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  • : Le blog de le journal de campagne de KIKI DU 78
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  • : Cet espace est réservé à des informations souvent ignorées par les " grands " médias, et à divers sujets d'actualité , en vue d'échanges de points de vues.
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 17:12

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Action urgente pour la limitation du temps de transport des animaux

 

 

Au Parlement européen, une déclaration écrite (49/2011) déposée le 30 novembre dernier demande la limitation du transport d'animaux vivants destinés à l'abattoir à 8 heures maximum. Cette déclaration nécessite le soutien de 378 députés pour devenir la position officielle du Parlement européen.

 

Les députés ont jusqu'au 15 mars pour signer la déclaration.

 

Actuellement, 304 députés soutiennent cette initiative. Il reste 10 jours pour recueillir les 74 signatures manquantes.

 

Seuls 17 des 74 eurodéputés français ont signé 

 

 

Il faut le plus rapidement possible faire savoir à nos élus que le sort des animaux compte et que nous serons attentifs à leur décision de soutenir ou d'ignorer la proposition 49/2011. Trop souvent les animaux souffrent de conditions de transport désastreuses et endurent des voyages de plusieurs jours sans être déchargés, nourris ou abreuvés.

 

Écrivons de toute urgence aux eurodéputés français qui n'ont pas encore signé.

Obtenir une position officielle du Parlement européen est une étape préliminaire cruciale pour espérer gagner à terme l'interdiction des transport d'animaux sur plus de 8 heures. Nous ne pouvons pas laisser s'échapper cette opportunité qui ne se représentera pas facilement en cas d'échec.

 

Qu'en est-il des eurodéputés candidats à l'élection présidentielle ? Corinne Lepage est signataire. Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen n'ont pas encore apporté leur soutien à la déclaration.

Par avance, merci de votre participation.

 

Interpeller les eurodéputés maintenant

 

Découvrez la campagne européenne 8 HOURS

 

http://www.l214.com/lettres-infos/2012/03/05-appel-limitation-transport-animaux/

 

 L'équipe L214

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 11:03

 

Présidentielle : les animaux partent en campagne !

 

Parce que l'union fait la force et parce que cette année sera, nous l'espérons, l'année du renouveau (élections présidentielle et législatives), participez au rassemblement à Nîmes, samedi 24 mars.

 L'objectif : mobiliser les citoyens et présenter un manifeste aux candidats à la présidentielle.

 Pour les interpeller, un seul message : « En avril 2012, nous donnerons notre voix aux candidats qui prendront en compte la protection des animaux ! ».

La présence physique de chacun est indispensable. Déjà plus de 60 associations annoncent leur participation. Ensemble, faisons de cette action une réussite pour faire entendre la voix de ceux qui n’en n’ont pas !

 Où : Nîmes, avenue Feuchères (face à la gare).
 Quand : samedi 24 mars à 13h30, pour un départ à 14h30.

Infos pratiques sur le site Nos voix pour les animaux

 

Les animaux s'invitent dans la campagne présidentielle

 Dans notre dernière lettre, nous vous présentions le site politique-animaux.fr, qui a vocation à faire connaître aux électeurs les positions des personnes et partis politiques sur la cause animale.
 Merci pour vos appréciations enthousiastes sur cette initiative !

 Ces derniers jours, L214 a envoyé plusieurs communiqués de presse en liaison avec les déclarations récentes de trois candidats à la présidentielles :

 

 Pour suivre l'actualité des actions et prises de position des hommes et femmes politiques sur la condition animale, une lettre d'information Politique & animaux vient d'être mise en place.

 

S'inscrire à la lettre d'information de Politique & animaux

Lutte anticorrida à Marseille

 

samedi 3 mars

Pour rappel, ce samedi à partir de 13h, la BAC Marseille et le CRAC Europe organisent une grande réunion autour de la lutte anticorrida dans le grand théâtre Toursky à Marseille, dans le cadre des "Universités populaires".

Il s’agira d’un "meeting" public sous forme de débats auxquels participeront divers spécialistes de la question et des personnalités qui se sont impliquées dans notre lutte. Rendez-vous samedi à Marseille !

En savoir plus

 

Agenda


 

 Les actions Monoprix continuent dans toute la France. Rejoignez-nous !

 

  • Vendredi 2 mars :action Monoprix à Rennes
    17h à 19h, devant le Monoprix COLOMBIA, dalle du Colombier. Relayée par Collectif Rennais Pour les Animaux.
  • Samedi 3 mars :manifestation mensuelle pour la libération animale
    Organisée à Paris par CLEDA, de 14h à 16h devant le Salon de l'Agriculture.
  • Samedi 3 mars :grande réunion anti-corrida à Marseille
    Conférences et débats, de 15h à 21h organisée par la Brigade anti-corrida Marseille.
  • Samedi 3 mars :action Monoprix à Nantes
    2 rue du Calvaire (tram Commerce). Relayée par Droits des Animaux.
  • Samedi 3 mars :action Monoprix à Paris
    17h30 à 19h30 devant le Monoprix Inno MONTPARNASSE, 31 rue du Départ (M° Montparnasse Bienvenüe).
  • Samedi 3 mars :action Monoprix à Strasbourg
    15h à 17h, Monoprix Place Kléber. Relayée par Animalsace.
  • Vendredi 9 mars :action Monoprix à Vannes
    16h à 18h, Place Joseph Le Brix, relayée par nea.
  • Samedi 24 mars :manifestation unitaire à Nîmes
    Pour interpeller les candidats à la présidentielle sur la question animale.
  • Samedi 24 mars :action Monoprix à Amiens
    15h à 17h30, action devant le Monoprix 28 Rue de Noyon.
  • Samedi 14 et dimanche 15 avril :Forum ANICA
    À Douai salle d'Anchin, rue Fortier, de 10h à 18h. Stand L214.
  • Samedi 19 mai :Veggie Pride à Marseille
    Animations, conférences, débats du 17 au 20 mai.
  • Samedi 2 juin : VegFest et Marche pour la fermeture des abattoirs à Paris.

 

____________________________________________________________________

Chers adhérents ( et tous les autres sympathisants )internautes de la CVN,

 

 

Notre Président Gérard Charollois me demande de vous rappeler que nous sommes à quelques jours de l' Assemblée Générale de la CVN.

Prenez connaissance, ci-dessous, du message qu'il adresse à toutes et à tous mais peut-être plus encore aux adhérent(e)s d'Aquitaine, du Limousin et de Poitou-Charentes

 

 

" Chers amis de la CVN    : ( Convention Vie et Nature )

 

 

J'invite tous ceux qui le peuvent à se joindre à nous, samedi 10 mars, à partir de 14 heures, salle BLANQUI, à LIMOGES, derrière la mairie, pour participer à notre assemblée générale annuelle, décentralisée, pour la première fois.

 

 

 

La situation politique, au regard de nos objectifs de défense du vivant, est très préoccupante.

