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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:11

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 12 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 


Pour un nouvel humanisme. 

 

 

Dans le souci de frapper d’ostracisme les écologistes biocentristes, les lobbies de la chasse, de la tauromachie, de la « zootechnie », c’est-à-dire de l’élevage concentrationnaire, falsifient le grand débat des idées, à défaut de récuser, sur le fond, la valeur de l’éthique nouvelle.
Nos détracteurs, tortionnaires d’animaux, destructeurs de la nature, exploiteurs avides, feignent de discerner dans notre pensée et notre politique une opposition d’intérêts et de considérations entre l’humain et le reste de la biosphère.
Pour eux, nous sacrifierions l’homme au profit de la nature et par antispécisme préférerions les autres espèces à la nôtre.
Qu’il y ait des misanthropes du ressentiment ici et là ne prouve rien en faveur ou à l’encontre d’une proposition éthique et politique.


Historiquement, des penseurs humanistes, dans la lignée des Lumières, posèrent la question de la condition animale et du rapport à la nature bien avant que la paléontologie, la génétique, l’éthologie révèlent une unité fondamentale du vivant.
Jean MESLIER, CONDORCET, Jules MICHELET, Victor HUGO, Rosa Luxembourg témoignent de cette filiation spirituelle alliant l’humanisme et le respect des êtres sensibles.


Présentement, dans l’ordre politique, deux vices absolus doivent être récusés pour concilier le souci de l’humain et celui de la biosphère.
Ces vices ont pour noms : cruauté et culte du profit.
La cruauté existe, même si elle se pare du masque menteur de la tradition, des us et coutumes, des pratiques anciennes.
En Occident, des hommes chassent non pas pour se nourrir, pour se protéger d’agressions redoutables, mais à titre de loisir, d’activité ludique.
Or, tuer pour se distraire est une faute contre l’esprit.
En Occident, mais également dans d’autres régions du monde, des humains érigent en spectacle la torture d’animaux : corrida, combats de coqs, électrocutions en Chine de tigres maintenus dans des cages.
Les lâches convenances, les prudences débiles, interdisent d’énoncer que la rencontre de la souffrance d’un être sensible et de la jouissance d’une foule constitue une perversion, un sadisme dégradant et inquiétant.


L’habitude, la multitude des adeptes, le conformisme social ne retirent rien à l’horreur de ces pratiques qui avilissent l’humain et révèlent sa part d’ombre, cet anéantissement de la conscience que l’on retrouve chez le pervers qui maltraite l’enfant, chez le tortionnaire qui tourmente ceux placés par les circonstances à ses caprices.
Pour changer notre rapport au vivant, il convient d’instruire les humains contre leurs pulsions sadiques les conduisant à étouffer en eux la compassion que nous devons éprouver envers tout être susceptible de ressentir, comme nous-mêmes, la souffrance.


Il faut une forte dose de  pusillanimité, à nos contemporains, pour s’accoutumer aux loisirs et spectacles impliquant la mort donnée.
Abolir ces pratiques s’imposent pour accéder à une nouvelle civilisation plus empathique.
Toute violence dirigée contre l’animal immunise contre la répulsion qu’inspire, chez un humain hominisé, la cruauté à l’encontre de ses semblables.
La chasse-loisir n’est qu’une guerre ludique offerte à des frustrés privés de la fièvre de massacrer d’autres hommes.
La corrida est fille des jeux du cirque romain où des esclaves mouraient pour la jubilation des foules toujours promptes à se ruer aux spectacles de supplices.
Mais la cruauté n’est pas la tare la plus répandue dans notre espèce.
L’immense majorité de nos contemporains éprouvent une saine révulsion face à la chasse et à la tauromachie dont la persistance funeste n’est due qu’au poids des lobbies et à la médiocrité de la classe politique.
Une autre tare affecte l’homme contemporain et endeuille nos sociétés.
C’est le culte du profit.
Pour faire de l’argent, des filières se sont constituées pour exploiter les animaux en niant leur qualité d’êtres sensibles. La zootechnie produit de la viande, des œufs et du lait dans de véritables usines où les vaches, les porcs, les poules deviennent de pures marchandises.
Dans ces univers concentrationnaires, les animaux perdent toute identité. Ils n’ont plus de nom et leur sort individuel n’intéresse pas l’éleveur qui raisonne en masse et par milliers d’unités de production.
Dans ces élevages, les besoins physiologiques et éthologiques des animaux sont niés.
L’abattage s’industrialise, pendant que perdurent les modes rituels, superstitieux de mise à mort dans la souffrance pour assouvir les besoins de sacrifices des dieux.
Le culte du profit obsède notre société qui lui offre en pâture les milieux naturels, les animaux et même les humains, victimes inconscientes d’un système nocif.


Le bétail doit être rentable.
Et les humains aussi.
En cela, le biocentrisme est un humanisme qui place l’humain au-dessus de la monnaie, des flux financiers, de la spéculation des prévaricateurs, grands imprécateurs appelant à l’effort, au sacrifice, à la flexibilité, à l’austérité pour autrui, tout en se gavant voracement.
En politique, les agents du Marché rêvent de supprimer massivement les emplois publics. Cinq cent mille pour l’un, trois cent mille pour l’autre !
Telle grande société, à l’instar d’EDF ces jours-ci, se glorifie de supprimer des emplois.
Tel candidat aux élections se propose de fusionner les mutuelles, non pas pour en améliorer les services, mais pour réduire le nombre de femmes et d’hommes travaillant dans ces structures. L’objectif des serviteurs du Marché est de faire des économies.
Ils disent : faisons des économies.
Économies de quoi ?
D’argent.
Ils n’assument pas la portée de leurs compulsions qui se manifestent en vies brisées, en accroissement de la précarité.
Pour eux, une victime de la vie, percevant une aide sociale de 500 Euros par mois est un « assisté » et le proche parent d’un nanti percevant 5000 Euros par mois est un « assistant ».
Congédions les économies d’argent pour économiser la misère, le sous-emploi, la précarité.
Si l’on se souciait, à l’inverse de leur politique, de créer des emplois en méprisant le culte dégradant du profit.
Le profit érigé en dogme supprime les emplois salariés et remplit les usines à viande.
Le sort de l’animal, le sort de la nature et celui de l’humain sont indissociables.
Cultiver la cruauté et la pulsion de mort préparent à la guerre, aux violences, à la banalité du mal.
Célébrer le profit conduit à soumettre le vivant à la loi du Marché qui sert les intérêts d’une petite caste féodale au détriment des êtres vivants.
Le biocentrisme est un nouvel humanisme qui invite l’humain à prendre en charge et en soin la vie sur terre.
Mais incapables de débattre, de réfuter, d’argumenter, les tenants de la société négationniste des droits du vivant, préfèrent feindre de ne pas comprendre cette élévation, cet élargissement du cercle de la bienveillance.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 11:48

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        Le 3 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

 

Chasse, béton, corruption et traditions

 

 

 

La Chine, la Russie, la Turquie et désormais les Etats-Unis sombrent dans la régression qu’accompagnent l’autoritarisme, la religion instrumentalisée, l’argent sale, les corruptions d’Etat, les mensonges érigés en moyen de manipulations des peuples.
Des oligarchies voraces et arrogantes pillent les ressources, assassinent la nature, insultent la compassion et flattent une « beaufrerie » grossière pour duper les gens modestes qu’elles écrasent et méprisent.
Des dirigeants toxiques exploitent la biosphère et les humains aux noms des nationalismes, des dieux, de la peur, des ignorances qu’ils entretiennent.
Il n’y a que quelques semaines, pour tout observateur, le même scénario devait présider aux élections générales françaises de cette année.
Les jeux étaient faits.
La « gauche » trahie, abîmée, usée par cinq ans de libéralisme assumé devait laisser la place à l’original.
La droite affairiste décrochait l’Elysee et, dans la foulée, le parlement en ses deux chambres.
Félicitons la presse qui offre à l’institution judiciaire par de stupéfiantes révélations l’opportunité d’une échappée salvatrice.

