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  • : Le blog de le journal de campagne de KIKI DU 78
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 10:30

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

la lettre de Gérard CHAROLLOIS              Le dimanche 19 mai 2013

TEL 06 76 99 84 65

             

 La révolution biocentriste.

 

 

Ceux qui par idéologie et ceux qui par profession de lobbying s’opposent à la reconnaissance des droits des animaux et de la nature, dénigrent le biocentrisme en le présentant comme une régression, une négation des droits de l’homme.

Pour eux, notre condamnation de l’anthropocentrisme impliquerait un retour à un passé antérieur à la révolution morale, politique, scientifique issue des œuvres des 17ème et 18ème siècles.

 

 

Globalement, l’Antiquité mettait au centre des valeurs le cosmos, au besoin peuplé de dieux, multiples assurant la pérennité de l’être, par la permanence de la matière.

 

 

Les monothéismes substituèrent un dieu unique qui promettait non seulement l’immortalité de la matière, mais mieux la résurrection des corps, ce qui était plus fort, plus consolateur, plus anxiolytique.

 

 

DESCARTES et ses successeurs, sans nier initialement les dieux,  mirent l’homme à la place, au centre des valeurs.

Pour faire de l’humain une fin, un centre, l’unique mesure des intérêts, il fallait à ces pensées l’extraire du reste du vivant, le mettre sur un piédestal où il pourrait s’adorer lui-même, espèce à part, séparée radicalement des autres.

 

Si le cartésianisme valorisa opportunément la raison, ce n’est nullement par cet attribut que cette philosophie spécifia l’humain.

 

DESCARTES et ses disciples reconnaissaient une amorce de raison chez les animaux.

En revanche, ils soutinrent que l’animal ne pouvait pas souffrir, qu’il était dépourvu de sensibilité et que les cris émis par un chien maltraité n’était que le bruit de l’air dansune tuyauterie !

 

 

Cette affirmation qui nous apparaît aujourd’hui bien grotesque devait amener les philosophes « humanistes » des 19ème et 20èMe siècles à rechercher laborieusement, ailleurs, ce qui constitue une frontière absolue entre l’homme et le reste du vivant.

 

 

Puisque ce  n’est point la raison qui fait l’homme sauf à dénier la qualité d’humain aux enfants en bas-âge, aux vieillards séniles, aux faibles d’esprit privés de raison, puisque  et nul ne conteste que les animaux que chacun fréquente autour de lui possèdent la capacité de souffrir, il convenait de trouver autre chose..

 

 

Nul ne conteste plus que tout animal doté d’un système nerveux éprouve le principe duplaisir déplaisir.

Alors, le négationniste des droits de l’animal proclame, tout aussi stupidement que ses devanciers, que c’est le libre arbitre qui fait l’homme.

Quelle superbe illusion que ce libre arbitre !

Les connaissances neurologiques, psychiatriques, génétiques, endocrinologiques contemporaines ébranlent gravement cette noble certitude sur le caractère du libre arbitre humain.

Bien sûr, cette fiction est indispensable au bon fonctionnement d’une société et notamment à la répression des crimes et délits, car comment punir un homme pour ce qu’il a fait si l’on devait considérer qu’il est déterminé par sa biologie et son acquis ?

Néanmoins, laissons, humblement, à l’avenir et aux avancées des connaissances la mission de préciser la part de libre arbitre et de déterminisme des individus.

Quelle que soit cette part, rien ne permet d’affirmer, comme le font les philosophes antrhopocentristes contemporains, que l’animal non-humain soit dépourvu de tout libre arbitre.

 

 

Toutes les fois que l’homme a cherché un « propre de l’homme », il dût se démentir en découvrant chez d’autres espèces des formes de ce fameux « propre ».

 

 

Une espèce possède toujours des caractères et des aptitudes qui la distinguent des autres.

Un homme contemplant un quelconque autre animal perçoit ce qui le sépare de l’espèce observée, mais celle-ci possède également des caractères la séparant des autres espèces.

 

Outre des similitudes biologiques, telles un encéphale dans une boîte crânienne, une moelle épinière dans une colonne vertébrale, des bases composant des brins d’ADN, les espèces possèdent en commun ce que niaient les premiers cartésiens, à savoir, la capacité de souffrir.

 

 

Or, c’est cette capacité qui fait l’unité profonde du vivant.

N’oublions jamais que la chance, hasard et nécessité, fit apparaître sur la terre non l’humain, mais la vie.

C’est elle qui vaut.

Evidemment, l’homme participe de la vie et en cela mérite le respect de sa sensibilité, de son droit à vivre selon les impératifs de ses besoins.

Le biocentrisme ne retire rien aux droits de l’homme, bien au contraire.

En subvertissant les communautarismes meurtriers, il assure le triomphe des droits de l’homme.

 

 

Mais, le biocentrisme étend à la nature entière ce droit à ne pas être soumis à la violence, à l’exploitation, à l’anéantissement.

 

 

 

La perspective ne vise pas à abaisser l’humain mais à rehausser le règne du vivant.

Le biocentrisme n’est pas une régression mais une avancée, une élévation de la conscience, une extension du champ de la responsabilité.

 

Cette pensée révolutionnaire débouche sur des politiques concrètes, car une doctrine s’apprécie à l’aune de ses effets :

Puisque l’animal mérite respect en considération  de sa sensibilité, il convient d’abolir tout acte de cruauté et de maltraitance à son encontre..

 

Puisque les espèces  ont un droit à vivre sur la terre, un partage de l’espace incluant leurs besoins vitaux s’impose.

 

L’homme doit renoncer à tout exploiter, dominer, conquérir pour son seul profit au détriment de la nature.

Jusqu’ici, les plus généreux des humains se souciaient  de laisser des territoires aux « peuples primitifs ».

 

Il faut aller au-delà de cette compassion anthropocentrique et étendre aux espèces de faune et de flore ce droit à conserver des territoires vitaux.

 

             Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 10:36

 

 

 

veggies-1.jpg

 

 

 

Ingredients :


  • 1 courgette coupée en long puis tranchée
  • 1/2 aubergine ( graines enlevées et coupées en fines tranches)
  • 1/2 ognion rouge coupé en fines rondelles  
  • huile d'olive sel et poivre 
  • 4 tranches de pain  ( multigrain ou votre préféré )
  • houmous ( recette plus bas )
  • mélange de salades printanirères ( mesclun )

 

 

Prechauffer le four à 200 °


 

Recette : 

 


  • Mélanger courgette, aubergine et ognion dans de l'huile d'olive pour les enrober.Saler et poivrer.
  • Mettre ces légumes sur du papier de cuisson et cuire 20 minutes au four en les retournant à mi-cuisson.
  • Tartiner vos tranches de pain avec l'houmous en intercalant des feuilles de salade et le mélange de légumes grillés.

 

Vous pouvez servir avec des peites tomates, de l'avocat, et des herbes fraiches.