Les agressions contre la nature se multiplient dans le silence des médias et des candidats à la présidentielle.

Il n'y a plus, cette année,  le semblant hypocrite d'un pacte écologique signé, en 2007, par tous ceux qui allaient le renier.

En conséquence, votre mobiisation militante, votre engagement, vos réflexions sont nécessaires à la hauteur du défi.

La CVN se bat pour que la nature, l'arbre, l'animal et l'homme demeurent des enjeux essentiels.

Nous comptons sur votre fidélité."

 

 

Si vous êtes dans l'impossibilité de nous rejoindre à Limoges, ayez l'amabilité d'envoyer votre pouvoir de vote et votre ré-adhésion 2012 à notre trésorière Josy Martin, à l'aide des documents que je vous ai envoyé par internet, le 6 Février dernier (sinon me les redemander).

 

 

 

Je profite de cet envoi pour attirer votre attention sur  les infos suivantes que vous avez peut-être déjà reçues par d'autres expéditeurs:

 

  • nous présenterons à l'AG les affiches 60x42 cm "La chasse y'en a marre" que nous faisons actuellement imprimer

 

  • nous présenterons également les T-Shirts noirs "Ma voix pour les animaux" avec notre logo qui nous serviront pour la manifestation unitaire de Nîmes du 24 mars à laquelle nous vous demandons de participer nombreux autour des responsables de la CVN

 

  • ces mêmes responsables de la CVN passeront ensemble le dimanche 11 mars, à Périgueux, pour une journée de réflexions stratégiques et de mise en place de notre site modernisé d'écologie toujours aussi éthique et radicale.

 

  • un de nos administrateurs vous demande de faire pression sur la rédaction du magazine Terre Sauvage :

 

 

Dans son dernier numéro, Terre Sauvage a mis un encart publicitaire de "la revue de la chasse" !!!  

Un comble pour un magazine qui a toujours fait la promotion de la beauté du vivant

Diffusez cette info et écrivez à la rédaction ( email: courrier@terre-sauvage.com ) pour les dissuader de prendre de telles positions certainement purement mercantiles.  Ne laissons pas entrer les chasseurs dans ces magazines: ce serait encore une fois l'occasion pour eux de se prétendre "écolos" !!!  Jean-Paul Perronet

 

 

 

  • par contre, pensez à féliciter les jardineries Truffaut, les bureaux de La Poste et certains hôtels-restaurants si vous trouvez chez eux le magazine Néoplanète qui a le courage de publier un article de 3 pages contre l'activité cynégétique intitulé "Chassons les idées reçues".                              Faut dire qu'ils ont trouvé leurs renseignements auprès de nos amis de l'Aspas et de One Voice.                                                                                               Quel plaisir de lire cette critique sans complaisance des massacres et des abus de pouvoir de la "chasse à la française" tirée à 100 000 exemplaires.

 

 

Bonne fin de semaine et à bientôt.

 

 

Christian MAILLETAS

Secrétaire général de la CVN

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:17

Voici quelques pétitions à signer  sur le site :

 

 

http://www.mesopinions.com/listecourte.php?ID_CATEGORIE=9

 

 

 

- Déclaration des droits de l'animal,

 Massacre des lévriers Galgo's,

 Stop au massacre des dauphins au Japon,

 Accès partout dans les collectivités aux " repas végétariens ",

Non à l'abattage des animaux sans étourdissement,

 

Et bien d'autres .........................

 

 

 

Signer une pétition n'est pas un geste dans le vide ! En signant nous obtenons

souvent des résultats ! Alors à vos claviers !

N'oubliez pas de transférer celles qui vous semblent importantes à vos contacts.

 

 

 

Merci pour  les sans voix ! Humains et Animaux !!!

 

 

 

_______________________________________________________________

 

Encore une pratique cruelle envers les animaux et particulièrement stupide !

 

 

pour l'instant  pas de pétition associée, il s'agit de faire circuler l'info si vous le souhaitez.

 

La mode FOLLE venant de Chine - Des tortues et salamandres en vie en porte-clés! Elles vivent durant 3 mois avant de mourir... PARTAGEZ ceci si vous êtes d'accord que cette pratique doit stopper! Merci.

 

 

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En France les aquariums " boule " sont encore vendus, alors qu'ils sont interdits dans nombre de pays !

Lire quelques infos concernant ce sujet dans ce lien :

http://www.aquabase.org/articles/html.php3/les-boules=563.html

 

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 13:31

Les " abattages rituels ", parlons-en encore et encore , car comme le disait V. Hugo : " Rien n'arrête une idée dont le temps est venu " !

Voici donc deux articles sur le sujet : 

 

                                            ______________________________________________________

 

 

Animal, halal, scandale

 

On s’agite fort autour de la viande en ce moment, et particulièrement de la viande halal. Il était temps. Mais ce qui se dit n’est pas toujours porteur de vérité : informations tronquées ou imprécises, mauvaise foi et oubli généralisé d’un élément qui a pourtant son importance : la viande, halal ou pas, c’est d’abord des animaux !

 

 

 

Une onde de choc qui s’est très vite dirigée sur le halal est partie le jeudi 16 février de l’émissionEnvoyé Spécial, sur France 2, lors de laquelle a été diffusé un reportage intitulé La viande dans tous ses états. Il s’agissait d’une exploration (le mot n’est pas trop fort, tant ce sont des lieux où il est difficile de pénétrer) des abattoirs français. Les portes en sont closes, les murs infranchissables et les cloisons parfaitement opaques. Rien ne sourd, rien ne sort de ces temples de la mort, de la souffrance et du sang.

 

 

 

L’équipe de tournage a cependant fait du bon boulot, réussissant même à voler des images grâce à une caméra cachée (d’autres l’avaient fait avant eux, notamment les militants de l’association L214 dansles abattoirs Charal de Metz). C’était l’aspect sanitaire qui intéressait surtout les auteurs du reportage. Mais comment l’évoquer sans poser la question : l’abattage rituel donne-t-il toutes les garanties sanitaires auxquelles le consommateur a droit, et est-il vrai que l’on retrouve dans le circuit classique des morceaux issus de l’abattage halal et/ou casher non étiquetés ?

 

 

( note perso : je n'ai pas recopié l'image que bous pourrez voir dans le lien à la fin de l'article )

:Les abattoirs Charal, à Metz : abattage rituel de bovins (Photo L214, 2008).

 

 

 

 

Le choc des images

Un animal de boucherie est toujours considéré comme de la viande sur pattes. Peu importe qu’il endure mille morts et souffre le martyre. C’est de la viande. Point.

