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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 10:42

 

 

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Cavanna est parti ... C'était un humaniste rare, un grand défenseur des animaux, un militant anti-corrida, un écrivain à qui je dois des crises de larmes ( à force de rire ! ) en lisant " Les Ritals " ,  bourré de tendresse et d'humour... comme tous ses autres livres d'ailleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/01/30/deces-de-francois-cavanna-fondateur-de-charlie-hebdo_976550

_______________________________________________________________

www.ecologie-radicale.org

 

 

 

François CAVANNA n’est plus.

 

 

 

Ses combats, tous ses combats étaient nôtres.

Contre la cruauté envers les animaux, contre les obscurantismes et les billevesées des doctrines thanatophiles, il oeuvra, par ses livres et ses  éditoriaux dans CHARLIEHEBEDO, sa  précieuse réalisation, pour la raison, pour la liberté, pour la compassion.

 

 

 

Je me souviens que publiant un ouvrage intitulé «stop crève », il énonçait que la vraie révolution serait d’abolir la mort.

Belle idée que révulse tous les marchands d’illusions sur les arrières-mondes qui permettent à certains de pourrir celui-ci.

En 1991, il publiait « coup de sang », réquisitoire brillant et indigné contre tous les actes de violence, de maltraitance à l’encontre de nos frères animaux.

Son verbe fort et clair va nous manquer.

 

 

 

J’adresse à nos amis  de charliehebdo l’expression de ma solidarité affectueuse et j’associe ce soir dans mes pensées la mémoire de mon ami  Xavier PASQUINI, regretté chroniqueur qui servait, de midi à minuit, lui aussi avec ardeur et talent, la grande cause du vivant en fustigeant les  idéologies mortifères.

 

 

 

Ils ne verront pas l’aboutissement de leurs  engagements mais, avec gratitude, songeons que ce qu’ils furent prouve que l’humain peut ne pas être mauvais.

 

 

         Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

TEL 06 76 99 84 65


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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 12:01

 

 

www.ecologie-radicale.org

 


 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 26 janvier  2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

 

    JAURES revient ! Ils sont devenus mous !

 

 

 

 

 

         ---- 1.  « viva la muerte », un cri fasciste :

La chasse, loisir de mort, la corrida, spectacle de mort, sont d’essence fasciste parce que fondées sur un rituel guerrier, de violence, d’exhibition d’armes, sur le mépris de la souffrance d’autrui, sur la confusion fatale entre l’insensibilité, une tare, et le courage, une vertu.

Non pas que tout idiot de village, tout mondain snobinard s’affichant sur les gradins des arènes sanglantes soient consciemment fascistes, mais la culture, les valeurs, la psychologie drainées par ces pratiques le sont fondamentalement.

 

 

 

 

 

Or, le ministre de l’écologie d’un gouvernement dit « socialiste » se targue, dans une réponse faite à un parlementaire du parti conservateur qui lui reprochait de ne pas offrir aux chasseurs d’oiseaux d’eau une prolongation en février du grand massacre, d’avoir fait davantage pour les chasseurs que les précédents gouvernements de droite.

Malgré leurs consternantes génuflexions devant leurs majestés cynégétiques, les dirigeants actuels ne pourront jamais être plus généreux que leurs prédécesseurs qui firent tellement pour la chasse qu’ils en asséchèrent le parti politique des chasseurs CPNT.

 

 

 

 

Le ministre dit « de gauche » est fier d’avoir autorisé les tirs d’oies et de canards dix jours de plus qu’auparavant.

On a les gloires qu’on peut.

Bien sûr, ce cadeau fait au détriment des oiseaux d’eau ne saurait satisfaire les insatiables tueurs agréés et les fédérations départementales du Nord, du PAS DE CALAIS et de la SOMME demandent à leurs troupes de tuer oies et canards jusqu’au 16 février, avec ou sans arrêté d’ouverture.

Voilà qui mérite bien un agrément ministériel au titre de la « protection de la nature » !

Que quatre dirigeants de ladite fédération de HAUTE SAÔNE se trouvent inquiétés par la justice pour destructions massives d’espèces protégées ne risque guère d’émouvoir un personnel politique moralement dégradé.

Vous savez, « leurs amis chasseurs gèrent la nature » !

 

 

 

 

Du temps où la politique n’était pas dissociée de l’éthique, les penseurs et militants fondateurs du socialisme, Charles FOURRIER, Louise MICHEL, Rosa LUXEMBOURG  et tous les autres assumaient cette évidence : la compassion, le refus de la violence, la condamnation des mœurs guerrières, de la domination brutale ne souffrent pas d’exception et ce que l’homme fait à l’animal, il le fait à ses semblables.

Améliorer la condition humaine, s’insurger devant l’injustice et la cruauté participent d’une démarche intellectuelle n’excluant aucun être sensible.

Nous assistons à un pourrissement de la politique.

De petits esprits font carrière en choisissant une écurie de course électorale sans véritable conviction. Ils auraient tout aussi bien pu choisir le camp d’en face.

Ils sont interchangeables et, sur le fond, n’ont qu’une obsession : leur personne.

 

 

D’ailleurs, tout ce petit monde, prompt à se bousculer pour occuper de leur inutile présence les palais nationaux, solidaire, fait la même politique avec juste des nuances de styles, des postures d’acteurs.

La chasse et la torture tauromachique le prouvent avec un sinistre éclat, couleur de sang.

Si la gauche était de gauche, ces pratiques seraient éradiquées.

