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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 10:49

Je vous retransmets ce message d'Yves  Bonnardel , merci de bien vouloir faire suivre très largement.

 

 

Je vous fais suivre pour info l'article paru sur le blog de L214 (avec quelques modifications de détail de mon cru).
http://blog.l214.com/2015/02/22/metro-paris-nos-affiches-refusees


Métro de Paris: nos affiches refusées !
Article du 22 Février 2015

En décembre dernier, nous avons voulu encourager les voyageurs de la RATP à réfléchir à la réalité du foie gras, par une campagne d'affichage dans le métro. L'une après l'autre, nos 3 propositions ont été repoussées par la société Media Transports.

# Première proposition
Parce que seuls les mâles sont utilisés dans la production de foie gras, une grande partie des canetons femelles sont tués à la naissance, dans les couvoirs. Le broyage des animaux vivants est l'une des méthodes les plus courantes pour sacrifier les poussins sortis de l'oeuf. Peu de consommateurs de foie gras connaissent cette réalité glauque, et même les personnes se montrant peu sensibles au problème du gavage trouvent en général cet acte inacceptable. 

On torture en silence ... les coulisses de l'horreur ordinaire.

En réponse à notre demande, Media Transports nous transfère l'avis de l'ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité). La société d'affichage se base sur cette position pour ne pas "donner une suite favorable au projet de communication", et nous demander de "renvoyer un visuel plus conforme".

Sur son site internet, l'ARPP précise qu'elle poursuit la mission "de mener une action en faveur d’une publicité loyale, véridique et saine dans l’intérêt des consommateurs, du public et des professionnels de la publicité." 


Nous copions un extrait de l'avis de l'ARPP sur notre affiche :

« Nous avons bien noté que cette publicité émanait d’une organisation de défense des animaux utilisés dans la consommation alimentaire, objet sur lequel il ne nous appartient pas de nous prononcer. Sur le contenu proprement dit de la publicité transmise, en l’absence d’informations concernant les éléments justificatifs dont disposerait l’annonceur lui permettant d’affirmer que « Dans la production de foie gras, les canetons femelles sont broyés vivants » une telle allégation peut être perçue comme excessive. (...) Par ailleurs, l’emploi des termes « broyés vivants » nous paraît, dans ce contexte, de nature à choquer la sensibilité d’une partie du public. »

L'envoi de notre part d'un courrier argumenté à Media Transports ne changera rien à sa décision initiale.

# Seconde proposition
Nous décidons de recentrer notre message sur la pratique du gavage : au moins, il est impossible de contester que cela existe. Puisque le gavage est un procédé protégé au titre du patrimoine gastronomique et culturel de la France, on doit bien pouvoir librement le représenter ? Afin de mettre toutes les chances de notre côté, nous choisissons de montrer ce qui se fait de plus traditionnel et artisanal : le gavage d'une oie en parc - plutôt que ce qui se fait de plus courant (le gavage à la pompe d'oiseaux en batterie).
 

On torture en silence ... les coulisses de l'horreur ordinaire.

Treize jours s'écoulent. Nos relances téléphoniques restent sans réponse.

# Troisième proposition
16 décembre. Puisque les jours filent et que la simple vérité se révèle immontrable, nous décidons de proposer une nouvelle affiche qui serait un simple appel à l'empathie, sentiment toujours encouragé pendant les fêtes : sur les murs du métro parisien, de nombreuses ONG affichent en effet des campagnes d'appel à la générosité à cette période de l'année.
 

 

 

On torture en silence ... les coulisses de l'horreur ordinaire.

S'en suit... un nouveau silence radio de la part de Media Transports. Deux semaines s'écoulent sans réponse à notre association.

Ce n'est que la saison des fêtes terminée, le 31 décembre, que Media Transports daignera nous transférer un message qui en dit long :

"Je vous confirme que l’affichage de ce visuel dans le métro n’est pas souhaité en cette période de fêtes."

"En cette période de fêtes", les publicités pour le foie gras ont pourtant largement occupé les murs du métro de Paris.

Donner une information "loyale" et "véridique" est évidemment un objectif bien louable mais il semblerait que l'affichage sur les murs du métro parisien réponde à d'autres critères moins glorieux.

Voilà... Vous pouvez par ailleurs signer jusqu'au 28 février la pétition de L214 demandant à la Commission européenne d'intervenir contre les infractions commises dans la production de foie gras : http://www.change.org/FoieGras

 

Et une autre info transmise par Romain DesBois

 

 

VACHES DECOUPEES VIVANTES DANS NOS ABATTOIRS!‏

 

 

Au moment du salon de l'agriculture et de l'esclavage je ne peux laisser passer cette info (dont beaucoup doivent cependant déjà connaître).

Anne de Loisy n'aura pas la publicité qu'auront les esclavagistes cette semaine!

Merci de diffuser ce message partout et au plus grand nombre d'entre vos connaissances!

Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas!

Bon appétit! Dans les coulisses de l'horreur Anne de Loisy

L'élevage est bien la forme la plus sordide du capitalisme!

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:27

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 22 février 2015

TEL 06 76 99 84 65

 En « vert » et contre tous.

Le parti dit socialiste, qui cessa de l’être en 1983, le parti UMP, parti de lutte des classes à rebours et le front national ont un ennemi commun : l’écologie, pensée et pratique empêchant d’avilir l’arbre, l’animal et l’homme.

 

De la défense de la chasse à celle  de la tauromachie, de la promotion de l’élevage concentrationnaire à celui des grands projets de déménagements de la nature, du respect des « traditions » sanguinaires à celui des petits intérêts sordides des oligarques appelant des « réformes » qui ne sont que des régressions, de l’exaltation de l’esprit de lucre au culte de la compétition, ces politiques, agents des filières, des firmes, des « premiers cercles donateurs » combattent ceux qui  aspirent à une autre relation au vivant.

 financés par les lobbies, en relations incestueuses avec les forces d’argents, les partis politiques, dits  de gouvernement, servent les affaires d’une caste, sous couvert menteur de l’intérêt général.

 Milieux d’affaires et politiques redoutent le protecteur de la nature et des animaux, lorsqu’ils ne parviennent pas à l’acheter. Le défenseur du vivant devient un « extrémiste » dès lors qu’il ose assumer la cohérence entre les discours et les actes.

Car, bien évidemment, le plus arriéré des politiques n’ignore pas que l’animal est un être sensible et que la biodiversité se meurt. Mais l’élu, pseudo-socialiste ou conservateur, a été élu avec l’argent et le soutien des firmes, des groupes d’intérêts et il faut surtout ne pas contrarier les commettants.

 

En Occident, le résultat des élections politiques est directement indexé sur les sommes colossales engagées dans les campagnes électorales.

Il en résulte concrètement que les lobbies achètent littéralement la présidence et les assemblées légiférantes par le financement direct ou indirect des élections.

Certes, directement, en France, les dons privés aux candidats sont plafonnés. Indirectement, les rois du béton et de l’armement possèdent des chaînes de télévision et des journaux.

Le tour est joué.

