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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 11:55

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 24 janvier 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 Rassemblons pour le vivant.

 

 

L’évolution en profondeur des mentalités sous l’influence du progrès des connaissances biologiques, paléontologiques, éthologiques, amena les lobbies de la mort à réagir pour freiner la remise en cause de leurs destructions et exactions contre le vivant.

La classe politique Française perçoit la société comme étant ruraliste.

Chasseurs et exploitants agricoles représentent des féodalités vénérées par les élus, au-dessus de tous les autres citoyens.

 

Ces catégories  sociales bénéficient d’une quasi-impunité, lors de manifesstations corporatistes où voie publique et parfois immeubles de la république sont dégradés.

 

En avril 1989, des fédérations départementales des chasseurs, dotées d’immenses ressources financières et de structures corporatistes héritées du gouvernement de VICHY, omnipotentes sur la classe politique mais inquiètes devant le rejet du loisir chasse par une fraction croissante de l’opinion, fondèrent un parti politique, le CPNT qui présenta des candidats aux élections européennes, législatives et régionales, la moitié des candidats étant des présidents de fédérations de chasseurs.

 

Il pouvait paraître ridicule de promouvoir un parti politique pour la défense de la  chasse.

Pour masquer le grotesque du projet, les leaders de ce parti, ajoutèrent la ruralité, la tauromachie, le gavage des oies et diverses traditions cruelles et archaïques à leur programme poujadiste pour cours de fermes.

En 1999, le CPNT obtint six élus au parlement européen, sans que cela ait le moindre effet sur la politique de ce parlement.

 Les élus Européens opinèrent, le plus souvent, à l’inverse du parlement Français, en faveur des oiseaux migrateurs, de la nature et des animaux.

Mais, la victoire du CPNT, entreprise improbable et dénuée de sérieux, réside dans sa capacité de nuisance, par pression électorale sur les autres partis politiques.

L’UMP absorba partiellement le CPNT qui en devint un appendice ruraliste et ultra-réactionnaire.

 

Or, le nombre des défenseurs du vivant est bien supérieur à celui des tueurs et tortionnaires d’animaux.

Il ne s’agit point d’une affirmation subjective, mais de la simple contemplation des sondages et enquêtes d’opinion.

Infiniment plus nombreux, ceux qui aiment la vie et la nature ne comptent pas, dans un pays totalement soumis aux injonctions de l’axe CPNT FNSEA.

Les vieux partis usés, surtout à droite, mais également dans la pseudo-gauche, obéissent aux ordres des lobbies agro-cynégétiques et tremblent devant l’agitation de quelques arriérés tueurs de loups, d’ortolans, poseurs de gluaux.

 

Ce constat fait, il convient de remédier à une situation parfaitement contraire à l’intérêt général, à la démocratie, aux avancées de la conscience.

Comment ?

Tout simplement, en constituant un antidote politique à l’axe CPNT FNSEA.

Certes, s’il est débile de voter pour son fusil de chasse, il serait tout aussi réducteur de voter contre les fusillots et ce d’autant que le nombre des chasseurs se réduit inexorablement avec le temps.

Nous ne saurions nous abaisser à ce degré zéro de l’intelligence et de la responsabilité.

 

Le loisir chasse qui suscita le parti des présidents de fédérations de chasseurs en 1989, est trop méprisable pour justifier, à lui seul, la création d’un parti politique, contre-point du CPNT.

 

Il convient de prendre de l’altitude, d’élever le débat, de réconcilier éthique et politique, d’offrir une perspective globale, dans un monde anxiogène parce qu’en mutation.

Travaillons à l’émergence d’une société fondée sur autre chose que la violence, l’agression, la concurrence, l’exploitation des êtres, l’obscurantisme religieux, les identités meurtrières.

Le système actuel dont les limites sont dépassées, s’avère toxique.

Nous appelons « système » les forces qui animent et contrôlent la société, avec en couronnement, l’argent.

 

 

 

Le progrès des techniques appelle un nouveau rapport au travail, aux ressources, aux éléments organiques et anorganiques de la planète.

L’ère de la croissance va s’arrêter.

Le travail va inéluctablement se raréfier sous l’effet de la dématérialisation de vastes pans de l’économie.

Sans un changement radical, les crises écologiques, sociales et morales vont emporter l’humanité.

Aucun parti politique ne pense ces défis et la classe politique ne s’agite que dans la perspectives des prochaines élections.

 

Nombre d’écologistes n’échappent pas, malheureusement, à cette déchéance morale. Il y en a quelques-uns qui tendent la sébile pour avoir la honte de devenir ministres dans un futur gouvernement VALLS !

Ces petits personnages, occupés de leurs carrières et oublieux de toute conviction, ne servent pas une cause mais instrumentalisent une étiquette partisane usurpée.

 

Mettons la protection du vivant à l’ordre du jour.

 

Je me propose de le faire, avec tous ceux qui  aspirent à une société plus douce pour l’arbre, l’animal et l’homme.

A cette fin, dans un souci d’unité, je propose une primaire de l’écologie, ouverte à tous les militants politiques et associatifs, à tous les sympathisants de la grande cause du vivant.

L’organisation institutionnelle oblige d’en passer, pour défendre une éthique, par  l’émergence d’un candidat porteur de valeurs déterminées.

On doit déplorer l’excès de personnalisation du régime démocratique actuel de la France, mais il faut, pour changer les choses, satisfaire aux règles de droit constitutionnel.

L’élection présidentielle permet aux citoyens d’exprimer leurs choix.

Ne laissons pas sans représentant l’immense majorité et le monopole aux candidats qui font la danse du ventre devant les destructeurs de la nature.

