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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 11:06

 

Je vous retransmets ce message d'Yves Bonnardel que je viens de recevoir et qui démontre une fois de plus que  la question animale , le végéta "risme" ou "lisme " , ou le spécisme  font encore partie  des sujets qui dérangent ... 


Bonne lecture et merci de diffuser autour de vous.

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Bonjour,
Je vous envoie ci-dessous l'appel qu'avait fait circuler un ami, Samuel, le 6 juin dernier, au lendemain de la mort de Clément Méric.
Les craintes de Samuel se sont hélas révélées totalement fondées, puisque lors des nombreux appels à manifester en sa mémoire et contre le fascisme il y a bel et bien eu omission délibérée et systématique de l'engagement politique de Clément Méric pour les animaux. Comme si l'engagement contre le spécisme ne faisait pas sens dans son engagement contre le fascisme, contre le rapport au monde fasciste si profondément ancré dans notre société.
Des manifestations supplémentaires de l'occultation de la question animale, qui manifestement dérange...
yves
p.s. S ur la page wikipedia nouvellement consacrée à Clément Méric, les références au végétalisme et à l'antispécisme ont aussi été gommées dernièrement.
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Date: Thu, 6 Jun 2013 22:49
Subject: "Clément Méric, décédé suite à une agression de boneheads, était antispéciste et végétalien"
Bonsoir,

"Clément Méric venait de sortir d'une leucémie, était végétaliste et antispéciste (contre la consommation des animaux par les êtres humains), selon ses camarades qui ont pris la parole lors du rassemblement place Saint-Michel organisé jeudi soir."
http://www.rue89.com/2013/06/06/clement-meric-militant-antifa-radical-introverti-243063
Je ne connaissais pas Clément. Cependant j'imagine aisément que Clément, dans sa trop courte vie, aura très probablement entendu un nombre incalculable de fois - comme tou(te)s les végétarien(ne)s - les sempiternelles objections absurdes au végétarisme dont la très célèbre "Hitler était végétarien" (1).

Aujourd'hui Clément est mort, victime de la violence des fascistes. Les camarades de Clément ont rappelé son engagement contre l'homophobie, la transphobie, le sexisme, le racisme, lespécisme...
Demain, son engagement pour les animaux non-humains - insignifiant pour les uns, dérangeant pour les autres - sera probablement passé sous silence, comme souvent. Pour les personnes qui partagent cet engagement de Clément, cette "omission" fait partie de ce qu'on peut appeler la "végéphobie".
C'est à celles et ceux qui ont lutté à ses côtés de dire comment respecter la mémoire de Clément et de ses engagements. Ses camarades appellent maintenant à « la création prochaine d'un comité de soutien pour empêcher toute récupération politique. »
Peut-être faites-vous partie des proches de Clément Méric. Si tel est le cas et parce que l' "oubli sélectif" est aussi une forme de récupération, merci de faire savoir comment Clément aurait pu souhaiter que l'on garde la mémoire de son engagement pour les animaux, humains ou non-humains.
Solidairement,
Samuel
1) "Quand il arriva au pouvoir, en 1933, (Hitler) interdit les sociétés végétariennes, arrêta leurs chefs et fit fermer la rédaction du principal magazine végétarien publié à Francfort. Les persécutions nazies contraignirent même les végétariens allemands (...) soit à fuir le pays, soit à se cacher. (...) Pendant la guerre, l'Allemagne nazie interdit toutes les organisations végétariennes dans les territoires occupés, alors même qu'elles auraient aidé à soulager la pénurie de nourriture en temps de guerre."
Charles Patterson, Un éternel Treblinka, éd. Calmann-Lévy, Paris, 2008, p. 189. (Informations que Patterson tient de Colin Spencer, The Heretic's Feast, A History of Vegetarianism, Londres, Fourth Estate, 1990, pp. 308-309, qu'il référence en note de bas de page.)


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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 11:02

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS            le dimanche 23 juin 2013

Tel  06 76 99 84 65

 

 

 

            Agir contre la chasse.

 

 

Le 29 mai 2013, le président de la république manifesta, à une délégation des chasseurs Français, son soutien absolu, convoquant pour cette séance d’abaissement la ministre de l’écologie et le ministre de l’agriculture.

Manquaient momentanément, les ministres de la justice et de l’éducation nationale mais assurances étaient prodiguées aux chasseurs que ces ministres obéiront, eux aussi, à  leurs exigences quant à la répression de certaines infractions et au maintien du pacte permettant au lobby de pénétrer dans les écoles pour enseigner aux enfants la nature vue par les traîneurs de fusils.

Le président, selon le communiqué du lobby chasse, s’est montré très soucieux d’associer en toute chose lemonde de la chasse évoquant, avec la délégation, les loups, les ours et les ortolans, les moratoires sur la chasse de certains oiseaux d’eau, les dates d’ouverture.

 

 

Cherchez la différence avec le précédent monarque électif qui obtint, lors de l’électionprésidentielle, l’appui du parti politique des chasseurs.

 

 

En France, la situation demeure caricaturale :

D’une part, existe un lobby chasse arrogant, acharné à ne rien concédé, effrayé par toute perspective de limitation du loisir de mort ;

D’autre part, ce pays pâtit de politiciens irresponsables qui sacrifient la faune comme les principes démocratiques pour complaire à ce lobby.

 

 

Que l’immense majorité des contemporains se détourne de la chasse et la condamne ne préoccupe que le lobby incité à verrouiller davantage l’Etat pour empêcher les évolutions qu’appelle l’opinion et qu’eexigent les circonstances, mais nullement une classe politique impuissante dans l’ordre social et économique, croyant trouver à bon compte l’occasion de satisfaire un groupe de pressions en lui abandonnant les animaux, la nature et les aspirations des autres citoyens qui ont lle grand tort d’être inorganisés et donc muets.

 

 

Non pas que ce pays manque d’associations de protection des animaux.

Il y en aurait même pléthore mais elles sont émiettées, diluant les bonnes volontés militantes, gaspillant beaucoup d’énergies dans des querelles fratricides et confondant parfois les actions de charité de dames patronesses et le combat idéologique.

 

 

 

Changer le statut de l’animal, abolir la chasse, la corrida, l’élevage concentrationnaire, les abattages rituels relèvent d’actions militantes et d’une ampleur idéologique encore mal perçue de cette nubuleuse protectionniste.

 

 

Nous, opposants à la chasse, sommes la majorité, mais nous ne comptons pour rien dans l’Etat confisqué par un groupe de pressions corporatiste regroupant désormais moins d’un million d’adeptes.

Cela ne peut plus durer.

Lors de la réception élyséenne, le lobby chasse exprima au président complaisant ses inquiétudes devant les velléités de faire évoluer le statut de l’animal sous l’impulsion de  l’opinion et  devant une future directive de l’Union Européenne relative à la détention des armes à feu.

Malgré des incidents, les chasseurs refusent une réglementation restrictive sur les armes et demandent à la France de défendre leur position à l’échelon européen.

 

Enfin, le lobby veut être représenté dans tous les groupes de travail officiels traitant « d’environnement ».

 

Le président de la république n’aurait émis aucune réserve sur toutes ces prétentions à caractère totalitaire.

En fait, le monde de la chasse confisque l’espace, la faune et frappe d’ostracisme tout ce qui lui résiste.

