Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de le journal de campagne de KIKI DU 78
  • Le blog de le journal de campagne de KIKI  DU  78
  • : Cet espace est réservé à des informations souvent ignorées par les " grands " médias, et à divers sujets d'actualité , en vue d'échanges de points de vues.
  • Contact

Recherche

Liens

16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:39

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

 

la lettre de Gérard CHAROLLOIS 


         le dimanche 16 juin 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           Le natalisme contre le vivant.

 

 

Toute société souffre de tabous.

 

Lorsque nous combattons la chasse, la corrida, certaines infrastructures lucratives pour les oligarques, nous exprimons, trop confortablement pour une avant-garde digne de ce nom, l’opinion de la majorité de nos contemporains.

Nous ne faisons pas preuve d’audace conceptuelle et notre parole n’est censurée qu’en raison d’une confiscation de l’Etat et des médias par des féodalités malfaisantes.

En revanche, nous devenons iconoclastes, choquants, violeurs de tabous en affirmant, contre la propagande nataliste, que la croissance démographique est un mal pour la nature et à terme pour l’humain.

 

 

 

Plus les hommes seront nombreux, plus il faudra urbaniser, artificialiser, plus  croîtront les besoins en énergie et moins les autres formes de vies conserveront une place sur la terre.

 Quant aux hommes, la qualité de la vie s’altérera, lorsque l’Europe ne sera plus qu’une vaste mégapole sillonnée d’axes de transports, transformant ce que la mode appelle « l’environnement » en un permanent enfer urbain.

La biodiversité aura disparu et ce d’autant que trop d’humains se révèlent intolérants  à toute autre forme de vie.

 

 

 

Observez l’attitude irrationnelle et haineuse de trop de gens envers les deux ou trois espèces parvenant à survivre dans les villes hostiles à la nature.

Nos contemporains aiment les jardins bien rangés, les parcs aseptisés, la belle nature à la télévision ou sur les photos de vacances.

Mais ils ont peur des maladies véhiculées par les pigeons, (pur phantasme), des redoutables sangliers, (phobie grotesque de l’animal sauvage), et de tous ces êtres de la forêt, (menaces imaginaires).

 

 

 

Malgré quelques velléités de bien faire, malgré les colloques scientifiques et les déclarations pontifiantes des dirigeants de la planète, l’homme se comporte encore en ennemi de la terre.

 

 

La France se glorifie stupidement de son taux de natalité supérieur à celui de tous ses voisins.

La propagande officielle s’en réjouit sur le thème : « pour payer les retraites de demain ».

En fait, cela pourrait bien être :

 Pour surcharger les statistiques de pôle emploi.

Juste avant la dernière guerre mondiale, ce pays s’engagea dans une politique d’accroissement de population avec pour objectif avoué d’augmenter le nombre des poitrines Françaises à opposer aux canons Allemands.

Cette considération fut à l’origine des allocations familiales et du quotient familial.

 

 

 

Alors que le premier enfant d’une famille est celui qui génère le plus de dépenses, l’etat ne lui apporte aucune aide et en revanche incite ouvertement au troisième enfant par une majoration des prestations et en offrant une part entière de quotient fiscal., Les premiers enfants n’ouvrent droit qu’à une demi-part.

 

  

Le temps des canons révolu reste une culture anthropocentrique poussant à multiplier  sans fin l’espèce, jusqu’à un terme que les tenants de cette idéologie seraient bien en peine de définir.

Que veulent-ils ?

Une France de cent millions d’habitants, de deux cents millions …. !

Pour eux, croître est une finalité qui se suffit à elle-même.

 

 

 

Les incitations financières ne représentent sans doute pas la cause déterminante de ce taux de natalité trop élevé.

Le problème est culturel.

La prise de conscience écologique tarde à éclairer les esprits ici davantage que dans les autres pays Européens.

 

 

Quelle place laisserons-nous aux ours, aux loups, aux oiseaux, aux amphibiens ?

Voilà une question qui n’effleure même pas l’esprit étriqué des natalistes poursuivant leur course folle au toujours plus, leur logique de cellule cancéreuse de la terre.

 

 

Le gouvernement « centriste » n’a pas osé remettre en cause la politique contre-nature en substituant une aide à la personne à un financement de la prolifération.

La réforme fiscale annoncée est bien une réforme, dans l’acception perverse que les « libéraux » ont sû donner à ce mot depuis trente ans.

Ces publicitaires du Marché corrompent tout, y compris les mots.

 

 

 

Autrefois, une réforme annonçait plus de droits, plus de protection sociale, un progrès de la justice et de la liberté.

Un Réformateur, homme de progrès, voulait élever la condition humaine.

 

Désormais, quand vous entendrez le mot réforme, tremblez car cela signifie pour vous une régression.

Donc, le plafonnement du quotient familial n’est qu’une mesurette financière visant à ponctionner des citoyens, nullement oligarques, en se gardant bien de toucher aux incitations au troisième enfant.

Il fallait instaurer une dégressivité des allocations familiales et leur suppression pour un couple percevantplus de dix mille Euros par mois.

 

 

J’entends nos détracteurs me reprocher d’être un misanthrope voulant sacrifier l’humain au reste du vivant.

 

Actuellement, c’est l’humain qui sacrifie le vivant.

Un biocentriste, en condamnant l’anthropocentrisme, fait œuvre de philanthrope.

 

 

 Car nous voulons des humains heureux, prospères, hédonistes mais réconciliés avec les autres espèces et sachant partager la planète avec elles.

Pour sauver la nature et donc pour sauver l’humain, deux conditions cumulatives doivent être réalisées :

D’une part, l’homme doit aimer le vivant et cesser de l’anéantir.

D’autre part, la population humaine ne doit plus croître au point d’occuper tout l’espace et de dégrader son propre cadre de vie.

En modifiant la composition physico-chimique de l’atmosphère, en colonisant la surface de la planète, en exploitant les ressources au point de les épuiser, en générant des pollutions immenses, l’homme crée une ère nouvelle que les scientifiques appellent « anthropocène ».

Cette situation inédite exige une mutation de responsabilité incompatible avec les vieilles billevesées du « croître et multiplier ».

Disons :

Oui, à l’amélioration

 Constante de la vie, aux vrais progrès, ceux qui font reculer la souffrance, l’angoisse, la mort.

Non, à la croissance sans autre but que le quantitatif et le profit !

 

 

 

               Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS. 

 

 


Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
commenter cet article
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 10:43

 

 

Mort aux vautours et aux loups !!!

 

 

 

85228553_p.jpg


(Si le paysan fut naguère un homme qui nourrissait les hommes, comme le disait la vulgate, il est acquis qu'aujourd'hui l'exploitant agricole est un homme qui empoisonne la terre et qui l'endeuille par ses agressions contre la faune, la flore et les milieux naturels).
      Gérard  CHAROLLOIS


A DIFFUSER sans modération... A DIFFUSER sans modération...  A DIFFUSER sans modération...

Mort aux vautours et aux loups ! : la grande manœuvre de diversion des paysans s'intensifie...

La paysannerie française responsable de centaines de morts chaque année, nous demande de regarder ailleurs !...
 
- Il polluent à tout va les sols, l’air, l’eau à grands coups de nitrates [la France condamnée, Juin 2013 <
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/13/l-europe-condamne-la-france-pour-ses-eaux-polluees_3429170_3244.html >]
 
;
 
- ils sont directement responsables de l’augmentation du taux d’incidence d’une multitude de cancers, de maladies neurodégénératives et de malformations
[rapport INSERM juin 2013 : <

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/06/pesticides-le-rapport-de-linserm.html > ].

 
Et les agriculteurs/éleveurs (1) continuent d’amuser la galerie avec des histoires à dormir debout de prédateurs (2) et de vautours qui menacent l’humanité
et “mangent les petits enfants...”

Voyez la dernière étude “scientifique” (sic) de la propagande des éleveurs français : la version paysanne d’ “Apocalyspse now” ou une version moderne du

“Petit chaperon rouge” (au choix !) :  <
 
Est-ce que les paysans nous prendraient pas pour des huitres ?

