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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 10:23

Retransmission d'un message d'Yves Bonnardel :

Bonjour,

je partage avec vous le très grand plaisir que j'ai pris à lire le texte de Estiva Reus, Introduction à Zoopolis de Sue Donaldson et Will Kymlicka. Un plaisir fondé sur le grand intérêt qu'il présente pour imaginer un autre monde aux interactions plus justes, riches et diversifiées aussi entre des individus d'espèces différentes. Il s'agit d'un texte magnifique qui présente de façon très rigoureuse mais passionnante le livre de Donaldson et Kymlicka, un livre qui semble véritablement devoir révolutionner la question animale et, espérons-le, le devenir des sociétés humaines.

Le texte de Estiva Reus, Quels droits politiques pour les animaux ? – Introduction à Zoopolis de Sue Donaldson et Will Kymlicka, vient de paraître sur le site des Cahiers antispécistes, ici. On peut le télécharger mis en page, en format pdf : édition de septembre 2014. Pratiquement, il s'agit carrément d'un petit livre à part entière, qui mériterait d'être édité aussi sur papier et diffusé dans toutes les bonnes librairies.

Le livre de Sue Donaldson et Will Kymlicka, Zoopolis – A Political Theory of Animal Rights (Oxford University Press, New York, 2011) n'est malheureusement pas encore traduit en français ; c'est aussi ce qui rend si précieux le travail de présentation de Estiva Reus.

En espérant vous donner le goût de le lire en entier, je vous livre ici quelques passages qui m'ont particulièrement plu de cette présentation :

Avant-propos

Zoopolis – A Political Theory of Animal Rights de Sue Donaldson et Will Kymlicka, est paru le 24 novembre 2011. Comme La libération animale de Peter Singer ou Les Droits des animaux de Tom Regan, il y a des chances que ce livre devienne un classique de la pensée contemporaine sur la question animale. Il appartient cependant à une génération différente de celle des écrits pionniers, et de la littérature qui s’en est suivie, largement axés sur la critique du spécisme, la condamnation des industries d’exploitation animale et la défense du véganisme comme alternative éthique aux modes de production et de consommation actuels.

Chez Donaldson et Kymlicka, l’accent est mis sur d’autres thèmes. En quelque sorte, les auteurs nous invitent à penser ainsi : « Nous avons bien avancé dans la compréhension de ce qu’il ne faut plus faire subir aux animaux. Mais que devraient être les relations entre les humains et les autres habitants de la Terre ? Il est temps de réfléchir davantage à la bonne manière de vivre avec les animaux en tant que voisins ou amis. » Voilà un champ immense qui appelle des réponses à des niveaux multiples : celui des relations interindividuelles dans leur singularité, celui de l’éducation et des normes acquises qui guident les comportements, celui des techniques et dispositifs matériels qui facilitent la coexistence… L’angle d’approche de Donaldson et Kymlicka consiste à s’intéresser essentiellement aux principes de base qui devraient régir l’architecture juridique et politique de la société. Quelles seraient les grandes lignes d’un cadre institutionnel juste prenant en compte les humains comme les non-humains ? Qu’impliquerait un tel cadre sur les conditions de vie concrètes des êtres sentients ? Tel est le sujet de leur réflexion.

Zoopolis est un livre important parce qu’il est une force de proposition dans un domaine jusqu’ici trop peu exploré. Il est en outre brillamment pensé et écrit. Nul doute que ce livre va susciter une masse de commentaires, prolongements et critiques, et que cette littérature secondaire viendra enrichir (et questionner) les bases posées par les auteurs.

Il va sans dire que la meilleure façon de prendre connaissance d’un ouvrage consiste à le lire. Tout compte rendu effectué par un tiers est un filtre qui réduit, transforme et réorganise l’information contenue dans l’original, même sans volonté délibérée de la travestir. Il m’a cependant paru utile de rédiger cette Introduction à Zoopolis parce que le cercle des personnes concernées par un livre dépasse de beaucoup son lectorat effectif. Ce texte-ci étant en libre accès sur Internet, il pourra atteindre une fraction des personnes qui n’achèteront pas Zoopolis, et donner à d’autres l’envie de l’acquérir. Par ailleurs, il n’existe pas pour l’heure d’édition française de ce livre. En attendant, les francophones qui lisent difficilement l’anglais pourront s’en faire une idée en parcourant les pages qui suivent. Le présent ouvrage comporte six chapitres. Les quatre premiers sont centrés sur Zoopolis proprement dit. Dans les chapitres 5 et 6, nous élargirons le propos à d’autres écrits des auteurs.

Estiva Reus

==========================

Quand on vit avec des animaux et qu’on prête attention à eux, on est tout à fait capable de comprendre la signification de leurs attitudes, de discerner leurs préférences, d’entendre ce qu’ils attendent de nous, même s’il est vrai qu’il est nécessaire d’acquérir certaines connaissances pour ne pas commettre d’erreurs (par exemple, parce que chez certaines espèces la douleur est muette, et qu’on risque de ne pas se douter que l’animal souffre si l’on s’attend à des gesticulations ou vocalisations quand il a mal). Nous avons une aptitude naturelle à communiquer avec les animaux et eux cherchent à communiquer avec nous, à moins que nous ne manifestions une surdité telle qu’ils finissent par y renoncer. S’inspirant de K. Smith, Donaldson et Kymlicka suggèrent que cette surdité est une conséquence de la suprématie humaine. Étant en position dominante, les humains n’ont pas besoin de prêter attention à ce que veulent les animaux. Leur incapacité à comprendre les animaux n’est pas naturelle mais acquise.

(...)

Des animaux choisissent de venir vivre auprès de nous : ce n’est pas toujours nous qui allons les chercher. Il est faux qu’ils ne se résignent à fréquenter d’autres espèces que parce qu’ils sont privés de congénères. Des poules ayant des compagnes, abri et nourriture viennent tout de même toquer à la fenêtre, et apprécient pour certaines d’être caressées ou qu’on leur fasse la conversation. Ce n’est pas parce que des chiens sont plusieurs dans un même foyer qu’ils ignorent les chats ou se détachent des humains...

Certes, les interactions entre humains et animaux domestiques peuvent conduire à la subordination des seconds aux premiers. La conclusion à en tirer est qu’il faut chercher les conditions pour que cela n’ait pas lieu, et non que les relations doivent cesser. Nous avons vu (chapitre 2, section 3) que c’est dans cette optique que Donaldson et Kymlicka discutent dans Zoopolis la contribution que peuvent apporter les animaux à la société en tant que fournisseurs de biens ou services (par exemple, des moutons tondant des prairies ou des chèvres débroussaillant des forêts, en oeuvrant à leurs activités personnelles rendent aussi service à des humains...). Celle-ci ne doit pas être catégoriquement exclue a priori ; poser un tel principe reviendrait à écarter les animaux de la coopération, qui est une dimension importante de la vie en société. C’est dans le même esprit que doivent être pensées l’ensemble des relations sujettes à dérives potentielles.