 

 

Après dix ans de cadeaux scandaleux offerts par l’ancienne majorité politique, de la suppression du jour sans chasse, à l’autorisation de la chasse de nuit, des lecques de la contraventionnalisation de l’entrave à la chasse, des menaces d’engagement de la  responsabilité civile pour dégâts des grands animaux des objecteurs de la chasse, la  braderie de la biodiversité perdure.

 

 

Les carnivores sauvages, indispensables aux équilibres naturels, demeurent classés nuisibles selon une approche obscurantiste.

Les « gestionnaires » de la faune veulent tirer le tétras et le lagopède en montagne, tirer les oiseaux d’ eau dans l’obscurité, allonger au maximum les périodes de chasse aux migrateurs, refuser les moratoires sur les espèces sensibles, exterminer les loups.

Une louve a été tuée, le 18 juin, dans les ALPES MARITIMES, pour satisfaire les mentalités arriérées de certains milieux agro-cynégétiques.

 

 

 

Pourquoi combattre la chasse ?

Trois raisons l’exigent dont une seule suffirait à déterminer l’engagement dans cette action salutaire.

 

 

---- 1.

Si l’humain exploite, maltraite, tue les animaux, êtres sensibles, dans de trop nombreuses circonstances, il faut relever qu’à la chasse, il le fait volontairement, intentionnellement et à titre de pure récréation, pour s’amuser, se distraire, sans aucune nécessité.

La chasse est la rencontre nauséabonde de la mort d’un être et du petit plaisir malsain d’un individu qui tue, non pour se nourrir, pour se protéger, pour faire de l’argent ou par accident, mais pour jouir de la prérogative de donner la mort.

 

Il traque, fusille, piège par jeu ce qui abaisse l’humain à un degré de cruauté dégradant.

La chasse est une insulte À une approche éthique du vivant.

 

 

 

----- 2.  La chasse est une agression contre la biodiversité, une négation des impératifs écologiques de sauvegarde de la faune.

Bien sûr, on connaît les méfaits des pesticides agricoles, les innombrables morts d’animaux par les trafics routiers et ferroviaires, mais depuis trois siècles, les espèces animales disparues ont toutes été victimes de la prédation directe et intentionnelle par l’homme.

La chasse, par ailleurs, artificialise la faune amenant des déséquilibres criants : disparition des prédateurs naturels et prolifération du cheptel de tirs des chasseurs.

 

 

 

----- 3. En France, la chasse défie la démocratie, car un lobby occupe l’Etat, dicte ses lois et phantasmes à une classe politique débile.

Tout démocrate doit combattre ce lobby au nom des principes qui régissent une société pluraliste.

Tout ennemi du totalitarisme ne peut que militer contre la chasse à la Française qui vassalise les élus.

Toutes les enquêtes d’opinion concordent : une majorité de Français récuse la chasse, 47% demandant son abolition totale, 75% demandant l’arrêt de la chasse à courre.

Or, ce courant de pensée majoritaire est interdit de représentation dans les organes consultatifs traitant de la nature. Certains protecteurs sont certes admis à siéger dans ces tables rondes et conseils officiels mais à une condition préalable : accepter une soumission au principe de la chasse loisir n’étant autorisé qu’à en déplorer les abus.

 

 

 

Lutter contre la chasse, ici, c’est œuvrer pour le respect de l’animal, de la nature et des droits fondamentaux régissant une société démocratique .

 

 

La dictature cynégétique doit être dénoncée pour ce qu’elle est.

A compter de cet automne, dans la stricte légalité, la CONVENTION VIE ET NATURE, passant du verbe à l’action, appelle à une mobilisation militante.

 

 

Les opposants à la chasse ne seront plus silencieux.

 

 

          Gérard  CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES Ëtres VIVANTS et des equilibres naturels.

 

 

_____________________________________________________________________________________

 

Lire aussi :

 

http://cabranledanslemanche.blogspirit.com/archive/2013/03/16/les-enfants-cibles-des-chasseurs.html

 

 


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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:56

 

 

Afin de célébrer l'été  ( si si ! je vous assure nous sommes en été !!! ) je vous offre quelques photos de ma campagne prises avant les pluies torrentielles qui ont saccagé un bon nombre de mes roses ... 

Cette année j'ai planté quelques fraises, mais elles n'ont que peu de saveur hélas ... les iris d'eau envahissent le bassin... les digitales poussent partout ...  

Bizarrement jamais les roses n'ont été si belles ! Vous verrez aussi que les plantes ne demandent que très très peu pour vivre, comme dans une vieille jarre sans terre, ou sous une vieille chaise de jardin prise pour tuteur ...

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 10:32

 

 

Voici un compte-rendu de la marche contre les abattoirs transmis par La Griffe ( une petite asso qui fait du bon travail ! ) :

 


Samedi, le 15 juin, dans plusieurs villes du monde, a eu lieu une marche contre les abattoirs... Une nouvelle société est en gestation, peut-être plus humaine, plus juste... Utopie ? Nous devons penser que cela est possible... Participer à l'avènement de ce monde neuf...

  

L'équipe de La Griffe

 

 

http://lagriffe.over-blog.net/

 

 


La Griffe
BP 10152
63020 Clermont-Ferrand Cedex 2
lagriffe@orange.fr

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:21

 

 

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Quel scandale et quelle honte !!!!!

 


 

 La presse TV allemande tente de démontrer que de nombreux
députés  européens pointent le matin à 7 h 00 pour bénéficier des
indemnités de présence non négligeables... les valises prêtes afin de partir en week-end !
Les Allemands ont le courage de montrer cela à la télé.
      En France énormément d'infos ne passent pas.
              
        Attention,
Là vous allez voir le côté le plus détestable de nos
politiques, s'en mettre plein les poches au détriment de toutes
considérations éthique et morale.
    
Je vous propose de regarder cette vidéo ahurissante.
Le commentaire est en allemand et sous-titré en français, édifiant!
 
        
 
    Cliquez sur le lien ci-dessous :
 
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 11:05

 

 

Le Monde.fr | 14.06.2013 à 12h21 • Mis à jour le 14.06.2013 à 12h41


Par Cécile Sarabian (Monde Académie)

 

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C'est dans la "sainte capitale de la viande", Machhad, au nord-est de l'Iran, que vit et prospère Mohammad Qaempanah, 34 ans, vegan – ne mange aucun produit d'origine animale – et militant environnemental.

Autant dire un dur à cuire. Dans une ville où les trois millions de Machhadi – les habitants de Machhad – et plus de 20 millions de pèlerins en visite chaque année au tombeau de l'Imam Reza se rassasient de centaines de milliers d'agneaux sacrifiés, des fameuxjujeh kebab de poulet mariné au safran et de kubideh, brochettes de viande hâchée, Mohammad a décidé de bousculer les habitudes de ses concitoyens. Dans son restaurant, "Khane" ["maison", en persan], qui ne désemplit pas, les langues se

délient.

 

 

Il y a cinq ans, Momo (comme l'appellent ses amis) a décidé de sortirdu système. Bien informé sur l'industrie alimentaire – pour avoirtravaillé dans une filiale d'importation de viande de bœuf provenant duBrésil, dans l'import-export de bananes puis l'exportation de safran et de pistaches – le jeune giari ("mangeur d'herbe") se bat désormais pour éveiller les consciences.