La démocratie devient un leurre, ce qui est caricatural aux USA. Le peuple Grec qui vient d’élire un sympathique gouvernement de rupture, est en passe d’illustrer cette mort de la démocratie, ses nouveaux dirigeants politiques étant tenus de  déférer aux injonctions de la finance, du marché et de leurs agents, désormais maîtres d’un monde sous contrôle..

 

 

Alors, ceux qui contrarient les petits intérêts des oligarques doivent être stigmatisés, dénoncés à l’opinion publique comme des irresponsables, pourvoyeurs de chômage par le refus des grands projets, dévastateurs des sites.

En Autriche, des militants de la cause animale furent abusivement poursuivis pour des actes délictueux qu’ils n’avaient pas commis.

En France, les opposants à la corrida sont matraqués, brutalisés, déférés aux tribunaux correctionnels sous des qualifications pénales farfelues auxquelles échappent tous les autres militants des filières économiques.

En France, les autorités publiques cultivent les incidents entre manifestants et policiers, pour, dans les médias dociles, discréditer les écologistes zadistes contrariant les appétits des promoteurs.

Au Canada, le gouvernement conservateur surveille ceux qui résistent aux sociétés pétrolières exploitant des hydrocarbures de schistes comme s’il s’agissait de terroristes.

A SIVENS, après les brutalités policières, les « zadistes » sont soumis aux harcèlements et à la violence primaire des agro-pollueurs, avec la complicité de certaines autorités locales.

Dans un total mépris des parlementaires écologistes, dont ils exigent un soutien docile, les gouvernants du jour affichent, avec arrogance, leur volonté  de gratifier le groupe VINCI de son aéroport de NOTRE DAME DES LANDES.

Le même gouvernement cède aux tueurs d’oies et de loups, bêlant à l’unisson de toutes les arriérations ruralistes ?

Mais, ces gouvernants offriront, à PARIS, capitale d’un grand sommet international, un spectacle d’illusionnistes, à la fin de cette année, en présence des dirigeants de la planète, contre le réchauffement climatique.

Or, concrètement, en pratique, tout ce que fait ce gouvernement participe de l’artificialisation de la terre, de la destruction des biotopes, de la négation de l’impérieux devoir de sauver la faune, la flore et les milieux naturels.

Pour les politiciens pseudo-socialistes comme pour le parti de l’argent, « l’environnement, ça commence à bien faire » !

De l’abandon de la taxe poids-lourd, au refus d’abandon de l’aéroport de NANTES, du refus de placer en réserve naturelle le site de SIVENS en mémoire à Rémi FRAISSE, des génuflexions indécentes devant les chasseurs, ces dirigeants se discréditent.

 

Les politiciens établis et les forces d’argent contrôlent les médias, donc intoxiquent l’opinion, sur le thème :

« vous voulez des emplois, du développement, de la croissance. Soutenez-nous contre les intégristes de l’écologie qui refusent tout ».

Cette imposture est ainsi ressassée et partout ces hommes mauvais anéantissent la nature, non pas pour créer des emplois,mais pour les profits d’une infime minorité qui détient le vrai pouvoir, celui dont le peuple est désormais privé, celui que leur confère l’argent avec lequel ils corrompent tout.

Parce qu’ils dérangent ces petits intérêts, parce qu’ils représentent une véritable rupture avec cette corruption, parce qu’ils veulent une authentique démocratie, les écologistes, fussent-ils pacifiques, font figures de dangereux contestataires.

Si l’animal est un être sensible, qui  partage avec nous la vie et la mort, comment peut-on tolérer la chasse, la torture tauromachique, les fermes de mille vaches, les usines à œufs et à porcs et les abattages rituels imposés par les superstitions ?

 

Si la biodiversité doit être sauvegardée, comment peut-on tolérer les poisons agricoles qui stérilisent les champs et dont l’usage s’est accru de 5% ces six dernières années, les infrastructures qui bétonnent et asphaltent ?

Si la société est démocratique, comment peut-on admettre que des milliards de dollars ou d’Euros achètent la présidence et les sénats ?

Ce qui demeure pérenne, en ce monde bouleversé, est cette vieille loi :

Malheur à celui qui dit la vérité.

Malheur à ceux pour qui les actes doivent être en cohérence avec les déclarations vertueuses.

 

L’écologie sera une rupture salutaire avec la férocité et la destruction  poursuivies par les hommes au pouvoir hier et aujourd’hui.

On peut comprendre leur peur devant la fin de leur prévarication et  de leur imposture, paravent à leur nuisance absolue.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 11:10

Amiens Vendredi 20 février 16h3018h

Tractage contre la fourrure

Devant l'entrée principale de la gare SNCF

80000 Amiens Picardie (Tél : 06 76 88 51 50)

Action d'information sur la cruauté des pratiques existant dans l'industrie de la fourrure.

Organisé par Fourrure torture

Saint Renan Samedi 21 février 10h3012h30

Distribution de tracts sur les oeufs

Marché de St Louis

29290 Saint Renan Bretagne

RDV à 10h15 parking de la piscine

Le tract distribué

Paris Du samedi 21 février 12h au dimanche 1 mars 19h

Tractage au Salon de l'Agriculture

1 place de la Porte de Versailles

75015 Paris Ile-de-France

Pendant tous les jours du Salon de l'Agriculture, L214 encouragera les visiteurs à réfléchir à la face cachée de la viande et les sensibilisera à la vie des animaux dits "de consommation".
Rendez-vous chaque jour de 12h à 14h et de 17h à 19h.

En savoir plus / Participer

Voir les événements Facebook

Organisé par L214 - Éthique & Animaux

Orléans Samedi 21 février 14h18h

Stand d'information

Place Du Martroi

45000 Orléans Centre (Tél : 07 86 16 49 19)

Action d'information marquant l'ouverture du Salon de l'Agriculture à Paris. Présentation des conditions d’élevage des animaux destinés à la consommation et des alternatives végétales.

Voir l'évènement Facebook

Organisé par Cause animale Centre

Strasbourg Samedi 21 février 14h16h

Secouons Super U !

Devant le U Express du 5 Grand'Rue

67000 Strasbourg Alsace

Collecte de signatures des cartes-pétitions demandant à Super U de cesser la vente d'œufs de batterie, diffusion des vidéos sur l'élevage des poules pondeuses en cage.

Cruauté chez Super U

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→ En savoir plus : Agissez pour les poules pondeuses

Organisé par L214 - Éthique & Animauxet Animalsace

Metz Jeudi 26 février 19h

Conférence " Les structures qui nous relient aux animaux "

FRAC - 1 bis rue des Trinitaires

57000 Metz Lorraine

Véronique Servais, anthropologue de la communication à Université de Liège, tient une conférence intitulée " Les structures qui nous relient aux animaux : culture, communication et imaginaire". Entrée libre.

Voir le programme détaillé

Organisé par FRAC Lorraineet Forum-IRTS de Lorraine

Amiens Vendredi 27 février 16h3018h

Tractage contre la fourrure

Devant l'entrée principale de la gare SNCF

80000 Amiens Picardie (Tél : 06 76 88 51 50)

Action d'information sur la cruauté des pratiques existant dans l'industrie de la fourrure.

