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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 10:45

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 27 mars 2016

Tel 06 76 99 84 65

 Europe lève-toi !

 

 

A l’heure où le choc des civilisations revêt des formes sanglantes, où des masses humaines innombrables sombrent dans les brumes de la religion avec sa haine du corps, de la sexualité, de la femme, de la liberté, de la vie, de la raison, il apparaît nécessaire d’assumer des valeurs universelles, antidotes à l’obscurantisme.

 Allant à contre-courant de l’esprit du temps, il faut penser Europe.

Victor HUGO, rêvant déjà des Etats-Unis d’Europe, dans son exil Anglo-normand, planta, dans son jardin, un chêne en l’honneur de cette fédération.

L’horreur des guerres civiles européennes du Xxème siècle conduisit des hommes politiques à bâtir l’ébauche de cet Etat supranational qui, bien évidemment, était, pour eux, un Etat franco-Allemand.

L’idée germait dans le terreau du pacifisme, de l’amitié entre des peuples de langues différentes mais de culture, similaires, des peuples aspirant à la démocratie, aux droits de l’homme,  au pluralisme des idéologies et à la liberté pour chacun de vivre selon les prescriptions de sa conscience.

Belle et grande idée qui se naufrage présentement sous les coups des mutations de notre société déboussolée.

Oui, les pères de l’Europe avaient raison d’unir des populations qui s’étaient trop cruellement battues et qui ensemble avaient à affronter les défis de leur avenir commun.

Toutefois, ils commirent une erreur qui pourrait bien être fatale à leur généreux et indispensable projet.

Ils lièrent l’esquisse d’Etat européen dans la veine du libéralisme économique, du Marché, de la concurrence, de la privatisation.

Bref, ils confondirent la construction d’une entité politique nouvelle et un contenu doctrinal, soumettant les peuples aux dogmes du « moins d’Etat », de la course à la défiscalisation, générant une régression sociale qui a deux visages : le chômage et, pire encore, le servage sous forme de salariat précarisé et paupérisé.

 

Cette orientation devait entraîner l’échec de l’adoption d’une constitution  de l’Etat européen, par rejet du référendum de ratification par la France, le 29 juin 2005.

 

 

Soulignons une singulière incohérence de peuples qui, à très juste titre, font grief à la Commission Européenne de célébrer le culte de la déréglementation et de la privatisation et  qui votent massivement pour les partis politiques pratiquant le même culte funeste.

D’ailleurs, si BRUXELLES impose une politique « libérale », donc antisociale et souvent antiécologique, pour mieux défendre les intérêts des firmes et de la finance, c’est que les gouvernements nationaux proposent au parlement européen, qui la valide, une Commission « conservatrice ».

Mais, les élus trouvent dans l’Europe, dont ils désignent les dirigeants, un alibi commode lorsqu’ils veulent « voler les pauvres pour donner aux riches » ou plus exactement pour démanteler les services publics et détricoter les droits sociaux. Ils imputent à l’Europe les choix qu’ils n’ont pas le courage d’assumer.

 

Or, face aux tensions mondiales, à la puissance des grandes multinationales qui dominent le monde et dont certaines n’hésitent pas à empoisonner la terre pour fourguer leurs pesticides, face au Marché, face aux délires mystiques affectant d’autres peuples, l’Europe doit défendre sa culture, ses valeurs, l’émancipation de la femme, la liberté de la presse, la démocratie représentative, la garantie des droits fondamentaux, la sécurité sociale, la séparation des pouvoirs, ses acquis. Elle doit aller plus loin en proclamant  la prévalence du vivant, le respect de l’animal, l’amour de la nature, conquérir ces nouvelles avancées, comme elle  inventa, naguère, les droits humains.

 

Présentement, les peurs, les souffrances sociales, la guerre culturelle que nous a déclaré l’islamisme, incitent les peuples aux replis frileux, derrière d’illusoires frontières.

La construction européenne va connaître une pause et peut-être un recul momentané.

Une phase régressive finit toujours par passer et d’autres gens de mieux  devront, dans les décennies à venir, reprendre la marche vers la fusion des peuples européens qui  souhaitent une plus étroite union.

Je préconise une Europe à géométrie variable permettant à ceux qui sont prêts à cette avancée à progresser sur la voie du fédéralisme.

N’attendons pas que les 28 Etats constituant l’Union aillent du même pas.

Recherchons des accords au sein  de groupes plus restreints, mais aussi mieux déterminés au rapprochement.

 

 

Et si les peuples choisissent démocratiquement les forces politiques au service de l’argent, à l’instar des Français en 2017, selon toute vraisemblance, acceptons leur choix désastreux pour eux-mêmes.

Laissons-leur la liberté de choisir, d’un côté, les sacrifices et les efforts, les réformes et la flexibilité, ou, de l’autre côté,  le refus de la soumission du vivant aux intérêts de l’économie, une autre politique tournée vers le bien public, l’encadrement des activités afin de garantir les droits de la nature, des animaux et des humains.

N’inscrivons pas dans le marbre des traités que la monnaie doit servir les milieux financiers, que la compétition est l’horizon indépassable, que le profit est le progrès.

 

Et le nationalisme ?

Aimant trop l’Histoire pour être insensible à la France « telle la madone aux fresques des murs », je comprends l’attachement barrèssien à la terre et aux morts.

Néanmoins, avec l’ère des idéologies, d’autres clivages, d’autres appartenances, d’autres solidarités se substituent à celle de la nation.

 

Il y a bien des décennies déjà que les hommes sont plus proches de ceux qui pensent à leur unisson qu’ils ne le sont  de leurs compatriotes.

Même les nationalistes déclarés préfèrent siéger avec leurs homologues des autres nations qu’avec leurs compatriotes opposés à leurs options.

Pour ma part, très clairement, je préfère un écologiste Italien ou Allemand à un chasseur ou promoteur Français, au même titre que très légitimement un réactionnaire du CPNT préfèrera un chasseur étranger à un militant de la cause animale concitoyen.

 

Le localisme, le souverainisme, le nationalisme cultivent les particularités,les coutumes, les traditions au nom de leur ancienneté ou leur enracinement dans le passé qui est un élément décisif de l’identité.

Corrida, gluaux, lacets contre les animaux, excision des petites filles, lapidation et coups de fouets au blasphémateur participent des « splendeurs des cultures particularistes » !

Je préfère l’universalisme.

Il invite à soumettre les coutumes et les traditions au crible de la raison. Pour moi, le droit doit être universel, et une émancipation ici doit bénéficier partout dans le monde.

 Je dénie aux particularismes leur légitimité à contredire ce qu’ont mis au jour la raison, l’intelligence, le travail patient des gens de mieux. Les progrès de la liberté individuelle, les avancées sur la voie du respect du vivant, sitôt établis quelque part, doivent bénéficier à tous et partout.

 

Pour l’heure, un vent mauvais souffle sur le monde.

L’aigreur des uns, la lâcheté des autres, préparent des lendemains qui déchantent, faute queles défis aient été relevés.

Notre lucidité interdit de se taire, quand bien même notre voix  qui n’entre pas dans les cases usuelles se heurte à la censure .

 

 Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS. 

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 11:00

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 20 mars 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

 Liberté et libéralisme que de crimes en vos noms !

 

 

 

        Une société démocratique, un état de droit se fondent d’abord sur le respect de la liberté pour chaque individu de vivre selon sa conscience, d’agir selon ses mœurs, d’exprimer sa pensée, de manifester ses convictions et ce sans autre limite que celles tenant au respect de la liberté d’autrui  et à la prévalence de la vie.