 

 

FORMES DOUCES D'ÉSOTÉRISME

Son succès, il le doit peut-être à l'augmentation du prix de la viande en Iran, un des reproches les plus virulents de la population à l'égard du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad. Mais il y a autre chose. Dans un pays où le régime théocratique instrumentalise l'islam à des fins politiques, la religion officielle ne répond plus toujours aux aspirations spirituelles des Iraniens, qui sont de plus en plus nombreux à se tourner vers certaines formes douces d'ésotérisme, comme le yoga ou le véganisme.

Sa conversion à lui fût d'abord une histoire de cœur. "Ma copine de l'époque était vegan, j'ai voulu essayer", indique ce garçon maigre à la tignasse hirsute sur le boulevard Omar-Khayâm, en marche vers son restaurant. Mais très vite, les questions que posent un tel régime alimentaire le rattrapent : "Comment est produit ce que je mange ? Quelle est son origine ?" Il passe alors la vitesse supérieure. La phrase qu'il affiche désormais avec Zeinab, sa femme végétarienne, sur leurs différentes pages Web (CouchSurfing, WWOOF, son blog, etc.) devient un leitmotiv : "Nous tentons de traiter tout le monde, personnes et animaux, comme nous aimerions que l'on nous traite."

 


 

 

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Il se donne pour mission d'informer les Machhadi sur l'élevage industriel, le "droit des animaux" ou le réchauffement climatique."J'avais d'abord pensé ouvrir une librairie ou organiser un festival sur ces sujets... mais pas grand-monde ne s'intéresse aux livres ou assiste à un évènement sur des questions environnementales en Iran", se désole-t-il. En revanche, beaucoup sortent pour aller manger... Après un premier restaurant qui deviendra vite trop petit, Khane voit le jour en 2011 et sert désormais 100 couverts par jour, en moyenne. Un véritable succès commercial qui accompagne son engagement toujours plus actif dans une dizaine de groupes, comme Vegan Planet,Vegan Iran, Meat the Truth, Permaculture Iran – sa dernière création – ou encore Roots & Shoots Iran Project, ainsi que la première "Ecole sur la nature en Iran", en collaboration avec le professeur Hossein Vahabzadeh, traducteur en farsi de nombreux ouvrages sur l'écologie.

 


 

 

 

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Installé sur les bancs de Khane, il raconte l'origine de son envie dechanger les choses. "Avant la guerre Iran-Irak [1980-1988], mon père et mon oncle faisaient partie des Moudjahidin du peuple [un des groupes de résistance au Shah, aujourd'hui en exil et sans grande audience en Iran]. Ils voulaient le changement, mais n'adhéraient pas aux pratiques "armées" du groupe. Alors ils ont préféré se ranger. Après la Révolution, la plupart de leurs amis encore militants se sont fait exécuter..."

- Et vous viviez déjà à Machhad ?

- Non, j'avais 9 ans quand on a dû fuir le sud du pays au moment de la guerre. Mon père travaillait comme physicien à Zabol [à la frontière iranienne avec le Pakistan et l'Afghanistan]. Il subissait des pressions pour aller au front. Il n'était plus militant, mais il pensait que le problème devait être réglé pacifiquement. Alors il a acheté une maison à Machhad, sans le dire à personne. Du jour au lendemain, nous avons tout laissé.

- Et que penses-tu des élections du 14 juin ?

- Je n'en ai rien à foutre. Pour moi et mes amis, ce sont tous les mêmes, que ce soit untel ou untel, ils ne changeront rien au fond du problème.

 


 

 

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Depuis sa création, Khane organise régulièrement des projections de documentaires, avec un débat à la clé. Le dernier en date ? Le long voyage de Jane Goodall (Lorenz Knauer, 2010) ou Safar-é Jane en farsi, un film relatant la vie de Jane Goodall, célèbre primatologue britannique devenue militante pour l'environnement.

 

Mohammad et ses amis ont traduit le film eux-mêmes. Mais son action ne s'arrête pas là :"Deux fois par semaine, nous distribuons plus de 700 repas vegan aux sans-abris de la banlieue de Machhad, grâce à des dons privés".

 

Et le mois dernier, victoire politique majeure, la piste cyclable que Mohammad et un collectif de ses amis réclamaient depuis cinq ans a enfin vu le jour à Machhad.

 

 

La suite ? Momo le révolutionnaire vient de revendre Khane à des amis pour acheter un terrain à une heure de là. Il y construit une ferme de permaculture (système de culture durable) qu'il souhaite associer au programme éducatif Roots & Shoots de Jane Goodall.

 

 

Cela fait deux heures que Mohammad expose ses idées quand un homme petit et replet, journaliste pour une chaîne de télévision locale, vient s'asseoir à notre table. Il vient parler d'un projet de documentaire à propos du projet Roots & Shoots. De délicieux mirza ghasemi(aubergines grillées, réduites en purée, à l'ail et aux tomates) ba baghali-polo (riz aux fèves et à l'aneth) arrivent pour nourrir les discussions. "Avec l'augmentation du prix de la viande [qui a quintuplé en six ans], Ahmadinejad a tout fait pour transformer tous les Iraniens en mangeurs de verdure !" plaisante le journaliste.

 

 

Convertis ou non au véganisme, les Iraniens semblent en effet mangerbeaucoup moins de viande depuis que les prix ont explosé, sous le double effet d'une gestion chaotique des subventions étatiques et des sanctions économiques imposées à l'Iran par la communauté internationale en raison de son programme nucléaire. Confirmation trois jours plus tard par un boucher officiant à côté des abattoirs de Machad. "L'année dernière, nous faisions 6 000 000 de tomans (soit 3 730 euros) de chiffre d'affaires par jour. A l'époque, le prix du kilo de bœuf était de 15 000 tomans (9,30 euros). Cette année, le prix est passé à 31 000 tomans (19,30 euros le kilo) et notre chiffre d'affaires a chuté de 80% !

 

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/06/14/iran-un-restaurateur-vegan-dans-la-sainte-capitale-de-la-viande_3429862_3218.html

 

 

 

 

 

Cécile Sarabian (Monde Académie)

 

 

 

 

 

 

 

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:39

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

 

la lettre de Gérard CHAROLLOIS 


         le dimanche 16 juin 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           Le natalisme contre le vivant.

 

 

Toute société souffre de tabous.

 

Lorsque nous combattons la chasse, la corrida, certaines infrastructures lucratives pour les oligarques, nous exprimons, trop confortablement pour une avant-garde digne de ce nom, l’opinion de la majorité de nos contemporains.

Nous ne faisons pas preuve d’audace conceptuelle et notre parole n’est censurée qu’en raison d’une confiscation de l’Etat et des médias par des féodalités malfaisantes.

En revanche, nous devenons iconoclastes, choquants, violeurs de tabous en affirmant, contre la propagande nataliste, que la croissance démographique est un mal pour la nature et à terme pour l’humain.

 

 

 

Plus les hommes seront nombreux, plus il faudra urbaniser, artificialiser, plus  croîtront les besoins en énergie et moins les autres formes de vies conserveront une place sur la terre.

 Quant aux hommes, la qualité de la vie s’altérera, lorsque l’Europe ne sera plus qu’une vaste mégapole sillonnée d’axes de transports, transformant ce que la mode appelle « l’environnement » en un permanent enfer urbain.