 

A défaut d’une primaire de l’écologie, appelant à un sursaut, à un rassemblement de tous les amoureux de la vie et de la nature, construisons un renouveau de l’écologie politique sur des bases claires, loyalement exposées, pour en finir avec les ambiguïtés éthiques et combattre résolument les forces thanatophiles.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 10:20

LE PLUS. À Rennes, un essai thérapeutique a viré au drame. Six hommes ont été hospitalisés, dont l'un en état de mort cérébrale, après avoir testé un médicament psychotrope. Comment est-ce possible ? Faut-il remettre en cause les essais cliniques ? Et que dire de l'expérimentation animale ? Réponse d'Audrey Jougla, auteur de "Profession : animal de laboratoire" (Autrement).

Édité et parrainé par Louise Auvitu

Essai thérapeutique à Rennes : hommes ou animaux, il faut protéger davantage les "cobayes".

Une personne en état de mort cérébrale, cinq autres hospitalisées, dont quatre avec des troubles neurologiques : voilà le bilan dramatique pour ces hommes sains de 25 à 49 ans et victimes des effets secondaires imprévus de la molécule Bia 10-2474 testée sur des humains par la firme Biotrial à Rennes.

 

"Il n’y a jamais eu un événement aussi grave en France" concernant des essais cliniques, a déclaré l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

 

Alors que deux enquêtes sont ouvertes pour déterminer comment l’essai thérapeutique a été mené et quelles sont les causes de ces effets imprévus, se pose aussi la question de l’expérimentation animale, la grande absente des médias pour l’heure.

 

Peu de ratés, mais ils existent

 

L’histoire médicale n’a de cesse de mettre en avant les découvertes médicales liées à l’expérimentation animale. Ce qu’elle dit moins, ce sont ses ratés.

 

Les victimes des effets secondaires de médicaments, tous testés avec succès sur les animaux, car il s’agit d’une obligation légale pour leur commercialisation, sont les seules à en faire les frais. Les victimes n’ont, en dehors des procès intentés contre les laboratoires, que très peu de possibilités pour rendre ce débat public.

 

Ce n’est que lors de scandales récents aussi graves que celui de l’hexamethonium, en 2001 aux États-Unis à l’Université John Hopkins, qui conduit au décès d’Ellen Roche, patiente de 24 ans, ou celui duTGN1412 en 2006 en Angleterre, où six patients sont placés en soins intensifs, que l’opinion publique peut prendre conscience du danger des essais cliniques.

 

Et par là même, du risque que représente l’expérimentation animale, car ses médicaments avaient réussi la phase d’expérimentation sur les animaux.

 

"L’expérimentation animale n’est pas transposable systématiquement à l’homme"

 

Question de dosage ? Non, justement. Comme l’expliquait samedi Claire Lejeunne, chef de médecine interne à l’hôpital Cochin, les doses sont bien plus faibles sur les cobayes humains que sur les animaux :

 

"On ne peut pas parler de surdosage car les posologies sont dix fois plus faibles que la posologie théoriquement toxique pour l’animal."

 

Mais c’est bien le modèle animal qui est en jeu : "malheureusement, l’expérimentation animale n’est pas transposable systématiquement à l’homme", précisait-elle à l’antenne d’Europe 1.

 

Comme dans tout scandale sanitaire, les premiers éléments de langage politiques vont tenter de rassurer les citoyens sur l’encadrement de la firme. Contrôlé en 2014, Biotrial fait figure de référence en la matière.

 

"Ce laboratoire était un laboratoire connu pour le sérieux des études qu'il mène. Cela n'empêche pas que toutes les questions seront posées", déclare ainsi la ministre de la Santé Marisol Touraine vendredi.  

 

Les animaux comme bouclier ? Pas toujours...

 

Le passage du modèle animal au modèle humain reste une inconnue, et le bouclier que les animaux sont censés être pour nous protéger des effets secondaires ne saurait être systématique, comme ce que le grand public imagine. 

 

Il s’agirait même d’un tâtonnement selon Claude Reiss, ancien directeur de recherche au CNRS et président de l’association scientifique Antidote Europe, et André Ménache, vétérinaire et directeur scientifique d’Antidote. Ils dénoncent la manière dont une espèce animale peut remplacer une autre lors des essais précliniques.

 

Le 4 janvier, Antidote Europe publiait justement la traduction française de l’article de la neurophysiologiste Aysha Akhtar – "Comment la recherche animale nuit à l’homme" – qui remet en question la viabilité du modèle animal et sa capacité à être prédictif [1].

 

"Quoiqu’il ressorte de l’enquête, il est clair que les essais précliniques de toxicité menés par Bial ont été tragiquement inappropriés. Le modèle animal qui a été utilisé n’a pas pu être prédictif quant aux effets désastreux que les volontaires ont subis à Rennes" [2], sanctionnent John Brosky and Cormac Sheridan dans Bioworld.

La molécule Bia 10-2474 avait été testée sur des chimpanzés

 

Dans le cadre du Bia 10-2474, les essais ont été menés sur des chimpanzés. Depuis l’entrée en application en 2013 de la directive européenne 2010/63/UE, qui réglemente l’utilisation des animaux à des fins scientifiques, il est interdit de mener des expériences sur les grands singes pour des raisons éthiques (et non pas scientifiques) de proximité avec l’homme et d’aptitudes sociales et comportementales.

 

Mais on connaît moins ces deux exceptions légales : la législation juge donc éthiques les expériences sur les grands singes pour des "recherches visant à la préservation de ces espèces, et lorsque des actions concernant une affection potentiellement mortelle ou invalidante frappant l’homme s’imposent, et qu’aucune autre espèce ni méthode alternative ne suffirait pour répondre aux besoins de la procédure."  

 

La molécule Bia 10-2474 entrerait donc dans cette seconde catégorie : c’est-à-dire que le chimpanzé était la seule espèce permettant les essais pour passer en phase 1 sur l’homme en sécurité.