 


Source :  http://www.care2.com/greenliving/5-delicious-vegan-sandwich-recipes.html#ixzz2TdK6BLBP

 

 

 

 

Recette Houmous 

Ingrédients

- une boite  de pois chiches cuits et égouttés (conserver un peu d'eau de cuisson)


- 2 ou 3 cuillères de tahin ( crème de sésame dans tous les magasins bio )


- jus d'un demi citron


-  huile d'olive

 

- 1 cuillère à café de sel

 

- 1 cuillère à soupe de cumin

 

- 1 ou deux gousses d'ail 

 

- huile de sésame ( je vous conseille d'en acheter une petite bouteille , c'est tellement bon ! )

 

 

Recette :

 

 

 

Mettre dans le mixeur les pois chiches égouttée avec un peu de l'eau de cuisson, mixer, puis ajouter le tahin, le jus de citron, l'ail coupé en petits morceaux, le sel et le cumin. Incorporer un peu d'huile d'olive au cours du mixage jusqu'à obtenir un mélange crèmeux.

 

 

 

Mettre dans un joli bol,  ( personnellement, je recouvre cette préparation d'un peu d'huile de sésame et de graines de sésame grillées ).

 

 

Cet houmous peut être gardé au frais , et dégustez-le aussi sur du pain grillé , avec des légumes à la vapeur etc . ...

 

 

 

Bon appétit !

 

 

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    15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:36

     

     

     

    Voici un compte-rendu de bac.marseille concernant la manif d'Alès , ainsi que les réactions de Gérard Charollois ( CVN ) sur le même sujet :
     

     

                                _________________

     


     

    Bonjour chers adhérents, actifs ou non-actifs,

     

     

    Comme promis, le compte-rendu de ces deux jours de manifestations à Alès.

     

     

     

    Plutôt qu'un texte long et fastidieux, les images parlent d'elles-mêmes. Vous pourrez voir la mobilisation exceptionnelle qui a permis de gagner la bataille médiatique. Toute notre reconnaissance à Jean-pierre Garrigues, il a été impérial.

     



    http://www.youtube.com/watch?


     

     

    feature=player_embedded&v=at9gWkYkTSY

     



    http://www.youtube.com/watch?v=NYzP2IfJFXk&feature=youtu.be



    Revue de presse:
     
    << Le sentiment commun de toutes les personnes qui ont manifesté à Alès ce weekend, c’est le bonheur d’avoir été là. Pourquoi ? Parce que quelque chose de fort nous a unis comme jamais auparavant et ce quelque chose, c’est l’humain et la certitude de l’emporter bientôt. Les plus anciens dans la cause qui se sentaient désabusés ont repris espoir, les plus jeunes sont encore plus déterminés, la dynamique est en marche et rien ne va plus pouvoir l’arrêter.>>
                      ______________________________________

    CVN info: ALES, les tortionnaires et la police.‏

      
    La CONVENTION VIE ET NATURE constate que le samedi 11 mai, cinq cents fonctionnaires de police étaient mobilisés à ALES (GARD) pour protéger les amateurs de torture publique d'un taureau, d'une éventuelle agression de la part des  milliers de manifestants qui, à l'appel du COMITE RADICALEMENT ANTI-CORRIDA, dénonçaient ce spectacle de mort.

      
    Le ministre de l'intérieur, prétendument de gauche mais obsédé de séduire le public de droite par un affichage sécuritaire, veut défendre la corrida, spectacle d'essence fasciste dont il est grand amateur.

      
    Pour éviter que les maires renoncent à organiser dans leurs villes de telles représentations, il convient, pour le tast mort, de prévenir tout incident.

    En effet, soucieux d'ordre et de paix publics, les maires interdiraient la torture des taureaux chez eux si ces jeux généraient de quelconques troubles.


    Donc, pour le ministre, la défense de la corrida passe par la prévention de tout désordre aux abords des arènes.

    Aussi, le ministère mobilisa force CRS à ALES, pour sauvegarder l'image de la tauromachie et à NOTRE DAME DES LANDES pour encadrer les écologistes hostiles au grand aéroport de Monsieur le premier ministre.

      
    Cinq cents policiers à ALES samedi et 800 à PARIS pour encadrer les dérangés mentaux qui s'excitent autour des jeux de ballons!
      
    Voilà qui mérite une banderille politique sur Manuel VALLS!

              CVN.



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    Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Corrida
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    12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:55

     

     

    www.ecologie-radicale.org

     

     

     

     

    La lettre de Gérard CHAROLLOIS           le dimanche 12 mai 2013

    TEL 06 76 99 84 65

     

     

            Du mur des arriérés à celui des indifférents.

     

     

     

    Nos concitoyens subissent le bourrage de crâne de « l’horreur économique » et ignorent tout du grand défi matériel et éthique qu’est la mort de la nature, victime de homo economicus.

     

     

     

    Bien sûr, généralement, à l’exception de l’infime minorité que sont les chasseurs, nos contemporains disent aimer la faune, les espaces naturels, les paysages préservés, les sites tranquilles.

    Mais, ils veulent ignorer que tout ceci est condamné à disparaître en l’absence d’un changement radical de comportement.

     

     

    Sans cesse et partout sur la terre, des hommes fautifs veulent aménager, artificialiser, rentabiliser, urbaniser, tracer des routes, édifier des résidences, accroître les rendements agricoles.

     

     

    Tout élu local énoncera stupidement que son projet « d’aménagement »  ne porte qu’une infime atteinte au milieu, qu’il est  tellement écologique, tellement bien intégré et laisse persister une zone verte.

     

    Zone verte que l’on réduira encore dans dix ans par un nouveau petit projet, avant de l’éliminer complètement juste un peu plus tard.

     

     

     

    Et puis, la faune, ça sert à quoi ?

     

    Le processus d’anéantissement perdure dans le silence complice des pouvoirs et des médias.

     

    En France, lorsque la faune est évoquée au parlement, c’est toujours pour son malheur.

     Tuer, détruire, limiter la biodiversité pour satisfaire le mur des arriérés est l’unique obsession de l’élu de circonscription.

     

     

    Notre ami Pierre JOUVENTIN, auteur du livre « KAMALA une louve dans ma famille » fait observer que toutes les questions écrites posées par les parlementaires au ministère de l’écologie portant sur la présence du loup reflètent les préoccupations exterminatrices des arriérés.

     

     

     

    La ringardise de la classe politique tient sans doute à son mode d’élection,, le scrutin uninominal à deux tours favorisant la mainmise de  groupes de pression très locaux, agissant contre la volonté démocratique du pays et contre l’intérêt général.

     

     

     

    Le ministère ne peut dès lors que céder à ces pressions d’élus demandant la mort des 240 loups que compte la France qui pourrait en accueillir plusieurs milliers.

     

     

     

    Arriérés, oui, ces individus qui refusent à des espèces le droit  de vivre, parfois pour des raisons de lucre, mais le plus souvent par a priori culturels.

     

     

     

    Or, La biodiversité implique le respect des équilibres entre proies et prédateurs.

    La Grande Bretagne, par ailleurs paradis relatif des animaux, victime de son insularité, nous en offre l’illustration.

    Elle connaît une surpopulation de cervidés compromettant la régénérescence forestière.

    Les « gestionnaires » des espaces boisés Anglais envisagent de recourir à des tirs de ces herbivores surabondants, procédé extrême, dégradant pour l’homme qui s’avilit toujours en se muant en tueur.

     

     

     

     

    La solution serait la réintroduction des lynx et des loups dans ces forêts pour obtenir une régulation biologique, évitant à l’humain de faire l’apprentissage de l’acte abject de tuer.

     

    La protection de la nature passe par celle des prédateurs et notamment des renards, rapaces et mustélidés, ceux-ci ne « buvant pas le sang de leurs proies avec leurs dents creuses, comme le racontent encore les chasseurs !