La biodiversité aura disparu et ce d’autant que trop d’humains se révèlent intolérants  à toute autre forme de vie.

 

 

 

Observez l’attitude irrationnelle et haineuse de trop de gens envers les deux ou trois espèces parvenant à survivre dans les villes hostiles à la nature.

Nos contemporains aiment les jardins bien rangés, les parcs aseptisés, la belle nature à la télévision ou sur les photos de vacances.

Mais ils ont peur des maladies véhiculées par les pigeons, (pur phantasme), des redoutables sangliers, (phobie grotesque de l’animal sauvage), et de tous ces êtres de la forêt, (menaces imaginaires).

 

 

 

Malgré quelques velléités de bien faire, malgré les colloques scientifiques et les déclarations pontifiantes des dirigeants de la planète, l’homme se comporte encore en ennemi de la terre.

 

 

La France se glorifie stupidement de son taux de natalité supérieur à celui de tous ses voisins.

La propagande officielle s’en réjouit sur le thème : « pour payer les retraites de demain ».

En fait, cela pourrait bien être :

 Pour surcharger les statistiques de pôle emploi.

Juste avant la dernière guerre mondiale, ce pays s’engagea dans une politique d’accroissement de population avec pour objectif avoué d’augmenter le nombre des poitrines Françaises à opposer aux canons Allemands.

Cette considération fut à l’origine des allocations familiales et du quotient familial.

 

 

 

Alors que le premier enfant d’une famille est celui qui génère le plus de dépenses, l’etat ne lui apporte aucune aide et en revanche incite ouvertement au troisième enfant par une majoration des prestations et en offrant une part entière de quotient fiscal., Les premiers enfants n’ouvrent droit qu’à une demi-part.

 

  

Le temps des canons révolu reste une culture anthropocentrique poussant à multiplier  sans fin l’espèce, jusqu’à un terme que les tenants de cette idéologie seraient bien en peine de définir.

Que veulent-ils ?

Une France de cent millions d’habitants, de deux cents millions …. !

Pour eux, croître est une finalité qui se suffit à elle-même.

 

 

 

Les incitations financières ne représentent sans doute pas la cause déterminante de ce taux de natalité trop élevé.

Le problème est culturel.

La prise de conscience écologique tarde à éclairer les esprits ici davantage que dans les autres pays Européens.

 

 

Quelle place laisserons-nous aux ours, aux loups, aux oiseaux, aux amphibiens ?

Voilà une question qui n’effleure même pas l’esprit étriqué des natalistes poursuivant leur course folle au toujours plus, leur logique de cellule cancéreuse de la terre.

 

 

Le gouvernement « centriste » n’a pas osé remettre en cause la politique contre-nature en substituant une aide à la personne à un financement de la prolifération.

La réforme fiscale annoncée est bien une réforme, dans l’acception perverse que les « libéraux » ont sû donner à ce mot depuis trente ans.

Ces publicitaires du Marché corrompent tout, y compris les mots.

 

 

 

Autrefois, une réforme annonçait plus de droits, plus de protection sociale, un progrès de la justice et de la liberté.

Un Réformateur, homme de progrès, voulait élever la condition humaine.

 

Désormais, quand vous entendrez le mot réforme, tremblez car cela signifie pour vous une régression.

Donc, le plafonnement du quotient familial n’est qu’une mesurette financière visant à ponctionner des citoyens, nullement oligarques, en se gardant bien de toucher aux incitations au troisième enfant.

Il fallait instaurer une dégressivité des allocations familiales et leur suppression pour un couple percevantplus de dix mille Euros par mois.

 

 

J’entends nos détracteurs me reprocher d’être un misanthrope voulant sacrifier l’humain au reste du vivant.

 

Actuellement, c’est l’humain qui sacrifie le vivant.

Un biocentriste, en condamnant l’anthropocentrisme, fait œuvre de philanthrope.

 

 

 Car nous voulons des humains heureux, prospères, hédonistes mais réconciliés avec les autres espèces et sachant partager la planète avec elles.

Pour sauver la nature et donc pour sauver l’humain, deux conditions cumulatives doivent être réalisées :

D’une part, l’homme doit aimer le vivant et cesser de l’anéantir.

D’autre part, la population humaine ne doit plus croître au point d’occuper tout l’espace et de dégrader son propre cadre de vie.

En modifiant la composition physico-chimique de l’atmosphère, en colonisant la surface de la planète, en exploitant les ressources au point de les épuiser, en générant des pollutions immenses, l’homme crée une ère nouvelle que les scientifiques appellent « anthropocène ».

Cette situation inédite exige une mutation de responsabilité incompatible avec les vieilles billevesées du « croître et multiplier ».

Disons :

Oui, à l’amélioration

 Constante de la vie, aux vrais progrès, ceux qui font reculer la souffrance, l’angoisse, la mort.

Non, à la croissance sans autre but que le quantitatif et le profit !

 

 

 

               Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS. 

 

 


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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 10:43

 

 

Mort aux vautours et aux loups !!!

 

 

 

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(Si le paysan fut naguère un homme qui nourrissait les hommes, comme le disait la vulgate, il est acquis qu'aujourd'hui l'exploitant agricole est un homme qui empoisonne la terre et qui l'endeuille par ses agressions contre la faune, la flore et les milieux naturels).
      Gérard  CHAROLLOIS


A DIFFUSER sans modération... A DIFFUSER sans modération...  A DIFFUSER sans modération...

Mort aux vautours et aux loups ! : la grande manœuvre de diversion des paysans s'intensifie...

La paysannerie française responsable de centaines de morts chaque année, nous demande de regarder ailleurs !...
 
- Il polluent à tout va les sols, l’air, l’eau à grands coups de nitrates [la France condamnée, Juin 2013 <
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/13/l-europe-condamne-la-france-pour-ses-eaux-polluees_3429170_3244.html >]
 
;
 
- ils sont directement responsables de l’augmentation du taux d’incidence d’une multitude de cancers, de maladies neurodégénératives et de malformations
[rapport INSERM juin 2013 : <

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/06/pesticides-le-rapport-de-linserm.html > ].

 
Et les agriculteurs/éleveurs (1) continuent d’amuser la galerie avec des histoires à dormir debout de prédateurs (2) et de vautours qui menacent l’humanité
et “mangent les petits enfants...”

Voyez la dernière étude “scientifique” (sic) de la propagande des éleveurs français : la version paysanne d’ “Apocalyspse now” ou une version moderne du

“Petit chaperon rouge” (au choix !) :  <
 
Est-ce que les paysans nous prendraient pas pour des huitres ?

 
Notes
1 - avec la complicité active d’une majorité d’élu(e)s au garde à vous

2  - une vingtaines d’ours et moins de 300 loups
 
NB : certains me diront qu’il y a “la Confédération paysanne” et que c’est pas pareil (!) Ah bon !... La “Conf” très minoritaire dans le monde paysan, reste
bien discrète sur le thème des relations démontrées “pesticides et cancers” et figure souvent en tête de cortège pour hurler contre les grands prédateurs...
 
