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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:38

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 20 septembre 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Le délitement.

 

 

 

L’observation de la vie politique montre, d’une part, une implosion des partis, d’autre part, leur difficulté à porter des projets cohérents, définis, clairs et dès lors susceptibles d’éveiller des engagements.

Aucune unité idéologique n’habite les partis, simples fusées porteuses de petites ambitions égotistes, tellement caricaturales, que l’opinion s’amuse des manœuvres d’appareils de ces micro-leaders.

Le malaise pourrait laisser indifférend, car l’insignifiance des luttes de personnes ne justifie aucun commentaire, si ce délitement ne traduisait une crise de la démocratie représentative.

 

Le marketing débilitant commande le jeu des petites phrases que les médias doivent reprendre en boucle et qui tiennent lieu de pensées.

 Les effets d’annonces et les pseudo-engagements, pris un jour, démentis, par leurs auteurs, le lendemain, ne choquent même plus une opinion blasée.

 

Ainsi, à titre d’exemples, l’ancien président de la république tint un discours de clôture du Grenelle de l’environnement, en mars 2008, presque digne d’un écologiste, puis, deux ans plus tard, éructa, au salon de l’agriculture, que « L’environnement ça commence à bien faire ».

L’actuel président pouvait, lors du grand débat préélectoral, affirmer qu’il instaurerait la proportionnelle, pour 2017, puis renier cet engagement.

La parole publique est dévalorisée par ces personnages, en quête des apparences du pouvoir incapables d’assumer un pouvoir qu’ils ont abdiqué.

 

La finance, les lobbies, le Marché sont les seuls détenteurs du pouvoir et se jouent des élus dont ils font l’élection et qui leur doivent tout.

Cela explique que les pseudo-alternances de majorités, les changements de partis de gouvernement n’entraînent que  des fluctuations de style et aucune rupture de la  politique de fond.

 

Pour pallier à cette crise de la démocratie, il conviendrait de réconcilier la politique et l’éthique, lutter contre la dictature économique, permettre aux citoyens de recouvrer le pouvoir, présentement confisqué par la techno-finance et surtout d’éliminer les « « éléments de langage » et restituer aux mots leur sens.

 

D’abord, rendons au vocabulaire une valeur, un crédit.

 

Un parti socialiste qui n’instaure pas une société socialiste constitue une imposture.

 

Un parti écologiste qui n’exige pas, dans les six mois d’une législature, l’abolition de la torture tauromachique et de la chasse à courre, est une imposture.

Un parti du patronat, des forces d’argent, de la finance internationale qui se pare du titre de Républicains, est une imposture.

Chacun peut, légitimement, nourrir ses convictions, servir des intérêts sociaux et catégoriels, militer pour de bonnes ou mauvaises causes.

 Le pluralisme, la diversité, les oppositions participent du jeu sain et loyal de la démocratie.

 

En revanche, l’imposture déshonore la classe politique.

Il y a imposture quand un socialiste adore l’entreprise privée, quand un écologiste soutient un gouvernement qui tue le loup et n’améliore en rien la condition animale.

Je ne fustige ici aucune opinion, mais j’accuse une classe politique inconsistante de se parer de mots trompeurs.

 

Exigeons que chacun ait l’élémentaire courage et honnêteté  d’assumer ce qu’il est.

 

Elu local, parlementaire ou ministre reniant les promesses de sa dénomination politique, faisant le contraire de l’étiquette brandie pour se faire élire, s’avilissent.

M’adressant à mes amis écologistes, je les invite à ne plus mentir et à faire de l’écologie, c’est-à-dire, le choix du vivant.

Or, en ce pays, rien de substantiel n’a été adopté en faveur de la nature, depuis la loi du 10 juillet 1976, et je m’honore de n’avoir pas été complice des pouvoirs successifs, fautifs de cet immobilisme.

 

Régénérons l’écologie pour sauver la démocratie, en faisant de la vie publique autre chose qu’un concours de médiocrités.

Proclamons les fondamentaux pour servir une cause et non pour faire une méprisable carrière que ne couronnerait aucune avancée pour le vivant.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
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