 

Le citoyen s'en remet à l'expertise du scientifique

 

Les firmes pharmaceutiques doivent fournir des données de toxicité pour un rongeur et un non-rongeur. Si les deux espèces tolèrent bien le nouveau médicament, ces données sont soumises à  l’autorité de réglementation en vue d’obtenir la permission de procéder aux essais sur l’homme, les essais de phase 1, sur des volontaires sains.

 

"Toutefois, si une seule des deux espèces animales tolère bien le médicament, la firme qui effectue les tests est autorisée, en fait, obligée à trouver une autre espèce animale de sorte que les données obtenues sur le rongeur et celles obtenues sur le non-rongeur concordent et respectent les critères de 'sûreté' des médicaments", explique André Ménache.

 

"Ainsi, des souris peuvent remplacer des rats, ou bien, des singes être utilisés à la place des chiens. Les autorités de réglementation font confiance aux firmes pour choisir le modèle animal le plus 'approprié' pour tester leur candidat médicament", poursuit-il.

 

Ces expériences ne sont jamais vulgarisées, elles n’intéressent pas le grand public : en tant que non scientifique, le citoyen décide de s’en remettre à la législation et d’estimer que si les essais cliniques sont autorisés c’est que le risque est vraiment limité.

 

La non-expertise du citoyen en matière de santé le conduit donc à s’en remettre à celle du scientifique. C’est une vision plutôt particulière de la démocratie.

 

Cobayes motivés par des rémunérations alléchantes

 

En phase 1, le risque est limité ou inexistant : c’est en tout cas ce que parviennent à penser les volontaires, et ce que disent ceux que les médias interrogent depuis vendredi.

 

Les risques étaient pour eux nuls ou infimes, et ils n’en ont pris la mesure qu’aujourd’hui. C’est le cas d’Alfred, interviewé par BFMTV, qui précise que le protocole est strict, mais que si les effets secondaires sont précisés aux volontaires, le risque, lui reste incalculable et qu’il ne renouvellerait pas ses essais aujourd’hui.

 

L’affaire de Biotrial pose alors la question du consentement éclairé des cobayes humains et de leurs motivations. Avec des rémunérations alléchantes, pouvant tourner autour de 2.000 ou 3.000 euros pour une étude (l’essai pour le Bia 10-2474 était indemnisé 1.900 euros), la tentation du complément de revenu est évidente, même si les laboratoires préfèrent la nier.

 

Les laboratoires recherchant des volontaires les invitent à contribuer au progrès de la recherche, dans une visée philanthropique totalement dépourvue d’intérêt économique, préférant défendre cette motivation bien plus noble et acceptée. C’est ce que s’est empressé de réitérer Biotrial vendredi.

 

Défendre les animaux, c'est aussi défendre l'homme

 

Cette constante vise à étouffer ce tabou : être rémunéré pour être cobaye.

 

L’histoire de l’expérimentation médicale a une constante peu glorieuse. Les cobayes humains ont toujours été des êtres jugés inférieurs par ceux qui expérimentent, que cette infériorité soit liée à leur origine sociale, leur mœurs, leur race, leur sexualité ou leur marginalité. Prostitués, orphelins, déficients mentaux, détenus, homosexuels, juifs, handicapés, indigènes : le panorama est édifiant [3]. "On expérimente les remèdes sur des personnes de peu d’importance", écrivait Furetière en 1690. Autre point commun : l’absence de consentement.

 

Les cobayes animaux sont aujourd’hui ces êtres non-consentants et inférieurs qui souffrent pour nous, mais dans quelle mesure sont-ils des modèles pertinents ? Dans quelle mesure leur souffrance évite la nôtre ?

 

Ce que semble nous apprendre ce drame de la molécule Bia 10-2474, c’est que défendre les cobayes est une même cause, qu’il soit humains ou animaux. Et que peut-être défendre les animaux revient à défendre l’homme. Posons-nous en tout cas cette question. 

 

 

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 [1] "The Flaws and Human Harms of Animal Experimentation", Monitoring Editor : TOM L. BEAUCHAMP and DAVID DeGRAZIA, Guest Editors , Aysha AkhtarCamb Q Healthc Ethics. 2015 Oct; 24(4): 407–419).

[2] "Whatever the outcome of the investigation, it is clear at this point that the preclinical toxicity testing undertaken by Bial was tragically inadequate. The animal models it used were unable to predict the disastrous effects that the trial volunteers experienced in Rennes."

[3] "Les corps vils, Expérimenter sur les êtres humains aux XVIIIe et XIXe siècles", Grégoire Chamayou

 

LE PLUS. À Rennes, un essai thérapeutique a viré au drame. Six hommes ont été hospitalisés, dont l'un en état de mort cérébrale, après avoir testé un médicament psychotrope. Comment est-ce possible ? Faut-il remettre en cause les essais cliniques ? Et que dire de l'expérimentation animale ? Réponse d'Audrey Jougla, auteur de "Profession : animal de laboratoire" (Autrement).

Édité et parrainé par Louise Auvitu

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 11:48

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS           le dimanche 17 janvier 2016

TEL 06 76 99 84 65

 Où est l’écologie ?

 

 

Le samedi 16 janvier, elle était à LYON.

A l’appel des associations de protection de la nature, de défense des animaux, trois mille militants affirmèrent que le loup doit vivre et retrouver sa place dans la nature.

Immense succès pour ce rassemblement qui, à la différence de tant d’autres, ne visait pas à promouvoir de sordides intérêts catégoriels, égoïstes, cupides.

Les manifestants pour le loup, ne revendiquant aucune subvention, aucune exonération, aucun avantage lucratif pour eux-mêmes, agirent pour une cause qui nous dépasse tous : celle du vivant.