 


On était dans cette configuration-là, apparemment. Cependant, les images très choquantes d’animaux égorgés, d’hommes vociférant en maniant le couteau, des flots de sang coulant dans un décor sordide, les hurlements qu'on percevait en fond sonore, et dont on ne savait s'ils émanaient des hommes ou des bêtes, ont dû heurter la sensibilité de pas mal de téléspectateurs. Beaucoup ignorent d’ailleurs en quoi consiste réellement ce que l’on appelle un abattage rituel. Là, ils en ont découvert la réalité crue, par le biais d’images fugitives, floutées : la souffrance et la mort auraient-elles quelque chose d’obscène, qu’il ne faudrait pas montrer ?


Préoccupations sanitaires, soit : on découvrait que, dans certains établissements, la rigueur n’est pas vraiment au rendez-vous. Carcasses traînant par terre, ou reposant sur le bord d’un évier crasseux… Les salmonelles et autres e-coli ont encore de beaux jours devant elles...

Un spécialiste s’échinait à montrer, croquis à l’appui, que le risque de contamination par des bactéries existe bel et bien lorsqu’il s’agit d’abattage rituel. Les morceaux les plus exposés sont ceux qui se trouvent dans la région du cou (appelée collier) et que l’on utilise pour faire du steak haché. Damned ! Va-t-il falloir renoncer au steak purée dont les chères têtes blondes font généralement leur régal ?

 


Pas de panique, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes de la boucherie : de grands progrès ont été accomplis, de gros efforts consentis par la filière pour protéger la précieuse santé des carnivores : de 2007 à 2011, nous apprend-on, le nombre des établissements qui étaient dans le collimateur des services vétérinaires est passé de 41 % à 11 % ! On n’avait pas fait mieux depuis l’invention du steak tartare !

Mais, tout de même, on avait beau s’intéresser, en bon consommateur de sang frais, aux risques que l’ingestion d’une matière organique - qui fut jadis palpitante, sensible, intelligente, et qui aujourd’hui, si l’on n’y prenait garde, pourrait rapidement se transformer en puante charogne - nous fait courir, impossible de faire l’impasse sur ces images atroces de mise à mort…

 

 

 

Trois, ou quatre, ou cinq...

Au-delà du prétexte du reportage, les auteurs ont-ils voulu envoyer des images subliminales pour montrer l’inénarrable horreur des abattoirs et particulièrement des abattoir halal et/ou casher ? Il faudrait évidemment leur poser la question…

Depuis, en tout cas, le sujet fait le buzz. Surtout depuis que Marine Le Pen s’en est emparée. Un peu à côté de la plaque, tout de même. Il a été dit, au cours du reportage, que la totalité des abattoirs d’Ile-de-France étaient halal. Traduction du leader du FN : toute la viande vendue en Île-de-France serait d’origine halal… Tollé général dans Landernau : on n’avait même pas remarqué que Mme Le Pen avait dit une grosse connerie. Soit qu’elle somnolait en regardant Envoyé Spécial soit que ceux qui avaient regardé à sa place somnolaient également pendant la diffusion. Depuis, elle a rectifié le tir. La vérité serait la suivante : il y aurait, selon certaines sources, cinq abattoirs pratiquant le halal en Île-de-France, un sixième ne "faisant" que "du" porc. Selon une autre, trois halal et un porc. Peu importe, un abattoir, halal ou pas, c'est un abattoir de trop !

 


Les journalistes en ont mis du temps, avant de s’apercevoir que l’info provenait directement de France 2, mais que, de surcroît, l’info avait été mal comprise, peut-être, en tout cas mal rapportée ! Volontairement ou pas, on ne saura jamais…

Quoi qu’il en soit, l’affaire a fait grand bruit. On a interrogé les « professionnels de la filière viande » qui ont joué l’indignation et ont assuré que tout cela était très exagéré. Mais on avait oublié de leur poser la question concernant les abattoirs d'Ile-de-France. Enfin, ils ont bien rassuré le carnivore : les risques sanitaires n’existent pas ! Que la bestiole ait agonisé un quart d’heure ou trois secondes, cela ne fait aucune différence quant à la qualité de la viande.Certains ont bien concédé du bout des lèvres que oui, il se pouvait que, parfois, un morceau halal se retrouve par hasard dans le circuit classique, mais qu’est-ce que ça change, hein ? C’est aussi savoureux, vous savez…

 

 

 

Un étiquetage


Il y en a qui doivent se sentir bien seuls : ce sont les organismes associatifs qui essaient en vain de faire entendre leur voix dans cette foire. Frédéric Freund, qui accompagnait un temps les journalistes dans leur visite des abattoirs, doit en savoir quelque chose. Il est le directeur très compétent de l’OABA, Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir, opposée à l’abattage sans étourdissement. Il prétend que la quantité des morceaux issus de l’abattage halal et/ou casher se retrouvant dans le circuit classique est bien plus importante que ce que l’on veut bien nous dire. Certains de nos concitoyens, pour qui l’éthique n’est pas un vain mot, pourraient bien s’émouvoir de cette situation et, pour éviter de consommer de la souffrance à l’état pur, pourraient bien soutenir la demande des associations d’un étiquetage précisant la façon dont la bête a été abattue.

 

 

Depuis, les chiffres sont sortis du bois. On a appris, enfin, que les consommateurs de viande halal ou casher, c'est-à-dire les pratiquants musulmans et juifs, représentent environ 7 % de la population française, mais que les abattages rituels représentent 32 % du total... Il y a là comme qui dirait une c... dans le potage !

Les abattoirs choisissent de « faire » du halal/casher parce qu’ils sont sûrs de l’écouler, ici ou ailleurs, en vertu du vieil adage "qui peut le plus peut le moins", et aussi parce que cela leur fait faire l'économie de certains postes (pas d'étourdissement : pas de salarié pour étourdir). S’il devait y avoir une traçabilité, le risque de voir certains morceaux boudés par le chaland non musulman (les juifs ont leurs propres filières) serait grand… D’où la répugnance des politiques à évoquer de front le problème de la souffrance des bêtes qui est, pour l’heure, le seul véritable argument contre l’abattage rituel.

 

 

Quant à la surdité et la cécité des médias, elle s’explique de diverses façons : par leur « suivisme » des politiques, par leur ignorance du sujet et par leur indifférence, voire leur déni, de la souffrance des animaux.

Tout est bon pour leur rappeler où est leur devoir d’informer.

Cependant - Alléluia ! - depuis quelques jours on assiste à de saines réactions ! Celle de Franz-Olivier Giesbert, par exemple, qui tout à coup trouve que l'abattage rituel est une chose bien atroce ; d'autres aussi, journalistes, écrivains... Manque les politiques, mais ça viendra quand ils sentiront le vent tourner...

Depuis de longues années, les associations de défense animale s'échinent à dénoncer ces pratiques, sans le moindre succès. Au mieux, on les ignorait, au pire on les taxait de racisme ! Mais on assiste aujourd'hui au phénomène du "saut qualitatif". Pendant longtemps, rien ne se passe, et puis, tout à coup, arrive comme une éruption et tout se met à bouger. On aura une pensée pour Victor Hugo, grand défenseur des bêtes... Victor Hugo qui écrivait "Rien n'arrête une idée dont le temps est venu"...