Organisé par Fourrure torture

Orléans Vendredi 27 février 19h3023h

Repas végétalien au restaurant

5 rue Cerche

45000 Orléans Centre

Repas 100% végétal proposé par le néo-bistrot 'Voici venu le temps'. Uniquement sur réservation, envoyer un mail à : vegoresto-orleans@L214.com

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Organisé par L214 - Éthique & Animaux

Nantes Samedi 28 février 11h13h

Action devant Super U

Devant U Express rue Lafayette

44000 Nantes Pays de la Loire

Distribution de tracts, signature de pétition pour inciter Super U à ne plus vendre d’œufs provenant de l'élevage en cage des poules pondeuses.

Cruauté chez Super U

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Organisé par L214 - Éthique & Animaux

Montpellier Samedi 28 février 13h

Happening anti vivisection

Place de la Comédie (allée Jules Millau près de l’Office de tourisme)

34000 Montpellier Languedoc-Roussillon

Happening, tenue de pancartes et panneaux-photos dénonçant la cruauté qu'est la vivisection.

Plus d'infos

Organisé par Droits des animaux Sud et FUDA

Annecy Samedi 28 février 13h18h

[ANNULE] Journée Sans Fourrure

Centre Bonlieu

74000 Annecy Rhône-Alpes

Stand d'information contre l'utilisation de la fourrure.
Reportée au samedi 28.02.15 de 13h à 18h au Centre Bonlieu (Annecy).

En savoir plus / Participer

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Organisé par Animal Cross

Toulouse Mardi 3 mars 20h3023h30

Projection de Cowspiracy

Salle du Sénéchal, 17 rue Charles de Rémusat

31000 Toulouse Midi-Pyrénées

Projection gratuite suivie d'un débat ouvert.

En savoir plus / Participer

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Organisé par Mouvement pour la Cause Animaleet Animal Amnistie

Vannes Vendredi 6 mars 20h23h

Repas végétalien au restaurant

5 rue St Vincent

56000 Vannes Bretagne

Repas 100% végétal proposé par le bistrot chic Lecocq&Folks (19€ - apéritif + entrée + plat + dessert). Uniquement sur réservation, envoyer un mail à : vegoresto-vannes@L214.com

Voir le menu

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Organisé par L214 - Éthique & Animaux

N'oubliez pas de consulter le site de Luce Lapin :

 

Un site à consulter régulièrement et à faire connaître.

Lire aussi cet article de Néoplanète :

 
 
 
Vendredi 20 février, à 20 h 50, sur la chaîne Arte, téléfilm "La vie des bêtes". Le thème : un commando d'individus cagoulés s'introduit dans un laboratoire pharmaceutique et délivre les animaux qui y sont détenus... Un thème déjà exploité par Jérôme Lescure dans son film "ALF".
A découvrir...

L'équipe de La Griffe
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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 10:30


http://www.huffingtonpost.fr/pierre-sigler/animaux-culture-sociologie_b_6499768.html

L'existence des cultures animales est officiellement reconnue

ANIMAUX - L'événement eut lieu à la 11e conférence de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, un traité international, conclu sous l'égide de l'ONU, auquel la France a adhéré en 1990. La 23e résolution reconnaît « qu'un certain nombre d'espèces mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d'éléphants, montrent qu'elles ont une culture non humaine (ci-après "culture") » et en tire pour conséquence qu'outre les écosystèmes, les individus ou la diversité génétique, il faut préserver les cultures animales, en favorisant leur transmission (d'une génération à l'autre), en évitant autant que faire se peut les perturbations anthropiques et en encourageant la recherche sur ces cultures.

L'existence des cultures non humaines est connue depuis longtemps, mais la nouveauté est qu'elles sont reconnues officiellement, et, ce détail a son importance, par l'appellation "culture non humaine" et non par des termes atténués tels que "proto-culture" ou "pré-culture".

La culture des sociétés animales qui n'ont pas à leur disposition de langage syntaxique est évidemment différente et moins riche que la culture des sociétés humaines. On entend par culture l'ensemble des "acquis" (savoirs ou comportements) que les individus (humains ou non humains) sont capables de transmettre aux autres, processus qu'on appelle l'apprentissage social (1).

Innovation et transmission

L'étude de la transmission culturelle d'une innovation a débuté au milieu du XXe siècle, par deux observations devenues célèbres. En Angleterre, les laitiers distribuaient les bouteilles de lait chaque matin sur le palier des maisons. À partir de 1947, on a commencé à observer que des mésanges perçaient l'opercule d'aluminium des bouteilles de lait pour en boire le contenu (2) (3). Cette innovation eut lieu vraisemblablement en plusieurs endroits différents (4).

Bientôt, toutes les mésanges du pays se mirent à ouvrir les bouteilles de lait, avec d'ailleurs une préférence pour les bouteilles de lait entier (reconnaissables à la couleur de l'opercule). À l'inverse, alors que certains rouges-gorges trouvèrent comment ouvrir les bouteilles, ce comportement resta chez eux sporadique. La différence s'explique par le fait que les mésanges sont des oiseaux sociaux et voyageurs, tandis que les rouges-gorges sont solitaires et casaniers. L'innovation s'est répandue chez les mésanges par apprentissage social (5).
En 1953 au Japon, dans un groupe de macaques observé par des primatologues, une femelle eut une idée : laver une patate douce dans un ruisseau avant de la manger. Bientôt ce comportement se répandit dans tout le groupe (à l'exception de quelques "anciens", réfractaires au progrès), puis passa à la génération suivante (6).

Notons que les innovations ne se transmettent pas toujours chez les animaux sociaux. Parfois les congénères de l'inventeur ne parviennent pas à reproduire sa technique. Ainsi, sur l'île portoricaine de Cayo Santiago, un seul singe rhésus est capable de casser les noix de coco (7).

 
 

Dialectes et traditions

La culture n'est pas faite que d'innovations, mais comporte aussi des coutumes arbitraires. En 1978, des éthologues ont découvert un trait culturel arbitraire chez les chimpanzés, la poignée de main (8). En Tanzanie, les chimpanzés de Kasoge se serrent la main, mais pas ceux de Gombe, situés à 50 km.

L'étude du chant des cétacés et de certains oiseaux a révélé l'existence de dialectes (9) qui évoluent au cours du temps (10). Ces dialectes peuvent connaître des bouleversements à la suite de migrations. Ainsi, sur la côte est de l'Australie, le chant des baleines à bosse, propre à chaque groupe, a subit une révolution. Vraisemblablement à la suite de la migration de quelques individus, toutes les baleines de la côte ont adopté le chant des baleines de la côte ouest (11). Les éthologues ont supposé que les baleines sont attirées par la nouveauté.

Chez les cailles du Japon, on a montré que l'attirance des femelles pour certains traits chez les mâles se transmettait culturellement entre les femelles (12). Des vachers à tête brune élevés par des parents d'une autre communauté que leur communauté de naissance acquièrent les habitudes des membres de leur communauté d'adoption en matière de séduction et de choix du partenaire (13).