De façon générale, on sait que les auteurs estiment que la parade la plus sûre réside dans une vraie possibilité de sortie pour l’individu qui se trouve dans un contexte ne correspondant pas à ses aspirations, c’est-à-dire dans l’existence de réelles alternatives se présentant à lui. Un des cas où la question des risques liés aux interactions se pose particulièrement est celui des activités dont l’exercice demande un apprentissage. Il est discuté par les auteurs dans « Citizen Canine ». Lorsqu’un apprentissage est nécessaire, on ne peut pas simplement placer un animal (ou autre individu) devant le choix de faire ou ne pas faire telle chose. Spontanément, il ne sait pas faire. Il peut s’agir de travail mais aussi de sports et loisirs, comme lorsque des chevaux font des promenades avec des cavaliers, lorsque des cochons jouent à des jeux vidéo, ou lorsque des chiens tirent des traîneaux, font du pistage ou pratiquent l’agility avec des humains. Les précautions à prendre relèvent pour beaucoup du sens commun. Ne pas imposer l’apprentissage à des individus qui manifestent de forts comportements de refus ou dont le caractère laisse présager que cela ne correspond pas à leurs aspirations. (Un cheval très distant avec les humains n’est pas a priori un bon candidat pour des activités demandant une étroite coordination avec eux. Un chien attentif, réactif, aimant beaucoup se dépenser, a plus de chances qu’un autre d’apprécier l’agility.) Ne pas imposer des exercices si prenants et intensifs que l’animal n’a plus le temps pour se livrer à d’autres activités (ou inactivités) qu’il aime, ou est tellement conditionné qu’il devient incapable d’imaginer faire autre chose. Pour stimuler l’élève et rendre attractif l’apprentissage, il est normal de recourir à des encouragements et à des récompenses. Mais une fois que l’animal a acquis les bases, il est temps de tester s’il en tire une satisfaction ou pas. C’est un peu comme quand on dit à un enfant « Prends quelques leçons de piano, et après tu verras si tu as envie de continuer ou pas. » Les cochons jouent- ils encore aux jeux vidéo s’ils sont dans un environnement où une large palette d’autres activités s’offre à eux (on sait qu’ils s’intéressent aux écrans tactiles lumineux quand cette distraction se présente dans un morne élevage en batterie). Jouent-ils encore si, quand ils gagnent à des jeux plus complexes, ils n’obtiennent pas une friandise ? Le chien sur le terrain d’agility est-il concentré et excité par le parcours à effectuer avec son humain, ou saisit-il la moindre occasion d’aller plutôt s’amuser avec d’autres chiens présents ?

Il est sage d’insister sur les précautions sachant d’où nous partons. Mais cela ne doit pas faire perdre de vue la satisfaction que chacun peut éprouver en pratiquant une activité qui sollicite « juste comme il faut » des capacités qu’il possède et aime exercer : assez difficile pour que réussir soit gratifiant, mais pas difficile au point d’être mis systématiquement en situation d’échec.

Parce que nous vivons dans une société multi-espèces, nous pouvons faire des rencontres, nouer des amitiés, acquérir des connaissances, avoir des occupations... auxquelles nous n’aurions jamais accès si nous ne fréquentions que des congénères. Notre univers mental et les opportunités qui se présentent à nous sont plus vastes parce que notre monde est fait de l’entrecroisement de plusieurs mondes. Dans les sociétés humanimales, c’est déjà vrai pour les humains et ce le sera pour les autres animaux quand des rapports de justice auront été établis avec eux, comme c’est déjà le cas pour les plus chanceux d’entre eux.

Quand un chien, un cheval ou un cochon est membre d’une société humanimale, c’est son droit de pouvoir y participer en utilisant son potentiel à plein. Nous devons permettre à chaque individu animal de réaliser son propre bien, au moins en partie, à travers ses relations avec un humain qui facilite sa participation à des activités dans lesquelles il ne pourrait pas s’engager sans cela. (...) En quoi de telles activités sont-elles un bien pour lui ? Comme on l’a dit plus haut, une chienne peut développer des savoir- faire spécifiques (...) et l’exercice de ces compétences peut lui procurer plaisir, satisfaction, confiance en soi, et peut-être un sentiment d’accomplissement. Elle peut acquérir des connaissances (la structure du réseau social de sa compagne humaine, les routines quotidiennes, les étranges manières des chats...) qui agrandissent et enrichissent son univers mental. De même que les humains aiment le frisson de l’amitié inter-espèces – l’étrange combinaison de connexion et de mystère, le défi mental de la communication, les opportunités de surprise, de respect et d’humour – ces mêmes satisfactions peuvent importer à des animaux domestiques.

Un animal qui vit uniquement dans un monde bovin ou chevalin expérimente un type de monde social avec ses opportunités spécifiques d’amitié, sollicitude, leadership, compétition, etc. Un animal qui vit dans un monde multi-espèces expérimente différents mondes sociaux imbriqués les uns dans les autres. Ces mondes lui ouvrent davantage de choix et d’opportunités. Prenons le cas d’une poule qui est au bas de l’échelle dans l’ordre social du picage et qui est souvent ostracisée par les membres de son groupe. Si c’est là son seul monde social, elle n’a pas de réelle alternative. Si par contre le groupe de ses congénères est inclus dans une société humanimale et qu’elle a aussi des interactions avec des humains (ou d’autres animaux), plutôt que de végéter aux marges du groupe de poules, elle peut choisir de se lier d’amitié avec un humain, un chien ou un cochon de la famille. Vivre dans une société humanimale peut accroître l’agence des animaux en élargissant leur monde social. (...) De nos jours, beaucoup d’études intéressantes portent sur la dimension créative de la vie inter-espèces. (Donaldson et Kymlicka, « Citizen Canine : Agency for Domesticated Animals », texte préparé à l’occasion du colloque « Domesticity and Beyond: Living and Working with Animals », Queen’s University, septembre 2012, téléchargé surhttps://queensu.academia.edu/WillKymlicka le 13 janvier 2014, p. 15)

Vivre dans une société multi-espèces est une chance. Il se pourrait bien que l’apport le plus précieux de Donaldson et Kymlicka au mouvement des droits des animaux réside précisément dans le fait d’avoir mis le projecteur sur cette chance, et sur la manière de faire en sorte qu’elle profite à tous les ressortissants des communautés mixtes.

6. Quel apport pour le mouvement de libération animale ?

À mon sens, il serait faux de dire qu’aujourd’hui le mouvement de libération animale prône la disparition des animaux domestiques (hormis dans une région bien particulière de celui-ci (Estiva Reus pense ici aux élevages)). Mais il est exact que l’essentiel du travail militant consiste à montrer l’injustice et l’horreur de ce que vivent les animaux utilisés comme objets de consommation, de divertissement ou d’expérimentation, de sorte que le seul ou le principal message que reçoit le public est : « Ces pratiques doivent disparaître. »