     

    La belette, consommatrice de micro-mammifères, pesant cent Grammes et la fouine, la martre, le putois mangent la viande de leurs victimes et ne sucent pas leur sang.

    Il est frappant de constater combien ceux qui la combattent par le fusil, le piège et le poison méconnaissent la nature.

     

     

     

     

    L’ignorance caractérise ceux que les politiciens sans  honneur gratifient du terme de « gestionnaires de la faune ».

     

     

     

    Culturellement, la société contemporaine évolue dans deux directions apparemment opposées :

     

    ----- 1° Nos contemporains tuent de moins en moins, prélèvent de moins en moins de nature, et récusent la chasse, loisir perçu comme une violence primaire et débile ;

    ----- 2°  Nos contemporains vivent dans un monde sans cesse plus artificialisé, aseptisé, éloigné de la nature dont ils se désintéressent.

     

    Les arriérés ont une vision fausse de la faune, de la flore et des milieux naturels, percevant la biodiversité comme une nuisance à esterminer.

     

    Les « modernes », urbains hors-sol, uniquement préoccupés de « culture anthropocentrique », n’ont aucune vision de la nature et s’enferment dans un univers de béton, d’acier et de verre, ne connaissant de la planète que les œuvres humaines sans mesurer qu’il y a bien d’autres formes de vies qu’il convient de sauver.

     

    Pour ces urbains « dénaturés », les milieux naturels sont perçus comme dangereux et dépourvus d’intérêts.

     

     

     

    L’arriéré est nuisible à la planète.

    Le  « moderne » lui est étranger.

    Parce que nous, humains, sommes omniprésents et puissants par nos techniques, nous ne pouvons pas nous désintéresser de la nature.

    Nous devons tisser avec elle un lien d’alliance, de connaissance et j’ajouterai, d’amour.

    Des espaces doivent être laissés aux requins de la REUNION, aux tigres, aux éléphants et ici aux grands prédateurs.

     

     

     

    Sans l’émergence de cette culture nouvelle, l’humanité sera une impasse évolutive et la cause d’une catastrophe, d’un vaste biocide dont la planète saura bien se défaire.

    Aussi, avant les billevesées économiques et spéculatives, avant les faux débats ressassés dans les médias, avant le nombrilisme spéciste, l’impératif est de sauver la nature.

     

     

     

               Gérard CHAROLLOIS

     

     

    CONVENTION VIE ET NATURE

    MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

    POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

     

     

     

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    12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 13:53

     

     

    Voici quelques photos de mon jardin prises entre deux averses ... 


    Vous retrouverez Yvonne la cane ( avec 2 " prétendants " cette année ! ) , plein de fleurs : muguet, lilas, grand perce neige, petite pensée, primevères,  bleuets, monnaie du pape, cognassier du japon, jacinthes des bois, fleurs de pommier ( pommes pommes ! ), mélangées à des brassées de fleurs sauvages ...

    Bonne visite !

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    10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 14:53
    ales-banner.jpg
    QUELQUES INFOS SUR LA MANIF DU 11 MAI À ALÈS :
      
    communiqué: tous à ALES.
      
    La CONVENTION VIE ET NATURE vous appelle à manifester contre la torture tauromachique, le samedi 11 mai, à  partir de 14 heures, à ALES.
      
    Vous trouverez ci-dessous les dernières informations émanant de nos mais du CRAC EUROPE, relatives à cette essentielle manifestation.
      
    Ne vous y trompez pas:
    L'opinion publique, la presse, les décideurs, compteront demain le nombre des manifestants.
      
    Si le rassemblement est réussi, un coup important sera porté au spectacle de mort.
    En revanche, si nous échouions, la torture gagnerait encore des années de sursis avant de rejoindre la poubelle de l'Histoire.

      
    Or, ce succès ne dépend que de vous.

      
    Votez contre la corrida en venant à ALES.

      
    Le ministère de l'intérieur dont le ministre est pro-corrida surveille cette manifestation qui est celle qui comptera cette année sur ce sujet.
    Nous comptons sur votre mobilisation.

            Gérard CHAROLLOIS
    Contact TEL 06 76 99 84 65

    --------- message transféré
    CRAC Europe - Comité Radicalement AntiCorrida - Lettre d'info
    CRAC Europe - Comité Radicalement AntiCorrida
      
    La lettre du CRAC Europe // mai 2013
      
    Bonjour,
    Alès 2013, 11 et 12 mai, tous ensemble pour l'abolition de la corrida

     
    INFO à J moins 2

     
    A tous les militants abolitionnistes de bonne volonté !

     
    Chers amis de combat,

     
    La bataille d’Alès est rude et nous allons la gagner car nous le devons. Pour tous ces taureaux torturés, pour tous ces chevaux éventrés, sacrifiés, martyrisés
    pour le plaisir pervers et sadique de quelques dégénérés. Pervers soutenus à bout de bras par des élus, des représentants de l’État et des magistrats qui
    n’ont toujours pas compris que la société avait évolué, qu’il était temps de changer la loi, qu’il était temps d’avoir enfin un peu de courage politique
    ou judiciaire. Le « grotesque » maire d’Alès, comme le qualifie très justement l’écrivain Anna Galore, refuse de prendre des décisions sous la contrainte.

    Et comment notre société a-t-elle évolué, si ce n’est sous la contrainte ? Abolition de l’esclavage, front populaire, avancées sociales du Conseil National
    de la Résistance (Stéphane Hessel avait signé le manifeste du CRAC Europe pour l’abolition de la corrida) afin que chacun puisse vivre dignement. Le maire
    d’Alès se moque de nous.

    Le préfet du Gard
    nous traite comme des enfants et nous menace
    par un ajout manuscrit !
    C’est un bras de fer qui est engagé et nous devons faire comprendre à ces personnages qu’il est temps de respecter la majorité. Il est temps d’arrêter
    de protéger les tortionnaires. Cette situation est totalement intolérable. Nous ne laisserons plus rien passer. Les jugements iniques des tribunaux et
    autres juridictions (conseil constitutionnel entre autres) font venir à nous des spécialistes du droit qui sont scandalisés.

     
    Aujourd’hui nous aurions pu avoir une belle surprise. Notre éminent juriste représentant le CRAC fut brillant. L’avocate débutante de la mairie fut affligeante.
    Mais malheureusement, nous sommes à Nîmes et le tribunal administratif a rejeté notre demande d’annulation des arrêtés municipaux qui éloignent nos manifestations
    de la zone de féria et des abords immédiats des arènes. C’est le règne de l’arbitraire, de l’abus de pouvoir, du clientélisme auprès d’un tout petit nombre
    d’amateurs de torture. Cela ne doit que nous motiver d’avantage pour venir TRES nombreux à Alès.

     
    SURTOUT, n’écoutez pas les rumeurs ! Rien n’est annulé, tout est maintenu ! Et notre premier rendez-vous aura bien lieu au parc du Bosquet. Puisque les
    autorités nous imposent tout, à elles de mettre en œuvre un dispositif pour nous permettre de démarrer notre première manifestation dans de bonnes conditions.