 


 

C'est peut-être le début de la fin de l'abattage sans étourdissement. Ne lâchons rien !

 


 

QUELQUES CHIFFRES

  • En France, on consomme en moyenne 92 kg de viande par an et par habitant.
  • Il existe à l'heure actuelle 275 abattoirs en France, classés selon la qualité de leurs prestations selon quatre catégories. Les deux tiers au moins "feraient" du halal/casher...

 

 

Pour en savoir plus sur l'abattage rituel, consulter l'excellent dossier de la Revue semestrielle de Droit animalier (direction Jean-Pierre Marguenaud, Florence Burgat et Jacques Leroy) du second semestre 2010 sur le sujet (téléchargement gratuit).

 

 

                                                                                                                                                       Josée Barnérias


http://lagriffe.over-blog.net/article-onde-de-choc-100036457.html

 

 

 

 

 

 

 

Modes d’abattage des animaux : l’OABA répondra aux demandes de transparence !

 

Afin de mettre un terme à la polémique née après la diffusion sur France 2, jeudi 16 février 2012, du reportage « La viande dans tous ses états », l’OABA vient de saisir la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture afin que soit rendue publique la liste des abattoirs pratiquant l’abattage rituel des animaux.

 

 

Depuis une semaine, l’OABA et l’ensemble des organisations de protection animale reçoivent de très nombreux messages de consommateurs et défenseurs des animaux, outrés d’apprendre qu’ils peuvent manger sans le savoir de la viande provenant d’animaux égorgés sans étourdissement. Ces consommateurs exigent que le mode d’abattage des animaux soit désormais porté à leur connaissance. Cette demande est également formulée par les artisans bouchers et la Confédération Française de la Boucherie et des Charcutiers Traiteurs.

 

 

Des éleveurs ont également dénoncé ce qu’il est convenu d’appeler « la dérive des abattages sans étourdissement » et ont exigé de connaître le mode d’abattage de leurs animaux dans les abattoirs.

 

 

Si la DGAL ne souhaitait pas répondre à la demande de transparence formulée par l’OABA, cette dernière y pallierait. L’OABA, seule association de protection animale habilitée à visiter les abattoirs français depuis 1961, pourrait ainsi publier, la semaine prochaine, en fonction des renseignements obtenus à la suite de ses visites, la liste des abattoirs pratiquant l’abattage rituel des animaux.

 

 

Grâce au numéro d’agrément de chaque abattoir mentionné sur l’étiquette des viandes, tous les consommateurs pourront vérifier si la viande qu’ils achètent provient ou non d’un abattoir pratiquant l’égorgement rituel des animaux.

 

 

Dans un rapport confidentiel de novembre 2011, le Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER) précise que « l’abattage rituel induit du fait de la jugulation et du temps de latence avant l’inconscience, l’hypothèse probable d’une souffrance animale plus importante que l’abattage conventionnel ».

 

 

Contrairement à ce qu’affirment certains responsables politiques qui, depuis une semaine, tentent de minorer cette dérive des abattages sans étourdissement, le rapport du CGAAER affirme, au vu des chiffres de l’Unité d’audit sanitaire, que le pourcentage d’abattages rituels dans les abattoirs atteint 51 %. Et de conclure : « Il existe bien une situation fragile où l’abattage rituel pourrait devenir la norme au lieu de rester une pratique dérogatoire ».

 

 

Ecouter l'intervention du directeur de l'OABA sur RTL, le 20 février 2012

Lire notre communiqué du 20 février 2012

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 20:00

LEMONDE.FR | 24.02.12 | 15h18   •  Mis à jour le 24.02.12 | 18h17

 

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SIMPLÉ (MAYENNE), ENVOYÉE SPÉCIALE - On avait beau s'y préparer, le saisissement est vif. L'odeur, puissante et nauséabonde, bien sûr. Le bruit, assourdissant, aussi – un grondement continu de grognements. Mais surtout, la vue : des rangées de cages, à l'intérieur desquelles sont parquées cent cinquante truies, sortant seulement le groin pour s'abreuver dans l'auge. L'exploitation porcine de Pascal Aubry, située à Simplé, au sud de Laval, en Mayenne, est à l'image de 95 % des porcheries françaises : un élevage de cochons confiné à l'intérieur de bâtiments et divisé en espaces exigus et individuels.

Une réalité toutefois amenée à évoluer. Les élevages porcins ont en effet jusqu'au 1er janvier 2013 pour se mettre aux normes de la directive européenne relative au bien-être animal et à la protection des porcs. Le texte, publié en 2001, prévoit que les truies reproductrices doivent non plus être bloquées dans des cages, mais évoluer en groupe. "Aujourd'hui, leur bien-être semble être compromis en raison de l'espace très restreint dont elles disposent", indique la directive.

"Les cochons sont des animaux très sociaux, qui restent en groupe dans la nature, justifie Aurélia Warin-Ramette, chargée de campagne à l'ONG Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF). En cage, les truies s'ennuient et sont stressées, ce qu'elles traduisent par des stéréotypies, comme mâchonner les barreaux."

 

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S'il proteste, de son côté, que "ses truies ne sont pas malheureuses", Pascal Aubry a malgré tout fini par se faire une raison : le mois dernier, il a acheté à un voisin, qui met la clé sous la porte, de nouvelles cases, de 32 mètres sur 2,2 mètres, pour accueillir vingt-six truies, soit 2,75 m2 par animal, au lieu des boxs individuels actuels de 65 cm par 246 cm (1,6 m2 par animal). Le matériel lui sera fourni à la fin du mois de mars. Restera alors à l'installer progressivement tout au long de l'année. "Cela demande du travail et de l'argent supplémentaires, maugrée l'homme, âgé de 43 ans, en prenant un café avec son épouse Bénédicte, des factures et feuilles de comptes à portée de main. La profession, dans le rouge, n'avait vraiment pas besoin de cela."

PLEIN AIR

Les truies des Aubry n'ont pourtant pas toujours été enfermées dans des cages individuelles. En 1990, lorsqu'ils lancent leur exploitation, en rachetant la ferme et les terres d'un céréalier, les jeunes éleveurs, tous deux fils d'agriculteurs, laissent le cheptel – quatre-vingt-quatre truies à cette période – gambader en plein air. L'époque est à une agriculture moins intensive, même si les pressions commerciales commencent à se faire jour.

Tout change en 1998, après un hiver particulièrement rigoureux. "J'avais perdu certaines de mes bêtes à cause du froid. Et le travail à l'extérieur devenait trop physique", confie l'homme. Le couple aménage alors des bâtiments pour accueillir les cochons : une salle pour les cages à gestation, une maternité et un atelier de sevrage, l'ensemble sur des caillebotis surplombant une fosse dans laquelle tombent les excréments. L'atelier d'engraissage reste sur paille, dans une bâtisse attenante, semi-ouverte. Sur les terres – trente-six hectares au total –, des cultures de blé, maïs, colza et luzerne remplacent les animaux.