Il serait également faux ou excessif, selon moi, de dire qu’aujourd’hui le mouvement des droits des animaux dépeint ces derniers uniquement sous les traits passifs de victimes souffrantes. Les associations diffusent des vidéos, résumés de recherches scientifiques, ou récits de faits divers montrant la richesse de la vie affective des animaux, l’étendue de leurs capacités cognitives ou leurs tentatives de résistance (évasions hors des camions de transport ou des abattoirs par exemple). Mais une fois rapportés à la thématique « Mettons fin à l’élevage et à l’expérimentation », ces éléments ont finalement pour seule fonction de stimuler l’empathie du public pour les victimes de ces activités. La référence à la dimension active, créative, décisionnelle, affective, de la vie mentale des animaux sert d’abord à faire comprendre la frustration qu’on crée chez eux en les plaçant dans des conditions où elle ne peut pas s’exercer. Tout au plus peut-on y lire en creux une évocation de ce que ces animaux auraient pu faire de leur existence si elle n’avait pas été si dramatiquement entravée et écourtée. Certes, il n’est pas rare que des associations diffusent des reportages avant/après réalisés chez des particuliers ou dans des refuges qui accueillent des animaux venant de laboratoires ou d’élevages. Cependant, même alors, il reste un blanc. On a l’exposé d’une situation particulière, dont les acteurs sont parfois suivis dans la durée : par exemple, un porcelet soustrait à un élevage arrive dans une famille, on le voit jouer avec le chien, grandir, se prélasser sur le sofa à côté d’un humain, partager avec lui des amuse-gueule d’apéritif, se faire des amis, découvrir avec curiosité qu’il a neigé dehors... Mais si, au-delà du cas particulier, quelque chose est dit d’ordre plus général, ce sera une invitation à changer ses habitudes alimentaires (Go vegan), à s’engager aux côtés d’une association œuvrant à la disparition de l’élevage, ou à soutenir un refuge qui accueille des animaux sauvés de la boucherie. Finalement, l’idée que ces expériences pointent vers la forme future que pourraient prendre les sociétés humanimales demeure implicite, ou au mieux se réduit à une brève exclamation généralisant le cas particulier présenté.

Jusqu’ici, le mouvement des droits des animaux n’a eu aucun discours structuré sur ce que pourraient être des rapports justes entre habitants des sociétés multi-espèces, sinon pour dire ce qu’ils ne seraient pas. Et c’est en cela que Zoopolis peut changer la donne. Il ne faut pas attendre d’avoir fermé les abattoirs pour parler de citoyenneté animale. C’est maintenant qu’il faut réfléchir et communiquer sur la manière de bâtir les communautés des égaux que seront les sociétés multi-espèces. Se projeter dans un futur enthousiasmant, imaginer comment l’odyssée humanimale commencée sous un jour si désastreux peut déboucher sur un avenir attrayant aidera à en finir avec l’ère des abattoirs. Construire collectivement cet avenir n’est-il pas un projet qui sollicite « juste comme il faut » les capacités que nous possédons et aimons exercer ? Ce projet est assez prometteur et assez exigeant pour que la perspective de réussir si nous nous y engageons soit gratifiante. Et cependant l’objectif n’est pas trop difficile, il reste à notre mesure. Après-tout, il ne s’agit que de la petite fraction du monde que nous connaissons le mieux parce que nous y vivons, et tant les humains que les animaux domestiques ont les compétences requises pour y organiser ensemble une vie meilleure et plus juste.

Estiva Reus

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 10:29

www.ecologie-radicale.org

Communiqué:

La CONVENTION VIE ET NATURE, rappelant que tout animal est un être sensible, dénonce les agissements dégradants de certains agriculteurs qui, ce mercredi 5 novembre, ont battus àmort et peints en rouge des ragondins, devant la préfecture de NANTES.

Des faits similaires se seraient produits dans d'autres villes, notamment TOULOUSE, lors des manifestations de la FNSEA dont les tracteurs vinrent déverser fumiers, lisiers, plumes, devant les sièges administratifs.

La presse régionale qui n'hésite pas à inventer une "violence des associations de protection animale" ne verra dans ces exactions que les témoignages sympathiques et raffinés de la souriante France rurale.

Ces agriculteurs protestent contre les normes environnementales, les contrôles et les règlements protecteurs de l'intérêt général.

Le malaise agricole vaut celui de l'industrie, de la fonction publique, de la jeunesse, du monde de la recherche, de la société entière confrontée, non pas à une crise, mais à un défi de mutation.

Le paysan doit redevenir un homme qui nourrit les hommes et non un exploitant qui pollue la terre, torture la faune sauvage, maltraite les animaux d'élevage dans des usines à viande ou à oeufs.

L'Union Européenne consacre un important pourcentage de son budget à la politique agricole commune, trop favorable aux gros exploitants et insuffisamment redistributive.

Il faut changer de politique afin d'orienter les productions en un sens conforme àla préservation de la biodiversité, de la santé publique et d'unemeilleure justice sociale au sein du monde agricole.

En particulier, les aides à l'agriculture de montagne doivent être subordonnées à la présence des grands prédateurs.

Ceux qui frappent à mort des ragondins, qui fulminent contre les loups, les ours,les lynx, les vautours et tout ce qui vit, font honte à ce pays et nuisent à l'image de l'agriculture qui vaut mieux que cela.

L'agriculture ne doit plus être une exploitation forcenée mais une alliance avec la nature.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

L'image est choquante. Rassemblés devant la Préfecture de Loire-Atlantique plusieurs agriculteurs s'en sont pris à des ragondins "des nuisibles" en les maltraitant, en les recouvrant de peinture…

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 10:32

"De la cruauté à la criminalité"

http://kiosque.directmatin.fr/Kiosque.aspx?edition=PRO&date=20141014

Cf Direct Matin Provence du 14 octobre 2014

"Qui bat son chien bat les siens" article dans le Monde de ce jour (page entière)

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/16/qui-bat-son-chien-bat-les-siens_4507673_3224.html

CONTRIBUTIONS :

MALALA dédie son Prix Nobel de la Paix aux «enfants sans voix»

Bernard DEFRANCE, philosophe, professeur de psychopédagogie et philosophie de l’éducation, spécialiste des violences à l’école et administrateur de Défense des Enfants International (DEI) – Voir dans sa Lettre-DOCumentaire n° 40 du 15 oct. 2014, revue de presse et annonces diverses concernant, directement ou indirectement, les droits de l'enfant : « Quand va-t-on se décider à se conformer aux prescriptions de l'ONU en ce qui concerne les enfants et la corrida ? » et La folie des armes à feu continue... Qu'est-ce que cette fillette de 9 ans faisait dans un stand de tir ?

Catherine VINCENT, journaliste « Le Monde » : « Qui bat son chien bat les siens » Extrait : « La maltraitance animale est un facteur prédictif de violence envers les humains. Certains pays en tiennent compte dans leur politique de protection de l'enfance et des femmes battues. Pas la France […] 18 oct. 2014

Linnea HJALMARSSON, Chargée d'enseignement de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent :
Prévenir la violence à l'animal, c'est prévenir la violence humaine ! :

Voir aussi : ouvrages (en anglais) sur l'accompagnement thérapeutique d'enfants ayant violenté des animaux‏ : http://www.springer.com/medicine/psychiatry/book/978-3-319-01088-5
https://www.animalsandsociety.org/store/product/anicare-child-workbook

Jean-Marie COLOMBANI, cofondateur et directeur de la publication du magazine en ligne Slate.fr, sélectionne, du mardi au vendredi, plusieurs sujets au centre de l'actualité. International, France, économie, politique, high-tech, sciences... Le site d'information pose son regard acéré sur le monde pour Direct Matin : En page 4 "De la cruauté à la criminalité"

Claire LEVENSON, journaliste à New York : « Le FBI veut mieux détecter la cruauté envers les animaux pour repérer les futurs meurtriers » - Extraits : « Le Bureau fédéral d'investigation (FBI) vient d'annoncer que la cruauté envers les animaux serait désormais prise en compte séparément dans les statistiques nationales, et considérée comme un «crime contre la société», indique Associated Press. Les agences de police locales devront désormais comptabiliser ce genre de crimes dans quatre domaines distincts: la maltraitance, la violence et la torture, la violence organisée (notamment les combats de chien ou de coqs), et les abus sexuels.