Qu’en dira une presse trop souvent formatée par les lobbies, propriété des forces d’argent et instrumentalisée pour maintenir l’opinion en état de soumission ?

 

Le Marché exige des consommateurs assujettis et, pour les priver de pensée, dénature les mots.

Les dénominations partisanes ont perdu leurs sens et la politique son crédit.

Il n’y a que les grincheux antifiscalistes pour croire encore que la France s’est donnée au socialisme en 2012.

Quand les mots ne veulent plus rien dire, la réflexion, le débat, l’opinion s’égarent.

L’écologie n’échappe pas à ce délitement du sens et l’on gagne toujours à bien définir ce dont on parle.

Créée dans la seconde moitié du  19ème siècle par des biologistes, botanistes et zoologistes, l’écologie fut initialement la science du milieu naturel, l’étude du rapport entre les espèces et leur environnement.

Ce n’est qu’un siècle plus tard que la notion accéda au champ de l’éthique et de la politique avec la création des parcs nationaux, des réserves naturelles, des mouvements de défense de la faune et des sites et l’apparition du ministère de l’environnement, en 1971.

Le premier titulaire de ce ministère, Robert POUJADE, qualifia son service de « ministère de l’impossible », sans doute en constatation que l’objectif de sauver le vivant était inatteignable dans une société aux mains des lobbies, au service du profit et de la spéculation.

Le ministère de l’impossible est, entre temps, devenu celui de l’imposture.

Il protège la chasse et tue les loups.

Il offre une caution morale aux grands travaux inutiles, à l’agrochimie, au massacre des oiseaux migrateurs.

Je regrette que le parti écologiste, sauf remarquables et courageuses exceptions au nombre desquelles je citerai la députée Laurence ABEILLE et le député européen Pascal DURAND, ne parle pas suffisamment haut, fort et clair pour la défense du vivant.

Ce rapport à la nature est le plus grand défi de notre temps, bien plus essentiel que l’écume de l’actualité qui étouffe le vrai débat, la question fondamentale : l’humain va-t-il anéantir toutes les autres formes de vies ?

 

 

Car, par-delà les impostures, les petites lâchetés, c’est l’enjeu final.

La croissance démographique, le « développement économique », l’augmentation de la consommation planétaire, posent cette question occultée par les lobbies, par les politiques et donc par les médias.

Il n’y a pas un canton, en ce pays et partout ailleurs, sans son élu local, son promoteur, son aménageur récitant que son petit projet, son extension, son infrastructure, sa coulée de béton et d’asphalte ne représentent pas une si redoutable agression contre la nature et qu’il faut bien du « développement durable ».

Immanquablement, à terme, ce processus infini aboutira à la mort des milieux naturels, de la faune et de la flore.

Il nous appartient de poser cette question éthique et d’affirmer que cette destruction du vivant est inacceptable.

Peut-on tolérer plus longtemps un système fondé sur l’exploitation, la concurrence, la compétition, l’écrasement d’autrui, le saccage, le pillage, le lucre, la violence ?

Non, la voix de l’écologie ne doit pas s’éteindre, faute de porter un message novateur.

Non, cette grande cause ne doit pas être ignorée des citoyens, au point de ne recueillir que 2% des suffrages lors d’une élection à l’échelon national.

Or, c’est ce qu’il adviendra si l’on perdure à taire la raison d’être d’une pensée de réconciliation avec le vivant.

L’écologie politique peut exprimer un libertarisme des mœurs et un solidarisme social auxquels j’adhère sans réserve, mais, sans sa dimension éthique du respect de la nature, de l’animal et de toute vulnérabilité, elle n’est rien et ne peut attendre aucun écho dans une société dont elle ne relèverait pas le vrai défi.

 

Il est souhaitable qu’une primaire de l'écologie, ouverte, loyale, accessible à tous les citoyens se reconnaissant dans le grand combat pour le vivant, désigne un porte-parole susceptible de créer un rapport de forces contre les lobbies de la mort.

A défaut d’une telle primaire, face à la nocivité des politiques suivies par les vieux partis usés, il conviendra d’envisager les moyens d’offrir au pays une issue autre que celle qui se présente, faute de mieux, pour en finir avec la fausse alternance.

Par-delà les partis, les mouvements et associations, j’en appelle à l’unité, au rassemblement des défenseurs du vivant, pour un  rejet des ambiguïtés éthiques.

A LYON, le 16 janvier, pour le loup, nous vîmes  la démonstration de ce que peuvent les biophiles, lorsqu’ils savent s’unir.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 10:15
Victoire : le FBI classe désormais les actes de cruauté envers les animaux au même niveau que les homicides !

C’est une magnifique victoire pour les défenseurs des animaux. Aux États-Unis, depuis le 1er janvier 2016, le FBI traite les actes de cruauté envers les animaux comme des crimes de classe A, la même catégorie que les homicides.

 

Concrètement, cela signifie que le principal service fédéral de police enquêtera sur les affaires de maltraitance animale avec le même sérieux et la même exigence que pour les affaires de meurtres.

 

 

 

Un véritable suivi statistique des actes de cruauté

 

Depuis le début du mois, les données relatives aux affaires de maltraitance animale sont enregistrées dans le système NIBRS (pour National Incident-Based Reporting System) qu’utilise le FBI pour répertorier les crimes au niveau national.

 

Mary Lou Randour, qui travaille sur les programmes de prévention de la cruauté envers les animaux pour l’association Animal Welfare Instituteexplique en quoi c’est un progrès important :

 

[Avant ce changement], il n’y avait aucun moyen de savoir à quelle fréquence [ces crimes] se produisaient, quand ils se produisaient, et s’ils étaient en augmentation ou non. Les données sont importantes. Cela nous donnera des informations sur la maltraitance animale et nous permettra de mieux réagir et d’anticiper. 