 
Notes
1 - avec la complicité active d’une majorité d’élu(e)s au garde à vous

2  - une vingtaines d’ours et moins de 300 loups
 
NB : certains me diront qu’il y a “la Confédération paysanne” et que c’est pas pareil (!) Ah bon !... La “Conf” très minoritaire dans le monde paysan, reste
bien discrète sur le thème des relations démontrées “pesticides et cancers” et figure souvent en tête de cortège pour hurler contre les grands prédateurs...
 
Cordialement,
 
*********************************
Roger MATHIEU, moi tout seul !
 
Le trou du loup
26400 BEAUFORT-sur-GERVANNE

04 75 76 44 27

06 30 12 20 52
_______________________________________________________________________________________________________________________


Lire aussi sur le même sujet dans l'ecellent blog " ça branle dans le manche " : 



_______________________________________________________________________________________________________________________________________


La fin d’un Mythe ou les révélations d’un songe totalement creux ?
Loup, la fin du mythe
La naturaliste Lynda Brook vient de sortir un dossier retentissant sur le loup dans lequel elle explique pourquoi le loup constitue un réel danger pour l’homme. Elle démontre à travers l’expérience des Etats-Unis, comment la France est en train de se fourvoyer, risquant ainsi des accidents et peut-être même des vies humaines. Lynda Brook, naturaliste d’origine anglaise, vient de publier un dossier explosif dans lequel elle démontre, chiffres et sources scientifiques à l’appui, que le loup peut attaquer l’homme et que les pouvoirs publics en France sous-estiment le danger pour les populations. "
Ainsi commence la page du site "éleveurs et montagnes" consacrée à cette étude présentée comme "scientifique" et reprise mot pour mot depuis par tout ce que la France et maintenant la Suisse comptent d'opposants à la cohabitation avec le "grand méchant loup".
6a00d83451957369e20192ab11b318970d-500wi.jpg
J'ai lu ce texte, avec une certaine difficulté, voire lassitude, tant il me semble répétitif et assez brouillon, pour un dossier présenté comme "retentissant". Il ressemble plus aux différents dossiers déjà montés par le monde pastoral contre les prédateurs qu'à une étude scientifique. Et je vous l'avoue, je n'ai pas eu l'envie de contre argumenter contre un texte destiné à générer la peur.
Après la peur du loup, la peur de l'ours, la peur des vautours "devenus prédateurs" et de toutes autres peurs des bêtes sauvages qui innondent une certaine France rurale et parfois profonde, ces "révélations" destinées à créer une "peur au carré" ressemble furieusement à un remake du film des trois petits cochons : Et Alors? Et Alors? Le loup soufla, et il gronda... "le retour du loup", "la vengance de la meute", avec Serge Reggiani en bande son.Tu peux sourire, charmante Elvire...
Si vous n'avez pas le temps de le lire, son message principal se résume à "Planquez vos enfants, planquez-vous, en France la situation est devenue incontrôlable. Les meutes de loups vont passer à l'attaque." « On ne sait pas si on ne va pas perdre la maîtrise de la situation ou si on ne l'a pas déjà perdue » a prévenu Laurent Garde du Centre d'étude de réalisations pastorales Alpes Méditerranée (Cerpam) lors d'une journée organisée par "Eleveurs et montagnes" le 8 avril 2013 à Forcalquier, ville de Christophe Castaner (PS) qui préside le GNL.  Il est trop tard, la France aurait ouvert la boîte de Pandore d'où serait sortis les meutes de loups mangeurs d'hommes (l'hélicoptère Pandore?)

Lynda qui ? 
C'est ce que tous les "naturalistes" se demandent. J'ai eu beau chercher sur mon moteur de recherche préféré, nulle trace de ce travail sur un site autre que sur les sites du pastoralisme militant. Pas plus que des travaux précédents de Lynda Brook, de ses publications, de sa formation, de son parcours universitaires, bref on ne sait pas grand chose d'elle. Elle avance masquée. On se contentera donc de "naturaliste d’origine anglaise." en attendant d'en savoir plus.  Peut-être dès la mise en ligne d'un site web puisqu'un nom de domaine semble réservé au nom d'une Lynda Brook habitant dans le Var. 
Quand j'ai vu que les remerciements de ce "dossier publié avant achèvement, version non définitive et non corrigée" (méthode de publication fort peu scientifique) étaient destinés à Yves Derbez et toute l'équipe d'Eleveurs & Montagnes, à Christophe Gabert de la Fédération des Acteurs ruraux (le dauphinois, et ex Grand charnier) à Bruno Besche-Commenge et à Louis Dollo, mes espoirs de tomber sur "du neuf" se sont volatilisés. Avec une telle brochette de scientifiques (un éleveur, un membre de la FDSEA de l’Isère, un enseignant en linguistique pensionné et un guide de pays) on est en présence de quelques-uns des ultrapastoraux les plus connus et actifs. On attendra donc avec ennui la version définitive de ce qui ressemble fort à un effet d'annonce, à une baudruche, une farce qui ne convaincra que les convaincus.



 

 

Jean-Luc Valérie a eu lui le courage et la patience de s'attaquer à ces 90 pages. La buvette vous propose de lire son analyse et sa contre argumentation sur son blog Nature-Environnement. Voici sa conclusion...

Jean-Luc Valérie - "Sans vouloir dénigrer systématiquement le travail de l’auteur, à l’évidence, les interprétations et traductions du dossier présenté, par Eleveurs et Montagnes, entre autres associations est probablement sans commune mesure avec les intentions de l’auteur, par ailleurs, naturaliste.
Les faits pourraient même leur valoir un procès, en faux, voire en diffamation. Je n’ai globalement fait que de relever les incongruités d’un dossier naturaliste, bien trop mal préparé, dans sa version française. Présentée dans une urgence stupide et fallacieuse.
Le fait d’avoir voulu exploiter un document emprunt de fausses affirmations, sans réflexions, révèle de la part des éleveurs représentés, une intention de désinformer, pour obtenir, l’aval d’une partie de l’opinion publique, et éventuellement des tirs de destruction plus rapide, si possible. En toutes pertes.

Alors que le fond du problème, depuis plus de 20 ans, résulte des responsabilités communes aux différents intervenants, qu’il soient politiques, associatifs, étatiques, du monde de l’élevage ou du pastoralisme. Tous les acteurs ont largement contribué à pourrir un dossier, finalement et totalement compréhensible et alors qu’il était possible d’assumer, progressivement, en instituant une politique de préparation et d’anticipation. Au lieu d’instituer une politique de compensation, en pure perte, également.


6a00d83451957369e2019103495982970c-800wi.jpg
Aujourd’hui, les ministres successifs, héritent d’une situation ingérable. Sauf à mettre tous les intervenant au pas, dans une logique de progrès, à laquelle, il faut en être convaincu, les nombreux tirs de destruction du loup, à venir, n’apporteront rien en terme d’avancée. Qui saura faire, sans perdre ce cher poste de ministre, de député, de maire ou de préfet ? Je vous le demande."

Baudouin de Menten : La sortie de Lynda Brook coïncide, (mais est-ce une coïncidence?) avec des rumeurs de "dossiers scientifiques secrets et imagés" dans le Mercantour, "d'une analyse poussée sur les changements de comportement du loup, en Mercantour, dont certaines capacités d'adaptation surprenantes pourraient induire de futurs tentatives d'agression sur l'homme ; des comportements qui pourraient évoluer vers un risque si certaines conditions sont requises." , mais impossible d'en savoir plus, c'est top secret, point! Les gardes du PNM ont-ils encore tous, tous leurs membres ? Des rumeurs qui m'arrivent de plusieurs sources..., un secret visiblement bien mal gardé, mais n'est ce pas là le but des rumeurs? De quoi soutenir les décisions du Plan National Loup 2013-2017 et le tir de 24 loups, ou est-ce pour préparer la suite à savoir la destruction de meutes complètes?
Le loup est effectivement un animal protégé en France, c'est évident pour tout le monde.