Chaque année, le FBI publie un rapport annuel sur la criminalité […] Le fait de pouvoir repérer la maltraitance sur les animaux domestiques est donc considéré comme un outil de prévention contre la criminalité. […] Mieux prendre en charge ces crimes ne sera pas seulement utile pour protéger les animaux ou identifier les profils de tueurs en série potentiels. Il s'agit aussi de protéger des enfants maltraités, car bien souvent la violence contre les animaux domestiques s'accompagne de violence contre les enfants. »

Voir aussi :

Si la question des droits de l'homme est déjà complexe, celle des animaux l'est encore plus - Archives : Le Point N° 2144- "Accorder de la valeur aux animaux" - Lire l'article en image

Matthieu RICARD, docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain, expose point par point, dans son dernier ouvrage « Plaidoyer pour les animaux », les autres "sans voix", ses arguments pour défendre les animaux de toute exploitation humaine. Au carrefour de la philosophie, de la psychologie, des neurosciences, de l'économie, de l'écologie, l'auteur démontre point par point que l'altruisme n'est ni une utopie ni un vœu pieux, mais une nécessité, voire une urgence, dans notre monde de plus en plus interdépendant à l'heure de la mondialisation :«Ces tueries de masse et leur corollaire - la surconsommation de viande dans les pays riches - sont une folie globale : elles entretiennent la faim dans le monde, accroissent les déséquilibres écologiques et sont nocives pour la santé humaine".

Kevin BARRALON, étudiant en Droit-Philosophie : «Matthieu Ricard et la bienveillance envers les animaux »

Franz-Olivier GIESBERT, éditorialiste, biographe, présentateur de télévision et romancier franco-américain : "L'animal est une personne" qui une réflexion sur la conscience et la personne animales dont découle une analyse de la condition des bêtes et des mauvais traitements qu'elles subissent. Il utilise également des histoires vraies démontrant l'intelligence des animaux et leur complicité avec les hommes.

Son « Manifeste pour les animaux » dans lequel il invite des philosophes et artistes avec Michel ONFRAY, Boris CYRULNIK, Elisabeth de FONTENAY, Jean-Didier VINCENT, Isabelle SORENTE, Frédéric EDELSTEIN, Anne-Marie PHILIPPE et Hugo DESNOYER à s'exprimer sur le combat pour la défense de la cause animale.

Elisabeth MARSHALL, rédactrice en chef de La Vie, est l’invitée de « la Question Conso » dans l'émission La Quotidienne de France 5, le vendredi 10 octobre (11h 45-13h) : «"Comment prêcher la compassion et tuer pour manger ? » « Son pavé sur l'altruisme a fait, voici un an, un tabac. Cette fois, le moine et scientifique qui arpente la planète pour défendre les droits de l'humain, prend fait et cause pour l'animal. Dans son dernier livre, Plaidoyer pour les animaux (Allary Editions), il part en guerre contre l'abattage industriel, dénonce la "tuerie de masse" et les souffrances infligées aux animaux. Avec des chiffres éloquents, il interroge notre comportement, nous qui choyions nos chats et nos chiens mais dont la compassion s'arrête... au bord de l'assiette !

Faut-il manger de la viande ? En partenariat avec La Vie

Corine PELLUCHON, Pr de Philosophie à l’université de Franche-Comté ( Besançon). Spécialiste de philosophie politique et d’éthique appliquée (éthique médicale et biomédicale ; question animale ; philosophie de l’environnement) : « voici un billet que j'ai publié dans Libé cet après-midi sur la ferme des 1000 vaches , la ferme de la honte. N'hésitez pas à diffuser. Car il est encore temps de résister à cette entreprise démesurée et insensée.»

La ferme des 1000 vaches est la ferme de la honte - LibéRation de Philo

http://corine-pelluchon.fr

http://www.lespetitsplatons.com/fr/collections/les-dialogues-des-petits-platons/5

Gérard CHAROLLOIS, juge aux affaires familiales et président de la CVN ... : Entrevue

Au cours d'une interview dirigée par Gilles CLAMENS, professeur de philosophie qui l'interroge sur le thème de l'écologie radicale, Gérard CHAROLLOIS donne de nouveaux éclairages sur "l'écologie radicale" et explicite le mouvement de pensée qui la sous tend : "le biocentrisme". Edito : le grand délitement

Fabrice FLIPO, philosophe et chercheur à l'Université Paris Diderot, sur le thème «Hommes, Nature et modernité »

Pierre JOUVENTIN, chercheur, auteur de la « face cachée de Darwin», et membre du Conseil Scientifique de la Réserve Nationale de Camargue, avait lancé une pétition pour la défendre des attaques de la Fédération de Chasse 13 qui l'accusait à tort de laisser proliférer les sangliers : "l'imposture des cochongliers" ; alors que la FDC13 les agrainait juste à coté. La plainte a été retirée et le compte-rendu vient d'être publié dans le Courrier de la Nature organe de la Société Nationale de la Protection de la Nature

Voir aussi :

Laurent MUCCHIELLI, sociologue - Site de ressources documentaires et d'analyse critique animé par un réseau de chercheurs en sciences sociales : Délinquance, justice et autres questions de société

L'humanité poursuit la destruction accélérée du reste du monde vivant

Zonards, « punks à chien », jeunes en errance : qui sont-ils vraiment ?

Parution du nouveau livre de Laurent MUCCHIELLI, Sociologie de la délinquance, aux éditions Armand Colin (ici)

Pierre BERTHELET, chercheur en sécurité : « Chaos international et sécurité globale » « Extrait : « Nous traversons une période dangereuse dit-on. Les conflits augmentent, la grande criminalité prospère, les violences se multiplient et la petite délinquance explose. Affaibli, l'État n'arrive plus à protéger la société contre la montée des nouveaux périls […] » http://www.securiteinterieure.fr/

Bernard SAUTET, Publicitaire, créateur du concept: 3Risque Majeur, je fais quoi ?" La violence au quotidien : viol à l’étalage ou Risque Majeur ?

Frédéric LEFEBVRE, député : "Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le texte de ma proposition sur le régime juridique des animaux"

A venir article sur le sujet du lien entre cruautés sur animaux et violences aux personnes dans ¨Psychologie Magazine »

CONTRIBUTIONS :

MALALA dédie son Prix Nobel de la Paix aux «enfants sans voix»

Bernard DEFRANCE, philosophe, professeur de psychopédagogie et philosophie de l’éducation, spécialiste des violences à l’école et administrateur de Défense des Enfants International (DEI) – Voir dans sa Lettre-DOCumentaire n° 40 du 15 oct. 2014, revue de presse et annonces diverses concernant, directement ou indirectement, les droits de l'enfant : « Quand va-t-on se décider à se conformer aux prescriptions de l'ONU en ce qui concerne les enfants et la corrida ? » et La folie des armes à feu continue... Qu'est-ce que cette fillette de 9 ans faisait dans un stand de tir ?

