chasseurs font encore la loi, ils sentent bien que le monde d’où ils viennent glisse vers son anéantissement.

 

Un jour, la chasse sera abolie.

Bien sûr, nous, voltigeurs de pointe dans les champs de mines des lâches conformismes, n’obtiendront ni décorations, ni subventions, mais nous n’en voulons pas.

 

Pour faire avancer la cause du vivant, ne vous demandez pas s’il faut suivre les durs, les mous, les ultras, les modérés, les purs qui épurent, les prudents qui négocient, soutenez tout ce qui va dans la bonne direction.

La bonne direction : gagner contre l’esprit qui nie la vie.

 

Apprenons aux hommes à respecter la vie et nous aurons fait notre devoir d’hommes.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

UNE FORCE POUR LE VIVANT

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