L’imposture d’une propagande ridicule du chasseur gestionnaire de la faune, peut continuer à fleurir en ce pays.

 

 

 

 

 

--- 2. l’argent corrompt tout :

 

Quant aux forces d’argent, confrontées à un gouvernement centriste, elles ne crient au socialisme  que pour feindre d’avoir peur, de donner le change, d’agiter le fumigène pour perpétuer leurs exactions sous le règne du libéralisme dont l’empire mondialisé devra durer mille ans.

 

Le gouvernement perdure à gratifier VINCI de son aéroport de NOTRE DAME DES LANDES et attend des recettes du libéralisme économique la sortie d’une crise dont Raymond BARRE annonçait la fin prochaine en 1977, avec « sa sortie du tunnel ».

 

Firmes, promoteurs, milliardaires, grands destructeurs de sites naturels, n’ont pas plus à s’inquiéter des partageux  que les chasseurs et les tortionnaires de taureaux,  n’ont à redouter des écologistes politiques qui ne servent pas à grand chose sous les lambris officiels.

Ces écologistes désignent, ces jours-ci leurs candidats pour les prochaines élections européennes et proposent, entre autres,  un exploitant agricole, ennemi des loups.

La nature, la condition animale sont absentes de leurs discours creux. Ils sont tellement heureux de siéger dans les assemblées électives grâce au soutien de leurs grands alliés qui ont  besoin d’eux pour ne pas apparaître monolithiques.

 

 

 

 

----- 3. La superstition, névrose le monde :

Face aux obscurantismes religieux, aux communautarismes  potentiellement pourvoyeurs des  guerres civiles de demain, les gouvernants n’osent pas affirmer une laïcité ferme, forte et claire.

Les valeurs de la raison, de la liberté de conscience, du respect du vivant, du refus des abattages cruels ne sont pas assumés.

Où sont les militants laïcs d’antan ?

Certainement pas à GUERET dont les élus veulent édifier un abattoir sacrificiel où les vaches du LIMOUSIN seront égorgées sans étourdissement, agonisant pendant dix minutes, pour plaire à une quelconque divinité !

J’imagine la consternation des hommes de demain devant tant de billevesées et de férocité.

 

 

 

 

Nos pseudo-progressistes sont complexés, intellectuellement paralysés, face à ces errements où se perdent l’intelligence et l’empathie.

Aujourd’hui, contre la violence faite aux êtres, contre l’exploitation, contre la superstition, la gauche, c’est par où ?

 

 

 

 

 

Une vraie démocratie suppose deux principes premiers : le respect des personnes mais aussi l’affrontement des convictions contraires.

Quand il n’y a plus de débat d’idées, de chocs des convictions, quand le nihilisme anesthésie tout, qu’aucune alternative  n’est proposée, il n’y a plus démocratie.

Nombre d’Etats ont cessé d’être des démocraties vivantes faute d’alternatives et de choix autres que de personnes.

Ainsi aux USA, entre DEMOCRATES  et REPUBLICAINS n’existent que des nuances artificiellement entretenues pour justifier une joute électorale, simple  affaire de personnel administratif de l’entreprise publique.

En France, les deux partis dits de gouvernemen qui rêvent de confisquer l’Etat, dérivent vers cette affadissement, cette absence de choix.

 

 

 

 

 

L’adversaire idéologique doit être accepté en tant que tel et reconnu dans ses droits et sa liberté à penser ce qu’il pense et à le défendre.

Nul ne doit jamais être inquiété pour ses opinions, fussent-elles exécrables.

La liberté de pensée et d’expression pour tous est imprescriptible, dans mon acception d’une société fondée sur les droits du vivant.

Il y a même la liberté pour les ennemis de la liberté, car restreindre les principes revient à les affaiblir.

 

 Mais l’absence de heurt des opinions et propositions signent la mort de la démocratie et la fin  d’une politique qui est aussi une éthique.

Donnez-nous des écologistes défenseurs de la vie, des socialistes qui socialisent l’économie, et face à eux, des conservateurs qui assument être le parti de l’argent et des nationalistes autoritaires qui…..

Mais ceux-là s’assument, plus les autres !!

 

 

 

 

            Gérard  CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’Ecologie ethique et radicale

Pour le respect des ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:45

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 19 janvier 2014

Tel  06 76 99 84 65

 

 

             Assez d’élucubrations.

 

 

 

Dans une société libre, démocratique, de  raison, la vie privée est totalement opaque et la vie publique totalement transparente.

Les mœurs, les convictions, les modes de vie, les orientations sexuelles, la santé relèvent, d’une part, du secret de  la vie privée, d’autre part, d’une absolue et imprescriptible liberté.

 Nul ne saurait imposer à autrui ses goûts, ses choix, ses options morales et affectives.

Les tenants du sinistre ordre moral,  les victimes de doctrines anhédonistes qui névrosèrent le monde s’obnubilent sur la vie privée d’autrui, voulant contraindre l’ensemble des personnes à leurs propres frustrations.

 

 

Le chef de l’etat Français connaît, présentement, les  curiosités malsaines des obsédés des fausses vertus.

L’affaire serait dérisoire, subalterne, réservée à la presse de caniveau, si elle ne révélait ce que cette société comporte encore d’archaïsmes.

Si certains entendent régir la vie des autres, s’opposer au mariage de ceux qui veulent vivre autrement qu’eux, réjouissons nous de penser qu’il ne s’agit que de survivances minoritaires de vieilles idéologies névrosantes et  liberticides.