     
    N’écoutez pas non plus les bêtises au sujet des aficionados et ne les rediffusez pas ! Le sous-préfet d’Alès m’a précisé le 7 mai qu’il n’y avait aucune
    manifestation pro-corrida. Rien n’a été déclaré, par conséquent toute réunion de pervers et de sadiques en puissance sera automatiquement dispersée. Le
    petit monde de la torture est aussi celui du mensonge permanent. Gardons le cap !

     
    Nous vous attendons à Alès à 14h00 au parc du Bosquet à côté de la mairie. Vous recevrez sur place toutes les consignes nécessaires et informations pour
    l’ensemble du week-end. Merci à vous ! Et nous vous ferons un certain nombre de propositions qui devraient contenter toutes les sensibilités !
     
    A samedi pour l’intensification de la lutte !
     
    Bien à vous

     
    Jean-Pierre Garrigues
    Président du CRAC
    Vice-président du CRAC Europe

     
    ______________________________________________________________________________________________________________________
    PLEIN D'INFOS  A LIRE  SUR LE SITE : http://www.anticorrida.com/    :

    Les Verts soutiennent les manifestations d’Alès ! -
    (publié le 8 mai)
    C’est par la voix du secrétaire national d’Europe Écologie - Les Verts, Pascal Durand, que le parti politique apporte un soutien clair et sans équivoque
    aux manifestations d’Alès et à notre combat (...)
     
     

    « Et si on emmerdait un peu...M. le maire UMP d’Alès ? » -
    (publié le 8 mai)
    A lire de toute urgence, les puces de Luce Lapin du 30 avril dernier. A retrouver dans la revue de presse des manifestations historiques à Alès de ce week
    end (...)
     
    http://www.charliehebdo.fr/news/rubrique-corrida-15

     

     

     

     

     
    A LIRE : L'EXCELLENT BLO D'ANNA GALORE : http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/

    Pour en finir avec la corrida -
    (publié le 6 mai)
    par Anna Galore La protection animale inclut bien des luttes sur différents fronts. Il y a ces dizaines de milliers de bénévoles anonymes qui se démènent
    au quotidien pour extraire un nombre (...)
     
     

    Pour revoir le CRAC Europe chez Hondelatte -
    (publié le 6 mai)
    Dimanche 5 mai, Jean Pierre Garrigues, vice-président du CRAC Europe, est opposé à Philippe Soudée et d’autres partisans pro-corrida, dans l’émission Hondelatte
    (...)
     
     

    L’abolition en marche sur Alès : J moins 7 ! -
    (publié le 5 mai)
    TOUS A ALES ! Chers amis de combat, notre actualité est toujours aussi chargée. Vous trouverez ci-dessous un échantillon de nos actions les plus récentes.
    L’action phare de cette année se profile au (...)
     
     
    La manif d’Alès annoncée dans La Montagne
    La manif d’Alès annoncée dans La Montagne -
    (publié le 4 mai)
    Dans son édition du samedi 4 mai 2013, un court article pour annoncer la manifestation.
     
     

    Reprise des cyberactions d’Alès -
    (publié le 4 mai)
    Merci d’envoyer de nombreux messages (courriers électroniques, téléphone, fax) afin de faire comprendre au prestataire de sévices, Philippe Cuillé, qu’il
    n’est pas le bienvenu (voir notre lettre ouverte) (...)
     
     
    Nasser Lajili, conseiller municipal anticorrida
    Nasser Lajili, conseiller municipal anticorrida -
    (publié le 3 mai)
    Jeune conseiller municipal de Genevilliers dans les Hauts de Seine, aux couleurs du PGFC (Pour une Gauche Fière de ses Couleurs), Nasser a été abordé par
    l’un des membres du CRAC Europe, et force est (...)

    VOIR SON BLOG : http://lajili-nasser.blogspot.fr/2013/03/ma-lettre-aux-gennevillois-de-mars-2013.html
     
     
     

    Abolition de la corrida dans un Etat mexicain -
    (publié le 3 mai)
    L’Etat de Sonora, au Mexique, vient d’interdire la corrida dans tout le territoire. Sonora est un état d’environ 3 millions d’habitants situé à l’ouest
    du pays. « On interdit la corrida à Sonora » A (...)
     
     


     

    le CRAC Europe sur Radio JM -
    (publié le 30 avril)
    La journaliste de Radio JM, Claudia Amodeo, a donné la parole pendant toute une heure aux spécialistes de la corrida qu’elle avait invités. Les principales
    idées reçues sur la tauromachie, véhiculées (...)
     
     

    Les espagnols ne veulent pas continuer à subventionner la torture des taureaux -
    (publié le 25 avril)
    Une enquête réalisée parallèlement à la présentation au Congrès de la ILP en faveur de la tauromachie révèle le refus des espagnols de la subventionner
    avec des fonds publics. Le parti animaliste PACMA a (...)
     
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    9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 12:05

     

     

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    Publication: 04/05/2013 14:32 CEST  |  Mis à jour: 04/05/2013 15:09 CEST

     

     

     

    DROIT DES ANIMAUX - Essayez d'aborder la question de la condition animale, à table, au hasard devant un steak-frite. Réaction garantie. On vous regarde du coin de l'oeil, on s'interroge...Encore un lecteur de 30 millions d'amis? Un fan d'Allain Bougrain-Dubourg? Pire... un végétalien? Si vous vouliez tuer l'ambiance, c'est gagné. Car en France, droits des animaux ou éthique animale, c'est motus et bouche cousue, sujet tabou.

     

    Pourtant, avec plus de 60 millions d'animaux domestiques, les Français sont les champions d'Europe des animaux de compagnie. Sans surprise, quand on leur pose la question, les Français sont d'ailleurs sensibles à la cause animale. Un mois avant le premier tour de l'élection présidentielle de 2012, 81% d'entre eux estimaient que la protection des animaux est une cause importante. Mais si les droits des animaux ou la question du bien-être animal progressent dans les pays du nord de l'Europe ou encore en Suisse, d'après le Code civil français et malgré quelques progrès, les animaux sont toujours des objets.

     

     

    Lire aussi:
    » Bientôt dans vos assiettes : la guerre du steak
    » Viande de cheval: la revanche des végétariens
    » BLOG La condition animale, un enjeu sociétal et une révolution en marche

     

     

     

    Un paradoxe? Oui et non. En témoigne la publication le 2 mai de cet ouvrage dont le titre sonne autant comme une évidence: Les animaux ont des droits. Au programme des entretiens avec l'éthologue et neuropsychiatre Boris Cyrulnik, la philosophe Élisabeth de Fontenay, ou encore le bioéthicien britannique Peter Singer. Au-delà de ces utiles mises au point sur l'état de la réflexion aujourd'hui, l'ouvrage permet en filigrane de comprendre pourquoi la France a encore autant de mal à parler d'éthique animale. Une réticence aux racines profondes qui nous renvoient à notre histoire et donc à notre culture.



    L'héritage chrétien

    Remontons d'abord loin, très loin en arrière, avant le christianisme et ce bon vieux Jésus. Nous sommes en Palestine et comme le rappelle Élisabeth de Fontenay, des prescriptions hébraïques protègent alors les animaux. Les règles du Shabbat peuvent être transgressées pour sauver la vie d'un animal ou soulager sa souffrance, le bœuf doit y participer sans être muselé, la castration est d'ailleurs interdite, même l'animal qui appartient à l'ennemi doit être aidé s'il est menacé. Et quand on veut manger de la bidoche, on sacrifie l'animal selon un rituel religieux qui rejette sur l'ensemble de la communauté la responsabilité du meurtre. Dans la religion hébraïque, la dimension sacrificielle est d'ailleurs triple: hommes, animaux et même Dieu en sont l'objet, une manière de trinité.