Chez les poissons, les lieux de ponte, de repos ou les circuits de recherche de nourriture sont souvent transmis d'une génération à l'autre. Si, dans un récif corallien, on remplace une population de girelles par un autre groupe de girelles, la nouvelle population adopte d'autres lieux de ponte, de repos ou de recherche de nourriture que la population précédente et les transmet à la génération suivante (14).

Enseignement

La transmission peut aussi se faire par enseignement, que l'on caractérise en éthologie par le fait que l'enseignant réduit ses performances propres au bénéfice de l'apprenant. Washoe, le premier chimpanzé à qui on a appris à s'exprimer en langue des signes, ralentissait sa vitesse d'élocution lorsqu'elle s'adressait à des débutants en langue des signes (humains ou chimpanzés)(15).

Les orques peuvent s'échouer volontairement sur la plage dans le but d'attraper les phoques qui s'y trouvent. Les mères poussent leurs petits vers la plage, les habituent à s'échouer sur le sable, les déséchouent quand ils n'y arrivent pas eux-mêmes, leur montrent comment attraper des proies. Ceci au détriment de leurs performances (il leur arrive même de relâcher une proie) (16)

 
 

Civilité des éléphants

Au début des années 1980, les autorités du parc national Kruger estimèrent qu'il y avait trop d'éléphants dans le parc. Pour en réduire la population, ils tuèrent les vieux éléphants, puis délocalisèrent certains éléphanteaux orphelins vers d'autres parcs.

Cela eut une conséquence inattendue. Au milieu des années 1990, on se rendit compte que certains des éléphanteaux mâles délocalisés, devenus adolescents, formaient des meutes de "jeunes tyrans", qui attaquaient et tuaient des rhinocéros et d'autres animaux. Or, d'habitude, les éléphants sont pacifiques et n'agissent pas de la sorte.

On s'est aperçu que ces jeunes mâles étaient en "musth", un état périodique des éléphants mâles qui se caractérise par une augmentation importante de l'agressivité et de la sécrétion hormonale (la sécrétion de testostérone peut être multipliée jusqu'à 60 fois). Or, dans un troupeau normal, les vieux éléphants aident les jeunes à contenir leur agressivité lors de leurs premiers musths.

Pour vérifier si c'était effectivement l'absence des aînés qui avait conduit les jeunes mâles à si mal tourner, on a amené de vieux éléphants dans les groupes de jeunes mâles. Les agressions ont pris fin. Aujourd'hui, les autorités du parc national Kruger utilisent la contraception pour contrôler la population des éléphants.

 
 

Un patrimoine diversifié

Une synthèse des observations de plus de 40 groupes de chimpanzés en Afrique a mis en évidence que chaque groupe a ses traditions concernant 39 types de comportements (communication, utilisation d'outils, utilisation de plantes médicinales, alimentation, couchage, pratiques sexuelles...) (17).

Certains orangs-outangs de Bornéo fabriquent des poupées faites d'un assemblage de feuilles. D'autres fabriquent des "sex toys". Un groupe de capucins a une tradition originale, consistant à renifler les mains de l'autre et à poser ses doigts sur sa bouche. Certains dauphins femelles utilisent une éponge comme protège nez lorsqu'elles raclent le fond à la recherche de nourriture. On pense que cette technique, apparue au XIXe siècle, ne se transmet que de mère en fille, sans que l'on sache très bien pourquoi (18). Bref, les cultures animales révèlent aux éthologues une richesse insoupçonnée.

 
 

Conclusion

L'étude des animaux ne relève pas seulement des sciences de la vie, mais aussi des sciences sociales. Il s'agit d'une révolution conceptuelle dans notre rapport aux animaux, traditionnellement vus comme du ressort exclusif de la "nature". Actuellement, les écologistes ne s'intéressent qu'à la préservation des espèces, pas aux individus. Reconnaître que les animaux sont porteurs d'une culture contribuera sans doute à changer ce prisme.

 
 

Notes et bibliographie

 

Bibliographie

(1) Laland, Kevin N., et William Hoppitt. 2003. « Do Animals Have Culture? ». Evolutionary Anthropology: Issues, News, and Reviews 12 (3): 150‑59. doi:10.1002/evan.10111.
(2) Fisher, J. et Hinde, R. A. « The opening of milk bottles by birds ». British Birds, 1949, vol. 42, n°11, p. 347-357.
(3) Hinde, R. A. et Fisher, J. « Further observations on the opening of milk bottles by birds ». British Birds, 1951, vol. 44, no 12, p. 393-396.
(4) Lefebvre, L. « The Opening of Milk Bottles by Birds: Evidence for Accelerating Learning Rates, but against the Wave-of-Advance Model of Cultural Transmission ». Behavioural Processes 34, no 1 (mai 1995): 43‑53.
(5) Aplin, Lucy M., Ben C. Sheldon, et Julie Morand-Ferron. « Milk Bottles Revisited: Social Learning and Individual Variation in the Blue Tit, Cyanistes Caeruleus ». Animal Behaviour 85, no 6 (juin 2013) : 1225‑32. doi:10.1016/j.anbehav.2013.03.009.
(6) Kawai, M., Watanabe, K., et Mori, A. « Pre-cultural behaviors observed in free-ranging Japanese monkeys on Koshima islet over the past 25 years ». Primate Report, 1992, p. 143-143.
(7) Comins, Jordan A., Brian E. Russ, Kelley A. Humbert, et Marc D. Hauser. 2011. « Innovative Coconut-Opening in a Semi Free-Ranging Rhesus Monkey (Macaca Mulatta): A Case Report on Behavioral Propensities ». Journal of Ethology 29 (1): 187‑89. doi:10.1007/s10164-010-0234-0.
(8) McGrew, W. C., et C. E. G. Tutin. 1978. « Evidence for a Social Custom in Wild Chimpanzees? ». Man 13 (2): 234. doi:10.2307/2800247.
(9) Janik, Vincent M., et Peter J.B. Slater. 1997. « Vocal Learning in Mammals ». In Advances in the Study of Behavior, 26:59‑99. Elsevier.http://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0065345408603770.
(10) Payne, Katharine, et Roger Payne. 2010. « Large Scale Changes over 19 Years in Songs of Humpback Whales in Bermuda ». Zeitschrift Für Tierpsychologie 68 (2): 89‑114. doi:10.1111/j.1439-0310.1985.tb00118.x.
(11) Noad, Michael J., Douglas H. Cato, M. M. Bryden, Micheline-N. Jenner, et K. Curt S. Jenner. 2000. « Cultural Revolution in Whale Songs ». Nature 408 (6812): 537‑537. doi:10.1038/35046199.
(12) White, et Galef. 2000. « "Culture" in Quail: Social Influences on Mate Choices of Female Coturnix Japonica ». Animal Behaviour 59 (5): 975‑79. doi:10.1006/anbe.1999.1402.
(13) Freeberg, Todd M. 1996. « Assortative Mating in Captive Cowbirds Is Predicted by Social Experience ». Animal Behaviour 52 (6): 1129‑42. doi:10.1006/anbe.1996.0260.
(14) Warner, Robert R. 1988. « Traditionality of mating-site preferences in a coral reef fish ». Nature 335 (6192): 719‑21. doi:10.1038/335719a0.
(15) Fouts R.S., « Foreword », in McMillan, Franklin D., éd. 2005. Mental health and well-being in animals. 1st ed. Ames, Iowa: Blackwell Pub.
(16) Rendell, Luke, et Hal Whitehead. 2001. « Culture in whales and dolphins ». Behavioral and Brain Sciences 24 (02): 309‑24.
(17) Whiten, A., J. Goodall, W. C. McGrew, T. Nishida, V. Reynolds, Y. Sugiyama, C. E. G. Tutin, R. W. Wrangham, et C. Boesch. 1999. « Cultures in Chimpanzees ». Nature 399 (6737): 682‑85. doi:10.1038/21415.
(18) Kopps, Anna M., et William B. Sherwin. 2012. « Modelling the Emergence and Stability of a Vertically Transmitted Cultural Trait in Bottlenose Dolphins ». Animal Behaviour 84 (6): 1347‑62. doi:10.1016/j.anbehav.2012.08.029.