 

 

 

S’il convient de réserver à la vie privée le secret et la liberté auxquels chacun a droit, il y a lieu, en revanche, de maintenir public l’intérêt général et ne pas sacrifier aux appétits individuels la nature et les êtres vivants.

Or, la nature et les êtres vivants sont les oubliés du discours ambiant assourdissant.

 Des dogmes ressassés, des erreurs présentées par les gouvernants, les experts, les commentateurs comme des évidences sans alternative perdurent à saccager l’essentiel : le vivant.

 

 

 

Pour les imposteurs, il faut croître, produire, déréglementer, sacrifier tout pour les profits d’une économie déprédatrice.

C’est, disent les petits GOEBBELS de la propagande officielle mondialisée, l’unique voie, la seule solution pour créer des emplois et rendre prospères les peuples de la terre.

D’ailleurs, d’après ces nouveaux totalitaires du « libéralisme économique », vous n’avez plus de choix, plus d’autres solutions et vous êtes sortis de l’Histoire, sommés d’acquiescer au système indépassable, impérieux comme aucun ne le fut précédemment : « l’entreprise privée, voilà votre horizon définitif ».

 

 

Les gouvernants, d’ici et d’ailleurs, annoncent, à chaque instant, qu’ils  octroient des milliards d’Euros ou de dollars aux entreprises pour qu’elles procurent du travail.

Quant à la protection de la nature, le sujet est ignoré des officiels et des médias.

Quant à la condition des êtres vivants, animaux et humains, elle ne saurait primer sur le culte de l’entreprise privée qui doit s’épanouir sans entrave, c’est-à-dire en exploitant au maximum, avec le moins possible de normes « boulets administratifs attachés aux pieds légers » des entrepreneurs.

 

 

 

Qu’auraient fait les Etats avec tous ces milliards ?

Pourquoi le lobby autoroutier Français, par exemple, reçoit-il en cadeau deux milliards d’euros de bénéfice par an ?

 

 

 

Combien d’emplois publics dans la santé, la préservation de la nature, les aides à la personne et tous les services publics aurait-on pu créer avec ces flux financiers absorbés par quelques oligarques ?

Quand aurons-nous une société faisant primer « l’être » sur « l’avoir » ?

Ma critique du capitalisme globalisé repose sur d’autres fondements que les condamnations du marxisme qui voyait dans l’économie une superstructure dont dépendait tout le reste.

Je formule les griefs suivants :

Une société privatisée, une culture du Marché roi impliquent des maux corrélatifs, à savoir, rentabilité, exploitation maximale, quête du profit insatiable, esprit de compétition et de lucre, marchandisation de tout dès lors que les ressources naturelles, les sites, les êtres vivants deviennent simples facteurs de production spéculative.

Ainsi, pour l’esprit « d’entreprise », il faut des OGM, des pesticides, des gaz de schistes, des infrastructures infinies, sans examiner le bon ou le mauvais résultant des innovations.

 Les gaz de schistes, les OGM, les pesticides, rapportent procurent de l’énergie, dynamisent l’économie et ces considérations valent seules dans une société de Marché.

En cela, l’économie privatisée totalitaire est radicalement incompatible avec l’écologie qu’elle soit éthique, fondamentale ou opportuniste.

Le Marché veut faire de l’argent sans aucun souci du coût écologique et humain.

Alors, le Marché forera des puits de pétrole partout sur la planète, extraira des minerais en zones sensibles, pillera les forêts équatoriales, réduira les animaux d’élevage à des fournisseurs de viande, anéantira la biodiversité perçue comme une entrave  au productivisme.

 

 

 

 

Petite suggestion au président puisqu’en ce pays la politique demeure une affaire éminemment monarchique :

Vous cherchez à faire des économies au détriment des populations et au profit des entrepreneurs.

 Supprimez les incitations financières au natalisme.

La surpopulation, ce n’est pas pour demain, c’est déjà un fait d’aujourd’hui, un fléau, et nous aspirons à des humains moins nombreux  et plus heureux, des humains qui n’auraient pas à vivre dans un environnement artificialisé, concentrationnaire, pollué, dans un enfer exempt de toute biodiversité.

Des humains moins nombreux mais nullement ascétiques, nullement condamnés à l’austérité, à une usure prématurée.

Les aspirations individuelles au bonheur, à la santé et à la  longévité sont plus que légitimes.

C’est par la réduction des naissances qu’il faut limiter la cancérisation de la terre par une espèce à la cupidité insatiable.

Puisque vous offrez, Monsieur le président, l’exonération des cotisations familiales aux électeurs qui ne votèrent pas pour vous, faites de la politique familiale une politique de redistribution et non une prime à l’enfant qui vaut mieux que cela.

 

 

 

 

           Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT d’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 14:37

 

 

Samedi 11 janvier 2014
La multiplication des poissons ne tient plus du miracle.

 

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Encore une année qui commence mal. Avec, entre autres horreurs, des tortures infligées à des moutons, dans le département de l’Hérault, et un cheval mutilé quelque part en Auvergne... Ce ne sont finalement qu'anecdotes au regard de toutes les horreurs perpétrées chaque jour dans le monde et dont les animaux, TOUS les animaux, sont à chaque seconde les victimes désignées. Des crimes dont on connaît le plus souvent les auteurs, mais qui sont accomplis en toute impunité.  

Rappelons-le une fois encore : LES ANIMAUX SONT DES ÊTRES SENSIBLES, qui nous ressemblent fort, pour la plupart des espèces en tout cas, qui sont dotés d'intelligence, et ressentent nombre d'émotions, comme la joie, la tristesse, la colère, la peur...