LOURDES DETTES

"Le matériel n'était pas trop vieux. Il pouvait tenir encore cinq ans, assure Pascal Aubry. Comme on a dû attendre le dernier moment pour investir dans les nouvelles cases, faute de moyens, on n'a pas pu bénéficier des aides de l'Europe, qui ont été stoppées cette année." L'éleveur ne s'en est toutefois pas trop mal sorti, en mettant la main sur du matériel d'occasion, pour 10 000 euros, au lieu des 20 à 50 000 euros déboursés par certains de ses collègues.

Un investissement qui ajoute malgré tout une ligne à l'ardoise des dettes qui l'accablent. Avec un prix du porc (lien PDF) qui oscille autour de 1,3 euro le kilo depuis dix ans — soit moins que dans les années 1980 —, et des cours des céréales qui ont flambé, l'éleveur est passé plusieurs fois près de la banqueroute. "On dégage 15 000 euros de revenus par an, comme à nos débuts, alors qu'on n'a plus de truies." La différence, aujourd'hui, c'est que le couple a trois enfants, un achat de terres à rembourser et une dette fournisseur. Cinq cent mille euros au total. "On a fait le point avec la banque en début d'année et échelonné les paiements jusqu'en 2022. On devrait s'en sortir", espère Pascal Aubry, l'œil humide.

PRODUCTIVITE GALOPANTE

Mais pour cela, le couple doit tenir ses objectifs de productivité. "On en demande toujours plus aux éleveurs. Produire un maximum de kilos de viande en un minimum de temps. C'est la course à la productivité, de la saillie à l'abattoir", regrette Pascal Aubry. Si l'éleveur a résisté aux pressions des coopératives agricoles pour ne pas augmenter encore la taille de son cheptel, et refuse de gaver ses bêtes d'antibiotiques, il est obligé de jouer le jeu de la production galopante dans le pays, qui a augmenté de 25 % en quinze ans, avec aujourd'hui 25 millions de porcs produits chaque année.

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"A chaque mise bas, on sélectionne les meilleures cochettes pour en faire nos futures truies reproductrices", explique-t-il. Une truie qui n'a pas assez de mamelles, ne met pas bas suffisamment de petits (seize en moyenne) ou ne protège pas sa portée, direction l'abattoir. "La place dans l'exploitation nous coûte 2 500 euros à l'année", justifie-t-il, en gestionnaire chevronné, avant de tempérer : "On est attachés à nos bêtes, mais elles restent des animaux. Avant, on gardait toutes les truies, maintenant on ne peut plus, sinon on ne s'en sort pas."

Les plus productives, elles, assurent environ sept mises bas, soit trois années de service, avant de finir en tranches de porc. "Elles passent cent quinze jours en cage de gestation, après l'insémination, puis mettent bas leur portée. Ensuite, on leur enlève les petits, ce qui les stresse et les fait entrer en chaleur. On les insémine de nouveau et c'est reparti pour une tournée. On en a fait de véritables Formule 1", détaille l'éleveur, entre fierté et gêne. Avec une moyenne de vingt-six porcelets sevrés par an et par truie, le couple vend pas loin de quatre mille cochons chaque année, à des engraisseurs, des bouchers-charcutiers ou à l'abattoir. "On augmente la production, mais sans y gagner, regrettent-ils. Ce sont les intermédiaires qui se gavent."

>> Voir le portfolio sonore "Aujourd'hui, on ne peut plus bien vivre de l'élevage"

Pas question de réduire la cadence pour autant : les remboursements sont en jeu. "On craint que la nouvelle directive soit une catastrophe pour nos rendements. Car les truies sont agressives en groupe. Elles se battent notamment pour la nourriture, ce qui peut blesser leur portée. Et en cas de problème, le suivi individuel sera plus compliqué dans les nouvelles cases", s'inquiète Pascal Aubry, avant de lister les "nombreuses pertes" subies par les premiers éleveurs à avoir mis leurs truies en groupe.

AGRESSIVITÉ

Cette agressivité peut être jugulée en allant plus loin que la directive européenne, rétorque la PMAF."Le texte prévoit de mettre les truies en groupe à partir de quatre semaines après la saillie jusqu'à une semaine avant la mise bas. Les bêtes ne sont donc pas habituées à être tout le temps ensemble : elles sont séparées, puis regroupées, puis de nouveau séparées, ce qui génère un stress et suscite des comportements agressifs pour recréer à chaque fois une hiérarchie entre elles, explique Aurélia Warin-Ramette. En mettant les truies en groupe tout au long de la gestation, les truies restent calmes car elles se connaissent."



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Mais pour l'ONG, les conflits découlent moins de la mise en groupe des cochons que de l'environnement dénudé dans lequel ils évoluent. "Ce sont des animaux fouineurs, qui aiment retourner, manipuler, mâchouiller. Ils ont donc besoin d'être sur paille et non sur caillebotis. Sans compter qu'en changeant de système, les éleveurs peuvent valoriser leurs porcs par des labels", ajoute la chargée de campagne, précisant que la France doit importer du porc bio d'Allemagne et d'Italie faute d'une production hexagonale suffisante.

Pascal Aubry, lui, ne se voit pas passer à la paille, même pour prétendre au label rouge ou au bio. Et de justifier : "Ce serait plus d'investissement et plus de travail. Pourquoi changer un système qui tient la route techniquement et économiquement ?"

Audrey Garric

 

Source : 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/24/l-elevage-porcin-etrangle-entre-productivite-et-bien-etre-animal_1647938_3244.html#xtor%3dAL-32280308

 

Les Français, attentifs aux conditions d'élevage

 

Trois Français sur quatre sont attentifs aux conditions d'élevage des animaux lorsqu'ils achètent un produit alimentaire, estimant qu'il s'agit d'un critère de choix, selon un sondage IFOP réalisé pour CIWF France, une association en faveur du bien-être animal, présente au Salon de l'agriculture qui se tient du 25 février au 4 mars.

80 % des Français portent une attention toute particulière aux élevages porcins, précise l'ONG. Un Français sur cinq se déclare prêt à payer plus cher la viande de porc s'il a la garantie que l'animal a été élevé dans de meilleures conditions. (AFP)

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 16:59

Un grand merci à une fidèle lectrice de mon blog, de m'avoir signalé cet excellent article de Corine Pelluchon maître de conférences à l'Université de Poitiers.