La fin d’un « Mythe » ou les révélations d’un « Songe » totalement creux ?
  1. Les spéculations
  2. Les contre-vérités
  3. Les contradictions et observations

 

http://www.buvettedesalpages.be/

 

      _________________________________________________________________________________________

 

 

DERNIÈRE MINUTE : JE VIENS DE RECEVOIR CE MESSAGE QUE JE VOUS LIVRE :

 

 

" Le rapport anti-loup d'une naturaliste anglaise court en ce moment sur internet : <http://www.eleveursetmontagnes.org/actualite/13-actualite/743-lynda-brook-loup-la-fin-du-mythe >.
Comme on peut le lire à la fin dans les 'Remerciements', il s'agit en réalité d'un rapport de stage et Lynda Brook est non une scientifique mais une étudiante anglaise qui a effectué un stage dans un élevage français de moutons...
C'est ce rapport complaisant résultant de compilations qui est présenté comme une expertise de spécialiste et repris sur plusieurs sites internet comme une preuve du danger du loup ! "
 


Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Ecologie
commenter cet article
10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:20

 

 

Les animaux ont le droit

d'être bêtes.

 

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.06.2013 à 12h53 • Mis à jour le 09.06.2013 à 17h38

Par Catherine Vincent

 


 

3424654_6_fcee_manifestation-a-londres-le-30-mai-2012-contr.jpg

 

 

La pétition, publiée le 13 avril sur le site Internet Mesopinions.com par une collégienne de 5e, a déjà recueilli près de 12 000 signatures. "La dissection dans les collèges finance la mort d'animaux et encourage leur maltraitance. Avons-nous besoin de massacrer des cadavres d'animaux pour apprendre ?", demande-t-elle à Vincent Peillon le ministre de l'éducation nationale.

Le 22 mai, après moult rebondissements et l'intervention du Conseil d'Etat, le tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'abattage de Baby et Népal, les deux éléphantes du parc de la Tête d'or qui avaient été suspectées d'être porteuses de la tuberculose sans que des tests probants aient validé ce soupçon. Il ne se passe plus une semaine sans que se tienne quelque part une opération de protestation militante en faveur des animaux – contre le gavage des oies ici, là contre l'exiguïté des cages à lapins – et jamais on n'a vu sortir tant de livres, tant de films sur le sujet. Aristote et Plutarque, qui s'en préoccupaient fort, y retrouveraient enfin leurs petits : la question animale, longtemps occultée par la pensée occidentale, est en train de devenir une question de société.

 

 

 

 

A cela, deux raisons essentielles : l'évolution rapide de la science, qui prouve désormais que les animaux à sang chaud – voire à sang froid, tels les céphalopodes – sont des êtres conscients d'eux-mêmes, sensibles aux émotions et à la douleur ; et celle, non moins spectaculaire, de l'exploitation par l'homme de ces mêmes animaux. Alors que ces créatures, par leur intelligence et leurs comportements, paraissent plus proches de nous qu'elles ne l'ont jamais été, notre propre espèce les soumet à une cruauté sans précédent, pour les besoins de l'élevage intensif ou de l'expérimentation médicale. La contradiction était trop violente pour ne pas faire bouger les lignes.

A mesure que se fissurent nos certitudes, un nombre croissant de citoyens, de scientifiques, juristes et philosophes se mobilisent. Non seulement afin "d'épargner au maximum la douleur, la détresse ou la souffrance aux animaux" lors de leur mise à mort – ainsi que le préconise depuis 2009 le Conseil de l'Europe –, mais aussi pour considérer leur vie dans son intégrité. Pour penser les bêtes comme des "patients moraux", au même titre que les enfants ou les handicapés mentaux. Pour leur conférer une valeur inhérente. Et des droits. A commencer par ceux de vivre et de ne pas souffrir.


Lire l'entretien avec Peter Singer, bioéthicien et défendeur de la cause animale :   Il faut inclure les êtres sensibles dans notre sphère de considération morale




 

ÉTHIQUE UTILITARISTE


 

Cette prise de conscience, qui touche aujourd'hui tous les pays occidentaux, trouve ses bases théoriques dans la philosophie, et dans une théorie chère à la culture anglo-saxonne : l'utilitarisme. Fondée en Angleterre par le réformateur Jeremy Bentham (1748-1832) et développée par l'économiste John Stuart Mill (1806-1873), cette doctrine morale affirme que les conséquences de nos actes doivent être considérées à l'échelle globale, en termes de plaisir et de souffrance. Les intérêts de chacun comptent, et ils comptent autant que les intérêts identiques de n'importe qui d'autre. Au moment de faireun choix, il faut donc opter pour l'action qui produit le plus grand bonheur du plus grand nombre.

D'un égalitarisme intransigeant, ce principe est malaisé à mettre en oeuvre. Mais il n'en participe pas moins, à son époque, au meilleur traitement des prisonniers en milieu carcéral, à l'extension du droit des femmes et à l'abolition de l'esclavage. Dans sa réflexion, Bentham avait inclus les animaux en raison de leur capacité à souffrir.

En 1975, aux Etats-Unis, le philosophe australien Peter Singer publieAnimal Liberation (La Libération animale), qui deviendra le livre de référence des mouvements modernes de protection animale. Il y reprend l'éthique utilitariste et développe l'idée selon laquelle tous les êtres sensibles doivent être considérés comme moralement égaux, dans la mesure où leur capacité à souffrir et à éprouver du plaisir est comparable.

Au même moment, le philosophe américain Tom Regan – qui fut d'abord défenseur des droits de l'Homme – développe une autre approche, dite "théorie des droits" : tout comme nous en avons les uns envers les autres, nous avons des droits directs envers les animaux, du moins envers ceux dont la vie mentale est suffisamment élaborée pour que ce qui leur arrive leur importe, pour être, dit Regan, "les sujets d'une vie".




 ROIS ET GOÛTEURS

 

 

 

Ces deux conceptions aboutissent à une position radicale : l'abolition de tout asservissement de l'animal par l'homme. "Si nous infligeons une grande souffrance aux poulets pour les produire, et si cette souffrance outrepasse le plaisir que nous avons à les consommer, il est moralement obligatoire de ne pas manger leur chair", résume PeterSinger, végétarien depuis 1971. "Les animaux de laboratoire ne sont pas nos goûteurs ; nous ne sommes pas leurs rois", renchérit Regan.

Mais alors, quoi ? Plus de nourriture carnée ? Plus d'essais thérapeutiques sur les rongeurs ? Très vite, la reconnaissance du respect dû à l'animal ouvre la boîte de Pandore des menaces à nos libertés. Entre utopie et réalisme, entre les abolitionnistes et ceux qui prônent une exploitation plus mesurée de nos amies les bêtes, le fossé n'est pas près de se combler.



"La question de fond que pose l'abolitionnisme est celle de la propriété : est-ce que nous sommes capables de déconstruire le néolithique, c'est-à-dire le grand moment de la domestication ? Est-ce que nous sommes prêts à cela ?", interroge Elisabeth de Fontenay, l'une des rares philosophes de France à avoir entrepris – de longue date – une réflexion sur la question animale. Assumant la contradiction inhérente à notre espèce – animale, mais pas tout fait comme les autres –, elle ne conçoit pas, elle non plus, l'avenir de l'humanité sans un nouveau contrat avec les bêtes. Mais elle se montre à la fois moins radicale et plus ambitieuse que ses homologues anglo-saxons.

Moins radicale, parce que résolument "spéciste", c'est-à-dire convaincue de l'irréductible différence humaine. Et non "abolitionniste" (elle dit parfois non "robespierriste"), ce qui ne lui facilite pas toujours la tâche. "Je ne refuse pas de manger de la viande – même si j'en mange très peu –, et cela pose un problème de rapport entre la théorie et la pratique qui est pour moi extrêmement douloureux. Je ne fais pas la belle âme en disant cela : chaque fois que je consomme de la viande, je me souviens que l'animal que je mange n'a pas eu droit à une vraie vie. Mais je ne franchis pas le pas du végétarisme. Je ne suis donc pas tout à fait cohérente", reconnaît-elle.



 MONDES ANIMAUX

 

 

 

Plus ambitieuse, parce qu'elle refuse de réduire la question animale à la seule souffrance. "Les animaux ne se contentent pas de souffrir ou d'éprouver du plaisir, assure-t-elle. Leur environnement est pour eux un système de signes qu'ils interprètent : ils ont des mondes, et ces mondes se croisent avec le nôtre. La question n'est donc pas celle de leur intelligence, de leurs capacités ou de leurs performances : c'est celle de leur subjectivité. Une fois qu'on a pris acte de cela, on ne peut plus les traiter comme des instruments ou comme des choses. Cela suffit à fonder l'obligation de légiférer pour les animaux."