 

 

 

Quatre catégories de crime

 

Le FBI a défini officiellement ce qu’il entendait par cruauté envers les animaux :

 

 Il s’agit d’une action prise intentionnellement, sciemment ou par imprudence, consistant à maltraiter ou tuer un animal sans raison, comme la torture, la mutilation, l’empoisonnement, ou l’abandon.

 

Les actes de cruauté envers les animaux se diviseront en quatre catégories : la simple négligence, l’abus intentionnel et la torture, l’abus organisé — combats de coqs ou de chien par exemple — et les abus sexuels zoophiles.

 

 

 

Objectif : faire baisser la criminalité dans son ensemble

 

La décision du FBI s’inscrit dans une démarche plus globale de lutte contre la criminalité. De nombreuses enquêtes ont en effet démontré le lien entre les cas de maltraitance animale et les crimes contre des êtres humains.

 

Selon une étude de psychologie conduite par le New Yorke State Humane Association : 70% des criminels ont commencé par maltraiter des animaux.

 

 

Le Dr. Harold Hovel, qui a dirigé l’étude, explique :

 

Les tueurs en série sont en général liés à des affaires de cruauté envers les animaux. Le lien est si fort qu’il est très rare d’en rencontrer un qui n’a pas débuté sa « carrière » par de la maltraitance animale.

 

En clair, le FBI a compris que les tortionnaires d’animaux d’aujourd’hui seront très probablement les tueurs en série de demain.

 

 

Mais même sans penser à la criminalité humaine, cela représente certainement une magnifique avancée pour les animaux.

 

Début 2015, la France a fait évoluer le statut des animaux pour les qualifier « d’êtres sensibles » dans le Code Civil. C’est aujourd’hui au tour des États-Unis de franchir une étape importante dans la bonne direction. Même si cela ne va pas assez vite à nos yeux, prenons le temps de réaliser que les choses bougent et saluons cette victoire !

 

Et espérons que de nombreux pays emboîteront le pas des États-Unis.

 

 

 

 

source :

 

http://www.holidogtimes.com/fr/victoire-le-fbi-classe-desormais-les-actes-de-cruaute-envers-les-animaux-au-meme-niveau-que-les-homicides/#gs.null

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 12:04

(rappel : Manifestons, le samedi 16 janvier, à LYON, place BELLCOUR, contre la chasse aux loups, à partir de 14 heures).

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 10 janvier 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

 Mon ami CHARLIE.

 

 

 

 

Un an déjà que nos amis CABU, VOLLINSKY, TIGNOUS, CHARB, Bernard MARIS n’agitent plus les intelligences.

Ils pourfendaient l’économie libérale, les injustices sociales, la chasse, la tauromachie et conchiaient la « connerie ».

Victimes de l’islamo-fascisme, victimes de leur courage, de leur lucidité quand tant de pleutres et de médiocres s’abritent derrière la « modération », « la « tolérance », c’est-à-dire des fumigènes cachant  la lâcheté et le conformisme.

 

La couleur qu’il faut défendre est celle que l’on veut effacer.

En 2006, la presse unanime aurait dû publier les caricatures Danoises, non pas pour le talent qu’elles traduisent, mais parce qu’un homme libre ne doit jamais fléchir devant la menace.

L’esprit de Résistance, le simple courage ne sont pas les vertus les mieux partagées.

La peur, mère de tous les renoncements, constitue une excuse que je ne reconnais pas à ceux qui ajoutent à la veulerie, un habillage pseudo-rationnel.

Oui, un essayiste peut parfaitement avouer qu’il ne souhaite pas être inquiété par ceux qui répondent à l’idée par le meurtre.

Oui, un pusillanime bénéficie du droit à sa capitulation morale.

Mais, qu’il ne dresse pas le paravent d’une imposture pour masquer sa couardise.

 

Ainsi, de petits commentateurs condamnent, dans un premier temps, le terrorisme, puis, brandissent, prudemment, une argutie laborieuse sur la « nécessité de ne pas blesser les croyances » de ceux qui, ne sachant pas débattre et réfuter, assassinent.

Ces commentateurs confondent à dessein deux notions totalement distinctes : d’une part, le respect dû à tout être, quel qu’il soit et quelle que soit sa pensée, et, d’autre part, la liberté de critiquer, de râiller, de moquer les idéologies, les pensées, les croyances quelles qu’elles soient.

Ceux qui atténuent l’horreur du crime des voyous fascistes qui assassinèrent nos amis, ceux qui murmurent qu’il ne faut pas attaquer  les religions, admettraient-ils l’interdiction de critiquer le communisme, le socialisme, le libéralisme, l’écologisme, le nazisme ?

Or, une religion, idéologie construite par des hommes, est un système philosophique comme tous les autres.

Le sacré ne vaut que pour l’adepte, et autrui conserve la liberté de s’amuser des sornettes, billevesées, absurdités grossières véhiculées par les religions.

 De même, la liberté de dénoncer une idéologie, une pensée, une philosophie s’impose.

 

Dès lors, rire de dieu ou rire de tel ou tel leader idéologique, ne diffèrent que par le fait que le second existe, alors que le premier n’est qu’une fiction.

Les « intellectuels fatigués » qui feignent de ne pas distinguer entre le nécessaire  respect des personnes et le devoir de blasphème sont si petits qu’ils ne risquent guère de tomber sous les balles d’un fanatique halluciné.

Pour marquer le devoir de respecter la personne et celui de ne pas s’auto-censurer dans le grand débat des idées et des faits sociaux, je ferai du CHARLIE en affichant « Mort à la connerie et compassion pour les cons ».