 
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 10:59

http://www.huffingtonpost.fr/kevin-barralon/70-apres-la-liberation-na-toujours-pas-eu-lieu_b_6497274.html?utm_hp_ref=tw

Animaux: 70 ans après, la libération n'a toujours pas eu lieu

Publication: 20/01/2015

Il y a 70 ans, le monde découvre l'horreur des camps de la mort. Des cadavres puants et faméliques agglutinés sur le sol et dans les charniers. L'odeur des cendres, témoignage du professionnalisme macabre des ingénieurs de l'infamie. La bête humaine venait d'engendrer son propre fléau.

Mais la libération des déportés n'a pas fait disparaître les camps. Au contraire, l'injustice perdure à notre époque encore, sous une autre forme et avec une violence peu commune, dans des établissements que l'on connaît mieux sous le nom d'"élevages" et d'"abattoirs". Ces lieux où l'on élève et exécute, à l'abri des regards, des milliards d'animaux à travers le monde dans une indifférence misérable.

Des "camps" pour animaux

Si l'abattage des animaux domestiqués existe depuis des millénaires, l'industrialisation et l'uniformisation des élevages a apporté une dimension nouvelle à l'injustice faite aux bêtes. Cette industrie prend son impulsion et sa forme moderne en 1865 à Chicago avec l'Union Stock Yards, complexe gigantesque concentrationnaire où l'on parque sans états d'âme une pléthore d'animaux destinés à la consommation humaine. Dans ces camps de concentration pour animaux, on élève, tue et dépèce mécaniquement des mammifères par milliers. Ce travail "à la chaîne" est à l'époque tellement révolutionnaire qu'un certain Henry Ford s'en inspire pour élaborer son modèle de production automobile. La viande devient bon marché et synonyme de réussite. Par la suite, l'activité et la demande se développent de manière fulgurante jusqu'à la production irrationnelle que l'on connaît aujourd'hui.

Les Union Stock Yards en 1947 (Source : Wikimedia Commons)

Les Union Stock Yards en 1947 (Source : Wikimedia Commons)

"Chicago nous a montré la voie; c'est dans les abattoirs de Chicago que les nazis ont appris comment gérer les corps", écrit l'écrivain J.M. Coetzee (1). La comparaison entre l'horreur des abattoirs et celle des camps de concentration n'a rien d'inepte. L'idéologie nazie faisait des Juifs des "animaux innocents" semblables aux nuisibles qu'on se devait d'exterminer afin d'"éviter tout dégât" (2). Le Juif, ce "nuisible" devient un animal dont il faut se prémunir. Un animal à abattre, donc. Alors, on le déporte, comme l'animal en chemin vers l'abattoir, dans un de ces "wagons à bestiaux", entassé avec les autres dans une atmosphère suffocante.

Mais avant d'animaliser l'homme, il a bien fallu animaliser l'animal. La néantisation de l'individualité humaine n'est que le prolongement de la chosification des animaux. Réduire l'homme à l'animal, c'est d'abord réduire l'animal en un moins-que-rien. L'animal se transforme en idée abstraite, loin de toute définition possible. L'animal, ce n'est rien de plus que cet "étranger". Celui qui ne peut prétendre à la même considération que celle de la classe supérieure de l'humanité. À partir de là, il n'y qu'un pas avant de chosifier l'humain en animal-étranger. Exécuter l'animal ou l'individu chosifié, ce moins-que-rien, devient presque anecdotique.

L'animal -cette individualité transformée, sous couvert de "gastronomie", en matière sanguinolente au service d'une obsession nourricière boulimique- est réifié par l'industrie de l'agroalimentaire. Bien évidemment, non pour des raisons relatives à la haine, mais au profit. Quand la mort devient rentable, elle ne connaît plus de limites. Derrière les abattoirs, on ne tue pas par idéologie de l'exécration, mais par goût du rendement. En fin de circuit, le consommateur s'y retrouve, alimenté depuis toujours par l'illusion de la "chaîne alimentaire".

 

Tuer humainement?

On peut convenir -et c'est d'ailleurs un slogan à la mode chez les tenants de l'exploitation animale- qu'il est nécessaire aujourd'hui d'"humaniser l'élevage" en traitant les animaux avec un certain respect. Cependant, il paraît toute de même curieux de vouloir "humaniser" l'élevage lorsque notre culture n'a cessé de creuser un fossé de différences entre l'homme et l'animal afin de justifier insidieusement l'oppression de l'un sur l'autre. Rendre l'élevage plus "humain" ne serait qu'une opération de fourberie publicitaire. On peut, par ailleurs, penser comme le philosophe américain Tom Regan que "l'humanité n'est pas dans l'œil du spectateur" (3). Lorsque c'est l'oppresseur qui délimite les contours d'une exploitation dite "humaine", il y a toutes les raisons de s'interroger sur ce qui peut devenir sans encombre un simple maquignonnage antinomique.

De surcroît, quel avantage peut-il y avoir à tenter d'"humaniser", selon des critères iniques puisque définis arbitrairement, la mise à mort d'animaux manifestant un intérêt à poursuivre leur existence sinon, et toujours, la défense des intérêts de certains individus à prolonger leur business sereinement et avec l'approbation de la société ? Finalement, cette "méconnaissance intéressée", en empruntant l'expression de Derrida (4), des intérêts des animaux satisfait pleinement une profession qui fait de la mort une activité lucrative.

D'une autre part, on peut se demander pourquoi s'ingénier à rendre l'élevage plus "humain" en s'abstenant préalablement de s'interroger sur la légitimité de s'arroger un droit de tuer sur les animaux. Pourquoi utiliser des êtres humains comme des ressources serait foncièrement indéfendable, mais traiter les animaux comme moyens serait singulièrement et étonnamment acceptable ? Cette dissociation morale ne peut s'effacer avec ce trompe-l'œil que constitue l'idée d'un élevage plus "humain". Humaine ou non, la réification des animaux relève de l'abus de pouvoir. Leur mise à mort relève, quant à elle, de l'"assassinat", c'est-à-dire du "meurtre avec préméditation" comme le souligne la philosophe Élisabeth de Fontenay, citée récemment dans les colonnes du quotidien Le Monde. Pourtant, la réponse à cette injustice, qui atteint aujourd'hui son apogée, serait de libérer purement et simplement les animaux du joug de leur oppression.