Cordialement,
 
*********************************
Roger MATHIEU, moi tout seul !
 
Le trou du loup
26400 BEAUFORT-sur-GERVANNE

04 75 76 44 27

06 30 12 20 52
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Lire aussi sur le même sujet dans l'ecellent blog " ça branle dans le manche " : 



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La fin d’un Mythe ou les révélations d’un songe totalement creux ?
Loup, la fin du mythe
La naturaliste Lynda Brook vient de sortir un dossier retentissant sur le loup dans lequel elle explique pourquoi le loup constitue un réel danger pour l’homme. Elle démontre à travers l’expérience des Etats-Unis, comment la France est en train de se fourvoyer, risquant ainsi des accidents et peut-être même des vies humaines. Lynda Brook, naturaliste d’origine anglaise, vient de publier un dossier explosif dans lequel elle démontre, chiffres et sources scientifiques à l’appui, que le loup peut attaquer l’homme et que les pouvoirs publics en France sous-estiment le danger pour les populations. "
Ainsi commence la page du site "éleveurs et montagnes" consacrée à cette étude présentée comme "scientifique" et reprise mot pour mot depuis par tout ce que la France et maintenant la Suisse comptent d'opposants à la cohabitation avec le "grand méchant loup".
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J'ai lu ce texte, avec une certaine difficulté, voire lassitude, tant il me semble répétitif et assez brouillon, pour un dossier présenté comme "retentissant". Il ressemble plus aux différents dossiers déjà montés par le monde pastoral contre les prédateurs qu'à une étude scientifique. Et je vous l'avoue, je n'ai pas eu l'envie de contre argumenter contre un texte destiné à générer la peur.
Après la peur du loup, la peur de l'ours, la peur des vautours "devenus prédateurs" et de toutes autres peurs des bêtes sauvages qui innondent une certaine France rurale et parfois profonde, ces "révélations" destinées à créer une "peur au carré" ressemble furieusement à un remake du film des trois petits cochons : Et Alors? Et Alors? Le loup soufla, et il gronda... "le retour du loup", "la vengance de la meute", avec Serge Reggiani en bande son.Tu peux sourire, charmante Elvire...
Si vous n'avez pas le temps de le lire, son message principal se résume à "Planquez vos enfants, planquez-vous, en France la situation est devenue incontrôlable. Les meutes de loups vont passer à l'attaque." « On ne sait pas si on ne va pas perdre la maîtrise de la situation ou si on ne l'a pas déjà perdue » a prévenu Laurent Garde du Centre d'étude de réalisations pastorales Alpes Méditerranée (Cerpam) lors d'une journée organisée par "Eleveurs et montagnes" le 8 avril 2013 à Forcalquier, ville de Christophe Castaner (PS) qui préside le GNL.  Il est trop tard, la France aurait ouvert la boîte de Pandore d'où serait sortis les meutes de loups mangeurs d'hommes (l'hélicoptère Pandore?)

Lynda qui ? 
C'est ce que tous les "naturalistes" se demandent. J'ai eu beau chercher sur mon moteur de recherche préféré, nulle trace de ce travail sur un site autre que sur les sites du pastoralisme militant. Pas plus que des travaux précédents de Lynda Brook, de ses publications, de sa formation, de son parcours universitaires, bref on ne sait pas grand chose d'elle. Elle avance masquée. On se contentera donc de "naturaliste d’origine anglaise." en attendant d'en savoir plus.  Peut-être dès la mise en ligne d'un site web puisqu'un nom de domaine semble réservé au nom d'une Lynda Brook habitant dans le Var. 
Quand j'ai vu que les remerciements de ce "dossier publié avant achèvement, version non définitive et non corrigée" (méthode de publication fort peu scientifique) étaient destinés à Yves Derbez et toute l'équipe d'Eleveurs & Montagnes, à Christophe Gabert de la Fédération des Acteurs ruraux (le dauphinois, et ex Grand charnier) à Bruno Besche-Commenge et à Louis Dollo, mes espoirs de tomber sur "du neuf" se sont volatilisés. Avec une telle brochette de scientifiques (un éleveur, un membre de la FDSEA de l’Isère, un enseignant en linguistique pensionné et un guide de pays) on est en présence de quelques-uns des ultrapastoraux les plus connus et actifs. On attendra donc avec ennui la version définitive de ce qui ressemble fort à un effet d'annonce, à une baudruche, une farce qui ne convaincra que les convaincus.



 

 

Jean-Luc Valérie a eu lui le courage et la patience de s'attaquer à ces 90 pages. La buvette vous propose de lire son analyse et sa contre argumentation sur son blog Nature-Environnement. Voici sa conclusion...

Jean-Luc Valérie - "Sans vouloir dénigrer systématiquement le travail de l’auteur, à l’évidence, les interprétations et traductions du dossier présenté, par Eleveurs et Montagnes, entre autres associations est probablement sans commune mesure avec les intentions de l’auteur, par ailleurs, naturaliste.
Les faits pourraient même leur valoir un procès, en faux, voire en diffamation. Je n’ai globalement fait que de relever les incongruités d’un dossier naturaliste, bien trop mal préparé, dans sa version française. Présentée dans une urgence stupide et fallacieuse.
Le fait d’avoir voulu exploiter un document emprunt de fausses affirmations, sans réflexions, révèle de la part des éleveurs représentés, une intention de désinformer, pour obtenir, l’aval d’une partie de l’opinion publique, et éventuellement des tirs de destruction plus rapide, si possible. En toutes pertes.

Alors que le fond du problème, depuis plus de 20 ans, résulte des responsabilités communes aux différents intervenants, qu’il soient politiques, associatifs, étatiques, du monde de l’élevage ou du pastoralisme. Tous les acteurs ont largement contribué à pourrir un dossier, finalement et totalement compréhensible et alors qu’il était possible d’assumer, progressivement, en instituant une politique de préparation et d’anticipation. Au lieu d’instituer une politique de compensation, en pure perte, également.


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Aujourd’hui, les ministres successifs, héritent d’une situation ingérable. Sauf à mettre tous les intervenant au pas, dans une logique de progrès, à laquelle, il faut en être convaincu, les nombreux tirs de destruction du loup, à venir, n’apporteront rien en terme d’avancée. Qui saura faire, sans perdre ce cher poste de ministre, de député, de maire ou de préfet ? Je vous le demande."

Baudouin de Menten : La sortie de Lynda Brook coïncide, (mais est-ce une coïncidence?) avec des rumeurs de "dossiers scientifiques secrets et imagés" dans le Mercantour, "d'une analyse poussée sur les changements de comportement du loup, en Mercantour, dont certaines capacités d'adaptation surprenantes pourraient induire de futurs tentatives d'agression sur l'homme ; des comportements qui pourraient évoluer vers un risque si certaines conditions sont requises." , mais impossible d'en savoir plus, c'est top secret, point! Les gardes du PNM ont-ils encore tous, tous leurs membres ? Des rumeurs qui m'arrivent de plusieurs sources..., un secret visiblement bien mal gardé, mais n'est ce pas là le but des rumeurs? De quoi soutenir les décisions du Plan National Loup 2013-2017 et le tir de 24 loups, ou est-ce pour préparer la suite à savoir la destruction de meutes complètes?
Le loup est effectivement un animal protégé en France, c'est évident pour tout le monde.