Plus  académiquement, je rappellerai cette sage loi de SOLON : « à l’issue d’une guerre, tout vainqueur devrait s’abstenir de juger le vaincu ».

Combattons, sans complaisance, les superstitions, les erreurs, les faits sociaux contraires au respect de la vie, mais abandonnons les victimes de ces idéologies et de ces pratiques à leur conditionnement.

Savent-ils d’ailleurs ce qu’ils font ?

 

Dans tous les milieux, partout et toujours, l’humanité se divise entre Résistants et Soumis.

Voyez, en matière d’écologie, de protection de la nature, de défense animale, vous rencontrerez des « radicaux » extrémistes, frappés d’ostracisme, parce qu’ils condamnent le fascisme cynégétique Français et des « modérés » qui s’accommodent de tous les abus et de la confiscation de la nature par un lobby aux manières féodales.

Alors, amis  lecteurs : Résistants ou Soumis ?

 Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES  ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 10:29

(rappel : merci, pour les loups, de venir manifester, le samedi 16 janvier, à partir de 14 heures, place BELLECOUR, à LYON)

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 3 janvier 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

 

« Du bonheur désespérément ».

 

 

 

 

Chers amis militants pour le vivant, chers lecteurs, je vous adresse, avec l'expression de ma gratitude pour votre engagement, mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année, avec, en premier, celui de nous retrouver à la fin de la course des jours de 2016.

Que la sérénité, la santé, l’affection de ceux que vous aimez demeurent vos compagnes, car, il y a tant d’occasions de les perdre.

A défaut d’obtenir tout ce que l’on souhaite, réjouissons-nous d’éviter ce que l’on redoute.

 

 

Le processus d’hominisation n’étant pas parachevé, vous entendrez encore parler de fanatisme religieux, de guerres, d’attentats, de misères, de chasse, de tauromachie, faits imputables à la sottise et à la cruauté des humains.

     L’homme fait le mal, comme si cancers, accidents vasculaires, dégénérescences ne suffisaient pas à fournir à la souffrance et à la mort leur tribut.

Bien sûr, les mœurs ne changeant que trop lentement, tout continuera, cette année, dans l’ordre de la nuisance d’une société adoratrice du négoce, de la croissance infinie, du profit maximum.

La nature est méprisée, l’animal sacrifié, l’humain rabaissé au rôle de producteur consommateur.

Il fallut plusieurs millénaires pour que le bipède découvre que le soleil ne tourne pas autour de la terre, que celle-ci n’est le centre de rien, que la lecture du  grand livre du monde dément ce que les dogmes enseignaient.

Il fallut bien des siècles pour que le génocide du peuple voisin ne soit plus considéré comme une activité glorieuse et héroïque, que l’esclavage soit aboli.

Alors, devant le chemin parcouru, comment douter, qu’un jour, changeront les approches de l’animal, de la nature, qu’évolueront les relations entre les humains, que s’émanciperont davantage les mœurs et les manières, dans le sens de l’empathie envers toute vulnérabilité et de la liberté des êtres.

Les erreurs du passé, corrigées par le temps, consolent de celles auxquelles nous assistons dans notre présent.

 

 

 

 

Notre lourde tâche, maïeutique difficile, consiste à faire naître une société amie de la vie, dans laquelle on ne tuera ni les caricaturistes, ni  les loups, dans laquelle une juste redistribution éliminera la quête frénétique de la spéculation au détriment de la nature.

Faut-il espérer ?

Non, car espérer vise à attendre un résultat qui ne dépend pas de nous.

Il faut agir pour construire une société biocentriste c’est-à-dire, non seulement une société sans guerre, sans chasse, sans torture, mais également sans crispations hargneuses, sans superstitions obscurantistes, sans préjugés fruits du conditionnement, une société fondée sur d’autres valeurs et où le seul interdit est celui d’occasionner la souffrance d’autrui.

 

N’attendez pas que ce monde change : Il est condamné. Changez-le.

Notre lourde tâche, maïeutique difficile, consiste à faire naître une société amie de la vie, dans laquelle on ne tuera ni les caricaturistes, ni  les loups, dans laquelle une juste redistribution éliminera la quête frénétique de la spéculation au détriment de la nature.

Faut-il espérer ?

Non, car espérer vise à attendre un résultat qui ne dépend pas de nous.

Il faut agir pour construire une société biocentriste c’est-à-dire, non seulement une société sans guerre, sans chasse, sans torture, mais également sans crispations hargneuses, sans superstitions obscurantistes, sans préjugés fruits du conditionnement, une société fondée sur d’autres valeurs et où le seul interdit est celui d’occasionner la souffrance d’autrui.

 

N’attendez pas que ce monde change : Il est condamné. Changez-le.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 12:45
Le doyen et Maggie

Le doyen et Maggie

Célébration des animaux à la cathédrale de Truro ( Angleterre ).

Chaque année après Noël le doyen de la cathédrale de Truro ( Angleterre ) propose à tous les animaux à quatre pattes à deux pattes ou sans pattes de venir à l'office avec leurs " propriétaires " ( cette année le 27 décembre ) pour célébrer l'amour des enfants et des animaux. Tous sont bienvenus , ânes , cochons d'Inde, hamsters, chiens , chats , perroquets etc. ( et même serpent ! )... il est recommandé cependant que " les enfants ne soient pas trop petits et les animaux pas trop grands "!

Toutes les religions devraient prendre exemple sur cette manifestation !

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=203273750019522&set=pcb.203275430019354&type=3&theater

http://www.enjoytruro.co.uk/whatson/christmas/15839

http://www.countryliving.com/…/children-and-pets-carol-ser…/

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 11:36

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 27 décembre 2015

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 Loup : état d’urgence.