 

 

Condition animale et justice sociale

Point de vue | LEMONDE.FR | 24.02.12 | 09h53

 

On a souvent opposé le souci pour les animaux et le souci pour la justice sociale, reléguant la protection animale à la périphérie de la politique. Pourtant, la question animale ne pose pas seulement des problèmes moraux, mais elle relève également de la justice. Elle est même l'épreuve de notre justice, parce que nos usages des animaux trahissent les fondements de notre droit et révèlent les dysfonctionnements d'une organisation du travail et d'une économie dont les hommes sont aussi les victimes.

La manière dont nous élevons les bêtes en les forçant à s'adapter à un système calqué sur la production en série d'objets industriels est injuste pour trois raisons. D'abord parce que les besoins éthologiques des bêtes limitent le droit de l'homme d'en user comme bon lui semble et l'obligent, comme une norme extérieure qu'il peut reconnaître, mais dont il n'est pas la source. Cette déclaration, qui n'a rien à voir avec l'extension des droits de l'homme aux animaux, implique que les conditions de détention et d'exploitation qui imposent à un animal une vie diminuée sont illégitimes. L'animal n'est pas une personne, car il n'est pas imputable. Il n'est pas un citoyen, parce qu'il ne vote pas, mais il est un sujet qui cherche son épanouissement selon des normes propres à son espèce. La poule a besoin d'étendre ses ailes et de gratter le sol. Quand ce besoin est frustré, elle développe des stéréotypies qui ne témoignent pas seulement de sa souffrance, mais aussi d'une injustice de notre part.

 

Nous nous octroyons un droit absolu sur eux, alors que ce droit est limité par leur statut d'êtres sensibles. Cette mention renvoie au code pénal français, à l'article 9 de la loi du 10 juillet 1976. Elle signifie que l'animal a droit par lui-même à un traitement respectueux et qu'il serait temps de mettre le code civil, pour lequel l'animal est encore un bien-meuble, en harmonie avec le code pénal, afin que les propriétaires d'un animal qui se rendent coupables de maltraitance envers lui aient une peine proportionnée au délit, et non une peine symbolique. Au-delà de ces questions importantes, il s'agit aussi de montrer que nos rapports aux animaux sont un coup de projecteur sur l'organisation du travail et sur le type d'économie qui sont les nôtres.

 

Telle est la deuxième raison qui fait de la question animale une question de justice. La confusion entre l'élevage et l'industrie ne tient pas compte des êtres que l'on exploite ni des hommes qui travaillent. Déterminée à partir des chiffres d'une production maximale, elle témoigne d'un déni du réel que l'on retrouve dans la manière dont le travail tend à être évalué aujourd'hui, où la confusion entre les sphères de bien dont relèvent les différentes activités est source d'absurdités, comme le disent les soignants qui doivent se soumettre aux normes dictant que la toilette d'un vieillard prend 6 minutes. Cette confusion est également à l'origine de contre-productivités et de souffrances qui créent la division et encouragent le repli sur soi, lesquels à leur tour entravent toute résistance à l'injustice subie.

 

La réalisation des chiffres d'une productivité fixée a priori explique que, dans les élevages de poules pondeuses, on jette au broyeur les poussins mâles. Dans les abattoirs, les cadences sont telles que les réglementations relatives à l'étourdissement des bêtes ne sont pas respectées. Les directives européennes et la législation française ne sont pas appliquées. La clandestinité est souvent la règle. Comment ne pas voir que l'injustice dans nos rapports aux animaux est aussi une injustice envers les autres hommes et même une injustice qui met au jour le principe d'une économie ne tenant pas suffisamment compte de la protection de la biosphère finie qui est la limite externe de toute production ni de la valeur des êtres ? Faire de la question animale une question de justice, c'est donc aussi remettre en question un modèle de développement qui condamne les éleveurs à opter pour l'élevage intensif, l'écart entre la valeur d'usage et la valeur d'échange des produits et les marges imposées par la distribution ne leur laissant pas le choix. On ne peut pas séparer la prise en compte par les politiques de la condition animale et la justice sociale.

 

Ces trois raisons en appellent une troisième. Si ce que nous faisons aux bêtes dévoile les fondements de notre droit et la réalité de notre organisation et si nos politiques sont toujours des zoopolitiques, alors la cause animale est notre cause. La question animale devient le lieu d'une réflexion sur la démocratie. Car il est injuste que cette solidarité entre condition animale et justice sociale n'ait pas de traduction politique. Pourquoi ne pas faire du respect des animaux un devoir de l'Etat ? Nous accéderions à une autre étape de la protection animale, où cette question serait traitée de manière transversale. Car il est impossible de réduire notre consommation de viande sans une éducation à la cuisine végétarienne, de même qu'il est impossible de réduire l'élevage intensif si l'on n'offre pas d'alternative aux éleveurs.

 

Qui dira, sans travestir ce message, que la condition animale est une cause de la République ? D'aucuns objecteront que la perte du triple A par la France et la crise économique font que le chômage et le pouvoir d'achat sont les priorités. Pourtant, la question animale est le levier d'une interrogation sur ce qui fait de la crise actuelle une crise économique, morale, spirituelle et politique. L'absence de prise en considération de la question animale par les différents candidats à l'élection présidentielle est le signe d'un écart entre les citoyens et les représentants politiques. Car nous sommes de plus en plus nombreux à reconsidérer les fondements de nos rapports aux bêtes et à ne plus supporter les traitements que nous leur infligeons. La question animale est une question politique majeure. Elle nous concerne tous et concerne tous les domaines de notre vie, de l'alimentation et de l'éducation au commerce et à l'industrie alimentaire. La création d'un secrétariat d'Etat à la condition animale serait un minimum. Car la question animale soulève un enjeu de civilisation qui ne peut plus échapper à personne.

 

Corine Pelluchon est l'auteure de Eléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature (Le Cerf, 2011).

source :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/24/condition-animale-et-justice-sociale_1647765_3232.html

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:40

Au procès de l'élevage intensif : "Une poule n'est pas une boîte de conserve"

 

Le Point.fr - Publié le 07/02/2012 à 17:50

En Alsace, huit associations de défense des animaux ont assigné l'ex-gérant d'une société accusée d'avoir abandonné 200 000 poules pondeuses.

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L'ancien gérant d'Alsace OEuf, une entreprise d'élevage de volaille en batterie, comparaissait aujourd'hui au tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir laissé mourir des dizaines de milliers de poules dans des conditions extrêmes. À travers lui, c'est l'élevage intensif qui est montré du doigt. 

 

Huit associations de défense des animaux se sont constituées parties civiles contre Alsace OEuf et son gérant, Zeki Karahancer, qui a dû cesser son activité d'éleveur à Kingersheim (Haut-Rhin) après l'abattage en catastrophe, en novembre dernier, de 135 000 poules pondeuses agonisantes par manque de nourriture. Les avocats de la Fondation 30 millions d'amis, de la Fondation Brigitte Bardot, du Refuge de l'arche de Noé, de l'OABA (OEuvre d'assistance aux bêtes d'abattage), de la SPA et de One Voice ont joint leurs plaidoiries et effets de manche à ceux de leurs collègues des associations L214 et Animalsace, premières à avoir déposé plainte pour "actes de cruauté et abandon commis sur des animaux". 