La fin d’un « Mythe » ou les révélations d’un « Songe » totalement creux ?
  1. Les spéculations
  2. Les contre-vérités
  3. Les contradictions et observations

 

http://www.buvettedesalpages.be/

 

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DERNIÈRE MINUTE : JE VIENS DE RECEVOIR CE MESSAGE QUE JE VOUS LIVRE :

 

 

" Le rapport anti-loup d'une naturaliste anglaise court en ce moment sur internet : <http://www.eleveursetmontagnes.org/actualite/13-actualite/743-lynda-brook-loup-la-fin-du-mythe >.
Comme on peut le lire à la fin dans les 'Remerciements', il s'agit en réalité d'un rapport de stage et Lynda Brook est non une scientifique mais une étudiante anglaise qui a effectué un stage dans un élevage français de moutons...
C'est ce rapport complaisant résultant de compilations qui est présenté comme une expertise de spécialiste et repris sur plusieurs sites internet comme une preuve du danger du loup ! "
 


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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:20

 

 

Les animaux ont le droit

d'être bêtes.

 

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.06.2013 à 12h53 • Mis à jour le 09.06.2013 à 17h38

Par Catherine Vincent

 


 

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La pétition, publiée le 13 avril sur le site Internet Mesopinions.com par une collégienne de 5e, a déjà recueilli près de 12 000 signatures. "La dissection dans les collèges finance la mort d'animaux et encourage leur maltraitance. Avons-nous besoin de massacrer des cadavres d'animaux pour apprendre ?", demande-t-elle à Vincent Peillon le ministre de l'éducation nationale.

Le 22 mai, après moult rebondissements et l'intervention du Conseil d'Etat, le tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'abattage de Baby et Népal, les deux éléphantes du parc de la Tête d'or qui avaient été suspectées d'être porteuses de la tuberculose sans que des tests probants aient validé ce soupçon. Il ne se passe plus une semaine sans que se tienne quelque part une opération de protestation militante en faveur des animaux – contre le gavage des oies ici, là contre l'exiguïté des cages à lapins – et jamais on n'a vu sortir tant de livres, tant de films sur le sujet. Aristote et Plutarque, qui s'en préoccupaient fort, y retrouveraient enfin leurs petits : la question animale, longtemps occultée par la pensée occidentale, est en train de devenir une question de société.

 

 

 

 

A cela, deux raisons essentielles : l'évolution rapide de la science, qui prouve désormais que les animaux à sang chaud – voire à sang froid, tels les céphalopodes – sont des êtres conscients d'eux-mêmes, sensibles aux émotions et à la douleur ; et celle, non moins spectaculaire, de l'exploitation par l'homme de ces mêmes animaux. Alors que ces créatures, par leur intelligence et leurs comportements, paraissent plus proches de nous qu'elles ne l'ont jamais été, notre propre espèce les soumet à une cruauté sans précédent, pour les besoins de l'élevage intensif ou de l'expérimentation médicale. La contradiction était trop violente pour ne pas faire bouger les lignes.

A mesure que se fissurent nos certitudes, un nombre croissant de citoyens, de scientifiques, juristes et philosophes se mobilisent. Non seulement afin "d'épargner au maximum la douleur, la détresse ou la souffrance aux animaux" lors de leur mise à mort – ainsi que le préconise depuis 2009 le Conseil de l'Europe –, mais aussi pour considérer leur vie dans son intégrité. Pour penser les bêtes comme des "patients moraux", au même titre que les enfants ou les handicapés mentaux. Pour leur conférer une valeur inhérente. Et des droits. A commencer par ceux de vivre et de ne pas souffrir.


Lire l'entretien avec Peter Singer, bioéthicien et défendeur de la cause animale :   Il faut inclure les êtres sensibles dans notre sphère de considération morale




 

ÉTHIQUE UTILITARISTE


 

Cette prise de conscience, qui touche aujourd'hui tous les pays occidentaux, trouve ses bases théoriques dans la philosophie, et dans une théorie chère à la culture anglo-saxonne : l'utilitarisme. Fondée en Angleterre par le réformateur Jeremy Bentham (1748-1832) et développée par l'économiste John Stuart Mill (1806-1873), cette doctrine morale affirme que les conséquences de nos actes doivent être considérées à l'échelle globale, en termes de plaisir et de souffrance. Les intérêts de chacun comptent, et ils comptent autant que les intérêts identiques de n'importe qui d'autre. Au moment de faireun choix, il faut donc opter pour l'action qui produit le plus grand bonheur du plus grand nombre.

D'un égalitarisme intransigeant, ce principe est malaisé à mettre en oeuvre. Mais il n'en participe pas moins, à son époque, au meilleur traitement des prisonniers en milieu carcéral, à l'extension du droit des femmes et à l'abolition de l'esclavage. Dans sa réflexion, Bentham avait inclus les animaux en raison de leur capacité à souffrir.

En 1975, aux Etats-Unis, le philosophe australien Peter Singer publieAnimal Liberation (La Libération animale), qui deviendra le livre de référence des mouvements modernes de protection animale. Il y reprend l'éthique utilitariste et développe l'idée selon laquelle tous les êtres sensibles doivent être considérés comme moralement égaux, dans la mesure où leur capacité à souffrir et à éprouver du plaisir est comparable.

Au même moment, le philosophe américain Tom Regan – qui fut d'abord défenseur des droits de l'Homme – développe une autre approche, dite "théorie des droits" : tout comme nous en avons les uns envers les autres, nous avons des droits directs envers les animaux, du moins envers ceux dont la vie mentale est suffisamment élaborée pour que ce qui leur arrive leur importe, pour être, dit Regan, "les sujets d'une vie".




 ROIS ET GOÛTEURS

 

 

 

Ces deux conceptions aboutissent à une position radicale : l'abolition de tout asservissement de l'animal par l'homme. "Si nous infligeons une grande souffrance aux poulets pour les produire, et si cette souffrance outrepasse le plaisir que nous avons à les consommer, il est moralement obligatoire de ne pas manger leur chair", résume PeterSinger, végétarien depuis 1971. "Les animaux de laboratoire ne sont pas nos goûteurs ; nous ne sommes pas leurs rois", renchérit Regan.

Mais alors, quoi ? Plus de nourriture carnée ? Plus d'essais thérapeutiques sur les rongeurs ? Très vite, la reconnaissance du respect dû à l'animal ouvre la boîte de Pandore des menaces à nos libertés. Entre utopie et réalisme, entre les abolitionnistes et ceux qui prônent une exploitation plus mesurée de nos amies les bêtes, le fossé n'est pas près de se combler.



"La question de fond que pose l'abolitionnisme est celle de la propriété : est-ce que nous sommes capables de déconstruire le néolithique, c'est-à-dire le grand moment de la domestication ? Est-ce que nous sommes prêts à cela ?", interroge Elisabeth de Fontenay, l'une des rares philosophes de France à avoir entrepris – de longue date – une réflexion sur la question animale. Assumant la contradiction inhérente à notre espèce – animale, mais pas tout fait comme les autres –, elle ne conçoit pas, elle non plus, l'avenir de l'humanité sans un nouveau contrat avec les bêtes. Mais elle se montre à la fois moins radicale et plus ambitieuse que ses homologues anglo-saxons.