 

A cette notion de subjectivité animale, Elisabeth de Fontenay ajoute celle d'intégrité : "L'intégrité, c'est le droit de l'animal à vivre selon sa biographie – car il a une histoire personnelle –, mais aussi suivant son espèce et l'histoire évolutive de celle-ci. Pour le bétail, cela implique par exemple de ne pas supprimer la relation à l'éleveur ni la relation au troupeau : tout ce qui est précisément détruit par nos modes de production intensive. Alors que les travaux de l'éthologie nous ont faitcomprendre que les animaux ne sont pas des machines, c'est matériellement en machines que les a transformés l'élevage industriel, en niant leur intégrité."

 

La philosophie n'est pas l'action politique, et ces débats d'experts, essentiels à l'évolution des esprits, ne changeraient rien au sort des animaux s'ils ne se traduisaient pas dans des textes à portée juridique. A cet égard, l'Union européenne fait preuve d'une belle avance sur leCanada et les Etats-Unis.

Sous la pression notamment des pays d'Europe du Nord, ses directives ne cessent d'être plus contraignantes, tant sur les conditions d'élevage qu'en matière d'expérimentation animale. La directive du 22 septembre 2010 relative à la protection des vertébrés utilisés à des fins scientifiques, dont le préambule indique que la protection du bien-être animal est une valeur de l'Union européenne, précise ainsi qu'elle ne constitue qu'une étape vers la suppression définitive de toute expérimentation animale. Et il ne s'agit que d'un exemple.



 MAL NÉCESSAIRE

 

 

En droit national, c'est une autre affaire... Notamment en France, pays d'éleveurs et de chasseurs où le sort réservé à l'animal est vite perçu comme un mal nécessaire dès lors qu'il est au service de l'économie."Ce pays a introduit dans sa panoplie juridique nombre de dispositions protectrices de la condition animale, mais ne se décide toujours pas, par frilosité, à adopter une définition claire et incontestable de la sensibilité de l'animal apte à la souffrance", résume Jean-Marie Coulon, premier président honoraire de la cour d'appel de Paris.

 

Dès 1976, la France reconnaît pourtant, dans son code rural, l'animal comme un "être sensible", ce que l'Europe ne fera pas avant le traité de Lisbonne, en 2007. Elle choisit encore, lors de la réforme de son code pénal (entrée en vigueur en 1994), de créer pour ces êtres sensibles une catégorie à part, dite des "autres crimes et délits". Mais son code civil, lui, reste furieusement rétrograde : les animaux y sont considérés comme des "biens meubles" – voire "immeubles par destination", par exemple s'ils sont affectés à une exploitation agricole –, quand celui de l'Allemagne distingue clairement l'animal des choses depuis 1990.

Verrons-nous bientôt entrer dans notre code napoléonien le caractère sensible des animaux, comme le réclame une proposition de loi déposée en novembre 2012 par plusieurs députés UMP ? Si oui, quelle catégorie imaginer pour eux, qui se situerait quelque part entre les personnes et les biens ?

Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit à l'université de Limoges et directeur, avec la philosophe Florence Burgat, d'une passionnanteRevue semestrielle du droit animalier, suggère de reconnaître à certains animaux une personnalité juridique, comparable à celle dont bénéficient les personnes morales, syndicats ou associations. "La portée de cette réforme ne serait pas seulement symbolique, elle pourrait contribuer à déverrouiller le système, estime-t-il. Le décalage entre les textes et leur application est vieux comme le monde mais, en ce qui concerne les animaux, il s'agit d'un décalage sidéral. Changerleur statut juridique n'est donc pas anodin : le juge saisi de l'application des textes ne les interprétera pas de la même manière selon que les animaux sont considérés comme des biens ou comme des personnes morales."



 

 

RESPONSABILITÉ COLLECTIVE

 

 

Pas encore un sujet, plus vraiment un objet : le statut de l'animal est endevenir. Fait remarquable, le philosophe canadien Will Kymlicka, connu pour ses travaux sur le multiculturalisme et le juste traitement des groupes minoritaires, a consacré son dernier ouvrage à cette question. Cosigné avec sa femme, Sue Donaldson, Zoopolis. A Political Theory of Animal Rights (2011, non traduit) propose de l'aborder en termes de responsabilité collective plutôt qu'individuelle. Et "d'élaborer un nouveau cadre moral, réintégrant le traitement des animaux au cœur des principes fondamentaux de la théorie libérale de la justice et des droits de l'homme".

Pour ce faire, il divise les animaux en trois groupes, auxquels seraient attribués des statuts politiques distincts. Les animaux domestiques seraient "citoyens" : ils ont le droit de résider sur un territoire, et leurs intérêts comptent dans la détermination du bien public. Les animaux sauvages seraient "nations souveraines" : ils forment leurs propres communautés et requièrent le respect de leur autonomie. Les animaux proches, ceux qui vivent librement dans nos villes et nos villages, seraient "résidents permanents" : ils ont le droit d'asile, mais nous ne sommes pas tenus de les protéger. Le premier pas vers une "zoopolitique", plus précautionneuse de ceux avec qui nous partageons la planète ?

En dépit des excès de certains extrémistes, les penseurs de tout poil sont unanimes : plus nous inclurons les animaux dans nos questionnements moraux, plus l'humanité progressera. Dans son dernier ouvrage, The Better Angels of our Nature : The Decline of Violence in History and its Causes (2011, non traduit), le psychologue canadien Steven Pinker rappelle que, depuis la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), critiques et condamnations n'ont fait que croître vis-à-vis des exactions commises à l'encontre des minorités ethniques, des femmes, des enfants... et des bêtes.

Il se souvient aussi qu'il torturait des rats jusqu'à la mort, quand il était jeune étudiant, pour suivre les instructions de son professeur, sans que personne ne pose la question morale de cet acte. Aujourd'hui, affirme-t-il, cela serait impossible. Même si, dans les classes des collèges, on dissèque encore des cadavres de souris et de grenouilles.

Catherine Vincent



A lire

 

"Les animaux aussi ont des droits", de Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay et Peter Singer (Seuil, 288 p., 18 €).

 

"Faut-il manger les animaux ?", de Jonathan Safran Foer (Points, 2012).

 

"La libération animale", de Peter Singer (Payot, 2012).

 

"Sans offenser le genre humain. Réflexions sur la cause animale", d'Elisabeth de Fontenay (Albin Michel, 2008).

 

"Les droits des animaux", de Tom Regan (Hermann, 752 p., 35 €).  photo AP/Sang Tan prise à Londres le 30 mai lors d'une manifestation contre le convoi d'animaux par Air India vers les labos d'expérimentation animale.
Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Expérimentation animale
commenter cet article
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:47

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 9 juin 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

             La débâcle des politiques.

 

 

              Depuis des siècles, les valeurs de gauche et celles de droite s’affrontent :

 parti de la justice contre celui de l’ordre, républicains contre monarchistes, anticléricaux contre religieux intégristes, démocrates contre fascistes, partageux contre maîtres de forges, pacifistes contre militaristes, internationalistes contre impérialistes et l’Histoire continue.

Mais elle continue sans les politiques qui trahissent chaque jour les valeurs qu’ils invoquent pour se faire élire et méconnaissent lorsqu’ils ont obtenu les apparences d’un pouvoir trop lourd pour leur petitesse.

 

 

 

Ce qui caractérise notre époque n’est pas la disparition des valeurs de gauche et des valeurs de droite, mais une dissociation de ces valeurs opposées et de la pratique politique.

J’en donnerai ici des exemples concrets pris dans tous les camps.

 

 

Exemple :

 La famille traditionnelle et la diabolisation de la sexualité  sont des valeurs de droite. Aussi, la consécration officielle du fait homosexuel par le mariage des gens de même sexe heurta les « sacristies ».

 

 

Les leaders politiques de droite instrumentalisèrent  les appréhensions de leurs soutiens sociologiques.