Ces évidences ne devraient plus être énoncées.

Leur rappel s’impose en ces temps d’incertitudes où nombre de discoureurs s’égarent.

Il faut se réjouir des conquêtes politiques de nos devanciers qui arrachèrent aux pouvoirs la garantie de cette chère liberté sans laquelle n’existent ni épanouissement, ni dignité.

Oui, réjouissons-nous, du chemin parcouru, ici, en Occident, où émergea la noble idée des Droits de l’homme. Et déplorons que trop de peuples croupissent encore sous le joug de dictateurs et dans les brumes ténébreuses des religions, dont certains voudraient interdire la critique en confondant la réfutation d’une doctrine, parfaitement légitime et un quelconque racisme, toujours blâmable.

 

Songeons que ces conquêtes sont fragiles et que l’œuvre n’est nullement parachevée.

L’Europe est démocratique, possède des constitutions, des tribunaux souverains, unepresse partiellement pluraliste.

Bien que trop d’Européens l’oublient, elle est la région du monde privilégiée avec ses écoles, ses hôpitaux, ses conventions et chartes garantissant les droits de la personne.

 

 

 

Hélas, ici et maintenant, demeurent des féodalités, des lobbies, des préjugés qui font que tous les citoyens ne sont pas traités de la même manière.

 

Ainsi, à titre de simple illustration de cette imperfection de l’état de droit, en France, mentionnons que  la liberté de manifester n’est pas la même pour les militants écologistes, les opposants à la torture tauromachique, les « gauchistes », les militants nationalistes, volontiers déférés devant les tribunaux pour défaut de déclaration préalable de leurs démonstrations publiques, parfois lourdement condamnés par les chambres correctionnelles,  et les agriculteurs, libres d’organiser des rassemblements nullement déclarés, jamais inquiétés en pareille occurrence.

La liberté d’expression, autre exemple, impliquant celle de diffusion de la pensée est à géométrie très variable du fait que certains partis dits « de gouvernement » monopolisent les médias, cependant que les contestataires ne trouvent que sur internet l’occasion de dénoncer la paresse intellectuelle des penseurs patentés, ce qui vaut d’ailleurs aux « réseaux sociaux » la hargne de ces officiels de la parole publique, dérangés dans leurs monologues.

Certes, des propos farfelus, délirants, complotistes, irrationnels trouvent sur la « toile » un terreau  fertile et un public bon enfant, crédule à souhaits.

 

Mais, mieux vaut l’inconvénient de devoir trier, réfléchir, confronter les opinions que subir la censure insidieuse des médias sous contrôle.

Nombre de citoyens et même de commentateurs déplorent l’absence de renouvellement de la classe politique Française.

Les officines de propagande ressortent les mêmes personnages, sur la scène publique depuis trente ou quarante ans, feignant d’en faire des hommes nouveaux, alors qu’ils étaient déjà là au temps de REAGAN et de l’Union Soviétique.

La presse construit des personnalités politiques qu’elle met à la mode, en relatant, en les valorisant, leurs moindres faits et gestes.

Il en est ainsi, ces jours-ci, de l’actuel ministre de l’économie, « de gauche », mais adorateur des entreprises privées, candidat idéal pour le microcosme médiatique.

 

 

En revanche, ceux qui apportent des idées novatrices, vivifiantes, dérangeantes subissent l’ostracisme des faiseurs d’opinion.

Liberté chérie, tu as  encore bien besoin de défenseurs vigilants !

Ce d’autant que les pervers qui maltraitent la nature, pillent les ressources, saccages les sites, polluent les sols, l’air et les eaux, flexibilisent les humains, rabaissent les animaux au rang de choses, volent aussi les mots pour mieux subjuguer les peuples.

Ils invoquent le « libéralisme ».

Or, de quelle liberté s’agit-il ?

Rien à voir avec la liberté de pensée, de mode de vie, de manifestation des convictions.

Leur liberté n’est que celle d’entreprendre, c’est-à-dire d’exploiter, de détruire la biosphère pour assouvir leur appétit de profits.

Pour eux l’Europe, les USA, le Japon pratiquent le libéralisme.

Pas suffisamment, bien sûr, puisque les réfractaires aux réformes maintiennent d’horribles droits sociaux et des normes environnementales, de funestes principes de précaution, autant d’entraves à la liberté d’entreprendre.

Dans leur acception, le Chili de PINOCHET, la Grèce des colonels des années 1970 et même les régimes fascistes du siècle passé étaient « libéraux », dès lors qu’ils préservaient, souvent plus et mieux que les démocraties, la liberté d’entreprendre, de s’enrichir, de constituer des trusts puissants.

La liberté d’entreprendre, en considération de ses incidences sur la nature, la santé publique, les droits des tiers, l’intérêt général doit être encadrée pour empêcher les prévaricateurs insatiables de nuire.

A défaut, les exploiteurs réduiraient leurs semblables en servage, empoisonneraient le cadre de vie, dévasteraient les espaces naturels, asserviraient tout à leur boulimie de gains.

Ne confondons pas le libéralisme politique, une vertu, avec le libéralisme économique, déchaînement des passions cupides.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 11:00

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le Dimanche 13 mars 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 Démocratie directe ou représentative.

 

 

 

         S’obstinant à édifier, au profit de la société VINCI, l’aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, le pouvoir exécutif, ami de la finance qui possède des noms, des visages et qui fait les élections, envisage d’interroger la population, par référendum local.

Les électeurs de LOIRE ATLANTIQUE décideront peut-être, dans les mois à venir, du sort d’un site naturel en optant « pour » ou « contre » l’aéroport de la discorde.

Qui pourrait réfuter le procédé ?

En démocratie, tout pouvoir émane du (peuple) et le  (peuple) n’est ni la communauté des dominés, ni celle des dominants. Le (peuple) est tout le monde, du moins, la collectivité des électeurs, à un moment donné et dans une circonscription donnée.

Or, une collectivité d’humains fluctue, avec le temps, dans sa composition et dans ses opinions.

Faut-il détruire la nature et bétonner des milliers d’hectares à NOTRE DAME DES LANDES ?

Si le (peuple) avait été consulté en 1974, à la naissance du projet, ne doutons pas que plus de 90% des citoyens auraient préféré les avions aux amphibiens.

Il me paraît probable que dans trente ans, 90% des citoyens de demain, rejetteraient cette lourde infrastructure, fruit d’un mode de « développement » contraire à l’intérêt général de la préservation de la biodiversité, de la qualité de la vie, de la sauvegarde de l’atmosphère.

Nous sommes en 2016, époque non pas de transition,mais de mutation.

Façonnés par des médias sous contrôle de la finance, par des élus majoritairement issus de partis archaïques, les contemporains risquent fort de faire le « mauvais choix », au nom de la croissance, du développement, de l’emploi, de la mobilité, de tous ces éléments de langage dont se pare l’imposture des bétonneurs et empoisonneurs.

La démocratie directe permit toutes les dérives autoritaires du siècle passé : HITLER, STALINE, MAO en appelaient au «(peuple), subjuguant les masses, soulevant les foules, recourant à la voie plébiScitaire pour avaliser leurs dictatures.

Les politologues parlent de « césarisme démocratique », lorsque le (peuple) et le guide fusionnent dans une adhésion ardente, dans un élan d’enthousiasme, abolissant l’esprit critique.

 

 

Toutefois, ce qui est problématique dans le « césarisme démocratique » n’est pas le « démocratique », mais le « césarisme ».