Catherine VINCENT, journaliste « Le Monde » : « Qui bat son chien bat les siens » Extrait : « La maltraitance animale est un facteur prédictif de violence envers les humains. Certains pays en tiennent compte dans leur politique de protection de l'enfance et des femmes battues. Pas la France […] 18 oct. 2014

Linnea HJALMARSSON, Chargée d'enseignement de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent :
Prévenir la violence à l'animal, c'est prévenir la violence humaine ! :

Voir aussi : ouvrages (en anglais) sur l'accompagnement thérapeutique d'enfants ayant violenté des animaux‏ : http://www.springer.com/medicine/psychiatry/book/978-3-319-01088-5
https://www.animalsandsociety.org/store/product/anicare-child-workbook

Jean-Marie COLOMBANI, cofondateur et directeur de la publication du magazine en ligne Slate.fr, sélectionne, du mardi au vendredi, plusieurs sujets au centre de l'actualité. International, France, économie, politique, high-tech, sciences... Le site d'information pose son regard acéré sur le monde pour Direct Matin : En page 4 "De la cruauté à la criminalité"

Claire LEVENSON, journaliste à New York : « Le FBI veut mieux détecter la cruauté envers les animaux pour repérer les futurs meurtriers » - Extraits : « Le Bureau fédéral d'investigation (FBI) vient d'annoncer que la cruauté envers les animaux serait désormais prise en compte séparément dans les statistiques nationales, et considérée comme un «crime contre la société», indique Associated Press. Les agences de police locales devront désormais comptabiliser ce genre de crimes dans quatre domaines distincts: la maltraitance, la violence et la torture, la violence organisée (notamment les combats de chien ou de coqs), et les abus sexuels.

Chaque année, le FBI publie un rapport annuel sur la criminalité […] Le fait de pouvoir repérer la maltraitance sur les animaux domestiques est donc considéré comme un outil de prévention contre la criminalité. […] Mieux prendre en charge ces crimes ne sera pas seulement utile pour protéger les animaux ou identifier les profils de tueurs en série potentiels. Il s'agit aussi de protéger des enfants maltraités, car bien souvent la violence contre les animaux domestiques s'accompagne de violence contre les enfants. »

Voir aussi :

Si la question des droits de l'homme est déjà complexe, celle des animaux l'est encore plus - Archives : Le Point N° 2144- "Accorder de la valeur aux animaux" - Lire l'article en image

Matthieu RICARD, docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain, expose point par point, dans son dernier ouvrage « Plaidoyer pour les animaux », les autres "sans voix", ses arguments pour défendre les animaux de toute exploitation humaine. Au carrefour de la philosophie, de la psychologie, des neurosciences, de l'économie, de l'écologie, l'auteur démontre point par point que l'altruisme n'est ni une utopie ni un vœu pieux, mais une nécessité, voire une urgence, dans notre monde de plus en plus interdépendant à l'heure de la mondialisation :«Ces tueries de masse et leur corollaire - la surconsommation de viande dans les pays riches - sont une folie globale : elles entretiennent la faim dans le monde, accroissent les déséquilibres écologiques et sont nocives pour la santé humaine".

Kevin BARRALON, étudiant en Droit-Philosophie : «Matthieu Ricard et la bienveillance envers les animaux »

Franz-Olivier GIESBERT, éditorialiste, biographe, présentateur de télévision et romancier franco-américain : "L'animal est une personne" qui une réflexion sur la conscience et la personne animales dont découle une analyse de la condition des bêtes et des mauvais traitements qu'elles subissent. Il utilise également des histoires vraies démontrant l'intelligence des animaux et leur complicité avec les hommes.

Son « Manifeste pour les animaux » dans lequel il invite des philosophes et artistes avec Michel ONFRAY, Boris CYRULNIK, Elisabeth de FONTENAY, Jean-Didier VINCENT, Isabelle SORENTE, Frédéric EDELSTEIN, Anne-Marie PHILIPPE et Hugo DESNOYER à s'exprimer sur le combat pour la défense de la cause animale.

Elisabeth MARSHALL, rédactrice en chef de La Vie, est l’invitée de « la Question Conso » dans l'émission La Quotidienne de France 5, le vendredi 10 octobre (11h 45-13h) : «"Comment prêcher la compassion et tuer pour manger ? » « Son pavé sur l'altruisme a fait, voici un an, un tabac. Cette fois, le moine et scientifique qui arpente la planète pour défendre les droits de l'humain, prend fait et cause pour l'animal. Dans son dernier livre, Plaidoyer pour les animaux (Allary Editions), il part en guerre contre l'abattage industriel, dénonce la "tuerie de masse" et les souffrances infligées aux animaux. Avec des chiffres éloquents, il interroge notre comportement, nous qui choyions nos chats et nos chiens mais dont la compassion s'arrête... au bord de l'assiette !

Faut-il manger de la viande ? En partenariat avec La Vie

Corine PELLUCHON, Pr de Philosophie à l’université de Franche-Comté ( Besançon). Spécialiste de philosophie politique et d’éthique appliquée (éthique médicale et biomédicale ; question animale ; philosophie de l’environnement) : « voici un billet que j'ai publié dans Libé cet après-midi sur la ferme des 1000 vaches , la ferme de la honte. N'hésitez pas à diffuser. Car il est encore temps de résister à cette entreprise démesurée et insensée.»

La ferme des 1000 vaches est la ferme de la honte - LibéRation de Philo

http://corine-pelluchon.fr

http://www.lespetitsplatons.com/fr/collections/les-dialogues-des-petits-platons/5

Gérard CHAROLLOIS, juge aux affaires familiales et président de la CVN ... : Entrevue

Au cours d'une interview dirigée par Gilles CLAMENS, professeur de philosophie qui l'interroge sur le thème de l'écologie radicale, Gérard CHAROLLOIS donne de nouveaux éclairages sur "l'écologie radicale" et explicite le mouvement de pensée qui la sous tend : "le biocentrisme". Edito : le grand délitement

Fabrice FLIPO, philosophe et chercheur à l'Université Paris Diderot, sur le thème «Hommes, Nature et modernité »

Pierre JOUVENTIN, chercheur, auteur de la « face cachée de Darwin», et membre du Conseil Scientifique de la Réserve Nationale de Camargue, avait lancé une pétition pour la défendre des attaques de la Fédération de Chasse 13 qui l'accusait à tort de laisser proliférer les sangliers : "l'imposture des cochongliers" ; alors que la FDC13 les agrainait juste à coté. La plainte a été retirée et le compte-rendu vient d'être publié dans le Courrier de la Nature organe de la Société Nationale de la Protection de la Nature

Voir aussi :

Laurent MUCCHIELLI, sociologue - Site de ressources documentaires et d'analyse critique animé par un réseau de chercheurs en sciences sociales : Délinquance, justice et autres questions de société

L'humanité poursuit la destruction accélérée du reste du monde vivant

Zonards, « punks à chien », jeunes en errance : qui sont-ils vraiment ?

Parution du nouveau livre de Laurent MUCCHIELLI, Sociologie de la délinquance, aux éditions Armand Colin (ici)

Pierre BERTHELET, chercheur en sécurité : « Chaos international et sécurité globale » « Extrait : « Nous traversons une période dangereuse dit-on. Les conflits augmentent, la grande criminalité prospère, les violences se multiplient et la petite délinquance explose. Affaibli, l'État n'arrive plus à protéger la société contre la montée des nouveaux périls […] » http://www.securiteinterieure.fr/

Bernard SAUTET, Publicitaire, créateur du concept: 3Risque Majeur, je fais quoi ?" La violence au quotidien : viol à l’étalage ou Risque Majeur ?