 

 


Le 7 janvier, la chaîne Arte a diffusé un documentaire sur la pêche industrielle,  

La fin du poisson à foison ? (dans le cadre d'un Thema). Cette pratique n'a, elle, rien d'anecdotique. On n'en compte même pas les victimes en unités, mais en millions de tonnes ! Pourtant, chaque poisson est unique. Il faut voir le traitement qui leur est réservé sur le pont des immenses bateaux-usines qui sillonnent sans trêve les océans, c'est innommable, et leur agonie dure longtemps, très longtemps (pour en savoir plus sur la pêche industrielle, voir le site de One Voice). Pas besoin d'être scientifique pour reconnaître leur détresse lorsqu'ils se débattent, tordus de douleur, entassés les uns sur les autres, énorme masse palpitante et informe, asphyxiés dans des filets géants qui coupent, blessent, mutilent. Ce sont des millions de poissons qui, à chaque fois, sont extirpés avec la plus grande violence d'un milieu naturel où ils se mouvaient sans entraves, même s'ils devaient composer avec la menace des prédateurs. On ne peut pas dire, comme Descartes, que ce ne sont que des machines, que « cela ne sent rien ». Même la science, aujourd'hui, admet que ces animaux souffrent.  


Quelles excuse a-t-on ? L'économie ? L'emploi ? Oui, bien sûr, ils arrivent à point nommé  lorsqu'il s'agit de trouver des prétextes à nos pires exactions. On les évoquait déjà lorsqu'il s'agissait d'abolir l'esclavage. Les raisons alimentaires ? Lorsqu'il s'agit de poissons d'élevage, alors que l'on sait qu'il faut 5 kg de poissons sauvages pour « fabriquer » un kilo de poissons d'élevage ? Lorsqu'on sait qu'un grand nombre de « prises », après avoir été malmenées tellement que bien peu y survivent, sont rejetées à la mer alors qu'on ne garde que les espèces qui ont la faveur des consommateurs ? Lorsqu'on sait les ravages écologiques que provoque ce type de pêche dans les fonds marins ? Lorsqu'on sait que les océans sont en train de se vider de toute vie ? Lorsqu'on sait qu'aujourd'hui, il existe des façons de se nourrir qui excluent les produits d'origine animale et qui ne présentent que des avantages.



La viande est à l'origine de situations cauchemardesques, tant du point de vue des élevages que de l'abattage. Nous ne devrions simplement plus en consommer. Il ne faudrait plus consommer de poisson non plus. Personne n'est innocent. Nous sommes tous responsables de ces horreurs. Cessons de nous voiler la face et de chercher les responsables dans le marché, l'industrie et toute autre hydre aux milliers de têtes, ce qui a l'avantage de concerner tout le monde sans désigner personne. En trente ans, la consommation mondiale de poissons a plus que doublé, d'après les chiffres qui sont rendus publics. De 6 kilos par personne et par an, on est passé à seize kilos... En 2006, la production mondiale était de 144 millions de tonnes, qui se répartissent en 92 MT pour la pêche, 52 MT pour l'aquaculture. Quand bien même on diviserait notre consommation par dix, cela ne suffirait pas pour éviter les massacres. C'est caricatural, mais tout de même, ça cause : supposons que les animaux humains n'aient le droit de consommer chacun qu'un seul kilo de poisson par an, ce qui a priori est très raisonnable. Un kilo multiplié par 7 milliards d'individus, cela donne 7 milliards de kilos, c'est-à-dire 7 millions de tonnes. Combien d'individus là-dedans ? Sans compter les victimes collatérales. Des milliards de morts infligées, beaucoup trop de souffrances, pour très peu de produit consommé, pour un bénéfice nutritionnel quasiment nul, pour un tout petit plaisir par tête de pipe... Des grosses victimes, des petites, toutes créatures marines confondues, parmi lesquelles des mammifères aussi : baleines, dauphins...


Calculs d'épiciers et qui sont, de surcroît, totalement absurdes, car tout est beaucoup plus compliqué. Possible. Mais cela montre à quel point une pratique anodine à l'échelle d'un individu peut se révéler une abomination lorsqu'elle est partagée par le plus grand nombre. Il est temps que l'humanité, qui croît et se multiplie encore aujourd'hui sans retenue, apprenne la frugalité, sous peine de devenir un monstre grouillant et proliférant, doté des mêmes capacités de nuisance, mais démultipliées, que les espèces qu'elle craint et abhorre le plus, et dont elle fait, très injustement, ses boucs émissaires.



N'est-il pas temps de cultiver désormais la mesure en toute circonstance, y compris lorsqu'il s'agit de démographie ? C'est quelque chose que chacun sait pour l'avoir éprouvé dans sa vie de tous les jours : il est parfois bien difficile de concilier qualité et quantité.



Dans le Nouveau testament, l'évangéliste Matthieu rapporte le récit de la multiplication miraculeuse des pains et des poissons par Jésus, pour rassasier une foule de plusieurs milliers de personnes, et pour laquelle on ne disposait au préalable que de cinq pains et de deux poissons. Nous assistons aujourd'hui à un autre type de multiplication : celle des exactions, des meurtres sur les animaux, des dégradations de la biosphère. Elle n'a rien de miraculeux. Et le miracle, au contraire, serait qu'elle s'arrête très vite. Pour cela, nous devons tous jouer notre 

partie, et ne pas attendre que d'autres le fassent à notre place.