La démocratie directe comporte un versant autoritaire, démagogique, dangereux pour les droits des minorités.

La démocratie représentative, préférée par les corps intermédiaires, comporte le risque d’une fracture entre les « professionnnels de la politique » et les citoyens, ces professionnels cessant d’être une véritable élite et devenant une oligarchie.

L’élection ne prémunit nullement contre les choix désastreux, nocifs pour les peuples et pour la biosphère.

Quelle affliction devant les succès électoraux de partis islamistes, dans des pays Arabes, de Donald TRUMP, aux primaires  républicaines des USA, de partis nationalistes et religieux en Israel, d’un Laurent WAUQUIEZ en région Auvergne Rhône Alpes !

En choisissant le fanatisme, l’obscurantisme, la haine, la violence, la soumission aux injonctions des intérêts privés contre l’intérêt général, en optant pour la guerre, les traditions, le repli communautariste, la destruction de la nature, les peuples, très démocratiquement,  préparent leurs malheurs.

Seraient-ils frappés de sadomasochisme ?

Ils semblent préférer ceux qui leur promettent, hier, du sang et des larmes, aujourd’hui, des sacrifices, des efforts, de la concurrence féroce .

Bien sûr, les citoyens apprécient les leaders qui se proposent de frapper l’autre, le voisin.

 

 

La conduite de la chose publique est complexe, exige connaissances et réflexions.

Elle s’accommode mal des emportements, de la cupidité et si les bons sentiments ne suffisent pas à faire une bonne politique, il est acquis que les mauvais conduiront toujours à d’insondables désastres.

Par la propagande flamboyante des totalitarismes d’antan, esthétisant la politique, et la propagande, aujourd’hui, d’acculturation des acheteurs de « temps de cerveaux disponibles », il est aisé d’égarer ou d’anesthésier les consciences et la raison d’un peuple.

Pour répondre à ses objectifs, la démocratie doit rencontrer des citoyens éclairés, informés, libres de leurs choix àl’issue d’une loyale connaissance des faits.

Tout journaliste devrait s’inspirer du « Choses vues » de Victor HUGO.

Or, ici et maintenant, une manifestation de cinquante personnes « Pour » ou « contre » l’islam ou les migrants, sujets obsessionnels dans certains milieux intellectuels, fera l’objet de titres et longs commentaires dans la presse formatée.

La manifestation de six cents personnes contre la chasse, de trois mille en faveur du loup seront censurées.

Les journalistes, en privilégiant, l’information, déforment les faits et alimentent les débats malsains.

Faute d’une information équilibrée, loyale, ouverte, la démocratie directe ou représentative restera imparfaite, altérée, orientée.

Des faits sont exploités et d’autres occultés.

Des débats, des chocs de civilisations sont exacerbés, y compris par ceux qui ont la haine d’eux-mêmes. D’autres enjeux sont tus.

 

Néanmoins, nous n’avons rien trouvé de mieux que la démocratie et il convient d’en analyser les ressorts pour pallier aux inconvénients du système.

Sans entrer dans les détails, il m’apparaît, pour le moins, regrettable que des rois du béton et des travaux publics puissent s’offrir des organes de presse audio-visuelle ou écrite.

Ils ont trop d’intérêts, en promiscuité avec la puissance publique, pour, sans grand risque, pourla démocratie, acquérir les moyens de contrôler l’opinion et de faire les élections.

Il conviendrait, en outre, de prévenir les conflits d’intérêts en soumettant les engagements de fonds publics au profit de groupes privés à un strict contrôle juridictionnel assorti de sanction rigoureuse à l’encontre des élus utilisant leurs fonctions pour détourner des fonds à l’occasion de marchés publics.

Renforcer le pouvoir de la cour des comptes, établir un lien entre cet organe de contrôle et l’institution judiciaire pour assainir la politique, en écartant de manière définitive, les décideurs coupables de délits en relation avec les fonctions électives.

Il y aurait ainsi protection des deniers publics et abandon de beaucoup de ces projets dispendieux, calamiteux pour la nature.

Lutte contre la corruption et écologie y trouveraient leurs comptes.

 

 

Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 11:29

(Rappel : l’assemblée générale de la CONVENTION VIE ET NATURE se tiendra le samedi 16 avril, à partir de 14 heures, dans les locaux de l’AGECA 177 rue de CHARONNE PARIS XI).

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 6 mars 2016

Tel 06 76 99 84 65

 

 

Travailler moins, pour travailler tous.

 

 

 

Les économistes et les petits personnages politiques ne diffèrent guère de ces victimes de la mode, servilement soumises aux caprices des vents qui passent.

Le marxisme eut ses adeptes, naguère, omniprésents dans l’université, récitant les dogmes de l’économie infrastructure dont dépendait tout le reste, avec ses plans, son étatisation, phase devant conduire au dépérissement de l’Etat et à l’âge d’or des hommes nouveaux.

Après une domination de la vie intellectuelle, jusqu’aux années 1980, le marxisme n’est plus de saison.

Voici, de nos jours, les élucubrations d’une autre  secte, celle  des adorateurs de l’entreprise privée. Ils veulent flexibiliser l’humain, pour l’adapter aux exigences du profit, le formater pour le bon fonctionnement de l’entreprise, seule pourvoyeuse d’emplois et de progrès pour ces récitants.

 

 Ils sont obsédés par la déréglementation, l’aspiration à une société marchande vouée au productivisme, à l’invitation à devenir riche, mythe soporifique pour les peuples.

Leur ennemi est le salarié, toujours paresseux, privilégié, risquophobe et, horreur suprême,le salarié du secteur public avec son revenu garanti de 1400 Euros par mois.

 

Il se trouve même une prétendue « gauche », pour célébrer cette religion abrutissante comme toutes les autres lorsqu’elles prétendent substituer, au doute salutaire, des certitudes révélées.

Rappelons un fait qui vaut un commentaire :

  la raison d’être d’une entreprise privée n’est, ni la création de richesses, ni la distribution d’emplois, mais uniquement la quête  de profits.

Si le profit passe par  la réalisation de richesses et d’emplois, l’entreprise en fournira à la société, mais si son profit exige des suppressions d’emplois, des pollutions, des pillages de ressources naturelles, des saccages de sites, des nuisances sonores, des sacrifices du bien public, elle recoura à ces exactions pour survivre, car son fondement, la condition même de son existence, tiennent à l’obtention d’un profit.

 

 

Dès lors, les officines et les syndicats patronaux, les chambres de commerce et d’industrie oeuvrent systématiquement contre l’intérêt social et écologique, pour la réduction des droits des salariés, pour le grand déménagement de la nature, pour les lourdes infrastructures, occasions de captation d’argent public.

 Faut-il supprimer l’entreprise privée ?

 

Nullement, car  l’animal humain, par nature cupide, travaillera toujours davantage pour son petit profit que pour  le bien commun, qu’il   soit celui de sa patrie, de son parti, de sa communauté.

 

La liberté d’entreprendre stimule l’innovation, la découverte, l’engagement individuel dans une tâche lucrative pour la personne.

 

Cette considération, navrante pour l’animal humain, m’amenait, dans les années 1970 à annoncer la victoire inéluctable de la société dite « libérale », sur son antagoniste, la société soviétique.

 

Pour  ces humains, intoxiqués par la culture des affaires, la meilleure cause est la leur.

Le moteur de l’engagement  demeure, pour beaucoup, l’intérêt égoïste.