 

 

 

Accompagnant la phase régressive qui affecte nos sociétés, depuis une trentaine d’années, des hommes nuisibles perdurent à exterminer la nature, à maltraiter l’animal, à exploiter sans vergogne le vivant aux noms de leurs intérêts sordides et de leurs préjugés arriérés.

      On pouvait espérer, avec la prise de conscience écologique, une réconciliation entre l’humanité et la nature, réconciliation indispensable à la survie de l’une et de l’autre, mais la contemplation de l’actualité du droit et des pratiques publiques dément cette issue favorable de l’évolution.

Notre espèce, par ses capacités acquiert une maîtrise croissante sur le monde, sans corriger ses tares que sont la cupidité et la cruauté.

Elle s’avère ainsi une impasse pour la grande aventure de la vie sur terre.

Inexorablement, l’humain sacrifie la diversité biologique à sa croissance, ses profits, ses pulsions thanatophiles, sa démographie folle.

Nombre d’espèces de grands animaux posséderont bientôt davantage de spécimens dans les parcs zoologiques que dans la nature.

 

Il y a toujours une mauvaise raison pour détruire un site, massacrer une espèce et partout la nature se meurt.

En cette fin d’année, les dirigeants politiques planétaires se sont donnés en spectacle sur le thème du climat.

Bien sûr, cette représentation ne doit, pour les dirigeants politiques, comporter aucune  incidence négative pour les lobbies industriels et agricoles, car, égratigner les profits des oligarques signifierait des menaces pour les « emplois ». surgirait, alors, l’aveu d’indigence morale et intellectuelle manifestée, avec éclat, par l’ancien président de la république : « L’environnement, ça commence à bien faire ».

 

La classe politique  illusionnera les foules avec le réchauffement, la « transition énergétique », occasion d’investissements spéculatifs, mais fera du sérieux en ne bridant pas les initiatives fructueuses des multinationales, maîtres du monde, en libéralisme économmique.

 

D’ailleurs, les incidences du climat ne préoccupent les dirigeants et les médias que sous un angle purement anthropocentriste.

 

La guerre du loup, en France, illustre le décalage entre les nécessités d’une approche nouvelle du vivant et l’arriération d’une fraction notable de la société, particulièrement de deux milieux sociaux : certains agriculteurs et les politiciens.

Revenu d’Italie, qui compte environ 1500 loups, via le MERCANTOUR, en 1992, canis lupus réveilla, dans les milieux agro-cynégétiques, les obscurantismes médiévaux, avec peur de l’indomptable bête sauvage, perçue comme féroce, dévoreuse de troupeaux et de petits enfants, surtout concurrente du chasseur, dans la limitation du nombre des herbivores.

 

De vieux grimoires paroissiaux ne permettraient-ils pas d’accréditer les légendes autour du loup diabolique ?

Un archiviste consacra son énergie au service de l’obscurantisme anti-nature et chercha laborieusement des preuves, dans les siècles passés, d’attaques de loups sur des humains.

 

Le fait qu’aucun Italien, aucun Espagnol, Espagne où vivent environ 2500 loups, n’aient jamais été dévorés par ce cousin direct de nos chiens domestiques, ne saurait ébranler les préjugés.

Car, tout préjugé a justement pour caractéristique d’échapper à la raison, à la réfutation expérimentale.

La vieille formule : « L’homme est un loup pour l’homme », est insultante pour les loups, car ceux-ci ne s’entretuent que très exceptionnellement et on pourrait envier leurs rituels de substitution des affrontements.

 

Les milieux agro-cynégétiques, par la violence, l’intrigue, la pression obtinrent les soutiens d’une classe politique, toujours prompte à sombrer dans la démagogie, lorsqu’elle ne coûte rien aux féodalités financières et économiques.

Subventionné à hauteur de 50% des revenus, l’élevage ovin connaît une crise économique imputable uniquement aux importations de viande, à la baisse des cours et, fort opportunément, à une diminution de la consommation de cette viande.

Le loup est un bouc émissaire commode et sa présence impacte davantage les préjugés queles revenus et ce d’autant que les pertes liées à la prédation sont amplement réparées par de fortes indemnisations.

 

Depuis le retour du loup se succèdent des plans dont l’objectif est l’éradication de l’espèce, sans que les gouvernants osent afficher ce but contraire aux volontés de l’immense majorité de nos contemporains comme aux conventions internationales visant à protéger l’espèce.

 

 

Affaibli par ses propres reniements, l’actuel gouvernement surenchérit par des mesures ouvertement exterminatrices.

Bien que la population de loups n’augmente pas en ce pays contre nature, passant même de 301, en 2014, à 282, en 2015, selon des estimations discutables, le ministère de l’écologie double le nombre de loups à tuer, officiellement, passant de 19, l’an passé, à 36, cette année.

Il autorise, désormais, ses « amis chasseurs », lors des battues aux grands mammifères, à tuer des loups, prérogative jusqu’ici dévolue à la garderie et a formé une brigade spéciale pour faire la guerre aux loups.

Les éleveurs de moutons et de  subventions sont-ils satisfaits de ces mesures ?

Nullement.

En fait, culturellement, ces hommes contre nature ne veulent ni loup, ni ours, ni lynx, ni marmotte, ni vautour, ni bouquetins dans les montagnes.

Ils veulent des parcs à moutons totalement aseptisés, sans faune autre que le « gibier », sans flore spontanée.

L’élevage de montagne, contrairement à ce que crurent, naguère, certains écologues, ne favorise pas la biodiversité en prévenant la reforestation spontanée.

 Les espaces surpâturés deviennent pauvres en diversité végétale.

L’actuel gouvernement est coupable de mener une politique anti-nature que n’atténuerait pas la pseudo-opposition dite de droite, car, dans la nocivité, l’irresponsabilité écologique, le mépris de l’animal, la classe politique en son ensemble mérite une mention de déshonneur.