 

Pour une libération animale

Cette libération ne doit pas être entendue au sens littéral. Il ne s'agit pas, comme certains s'amusent à railler d'une manière ingénue quoique précipitée, de "relâcher" inconsciemment les animaux dans la nature. Il est question, avant toute chose, de cesser l'eugénisme, la reproduction programmée, l'insémination artificielle et, in fine, la mise à mort de milliards d'animaux à des fins productivistes. L'utilisation attentatoire d'animaux comme ressource exploitable n'a plus sa place dans nos sociétés modernes.

Il y a 70 ans, le monde découvre l'horreur des camps de la mort. Cependant, l'indignation et la honte ne nous ont rien appris sur le sort des bêtes. Bien au contraire, la condition des animaux n'a cessé de s'aggraver grâce à la virtuosité sans limites de nos zootechniciens. Mais aujourd'hui, nous ne pouvons plus faire comme si nous ne savions pas. Nous devons achever cette entreprise de libération.

_____________

(1) J. M. Coetzee, Elizabeth Costello, 2006
(2) Adolf Hitler, entretien avec l'amiral Horthy, 1943, cité dans Johann Chapoutot, La loi du sang. Penser et agir en nazi, 2014
(3) Tom Regan, Empty Cages: Facing the Challenge of Animal Rights, 2005
(4) Jacques Derrida, L'Animal que donc je suis, 2006

 
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 11:10

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 8 février 2015

TEL 06 76 99 84 65

 En progrès. Mais, peut tellement mieux faire !.

Les articles de vulgarisation scientifiques célèbrent avec emphase les progrès des connaissances, des thérapeutiques, des nouvelles technologies que fait l’homme et qui font l’homme, en retour.

Car, l’humain est produit de sa biologie et de ses connaissances.

Bien sûr, nous devons, avec gratitude pour les générations précédentes et pour leurs combats pourle mieux, contempler le chemin parcouru ces trois derniers siècles.

 Mais, il ne faut pas beaucoup d’imagination pour concevoir une autre société qui considérerait avex stupéfaction nos ignorances, nos impuissances face à la maladie, au vieillissement et à la mort, maux que la culture enjoint de considérer comme inéluctables, face aux fausses valeurs, aux fables stupides, aux traditions débiles que véhicule encore l’époque.

 

Plutôt que de se glorifier de nos progrès, nous devrions nous affliger de notre manque de maîtrise tant sur le monde que sur nous-mêmes.

Oui, le progrès existe et nous en bénéficions chaque jour mais que d’échecs, de tâtonnements, de régressions occasionnelles !

Si le progrès des sciences et des techniques s’impose avec évidence, celui du comportement, de l’éthique, du relationnel s’avère moins mesurable.

En Occident, on a aboli la monarchie absolue de droit divin, la torture, l’esclavage, la peine de mort et le plus grand progrès réside dans l’intolérance de la société contemporaine à une violence à laquelle se résignaient les hommes du début du 20’me siècle.

L’émancipation de la femme, la reconnaissance des droits et de l’intérêt de l’enfant, les garanties offertes aux libertés individuelles sont des marques d’avancées civilisatrices indéniables.

Mais il en va de la culture, de l’éthique, de la politique comme de la médecine et des sciences, l’œuvre reste à accomplir.

Aujourd’hui, des hommes dominant l’informatique, dotés d’un bagage intellectuel basique, brûlent vif, décapitent, trucident d’autres hommes parce que, fanatisés par des mythes que l’on voudrait d’un autre âge, ils célèbrent la mort.

 

Ici, des hommes, victimes du même obscurantisme, exigent de manger de la viande d’animaux suppliciés, se cramponnant à des identités tribales.

Ici,, des hommes repus trompent leur ennui en massacrant des oies, en traquant des cerfs, en faisant partout couler le sang et en érigeant la mort en activité ludique.

Alors, où est le progrès ?

En cultivant des traditions cruelles, en adhérant puérilement à des croyances aberrantes, l’esprit humain patauge dans l’arriération.

 

Indignons-nous face à la souffrance et face aux crédulités avilissantes, l’une et l’autre étant d’ailleurs indissociables.

Les monothéismes firent de la douleur, du sacrifice, du martyr, de la soumission des vertus.

 

Le vrai progrès consiste en une révolte contre tout ce qui génère maux et servitude.

Le vrai progrès réside dans le refus de la fatalité du Mauvais et la quête permanente du Bon.

Contre les Lumières nouvelles, contre l’élargissement du cercle de l’empahtie aux autres animaux, vous trouvez les religions, le libéralisme économique, les lobbies tirant des traditions sanguinaires leurs intérêts.

Car, toutes ces forces thanatophile nient la valeur première du vivant.

Ces forces réactionnaires font de la mort leur radicalité contraire  au biocentrisme qui est un amour de la vie et une aspiration à respecter toute sensibilité, non dans un arrière-monde farfelu mais ici et maintenant.

   Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 10:55

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 1 février 2015

TEL 06 76 99 84 65

Grands arbres et très petits hommes.

« Ô, quel farouche bruit font dans le crépuscule les chênes qu’on abat pour le bûcher d’HERCULE ».

Victor HUGO.

Le gouvernement, pour améliorer la sécurité routière, inciterait, selon la presse, les collectivités locales  à abattre les arbres ombrageant les routes.

Ce massacre perdure depuis des décennies.

Or, nul ne vit jamais un arbre quitter la terre qui le nourrit pour venir méchamment percuter un paisible automobiliste.

Certes, des chauffards criminels, maniaques de la vitesse, perdent parfois le contrôle de leurs engins et achèvent leur course folle contre un tronc salvateur.

A défaut de l’arbre, le chauffard, perdant  ce contrôle, finira son embardée en écrasant un piéton, un cycliste, un autre automobiliste ou un innocent animal.

Supprimer les arbres bordant les routes aggrave l’insécurité routière en offrant aux assassins motorisés une fausse sécurité au détriment des autres vivants dont le malheur est de les rencontrer.

Les arbres ne bénéficient pas, en ce pays, d’un quelconque statut de protection, même s’ils sont vénérables, chargés de siècles, merveilleux symboles de la nature et de la pérennité.

La déplorable « classe politique » édicta des lois en faveur des monuments historiques mais aucune norme en faveur des géants végétaux, chefs-d’œuvres qui exigent ce qu’ignore le plus notre époque : le temps.

 

Combien de maires malfaisants font abattre systématiquement les vieux arbres des places, au prétexte habituel qu’ils sont malades, en dupant les citoyens, par des replantations qu’ils détruiront quelques années plus tard, bien avant  que les jeunes végétaux n’atteignent leur maturité.

C’est qu’un arbre, vous savez, ça possède des branches et des feuilles et que cela fait désordre dans l’univers de béton et de verre des cités modernes hostiles à toute vie sauvage.