 

Pas très reluisant, mais l’animal est ainsi fait.

 

La supériorité cognitive, l’esprit de lucre et le goût de la violence guerrière sont les propres de l’homme.

 

Reste qu’il convient de limiter cette aspiration à la domination, à l’exploitation, à l’écrasement d’autrui, à la négation des droits des plus faibles et de la nature.

L’économie doit être mixte, avec un secteur public fort, avec des lois qui protègent et encadrent.

Les promoteurs, dépourvus de conscience, détruisent volontiers la nature, si cela leur rapporte de l’argent.

Ils  bétonnent,  répandent des pesticides, artificialisent l’espace,  chosifient les animaux, ploient les autres hommes pour servir leurs entreprises privées (de scrupule).

Aujourd’hui, le dogme du « libéralisme économique » conditionnent les cerveaux disponibles et annonce les catastrophes sociales et écologiques.

 

 

 

Nous vivons une mutation sans précédent consécutive à la robotique, l’informatique, la dématérialisation des tâches, la numérisation,.

 

Des pans entiers de l’ancienne économie  disparaissent et la révolution technololgique amorcée supprimera bien davantage d’emplois qu’elle n’en créera de nouveaux.

Le travail va se raréfier, surtout pour les missions les moins qualifiées et les  plus répétitives.

Au nom de l’épanouissement des individus, de leur santé, naguère compromise par des tâches dangereuses et malsaines, il convient de se réjouir.

 

Les prêtres du libéralisme, bonimenteurs au service de leurs commettants, osent prôner « un travailler plus pour gagner plus », alors que cette injonction va à l’encontre des faits.

Inversement, il convient de répartir plus équitablement un travail devenu moins nécessaire pour produire massivement, sans beaucoup de personnels, des biens et des services qui exigeaient du temps et des peines avant l’ère robotique.

 

Ce n’est pas qu’en agriculture que la surproduction sévit.

Dans tous les secteurs  le défi est d’écouler des productions, d’abaisser les coûts pour vendre.

Avec quelques iconoclastes, fantômes des médias formatés, je préconise, à l’inverse des imprécations des agents des milieux d’affaires, la semaine de 32 heures, le développement des services publics, la revalorisation du point d’indice des salariés de ces secteurs, la sécurisation par la collectivité du parcours professionnel des salariés du secteur privé.

Je désapprouve globalement les orientations des politiques économiques menées par la « gauche libérale » et, bien évidemment, plus encore, les outrances antisociales de la droite de l’argent.

 

Partout, sur terre, les firmes, les multinationales, empires financiers plus puissants que les Etats, dévastent, empoisonnent, déforestent, édifient des usines à viande, promeuvent de grands travaux, captent de l’argent public, corrompent les élus grands et petits, et avec ces crimes contre nature, condamnent les hommes  à devenir sans emploi ou travailleurs pauvres.

 

On ne peut pas demander au libéralisme économique de garantir l’intérêt général, de sauvegarder la nature, d’améliorer la condition de vie des gens qui n’appartiennent pas au cercle des grands entrepreneurs, puisque la finalité de ce système n’est pas le vivant, mais le profit.

Derrière l’aéroport de NANTES, les routes et autoroutes, les grands travaux, l’agrochimie, se trouve la main invisible et bien sale du Marché.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 17:16
« Oui nous sommes solidaires avec l’oiseau englué »

Par collectif

« Nous pourrons être fiers de ce vote, car il signifiera que, tout en admirant les réalisations parfois extraordinaires de l’intelligence humaine, nous donnons la priorité à la conservation de la nature, c’est-à-dire au monde prodigieux des plantes et des animaux ».

Ainsi s’exprimait le député Roland Boudet dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, lors du vote historique de la première loi française sur la protection de la nature. C’était il y a 40 ans, en avril 1976. À l’époque, les parlementaires eurent le courage d’affirmer qu’il n’était plus raisonnable de clouer les chouettes sur les portes des granges pour conjurer le sort, que les terribles pièges à mâchoires devaient s’effacer des campagnes, que le DDT qui rongeait le vivant devait être banni, que les écureuils ne méritaient plus l’agonie et même que l’animal devait être reconnu au titre d’être sensible.


 

 

 

En revisitant les débats qui ont conduit à la promulgation de cette loi, on constate que l’Assemblée Nationale et le Sénat conjuguèrent un esprit d’éthique, retoquant les conflits de partis. Le sénateur Pierre Croze parla alors de « magnifique esprit de collaboration ».

Aujourd’hui, la nature se présente à nouveau dans l’hémicycle. Elle invite les parlementaires, comme leurs prédécesseurs, à l’accueillir avec compassion. À considérer les fantastiques potentialités qu’elle nous offre dès lors que nous assumons nos devoirs à son égard.

Aujourd’hui, il faut entendre les 320 000 citoyens qui ont signé la pétition visant à suspendre le piégeage de nos oiseaux familiers avec de la glu, tradition d’un autre temps. Oui nous sommes solidaires avec l’oiseau se débattant et tentant de s’arracher les plumes pour se libérer.

Aujourd’hui, nos parlementaires peuvent dire qu’il n’est pas acceptable de détruire des mammifères alors qu’ils donnent la vie et élèvent leurs jeunes. Oui nous compatissons avec les jeunes blaireaux agonisant de faim au fond d’un terrier dévasté par le déterrage des chasseurs.

Aujourd’hui, nos parlementaires peuvent admettre qu’il n’est pas compréhensible que le statut d’être sensible soit reconnu pour l’animal domestique alors qu’il ne pourrait l’être pour l’animal sauvage. Un chat éprouverait la douleur et pas un lynx ? Un canari souffrirait mais pas un chardonneret ?

Aujourd’hui, nos parlementaires peuvent considérer que les DDT d’hier sont les néonicotinoïdes d’aujourd’hui, des pesticides extrêmement nocifs. D’autres amendements tirent les consciences vers le bas. Ne restons pas indifférents. Faire reculer la souffrance animale ne relève ni du dogmatisme, ni de la sensiblerie, mais tout au contraire, d’une éthique élémentaire et progressiste. En ce début de XXIe siècle, nos parlementaires sont confrontés, comme le furent leurs prédécesseurs, à un choix déontologique qui ne s’inscrit ni à droite, ni à gauche, mais seulement au cœur de leur conscience. Nous comptons sur eux pour que cette loi biodiversité ne soit pas dénaturée et s’impose, elle aussi, dans l’histoire.

Les signataires de cette tribune sont Allain Bougrain Dubourg (président de la Ligue pour la protection des oiseaux), Sandrine Bélier (ancienne eurodéputée), Elisabeth de Fontenay (philosophe et essayiste), Aymeric Caron (journaliste), Boris Cyrulnik (psychiatre et psychanalyste), Franz Olivier Giesbert (éditorialiste et écrivain) et Frédéric Lenoir (philosophe et sociologue)


 

 

source :  http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/01/oui-nous-sommes-solidaires-avec-l-oiseau-englue_4874595_3232.html

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:47
Matthieu Ricard: «défendre les animaux, ce n’est pas dédaigner les hommes»

Les gens font souvent un mauvais procès aux défenseurs des animaux: ils seraient coupables d’insensibilité envers les hommes qui souffrent de par le monde, de faim, de misère, de par les conflits. Mais à y regarder de près, cet argument est complètement dépourvu de logique, affirme Matthieu Ricard, moine bouddhiste et écrivain français, qui offre une belle leçon de bienveillance

 
 

 

 

Défendre les animaux, cela ne veut pas dire dédaigner les hommes

A la suite de la publication du Plaidoyer pour les animaux*, l’un des reproches que j’ai le plus souvent entendu est qu’il est indécent de tourner son attention vers les animaux et de vouloir améliorer leur sort alors que tant de souffrances affligent les hommes en Syrie, en Irak, au Soudan et ailleurs. Le simple fait d’avoir de la considération pour les animaux serait une insulte au genre humain. Asséné avec un élan d’indignation qui a l’air de reposer sur les plus hautes vertus, cet argument peut sembler faire mouche, mais dès qu’on l’examine un peu, on s’aperçoit qu’il est parfaitement dépourvu de logique.