 

Que faut-il faire ?

Réviser la politique de subvention de l’élevage de montagne en subordonnant les aides à la présence des grands prédateurs.

Le système actuel donne lieu à des abus et à une dilapidation de l’argent public en maintenant artificiellement trop de moutons dans les espaces naturels.

 

Les pouvoirs publics, tenant un langage de fermeté et de clarté en faveur du loup, désamorcerait les gesticulations du lobby agro-cynégétique dont la violence actuelle est le fruit de la lâcheté des politiques, comme le fut la pusillanimité de l’Etat face aux tartarinades des chasseurs de tourterelles du MEDOC qui faisaient trembler, il y a une trentaine d’années, les ministres de l’intérieur de l’époque.

 

Le 16 janvier prochain, à LYON, tous les défenseurs du vivant doivent se mobiliser pour sauver le loup, victime emblématique de ce que l’homme fait à la vie sauvage.

Cette manifestation revêt, pour la cause du vivant, une importance qui ne doit pas vous échapper.

Contre la diversité du vivant se dressent tous les lobbies de l’arriération, les forces de l’argent, les tenants de chasse, pollutions, béton et traditions et leurs complices dans l’appareil d’Etat.

En venant à LYON, avec nous, vous exprimerez votre opposition à l’élimination d’une espèce qui a sa place sur cette planète, à l’instar de toutes les autres. Vous refuserez la dictature des exterminateurs qui, avec le loup, anéantissent toutes les formes de vies non directement rentables. Vous témoignerez pour  une réconciliation de l’humanité avec le reste du vivant.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 13:56
Des personnes luttant contre la souffrance animale liée à la production du foie gras manifestent devant un restaurant de Beverly Hills (Californie), le 12 janvier. Frederic J. Brown.AFP

Des personnes luttant contre la souffrance animale liée à la production du foie gras manifestent devant un restaurant de Beverly Hills (Californie), le 12 janvier. Frederic J. Brown.AFP

ÉDITORIAL

Foie gras : supplice de Noël

Par Gregory Schwartz, Journaliste au service Edition — 22 décembre 2015 à 17:13

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A quatre jours de Noël, les deux nouvelles vidéos diffusées lundi par ­l’association de défense des droits animaux L214 parviendront-elles à éveiller les consciences sur la barbarie qui fait le socle de la gastronomie française ? La timide indignation qu’avaient déclenché les images de poussins mâles jetés à la broyeuse car inutiles à l’industrie des œufs semble déjà loin, et voilà que cette association nous redonne à voir ce que nombre d’entre nous préfèrent ignorer.

Pour les producteurs de foie gras, les canetons femelles sont superflus. A la broyeuse donc, dans ce couvoir des Pays de la Loire où la première vidéo a été tournée ce mois-ci. Aux mâles sera réservé le privilège d’avoir le bec tranché au moyen d’une pièce de métal incandescente, avant de subir un deuxième supplice, celui du gavage. Détachement glacial des employés chargés de la besogne, rythme implacable des mécanismes qui trient, broient ou brûlent les oisillons nés du jour. On entendra dire encore une fois que ce ne sont que des animaux. Qu’ils ne souffrent pas, ou à peine. Qu’on ferait mieux de s’intéresser aux souffrances humaines – comme si c’était incompatible – ou encore qu’il existe des filières agricoles éthiques à privilégier… Comme s’il suffisait de pratiquer la torture à la main et sans additifs pour la rendre acceptable.«Pas touche à mon foie gras», crieront certains, se moquant bien que leur jouissance ait pour prix la souffrance d’autrui.

Le spécisme est la théorie faisant de l’homme l’espèce supérieure de cette planète et lui octroyant le droit d’user à sa guise des autres sans regard pour leurs besoins, leur intelligence et leur sensibilité. A l’inverse,l’antispécisme refuse que le seul hasard de la naissance d’un être vivant, en l’occurrence un animal, serve de justification à son asservissement et son exploitation. Ne s’attellera-t-on à ce fléau qu’une fois éradiqués, en espérant qu’ils puissent l’être un jour, ceux du racisme et du sexisme ? N’aurons-nous même pas le bon sens, au-delà de la souffrance animale, de voir les ravages environnementaux causés par l’élevage et son incapacité à nourrir durablement 7 milliards d’humains ?

En attendant, résonnera une fois ­encore sur la table du réveillon le hurlement étouffé des 60 milliards d’animaux terrestres qui, chaque ­année, sont arrachés à leurs mères, torturés, électrocutés, gazés, égorgés, dépecés, au nom de fugaces plaisirs et de la défense d’intérêts économiques. Il est grand temps que les pouvoirs publics, au-delà de mesures cosmétiques, aient au moins ­la décence de se pencher sérieusement sur les questions de l’élevage, du végétarisme et du statut des animaux.

Gregory Schwartz Journaliste au service Edition

SOURCE : http://www.liberation.fr/chroniques/2015/12/22/foie-gras-supplice-de-noel_1422447

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:02
Recette de faux-gras d'Ellen Fremont.

Recette de faux-gras d'Ellen Fremont.

Recette de faux-gras pour ceux ou celles qui ont encore un peu de mal à " zapper  les traditions " mais qui refusent les produits d'origine animale dans leur assiette.

Vous trouverez toutes les explications pour réaliser  cette recette ( et plein d'autres ! ) sur l'excellent site d'Ellen Fremont  ( à garder ! ) et si vous êtes encore en panne d'idées pour vos cadeaux, pourquoi ne pas offrir un de ses livres, sur la cuisine vegan par exemple ... 

 

 

http://www.saveursvegetales.com/2014/12/foie-gras-vegetal.html

 

Bon appétit !

 
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