Frédéric LEFEBVRE, député : "Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le texte de ma proposition sur le régime juridique des animaux"

A venir article sur le sujet du lien entre cruautés sur animaux et violences aux personnes dans ¨Psychologie Magazine »

POLITIQUES & ANIMAUX :

Animé par des associations de protection animale, Politique & animaux est un observatoire indépendant ayant pour objectif de visibiliser les positions des politiciens vis à vis des animaux :

http://us1.campaign-archive1.com/?u=d966ad21e6ae06dd7948a6c6d&id=a9f1143583&e=205f7a9050

https://dub119.mail.live.com/?tid=cm-fdlJcZP5BG6GgAiZMF71A2&fid=flinbox&paid=cmAwaKiHtQ5BGSh9idZ1x58A2&pad=2014-10-10T12%3A47%3A15.443Z&pat=2&pidx=2

http://us1.campaign-archive1.com/?u=d966ad21e6ae06dd7948a6c6d&id=62b7c2f70c&e=205f7a9050

http://us1.campaign-archive1.com/?u=d966ad21e6ae06dd7948a6c6d&id=ee45e92a4a&e=205f7a9050

Les parlementaires français refusent le statut d’être sensible aux animaux sauvages !

Modification du statut de l’animal : vraie avancée, ou poudre aux yeux ?

Une revue juridique se penche sur les dégâts causés par les chiens de Sarkozy

Le bien-être animal au centre de la politique Wallonne http://www.wallonie.be/fr/bienetreanimal

Petite revue de presse au sujet des recommandations de Manuel Valls (sources FLAC)

DROIT ANIMALIER & INITIATIVES :

Revue Semestrielle de Droit Animalier : Université Montpellier I et l’Observatoire des Mutations Institutionnelles & Juridiques de l’Université de Limoges

Fondation "Droit animal, éthique et sciences" et Revue trimestrielle

Master « Droit Animal & Société » à la Faculté autonome de Barcelone

« Animal et Droit » de Jean-Marc NEUMANN, juriste-consultant en droit de l’animal

Suisse : 4 organisations de protection animale fondent "L'Alliance Animale Suisse "
Plateforme de droit animal : Plateforme sur le droit animal global du nom de "Global Animal Law Project" GAL
Première plateforme de financement participatif pour un meilleur accès à la justice
Plateforme pour aider à résoudre les conflits sociaux liés aux plus grands carnivores
Lutte contre le trafic international illicite des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction
Renforcer les capacités institutionnelles liées à la Convention CITES - Programme IUCN 2013-2016

Les droits de l’animal par Maître Arielle MOREAU / Code Animal :"Les Droits de l'Animal »

Statut juridique de l'animal en France : examen en deuxième lecture du projet de loi reporté au 30 octobre
Archives : L'éthique animale, entre science et droit

Actualités et questions de société

CHANGEMENT CLIMATIQUE, ENVIRONNEMENT, BIODIVERSITE :

Un trait d’union entre l’homme et la nature :

Luc JACQUET, réalisateur engagé sur les causes environnementales lance « La glace et le ciel », un projet plurimédia sur le climat.

Le changement climatique pose des risques immédiats prévient le Pentagone

Changements climatiques: Harper ne rencontrera pas l'envoyé français

L'avenir passe par l'économie-circulaire

Les banques converties au "vert" ? (voir Revue trimestrielle octobre 2014 N° 83 de la Fondation Droit Animal, Ehtique & Sciences)

Maud FONTENOY, navigatrice française, porte-parole de l'UNESCO pour les océans Sauvegarder les océans, c’est sauver l’Homme.
Et si l’écologie venait en aide à l’économie ?

65e session plénière de la CBI : une immense victoire pour les baleines

La Malaisie souhaite en finir avec la mention "sans huile de palme"

La biodiversité, une question de science... humaine ?
Le monde au chevet de la biodiversité
"Découragé", le président du comité de la fiscalité verte démissionne
AJEC 21 : les journalistes de l’environnement et de l’écologie unis contre les changements climatiques
En détruisant la nature, nous nous mutilons nous-mêmes
Parkinson : les agriculteurs minimisent encore le danger des pesticides La France, premier utilisateur de pesticides en Europe, reconnaît depuis deux ans qu'une exposition prolongée aux produits phytosanitaires peut provoquer la maladie de Parkinson : un risque que ses agriculteurs minimisent tant qu'ils ne sont pas touchés. Les paysans malades des pesticides - France Culture
http://www.generations-futures.fr/
Qui sème le bio récolte le buzz
Nature et objets d'industrie sont-ils compatibles ? Le design végétal vise autant le bien-être de l’homme que celui de la plante
Design végétal : au service de l’homme et de la nature
Les espaces verts, source de bien-être
En 2016, des milliards de sacs plastiques devront disparaître des commerces
Royal: «Tant que je serai ministre de l’Ecologie, il n’y aura pas de gaz de schiste »
Entretien avec Gilles PIJAUDIER-CABOT : Gaz de schiste : pourra-t-on les exploiter proprement ?
Les réfugiés climatiques trois fois plus nombreux que ceux des conflits en 2013
Ecolo-sceptique, le Premier ministre australien sèche le sommet sur le climat
En Alaska, 35 000 morses se réfugient sur une plage faute de banquise
Marcher ensemble, aux quatre coins de la terre, pour sauver le climat
Naomi Oreskes : « Si vous tenez à la démocratie et la liberté d’expression, ne dénigrez pas le changement climatique »
Gaz de schiste: la mauvaise étanchéité des puits cause de contamination de l’eau
Loi d’avenir sur l’agriculture et la forêt : une occasion manquée
Rapport Planète vivante du WWF : des solutions existent pour contrer le déclin de la biodiversité

ELEVAGE INTENSIF :

Le " bien-être " animal a t-il encore un avenir ? De la ferme aux mille vaches à celle aux 250'000 poules ou la ruée vers l'industrialisation de l'élevage

Plus de 9 français sur 10 souhaitent étendre l’étiquetage qui existe aujourd’hui pour les œufs aux autres produits carnés et laitiers.

Elevage intensif, mauvais pour les animaux et la planète

L'industrie de la viande, ou la grande débâcle de la barbaque

"On peut tout à fait se priver de viande !"

La viande est-elle encore dans son assiette ?