Ces hommes politiques conservateurs remplissent ainsi leurs fonctions idéologiques : travail, famille, patrie.

 

 

Mais, si cette droite conservatrice accédait à nouveau au pouvoir, elle se garderait bien de revenir sur la loi qui « offense dieu » !

 

 

Les mêmes leaders tâcheraient de faire oublier qu’ils avaient, dans l’opposition,  combattu cette loi comme tant d’autres dans un passé récent.

 

 

Autre exemple :

Le leader de la gauche tonnait, durant sa campagne présidentielle, contre son seul adversaire, « la finance.

 Il exprimait ainsi une valeur de gauche.

Mais parvenu au pouvoir, ce leader et son parti appliquent les dogmes économiques de leurs adversaires, adoptant les mêmes thérapeutiques avec le magnifique résultat que l’on connaît.

Songeons à leurs soumissions aux intérêts très privés dans le scandaleux projet NOTRE DAME DES LANDES et demain des gaz de schistes dont l’exploitation est réclamée par le patronat en mal de spéculation.

La finance règne toujours.

 

 

Autre exemple :

Les députés VERTS EUROPE ECOLOGIE déposent une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre.

Ils rendent hommage à l’éthique écologiste et ce conformément à l’acception tant philosophique que populaire de l’écologie.

 

 

 

Mais, une des leurs, Véronique MASSONNEAU, élue de la VIENNE, entend retirer sa signature de la proposition de loi pour ne pas fâcher ses « amis les chasseurs » et annonce qu’elle viendra s’incliner devant sa majesté cynégétique à une fête locale de la chasse, le 8 juin !

 

 

 

Un autre leader d’écologie politique, José BOVE, demandait, l’an passé, la mort des loups et, un autre, Noel MAMERE déclara naguère apprécier la corrida.

 

 

Il en résulte que dans tous les camps les professionnels de la politique renient les valeurs qu’ils sont présumés défendre.

L’ancien Président de la république, de droite dure qui préférait le prêtre à l’instituteur, divorça en violation des  dogmes monothéistes qu’il prétendait servir.

 

 

L’actuel pouvoir, en France, n’est pas plus socialiste que ne le furent les socialistes Allemands, Grecs, Espagnols, hier majoritaires dans leurs pays et écartés  pour avoir oublié d’être socialistes.

 

 

Les écologistes politiques n’osent plus parler de nature et de protection animale, fondements moraux de l’écologie.

 

 

Ce ne sont pas les notions de  socialistes, de réactionnaires, d’écologistes qui ont perdu leurs sens mais une classe politique fade, inconsistante, traître aux valeurs qu’elle prétend assumer et qu’elle n’a pas le courage de mettre en pratique.

 

 

Un réactionnaire qui divorce, un socialiste qui privatise, un écologiste qui flatte ses « amis les chasseurs » est plus qu’un oxymore, c’est une faillite morale de la politique.

Ces personnages discréditent le fait politique en trahissant des valeurs qu’ils n’allèguent que pour emcombrer de leur inutile présence  les palais nationaux.

 Leur insignifiance mérite le mépris des citoyens.

 

 

Alors, les citoyens se désintéressent de plus en plus de la vie publique laissant le champ libre au Marché et à ses lois.

 

 

Pour ce qui nous concerne, nous écologistes, constatons que nous ne sommes pas représentés par l’écologie politique.

 

 

Si nous l’étions, les droits de la nature et des animaux ne seraient pas une question marginale, mais une condition préalable de toute participation à une majorité de progrès.

 

 

Nous ne déposerions pas une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre ou de la corrida pour faire plaisir à notre électorat et rendre l’hommage du vice à la vertu, mais nous ferions d’avancées dans ces domaines un absolu sans lequel il ne saurait y avoir d’alliance politique.

 

 

 

Honte aux députés VERTS qui s’agenouillent devant les bottés de la chasse !

 

Honneur à Clément MERIC, végétarien, mort à 19 ans, pour la justice, la générosité et des idées qu’ils servaient alors que les minables de la politique se parent de valeurs qu’ils renient pour s’arroger les avantages d’un pouvoir que leur débilité morale leur interdit d’exercer !

 

 

L’abaissement des « écologistes politiques » devant les tueurs est indigne et stupide. 

 

 

Indigne, car l’écologie implique le respect du vivant et la chasse est la banalisation de la mort érigée en pur loisir.

Stupide, car le monde de la chasse se restreint à une  minorité rétrograde.

 

A propos : combien sont-ils, ces hommes qui sèment la mort ?

 

Leur grossière propagande clame : un million trois cent mille.

C’est, comme toute leur propagande, un mensonge . 

 

 

Il y a cinq ans, l’Office nationnal  de la chasse et de la faune sauvage qui comptabilise les permis de chasser, annonçait 1228000 permis validés.

Or, un chasseur peut détenir un permis départemental et un permis national.

Il y a cinq ans, ils étaient déjà moins d’un million.

Et aujourd’hui ?

 

 

Le nombre est ultra-secret.

Le lobby ne communique plus sur le nombre de permis validés.

Il veut dissimuler que le loisir de mort ne fait plus recette malgré les efforts de recrutements. 

 

 

Avec des députés inconssistants et des journalistes peu curieux, cette imposture fait illusion, du moins un temps.

 

 

Lors des prochaines élections, amis écologistes honnêtes, retirez leurs  mandats à ceux qui retirent leurs signatures aux propositions de lois d’abolition de la chasse.

Ils pourront se faire élire par leurs « amis les chasseurs ».

 

 

            Gérard  CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
commenter cet article
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 17:00

 

 

Communiqué de presse 

 

Perpignan, le 6 juin 2013 - Antidote Europe vient de réaliser une interview de Nick Jukes, spécialiste des méthodes d'enseignement de la biologie et de la médecine sans recours à des dissections ou expérimentations animales.

 

96% des écoles de médecine aux États-Unis ont cessé d'utiliser des animaux vivants dans leurs programmes d'enseignement :  qu'attendons-nous en France ?

 

Plébiscitées par les étudiants et déjà en place dans de nombreuses universités dans le monde, ces méthodes sont plus attractives, plus pédagogiques, moins chères que l'utilisation d'animaux vivants ou tués en début de "manip".

 

Former de futurs biologistes, médecins et vétérinaires avec des méthodes modernes et fiables est donc possible et souhaitable dès maintenant.
Aucune loi ne s'oppose à l'utilisation de ces méthodes. Leur choix relève simplement de la volonté des enseignants qui sont de plus en plus nombreux à y avoir recours et à s'en déclarer satisfaits.

 

Antidote Europe encourage l'utilisation de méthodes sans animaux pour l'enseignement de la biologie et de la médecine humaines car aucune espèce animale n'est le modèle biologique de l'homme.

 

Pour lire l'interview entière, rendez-vous sur http://antidote-europe.org/entretiens/dissection-nick-jukes/.
Pour plus d'informations sur toutes ces méthodes, rendez-vous surhttp://www.interniche.org.

 

Antidote Europe est une association à  but non lucratif, fondée par des scientifiques, pour promouvoir les méthodes modernes de recherche biomédicale et une meilleure prévention en matière de santé humaine.

 

Contact médias : Andre Ménache 0044-7906-446889
info@antidote-europe.org
http://antidote-europe.org

 

Retrouvez cet article sur le site d'Antidote Europe : http://antidote-europe.org/entretiens/dissection-nick-jukes/

Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Expérimentation animale
commenter cet article
3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 11:28

 

 

Tout n'est pas rose dans notre monde concernant les animaux ...

Aux dernières nouvelles les chinois rachètent Cochonou, Justin Bridou, Aoste  etc. le sort de ces pauvres bêtes était déjà épouvantable, mais avec le rachat par cette énooooorme  producteur de viande chinois, je n'ose penser à ce que cela coutera en souffrance animale ...


http://Le fonds d'investissement chinois Shuanghui a annoncé ce mercredi qu'il rachetait le groupe américain Smithfield Foods pour 7,1 milliards de dollars. La multinationale est propriétaire notamment des marques Justin Bridou, Aoste ou encore Cochonou. C'est dans un communiqué commun que les deux groupes ont confirmé l'information. Cochonou, Aoste, Justin Bridou ou encore Jean Gaby vont devenir chinois alors qu'ils étaient américains jusqu'à présent. 
Lire ou Relire  l'article concernant ces marques de cochonneries  : 

                               ---------------------------------------------------------------

Le feu a ravagé un abattoir en Chine ( près d'une centaine de morts ... bien sûr il n'est pas politiquement correct de parler des animaux morts dans cette catastrophe ! ).