La colère gronde. Certains d'entre nous ne veulent plus avoir honte de leur propre espèce. J'ai honte pour ce cheval mutilé, j'ai honte pour ces poissons agonisant sur le pont des navires, j'ai honte pour tous les crimes commis par homo sapiens, et auxquels, peu ou prou, je participe, même si j'essaie de réduire au maximum mes comportements destructeurs. Dans un premier temps, la pêche industrielle, les élevages industriels, ne doivent plus être subventionnées ni aidés d'aucune façon. Avec l'argent économisé, il serait sans doute possible de créer d'autres activités, plus éthiques, et d'employer des gens à d'autres tâches que celles qui consistent à faire du père de famille le plus attentif un tueur impitoyable.


Individuellement, nous sommes impuissants. Le seul moyen d'action réelle que nous ayons réside dans nos comportements et notre mobilisation. Ne cautionnons plus les massacres. Refusons d'être complices. C'est à la portée de tous. Souvenons-nous que nous n'avons plus désormais aucune excuse pour nous comporter en prédateurs.Renonçons à tuer, à faire souffrir, même par procuration. C'est sûr, nous nous sentirons mieux après...




Joss Barn

                                                                       

 

Dernière minute : du 17 au 19 janvier, la Grande halle d'Auvergne, à proximité de Clermont-Ferrand, accueille le 25e Carrefour national Pêche loisirs. Entre autres animations sur le thème de la pêche, il en est une qui a retenu tout particulièrement l'attention de La Griffe. L'association Sancy Pêche, en effet, s'est intéressée aux très jeunes, en mettant à leur disposition des bassins où seront déversées de truites d'élevage... Voilà ce que cela donne : "Priorité est accordée aux jeunes, auxquels nous servons de moniteurs occasionnels. Plusieurs centiaines de cannes à pêches sont mises à leur disposition pour leur permettre d'effectuer leur première prise. Conseils et matériel, tout est fourni sur le stand. Chacun repart muni de son trophée et de sa canne, avec en prime les cadeaux offerts par nos partenaires."

Ainsi, on apprend à des gosses à faire souffrir et à tuer, et en plus, on leur donne des cadeaux pour cela...

 


SOURCE :

A la suite de la diffusion d'un documentaire sur la pêche industrielle (Arte, Thema) en début de semaine, un nouvel article à lire sur le blog de La Griffe :
 
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REVOIR LE DOCUMENTAIRE D'ARTE SUR LE LIEN :
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 10:48

Ne manquez pas d'aller faire un tour sur le site de la CVN vous y lirez d'intéressantes infos à relayer largement ...

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS      le dimanche 12 janvier 2014

TEL  06  76 99 84 65

 

 

 

             Malaise dans la politique.

 

 

 

 

L’économie, le Marché, la finance internationale, les firmes plus puissantes que les Etats gouvernent au lieu et place des politiques qui ne détiennent plus que les apparences du pouvoir.

L’économie, le Marché, la finance se moquent  des élections qui, ici ou là, sélectionnent, parfois des femmes et des hommes qui, pour séduire les peuples, désignent les forces d’argent comme leurs seules ennemies et qui, une fois élus, font la  politique des oligarques.

 

 

 

Il n’y a plus de démocratie puisque le politique ne fait plus la loi.

Dans ce contexte, le personnel politique subit une « baisse de niveau » moral et intellectuel.

Copains et coquins se partagent quelques fauteuils électifs et les avantages qu’ils confèrent.

Lorsque le bureau du sénat, assemblée ruraliste, gardienne des lobbies pesants, dont je préconise la réforme depuis des années, refuse à des juges d’instruction de placer en garde à vue, le chasseur Serge DASSAULT, homme d’affaires, patron de presse ultra-conservateur, entravant ainsi une enquête sur des malversations éventuelles, le citoyen se trouve conforté dans le discrédit qu’il dirige à l’encontre d’une classe politique sans convictions et dont les talents relèvent d’illusionnistes de foires.

Le citoyen doute de l’honnêteté des élus, non pas tant d’une honnêteté juridique et formelle, que d’une honnêteté dans la sincérité des engagements.

 

 

 

Avec des écologistes politiques qui ne font rien pour améliorer la condition animale et sauver la nature, avec des socialistes qui prônent la compétitivité des entreprises privées  et la réduction des dépenses publiques, avec des « libéraux – conservateurs  » qui ne sont en rien « populaires » mais « patronaux » et affairistes, utilisant l’Etat pour servir les intérêts de leur petit cercle de copains, il faut bien admettre que le militant ne sait plus où s’investir.

En France, comme auparavant en Allemagne, en Grèce, en Italie, en Espagne, les alternances ne sont que des leurres et les forces d’argent, le Marché demeurent les seuls maîtres d’une société devenue démocratie formelle sans choix véritable.

Dès lors, plus la politique déçoit, plus les partis se muent en paravents des ambitions personnelles, uniquement occupés de petites carrières, sans aucune noble et grande querelle d’idées, sans volonté  d’améliorer le sort des êtres.

Plus la situation se dégrade, plus le mouvement d’abaissement du niveau moral et intellectuel s’accélère.

Ces jours-ci encore, illustration de ce décalage entre politique et éthique, le député européen d’EUROPE ECOLOGIE LES VERTS, José BOVE, dénonce, dans un journal Suisse,  la présence du loup en Europe.

Bien sûr, et il faut s’en réjouir, l’écologie n’est pas monolithique.

Nous, biocentristes, représentons une pensée écologiste en admettant volontiers d’autres approches,, conscients de ce que la force d’une idée naît de son pluralisme.