 


L’innocence se présume et j’exècre les attaques personnelles, y compris à l’encontre de nos adversaires idéologiques.
François FILLON doit bénéficier de cette présomption mais, en contemplation des faits connus à ce jour, on ne peut pas exclure une éventualité.
Dans l’hypothèse où le candidat du parti des affaires serait placé en examen dans les semaines à venir, il ne pourrait plus utilement concourir à la présidentielle.
Le parti du Marché devrait trouver en hâte un remplaçant qui ne serait sans doute pas davantage immunisé contre les addictions à l’argent facile, qui ne serait pas meilleur.
Car ce ne sont pas les hommes qui sont en cause, mais les idées, les intérêts qu’ils servent.
Ce candidat de remplacement n’aurait pas le temps de mener une campagne efficiente.
La droite financière officielle perdrait les élections qu’elle considérait comme acquises.
Bien sûr, la finance, les banques, les firmes ont un « champion » de rechange, M. MACRON.
Sans parti, il n’eut aucune difficulté pour recueillir les dizaines de millions d’euros nécessaires au lancement de sa candidature.
Entouré de milliardaires, il développe une thématique floue ultra-libérale.
Il bénéficie de l’accueil bienveillant d’une presse qui, rappelons-le, appartient pour l’essentiel à neuf milliardaires.
Agité, ambigu, de fausse gauche et de vraie droite, Emmanuel MACRON a pris position pour la chasse et veut rétablir les chasses présidentielles qu’avait supprimées Jacques CHIRAC.


La chasse !


Un détail pour les observateurs ignorants que le loisir de mort représente un excellent discriminant, un révélateur des fondements éthiques d’un individu.
Rien d’étonnant de la part d’un homme qui aime le diesel, les cars sur les routes et l’affaiblissement des protections sociales.
Le monde de l’argent tient le suppléant de François FILLON, s’il advenait que celui-ci subisse une « sortie de route » ou un trou d’air.
Etant acquis que Marine LE PEN sera sélectionnée à l’issue du premier tour de la présidentielle, au soir du 23 avril, le défi est de placer un candidat en position de figurer au second tour.
Or, le camp de l’insoumission, de la solidarité, de la prise en considération des plus vulnérables, de la protection de la nature, de la condition animale, de l’opposition à la chasse et à la tauromachie, souffre, à cette heure, de divisions. Il s’avère, dès lors, incapable de faire échec à l’écran de fumée et d’impostures des agents de l’exploitation.


Yannick JADAUD avec 2% des suffrages, Jean-luc MELENCHON avec 15% des suffrages et Benoît HAMON avec le même score seront éliminés alors qu’unis, ils pouvaient vaincre les ennemis de la terre, les serviteurs des firmes et des banques, les adeptes de chasse, béton, corruptions et traditions.
Vont-ils comprendre cette impérieuse nécessité de sacrifier leurs égos, d’unir leurs talents, leurs énergies, d’additionner leurs voix pour épargner à la France le sort de ces malheureux pays qui s’enfoncent dans des formes rampantes de fascisme et avérées de mafia.
L’abnégation s’impose et l’intérêt supérieur du bien public commande des effacements pour gagner et promouvoir une nouvelle constitution moins monarchique, plus compatible avec les évolutions de la société.
Constituons ce conseil national de la résistance pour défendre la sécurité sociale, les bas salaires, les services publics, la liberté de pensée et de mode de vie en ajoutant, désormais, le respect de la sensibilité animale et les droits imprescriptibles de la biodiversité.


Unis, nous ferons gagner la vie.
Désunis, nous livrerons le pays au saccage des exploiteurs.
Je ne plaide pour aucun candidat, aucune écurie, aucune ambition, mais toujours pour l’arbre, l’animal et l’homme, mon unique horizon.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 12:18

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS          Le dimanche 29 janvier 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

Sauvons la pensée écologiste

 

 

 

 

Lors des débats politiques ayant précédé la primaire de la droite affairiste, l’écologie, la nature, la condition animale et même l’anthropocentrique «environnement » ne furent évoqués négativement que pour assurer au lobby de la chasse que le loisir de mort représente une saine « gestion de la faune » et pour affirmer aux entrepreneurs conquérants, chevaliers de la croissance et de l’emploi, qu’ils ne seront plus entravés dans leurs spéculations par un stupide principe de précaution (L’environnement : ça commence à bien faire).


Lors des primaire de la gauche, la nature, la condition animale  furent peu évoquées et l’écologie se résume à des choix techniques, des planifications écologiques, des transitions énergétiques, offrant des occasions de croissance nouvelle.
Durant leur dernier débat, Manuel VALLS rappela son attachement au nocif projet d’aéroport de LOIRE-ATLANTIQUE, Benoît HAMON refusant cette agression contre la nature et mentionnant furtivement la disparition des espèces et notamment des primates.


Quant à l’écologie politique, il faut bien objectivement constater son évanescence, son silence assourdissant.
Elle a été victime des jeux d’appareil, là où il fallait une ouverture, un vaste rassemblement, un éclatement des comités théodules groupusculaires.
L’écologie politique est en passe de perdre la bataille culturelle, celle des valeurs parce que ceux qui s’en réclament n’assument plus le défi éthique.
Tout part d’une définition de ce qu’est la pensée écologiste malmenée par les insuffisances des uns, les récupérations des autres, les caricatures des lobbies menacés par cette approche subversive.
J’en donne ici ma définition claire et simple.
L’écologie part d’un fait établi et pose une question découlant de ce fait objectif, incontestable.
Posons la définition. Énonçons ce qui constitue l’ossature de l’éthique écologiste.
L’espèce humaine, par sa croissance infinie, par sa maîtrise absolue, peut-elle anéantir toutes les autres formes de vies sur la planète ?
Poser cette question et y répondre définit l’écologie qui ne saurait résider dans un choix technique de production d’énergie, dans la fermeture d’un robinet en se lavant les dents, dans le souci de manger bio pour préserver sa santé, dans une technophobie irrationnelle.
Peut-on admettre la mort de toutes les autres espèces vivantes ?
La question est éthique et fondamentale.
Or, pour répondre à cette interrogation cruelle, il faut repenser l’économie, le social, la politique, la société en un sens biophile, c’est-à-dire axé sur la valorisation des êtres vivants par-delà leurs appartenances.
Aucun discoureur, aucun agitateur d’estrade, aucun acteur en représentation sur la scène politique ne relève ce défi.
Ils font de la technique là où il faut penser la radicalité.