    Mais au début de notre histoire, un certain agneau de Dieu va bouleverser cet équilibre. "Le geste du Christ qui se laisse immoler, telle une brebis, pour racheter les péchés des hommes a transformé la nature du sacrifice qui est devenu un acte de pure intériorité et n'a plus rien de rituel," explique Élisabeth de Fontenay. Avec cet acte, tout change. Le sacrifice s'impose comme l'horizon intérieur de tous les croyants, l'animal est donc exclu de sa dimension symbolique. Voilà qu'il devient un objet, on peut le manger et le museler car il ne fait plus partie du sacré. "Dieu se soucie-t-il des boeufs?" se demandera alors saint Paul. Réponse douze siècle plus tard avec l'amour pour les bêtes d'un saint François d'Assises qui fera figure d'exception confirmant la règle.



    L'erreur de Descartes

    Nous sommes au XVIIe siècle et le véritable drame, c'est maintenant. Un certain René Descartes découvre qu'il pense et donc qu'il est, notamment grâce au langage, ce qui ne simplifie pas la tâche des animaux qui peuvent penser, ressentir, mais ne rien exprimer. Descartes qui est un scientifique place la raison au coeur de toute réflexion, la sensibilité est exclue du raisonnement et les animaux de la pensée. Il développe alors une thèse, qui lui collera à la peau, celle de l'animal-machine.

    Descartes aura beau affirmer qu'il n'a "jamais dénié ce que vulgairement on appelle vie, âme corporelle et sens organique" aux animaux, le mal est fait. L'un de ses disciples, Malebranche déclarera après avoir donné un coup de pied dans le ventre d'une chienne, "Ne savez-vous pas que cela ne sent point?", ce qui nous ferait bondir aujourd'hui. Alors pourquoi tant de haine? Selon le Peter Singer, qui convoque un autre disciple de Descartes, le touche à tout Pierre Bayle, le concept de l'animal-machine a eu autant de succès en raison d'un problème théologique immense, l'existence du mal. "Si Dieu est bon et omnipotent, alors pourquoi laisse-t-il les animaux souffrir?" Enlevez-leur la souffrance et le problème est réglé.



    Droits de l'Homme, mais pas des animaux

    Certains penseurs s'insurgeront contre la thèse de l'animal-machine. Ce sera le cas de noms profondément associés à la culture française comme Lafontaine, Voltaire ou encore Rousseau qui avait formulé une doctrine de la responsabilité morale des hommes envers les animaux, en vain. Pourtant, c'est bien le même tradition philosophique, humaniste et généreuse qui aboutira à l'abolition de l'esclavage ou à la déclaration des droits de l'Homme. Alors comment expliquer que la pensée française se soient finalement aussi peu souciée des bêtes? Pour le philosophe Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, auteur de L'Éthique animale (Puf), c'est justement l'humanisme français qui est en cause:

     

     

    "Il est important de comprendre que l’humanisme, dont l’esprit français est imprégné depuis des siècles, n’est pas seulement la défense sympathique des droits de l’homme avec laquelle tout le monde est d’accord, mais aussi le fait de mettre l’homme au centre de tout, lui soumettre son environnement et réaliser en quelque sorte le projet cartésien de se rendre 'comme maître et possesseur de la nature'. On place alors les hommes et les animaux dans des vases communicants et l’on se convainc qu’accorder davantage de considération aux uns implique forcément moins de considération pour les autres."

     

     

    La question de l'éthique animale ne verra donc pas le jour en France, ou en Allemagne, pays de tradition rationaliste et donc spéciste, mais bien en Grande-Bretagne. Car depuis le XVIIIe siècle, l'utilitarisme britannique, à l'image des thèses d'un Jeremy Bentham, met en balance les intérêts des êtres capables d'avoir des intérêts, sans se soucier de leur appartenance à une espèce ou à une autre. Trois siècles plus tard, pendant les années 1970, c'est bien à Oxford qu'un mouvement de libération animale a vu le jour sous l'impulsion du philosophe Peter Singer.

    Témoignage du retard que la France accuse, il faut attendre 2011 pour que la question animale figure à l'épreuve de l'agrégation de philosophie. L'enseignement de l'éthique animale n'existe, pour sa part, toujours pas en tant que tel, à la différence de la Grande-Bretagne, des États-Unis ou encore de l'Espagne. Un véritable black-out que dénonce le philosophe Jean-Baptiste Jeangène Vilmer:

     

    "Pour beaucoup d'enseignants, il y a encore des tabous. On veut bien parler de philosophie animale (sa nature, sa manière d'être au monde, sa différence avec l'humain), c'est-à-dire en rester au plan descriptif, mais il est beaucoup plus difficile de parler d'éthique animale (statut moral des animaux), c'est-à-dire d'avancer sur le plan normatif et de remettre en cause des habitudes bien ancrées, comme l'exploitation des animaux pour se nourrir, nous tenir compagnie, se divertir ou faire de la recherche."




    La grande bouffe

    Mais l'Hexagone est loin d'être peuplé de candidats à l'agrégation. Et si le discours sur les animaux a encore du mal à passer, c'est peut-être en raison de causes qui touchent à notre identité la plus profonde. Les bistrotiers ont beau nous servir des plats préparés, la France se perçoit toujours comme le berceau de la gastronomie, ce qu'elle a été, au point de voir le repas gastronomique à la française inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco.

    Dans ces conditions, comment s'étonner qu'au pays du foie-gras et du saucisson, le droit des animaux nous reste en travers de la gorge? Et Peter Singer de déplorer "une sorte de réaction d'orgueil quasi nationaliste en vue de sauver la tradition culinaire française à base de viandes en sauce, elle-même perçue comme menacée." Dans sa préface à L'Éthique animale, le philosophe raconte d'ailleurs l'hostilité à laquelle il s'est heurté lors d'un voyage en France dans les années 1970:

    "Contrairement à l’Angleterre, où les végétariens étaient encore inhabituels mais tolérés comme de simples originaux, en France notre demande de plats sans viande ni poisson était accueillie avec une hostilité ouverte. C’était, nous l’avons réalisé progressivement, parce que nous tournions le dos à ce que les Français regardent comme l’une des grandes gloires de leur culture : la cuisine. C’était comme si nous avions craché sur le drapeau tricolore."

    "Cette tradition culinaire dérivée du caractère agricole de notre pays explique le sens que l'on donne à l'animalité" estime pour sa part le biologiste Georges Chapouthier. Un bon sens paysan pas toujours aimable avec les bêtes. Ses corollaires historiques? La chasse et la pêche, qui constituent encore des lobbies démesurément puissants en France, à l'image de l'agroalimentaire, le premier employeur de France, et dont la filière viande constitue la colonne vertébrale.


    Le syndrome chasse, pêche, nature et tradition

    Selon Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, avant juin 2012, les chasseurs qui ne représentent que 2% des Français étaient représentés par 27% des députés à l'Assemblée nationale, et 23% des sénateurs, les groupes parlementaires pro-chasse comptant alors 158 membres à l'Assemblée et 79 au Sénat, pour 1,3 millions de chasseurs. "Un record européen", estime le philosophe.