 

Nuées de mouches 

En face, visiblement mal à l'aise, Zeki Karahancer laisse parler son défenseur. "Avez-vous des difficultés à parler le français ? Vous habitez en France depuis combien de temps ?" demande doucement la présidente au prévenu, qui peine à lâcher quelques monosyllabes. Installé dans l'Hexagone en 1991, l'ancien ouvrier a opéré en 2009 "un virage professionnel à 360 °, passant du bâtiment à la poule", observe ironiquement maître Xavier Bacquet, l'avocat de 30 millions d'amis. C'est à cette époque que Zeki Karahancer reprend, avec zéro connaissance en élevage et tout juste 1 000 euros de capital, les sites d'élevage du groupe Carlier, placé en liquidation judiciaire, mais toujours propriétaire.

 

Ce qu'il croit être une bonne affaire tourne vite à la catastrophe. L'amas de fientes de poules provoque des nuées de mouches et la fureur des riverains. Une épidémie de salmonelles conduit la société distributrice à diviser par deux le prix des oeufs, empêtrant un peu plus le gérant dans ses problèmes de trésorerie. "Presque du jour au lendemain, Sanders, le fournisseur exclusif en graines, a arrêté les livraisons. Les poules ont commencé à s'affaiblir et à mourir en nombre important, puis c'est allé crescendo", explique Philippe Bouley, directeur technique d'Alsace OEuf, qui pointe aussi la responsabilité de la société Carlier, qui a confié la gérance à un homme "sans aucune expérience". 

 

"Entre la poule et l'oeuf"

"Quand les riverains, excédés par les odeurs et les mouches, ont pénétré sur le site en novembre 2010, ils ont découvert 200 000 poules entassées dans des hangars et des cages vétustes, sans lumière, décharnées ou mortes, en état de décomposition avancée. Les poules vivantes étaient obligées de picorer les cadavres pour survivre", rappelle une avocate des parties civiles. Alertée par Alsace OEuf, la préfecture du Haut-Rhin avait dû réquisitionner in extremis un abattoir pour les 135 000 volailles moribondes. Raphaël Nisand, avocat du Refuge de l'arche de Noé et de l'OABA, y voit "une affaire grave et emblématique qui pose aussi le problème de l'élevage industriel : derrière l'animal, il y a l'homme. Et un problème de traçabilité pour le consommateur". 

 

"La poule n'est pas une boîte de conserve", appuie la procureur, qui propose de requalifier l'accusation de "sévices" en "délit d'abandon". Elle requiert un an avec sursis, 5000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer un métier dans l'élevage d'animaux. Me Dominique Riegel, avocat de la défense, plaide la relaxe, rappelant les péripéties judiciaires entre son client et Sanders, le fournisseur en graines, qui a stoppé brutalement les livraisons en prétextant un retard de paiement. "Zeki Karahancer s'est retrouvé coincé entre la poule et l'oeuf. La poule doit être nourrie, et l'oeuf vendu. Alsace OEuf a assigné en justice la société Sanders. Mais il fallait le temps d'obtenir l'ordonnance, l'expertise... Or la poule n'attend pas." Jugement le 6 mars.

 

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De NOTRE CORRESPONDANTE À STRASBOURG, CATHERINE PIETTRE

 

source : http://www.lepoint.fr/societe/au-proces-de-l-elevage-intensif-une-poule-n-est-pas-une-boite-de-conserve-07-02-2012-1428465_23.php

 

Commentaire perso : Si vous ne pouvez pas vous passer d'oeufs , prenez - les BIO , la différence de prix n'étant que de quelques dizaines de centimes... ainsi vous éviterez  cette horreur infligée à ces pauvres poules ...

Vous pouvez aussi acheter des substituts d'oeufs pour vos préparations culinaires ...


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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:24

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Sécurité sanitaire et protection animale en abattoirs :

L’incurie doit cesser !

 

 

 

Ecouter l'intervention du directeur de l'OABA sur RTL, le 20 février 2012

 

 

 

 Le reportage « La viande dans tous ses états » diffusé par le magasine « Envoyé spécial » sur France 2, jeudi 16 février 2012, suscite de vifs commentaires.

 

 

Ce reportage dévoile les conditions d’abattage sans étourdissement des animaux et l’insuffisance voire l’absence de contrôles sanitaires dans des abattoirs français, source de violations répétées des règles relatives à la protection animale et à l’hygiène alimentaire.

 

 

De tels dysfonctionnements ont déjà été relevés par la Cour des comptes qui, dans une lettre adressée au ministre de l’Agriculture, le 23 juin 2010, considérait la situation sanitaire des abattoirs comme « préoccupante » mais également par les services de la Commission européenne dans plusieurs rapports publiés par l’Office Alimentaire et Vétérinaire, notamment à la suite de ses audits de 2006 et 2009.

 

 

Devant de tels constats, le citoyen consommateur de viandes pouvait espérer que le Gouvernement prendrait les mesures nécessaires à un renforcement des contrôles sanitaires.

Or, il n’en est rien.

 

 

Par un décret n° 2012-198 publié au Journal Officiel, le 10 février dernier, l’Etat entend en effet lancer un projet pilote dans 12 abattoirs de volailles et lapins où les vétérinaires seront… absents ! Ce décret précise que, dans ces 12 établissements, ce seront aux exploitants d’assurer eux-mêmes l’inspection ante mortem (contrôle des règles relatives à la santé et protection animales) et post mortem (inspection des viandes).

 

 

Rappelons que la même expérience d’autocontrôles par les abattoirs avait été lancée l’année dernière dans deux des plus gros abattoirs de porcs bretons, suscitant la légitime colère des organisations syndicales.

 

 

Ces expériences « pilotes » préfigurent-elles les contrôles sanitaires de demain ? Comment, en excluant les inspecteurs vétérinaires des abattoirs, le Gouvernement pourra-t-il répondre aux légitimes inquiétudes des consommateurs en termes d’hygiène alimentaire et de protection animale ?

 

 

Comment, avec une telle dérégulation sanitaire, le ministre de l’Agriculture entend-il mettre un terme aux dérives de l’abattage rituel sans étourdissement et faire correctement appliquer le décret du 28 décembre 2011 qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain ?

 

 

 

L’OABA, seule association de protection animale habilitée à visiter les abattoirs français depuis 1961, appelle le Gouvernement à reconsidérer sa politique et à  réunir d’urgence l’ « Observatoire national des abattoirs », instauré par arrêté du 9 février 2012. Un observatoire national où les associations de protection animale sont absentes, ce qui en dit long sur la volonté de transparence…

 

 

Même si le contexte politique s’y prête, les consommateurs et les associations de protection animale ne se contenteront pas de simples promesses. Ils exigent des actes concrets pour assurer la sécurité des produits alimentaires et la protection des animaux.