 

 

Toutefois, un élu écologiste appelant à éradiquer la faune, c’est un communiste qui insulte les mineurs de fond, un socialiste qui vitupère les enseignants, un conservateur UMP qui taxe les milliardaires, un nationaliste qui déchire le drapeau.

C’est pire qu’un oxymore, une faute contre l’esprit, un coup de plus porté à la crédibilité de la politique.

 

 

Qu’un parti politique écologiste ait désigné un syndicaliste agricole ennemi des loups et sans doute des ours, des lynx, pour le représenter, révèle la nullité éthique de la classe politique.

Les partis sont devenus des machines électorales où de petites ambitions égotistes s’affrontent dans l’oubli total de l’essentiel : le service d’une cause.

 

 

Jusqu’à quel degré d’abaissement iront-ils ?

Quelle dose de nausée devra submerger le citoyen pour que nous retrouvions des partis politiques honnêtes c’est-à-dire conformes sur le fond à ce qu’ils prétendent être : écologistes, socialistes, conservateurs, nationalistes ou autres, sympathiques ou adverses, que nous aimions ou combattions, mais tous respectables dès lors qu’authentiques dans leurs engagements.

Nous vivons le temps des acteurs en représentation permanente, des concepts menteurs.

 

 

Finalement, refusant de dissocier morale et politique, je nourris davantage de respect pour un adversaire idéologique convaincu, sincère, que pour les inconssistants  prompts à tous les reniements au nom d’une fausse tolérance, du compromis, de l’acceptation résigné de l’inacceptable.

 

 

 

Si la haine, le mauvais goût, les passions tristes débordent, notamment sur internet, nous le devons à la grande faillite du politique.

Si les socialistes nationalisaient massivement et déclaraient la guerre au Marché, c’est-à-dire si’ls étaient socialistes, si les écologistes exigeaient l’arrêt de la chasse, le respect de la nature, c’est-à-dire s’ils étaient écologistes au sens commun et philosophique du  mot, si l’UMP assumait être le parti du MEDEF et de la FNSEA, le citoyen saurait que la politique, c’est du sérieux.

Mais nous vivons le temps des imposteurs intellectuels, le temps de ceux qui n’assument pas  les convictions qu’ils affichent, et la société tangue face à ce néant éthique.

 

 

         Gérard  CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

 

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:40

 

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Paris, le 7 janvier 2014 - 

 

Plus d'un million de citoyens européens exigent l'abolition de l'expérimentation animale. Leurs arguments sont à la fois éthiques et scientifiques.

 


Le décompte final des signatures recueillies en soutien à l'initiative citoyenne européenne (ICE) Stop Vivisection a été communiqué fin décembre : 1.326.000 ! Une extraordinaire mobilisation, une réussite éclatante malgré un délai de collecte en ligne injustement amputé de deux mois. C'est dire si l'attente des citoyens européens est grande.

 

Clôturée le 1er novembre 2013, Stop Vivisection avait collecté plus d'un million de signatures en respectant le minimum imposé dans 12 pays (7 seulement étaient requis). Première étape. Le nombre exact restait à établir, après comptage de toutes les signatures reçues sur papier. C'est cette deuxième étape qui vient d'être complétée, avec la remise de 1.326.000 signatures aux autorités concernées dans les 28 Etats membres de l'Union européenne.

 

 

Stop Vivisection demande que soit interdite l'utilisation d'animaux considérés comme des modèles biologiques de l'homme à des fins scientifiques (recherche fondamentale et appliquée, enseignement de la biologie et de la médecine humaines, toxicologie, etc.). Des méthodes modernes, plus fiables et très souvent plus économiques existent, de nos jours, pour recueillir des données pertinentes pour l'homme.

 

C'est maintenant aux autorités de chaque Etat membre de certifier les signatures. Si le nombre total de plus d'un million de signatures est bien confirmé, le Parlement européen devrait recevoir André Ménache, vétérinaire et représentant de l'ICE, et Gianni Tamino, professeur de biologie et suppléant de l'ICE, pour une audition publique suite à laquelle la Commission européenne dira quelle suite elle donne à Stop Vivisection.

 

La décision de la Commission européenne aura des conséquences directes sur la santé publique. Si la Commission refuse d'abolir l'expérimentation animale, les substances chimiques qui imprègnent déjà nos corps à notre insu, continueront à être testées -et dédouanées- sur des animaux. Il ne faudra pas alors s'étonner que le nombre de cancers, de maladies neurologiques, etc. -chez des personnes de plus en plus jeunes- continue à augmenter.

 

 

Le succès de Stop Vivisection montre que les citoyens attendent de la Commission européenne la mise en place d'une recherche scientifique et toxicologique digne du 21ème siècle, et d'une réglementation qui se dote enfin de méthodes de tests capables de protéger efficacement notre santé et celle des générations futures.

 

Plus d'informations sur http://www.stopvivisection.eu

 

 

Antidote Europe
25 rue Jacques Callot
66000 Perpignan
France
Tél : 33(0)4 68 80 53 32

 

 


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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 12:18

 

 

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À  ne pas manquer ce soir sur ARTE le documentaire sur la surpêche ! et puis si vous n'avez pas encore signé la pétition de Penelope Jolicoeur c'est le moment ! merci de diffuser largement !