    Témoignage discret mais probant de leur influence, en avril 2011, un projet de réforme du statut des animaux validé par le Conseil économique social et environnemental a finalement été stoppé net, à la suite de violentes tensions entre les naturalistes et les représentants des chasseurs, des pêcheurs et des agriculteurs. "La pression des lobbies a été si forte qu'elle a rendu tout débat impossible sur ce sujet éthique," regrettait alors Allain Bougrain-Dubourg.

    À cela s'ajoutent certaines spécificités culturelles, à l'image de la corrida. Selon un sondage Ifop de mai 2010, deux tiers des Français sont favorables à son abolition, à l'image de la Catalogne. Malgré l'éventualité d'une interdiction en septembre 2012, la corrida est restée légale en France. Pour Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, ce sont les efforts des lobbys taurins et le soutien des membres du gouvernement, aficionados déclarés, qui ont eu raison d'une décision qui allait dans le sens de l'opinion.




    Lire aussi:
    » "Corrida, la barbarie demeure légale", le billet d'Anna Galore, écrivain
    » Six raisons pour interdire la corrida, six raisons pour la maintenir




    Nouvelle vague?

    Alors en matière de droit des animaux, jusqu'où faut-il aller? Si certains, comme Peter Singer estiment que les droits de l'Homme devraient symboliquement être étendus aux grands singes, d'autres s'y refusent. Distinguant par spécisme l'homme des autres espèces, la philosophe Élisabeth de Fontenay juge qu'accroître la protection et le bien être des animaux ne doit pas nécessairement passer l'octroi de droits qui leur seraient spécifiques.

    De leurs côtés, les sociétés avancent. En 2004, l'Autriche a adopté l'une des lois les plus protectrice de l'Union. L'année suivante, la Suisse a voté l'un des textes de protection des animaux les plus ambitieux. Depuis 2006, les animaux domestiques britanniques disposent d'un statut juridique qui leur est propre. L'année suivante, le Luxembourg a inscrit dans sa Constitution la protection du bien-être animal. Il y a cinq ans, l'Espagne, berceau de la corrida, adhérait au projet grands singes.

    Côté législation, la France n'est pas nécessairement en reste, le Code rural reconnaît l'animal comme un "être sensible", le Code pénal punit les sévices et la maltraitance, mais de la théorie à la pratique, le fossé est immense. D'où l'appel de nombreux défenseurs des droits des animaux à la création d'un Secrétariat d'État au droit animal.

    Néanmoins, les défenseurs des droits des animaux s'accordent à dire que le vent semble en train de tourner depuis cinq ans environ. Publications en hausse, intérêt médiatique, "de plus en plus d'ouvrages sur l'éthique animale répondent à une demande, ou au moins à une interrogation sociale," remarque Jean-Baptiste Jeangène Vilmer. Les prémices d'une véritable évolution de la société? "Le jour viendra où les responsables politiques comprendront qu’ils ont davantage à gagner qu’à perdre à faire des propositions en matière de protection animale," conclut le philosophe.

     

     

     

    Trois questions à Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, enseignant-chercheur à la Faculté de droit de l'Université McGill (Canada)

    Avant de penser à donner des droits aux animaux, ne faut-il pas d'abord s'occuper de ceux des hommes?

    C’est un raisonnement fallacieux, connu sous le nom de "sophisme du pire". Il consiste à dire que X n’est pas un problème puisqu’il y a pire que X, et que l’on devrait donc concentrer toute son énergie sur ce pire que X. Non seulement ceux qui professent ce genre de conseil seraient bien en mal de l’appliquer eux-mêmes – consacrent-ils tout leur temps à la résolution de ce qu’il y a de pire sur terre ? – mais ils présupposent une contradiction qui dans les faits n’existe pas. S’occuper du bien-être des taureaux de corrida empêche-t-il de prendre soin des hommes ? En réalité, ce sont souvent ceux qui citent les enfants du tiers-monde comme un prétexte pour ne pas se soucier des animaux qui ne font strictement rien ni pour les uns ni pour les autres, alors qu’une grande partie de ceux qui se soucient du bien-être des animaux militent également contre la misère humaine, parce que l’humanitarisme intelligent passe la frontière des espèces.

    Quel est le principal obstacle à l'extension des droits animaux dans un pays comme la France?

    Les lobbies des "exceptions culturelles", comme la corrida et le foie gras, et de l'industrie agro-alimentaire en général. Mais aussi l'état d'esprit, le spécisme, pour les raisons philosophiques expliquées plus haut, qui mettra du temps à évoluer.

    Au Canada ou aux États-Unis, on enseigne l'éthique animale, pourtant les animaux n'y sont pas spécialement plus respectés, pourquoi?

    Au Canada et aux Etats-Unis, donc en Amérique du Nord d'une manière générale, la situation est paradoxale. Sur le plan théorique, ces sociétés sont beaucoup plus avancées qu'en France, dans le sens où il y a des cours d'éthique animale depuis longtemps, des milliers de livres, d'articles, etc. Mais, dans la pratique, on y trouve aussi les pires élevages industriels de la planète, l'euthanasie de convenance pour les animaux domestiques, etc. Cela s'explique par la plus grande pression des lobbies de l'industrie agro-alimentaire et pharmaceutique, par exemple, sur les parlementaires, et par l’esprit de société de consommation, qui réduit les animaux à être des biens comme les autres.

     

     

    SOURCE :

     

    http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/02/30-millions-dennemis-pourquoi-la-france-bloque-sur-le-droit-des-animaux_n_3202355.html?utm_hp_ref=fb&src=sp&comm_ref=false

     

     

     

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    6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 14:05

          L'institut Pasteur est dans la tourmente.


    L'inspection générale des affaires sociales (Igas) pointe du doigt les abus de confiance au préjudice des donateurs, les recours à des artifices comptables et les concentrations excessives de pouvoir.
    Lire l'article : 

     http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/pourquoi-la-gestion-de-l-institut-pasteur-est-epinglee-par-l-igas_383420.html

     

     

    Et on peut effectivement se poser des questions quand on voit à quoi sert l'argent récolté :
     

    " Fini le casse-tête pour les bergers afin de regrouper leurs moutons la nuit. Des scientifiques uruguayens, en partenariat avec l'Institut Pasteur, ont annoncé mercredi la naissance de moutons phosphorescents.

     

    "La transgenèse sur cette espèce n'était pas disponible en Amérique latine et cette réussite positionne l'Uruguay au plus haut niveau scientifique mondial", se sont félicités l'Institut de reproduction animal Uruguay (IRAUy) et l'Institut Pasteur dans un communiqué.

     

     

     

     

     

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    Ces moutons sont nés en octobre 2012 à l'IRAUy. Ils se sont développés normalement, sans présenter de différences avec leurs homologues non-transgéniques, a précisé Alejo Menchaca, président de l'institut. Leur seule spécificité est d'être phosphorescents quand on les place sous une lumière ultra-violette, du fait de l'introduction d'un gène de méduse dans leur ADN. Si l'opération n'a pas de but en soi, elle permet néanmoins de vérifier l'efficacité de la méthode d'implantation d'un gène étranger dans l'ADN d'animaux. "C'est une technique très efficace, car tous ceux qui sont nés sont positifs. Maintenant, nous pouvons travailler avec un autre gène, qui sera d'un plus grand intérêt, pour produire une protéine spécifique", a poursuivi Alejo Menchaca.