 


Radicalité !
Voilà, les écologistes biocentristes sont des « extrémistes », des « intégristes », des ultras marginaux et irresponsables !
Bien sûr, mes amis lecteurs savent, eux, ce que signifie « radicalité ».
Nul extrémisme farfelu dans notre pensée et nos actions.
La radicalité implique d’aller à la racine des problèmes, au fondement d’une éthique, à l’essence d’une politique.
En refusant la radicalité, on refuse d’être ce que l’on est pour ne devenir que des petits gestionnaires incolores, indifférenciés.
Si l’écologie veut gagner la bataille politique, il faut gagner préalablement la bataille culturelle, celle des valeurs.
Cela reste à construire, comme le prouve l’ignorance de 55% de nos concitoyens qui, justement en LOIRE-ATLANTIQUE, opinèrent contre l’intérêt général de la préservation de la nature et pour les sordides intérêts d’une société privée et de ces relais dans le personnel politique.
Gagnons la bataille culturelle, en mangeant bio, non pas uniquement pour prévenir le cancer, mais aussi pour sauver les papillons et les fleurs sauvages.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE 

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:14

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         Le dimanche 22 janvier 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

Le temps des morts-vivants

 

 

 

 

Celui qui n’éprouve pas le doux bonheur de vivre ne peut pas s’empêcher de détruire, de souiller, de dégrader, de dénigrer, d’abaisser. Il est un mort-vivant, un chasseur, un tortionnaire, un destructeur de vies.
Fuyez les dangereux délinquants relationnels qui méprisent la vie et célèbrent la mort.
Il y a des hommes plutôt biophiles et d’autres plutôt thanatophiles.
Les seconds aiment le sang, la souffrance, l’effroi, la domination, l’exploitation d’autrui.
Leurs interlocuteurs, leurs partenaires en relations sociales comme en amour ou en amitié, ne sont jamais que des objets.
Leurs victimes s’appellent, selon les circonstances et les commodités du jour, enfants, femmes, animaux, ennemis désignés, impies, êtres offerts en expiation de leur sadisme ordinaire et conformiste.

 


Chaque société possède ses victimes expiatoires à l’encontre desquelles les morts-vivants peuvent exercer leur rancœur de frustrés.
Le mal devient banal, participe du paysage et les gens ordinaires ne le voient même plus.
Oui, la chasse, mort-loisir, révèle cette banalité du mal absolu et nombre de contemporains évoque cette activité avec une lâche complaisance comme si le fait d’ôter la vie, de tuer pour se distraire pouvait ne pas nous inquiéter.
« Silence : on tue » demeure une cruelle permanence, ombre infinie couvrant l’humanité.
Vaincus par les armes, en 1945, les dirigeants nazis furent jugés par les vainqueurs et, pourl a plupart, condamnés à mort à NUREMBERG.
Leurs agressions avaient généré des millions de victimes qui auraient été niées, oubliées, si le sort des armes avait été favorable aux fascismes.
En 2003, Bush, président républicain des USA, déclencha une guerre d’agression contre l’Irak, sous des prétextes parfaitement mensongers, tua son président dictateur, rompant ainsi les digues qui retenaient l’obscurantisme et les haines tribales religieuses.
Ce crime contre l’humanité a provoqué, à ce jour, plus d’un million de morts et les affrontements communautaires perdureront encore longtemps dans ces régions où les Lumières n’ont pas encore dissipé les ténèbres identitaires et superstitieuses.
Nul ne jugera le président BUSH, parce qu'on ne juge pas les vainqueurs et que l’Histoire tarde à rendre ses verdicts. Ils viendront, un jour, mais les criminels ne seront plus là pour éprouver l’opprobre que méritent leurs exactions.
En cette année 2017, un vent mauvais souffle sur la planète et les dirigeants politiques s’inscrivent dans le cercle des morts-vivants.

Pour faire de l'argent, les entrepreneurs américains du pétrole, des gaz de schistes, du charbon, se réjouissent de la liberté d’entreprendre que leur promet
le milliardaire affairiste, en mission à la tête de l’État fédéral, pour servir les intérêts privés au détriment de l’intérêt général.
Qu’importe, pour ces personnages, le devenir de la nature, du climat, de la santé publique !
Seul compte le profit immédiat et égoïste.
Les Européens contemplent les dérapages farfelus de l’invraisemblable président des États-Unis, tout en suivant la même pente délétère, celle d’un individualisme
forcené, stupide, irresponsable.
Qu’y a-t-il de commun entre la chasse, loisir d’arriéré, et le libéralisme économique exacerbé ?
Ceci : ils tuent.


Ne soyons pas leurs complices par une vaine pusillanimité.
Faisons le choix de la vie et faisons-le clairement, courageusement, dans un esprit de Résistance.
Contre la chasse, contre le culte de la liberté d’entreprendre, ne soyons pas des Munichois qui capitulent moralement en pensant, par des reniements, amadouer
les morts-vivants.
Je sais, le monde est à la fois complexe et dangereux et ceux qui invitent à la réflexion, à l’analyse, puis à l’action, courent l’immense risque de l’incompréhension.
Mais se taire face aux périls est un risque plus grand encore.

 

 

 

 

 Gérard CHAROLLOIS
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 11:14

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 15 janvier 2017 

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

 

Le progrès contre la croissance.

 

 

 

 

Les professionnels de la politique ne parlent plus de progrès, notion que célébraient tous leurs devanciers des trois derniers siècles.
En revanche, ils invoquent la croissance, panacée contre la crise, contre le chômage, aspirant à en accélérer le rythme, déplorant qu’elle s’essouffle,attendant d’elle qu’elle génère des emplois et surtout des profits pour leurs commettants.


Or, la croissance quantitative disparue ne mesure nullement le bien-être, le degré de satisfaction des citoyens, crée de moins en moins d’emplois et présente
des coûts écologiques insupportables.
La nuisance de la croissance quantitative affecte d’abord la nature car elle se construit à son détriment.
D’où le concept marginal, contestataire et iconoclaste de décroissance.
Nos politiciens n’ont pas encore compris que les dogmes économiques ressassés ne sont plus opérants, ce que prouvent la mort de la biodiversité, l’altération de l’atmosphère, l’épuisement des ressources, l’aggravation des inégalités, le recours à l’effort, au sacrifice, au renoncement des droits sociaux, à la disparition des services publics, le malaise moral d’une société nauséeuse car nauséabonde à force de cupidité.
Les lobbies oligarchiques ont réussi à acculturer les peuples, à les empêcher d’analyser, de comprendre les manipulations dont ils sont victimes.
Naguère, il y avait le progrès.
Aujourd’hui, il y a le changement, le mouvement perpétuel, le refus de l’examen critique, le culte du saccage de tout héritage au profit de toute innovation
sans que soit posée la seule question essentielle : entre le nouveau et l’ancien, qu’est-ce qui sert le mieux le vivant ?
Ni une tradition, ni un changement ne valent par eux-mêmes.
Seule leur incidence sur le vivant intéresse le bien commun.
Les politiques ne pensent pas suffisamment ce défi.
Avec la dématérialisation, la robotique, l’informatique, la numérisation nous avons changé de société.
Que fait-on de cela ?
Dans la plupart des secteurs, les nouvelles technologies suppriment massivement des emplois et les gains de productivité n’appellent plus un surcroît detravail.