Si le fait de consacrer quelques-unes de nos pensées, de nos paroles et de nos actions à la réduction des souffrances innommables que nous infligeons délibérément aux autres êtres sensibles que sont les animaux constitue une offense aux souffrances humaines, qu’en est-il alors d’écouter France Musique, de faire du sport et d’aller se faire bronzer sur une plage? Ceux qui s’adonnent à ces activités et à bien d’autres deviendraient-ils d’abominables individus du fait qu’ils ne consacrent pas l’intégralité de leur temps à remédier à la famine en Somalie?

Comme le remarque justement Luc Ferry: «J’aimerais bien qu’on m’explique en quoi le fait de torturer viendrait en aide aux humains. Le sort des chrétiens d’Irak est-il amélioré parce qu’on dépèce en Chine des chiens vivants par milliers chaque année avant de les laisser crever pendant des heures, attendu que plus leur douleur est atroce, meilleure est leur chair. Est-ce parce qu’on maltraite ici les canidés qu’on est plus sensible au malheur des Kurdes? […] Chacun d’entre nous peut s’occuper des siens, de sa famille, de son métier et s’engager en plus en politique ou dans la vie associative sans pour autant massacrer des animaux.»

 

 

Si quelqu’un consacrait 100% de son temps au travail humanitaire, on ne pourrait que l’encourager à continuer. Il est d’ailleurs à parier qu’une personne douée d’un tel altruisme serait également bienveillante à l’égard des animaux. La bienveillance n’est pas une denrée que l’on doit distribuer avec parcimonie comme un gâteau au chocolat. C’est une manière d’être, une attitude, l’intention de faire le bien de tous ceux qui entrent dans le champ de notre attention et de remédier à leur souffrance.

En aimant aussi les animaux, on n’aime pas moins les hommes, on les aime en fait mieux, car la bienveillance est alors plus vaste et donc de meilleure qualité. Celui qui n’aime qu’une petite partie des êtres sensibles, voire de l’humanité, fait preuve d’une bienveillance partiale et étriquée.

Pour ceux qui n’œuvrent pas jour et nuit à soulager les misères humaines, quel mal y aurait-il à soulager les souffrances des animaux plutôt que de jouer aux cartes? Le sophisme de l’indécence qui consiste à décréter qu’il est immoral de s’intéresser au sort des animaux alors que des millions d’êtres humains meurent de faim n’est le plus souvent qu’une dérobade facile de la part de ceux qui, bien souvent, ne font pas grand-chose ni pour les premiers ni pour les seconds. A quelqu’un qui ironisait sur l’utilité ultime de ses actions caritatives, Sœur Emmanuelle répliqua: «Et vous, monsieur, qu’est-ce que vous faites pour l’humanité?»

 

Dans mon humble cas, le mauvais argument de l’indécence est d’ailleurs plutôt incongru puisque l’organisation humanitaire que j’ai fondée, Karuna-Shechen, soigne 100 000 patients par an et 25 000 enfants étudient dans les écoles que nous avons construites. Œuvrer pour épargner d’immenses souffrances aux animaux ne diminue pas d’un iota ma détermination à remédier aux misères humaines. La souffrance inutile doit être pourchassée où qu’elle soit, quelle qu’elle soit. Le combat doit être mené sur tous les fronts, et il peut l’être.

Se préoccuper du sort de quelque 1,6 million d’autres espèces qui peuplent la planète n’est ni irréaliste ni indécent car, la plupart du temps, il n’est pas nécessaire de choisir entre le bien-être des humains et celui des animaux. Nous vivons dans un monde essentiellement interdépendant, où le sort de chaque être est intimement lié à celui des autres. Il ne s’agit donc pas de ne s’occuper que des animaux, mais de s’occuper aussi des animaux. En vérité, nous perdrons ou gagnerons tous ensemble, car la surconsommation de viande dans les pays riches à cause de l’élevage industriel entretient la faim dans le monde. Elle constitue aussi la deuxième cause d’émissions de gaz à effet de serre (après les bâtiments et avant les transports) et, cerise sur le gâteau, elle est également nocive pour la santé humaine.

En nous préoccupant du massacre en masse des animaux, nous n’oublions pas le sort des Syriens, nous faisons simplement preuve de bienveillance. * Son dernier livre paru chez Allary Editions.

Matthieu Ricard est moine bouddhiste et écrivainCet article est initialement paru dans «Le Monde» du 16 décembre.

La bienveillance n’est pas une denrée que l’on doit distribuer avec parcimonie comme un gâteau au chocolat

 
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:57

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 21 février 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

Conviction et responsabilité.

 

 

 

En 1914, Charles PEGUY écrivait que la politique était une dégradation de la mystique. Un siècle plus tard, elle devient une dégradation de la conviction et de l’éthique.

En 2012, les Français crurent élire un président socialiste . Il n’instaura pas le socialisme, n’effectua aucune rupture salutaire et définitive avec une société de dévastation, et, cédant à la religion de l’entreprise privée et de la concurrence, ne sauva rien de la pensée qu’il prétendait assumer.

 

 

La presse mentionne, en ce mois de février, que trois « écologistes » entrent au gouvernement. Or, ces personnes n’ont jamais exprimé la moindre conviction écologiste et n’ont aucune volonté de sauver la nature, de changer le rapport de l’humain à l’animal, fondements éthiques de l’écologie.

 

A droite, des comédiens plus ou moins talentueux se drapent du titre de « républicains », alors que leur obsession est de célébrer le culte de l’entreprise privée et des forces d’argent.

Ainsi, sur l’échiquier politique, de petits personnages illusionnistes portent des masques trompeurs ne dissimulant que de médiocres ambitions et la soumission à des intérêts catégoriels confinant à des dérives mafieuses.

Les modes , le rapport des forces prévalent, chez ces petits personnages, sur des convictions dont ils sont dépourvus.

Ils recherchent pitoyablement les apparences du pouvoir, les titres, les conforts de fonctions que leur pusillanimité leur interdit d’exercer pleinement.

Ils sont vains .

 

 

Aux alentours des années 1960,  la droite au pouvoir, complexée par ses collusions idéologiques et de personnels avec les fascismes durant la guerre, n’assumait pas être de droite, faisait une politique de gauche, c’est-à-dire prônait des réformes qui étaient des avancées pour les droits sociaux, un progrès pour le niveau de vie des salariés, un mieux vivre pour les gens modestes.

En ce temps-là, le communisme, les masses laborieuses et dangereuses faisaient peur aux dirigeants, condamnés à une certaine vertu, pour mieux combattre le système économique ennemi. Le rapport des forces était favorable aux  salariés.

Aujourd’hui, inversement, la gauche fait une politique de droite et le mot réforme est devenu synonyme de flexibilité, de soumission à la loi du profit. Le rapport des forces, du fait de la mondialisation de l’économie s’est modifié en faveur de l’argent qui, ne redoutant plus un contre-modèle, s’adonne avec morgue à l’écrasement des plus faibles et à la dévastation de la nature.