     

     

    D'autres expériences scientifiques ont permis de créer en Argentine une vache transgénique produisant des protéines humaines dans son lait, ainsi que des chèvres, au Brésil, créant également des protéines à usage humain."  

     

    http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/25/1614101-uruguay-naissance-de-moutons-phosphorescents.html


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    5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 11:47

     

     

    www.ecologie-radicale.org

     

     

    La lettre de Gérard CHAROLLOIS          Le dimanche 5 mai 2013

     TEL 06 76 99 84 65

     

     

     

               L’esprit de bienveillance.

     

     

     

    Le gouvernement Français déclare vouloir enseigner, à l’école, durant tout le secondaire, l’esprit d’entreprise.

    Or, cet esprit explique le malaise actuel de la civilisation puisqu’il a pour fondations le lucre, la cupidité, l’individualisme, l’acceptation des inégalités entre les humains, inégalité résultant, pour les tenants de cette idéologie, d’un ordre divin.

     Ce qu’il faut enseigner, pour sauver la biosphère, c’est l’esprit de bienveillance, de gratuité, de solidarité, de compassion.

    Après être passé de la tribu à la cité, puis de la cité à la nation, puis de la nation à l’humanité, il est temps d’accéder à la grande solidarité avec le vivant.

    Le biocentrisme n’a rien de régressif, de négateur des droits humains. Il permet d’élargir le champ de la solidarité sans rien lui retrancher.

     

     

     

     

    Celui qui milite pour le vivant, pour la nature, pour éviter à  l’animal la torture et à un milieu naturel la destruction, s’entendra rabroué, par un interlocuteur pétri de l’esprit d’entreprise, par cette superbe sentence : « Il y a tant d’autres causes plus urgentes et plus essentielles ».

    Lesquelles ?

    Quels combats généreux mène cet interlocuteur grégarisé ?

     

     

    En fait, ce complice par abstention des crimes contre le vivant n’agit pour soulager aucune souffrance, ne s’insurge contre aucune injustice, ne milite contre aucun avilissement.

    Il n’est qu’un consommateur à l’engrais dans le super-marché où il souhaite tenir son rôle d’agent économique.  

     

     

     

    Que lui importent le taureau supplicié dans l’arène, l’oiseau criblé de plombs, la vache égorgée par le sacrificateur, la truie entravée jusqu’à la mort.

    Que lui importent les chauves souris broyés par les éoliennes, la stérilisation de milliers d’hectares soustraits à la vie par une infrastructure de transport, les champs empoisonnés dépourvus de biodiversité.

     

     

     

    Dans les médias, des gens dits sérieux attendent le retour de la croissance pour panser la plaie du chômage et dissertent sur les moyens de sacrifier le bien public au profit des entreprises.

    Alors, l’enfer des animaux, l’agonie de la nature sont des sujets tabous.

    Que doit penser le troupeau ?

    Réponse des médias : « Les Français se préoccupent du chômage ».

     

     

     

    Adopter des mesures contre l’élevage concentrationnaire, limiter les pesticides, freiner l’urbanisation cancéreuse risqueraient de nuire aux profits et grandes affaires de ceux qu’habite l’esprit d’entreprise, dont on attend qu’ils daignent « créer des emplois ».

    Le système est pervers mais sa massive propagande n’a rien à envier à celles des régimes totalitaires du siècle passé.

     

     

     

    Qui osera dire, dans les médias sous contrôle, qu’une entreprise privée ne produit ni richesses d’intérêt général, ni emplois, mais des profits, rien que des profit et très accessoirement des emplois si ceux-ci accroissent lesdits profits, puis en détruira tout autant si le profit l’exige.

     

     

     

    Qui dira, dans ces médias, financièrement dépendants des oligarques du béton, des travaux publics, de l’armement, que la croissance est un leurre, car partout sur la planète les mêmes impératifs sont assignés aux peuples, à savoir : « faites des sacrifices, des efforts, des renonciations à vos droits sociaux et aux protections écologiques, pour diminuer les coûts, pour devenir plus compétitifs que ceux d’ailleurs et exporter ».

     

     

     

    Le système atteint ses limites et révèle sa nocivité pour la nature, pour l’animal et pour l’humain.

     

     

     

    Il faut une autre politique, non pas dans les détails, mais sur le fond.

    Non pas une politique qui panse les plaies, atténue les nuisances, mais qui rompt avec une logique de destruction et de démoralisation.

    Redistribuer et non croître indéfiniment.

    Ce n’est pas que dans l’ordre social, écologique et économique que le système mondialisé échoue, c’est d’abord dans l’ordre éthique.

    Il enseigne aux hommes le goût de la compétition, de la confrontation, d’une fuite en avant du plus prédateur, de la concurrence, du toujours plus.

    Il rend ainsi l’homme mauvais.

    L’issue de secours  passe par  la solidarité, la bienveillance, l’empathie.

     

     

     

    En ce dimanche 5 mai 2013, ma sympathie va vers ceux qui à PARIS manifestent contre la société de dévastation, de destructions, de mépris de la souffrance des êtres vivants.

    Ces manifestants, dont certains ne sont encore qu’humanistes, veulent une autre société dans laquelle la soif de profits ne serait plus valorisée, dans laquelle la finance ne dicterait plus sa loi de fer, y compris à ceux qui se firent élire en invoquant des valeurs de gauche, mais qui par contrainte et par faiblesse font la politique des oligarques et du Marché.

     

     

     

    Leur remise en cause de l’exploitation et du tout pour le profit va dans le bon sens et je les invite, en élevant leur degré de conscience et de responsabilité, à unir le vivant dans l’esprit de solidarité généreuse.

     

    La bienveillance est supérieure aux contre-valeurs méprisables qu’inculque la société capitaliste, car cette bienveillance ne s’épuise qu’en ne servant pas.

     

     

    Ceux qui ne l’éprouvent pas à l’égard d’un animal qui souffre, d’une forêt que l’on efface de la surface de la terre ne peuvent pas la vivre pour l’un quelconque de leurs semblables.

    La bienveillance, c’est merveilleux, car plus vous en donnerez et plus vous en aurez encore.

    Mettre la bienveillance et l’empathie à l’ordre du jour, c’est faire une révolution aussi radicale que celle qui, il y a deux siècles et demi substitua au sujet le citoyen.

     

    C’est proclamer que l’être prime sur l’avoir et que le mépris du vivant doit être aboli.

     

     

              Gérard CHAROLLOIS

     

     

    CONVENTION VIE ET NATURE

    MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

    POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

     

     

     

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    4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 10:30

     

     

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    Critique Télérama :


    SYNOPSIS
    L'abattoir est loin de tout, tout au bout de la zone industrielle. Au début, on pense qu'on ne va pas rester. Mais on change seulement de poste, de service. On veut une vie normale. Une maison a été achetée, des enfants sont nés. On s'obstine, on s'arc-boute. On a mal le jour, on a mal la nuit, on a mal tout le temps. On tient quand même, jusqu'au jour où l'on ne tient plus. C'est les articulations qui lâchent. Les nerfs qui lâchent. Alors l'usine vous licencie. A moins qu'entre temps on ne soit passé chef, et que l'on impose maintenant aux autres ce que l'on ne supportait plus soi-même. Mais on peut aussi choisir de refuser cela.

    LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 01/05/2013
    On n'aime pas
    « Bravo la viande ! » Au fronton d'un abattoir breton, le slogan tient de la provocation quotidienne pour les centaines d'employés qui, chaque jour, y travaillent. Eux que le désossage des carcasses, la manipulation des chairs ou la mise en barquettes finissent par user jus­qu'à l'os. C'est la violence des ima­ges qui, d'abord, saute aux yeux : les cadavres sanguinolents au bout des crocs, les chairs roses tressautant sur les chaînes, ces humains indifférenciés sous la blancheur clinique des blouses. Puis, c'est la parole de ces hommes et femmes de tous âges, lucide et forte, qui frappe. Recueillis anonymement (peur des représailles), lus en voix off par des comédien(ne)s, leurs témoignages rendent compte d'une totale aliénation. « La retraite, oui, on aimerait bien en profiter au moins deux ans », disent-ils.
    Des entrailles de cette usine à viande, qui broient les travailleurs aussi sûrement que les bêtes, on ressort éreintés. Pourtant, ça ne dure que cinquante-neuf minutes, mais la réalisatrice nous fait ressentir, jusque dans nos muscles, les ravages du travail à la chaîne. En demandant aux volontaires de mimer le geste qu'ils doivent accomplir à leur poste, huit heures durant, elle démontre la métamorphose de l'humain en automate.
    Cadences démentes, cynisme d'un management qui se fiche d'épuiser sa main-d'oeuvre tant que la crise lui fournit son comptant de « chair fraîche »... Ce brûlot dénonce l'une des pires aberrations de notre temps : les progrès de la mécanisation, loin d'aider les ouvriers, les ont maintenus en enfer. — Mathilde Blottière


    source : http://www.telerama.fr/cinema/films/entr-e-du-personnel,429509.php 
     




    Le Monde (
     Jacques Mandelbaum 
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    L'abattage des animaux est la figure de quelques uns des films les plus puissants du cinéma français. Le Sang des bêtes de Georges Franju, bien sûr, mais aussi bien Le Cochon (1970) de Jean Eustache ou encore le terrible Cochon qui s'en dédit (1979) de Jean-Louis Le Tacon. Côté bêtes ou côté hommes, ces films disent uniment la sauvagerie ritualisée d'un acte, la grand bain de sang par lequel communient les créatures de chair sous l'éclat métallique du geste qui donne la mort. Après cette haute poésie, difficile de renouveler le genre. Entrée du personnel, par exemple, y échoue notablement.
    Témoignage :


     Quand l’entrée du personnel se fait impasse de l’abattoir... Temoignages 
    L'abattage


    "Dans la viande oui j'ai toujours fait ça. J'ai commencé à l'âge de 18 ans. Le premier jour : un choc. C'est la cadence de tuerie qui fait que c'est violent. Je ne m'attendais quand même pas à quelle vitesse on voit les vaches se faire tuer. C'est pan pan pan. Ça s'arrête pas. C'est une bête qui meurt toutes les minutes. Si cela avait été moins rapide, je pense que j'aurais eu le temps de digérer la première vache avant de voir la deuxième se faire abattre. Sinon, pour le reste, je pouvais m'attendre à ce que j'allais voir...Mais on s 'y fait, on fait notre boulot, on n'y pense pas."

    "Le plus pénible c'est d'accrocher les bêtes, parce que si vous embauchez, vous ne savez pas si vous allez réussir à débaucher. Il y a toujours des réactions des bêtes. Des réactions terribles, terribles, terribles. Elles sont mortes, mais c'est des réactions. Et puis des fois, ça va tellement vite qu'on oublie qu'on n'y pense plus. On s'habitue, on s'habitue à tout, c'est la pire des choses, l'habitude.



    Le film (en salle mercredi) a été réalisé à partir des récits de vie des salariés. En voix off, ils racontent l'intensification des tâches : trancher la viande, découper, désosser, ficeler, mettre en barquette ou étiqueter. Ils racontent la mort des bêtes et aussi la déshumanisation des usines.
    Ce qui frappe d'abord le spectateur, qui suit les ouvriers du petit matin à la sortie d'usine, c'est le bruit, le son métallique des machines qui s'entrechoquent. Puis, les corps en action avec les mouvements rapides, saccadés des ouvriers de la chaîne qui se répètent à l'infini, des centaines de fois par heures.
    Un travail qui fait souffrir. "Une fois qu'on a appris les gestes, on est comme des machines", assure une ouvrière, revêtue comme les autres d'une tenue blanche des pieds à la tête, de gants et d'un casque contre le bruit. Mais, ces machines se détraquent, "un poignet qui lâche, trois semaines d'arrêt maladie avec des infiltrations à faire". Au retour à l'usine, on refuse de la changer de poste, "un mois après, c'est l'autre poignet qui lâche".
    Les cadences s'accélèrent avec l'arrivée récente de nouvelles machines. "Gagner des secondes, produire encore plus pour les rentabiliser et casser les prix", déplore un ouvrier qui assure qu'"à chaque fois, ça a durci le travail des gens".
    Des cadences, ils disent: "la matière première qui baisse, les coûts d'emballage qui augmentent, sur quoi peut-on gagner ? On est arrivé à des cadences, où je ne vois pas comment on peut aller plus loin".
    "On tient quand même, jusqu'au jour où l'on ne tient plus. Alors l'usine vous licencie. À moins qu'entre temps on ne soit passé chef, et que l'on impose maintenant aux autres ce que l'on ne supportait plus soi-même", ironise un ouvrier.
    La chaîne marque de façon indélébile les salariés qui parlent aussi de leur souffrance morale. "Ça fait deux ans que j'ai quitté l'abattoir, je fais toujours des cauchemars. Il n'y a pas de nuit où je ne tue pas une vache", confie un retraité.

     

     

     

    Dans le dernier Canard Enchaîné, voici la critique de ce film :
     
    "Chaplin dans "Les temps modernes", c'est de la petite bière. Ici, on égorge, on découpe, on dépèce, on désosse. Cochons, volailles, vaches arrivent vivants.
     "L'abattage de masse sidère, le fonctionnement de la chaîne sidère", écrit Manuela Frésil, la réalisatrice de ce documentaire effectivement sidérant. On a l'impression que la caméra tourne en accéléré quand on voit les gestes des ouvriers.
     Trancher des carotides de bestiaux 3 500 fois par jour laisse des traces dans les corps et les âmes. De ce voyage passionnant et hallucinant, on ressort légèrement abattus."
     
    Je trouve qu'il est regrettable que le journaliste n'ait pas employé les mots de dégoût et d'horreur au lieu de ceux de sidérant et de passionnant et n'ait rien trouvé à écrire sur les animaux eux-mêmes, premières victimes de cette tuerie de masse avant celle des ouvriers.
     
    L'aspect positif, c'est quand même qu'un film sorte sur ce sujet tabou. Reste à savoir qui ira voir ce film et quelle sera sa motivation ...

     

     


     

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    Et pourtant ...

     

     

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    Cet homme est coutumier des abattoirs et de ses horreurs ... insensible aux souffrances des animaux ! car ces souffrances lui rapportent gros !!!

     

    Lire l'article :http://www.midilibre.fr/2013/05/02/spanghero-le-fusible-poujol,689858.php#xtor=EPR-2-[Newsletter]-20130503-[Zone_info]

     

     

     

     

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    Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans animaux
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