Documentaire d'Arte sur la surpêche

 

 

 

 

Mardi 7 janvier 2014, Arte consacre une soirée thématique à la surpêche, qui commençera à 20h50 par un documentaire inédit en HD de 62 mn intitulé "Surpêche - La fin du poisson à foison".

http://www.arte.tv/guide/fr/047873-000/surpeche-la-fin-du-poisson-a-foison

Il sera notamment question du châlutage profond contre lequel l'ONG Bloom a recueilli 760 000 signatures en décembre 2013.

 


 

Quelques jours auparavant, la dessinatrice Pénélope Bagieu a publié sur son blog une remarquable BD sur le même thème, qui a récolté plus de 800 000 signatures J'aime sur Facebook !

http://www.penelope-jolicoeur.com/

 


 

Comme l'indique Pénélope Bagieu - très informée sur le sujet - la chaîne Intermarché possède 6 des 11 bateaux européens de pêche industrielle qui dévastent les fonds sous-marins afin de proposerlingue bleue, sabre noir et grenadier. Pour préserver le fragile écosystème sous-marin, évitons de consommer ces poissons et privilégions des distributeurs plus éthiques comme Carrefour et Casino qui cesseront de commercialiser du sabre durant le premier semestre 2014 (même si cette démarche est faite sur la pression des associations de défense de l'environnement).

 



source :  http://www.vegetari1.net/article-documentaire-d-arte-sur-la-surpeche-121846483.html

 

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 LIEN VERS BLOOM ASSOCIATION :  http://www.knowtex.com/nav/bloom-association-lutter-contre-la-surpeche-et-pour-la-preservation-des-oceans_10664

 

 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 10:44

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 5 janvier 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

 

         Humanisme et antispécisme.

 

 

 

Parmi les philosophes contemporains s’interrogeant sur la relation au vivant, un singulier débat oppose les humanistes, conscients des devoirs de l’homme envers les autres animaux, et les antispécistes, assimilant le mépris de l’animal non-humain au racisme.

Or, une telle opposition résultant d’une confusion entre humanisme et anthropocentrisme me semble sans fondement éthique et constitue l’écume d’une pensée plus profonde.

 

 

 

En Occident, donc en globosphère désormais, les monothéismes posèrent en principe que le dieu créa « l’homme à son image ». L’homme, pas l’animal. En fait, c’est l’homme qui s’inventa des dieux à l’image  de sa douleur de ne pas être : éternel, tout-puissant, totalement bon.

 

 

 

Dans les mythes, la terre, le ciel, les eaux, les animaux et les plantes n’étaient jamais qu’un décor offert à l’homme par la divinité pour qu’il en jouisse à sa guise, en croissant et multipliant et en soumettant à son bon vouloir tout ce qui vit.

Malgré la laïcisation apparente de la société, ce clivage irréductible marque encore trop d’esprits de notre temps, d’où la chasse, la corrida, la vivisection, l’élevage industriel concentrationnaire, les abattages sacrificiels et autres manifestations contemporaines de la négation du caractère sensible de l’animal et de l’unité fondamentale du vivant.

 

 

 

Avec les 17ème et 18ème siècles, l’Europe opéra sa mutation politique, se libérant de l’emprise de l’église et de ses dogmes.

Cependant, les prétendus apôtres de la raison étaient bien loin de se libérer des préjugés multiséculaires du théocentrisme et donc de l’anthropocentrisme.

DESCARTES qui invitait à douter de tout sauf de son dieu, de son roi et de sa nourrice (ce qui laisse peu de place pour la raison) considérait l’animal comme une machine dépourvue de sensibilité, conception bien propre à satisfaire ceux qui, par traditions ou par intérêts, réifiaient les animaux.

 

 

 

Il est vrai que les découvreurs des siècles passés ignoraient la paléontologie, la génétique, l’astrophysique, l’éthologie, sciences qui révèlent l’unité objective du vivant.

 

 

 

Est-ce à dire qu’il faille récuser l’humanisme pour proclamer un antispécisme ?

Je ne le pense pas.

 

Les philosophes, amis des animaux mais spécistes, entendent affirmer un « propre de l’homme ».

Je  réconcilierais volontiers les deux positions en leur concédant qu’il existe un « propre de l’homme », dès lors qu’existe un « propre de chaque espèce ».

 

 

Il y a une spécificité humaine au même titre qu’un dauphin n’est pas un éléphant.

 

 

L’homme est un animal politique, capable d’abstractions conceptuelles, en l’état et en l’état seulement, sans équivalent dans le règne du vivant planétaire.

Tout ce que les gens de mieux ont conquis en terme de « Droits de l’homme », de garanties sociales doit être célébré, conforté, sans cesse amélioré.

L’objectif est d’élargir le cercle de l’empathie et de fonder un droit à ne pas être maltraité sur la seule capacité de souffrir.

En cela le spécisme qui nie ce droit au nom d’une rupture radicale entre l’homme et le reste du vivant représente un obscurantisme criminel.

Aspirant à accroître les droits sociaux et la liberté de mode de vie de chacun, je salue, en libertaire, l’humanisme et ses conquêtes.

 

 

 

Appelant au respect de toute vie au nom d’une unité n’exigeant pas une identité du vivant, je suis antispéciste.

 

 

Or, présentement, la montée des communautarismes hargneux tout autant que grotesques, les fanatismes religieux réactivés, le pourrissement éthique sécrété par le capitalisme éloignent l’humain de ces valeurs tant humanistes qu’antispécistes, lui préparant de cruelles mésaventures dont les expériences passées devraient l’immuniser.

 

 

 

Loin d’une ouverture du cercle de l’empathie, nous assistons partout à la montée des identités meurtrières et du triomphe de sornettes dont la stupidité fait douter du génie humain.