Les milieux d’affaires, les investisseurs imposent leurs exigences à des populations morcelées, sans  la cohésion des anciennes structures sociales, fortes de leur homogénéité, que représentaient  les mineurs, sidérurgistes, cheminots de naguère.

L’heure n’est plus au progrès social et toute annonce de changement va dans le sens de l’intérêt des  entrepreneurs, au détriment des salariés.

 

Ce qui est le plus choquant est l’absence d’honnêteté des politiques qui, libres de leurs choix, ne les assument pas clairement devant les citoyens.

Ils feignent de ne pas avoir opté pour une société féroce, déprédatrice, vouée à l’exploitation frénétique.

 

Ils n’avouent pas que la concurrence débridée emportera tout : Les droits sociaux et les normes de protection de la nature.

La concurrence exige, en effet, que le profit soit l’horizon indépassable, l’ogre qui dévorera les hommes, les animaux, l’espace naturel.

Honte à ces femmes et hommes politiques, semeurs de béton, de grands aéroports, qui dissimulent les conséquences de choix contraires à leurs vertueuses déclarations en faveur du climat, de la biodiversité, de la qualité de la vie, d’un humanisme généreux et éclairé.

 

 En vérité, leurs décisions  sont imposées par un système économique qu’ils servent faute d’oser le combattre.

 Ils  subissent et accompagnent bien Davantage qu’ils ne les souhaitent les avilissements et dévastations générées par le libéralisme économique.

 

Il faut radicalement réformer le fait politique pour restituer à la fonction un regain de dignité.

Les citoyens sont en droit d’attendre que les socialistes soient socialistes, les écologistes écologistes, les agents du Marché syndics du patronat, qu’ainsi l’étiquette corresponde au contenu.

 

Aussi longtemps que les politiques seront des bonimenteurs animés d’ambitions personnelles, ils recueilleront le  mépris, bien mérité, de leurs concitoyens.

Dire qu’il y a encore des niais pour s’imaginer que devenir ministres les honore !

Ce qui honore, c’est de servir une cause dans la clarté, l’honnêteté, l’ardeur d’une conviction.

C’est assumer les responsabilités que l’on prétend être en mesure de soutenir contre le totalitarisme du monde de l’argent, en passe de cancériser la terre par ses infrastructures, sa croissance purement spéculative, sa négation du droit à survivre de la nature.

 

 

Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE  ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES  ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 11:01

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 14 février 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

 

Antispécisme et biocentrisme.

 

 

Les médiocres carriéristes polluant les partis politiques ont détérioré l’éthique écologiste en la dévoyant, en niant ses fondements.

Or, l’écologie n’est pas une peur de la science, un refus du vrai progrès, une contestation puérile d’une société.

L’écologie est une déclaration d’amour à la nature, au vivant, aux êtres sensibles, à la biodiversité.

Avoir peur de la science et du progrès reviendrait à avoir peur du feu, de l’électricité, du marteau, de la brouette, de l’aspirine.

Une connaissance, un savoir, une technique peuvent être excellents, s’ils font reculer la souffrance et la mort ou détestables s’ils servent la destruction, le profit, la servitude.

Avec le feu, on chauffe la maison ou on érige un bûcher.

Avec un outil, on construit une œuvre opportune ou on tue.

Avec la génétique, on guérira des maladies ou on permettra à des firmes cupides de disséminer des poisons.

La science qui éclaire peut être la meilleure des choses, si l’homme use de sa maîtrise pour célébrer le vivant ou la pire s’il cède à ses pulsions thanatophiles.

Dès lors, les contempteurs de l’écologie la confinent intentionnellement, pour  anéantir sa dimension novatrice, dans un irrationnel enfantin et irresponsable, alors qu’elle est autre chose.

Le socle éthique tient à ceci :

L’humanité doit cesser de détruire la nature, de maltraiter l’animal, de vénérer des valeurs au-dessus de la valeur première de la vie.

En cela, je distingue une mauvaise « croissance quantitative », chère aux spéculateurs, aux exploiteurs et une croissance qualitative désirable parce que luttant contre la maladie et la mort.

Penser notre rapport aux vivants représente le grand défi philosophique et politique de notre temps.

Pendant longtemps, nos ancêtres n’éprouvaient de solidarité,

 qu’à l’égard des membres de leurs clans, de leurs tribus, de leurs cités, puis de leurs nations.

Ils doutaient que les étrangers, éloignés par la géographie, les coutumes et la couleur, soient des humains à part entière.

Le racisme était naturel, spontané, évident.

Il fallut bien des controverses pour surmonter ce réflexe de défiance et de rejet d’autrui.

D’ailleurs, j’observe que, même à notre époque, les contemporains ne sont guère à l’aise avec le racisme.

Nombre de prétendus anti-racistes qui ne se définissent que par  cette injonction perdurent à obéir aux anciens réflexes.

 

Ils agissent selon une vulgate que je récuse et que je résumerai par cette synthèse :

« Certes, vous êtes abrutis par vos religions, vos coutumes contraires aux droits humains, vos meours de négation de l’égalité de la femme et de l’émancipation individuelle, mais vous avez raison de l’être, car nous sommes tellement coupables que nous ne saurions promouvoir, auprès de vous, la liberté, la raison, l’égalité des droits. Abrutis vous êtes et devez demeurer, car assumer nos valeurs émancipatrices serait irrespectueux de votre aliénation par des dogmes ».

Voilà ce que couvrent le communautarisme, le multiculturalisme, chers à certains prétendus antiracistes qui, en fait, par  souci de s’autoflageller, sont racistes, puisqu’ils condamnent àl’obscurantisme ceux qu’ils prétendent adorer.

Pour ma part, je pense, à l’opposé de ce raisonnement d’une certaine bien-pensance, que des valeurs, des droits, sont universels et que tout humain peut accéder à la raison, à la libération de ses appartenances tribales, de ses superstitions.

Il n’y a pas les Droits de l’Homme, pour les Occidentaux et l’enfermement des femmes, la persécutions des homosexuels, l’excision des fillettes, les lapidations, amputations, décapitations, fouets pour les blasphémateurs, pour les autres.

Je ne confonds pas, dans la même réprobation, les fautes et erreurs de démocraties que je fustige, par ailleurs pour leur caractère ploutocratique et les crimes insondables d’une horde de barbares qui enlèvent deux cents jeunes filles pour les violer et les réduire en esclavage.

Ëtre antiraciste, c’est affirmer que ce qui est bon, pour les uns, l’est  pour tous.

C’est élargir le cercle de l’empathie à l’humanité entière.

 

 

Et si l’on élargissait encore ce cercle de bienveillance, de compassion aux autres êtres vivants ?

Voilà ce qui fonde l’écologie dans l’acception que je donne à cette pensée, bien loin d’un repli frileux sur un âge d’or qui n’a jamais existé.

L’antispécisme est une extension au vivant de ce qu’est l’antiracisme pour une espèce.

Je lui préfère, toutefois, en bonne rigueur d’analyse, le terme de biocentrisme.

En effet, au sein d’une espèce, telle l’espèce humaine, on peut penser que les intérêts fondamentaux ne divergent pas avec des différences morphologiques.

En revanche, les besoins biologiques, physiologiques, éthologiques diffèrent selon les espèces.

Il ne peut donc pas y avoir identité de traitements entre toutes les espèces peuplant la terre.