D’ailleurs, moineaux et martinets, naguère hôte des vieilles façades pourvues de cavités propices à leur nidification, disparaissent eux aussi des villes et aucun architecte, aucun maître d’œuvre, aucune municipalité, ne se préoccupent de ces oiseaux, lors de l’édification des bâtiments.

Un élu préférera toujours un rond-point, une zone industrielle, un centre commercial, pompes à argent public, au maintien de la nature dans l’espace urbain.

L’arbre doit disparaître comme l’oiseau dans un univers artificialisé, aseptisé, un univers biocide.

Or, il serait vain de protéger les oiseaux sans sauvegarder les arbres.

L’immense majorité de nos concitoyens souhaite conserver ces dispensateurs d’ombre, de fraîcheur, de paix dans leur environnement et partout monte la même récrimination des habitants contre les élus ennemis des arbres.

Une étude psycho-sociologique mériterait d’être consacrée au rapport décalé de l’homme politique avec le vivant.

 Bien souvent, en retard sur la société, l’homme politique méprise profondément  la nature et les animaux.

Ces jours-ci encore, lors de l’adoption par l’assemblée nationale de la réforme du code civil par insertion dela mention « l’animal est un être vivant sensible », il s’est trouvé quelques esprits fossilisés, au parti de l’argent, pour s’inquiéter de l’incidence de cet énoncé pour les « éleveurs et les chasseurs à courre ».

Cela tient aux particularités psychologiques des personnalités accédant aux fonctions électives, personnalités « tueuses » qui ont dû « éliminer » leurs concurrents au sein même de leurs formations respectives.

En dehors des périodes héroïques, celles où l’engagement expose aux grands périls, la politique attire des individus bien peu à la hauteur.

Voilà pourquoi trop d’élus reflètent une mentalité archaïque, hostiles à  l’arbre et à l’animal.

 

Pour abattre sans remord les grands arbres, il faut de bien petits hommes ou dumoins des hommes bas.

Sauver l’arbre, l’animal et l’homme passe par une politique de hauteur éthique, l’inverse de ce que pratique la caste.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 11:10

Bientôt la Chandeleur ! alors on fait sauter les crêpes ( vegan ! ).

Voici le site de Melle Pigut plein d'idées succulentes !

Bon appétit !

Allez donc vous promener sur son site :    http://pigut.com/

 

La Chandeleur Végane et Bio, c’est Possible ! + {Vidéo Pancakes}

Posted: 26 Jan 2015 03:43 AM PST

Autant vous l’avouer tout de suite… manger des crêpes est toujours pour moi un petit événement !

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que préparer des crêpes sans œufs et sans lait a été un des grand défi de mes premiers pas vers l’alimentation végétale. Pour le lait, j’ai vite compris qu’il suffisait d’utiliser de l’eau ou des laits végétaux. Facile. En ce qui concerne les œufs, pour tout vous dire, les tests ont duré des mois.

A l’époque, je parcourais la Nouvelle-Zélande dans une camionnette aménagée avec mon amoureux et, régulièrement, j’expérimentais de nouvelles combinaisons. Je ne maîtrisais pas grand chose en cuisine à l’époque, mais il m’était impossible de m’appuyer sur des recettes existantes, les sites et livres de recettes ne fleurissant pas comme aujourd’hui (et accessoirement, je n’avais pas internet dans mon camion). J’ai donc… tout essayé.

Finalement, j’ai réalisé que les œufs étaient simplement superflus : il suffit de les retirer de la liste des ingrédients, de faire une pâte un petit peu épaisse, et le tour est joué.

J’ai déjà expliqué cette « méthode » dans un article consacré aux crêpes il y a quelques années (hey, je vous ai dit que j’adorai ça), mais quand l’occasion se présente, j’aime bien rappeler qu’il est inutile d’acheter des ingrédients « extraordinaires » pour réussir ses crêpes vegan. Oh bien sûr, on peut ajouter des ingrédients pour accroitre la gourmandise, mais (répétez après moi :) ça n’est pas une obligation.

La Chandeleur Végane et Bio, c’est Possible !

Alors qu’est-ce qu’on prépare pour une bonne chandeleur végane ?

Cliquez sur les images pour voir les recettes gourmandes. Attention, il y a des chances que vous deveniez accro, je vous aurai prévenus. On prépare…

Des crêpes bien sûr !

Avec ou sans gluten, avec ou sans arômes, toutes les astuces vous sont délivrées dans l’article.

La Chandeleur Végane et Bio, c’est Possible !
La Chandeleur Végane et Bio, c’est Possible !
La Chandeleur Végane et Bio, c’est Possible !
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 11:02
Ferme des 1000 veaux c'est samedi !‏
Cher(e)s ami(e)s,
 
Dernière ligne droite avant notre grande manifestation de samedi prochain contre la Ferme des 1000 veaux à La Courtine ! RDV à 13h30, Place du 19 mars 1962, 23100 La Courtine.
 
Nous vous invitons à' amener vos propres visuels car nous ne pouvons pas en prévoir pour les manifestants. Attention, aucun visuel à caractère raciste ou antireligieux ne sera toléré, ni bannière politique.

Si certains d'entre vous jouent du djembé ou du tambour, nous cherchons 5 personnes pour la tête de cortège. Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à nous contacter par email.
 
Pour ceux qui le souhaitent, ils seraient bien que de nombreux manifestants se maquillent le visage aux couleurs de l'OEDA:https://www.facebook.com/collectif.oeda/photos/a.365344086960108.1073741829.359484534212730/407580809403102/?type=1
 
Le Conseil Régional doit délibérer dans 3 jours pour l'attribution d'une éventuelle subvention à la Ferme des 1000 veaux, nous vous invitons à écrire de nouveau aux élus:http://www.regionlimousin.fr/elus
 
Lettre type:

"En tant que citoyen et contribuable, je souhaite exprimer mon opposition au projet de centre d'engraissement des 1000 veaux, à St Martial le Vieux, en Creuse. Je demande qu'aucune subvention ne soit allouée à la SAS Alliance Millevaches. Ce projet est une aberration tant sur le plan écologique que du bien être animal.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'aggréer, Madame/ Monsieur, mes salutations les meilleures."
 
Pour soutenir notre campagne par un don: http://www.collectif-oeda.fr/texte/dons.html
 
Soyez nombreux à nous rejoindre samedi à La Courtine !
 

Amitiés dans la lutte,



Aurore LENOIR
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 11:17

(appel : Manifestons, le samedi 31 janvier, à LA COURTINE, département de la CREUSE, à partir de 13 heures 30, contre la ferme des mille veaux et contre les actes de maltraitances à l’encontre des animaux d’élevage).

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 25 janvier 2015

TEL 06 76 99 84 65

Et toujours la même barbarie.

Pendant que les citoyens, tétanisés par l’horreur des crimes perpétrés par les islamistes fondamentalistes, oublient leurs griefs contre les élus, les lobbies poursuivent leurs œuvres perverses.

Les gouvernants du jour et de la veille sortent ragaillardis de l’épreuve avec une quote de popularité inespérée avant l’assassinat de nos amis de CHARLIE HEBDO.