Moins radicale, parce que résolument "spéciste", c'est-à-dire convaincue de l'irréductible différence humaine. Et non "abolitionniste" (elle dit parfois non "robespierriste"), ce qui ne lui facilite pas toujours la tâche. "Je ne refuse pas de manger de la viande – même si j'en mange très peu –, et cela pose un problème de rapport entre la théorie et la pratique qui est pour moi extrêmement douloureux. Je ne fais pas la belle âme en disant cela : chaque fois que je consomme de la viande, je me souviens que l'animal que je mange n'a pas eu droit à une vraie vie. Mais je ne franchis pas le pas du végétarisme. Je ne suis donc pas tout à fait cohérente", reconnaît-elle.



 MONDES ANIMAUX

 

 

 

Plus ambitieuse, parce qu'elle refuse de réduire la question animale à la seule souffrance. "Les animaux ne se contentent pas de souffrir ou d'éprouver du plaisir, assure-t-elle. Leur environnement est pour eux un système de signes qu'ils interprètent : ils ont des mondes, et ces mondes se croisent avec le nôtre. La question n'est donc pas celle de leur intelligence, de leurs capacités ou de leurs performances : c'est celle de leur subjectivité. Une fois qu'on a pris acte de cela, on ne peut plus les traiter comme des instruments ou comme des choses. Cela suffit à fonder l'obligation de légiférer pour les animaux."

 

A cette notion de subjectivité animale, Elisabeth de Fontenay ajoute celle d'intégrité : "L'intégrité, c'est le droit de l'animal à vivre selon sa biographie – car il a une histoire personnelle –, mais aussi suivant son espèce et l'histoire évolutive de celle-ci. Pour le bétail, cela implique par exemple de ne pas supprimer la relation à l'éleveur ni la relation au troupeau : tout ce qui est précisément détruit par nos modes de production intensive. Alors que les travaux de l'éthologie nous ont faitcomprendre que les animaux ne sont pas des machines, c'est matériellement en machines que les a transformés l'élevage industriel, en niant leur intégrité."

 

La philosophie n'est pas l'action politique, et ces débats d'experts, essentiels à l'évolution des esprits, ne changeraient rien au sort des animaux s'ils ne se traduisaient pas dans des textes à portée juridique. A cet égard, l'Union européenne fait preuve d'une belle avance sur leCanada et les Etats-Unis.

Sous la pression notamment des pays d'Europe du Nord, ses directives ne cessent d'être plus contraignantes, tant sur les conditions d'élevage qu'en matière d'expérimentation animale. La directive du 22 septembre 2010 relative à la protection des vertébrés utilisés à des fins scientifiques, dont le préambule indique que la protection du bien-être animal est une valeur de l'Union européenne, précise ainsi qu'elle ne constitue qu'une étape vers la suppression définitive de toute expérimentation animale. Et il ne s'agit que d'un exemple.



 MAL NÉCESSAIRE

 

 

En droit national, c'est une autre affaire... Notamment en France, pays d'éleveurs et de chasseurs où le sort réservé à l'animal est vite perçu comme un mal nécessaire dès lors qu'il est au service de l'économie."Ce pays a introduit dans sa panoplie juridique nombre de dispositions protectrices de la condition animale, mais ne se décide toujours pas, par frilosité, à adopter une définition claire et incontestable de la sensibilité de l'animal apte à la souffrance", résume Jean-Marie Coulon, premier président honoraire de la cour d'appel de Paris.

 

Dès 1976, la France reconnaît pourtant, dans son code rural, l'animal comme un "être sensible", ce que l'Europe ne fera pas avant le traité de Lisbonne, en 2007. Elle choisit encore, lors de la réforme de son code pénal (entrée en vigueur en 1994), de créer pour ces êtres sensibles une catégorie à part, dite des "autres crimes et délits". Mais son code civil, lui, reste furieusement rétrograde : les animaux y sont considérés comme des "biens meubles" – voire "immeubles par destination", par exemple s'ils sont affectés à une exploitation agricole –, quand celui de l'Allemagne distingue clairement l'animal des choses depuis 1990.

Verrons-nous bientôt entrer dans notre code napoléonien le caractère sensible des animaux, comme le réclame une proposition de loi déposée en novembre 2012 par plusieurs députés UMP ? Si oui, quelle catégorie imaginer pour eux, qui se situerait quelque part entre les personnes et les biens ?

Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit à l'université de Limoges et directeur, avec la philosophe Florence Burgat, d'une passionnanteRevue semestrielle du droit animalier, suggère de reconnaître à certains animaux une personnalité juridique, comparable à celle dont bénéficient les personnes morales, syndicats ou associations. "La portée de cette réforme ne serait pas seulement symbolique, elle pourrait contribuer à déverrouiller le système, estime-t-il. Le décalage entre les textes et leur application est vieux comme le monde mais, en ce qui concerne les animaux, il s'agit d'un décalage sidéral. Changerleur statut juridique n'est donc pas anodin : le juge saisi de l'application des textes ne les interprétera pas de la même manière selon que les animaux sont considérés comme des biens ou comme des personnes morales."



 

 

RESPONSABILITÉ COLLECTIVE

 

 

Pas encore un sujet, plus vraiment un objet : le statut de l'animal est endevenir. Fait remarquable, le philosophe canadien Will Kymlicka, connu pour ses travaux sur le multiculturalisme et le juste traitement des groupes minoritaires, a consacré son dernier ouvrage à cette question. Cosigné avec sa femme, Sue Donaldson, Zoopolis. A Political Theory of Animal Rights (2011, non traduit) propose de l'aborder en termes de responsabilité collective plutôt qu'individuelle. Et "d'élaborer un nouveau cadre moral, réintégrant le traitement des animaux au cœur des principes fondamentaux de la théorie libérale de la justice et des droits de l'homme".

Pour ce faire, il divise les animaux en trois groupes, auxquels seraient attribués des statuts politiques distincts. Les animaux domestiques seraient "citoyens" : ils ont le droit de résider sur un territoire, et leurs intérêts comptent dans la détermination du bien public. Les animaux sauvages seraient "nations souveraines" : ils forment leurs propres communautés et requièrent le respect de leur autonomie. Les animaux proches, ceux qui vivent librement dans nos villes et nos villages, seraient "résidents permanents" : ils ont le droit d'asile, mais nous ne sommes pas tenus de les protéger. Le premier pas vers une "zoopolitique", plus précautionneuse de ceux avec qui nous partageons la planète ?

En dépit des excès de certains extrémistes, les penseurs de tout poil sont unanimes : plus nous inclurons les animaux dans nos questionnements moraux, plus l'humanité progressera. Dans son dernier ouvrage, The Better Angels of our Nature : The Decline of Violence in History and its Causes (2011, non traduit), le psychologue canadien Steven Pinker rappelle que, depuis la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), critiques et condamnations n'ont fait que croître vis-à-vis des exactions commises à l'encontre des minorités ethniques, des femmes, des enfants... et des bêtes.

Il se souvient aussi qu'il torturait des rats jusqu'à la mort, quand il était jeune étudiant, pour suivre les instructions de son professeur, sans que personne ne pose la question morale de cet acte. Aujourd'hui, affirme-t-il, cela serait impossible. Même si, dans les classes des collèges, on dissèque encore des cadavres de souris et de grenouilles.

Catherine Vincent



A lire

 

"Les animaux aussi ont des droits", de Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay et Peter Singer (Seuil, 288 p., 18 €).