 


Le travail se raréfie.
En particulier, les tâches subalternes, répétitives, peu valorisantes sont effectuées par des machines.
Les doloristes, sadomasochistes, considèrent que le travail représente une valeur en soi quand bien même il n’a rien d’épanouissant (travail, famille, patrie).
Ces réactionnaires perdurent à s’obnubiler sur la question de l’employabilité, alors qu’il faut désormais penser autrement, à savoir, en partage de ce quireste de travail, en redistribution, en moyens décents de vivre pour chaque individu.
Le travail fut longtemps une malédiction, un châtiment nécessaire au bien commun.


Il devient autre chose dans une société du sous-emploi définitif.
Car dans nombre de pays, les « libéraux » masquent ce fait universel en créant de faux emplois précarisés, n’offrant aucune garantie à leurs victimes sociales.
Il y a pire que le chômage : le servage que réinventent les pays dominés par l’idéologie thatchérienne.
Pour les doloristes punitifs, mieux vaut des travailleurs pauvres et exploités que des chômeurs indemnisés.
Oui, le travail peut constituer une valeur, lorsqu’il est source de satisfactions morales, intellectuelles, qu’il participe du développement personnel.
En revanche, il n’est qu’un mal nécessaire lorsqu’il est malsain, ennuyeux, épuisant.
Ne déplorons pas la disparition inéluctable et accélérée du travail avilissant, mais imaginons la société de la robotique, de l’électronique, de la dématérialisation,puisqu’elle nous est donnée comme un fait inéluctable.
Cette société produit davantage de richesses, de biens manufacturés, de services qu’aucune civilisation avant elle.
Ces productions massives exigent moins d’efforts, moins de temps, moins de bras.
Il faut distribuer équitablement ces biens à tous les membres de la société en réduisant le temps de travail, en partageant la pénibilité, en mettant l’économie au service du politique et non l’inverse.


A cette aspiration sociale, nous devons ajouter un impératif premier.
Le développement humain, le progrès qualitatif, le mieux-être doivent respecter la nature.
La maîtrise qu’offrent les sciences et les techniquesanéantit présentement le vivant pour procurer aux oligarques de la finance et des affaires d’indécents profits, par l’exploitation de tous les espaces planétaires
en y déménageant tout ce qui ne se révèle pas rentable.
A terme, le système économique de marchandisation rendra la planète inhospitalière à la vie, épuisera les ressources, empoisonnera tout, corrompra l’humain.
L’actuel succès du système de marchandisation s’explique par son adéquation à une tare de notre espèce.
L’esprit de lucre habitant l’animal humain, ce n’est point sur une autorégulation des pulsions d’accaparement qu’il faut compter pour sauver le vivant,mais sur les États, les pouvoirs publics, les lois et règlements.


Il faut des freins, des garde-fous contre les promoteurs aménageurs.
Si tu dis à un homme : « tu peux t’enrichir en bétonnant ce lopin de terre, en coupant ces arbres, en arrachant cette haie, en calibrant ce cours d’eau,en rendant constructible le jardin que te légua ton grand-père, ou en créant une station touristique sur ce site, en forant des puits de pétrole ou degaz en zones vierges d’agressions humaine », le sort de la nature est scellé.
Le modeste héritier voudra rendre constructible son petit terrain et le milliardaire, parasite social, voudra « développer l’activité économique ».
Seul un apôtre de la nature renoncerait à une juteuse opération spéculative et sacrifierait un gain immédiat à la sauvegarde d’un espace naturel.


Je sais, ces amoureux de la nature existent et nous en sommes.
J’en connais, puisqu’en 1984, quittant OLLIOULES, dans le VAR, j’ai refusé de lotir ma propriété arborée que je quittais pour gagner une région moins bétonnée.
Je savais parfaitement que d’autres commettraient le crime que je refusais d’accomplir, renonçant ainsi à une belle opération financière.
Chaque individu, petit propriétaire vendant son terrain en constructible ou grand promoteur édifiant des résidences de loisirs se donnera bonne conscience au motif que son aménagement local, grignotage d’espaces verts, n’est pas une agression grave au regard des destructions massives perpétrées partout.


Et puis, il faut bien développer, croître, faire vivre le pays !
Voilà comment l’homme assassine systématiquement la biodiversité.
Alors, abandonnons le culte de la croissance et redécouvrons la notion de progrès, celle qui tend vers un mieux et non vers un plus, qui célèbre la vieet non la mort, qui réconcilie et non qui oppose.
Le progrès pense à l’être.
La croissance est une vision étriquée d’économiste, pauvre en intelligence, adepte de l’avoir.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:20

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 8 janvier 2017 

Tél. 06 76 99 84 65 

 

 

 

 

L’important : c’est l’oiseau.

 

 

 

 

 