                               ----------------------------------------------------------------

Malgré ces nouvelles pas très réjouissantes, je veux cependant vous dire que les choses bougent, ( lentement , mais peut-être surement ... ) et pour preuve j'aimerais vous retransmettre l'article de Télérama de cette semaine  : 

 

FAUT-IL CHANGER NOTRE ALIMENTATION FACE À LA SOUFFRANCE DES ABIMAUX ?


Les récents scandales autour de la viande relancent le débat sur notre rapport aux animaux. Il faut revoir le contrat nous liant aux bêtes que nous mangeons.

Le 01/06/2013 à 00h00 
Marc Belpois - Télérama n° 3307

 


faut-il-changer-notre-alimentation-face-a-la-souffrance-des.jpg
C'est une malédiction qui se répand à l'heure du déjeuner : dans les assiettes, les côtes d'agneau ne respirent plus la joie de vivre, les cuisses de poulet ont un arrière-goût de métro aux heures de pointe, et les travers de porc, le teint blafard d'un gardien de nuit qui ne voit jamais la lumière du jour. Bon appétit ! Qu'il devient dur de refouler la réalité au moment de lever la fourchette : avec les animaux que nous mangeons, nous dépassons les bornes. Allègrement, même, si l'on s'arrête un instant sur le « scandale de la viande halal » l'an passé – où l'on apprenait que les abattoirs égorgent volontiers ovins et bovins sans étourdissement préalable, pas seulement pour se conformer aux rites musulman et juif, mais pour faire des économies. Ou, cette année, sur l'épisode dit du « minerai de viande », qui d'un point de vue strictement lexical en dit long sur la considération que l'agroalimentaire porte aux bêtes.
Trop, c'est trop ? Si l'ampleur du malaise est encore floue, il se traduit en librairie par une avalanche d'ouvrages qui interrogent notre relation aux animaux. Rien que depuis le début de l'année : Halal à tous les étalsNo steakLes Droits des animaux, Les animaux aussi ont des droits... En France, le débat sur l'éthique animale, c'est-à-dire l'étude de notre responsabilité morale envers les autres espèces, se hisse désormais en tête de gondole. Et ça n'est pas rien ! Si depuis les années 1970 les pays anglo-saxons se sont passionnément emparés du sujet – vieux comme le monde, l'antique Pythagore l'empoignait déjà –, nous nous entêtions à le repousser avec dédain, voire en ricanant bêtement.






Animal-machine

 

La faute à Descartes. L'illustre philosophe nous a durablement enfumé l'esprit avec sa théorie de l'« animal-machine ». A l'en croire, les bêtes sont des sortes d'automates, constitués de pièces et de rouages, qui réagissent à des stimuli. Quand vous frappez un bouledogue, un poney ou un macaque, il réagit par automatisme. Mais il n'a pas vraiment mal. Pour cela il faudrait qu'il ait une âme, comme nous. Quelle sensiblerie que de s'émouvoir de ses gémissements... Certes, nous ne croyons plus guère à ces sornettes. Mais il nous en est resté quelque chose : une manière de railler l'empathie pour les bêtes. Plus largement, l'humanisme que nous chérissons a clairement eu pour effet collatéral de tenir les animaux à distance respectable de notre sphère éthique. Et nous autres Français sommes un poil anthropocentrés. « En France, dit le philosophe australien Peter Singer dans le livre d'entretiens Les animaux aussi ont des droits (1) , c'est peut-être ce "propre de l'homme" philosophique et religieux qui est ressenti comme menacé. Ou peut-être s'agit-il d'une sorte de réaction d'orgueil quasi nationaliste en vue de sauver la tradition culinaire française à base de viandes en sauce ! »
 
Peut-être. N'empêche, et nonobstant notre passion épidermique pour la blanquette de veau, en France aussi les lignes bougent. Il ne saurait en être autrement, affirme le philosophe et romancier Tristan Garcia dans un ouvrage remarquable, Nous, animaux et humains (2) . « Notre situation est devenue intenable. » Nous ne supportons plus la « contradiction entre notre représentation de l'animalité et notre manière de vivre en tant qu'humains parmi d'autres animaux. » Le grand écart intellectuel et émotionnel qu'il nous faut sans cesse exécuter nous tiraille douloureusement.






Les chercheurs ont découvert
que le porc possède 
une vie émotionnelle riche.


Pas facile, en effet, de s'émerveiller de l'instinct maternel de la baleine à bosse, du comportement social du suricate et de mille autres choses épatantes que les éthologues découvrent jour après jour, ni d'éprouver de grands élans fraternels pour le chimpanzé, dont on martèle qu'il partage 98,7 % de nos gènes, tout en mordant dans un sandwich au poulet (de batterie). « Tout récemment les chercheurs ont découvert que le porc possède une vie émotionnelle riche et des capacités cognitives très développées, dans certaines situations égales ou supérieures au chien et aux grands singes, souligne l'éthologue Boris Cyrulnik. De telles études bouleversent la manière dont on considère habituellement les cochons. Je crois que notre propre empathie va se heurter de plus en plus au fait de les maltraiter. Et ce qui est valable pour les cochons l'est évidemment pour d'autres espèces. (1) »
 
Curieux paradoxe : à mesure que nos connaissances nous rapprochent des autres espèces, notre mode de vie nous en éloigne. Pis, il empêche tout contact avec les bêtes destinées à nos estomacs. Veaux, poulets, cochons sont désormais élevés – ou plutôt produits – loin des regards, dans des bunkers industriels (en France, plus de 90 % de la viande que nous consommons) tout entiers régis par des techniques d'élevage qui n'ont d'autre finalité que de produire un maximum de protéines. Les animaux n'y jouissent d'aucune considération. Ce sont de simples choses. De la matière première. Or, selon Tristan Garcia, « c'est précisément parce que l'industrialisation a introduit une séparation entre notre rapport affectif et notre rapport utilitaire vis-à-vis des espèces que nous entretenons et mangeons que nous ne souffrons plus la souffrance des animaux ».





Animaux non humains

 

La sensibilité de l'homme moderne serait-elle en plein chamboulement ? « J'avance la thèse que le cercle de notre considération morale ne cesse de s'élargir,affirme Peter Singer. Nous nous pacifions en tant qu'espèce. » Le philosophe australien, pionnier de la réflexion anglo-saxonne contemporaine sur notre relation à l'animal, est convaincu que l'humanité est engagée dans un processus irrépressible d'ouverture à l'Autre. Hier, les esclaves, les indigènes, les femmes ont obtenu des droits. Demain, nous en accorderons aux « animaux non humains » – pas le droit de vote pour les ­pigeons, évidemment, mais quelques droits fondamentaux, à la vie, à la liberté, à ne pas être torturé. Jusqu'au-boutiste, Singer soutient que le spécisme, c'est-à-dire l'idée d'une hiérarchie entre les espèces, est une forme de discrimination semblable au racisme ou au sexisme.

Il pousse sans doute le bouchon. L'homme n'est pas un animal comme les autres, estime la philosophe Elisabeth de Fontenay dans ce même passionnant livre d'entretiens (1) . « Il a une histoire qui n'est plus seulement l'histoire naturelle, il appartient au monde de la culture. » Ce désaccord sur notre positionnement dans le vivant, parmi les êtres sensibles, constitue sans doute la ligne de fracture la plus profonde dans le champ de bataille actuelle de l'éthique animale. Pour autant, continue Elisabeth de Fontenay, « l'indéniable supériorité de l'homme sur l'animal doit lui servir à accroître sa responsabilité, et non sa maîtrise ». Notre comportement vis-à-vis des bêtes est souvent indigne du genre humain, nous ferions mieux de faire honneur à notre espèce singulière. « Il ne saurait y avoir d'avenir pour l'humanité sans un nouveau contrat avec les animaux. » Un nouveau contrat ? Chiche ! Si l'on en croit le philosophe britannique du XIXe siècle John Stuart Mill, « tout grand mouvement doit faire l'expérience de trois étapes : le ridicule, la discussion, l'adoption ».