 

"Faut-il manger les animaux ?", de Jonathan Safran Foer (Points, 2012).

 

"La libération animale", de Peter Singer (Payot, 2012).

 

"Sans offenser le genre humain. Réflexions sur la cause animale", d'Elisabeth de Fontenay (Albin Michel, 2008).

 

"Les droits des animaux", de Tom Regan (Hermann, 752 p., 35 €).  photo AP/Sang Tan prise à Londres le 30 mai lors d'une manifestation contre le convoi d'animaux par Air India vers les labos d'expérimentation animale.
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:47

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 9 juin 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

             La débâcle des politiques.

 

 

              Depuis des siècles, les valeurs de gauche et celles de droite s’affrontent :

 parti de la justice contre celui de l’ordre, républicains contre monarchistes, anticléricaux contre religieux intégristes, démocrates contre fascistes, partageux contre maîtres de forges, pacifistes contre militaristes, internationalistes contre impérialistes et l’Histoire continue.

Mais elle continue sans les politiques qui trahissent chaque jour les valeurs qu’ils invoquent pour se faire élire et méconnaissent lorsqu’ils ont obtenu les apparences d’un pouvoir trop lourd pour leur petitesse.

 

 

 

Ce qui caractérise notre époque n’est pas la disparition des valeurs de gauche et des valeurs de droite, mais une dissociation de ces valeurs opposées et de la pratique politique.

J’en donnerai ici des exemples concrets pris dans tous les camps.

 

 

Exemple :

 La famille traditionnelle et la diabolisation de la sexualité  sont des valeurs de droite. Aussi, la consécration officielle du fait homosexuel par le mariage des gens de même sexe heurta les « sacristies ».

 

 

Les leaders politiques de droite instrumentalisèrent  les appréhensions de leurs soutiens sociologiques.

Ces hommes politiques conservateurs remplissent ainsi leurs fonctions idéologiques : travail, famille, patrie.

 

 

Mais, si cette droite conservatrice accédait à nouveau au pouvoir, elle se garderait bien de revenir sur la loi qui « offense dieu » !

 

 

Les mêmes leaders tâcheraient de faire oublier qu’ils avaient, dans l’opposition,  combattu cette loi comme tant d’autres dans un passé récent.

 

 

Autre exemple :

Le leader de la gauche tonnait, durant sa campagne présidentielle, contre son seul adversaire, « la finance.

 Il exprimait ainsi une valeur de gauche.

Mais parvenu au pouvoir, ce leader et son parti appliquent les dogmes économiques de leurs adversaires, adoptant les mêmes thérapeutiques avec le magnifique résultat que l’on connaît.

Songeons à leurs soumissions aux intérêts très privés dans le scandaleux projet NOTRE DAME DES LANDES et demain des gaz de schistes dont l’exploitation est réclamée par le patronat en mal de spéculation.

La finance règne toujours.

 

 

Autre exemple :

Les députés VERTS EUROPE ECOLOGIE déposent une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre.

Ils rendent hommage à l’éthique écologiste et ce conformément à l’acception tant philosophique que populaire de l’écologie.

 

 

 

Mais, une des leurs, Véronique MASSONNEAU, élue de la VIENNE, entend retirer sa signature de la proposition de loi pour ne pas fâcher ses « amis les chasseurs » et annonce qu’elle viendra s’incliner devant sa majesté cynégétique à une fête locale de la chasse, le 8 juin !

 

 

 

Un autre leader d’écologie politique, José BOVE, demandait, l’an passé, la mort des loups et, un autre, Noel MAMERE déclara naguère apprécier la corrida.

 

 

Il en résulte que dans tous les camps les professionnels de la politique renient les valeurs qu’ils sont présumés défendre.

L’ancien Président de la république, de droite dure qui préférait le prêtre à l’instituteur, divorça en violation des  dogmes monothéistes qu’il prétendait servir.

 

 

L’actuel pouvoir, en France, n’est pas plus socialiste que ne le furent les socialistes Allemands, Grecs, Espagnols, hier majoritaires dans leurs pays et écartés  pour avoir oublié d’être socialistes.

 

 

Les écologistes politiques n’osent plus parler de nature et de protection animale, fondements moraux de l’écologie.

 

 

Ce ne sont pas les notions de  socialistes, de réactionnaires, d’écologistes qui ont perdu leurs sens mais une classe politique fade, inconsistante, traître aux valeurs qu’elle prétend assumer et qu’elle n’a pas le courage de mettre en pratique.

 

 

Un réactionnaire qui divorce, un socialiste qui privatise, un écologiste qui flatte ses « amis les chasseurs » est plus qu’un oxymore, c’est une faillite morale de la politique.

Ces personnages discréditent le fait politique en trahissant des valeurs qu’ils n’allèguent que pour emcombrer de leur inutile présence  les palais nationaux.

 Leur insignifiance mérite le mépris des citoyens.

 

 

Alors, les citoyens se désintéressent de plus en plus de la vie publique laissant le champ libre au Marché et à ses lois.

 

 

Pour ce qui nous concerne, nous écologistes, constatons que nous ne sommes pas représentés par l’écologie politique.

 

 

Si nous l’étions, les droits de la nature et des animaux ne seraient pas une question marginale, mais une condition préalable de toute participation à une majorité de progrès.

 

 

Nous ne déposerions pas une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre ou de la corrida pour faire plaisir à notre électorat et rendre l’hommage du vice à la vertu, mais nous ferions d’avancées dans ces domaines un absolu sans lequel il ne saurait y avoir d’alliance politique.

 

 

 

Honte aux députés VERTS qui s’agenouillent devant les bottés de la chasse !

 

Honneur à Clément MERIC, végétarien, mort à 19 ans, pour la justice, la générosité et des idées qu’ils servaient alors que les minables de la politique se parent de valeurs qu’ils renient pour s’arroger les avantages d’un pouvoir que leur débilité morale leur interdit d’exercer !

 

 

L’abaissement des « écologistes politiques » devant les tueurs est indigne et stupide. 

 

 

Indigne, car l’écologie implique le respect du vivant et la chasse est la banalisation de la mort érigée en pur loisir.

Stupide, car le monde de la chasse se restreint à une  minorité rétrograde.

 

A propos : combien sont-ils, ces hommes qui sèment la mort ?

 

Leur grossière propagande clame : un million trois cent mille.

C’est, comme toute leur propagande, un mensonge . 

 

 

Il y a cinq ans, l’Office nationnal  de la chasse et de la faune sauvage qui comptabilise les permis de chasser, annonçait 1228000 permis validés.

Or, un chasseur peut détenir un permis départemental et un permis national.

Il y a cinq ans, ils étaient déjà moins d’un million.

Et aujourd’hui ?

 

 

Le nombre est ultra-secret.

Le lobby ne communique plus sur le nombre de permis validés.

Il veut dissimuler que le loisir de mort ne fait plus recette malgré les efforts de recrutements. 

 

 

Avec des députés inconssistants et des journalistes peu curieux, cette imposture fait illusion, du moins un temps.

 

 

Lors des prochaines élections, amis écologistes honnêtes, retirez leurs  mandats à ceux qui retirent leurs signatures aux propositions de lois d’abolition de la chasse.

Ils pourront se faire élire par leurs « amis les chasseurs ».

 

 

            Gérard  CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
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