Par les armes là-bas, par les invectives et les gestes symboliques ici, la tribu des adorateurs de ZEUS affronte celle des adeptes de POSEIDON. (entendez, les communautés contemporaines).

Humanisme et antispécisme sont les voies d’une hominisation dont nul ne  peut dire si elle interviendra avant que l’homme ne détruise la vie.

 

 

Une seule appartenance, une seule identitté valent : celles au règne du vivant.

 

 

 

             Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 13:46

 

 

Pour finir l'année avec un peu d'humour !


Un de mes lieux préféré à Paris est le passage Brady où il y a des boutiques qui vendent des tas de produits  indiens " originaux ".
 Parfois la traduction française laisse un peu à désirer ...

Voici un des produits acheté :
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 ( photo perso un peu " floue " )

Et puis voici d'autres perles trouvées sur l'excellent blog d'Anna Galore :

 

 

 

 

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Source :

 

http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/2013/09/23/pause-humoristique/

 

Je vous souhaite à tous une bonne fin d'année 2013 et beaucoup de joies pour 2014 ! 

 

 


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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 10:55

 

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 29 décembre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           Le choix du vivant.

 

 

Des présidents de chambres d’agricultures du Sud de la France indiquent au ministre de l’écologie que les éleveurs de montagne refusent la présence de tous les prédateurs.

En fait, ces éleveurs veulent des parcs nationaux parcs à moutons où des troupeaux sans surveillance détruisent toute végétation, sans prédation naturelle et sans concurrence d’herbivores sauvages.

 

 

 

Le préfet de HAUTE SAVOIE a autorisé une tuerie de centaines de bouquetins au motif que ces animaux pourraient être porteurs de brucellose dont un cas humain se manifesta au printemps dernier.

Partout, systématiquement, au nom du profit, de l’aseptisation, des peurs irrationnelles, l’homme tue.

Il ne tolère ni loup dans les forêts, ni pigeons dans les villes, car « l’animal sauvage est dangereux ! »

Dans le même temps les élus persistent à aménager le territoire en routes et en aéroports, contribuant ainsi à soustraire des espaces à la nature.

Qu’elle est fossilisée cette classe politique qui offre NOTRE DAME DES LANDES à un oligarque bien connu, ami de l’ancien président, roi des parkings et des autoroutes !

Puis, il y a des milliers de micro-NOTRE DAME DES LANDES, sous formes de ronds-points, de zones artisanales, de carrières, de déviations contournantes.

 

 

 

Inspiré par les affairistes, entrepreneurs et exploitants, un groupe de députés, aux ordres des forces d’argent, dépose en cette fin d’année, une proposition de loi constitutionnelle visant à supprimer, de la constitution, le « principe de précaution », frein aux appétits insatiables des prévaricateurs de la finance.

Ce texte ne sera pas adopté, mais illustre un état d’esprit contre nature si présent chez trop d’élus.

Maires, ils font abattre systématiquement les grands arbres urbains en feignant de les remplacer par de jeunes qui n’auront jamais la chance de vieillir.

 

 

Ainsi, sans l’avouer, subrepticement, en affirmant le contraire, l’homme (homo-economicus) est l’ennemi de la nature.

Bien sûr, il n’assume pas son crime.

Il tue, aménage, extermine, aseptise, mais c’est pour défendre son troupeau, préserver sa forêt usine à bois, prévenir les accidents, lutter contre la rage, à moins que ce ne soit l’échinoccocose, la brucellose, la grippe aviaire, pour désenclaver, pour un développement « bien évidemment durable ».

 

 

 

Pour la propagande officielle et le prêt-à-penser, seuls des « écolos intégristes », des « extrémistes animalistes farfelus » peuvent s’opposer à de telles mesures, car ils « sont contre tout » et « veulent nous ramener à la lampe à pétrole ».

 

 

Ainsi, l’imposture suit le crime et l’injure tient lieu de paravent aux exactions.

Les ennemis de la terre préfèrent salir que lire, dénigrer que réfuter, insulter qu’argumenter.

 

 

 

Cependant, les faits sont ce qu’ils sont.

Par pans successifs, sous mille prétextes, l’homme anéantit le vivant, artificialise son milieu de vie.

Si, dire la vérité, c’est être « intégriste » « extrémiste » ou autres amabilités débiles dont nous affublent les ennemis de la terre, soyons, sans couardise, ceux qui disent les faits.

 

 

 

Par-delà chaque conflit entre l’exploiteur, le tueur, le pollueur et la nature, soyons du côté de la vie.

Le choix n’est jamais entre l’humain et  la biodiversité.

La conciliation est toujours possible, à condition de changer les pratiques et de faire reculer l’obscurantisme.

Pour satisfaire les très légitimes intérêts de l’humain, pour faire reculer la pauvreté, pour promouvoir les valeurs fondamentales de solidarité, d’assistance, pour juguler l’esprit de compétition, poison moral inoculé par les milieux d’argent, pour vaincre la souffrance physique, point n’est besoin de massacrer la bécasse ni  d’offrir à des affairistes prévaricateurs des infrastructures destructrices de biodiversité.

 

 

 

 

Pour sauver la nature, point n’est besoin de renoncer aux conquêtes scientifiques, au vrai progrès, à un hédonisme altruiste.

Il suffit de faire le choix du vivant, choix qui en éthique, en politique, en philosophie s’appelle le biocentrisme.

A l’inverse des nihilistes, nous affirmons des valeurs positives, concrètes, des valeurs bénéfiques à tout être vivant.

 

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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