Lorsque surviennent des intempéries, les médias formatés décrivent complaisamment les inondations, les routes verglacées, les rues enneigées, le petit ou
grand froid, les sécheresses persistantes, le vent dévastateur, sans jamais mentionner les effets de ces calamités sur la faune.
Un lotissement immergé, des automobilistes en difficulté, des gamins jouant dans la neige, des viticulteurs sinistrés feront l’objet d’interminables reportages
parfaitement interchangeables.
Mais l’incidence du froid, de l’enneigement, du gel des plans d’eau sur l’avifaune n’atteint jamais l’esprit étriqué des informateurs radotant.
Les médias demeurent sinistrement anthropocentriques et nullement biocentriques.
Nulle campagne d’incitation à nourrir les oiseaux en hiver. Ceux qui le font constatent un fait inquiétant. En alimentant forces mangeoires, comme je m’y
adonne depuis suffisamment d’années, on mesure la raréfaction de la nature ordinaire, celle de nos parcs et jardins et,plus encore, celle des campagnes
empoisonnées par l’agrochimie.
L’humain se mue en animal dénaturé, arraché de sa condition d’être vivant, il habite dans des espaces artificialisés, des univers de béton, d’acier et de
verre, dépourvu de toutes formes de vies.
Qu’est-ce qui est le plus préoccupant dans l’univers urbain ?
La pollution ? La violence ? La ségrégation ethnique ?
Sans doute.
Mais ce qui frappe un observateur éveillé, non conditionné au nombrilisme spéciste, c’est la disparition du vivant.
Ce qui signe l’échec de notre civilisation, pas moins, tient à la disparition, dans les villes hostiles à la vie, des moineaux domestiques qui cohabitèrent
avec les hommes durant des siècles.
Les villes deviennent des déserts d’avifaune et vous rencontrerez des hommes « nuisibles » pour ânonner que les pigeons, les moineaux et autres compagnons
ailés souillent, propagent des maladies.
L’idiotie et les préjugés totalement infondés ne sont pas propagés par les oiseaux !
Pour les obscurantistes, les oiseaux ne servent à rien, les renards envahissent les périphéries des métropoles, les sangliers prolifèrent, les loups persécutent
les bergers et l’homme peut aseptiser la terre pour satisfaire ses pulsions de domination, son culte du profit maximisé, pour répondre à ses besoins de
violences traditionnelles.
Toutes ces idées reçues, propagées à dessein par les lobbies contre nature, sont fausses.
En marge des médias formatés, sachons que l’important, c’est l’oiseau et qu’il faut, en présence d’une innovation technologique, d’un phénomène climatique,
d’un mode de production ou d’un loisir, s’interroger sur leurs conséquences pour les autres formes de vies avec lesquelles nous partageons la terre.
L’humain est criminel d’électrocuter les grands oiseaux, de piéger les passereaux cavernicoles dans les poteaux métalliques creux du téléphone, de tracer
des routes en bordure de marais, de disperser des biocides dans ses cultures, de transformer les forêts en usines à bois et les montagnes en parcs à moutons,
d’exploiter et de croître au détriment des autres espèces.
Puis, il y a les sadiques qui « aiment jeter du plomb dans les arbres qui chantent » (Edmond ROSTAND) et tous ceux qui par paresse morale considèrent que
les tueurs participent du décor sociologique et que la chasse, la guerre, la tauromachie sont des fatalités auxquelles il convient de se résigner pour
ne pas encourir le risque d’être étiqueté extrémiste .
Une révolution culturelle s’impose : il faut désormais penser à la nature.
Le poète et le scientifique ont raison : l’important, c’est l’oiseau.

 

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

 

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 11:33

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         Le dimanche premier janvier 2017 

 

Tél.  06 76 99 84 65

Bilan et perspective.

 

 

 

 

       Chers amis lecteurs et militants, je vous adresse, avec mes remerciements pour votre fidélité à la cause de la nature et des êtres vivants, mes vœux
les meilleurs, pleins de vie, d’hédonisme, de satisfactions pour vos initiatives.

 

Je sais que la sottise des hommes, leur cruauté, les accidents de la vie nous affectent davantage que trop de nos contemporains insoucieux des souffrances.

 

Cette tradition des vœux, exempte de cruauté et d’arriération, comporte l’avantage d’offrir un temps pour le bilan, la contemplation du chemin parcouru
et pour l’analyse des perspectives.

 

Indéniablement, la question de la protection de la nature, l’interrogation sur la place de l’animal dans l’ordre du vivant se sont imposées.

 

 Des conventions étatiques internationales dissertent sur la biodiversité.

 

Des philosophes remettent en cause la relégation de l’animal parmi les choses, relégation édictée par les monothéismes.

 

Dans la population se manifestent des courants nouveaux, encore minoritaires, mais d’avant-garde, refusant l’utilisation des animaux.

 

Des militants occupent des sites naturels pour faire échec à l’insatiable appétit des promoteurs.

 

Le monde change positivement.

 

Mais dans le même temps, la biodiversité s’effondre, les oligarques exploitent tous les espaces, les animaux sont enfermés dans des usines à viande contraires
aux exigences physiologiques et éthologiques des vaches, des porcs, des poules et ce à une dimension inégalée dans l’Histoire.

 

Nonobstant la prise de conscience d’une fraction croissante de l’opinion, la condition animale s’aggrave, victime de la rentabilité, de la massification,
du productivisme forcené.

 

Le nombre d’animaux suppliciés sur la planète n’a jamais été aussi élevé, en relation avec l’explosion de la démographie humaine et l’élévation du « niveau
de vie ».

 

En 2017, la France renouvelle son personnel politique.

 

Les gouvernants de ce jour servent les intérêts des chasseurs, des éleveurs concentrationnaires, de l’agrochimie, des promoteurs d’aéroports, de centres
de loisirs.

 

Ceux qui, selon toute vraisemblance, les remplaceront en mai et juin prochains seront encore plus nocifs, plus serviles des lobbies, davantage adeptes d’une
idéologie négationniste des droits de la nature et des animaux.

 

Concrètement, les ministères de l’écologie et  de l’agriculture deviendront les ministères des chasseurs et de la FNSEA.

 

Les loups seront définitivement exterminés.

 

Les « gentilles » associations gestionnaires de «l’environnement », sages, modérées, prudentes, interlocutrices subventionnées des pouvoirs publics, seront
priées de courber encore davantage l’échine, d’avaler en souriant de grosses couleuvres, pour recevoir moins de subsides car, pour les hommes de droite,
un Vert est toujours trop vert même s’il est soumis, même s’il va répétant qu’il faut collaborer avec le monde de la chasse, même s’il s’incline devant
les grands projets inutiles mais présentés comme  inévitables.

 

Quant aux « zadistes », aux associations purement animalistes, ils seront réprimés, criminalisés, dénoncés à la vindict des gens d’ordre, comme des trublions
extrémistes, des gauchistes violents et marginaux, des irresponsables malfaisants.

 

On ne dialogue pas avec des « trublions extrémistes ». On les frape d’ostracisme. On les nie dans leurs convictions et on les rejette en dehors de la société
politique.

 

Plus concrètement encore, les gendarmes mobiles expulseront, au besoin avec brutalité, les occupants du site de NOTRE-DAME-DES-LANDES.

 

Les « activistes » qui filment les animaux martyrs dans les abattoirs ou les élevages seront déférés aux tribunaux correctionnels et la presse aux ordres
expliquera aux « bonnes gens » qu’il ne s’agissait que d’une poignée de fanatiques, de décalés, de marginaux qu’il fallait empêcher de nuire à la bonne
marche des affaires, des adversaires de la loi et de l’ordre, car le droit, le préfet, les élus, le gouvernement sont du côté des chasseurs, des maquignons,
des abatteurs, des toreros, des « aménageurs » du territoire.

 

Amis lecteurs et militants, je me dois de vous le dire : la situation est préoccupante.

 

Un vent mauvais souffle sur le monde. Il est porteur d’un esprit grincheux, hargneux, méchant, puant la  compétition, la concurrence, l’exploitation, le
refus de l’empathie, de la bienveillance, le mépris de l’assistance aux plus faibles.

 

Que fallait-il faire pour éviter cette régression ?

 

S’unir et adopter une attitude offensive dans l’ordre des valeurs et des idées !

 

Depuis des mois, j’alerte les consciences et je lance des appels aux mouvements divers pour qu’ils consentent à constituer, ensemble, une force pour le
vivant.

 

Comme souvent dans l’Histoire des hommes, les petites querelles subalternes et les divisions stériles empêchent de mesurer les périls et de les prévenir.

 

A ce jour, l’honnêteté dont je ne me départirai jamais m’oblige à déplorer la vanité de mes efforts.