Chaque espèce doit bénéficier de ce qu’exige la nature.

Le biocentrisme ne nie pas les acquis de l’humanisme et des droits de l’homme, mais représente une avancée dans la conscience de la valeur de la diversité du vivant.

Il pose en interdit d’anéantir une espèce et de maltraiter un être sensible qui, doté d’un système nerveux, éprouvant le principe du plaisir déplaisir, possède, de ce seul fait, un droit à jouir de la vie qui lui a été conférée.

 

Or, par la folie économiste, l’humanité provoque la disparition des espèces.

Dans le même temps, elle réifie les animaux massacrés en foules innombrables pour satisfaire le profit et les filières.

D’un point de vue éthique, ces massacres d’espèces et d’individus heurtent la conscience et signent l’échec d’une société fondée sur la cupidité et la pulsion de mort.

En politique, concrètement, le biocentrisme aboutit à abolir la chasse, mort loisir, à renoncer aux « grands projets inutiles », dévoreurs d’espaces.

 

 

Si nos écologistes politiques avaient pensé ces questions, relevé ces défis, condamné les agressions contre l’animal et la biodiversité, ils ne seraient pas, aujourd’hui, dans la honte et l’ornière.

Allons, SISYPHE, reprends ton rocher et, cette fois, suis le bon chemin celui qui mène vers les sommets !

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POURLE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 10:28

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la lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 7 février 2016

TEL 06 76 99 84 65

 Une force pour le vivant : Rendez-vous à PARIS le 8 octobre prochain.

 

 

Le sacrifice systématique des intérêts écologiques à ceux de l’argent, la complaisance à l’égard des chasseurs, l’encouragement  de l’actuelle ministre de l’écologie aux braconniers d’oies cendrées jusqu’au 9 février au mépris de l’état de droit, les autorisations réitérées de tirs de loups, bien que les effectifs de l’espèce soient en régression en France cette année, le culte des firmes, de la spéculation, du profit, la différence de traitements par la puissance publique des manifestants selon qu’ils soient ou non exploitants agricoles, tous ces faits contre nature et contre l’humanité de l’homme appellent une riposte éthique et politique.

Les enquêtes d’opinion peuvent bien révéler qu’une immense majorité de Français condamne la chasse, la torture tauromachique, des milliers de manifestants poursuivant d’autres buts que leurs petits intérêts égoïstes peuvent bien se rassembler à LYON pour défendre les loups, les scientifiques peuvent bien remettre d’inquiétants rapports sur la mort de la biodiversité, les gouvernants demeurent les pantins grotesques et irresponsables de groupes de pressions malfaisants.

Il faut en finir avec cette casse de la nature, cette indifférence à la souffrance des animaux, sortir de cet avilissement de l’humain par la culture de la compétition, de la concurrence, c’est-à-dire de l’écrasement d’autrui et de l’exploitation insatiable des êtres et des choses.

 

L’action purement associative, tellement précieuse, généreuse, intelligente, touche ici à ses limites résultant d’un fait incontournable.

 

 

La classe politique ne connaît que le rapport de forces et nous devons cesser de tendre la sébile pour obtenir des rendez-vous à la sauvette avec des membres de cabinets, cependant que les lobbies nuisibles sont reçus, avec déférence, par le chef de l’Etat et ses ministres qui font la danse du ventre devant les ennemis de la terre.

Ce n’est point par je ne sais quelle ambition personnelle de carrière (dont je n’ai aucun besoin) que j’ai résolu de porter, en politique, les idées, les aspirations, l’éthique du respect du vivant et de l’amour de la nature que je défends depuis près de quarante ans, dans un cadre associatif.

Je le fais en considération de la soumission des élus aux franges les plus archaïques de la société.

 

J’irai, jusqu’au bout, dans cette action, conscient de devoir servir une cause.

Dès lors, si, dans les mois à venir, s’organisent des « primaires de l’écologie », j’en serai.

En l’absence de primaire, ce qui paraît probable, nous tenterons d’obtenir les cinq cents signatures d’élus permettant une candidature  à la présidentielle de mai 2017 pour que l’écologie biocentriste parle, mobilise, pèse sur les faits.

 

L’objectif est de prouver que ceux qui aiment la vie sont plus nombreux, plus puissants,plus déterminés que ceux qui propagent la mort et la destruction.

Avec vous, nous pouvons administrer cette preuve et inverser le rapport des forces, en ce pays, actuellement courbé sous le joug des ennemis de la terre.

 

 

 

Aller jusqu’au bout ?

Oui, toutefois, s’il advenait que Nicolas HULOT qui a explicitement indiqué ne pas concourir à une éventuelle « primaire », optait pour candidater individuellement, considérant qu’il est « l’écologiste le plus populaire de France », je participerais à son combat, sans rien renier de notre spécificité, pour que conviction et efficacité s’allient.

 Toujours, l’unité simpose.

Avec tous ?

Non, pas avec ces faux écologistes qui refusent de signer les propositions de lois d’abolition de la chasse à courre et qui soutiennent les piégeurs de passereaux aux gluaux, en PROVENCE.

Il y a ici incompatibilité éthique fondamentale.

 

En juin 2011, lors de la précédente primaire de l’écologie, j’annonçais, dans ces éditoriaux,, un an à l’avance, que Nicolas HULOT  obtiendrait 7% des voix à la présidentielle de mai suivant, s’il était retenu, alors que Eva JOLY, sa concurrente, nonobstant ses éminentes qualités personnelles et sa compétence remarquable dans la lutte contre l’argent sale, ne recueillerait que 2% des voix à l’élection présidentielle.

 

Et cela change tout.

Si l’écologie est forte, nous pouvons stopper les grands projets dévastateurs, faire reculer la barbarie de la chasse, sauver effectivement la biodiversité.

Lorsque l’écologie est faible, les mouvements citoyens, les associations ne pèsent pas lourd.

Présentement, l’écologie politique est évanescente.

Nicolas HULOT, en refusant, ces jours-ci, le ministère de l’essentiel, prouve qu’il partage, avec nous, le souci de servir une cause et non d’orner une carte de visite.

D’autres, écologistes un jour, opportunistes toujours, rêvent de devenir ministre, non pas pour améliorer le rapport des hommes à la nature et au vivant, mais parce qu’ils imaginent que le titre les honorera, superbe et touchante naïveté.

En conséquence, avec tous ceux qui souhaitent faire gagner nos idées, je serai au rendez-vous du pays, soit en qualité de candidat, soit en soutien de Nicolas HULOT, s’il s’engage.

 

 

Nous devons, ensemble, quelle que soit l’option, reconstruire, dans le champ politique, une force qui va.

 

Aussi, j’appelle, tous les écologistes politiques, par-delà les partis et les parcours, tous les défenseurs des animaux, tous les protecteurs de la nature à s’unir, par-delà les étiquettes d’hier, les querelles d’égos pour le triomphe de l’intérêts supérieur du vivant, incluant, bien évidemment, l’humain, aux côtés de la diversité des espèces et des individus animaux, êtres sensibles.

Le samedi 8 octobre prochain, nous réunirons à PARIS, avec tous ceux qui veulent en être et en n’excluant personne, les assises de cette force au service du vivant.

 

Immédiatement, nous devons mettre en place les bonnes volontés pour contacter les élus et solliciter leurs parrainages.

Je ne vous dissimule pas que ce recueil des signatures sera l’obstacle à surmonter, mais, grâce  à votre mobilisation, nous pouvons y parvenir.

Le vivant a besoin de nous.