À lire :
(1) Les animaux aussi ont des droits, entretiens avec Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay et Peter Singer, réalisés par Karine Lou Matignon (éd. Seuil).
(2) Nous, animaux et humains, de Tristan Garcia, éd. François Bourin.
Halal à tous les étals, de Michel Turin (éd. Calmann-Lévy).
No steak, d'Aymeric Caron (éd. Fayard) 
Les Droits des animaux, de Tom Regan (éd. Hermann)


SOURCE : http://www.telerama.fr/idees/faut-il-changer-notre-alimentation-face-a-la-souffrance-des-animaux,98154.php





Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans animaux
commenter cet article
2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 13:03

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS              Le dimanche 2 juin 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

           Société malade, que fais-tu de ta nature ?

 

 

 

Le samedi 14 septembre prochain devrait voir le premier rassemblement public, devant le ministère de l’écologie, à PARIS, spécifiquement contre la chasse, mort loisir.

Sans doute faudra-t-il énergie et persévérance pour secouer la torpeur d’une société anesthésiée, nombriliste, étriquée en ses préoccupations.

Les cortèges des adeptes des monothéismes obnubilés par la sexualité des autres, le silence des médias face aux conséquences désastreuses d’un printemps hivernal sur la reproduction de la faune en particulier des oiseaux insectivores, la bassesse éthique des dirigeants d’aujourd’hui comme d’hier devant le lobby des tueurs agréés, l’indifférence de beaucoup devant l’agonie de la biodiversité, les commentateurs psalmodiant le culte de la croissance quantitative, l’absence de toute politique généreuse d’ouverture sur une solution de secours, tout concourt à la grande catastrophe : l’anéantissement du vivant.

 

 

 

Ce printemps Français n’a rien de chantant, d’éclairé, de doux, de bienveillant, d’hédoniste, d’enthousiasmant.

La ringardise, l’obsession de l’argent, la dureté de l’économie omnipotente plombent le moral bien davantage que la pluie qui prodigue aux nappes,  forêts et  sources l’eau indispensable à la vie.

 

 

 

L’écologie, la protection de la nature, la reconnaissance des droits des animaux n’émergent nulle part dans le vacarme médiatique encombré de frivolité quand ce n’est pas du fracas des affrontements criminels   suscités par des appartenances identitaires fondées sur des mythes.  

 Devant des communautés dressées les unes contre les autres,en présence, dans ce pays, de débats invraisemblables dans leur ringardise,  il nous semble souvent vivre dans une ténébreuse préhistoire.

 

 

 

 

 Une mutation  nous sépare de ces hommes qui, là-bas, s’entre-tuent pour des billevesées et, ici, maltraitent la vie sous toutes ses formes et se mobilisent pour des querelles étrangères à tout esprit éclairé.

 

 Ces hommes, là-bas, vénèrent des chimères aux noms desquelles ils tuent ou ils meurent.

Ici, ils s’excitent vainement, moutons enragés bêlant à l’unisson  leur propre malaise.

 

 

Nous, biocentristes, dans la censure médiatique, militons pour un objet bien réel, palpable, présent, merveilleux et fragile, si digne d’amour et si maltraité : le vivant.

 

 

Quelle société minable que celle où un mariage de gens de même sexe crée une émeute mais qui se désintéresse du fait que les hirondelles ne se reproduiront pas cette année !

Quelle époque qui voit des peuples se massacrer pour des différences de dogmes mais qu’indiffèrent les actes de cruauté quotidiennement perpétrés à l’encontre des animaux !

 

Qu’ils sont fautifs ces dirigeants politiques qui ne font rien pour sauver la nature préférant servir les intérêts des promoteurs en « assouplissant  les règles d’urbanisme et en flattant les chasseurs » !

 

 

 

Le blaireau acculé dans son terrier, mordu par les chiens, extrait après plusieurs heures d’agonie par des pinces métalliques et ainsi achevé n’émeut nullement les traditionalistes et pas davantage les humanistes antrhopocentristes qui, présentement au pouvoir en ce pays, ne font pas le moindre geste pour apaiser la souffrance animale et protéger la nature.

Ils se veulent même aussi proches des chasseurs que leurs prédécesseurs réactionnaires.

 

Ils ignorent qu’une vie réussie est celle qui ajoute du plaisir à autrui et lui retire de la souffrance.

 

Alors, si les dirigeants se montrent médiocres, si des foules se mobilisent pour des combats obscurantistes, si les vieilles idéologies perverses perdurent à endeuiller la terre, faut-il déprimer ?

 

 

 

Non, des hommes de mieux existent et l’essentiel sera la fin.

Or, elle ne peut pas manquer d’être bonne.

Soit, la cupidité, la cruauté, la haine l’emporteront et l’humanité s’éliminera par ses tares ayant pour noms violence et voracité insatiable, élimination opportune pour la planète et l’aventure de la vie. bon débarras.

Soit, surmontant ses tares, accédant à un nouveau comportement, l’homme cessera d’être cette brute débile qu’il est encore si souvent et se réconciliera avec la communauté du vivant.

L’espèce n’aura pas été une impasse évolutive.

Pessimisme ou optimisme : à vous d’opter et, ayant opté, d’agir !

 

 

             Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES Êtres vivants et des equilibres naturels.

 

 

Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
commenter cet article
26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 10:02

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS          le dimanche 26 mai 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

          La preuve par la corrida.

 

 

 

Comme la chasse est la mort loisir, la corrida est la mort spectacle.

Dans ces deux activités non seulement l’animal est nié dans sa qualité d’être sensible, mais il est torturé, tué en raison même de cette sensibilité .

Car, sans effroi, sans la peur et la douleur, sans l’inquiétant plaisir de supprimer une vie, ces rites n’existeraient pas.

 

 

 

L’homme, par avidité, cupidité, indifférence fruit de l’habitude, fait de sa planète un enfer pour les autres animaux.

Pour s’enrichir, accroître ses connaissances biologiques notamment, l’espèce humaine s’est arrogé le droit d’exploiter, de marchandiser les animaux, les transformant, au besoin en « matériel de laboratoire ».

A défaut d’excuses pour ces crimes, l’homme avait des explications qu’il pouvait imaginer rationnelles.

Dans la chasse récréationnelle et dans la corrida, l’homme se révèle en animal pervers.

 

 

 

 

La corrida dépasse en horreur tout ce qu’inflige à des êtres sensibles certains humains qui ont  oublié de l’être.

Rien ne justifie que durant vingt minutes, dans un rituel d’opérette grotesque, des individus, bardés de fer, perforent et torturent jusqu’à la mort un taureau, nullement « de combat », mais simple herbivore.

 

 

 

Ici, pas d’alibi économique, pas de nécessité de faire progresser la science, de nourrir des populations.

La souffrance est érigée en spectacle et sans elle il n’aurait pas lieu.

Le taureau doit souffrir pour que la foule apprécie, faisant de cette agonie une jouissance.

Alors, l’homme de conscience s’interroge sur la raison d’être de cette abyssale cruauté.

Ecartons la littérature de pacotille sur le côté « combat » de la corrida.

Un taureau pesant cinq cents KG ne tue pas pour se nourrir et sa force musculaire, son éventuelle agressivité ne visent qu’à protéger, dans la nature, les troupeaux de vaches.

Son attitude n’est que de pure défense et il n’a pas le goût du sang, contrairement à ses tortionnaires.

Dans l’arène, il n’y a pas combat puisque le résultat est connu d’avance.

Le torero ne manifeste aucun courage physique en rencontrant sa victime, au demeurant amoindrie préalablement et s’il advient, comme dans toute activité, des accidents, ceux-ci sont plus rares que dans de nombreux sports.

 

 

 

Et pourtant, deux philosophes professionnels qui tentent de justifier la tauromachie invoquent  ce « courage ». Approfondissons la réflexion sur la nature de ce « courage ».