 

Un rassemblement de tous les écologistes, animalistes, naturalistes pouvait opposer aux ennemis de la terre une résistance résolue, forte et claire.

 

Cette force devait elle-même s’intégrer à un nouveau conseil national de la résistance pour combattre ceux qui veulent anéantir la nature, nier le déréglement
climatique, maintenir l’animal au rang de marchandise, flexibiliser les humains pour en faire des serviteurs du Marché, supprimer les services publics,
offrir le monde en pâture à une caste de privilégiés, féodaux des temps modernes.

 

Or, le camp du progrès, les militants de mieux n’osent plus énoncer clairement une éthique forte.

 

Ils perdent les élections parce qu’ils ont capitulé idéologiquement.

 

 De pseudo-écologistes ne condamnent pas les loisirs de mort et de pseudo-socialistes « aiment l’entreprise privée » et acceptent la loi du Marché.

 

La montée des partis de la régression, la force des ennemis de la terre tiennent à la faiblesse des défenseurs du vivant.

 

En Europe, nous avons assisté à l’effondrement moral, à la lâcheté idéologique, à l’indigence de caractère des partis de la vie, de la justice sociale,
des avancées civilisatrices.

 

Je pense à ces amis du siècle passé qui, vigies lucides, exhortaient en vain à s’unir contre les totalitarismes criminels qui endeuillèrent l’Europe.

 

Eux aussi rencontrèrent le scepticisme, l’égotisme, la paresse morale de leurs contemporains.

 

Qu’importe, ils sauvèrent l’honneur de l’intelligence.

 

Nous aussi, malgré la médiocrité de la classe politique en place, faisons notre devoir en appelant au sursaut.

 

Puisque c’est ici le combat du jour contre la nuit, de la pulsion de vie contre celle de mort, le choix des êtres contre celui de l’argent sale et des traditions
débiles, nous resterons debout contre le vent mauvais.

 

Que 2017 soit pour vous une année propice.

 

Je crains qu’elle ne le soit guère pour nos sociétés malades.

 

Vous pouvez prendre votre part dans la seule querelle qui vaille, celle du vivant, en soutenant la CONVENTION VIE ET NATURE et en diffusant nos idées, antidotes
à l’anesthésique médiatique.

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

 

POUR LE RESPECT DES  ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 12:41
 

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la lettre de Gérard CHAROLLOIS        Le dimanche 25 décembre 2016 

 

Tél.  06 76 99 84 65

Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt ...

 

 

 

Du temps où l’on enseignait l’Histoire, l’historiographie mentionnait que les périodes de paix - trop rares, trop brèves - favorisaient la prospérité, l’amélioration
du sort des populations, l’adoucissement des conditions de vie, le mieux-être social et économique.

 

Depuis 1945, l’Europe occidentale bénéficie d’une paix durable. Aucune invasion destructrice, aucun grand massacre de masse, aucune mobilisation des forces
vives pour une guerre totale comme en connut la France jusqu’à la première moitié du 20ème siècle.

 

Depuis 70  ans, le monde subit un essor scientifique et technologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité, essor tel que le problème premier que
pose l’économie contemporaine n’est pas la production de richesses, mais leur commercialisation.

 

Le souci d’une firme n’est nullement de fournir des voitures, des smartphones, des téléviseurs, des ordinateurs mais de trouver des clients, ce qui passe
par une course éperdue et sans fin à l’innovation.

 

Or, dans ce contexte exceptionnellement favorable, des forces politiques proclament les pays en faillite, appellent les populations aux efforts, aux renoncements des « droits
acquis », aux régressions sociales, aux suppressions de services publics, aux baisses des pensions de retraite et des salaires, à l’augmentation des prélèvements
pesant non sur les oligarques mais sur les humbles, les modestes.

 

La paix, les avancées technologiques ne profitent plus aux peuples sommés de se flexibiliser, de consentir  aux sacrifices imposés par la guerre commerciale
mondialisée.

 

Alors, de mauvais médecins commettent une erreur manifeste de diagnostic et donc de thérapeutique.

 

Ils déclareront, entre autres : nos malheurs sont imputables à l’Europe libérale.

 

Sans doute ignorent-ils que l’Allemagne chrétienne-démocrate fervente de l’ordolibéralisme, l’Espagne conservatrice, l’Angleterre de la finance et l’Auvergne
présidée par un ultra-réactionnaire ne sont pas de douces républiques socialistes !

 

Oui, l’Europe, à côté de bonnes directives - celles relatives à la conservation des oiseaux et de la nature - prescrit une politique libérale avec pour
dogmes la libre concurrence, le démantèlement des services publics, les privatisations forcées, l’ordo-économie punitive.

 

Mais qu’est-ce que l’Europe ?

 

Un parlement élu démocratiquement par le peuple Européen, parlement dominé par le parti conservateur,   P P E ; 

Une commission dite de Bruxelles dont les membres sont nommés par le Conseil des ministres et validés par le parlement ;

Un conseil des ministres représentant les gouvernements des divers pays associés.

 

Bref, l’Europe est ce qu’en font ses citoyens.

 

Si les citoyens électeurs échappaient à l’anesthésie distillée par les médias aux mains des oligarques, ils éliraient d’autres députés européens, d’autres
gouvernants internes et nous aurions une autre Europe qui, au lieu d’obéir aux lobbies, aux firmes, au culte du Marché, servirait l’intérêt général, le
social, la protection de la nature.

 

Fulminer contre l’Europe, contre l’organisation mondiale du commerce, contre l’Amérique ou contre les états esclavagistes émergeant qui tirent les salaires
vers le bas est vain.

 

Belle illustration de la métaphore du sage qui montre la lune du doigt et de l’idiot qui ne regarde que le doigt.

 

L’électeur américain vient d’être superbement dupe de ce syndrome.

 

Beaucoup de déclassés, de frustrés, d’indignés Etats-Uniens ont cru voter contre le système, la finance, en votant pour Donald TRUMP parce qu’il parlait
le langage des « beaufs », des frustres, des incultes grognons.

 

En fait, ils ont poussé jusqu’à la caricature l’accaparement de l’Etat par une mafia affairistes, par les lobbies du pétrole, par des hommes sans d’autre
loi que celle de leurs sordides intérêts très privés « de scrupules », des hommes par ailleurs obscurantistes, négationnistes de l’évolution des espèces,
de la dégradation du climat, des hommes qui cultivent l’arrogance de la caste de l’argent.

 

La France s’apprête à subir la même punition.

 

Dans la plupart des pays, les citoyens légitimement insatisfaits rejettent leurs gouvernants pour s’en donner de pires.

 

Parce que le système est plastique et sait parfaitement offrir des leurres aux pauvres peuples abusés.

 

Parfaitement immoral, le système dit « libéral », consistant à voler les pauvres pour donner aux riches, s’avère surtout létal pour la biosphère.

 

Les firmes, les intérêts privés ont besoin de spéculer sans fin, de croître sans limite.

 

Leur logique est incompatible avec la survie de la nature.