« Bientôt tous végétariens ? » idéal philosophique, choix de santé, conviction écologique, amour des animaux… Quel que soit le motif invoqué, la viande n’a jamais été aussi décriée et le végétarisme gagne du terrain. Enquête sur une nouvelle « guerre de religion » alimentaire (Le Figaro Magazine 17/18 oct 2014 page 40)

Moby s'en prend à «l'élevage industriel qui détruit la planète» : sauvons l’humanité

Gad. Le « Bad buzz » qui a fait débat

Vidéos. La petite phrase, le tollé et les regrets

Polémique autour du prix des moutons pour l'Aïd
La réalité de l'abattage rituel Halal et Casher : souffrance animale, risque pour la santé et business

Mille vaches : les faux espoirs de Novissen

Ferme des 1.000 vaches : blocage et menace de durcissement

Plongée dans l'univers sordide des élevages en batterie de poules pondeuses
Comment l'élevage industriel détruit l'Argentine
Aux Etats-Unis, la « fausse viande » séduit au-delà des végétariens

SANTE & EXPERIMENTATION ANIMALE :

Chiens, chats… pour eux non plus “les antibiotiques, c’est pas automatique“ ! Comme en santé humaine, le mésusage des antibiotiques chez les animaux domestiques peut s'avérer dangereux pour nos compagnons, mais également pour nous.
Antibiotiques dans la nourriture des animaux : les dangers de la bande à bacilles
Ebola : plus chanceux qu'Excalibur, le chien de la patiente texane sera épargné
Le chien de Teresa Romero Ramos, l'infirmière espagnole infectée par Ebola, a suscité la compassion du monde entier.
Il parcourt 2000 km avec son chien pour aider les victimes du cancer
Après un festin de sashimi, il se retrouve infesté de vers
14/10/16 Crise sanitaire des Maladies Chroniques : les maladies environnementales émergentes nous alertent
L’Inde interdit l’importation de cosmétiques testés sur animaux. A lire aussi :

1. India bans import of cosmetics tested on animals – The Times of India []
2. Israel interdit les tests sur animaux dans les cosmétiques []
3. L’Union Européenne interdit les tests sur animaux dans les cosmétiques []

Faut-il en finir avec l'expérimentation animale ?
Cette puce pourrait mettre fin aux expérimentations animales
Un prix Nobel triste selon des militants des droits des animaux
Un message précieux du professeur Béquain, président de Pro Anima
Un zoo sans lion ni loutre a ouvert ses portes mardi 30 septembre à Amsterdam. Les virus, mycètes et bactéries ont pris la place des macaques et autres pandas stars dans ce premier « zoo interactif à microbes ».

TRADITIONS ET JEUX CRUELS :

Polémique autour d’un cerf poursuivi jusque dans un jardin : Les veneurs ont été pris à partie par des habitants en colère. « Ils ne peuvent pas se croire tout permis sous prétexte qu’ils chassent. Tirer au fusil, à quelques mètres des maisons, fait courir un réel danger aux riverains. Nous en avons assez »

L’Inde devient le 1er pays au monde à interdire l’importation du foie gras sur son territoire. L’État de Californie aux États-Unis en a interdit la vente en 2012.

La Cour suprême valide l'interdiction du foie gras en Californie

Le sort terrible des lévriers galgos en Espagne : Chaque année, 50.000 galgos (lévriers) meurent abandonnés ou torturés par leurs maîtres lorsqu'ils ne sont plus performants(vidéo ici).

Colombie: le Mondial de coleo, où l'art de faire chuter le taureau

Le Canard Enchaîné : La réalité dépasse la ficion

Le Toro de la Vega et les corridas

Et André Viard : plus inculte tu meurs

Chasse : encore deux morts Avec les éditions Allary, l’ASPAS vient de publier un livre pour le grand public "Comment se promener dans les bois sans se faire tirer dessus !", où elle révèle les dessous d’un lobby néfaste aux citoyens et à la nature. Deux chasseurs gardois tués

Ouverture de la chasse à Paris, tradition obsolète sauf pour les grands restaurants

À peine la saison de chasse est-elle ouverte que l’on déplore déjà plusieurs incidents impliquant des non chasseurs. Dimanche, une promeneuse a été blessée au visage en Indre-et-Loire. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) demande l’arrêt de la chasse le dimanche et l'instauration de contrôles de santé ou d'alcoolémie des chasseurs. Pourquoi un tel le laxisme des pouvoirs publics dès qu’il s’agit de chasse ?

http://www.aspas-nature.org/10296/ouverture-de-la-chasse-et-des-accidents-laspas-exige-des-mesures-de-securite/

La saisie des bateaux de Sea Shepherd aux Iles Féroé jugée illégale

Iles Feroe - Sea Shepherd réceptionne un nouveau bateau

VIDEO - des activistes de Sea Shepherd viennent en aide à des baleines aux Iles Feroe

Fin de mission pour Sea Shepherd dans les Iles Féroé

ANIMAUX SAUVAGES, ESPECES MENACEES :

Constats accablants sur le braconnage et le trafic d'animaux sauvages (voir Revue trimestrielle octobre 2014 N° 83 de la Fondation Droit Animal, Ehtique & Sciences)

L’Etat abandonne le lynx à son triste sort

A lire : "Faune sauvage, biodiversité et santé, quels défis ?"

Les Ministres européens de la pêche ne doivent pas répéter les erreurs du passé sur les quotas d’espèces profondes

Dégâts d’ours dans les Pyrénées : les chiffres prouvent que l’ours ne met pas en péril le pastoralisme | AVES France

Accord conclu pour maintenir une gestion efficace des ours blancs du sud de la baie d'Hudson | Le Lézard

Une femme promène son ours polaire dans les rues de Tokyo - 7SUR7.be

10.000 morses rassemblés sur une plage d'Alaska, faute de banquise

"Le règne du vivant" : le roman qui peut vous sauver la vie, signé Alice Ferney
La 6ème extinction massive approche (source : standford.edu)
Une marche mondiale contre la disparition des animaux sauvages - marche dans Paris

>> LIRE AUSSI - Et si l’éléphant d’Afrique disparaissait ?

>> LIRE AUSSI - Guépard, requin, python : les chiffres du massacre

Polémique autour de l’abattage massif de bouquetins en Haute-Savoie

Voir critique livre « 3 prédateurs » de Pierre JOUVENTIN dans le magazine « Pour la Science » N°444 Octobre 2014

Article de fond archives : La domestication du loup - Dossier qui a peur du grand méchant loup ?

Le Courrier de la Nature spécial Loup, n° 278

Découvrez ces chiens formidables qui protègent les manchots australiens
Des chiens au secours des espèces menacées

Massif du Bargy : toute destruction des bouquetins serait entachée d'illégalité

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Les 400 derniers lions d’Asie sont en danger critique

L’homme est-il responsable des meurtres entre chimpanzés ? Est-ce sous l’influence de l’homme que les chimpanzés s’entretuent, ou bien est-ce dans leur nature ? Après des décennies d’observation, les éthologues ont tranché.

TENDANCES, INIIATIVES, INSOLITE :

Des hommes malades des animaux ?
La fourrure ne fait plus recette en Chine (vidéo)
Le Président de l’assoc’ anti-fourrure Animalter parle
L'origine des manteaux de fourrure mal indiquée
Pub "We are fur" : adieu 20 ans de combat contre l'exploitation
Les Suisses veulent lancer la politique du chat unique Pour lutter contre ce qu'ils estiment être une surpopulation de chats domestiques, qui menacerait la biodiversité des jardins, les Suisses lancent la campagne "un foyer, un chat".
BuzzFeed : «En France, les articles sur les chats ne marchent pas» ?
Le marché de l'humanisation des animaux de compagnie : Oui, nos considérons nos chiens comme nos enfants, c'est scientifiquement prouvé !
Quand les constructeurs de maisons misent sur nos animaux bien-aimés

Ils font une plus-value en vendant un chat avec leur maison

15 maisons d'architecte... pour chats

Aux Seychelles, une perruche met les autorités en émoi

L'animal comme support de communication : Des ratons-laveurs dansent le twerk pour vanter la domotique
Raffia, dromadaire et photographe pour Google
MEDIATION ANIMALE ET BIENFAITS :
Sox, le chien héros qui a sauvé la vie de son jeune maître autiste
Pour l’aider à vivre avec son autisme, Iris peut compter sur son chat qui lui procure affection et tendresse
La belle histoire de Pecas, chien d'un trafiquant de drogue devenu chien policier
Découvrez Bretagne, l'un des chiens héros du 11 Septembre

Tout savoir sur le chien guide d'aveugle et devenir un maillon de la chaîne de solidarité

Des chatons en prison : quand animaux et détenues s'entraident

http://wamiz.com/chats/actu/des-chatons-en-prison-5322.html

Un chien héros sauve son maître de l'attaque d'un ours

BIOMIMETISME, INTELLIGENCE & CULTURE ANIMALE :

Des scientifiques ont découvert que la sécrétion des Myxines pourrait devenir le matériau révolutionnaire de demain

Des scientifiques s’inspirent des cafards pour créer un robot capable d’encaisser une chute de 28 mètres !