La peur rassemblera toujours les troupeaux.

Mais la peur favorise le conservatisme, la frilosité, le dénigrement des contestations fussent-elles éminemment pacifiques et contraires au terrorisme obscurantiste.

 

Les fascistes du rural profond, ceux qui rêvent de « plomber les zadistes » et qui émargent à l’agro-cynégétique, assimileront demain, dans leur propagande à la GOEBBELS, les défenseurs du vivant aux fanatiques religieux.

Le premier ministre jouera doctement la carte de l’ordre contre tous les trublions qui osent remettre en cause la marée de béton qui assassine la nature.

L’opinion publique captive approuvera dans une démarche simpliste et un réflexe d’effroi  la condamnation de  toute remise en cause.

Est-ce pour cela que les dirigeants ont tant aimé les guerres dans le passé ?

Elles confortent leurs pouvoirs, soumettent les peuples en les jetant les uns contre les autres.

 

Alors, nous qui ne sommes ni anesthésiés, ni terrorisés, parlons de ces victimes sans voix que la société sacrifie à ses arriérés et à la cupidité.

 

------ Si vous parcourez les campagnes, vous constaterez que les oiseaux disparaissent empoisonnés par l’agriculture, fusillés par les guerriers du dimanche et des autres jours, heurtés par les engins de  transports divers.

Dans ce contexte, le lobby chasse Français intrigue auprès des pouvoirs publics pour violer le droit européen de préservation des oiseaux.

Ces jours-ci, les dirigeants de ce lobby menacent électoralement les élus de les sanctionner si la ministre n’autorise pas le tir des oies au-delà du 31 janvier.

La ministre doit prendre sa décision dans la semaine  à venir.

Il faut savoir que depuis des années, le conseil d’Etat Français annule les successifs arrêtés ministériels, pris sur pressions des chasseurs, permettant la chasse des oies jusqu’au 10 février.

Sans entrer dans des considérations par trop juridiques, je rappellerai que le droit européen (directive du 2 avril 1979, reprise le 30 novembre 2009) prohibe la chasse des oiseaux « lors de leur trajet de retour vers leurs lieux de nidification ».

Les tueurs forcenés de ce pays, refusant toute modération de leurs prélèvements, intervinrent durant deux décennies devant les juridictions pour contester les dates de début de migration des oiseaux.

Or, la Cour de Justice des Communautés par arrêts du 17 janvier 1991 contre l’Italie, des 19 janvier 1994 et 7 décembre 2000 contre la France, dit pour droit qu’il fallait cesser la chasse dès le début de la migration des oiseaux.

En conséquence, une fermeture de la chasse aux oiseaux migrateurs fin  janvier s’imposait et apparaît même trop tardive.

Inacceptable pour le lobby chasse Français, gestionnaire du nombre de ses adeptes !

Sur le mode tartarinesque de « retenez-moi ou je fais un malheur », ils harcèlent les parlementaires et le ministère pour tuer toujours davantage.

Pour leur complaire, souvenons-nous quel’ancien président de la république, en janvier 2012, prorogeait la chasse aux oies en février sous couvert « d’une chasse scientifique » !

Faudra-t-il enhcore des arrêts du conseil d’etat, voire de la cour de justice de l’Union Européenne pour stigmatiser la nocive chasse à la Française ?

 

Ce loisir demort, cette nuisance absolue, cette aberration éthique qui fit disparaître l’ours pyrénéen, fait la guerre aux tétras, aux bécasses et alouettes.

 

---- Dans le même temps, en Alsace, on apprend l’extension d’un centre d’élevage de singes pour l’expérimentation.

A quelle époque vivons-nous ?

Il serait grand temps de reconnaître aux grands singes des droits à vivre libres sur la terre, et ériger en crimes les actes de cruauté à leur encontre.

Personnellement, je suis très attaché à la recherche scientifique et en particulier en biologie et médecine, pour  faire reculer la maladie, la souffrance et la mort.

Mais, la recherche passe, désormais, par la biologie moléculaire, les travaux sur les cellules souches, sur les tissus, par des protocoles thérapeutiques et non sur des êtres sensibles dotés d’un cortex, ce qui exclut les animaux qu’il est abjecte de ramener au rang de « matériel de laboratoire ».

Les progrès des connaissances résulteront de simulations, des analyses génétiques, des manipulations de télomères et non d’une vivisection à la Claude BERNARD.

 

----- L’assemblée nationale inscrivait au printemps dernier, dans le code civil, que l’animal est un être sensible. Déclaration bien peu révolutionnaire et de pure évidence, mais de nature à révulser ce que ce pays compte d’arriérés, tortionnaires d’animaux.

Ces lobbies trouvent dans un sénat,  à droite depuis septembre 2014, des échos favorables et la chambre conservatrice et ruraliste, décalée par rapport au pays, refuse la proposition de loi, adoptée en première lecture par les députés.

 Si le texte énonçait que le chasseur est gestionnaire de la nature, l’agriculteur garant de la saine culture issue de la terre qui ne ment pas, le sénat n’aurait rien trouvé à redire.

Mais, oser affirmer que l’animal est un être sensible heurte les archaïsmes des réactionnaires.

L’assemblée nationale pourrait, en vertu de la constitution, avoir le dernier mot et imposer la réforme du code civil aux conservateurs du sénat.

Ma confiance dans une classe politique déconnectée dues citoyens me laisse perplexe sur l’issue de cette audace !

Si le législateur inscrivait, finalement, dans le code civil,  que l’animal est un être sensible, les industriels de la viande projetteraient néanmoins l’édification de fermes concentrationnaires comptant des milliers d’animaux entassés dans des conditions contraires à leurs exigences éthologiques, animaux voués souvent à une mort cruelle aux noms de rites religieux dont nous retrouvons ici les méfaits contre la vie.

 

----- Ailleurs, pour créer des « emplois », en fait pour des profits spéculatifs et véreux, des promoteurs déménagent faune et flore.

 

Bien sûr, les élus vont faire de l’écologie.

En fin d’année, ils donneront un grand spectacle, très politiquement correct, sur le thème de la lutte contre le réchauffement climatique.

Par ses généralités et l’absence d’intérêts contraires immédiats, le dérèglement climatique offre un splendide divertissement à l’inconsistance des dirigeants planétaires.

Sauver la biodiversité, protéger concrètement, ici et maintenant, la nature, changer le rapport à l’animal s’avèrent plus difficiles que disserter sur les émissions de gaz à effets de serre, la diversification énergétique et autres écrans de fumées qui masquent le grand massacre et l’enfer.

Loin de moi de soutenir que le réchauffement planétaire ne constitue pas un défi.

Mais, ce défi est reconnu et assumé.

Déplorer les pollutions n’expose pas à grand-chose.

Demander l’abolition de la chasse, de la tauromachie, du gavage, des abattages rituels, l’abandon d’un grand aéroport, d’un barrage, d’un centre de loisirs exigent ce dont notre société manque le plus : du courage !

 

Oui, du courage de déplaire !

Ne soyons pas dupes. Restons éveillés et résistants face aux ennemis de la terre.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Opinion
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