 

Ce système de rapines ignore la compassion, tant envers l’humain, simple agent du Marché, qu’envers l’animal, pure marchandise et la biodiversité, empêcheuse
de promouvoir, d’aménager, d’exploiter sans frein.

 

L’astuce fort efficace du système consiste à nier qu’il y ait un système et à détourner l’attention et le mécontentement des citoyens vers divers paratonnerres
pour préserver le dogme de la secte mondiale des exploiteurs.

 

Tout cela pourrait très mal finir et nous devons déplorer l’indigence intellectuelle et morale de la « classe politique ».

 

A propos d’indigence : nombre d’amis des animaux et de la nature s’affligent de propos collaborationnistes émanant de tel ou tel politicien d’un jour, soucieux
de ne pas peiner le lobby chasse dont on connaît la violence sectaire.

 

C’est à ces  génuflexions devant les lobbies, ces fautes contre l’esprit et contre la dignité du combat politique que l’on mesure l’insignifiance des hommes.
 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES SENSIBLES ET DES EQUILIBRES NATURELS

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:38

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 18 décembre 2016

 

Tél. 06 76 99 84 65

Défenseurs du vivant contre ennemis de la terre.

 

 

 

 

Les querelles subalternes, les comportements névrotiques, les intolérances farfelues, les scissions permanentes, le refus des diversités éparpillent la
nébuleuse des défenseurs du vivant, de l’écologie, de l’animalisme.

 

Ce n’est pas demain la veille que les protecteurs du vivant auront leurs députés et leurs gouvernants.

 

Leur propansion aux divisions inexpiables les condamne à la marginalité dans l’Etat, alors qu’ils sont majoritaires dans la société.

 

Bien qu’en phase avec la sensibilité des contemporains, les amis de la nature et du vivant se confinent à l’impuissance politique en raison de pulsions
scissionnnistes, de leur goût de la chapelle où s’épanouit l’égotisme de l’une et de l’un.

 

Impossible de rassembler ceux qui veulent l’abolition des actes de cruauté envers les animaux et qui militent pour laisser une place à la biodiversité menacée
par la « croissance », le productivisme, les traditions.

 

Nos sympathiques écologistes, animalistes, naturalistes découvrent toujours mille motifs d’affrontements, d’oppositions irréductibles.

 

Il y a trop de petites association, de petits partis animalistes ou écologistes, excellente recette pour échouer face aux ennemis de la terre.

 

Car face à cette poussière de groupuscules rivaux, les ennemis de la terre font bloc et constituent un Etat dans l’Etat, une Bastille assiégée par l’évolution
des mentalités, mais très solidement gardée.

 

J’affronte ces forces de mort depuis bien longtemps et j’en connais les méthodes autoritaires et sournoises, les structurations corporatistes, les moyens
financiers colossaux, les collusions avec la classe politique et je déplore la faiblesse des forces de vie.

 

Agrochimistes pollueurs, promoteurs d’infrastructures bétonnées, industriels en tous genres, chasseurs et divers exploiteurs de la nature exercent un pouvoir
monopolistique, nonobstant les aspirations contraires de la majorité de nos contemporains.

 

Lorsqu’il s’agit d’arbitrer un conflit entre la nature et la spéculation, l’Etat dominé par les tenants de la société de marché opte pour satisfaire les
intérêts des financiers et au détriment de la faune, de la flore et des milieux naturels.

 

Le quotidien LE MONDE décrit le lobby chasse, caricature grossière de ce qu’est un loby, dans un article publié le 17 novembre dernier.

 

115 députés, 82 sénateurs soit un quart du sénat, émargent aux groupes « chasse » des assemblées.

 

Dans l’entourage des candidats aux fonctions électives les plus élevés s’agitent des hommes de l’ombre pour défendre la communauté des tueurs agréés.

 

Tous les prétendants à la présidentielle, à l’exception des VERTS et de Jean-Luc MELENCHON, présentent respectueusement leurs hommages à leurs "amis les
chasseurs".

 

Ils reçoivent, en exécutant la danse du ventre, le président de la fédération nationale des chasseurs, toujours porteur de revendications outrancières.
Les politiciens, prêts à tout concéder, répètent les pires stupidités sur le thème : « le chasseur est le vrai écologiste. Il protège la nature mieux que
quiconque ».

 

Les chasseurs payent un lobbyiste deux cent mille Euros par an pour qu’il fasse le siège du président de la république et des parlementaires.

 

Ce lobbyiste « conseilla » son ami Nicolas SARKOZY, puis tout aussi régulièrement le président HOLLANDE.

 

Ne doutons pas que demain, si la France adopte le thatchérisme en mai 2017, le président fera docilement la politique des chasseurs comme il s’y est engagé.

 

Dans les régions conquises par la droite, les chasseurs captent l’argent public (trois millions d’euros en AUVERGNE RHÔNE ALPES), gèrent l’environnement
(dans les HAUTS DE FRANCE), l’ancien président national des chasseurs siègeant aux côtés de son ami le président de la région PACA.

 

Cette pieuvre aux tentacules envahissantes présente un trouble obsessionnel compulsif : la haine des écologistes et de ceux qui veulent changer la condition
animale.

 

Pour eux, pas question de tolérer le moindre protecteur de la nature, fut-il très ramolli, très vert pâle.

 

C’est ainsi que le lobby dénonce la nomination à la tête de l’agence pour la biodiversité de personnages bien peu antichasses, tel Hubert REEVES, brillant
vulgarisateur d’astrophysique, fort pusillanime envers la dictature des chasseurs.

 

Tout individu marqué de teintes vaguement écologistes doit être expulsé de la vie publique.

 

Pour le lobby chasse, il n’y a place pour aucune évolution, aucune modération et la moindre allusion à la disparition des espèces ou au caractère sensible
de l’animal déclenche un rejet haineux.

 

Pour nos politiciens dévoyés, le « chasseur gère la nature » en piégeant les derniers ortolans, en tirant les derniers tétras, en massacrant huit mois par
an, de jour et de nuit, l’avifaune aquatique, en persécutant les carnivores sauvages indispensables aux équilibres naturels, en torturant le blaireau
par la vénerie sous terre, en refusant toute mesure de protection et toute avancée sur la voie d’un adoucissement des moeurs à l’égard de cet être sensible
qu’est l’animal.

 

Imposture et forfaiture font de la France la lanterne rouge de l’Europe en matière de protection de la nature.

 

Le lobby veut l’Etat, faire la loi, frapper d’ostracisme ceux qui ne pensent pas que la nature est un stand de tirs et l’animal de la chair à fusil et à
piège.

 

Comme toujours, face à une féodalité riche et omnipotente, les humains se clivent en deux catégories : ceux qui se couchent et collaborent et ceux qui s’indignent
et résistent.

 

Pour soumettre le politicien, le lobby clame que les chasseurs votent massivement, plus et mieux que les bobos urbains qui, par ailleurs, ne voteront pas
contre la chasse, sujet qui ne les concerne guère.

 

Le lobby perdure à dénombrer un million quatre cent mille voix pour la chasse, car le chasseur vote en famille.

 

Or, le fait est que le nombre des chasseurs diminue inexorablement et vient de passer sous la barre du million.