 

source : http://www.oaba.fr/

 

 

Je profite de cet article pour vous rappeler l'article sur l'arrêt de l'abattage rituel Charlie Hebdo  dans la catégorie : pétitions de mon blog. Il est urgent que cela cesse ... Ce matin j'ai entendu la position de certains éleveurs qui ne veulent pas que leurs animaux soient tués de façon religieuse par respect de l'animal ! Je rappelle aussi qu'aucun Dieu n'a demandé ces pratiques barbares !

Ces pratiques sont hélas courantes car il semble qu'il  serait plus facile et plus rentable de " tuer "  de la même façon tous les animaux !

 

Merci la " tit " pour m'avoir envoyé le lien vers l'OABA !   

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:58

MESSAGE A RELAYER AUX RESPONSABLES D’ASSOCIATIONS DE PROTECTION ANIMALE :

 

Le chercheur Pierre Jouventin qui a fait plusieurs périples en terres australes, en Afrique, etc... va publier très prochainement un livre sur le loup «Kamala, une louve dans ma famille –Le chien et l’homme expliqués par le loup » (Ed. Flammarion)». Son métier est d’étudier le comportement des animaux sauvages dans leur environnement. Il a été amené à réaliser l’impossible : élever une louve en appartement.

 

Pour aider la cause animale, il propose d’acheter à prix d'auteur des exemplaires de son livre pour les offrir à des associations de défense des animaux qui pourront les vendre et faire ainsi du bénéfice : vous pouvez le signaler aux responsables d’associations qui sont intéressés.

 

Geste très généreux de sa part, et ce d’autant que le loup, contrairement aux idées reçues, est un modèle de savoir-vivre en société.
Craintif, puissant, éventuellement dangereux, il se révèle joueur, très solidaire, très affectueux et doté d’un sens strict de la hiérarchie. Il n’est pas docile, mais il veille sur ses proches et sait faire preuve d’altruisme – ce qui est démontré ici pour la première fois.

 

Pierre Jouventin devrait intervenir mi-mars aux Foires du Livre de Paris et de Pontivy (consacrées à la relation Animal/Homme).

Pour plus d’information, vous pouvez consulter son site : http://kamala-louve.fr/

 

Le site internet que j'ai créé (http://kamala-louve.fr/) comprend, outre les films qui y sont maintenant et qui étaient la raison principale du site, une partie 'Avis des lecteurs' et une autre appelée 'critiques du livre' que je remplirai au fur et à mesure avec les envois. Mais vous pouvez donner mon mail. […]

pierre.jouventin@cefe.cnrs.fr  

 -----

 

Présentation de ‘Kamala, une louve dans ma famille –Le chien et l’homme expliqués par le loup par Pierre Jouventin. Préface de Boris Cyrulnik, Collection Nouvelle Bibliothèque Scientifique, éditions Flammarion.

 

LE TEMOIGNAGE D’UNE AVENTURE INCROYABLE : Quoi de plus saugrenu que d’élever un loup dans un appartement, en famille, en plein centre-ville ? C’est, parait-il, impossible mais nous ne le savions pas. C’est cette aventure insolite et unique, due à un sauvetage d’un zoo qui allait sacrifier un louveteau suivi d’un retard dans la construction de la maison entourée d’un enclos, qui est contée 35 ans plus tard.

 

On verra que les anecdotes inimaginables et touchantes de cette famille recomposée extraordinaire n’ont pas manqué et que c’est plutôt les humains qui ont souffert, Kamala s’étant épanouie dans cette vie contre-nature comme trente photographies l’attestent.

 

 

UN OUVRAGE DE COMMUNICATION SCIENTIFIQUE ET UN GUIDE D’EDUCATION CANINE : Pour comprendre Kamala, cette histoire vécue amène l’auteur à décrire en détail les mœurs des loups, longtemps mystérieux et méconnus. On sait maintenant qu’ils sont les seuls ancêtres des chiens et c’est par la comparaison avec leurs frères sauvages que Pierre Jouventin explique le comportement intime de nos compagnons domestiques. Ce, d’autant plus qu’il est un expert international de l’éthologie des animaux sauvages, longtemps Directeur de Recherche au Centre National de la Recherche Scientifique et Directeur de laboratoire public d’écologie.

 

Comment nos ancêtres s’y sont-ils pris pour transformer le loup en chien ? Comment comprendre le meilleur ami de l’homme et savoir l’élever sans connaître son ennemi le plus célèbre ? L’auteur replace les mœurs de l’animal sauvage et de son descendant domestique dans le cadre de l’écologie et de l’éthologie, ces disciplines scientifiques récentes qui, révolutionnées par la vision évolutive, renouvellent la vision de l’animal mais aussi de l’homme.

 

UN PLAIDOYER POUR LE LOUP ET LA CAUSE ANIMALE QUI INTERROGE SUR LA NATURE HUMAINE : Humains et loups ont longtemps suivi une évolution parallèle de chasseurs en bande de gros gibier. Qu’avons-nous encore en commun avec notre double à quatre pattes ? Longtemps notre rival, nous avons beaucoup à apprendre du loup, le mal aimé, qui nous oblige à nous pencher sur notre passé de prédateur pour affronter un avenir incertain.

 

Au-delà de l’anecdote et du récit humoristique, la sociabilité du chien et donc du loup soulèvent des interrogations sur l’homme : comment expliquer que nous nous comprenions si bien avec un carnivore à quatre pattes, et souvent mieux encore qu’avec un chimpanzé, notre cousin ? Le loup s’est révélé dans la nature un maître pour la gestion des ressources naturelles et même pour le savoir-vivre en société. Kamala s’est même montrée capable, comme nous le verrons et comme c’était inconnu, d’altruisme, se jetant à l’eau pour sauver un membre de sa famille ou l’écartant du danger. Loin d’être le repoussoir que nous en avons fait, le loup est-il un modèle de vertu dont l’homme ferait bien de s’inspirer ?

 

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:47

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Parce que l'union fait la force et parce que 2012 sera l'année où les français devront faire des choix politiques, l’OABA( oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs )  lien :

http://www.oaba.fr/  et 6 organisations françaises de défense des animaux ont pris l'initiative d'un rassemblement national de la protection animale à Nîmes, samedi 24 mars 2012.

 

Pour interpeller les candidats à l’élection présidentielle, un seul message : « En avril et mai 2012, nous donnerons notre voix à ceux qui prendront en compte la protection des animaux ! »

 

L’OABA appelle tous ses adhérents et sympathisants à participer à cette marche unitaire des organisations de protection animale afin de faire entendre la voix de ceux qui n’en n’ont pas !

Tous les détails et les organisations présentes sur : www.nos-voix-pour-les-animaux.fr


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