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 11:26

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS          le dimanche 31 janvier 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

 

            Les « notables » de l’écologie et nous.

 

 

 

 

Les notables de l’écologie, médiatiques, invités des plateaux de télévision et des studios de radios, dissertent volontiers sur les grands maux de la planète, l’impérieuse nécessité de combattre l’effet de serre, l’urgence d’une mutation énergétique, les avancées ou les insuffisances des accords internationaux.

Mais, écoutez-les attentivement.

Vous n’entendrez aucun propos concret susceptible de déranger les lobbies, aucune suggestion de nature à gêner les gouvernants qui, en retour, gratifient les « notables de l’écologie » de délégations de missions, de reconnaissances officielles, ouvrant les bouches d’or des médias.

Chasse à courre, tirs de loups, gluaux de Provence, lecques de l’AVEYRON, persécutions des renards, élevages concentrationnaires et même aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, surpopulation et méfaits du natalisme, grands travaux autoroutiers sont des sujets tabous, parce que sources de controverses.

 

C’est que tout « notable de l’écologie » doit  demeurer généreusement flou, parler des pôles et de la mer, du climat et de l’opportunité de fermer le robinet en se brossant les dents, en veillant à ne fâcher personne.

« quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup » et ce loup n’est point celui que traquent les arriérés.

Les « notables de l’écologie »  communiquent avec efficacité, dépeignent brillamment les menaces planétaires, mais demeurent anthropocentristes.

            Les « notables » de l’écologie et nous.

Les notables de l’écologie, médiatiques, invités des plateaux de télévision et des studios de radios, dissertent volontiers sur les grands maux de la planète, l’impérieuse nécessité de combattre l’effet de serre, l’urgence d’une mutation énergétique, les avancées ou les insuffisances des accords internationaux.

Mais, écoutez-les attentivement.

Vous n’entendrez aucun propos concret susceptible de déranger les lobbies, aucune suggestion de nature à gêner les gouvernants qui, en retour, gratifient les « notables de l’écologie » de délégations de missions, de reconnaissances officielles, ouvrant les bouches d’or des médias.

Chasse à courre, tirs de loups, gluaux de Provence, lecques de l’AVEYRON, persécutions des renards, élevages concentrationnaires et même aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, surpopulation et méfaits du natalisme, grands travaux autoroutiers sont des sujets tabous, parce que sources de controverses.

 

C’est que tout « notable de l’écologie » doit  demeurer généreusement flou, parler des pôles et de la mer, du climat et de l’opportunité de fermer le robinet en se brossant les dents, en veillant à ne fâcher personne.

« quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup » et ce loup n’est point celui que traquent les arriérés.

Les « notables de l’écologie »  communiquent avec efficacité, dépeignent brillamment les menaces planétaires, mais demeurent anthropocentristes.

 

 

Observez-les attentivement.

 

Vous ne les verrez pas à LYON, le 16 janvier, pour défendre le loup, devant les arènes sanglantes pour dénoncer la torture tauromachique, dans le MEDOC, aux côtés de mon ami Allain BOUGRAIN DUBOURG, contre les braconniers de la tourterelle de mai et dans les LANDES, contre les piégeurs de petits oiseaux.

Les « notables de l’écologie » ne prennent aucun risque de déplaire, cette prise de risque  qui discrimine l’opportuniste et le résistant.

 

Si je déplore ce défaut de pugnacité, cet oubli de la nature, des animaux, je n’en salue pas moins le travail pédagogique de ces notables de l’écologie, choyés par les pouvoirs, auxquels ils servent de caution, et par les médias.

Mon propos ne se veut pas critique, mais tend à distinguer sans opposer.

Il m’est indifférent d’encourir les invectives des destructeurs de la nature et j’entends affirmer une libre parole face aux gouvernants d’hier et d’aujourd’hui.

 

Pour ne pas obéir à cette prudente pusillanimité, nous voici interdits de diffusion dans les médias, étiquetés « extrémistes », censurés, empêchés d’exposer nos valeurs et nos propositions qui allant à la racine de l’écologie,  n’ont rien d’extrémiste.

Pour nous, celui qui ne récuse pas la chasse et la tauromachie n’est pas écologiste, dans l’acception que nous donnons à cette pensée, d’autres étant, évidemment, fondés à demeurer anthropocentristes.

 

 

Il n’est pas des nôtres, celui qui ne respecte pas le vivant, et si nous reconnaissons à chacun la liberté de défendre des valeurs et des propositions contraires, nous ne voulons aucun amalgame avec ceux qui célèbrent la pulsion de mort.

L’actuel pouvoir politique se révèle totalement hermétique à l’écologie.

La droite, en embuscade, qui rêve de retrouver un pouvoir qu’elle considère comme lui appartenant par nature, représente les intérêts des chasseurs, des exploitants agricoles, des firmes polluantes et déprédatrices.

Dès lors, nous sommes étrangers, à la fois, au « centrisme » au pouvoir, aujourd’hui, et à la droite, en mal de sévir l’an prochain, comme elle le fit pendant trop d’années.

 

 

 

 

D’aucuns préconisent une « primaire de la gauche ».

Encore faudrait-il définir ce qu’est la gauche, après 1983 et le  tournant de la rigueur, c’est-à-dire le ralliement du parti dit socialiste à la société de Marché.

Si les deux droites sont bien typées, l’une nationaliste, populaire, autoritaire, l’autre mercantile, affairiste, mondialiste, libérale en économie, la gauche gagnerait à faire son agiornamento.

 

Le parti de messieurs HOLLANDE ET VALLS est centriste et non de gauche.

Ce parti est anti-écologiste.

Je ne conçois donc pas une « primaire » avec les pseudo-socialistes, tueurs de loups et serviteurs de la firme VINCI, reine des parkings, des autoroutes et candidate au grand aéroport Nantais.

 

Participer à la « primaire de la gauche », par ailleurs refusée par le leader du parti de gauche, reviendrait à cautionner, par fusion, les dirigeants actuels.

Leur politique contre la nature ne leur mérite guère ce soutien.

 

L’écologie doit s’émanciper et redevenir une force au service du vivant.

Or, l’écologie politique est à terre.

Divisée en groupuscules de plus en plus faibles, représentée dans les médias par des élus qui ne parlent plus du vivant, silencieuse sur les exactions des lobbies, elle agonise.

 

Le temps de la reconquête est venu.

Tous ceux qui, nombreux  chez les VERTS, dans  les autres partis écologistes, dans les innombrables associations veulent autre chose que ce naufrage, doivent se rassembler, s’unir sur des bases éthiques claires, bases humanistes mais non anthropocentristes, car réconciliant l’arbre, l’animal et l’homme.

Refuser les nicotinoïdes, arrêter les massacres de la faune, condamner les grands projets inutiles et dévastateurs pour la biodiversité, cesser de financer les « filières » mais affecter l’argent public à l’aide aux ménages pour rénover les logements, exiger de tout partenaire politique désireux d’établir avec nous un contrat de législature, des avancées concrètes sur ces points, telle est l’assise d’une écologie renaissante.

J’appelle à ce sursaut pour faire entendre la voix de la nature, pour sortir des nuées, des déclamations fades.

Je veux une écologie concrète, s’assignant des objectifs précis et réitère, par exemple, que l’abolition de la chasse à courre, de la corrida sont des préalables non négociables.

 J’attends encore que nos amis, « notables de L’écologie », l’assument et nous rejoignent dans nos combats.

 

 

 

  Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Ecologie
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