 

 

 

Pour nos deux philosophes, intervenant sur France CULTURE, la « corrida exige des qualités perdues dans notre civilisation ».

Ils disent « qualités » et je les retrouve sur ce terrain mais qualifierai de tares ce qu’ils appellent « vertus ».

Pour  transpercer, mutiler, tourmenter, poignarder un être sensible acculé, il faut en effet un inquiétant « courage » : Celui consistant à abolir en soi les qualités humaines pour revenir à un état brutal, primaire, oublieux de la sensibilité.

Ces « qualités » ne font pas l’homme mais le guerrier, le tueur, le génocideur qui constitua un stade de notre évolution.

 

 

La corrida nie le processus d’hominisation en cours, celui qui nous permet de vaincre l’instinct de mort dans lequel les réactionnaires croient voir les valeurs viriles et sauvages de notre nature profonde.

Le vrai courage consiste inversement à répudier la violence, à cultiver l’empathie, à aimer la vie et non la mort.

 

 

Abolir la corrida, c’est apprendre le respect des taureaux mais aussi des humains qui valent mieux que ces « héros de sang et de haine ».

L’homme contemporain demeure-t-il un animal dangereux ?

Oui et vous avez la preuve par la chasse, la corrida, le terrorisme.

 

 

         Gérard  CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
commenter cet article
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 13:33

Michel Pourny ( le talentueux photographe qui ne manque aucune manif. ! ) nous offre gracieusement ses photos. Vous pouvez les diffuser ( elles sont libres de droits à condition qu'elles soient signées, tant sur Internet que sur support papier ).
Voici donc quatre liens vers l'intégralité de son reportage des manifestations d'Alès les 11 et 12 mai 2013 : :

Avant la 1ère manifestation à Alès le 11-05-2013 :
http://min.us/mbpviggn4nJyGA

1ère manifestation à Alès le 11-05-2013 :
http://min.us/mbid65DP2eFwUa

2e manifestation à Alès le 12-05-2013 :
http://min.us/mZhsbD0H5079a

3e manifestation à Alès le 12-05-2013
http://min.us/mbpkvE7j4Jt6Jf

Régalez-vous !

 


Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans album photos
commenter cet article
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:56

 

 

hs-malbouffe-couv.jpg

 

 

 

 

 

 

En 1948, Charles Trénet chantait «Qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix?». Aujourd’hui, il aurait de quoi écrire un album entier. Et ça ressemblerait moins à de la poésie qu’à une formule chimique et mathématique.
C’est ce que vous propose de découvrir ce hors-série, qui explore le monde merveilleux de la bouffe industrielle, de ses lobbies, de ses barons et de leurs magouilles financières, de ses adjuvants aux noms savants et incompréhensibles — c’est préférable —, de ses effets comiques sur notre santé et de son riant avenir qui se fout bien du nôtre. Mais, comme il faut tout de même espoir garder, il y est également question des solutions, car il y en a, pour s’affranchir du gavage aux pesticides et aux édulcorants de synthèse. Car, désormais, il ne s’agit plus de manger pour vivre, mais de rester vivant en mangeant.

 

 

Acheter le hors-série

Consulter le sommaire du hors-série

 

 

L'édito de Fabrice Nicolino, auteur du Hors-série

 

 

La mise en scène était succulente. Quand on a commencé à parler du prétendu «scandale de la viande de cheval», au début de février 2013, on a compris qu’on avait affaire à de grands acteurs comiques. La palme au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, déclarant sur RTL le 11 février: «Je découvre la complexité des circuits et de ce système de jeux de trading entre grossistes à l’échelle européenne.» Le Foll est l’un des très rares politiques à connaître l’univers de l’agriculture. Non seulement il est petit-fils de paysan, mais, en plus, il a en poche un BTS agricole et a enseigné l’économie dans un lycée agricole breton.

 

 

Donc, il se fout de nous. Mais pourquoi à ce point-là? Parce que l’industrie de la bouffe est en France intouchable. Elle est de loin le plus gros employeur de notre pays de chômeurs, avec 500000 emplois directs, dont la plupart ne sont pas délocalisables. La viande est au cœur du système. Et c’est pourquoi il n’était pas question d’ouvrir le vrai dossier, celui d’une industrie devenue si folle qu’elle paraît incontrôlable.

 

 

Au début était pourtant la nourriture. Les panthéons du passé sont pleins de divinités qui la représentent. Ne parlons pas des Grecs, saoulés d’ambroisie, ni des Romains, qui offraient à leurs dieux d’interminables gueuletons. Chez les Slaves, avant que n’arrivent les curés, Zywienia, déesse de la bouffe, couchait avec Radogast, dieu de l’Hospitalité. Pas si mal. Et Kokopelli, le petit dieu des Indiens Anasazi, cachait dans sa bosse éternelle des plantes et des graines. Mais tout cela c’était avant le Grand Progrès.

"autoroutes de la bouffe contre départementales de la nourriture"

 

 

La révolution industrielle n’a pas seulement inventé la machine à vapeur, l’usage du pétrole, les abattoirs de Chicago, la bagnole individuelle, la chimie de synthèse et le téléphone portable. Elle a pulvérisé les anciennes manières de se nourrir. Ce que vous allez lire dans ce hors-série de Charlie n’est qu’une évocation dont vous ne sortirez peut-être pas tout à fait indemne. C’est en tout cas tout le mal qu’on vous souhaite. Car l’apparition des transnationales de la bouffe a changé en simple marchandise ce qui était jadis cadeau des cieux et travail des hommes. Désormais, il faut cracher du flouze. On a vu comment Findus, qu’on croyait un gentil cuisinier, appartenait en réalité à un fonds de pension, exigeant une rentabilité financière d’au moins 8% l’an. La bouffe est une industrie, mondialisée, financiarisée, aussi sympathique que les hedge funds et les subprimes qui ont précipité la crise de 2008. Faut-il ajouter que cette industrie se contrefout des questions de santé publique, qui ne sont évidemment pas son problème? Elle surajoute, par exemple, du sel dans tous les plats qu’elle nous fourgue, car cela augmente leur poids, multipliant le profit. Bilan? 25000 morts par an en France, comme le clame dans le désert le chercheur Pierre Meneton.

 

 

Cargill, Monsanto, Nestlé, Danone font la loi parce qu’ils pèsent davantage que la plupart des États de la planète. Et les gendarmes du monde, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), regardent ailleurs, quand ils ne sont pas manipulés ou infiltrés par les grands lobbies industriels.

 

 

L’histoire que raconte Charlie est sinistre, mais elle fera rire, car il ne nous reste plus que cela, en attendant mieux. Sauf révolte massive de la société, pour l’heure improbable, la machine continuera sa route. Pendant que nous montrons notre impuissance à seulement contrôler le sucre, le sel, le gras, les pesticides, les colorants, les conservateurs, les ingénieurs de l’industrie avancent. Leurs labos nous concoctent de la viande sans animal, ou de la bidoche clonée, ou encore des nanoaliments — taille: un milliardième de mètre — capables de traverser tous les tissus vivants, cellules comprises. Où sont les études sur leur toxicité ? Nulle part. Elles n’existent pas. Elles viendront peut-être, mais quand il sera trop tard.

 

 

Y a-t-il une autre voie? Plus d’une, en réalité. Le mouvement Slow Food, l’agriculture bio, l’alimentation des Karens de Thaïlande, le végétarisme montrent que nous ne sommes pas condamnés à subir la loi des marchands. Mais pour échapper à la bouffe industrielle, il faudrait commencer par accepter de payer le prix réel des aliments. La plupart d’entre nous préfèrent acheter un téléphone portable que de s’acheter du vrai pain et de vrais fruits. La publicité a parfois bon dos, qui permet d’échapper à des questions bien plus dérangeantes. Pour sortir de ce système infernal, il faudrait commencer par relever la tête. Pour l’heure, nous avons la gueule enfoncée dans l’auge.

 

 

Plus d'iinformations ici http://www.charliehebdo.fr/news/bon-appetit-811.html

 

 

 

ET plus sur : 

 

 

 

 http://www.generations-futures.fr/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=Une_manifestation_pour_résister_et_une_victoire_à_célébrer

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Environnement
commenter cet article