 

Combien de temps vivrons-nous sous la dictature d’un lobby sectaire, archaïque, hermétique à l’écologie ?

 

La montée du néoconservatisme conforte le lobby chasse.

 

Parler le langage des « beaufs », des demeurés, des grincheux ignards, est la marque, le socle sociologique du « trumpisme » et de son homologue Français,
les REPUBLICAINS.

 

Ce courant de pensée érige le refus de l’intelligence, de la raison, de l’empathie en fonds de commerce électoral.

 

Pour ces criminels contre nature : « L’environnement, ça commence à bien faire ».

 

La vérité l’emportant toujours et une imposture ne pouvant pas survivre bien longtemps, la société devra changer son rapport à la nature et à l’animal.

 

Alors, la chasse sera abolie.

 

Mais pour cela, il faudra quelques prises de conscience et inverser le rapport des forces.

 

Vaste programme, n’est-ce pas !

 

Travaillons inlassablement à cette émergence, c’est-à-dire au rassemblement de ceux qui aiment la vie et récusent la jouissance de donner la mort .

 

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 11:06

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        Le dimanche  11 décembre 2016 

 

Tél. 06 76 99 84 65

 

 

Du crime contre l’humanité au crime contre la biosphère. 

 

 

 

 

Trop peu nombreux furent les esprits lucides qui avant AUSCHWITZ mesurèrent l’ampleur, l’insondable horreur du crime industriel contre l’humanité.

 

Il y eut de brillants écrivains, philosophes, commentateurs pour ignorer la banalité du mal que représentèrent les grands totalitarismes du siècle passé,
des camps, des assassinats, des génocides, des déportations à l’ombre des drapeaux de la nation, de la race, du parti et de son génial duce ou petit père
des peuples.

 

Visitant  ROME au temps du fascisme, BERLIN aux heures nazies, MOSCOU capitale du monde nouveau, la plupart des intellectuels ne virent que la grandeur,
la flamboyance, l’enthousiasme des foules, l’adhésion bon-enfant des citoyens épanouis par un ordre nouveau.

 

Il fallut trop longtemps aux consciences pour admettre qu’une fin ne justifie jamais un moyen criminel.

 

Aujourd’hui, nos commentateurs patentés ignorent qu’un crime d’une autre nature et d’une ampleur plus grande encore se perpétue sous une forme insidieuse.

 

La révolution néo-conservatrice ultra-libérale, initiée par REAGAN et THATCHER en 1980 en ANGLETERRE et aux USA, révolution funeste devant affecter la France
l’an prochain, s’attaque de manière systématique, absolue, définitive non à une race, à une classe, à des dissidents, mais au vivant dans sa globalité.

 

Cette idéologie, nouveau totalitarisme sournois, aboutit à rendre la planète inhabitable, d’abord pour les autres espèces puis, en bout de course, pour
l’humanité elle-même.

 

Or, cette idéologie repose sur un socle solide, à savoir un vice de l’humain : la pulsion insatiable de l’enrichissement, la soif d’accaparement personnel.

 

Pour célébrer son culte, cette idéologie doit retirer à la nature, à l’animal, et à l’homme leurs valeurs pour les soumettre à l’intérêt du profit.

 

Concrètement, les sites naturels doivent disparaître pour faire place aux réalisations spéculatives, aux aménagements lucratifs.

 

Les animaux doivent demeurer des marchandises que l’on peut produire industriellement, au mépris de leurs vies et de leur bien-être.

 

Les humains n’appartenant pas à la caste des oligarques doivent devenir flexibles, rentables, exploitables, dépourvus de droits et de garanties, nonobstant
le progrès des techniques et des modes de production qui devraient permettre une amélioration des conditions de vie de chacun.

 

Tout réfractaire à cette flexibilité, à cette soumission à la loi du Marché n’est qu’un archaïque, un irresponsable, un inadapté que la propagande médiatique
doit blâmer et marginaliser au nom de la "science économique".

Le néoconservatisme niera les droits sociaux et ceux de la nature et des animaux. Il devra également nier l’environnementalisme anthropocentrique,
nonobstant son caractère peu contestataire.

 

Pour les néoconservateurs, le climat n’évolue nullement en raison des pollutions humaines. Le reconnaître conduirait à brimer le commerce, la croissance,
la rentabilité des firmes.

 

 Pour eux et les pseudoscientifiques qu’ils financent,  le globe connut des ères glaciaires et des périodes de réchauffement, notamment sous l’influence
de l’activité solaire.

 

L’homme ne saurait être responsable de quoi que ce soit puisqu’il est seigneur et maître de la planète !

 

Alors, silence sur l’écologie, « sujet subalterne pour petits bourgeois décalés et traîtres à la cause sacrée de « l’entreprise privée » ».

 

Or, les évolutions climatiques ayant affecté la terre se manifestent par des évolutions d’une lenteur sans comparaison avec le phénomène actuel.

 

Les variations géodynamiques se mesurèrent en dizaines de milliers d’années et non en décennies.

 

Quant à la mort de la biodiversité, le sujet est tabou pour les néoconservateurs adorateurs du Marché, prêtres de la concurrence, dévots de l’écrasement
des êtres, élus de ce qu’il y a de plus ringard dans une société : les chasseurs.

 

Dans quelques décennies, l’Histoire jugera ces néototalitaires comme elle jugea les criminels du passé.

 

Les uns tuèrent massivement pour créer un homme nouveau, fruit d’une race pure ou d’une doctrine du salut terrestre.

 

Les criminels du jour détruisent la vie sur terre pour servir la finance, le profit, l’enrichissement de quelques-uns au détriment des ressources, de la
viabilité de la planète, des espèces végétales et animales et des droits sociaux, des services publics, de l’intérêt général.

 

La dérive politique affectant nos sociétés revêt une gravité que ne mesurent pas plus nos contemporains que ne le firent les hommes des années 1930 confrontés
à la montée des fascismes bruns et rouges.

 

Les ennemis de la terre d’aujourd’hui remplacent ceux du genre humain de naguère.

 

L’acculturation, le conditionnement comportemental se substituent aux meetings enflammés.

 

L’anesthésie des consciences tient lieu d’adhésions ardentes des foules d’antan.

 

Alors, contre le fascisme de renard du jour, recréons un Conseil National de la Résistance, comme les gens de mieux le firent contre le fascisme de lion
d’hier.

 

Bien sûr, nul ne doit s’y tromper : renard et lion sont ici convoqués  comme dans les fables d’antan et sont exempts des crimes
de ceux qui utilisèrent la force brutale comme de ceux qui usent de la ruse.

 

Présentement, nonobstant le péril, de petits politiciens courent après leurs petites carrières, indifférents au sort des citoyens et de la biosphère confrontés
aux agressions du fascisme de renard des ultras-libéraux.

 

Médiocrité qui rappelle celle des clercs du passé face à d’autres périls.

 

A cette heure, je ne suis pas le seul à appeler à ce rassemblement contre le néototalitarisme sournois. Je ne suis que le premier.

 

 

 

 

           Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

 

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Ecologie
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