Le cochon des profondeurs crache du bio-plastique (source : motherboard)

Comment un petit ver révèle une voie ancestrale pour combattre les bactéries
En coulant du béton dans une fourmilière désertée, des scientifiques ont mis en évidence son incroyable complexité
Inspirés par les coquillages, des chercheurs fabriquent du verre 200 fois plus résistant
Une raie manta gigantesque demande l’aide d’un plongeur pour se libérer d’un filet qui l’empêche de nager
Le frelon asiatique, bientôt éradiqué ?
Des moustiques sans palu
Les animaux sont aussi capables d’apprendre des langues étrangères : ces orques communiquent avec des dauphins
Paul WATSON, « Cerveau et intelligence des cétacés »

COLLOQUES :

L’animal, un meuble comme les autres ? Pourquoi opposer l’animal à l’humain ? = Bilan

Bordeaux le 30 octobre à partir de 16 h 30 (sources Matthieu Ricard)

Matthieu RICARD : « Plaidoyer pour l'altruisme, plaidoyer pour les animaux »
L’une de nos difficultés majeures consiste à concilier les impératifs de l’économie, de la recherche du bonheur et du respect des autres êtres sensibles et de notre environnement. L’économie et la finance évoluent à un rythme toujours plus rapide. La satisfaction de vie se mesure, elle, à l’aune d’un projet de vie, d’une carrière, d’une famille et d’une génération. Elle se mesure aussi à la qualité de chaque instant qui passe, des joies et des souffrances qui colorent notre existence, de nos relations aux autres. Quant à l’environnement, jusqu’à récemment, son évolution se mesurait en termes d’ères géologiques, biologiques et climatiques. De nos jours, le rythme de ces changements ne cesse de s’accélérer du fait des bouleversements écologiques provoqués par les activités humaines.
Au Théâtre de l'Athéne, Bordeaux - jeudi 30 octobre 2014 à 19
:30

Plus d'info à venir

Site internet

Metz le jeudi 06 novembre à 19 h 00 (sources L214)

« Les Animaux ont-ils des droits ? » Conférence de Jean-Pierre MARGUENAUD, professeur de droit privé, membre de l’Institut Européen des Droits de l’Homme, directeur de la Revue de droit animalier
Cette question fait l’objet d’un suspense parlementaire. En droit français, les animaux sont versés du côté des biens. Si une série de lois les définissent comme des êtres vivants et sensibles, ils n’en restent pas moins classés dans la catégorie des choses. Ce combat législatif rejoint celui du Droit contre l’exploitation et l’indifférence à la souffrance des plus faible
s.
Cadre cycle de conférence « Ethique & des Couacs »
FRAC – 1 bis rue des Trinitaires – 57000 Metz Lorraine
Organisé par FRAC Lorrai
ne et Forum-IRTS de Lorraine

Plus d'info à venir sur...

Voir le programme détaillé

Strasbourg Du jeudi 27 au vendredi 28 novembre (sources CELPHEDIA)

Rationaliser des approches multi-espèces par le développement de projets collaboratifs inter-centres, dans des domaines techniques pointus tels que la transgénèse, le phénotypage, la zootechnie, mais aussi dans le cadre des formations au niveau national.
Site IGBMC-ICS à Illkirch, au sud de Strasbourg

Plus d'info à venir sur...

Site internet

Paris le 10 décembre (sources Planète Animaux)

Disputes d’AgroParisTech 2014-2015 « Homme-Animal »
Services attendus des animaux, notamment sur le plan de l'alimentation humaine,
et de l'impact environnemental des activités d'élevage.
AgroParisTech

Plus d'info à venir sur...

Site internet

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 11:49

(appel :

Pour l’abolition de la chasse, je vous appelle à vous exprimer, à manifester, à démontrer aux pouvoirs publics notre détermination, le samedi 18 octobre, à partir de 14 heures, place de la République à PARIS. C’est la manifestation de tous les opposants à la chasse . Merci d’en être).

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 21 septembre 2014

Tel 06 76 99 84 65

Un tabou : la question animale.

Les peuples premiers nourrissaient une approche magique du monde avec ses tabous, ses peurs, ses mythes.

Notre société connaît un tabou criant : la question animale.

Non pas tant par la réponse apportée à la question que par le refus de la poser, l’interdit du débat.

Nul ne conteste que l’animal soit un être sensible.

Mais, la société fonctionne dans la négation de cette évidence.

Contre la torture tauromachique, contre la chasse, contre l’industrie de la fourrure, pour le statut nouveau de l’animal, des gens de mieux se mobilisent, manifestent, s’exposent à la violence des négationistes qui savent pouvoir injurier, menacer et frapper les militants, avec la pusillanimité quasi-complice des pouvoirs publics.

Les graves brutalités perpétrées par les amateurs de corrida à RODILHAN, à l’encontre des adversaires de ce spectacle n’ont fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire, trois ans après les faits et nonobstant les preuves des délits.

La loi n’atteint pas identiquement les amis des animaux et ceux qui tuent, massacrent, torturent, braconnent et occasionnellement incendies les maisons des parcs et réserves naturelles.

Mais, en amont de ces injustices, il y a un tabou sociétal, anthropologique :

L’humain est sur un piédestal. L’espèce est élue, d’essence irréductiblement différente de tout le vivant et il est sacrilège, blasphématoire, iconoclaste de récuser ces dogmes ancestraux .

Ceux qui éprouvent de la compassion pour le taureau supplicié dans l’arène, qui veulent préserver la biche ou le blaireau, l’oiseau migrateur et le loup, dérogent à ce dogme qu’ébranlent par ailleurs les données de la science contemporaine.

Le scientifique sait qu’il y a une unité, dans la diversité, du vivant, quel’évolution des espèces n’est pas une opinion, une doctrine, mais un fait acquis, que les mammifères et les oiseaux possèdent un système nerveux comportant des similitudes avec celui des humains, êtres biologiques soumis aux mêmes destinées que tous les autres.

Les dogmes d’antan, ceux séparant l’humain de tout le reste du vivant, étaient bien commodes pour exploiter, se distraire, assumer ses pulsions de mort au détriment des animaux.

Alors, ceux qui tirent les conséquences morales des acquis de la paléontologie et de la biologie moléculaire, ceux qui proclament que la vie est apparue sur terre et non pas l’homme en complet veston, ceux qui osent énoncer que tout animal éprouve la souffrance et mérite le respect, heurtent les mythes et sornettes et contrarient les intérêts.

Le débat ne doit pas avoir lieu pour les tenants des traditions.

La pensée biocentriste ne pouvant pas être réfutée, combattue par l’argument, Il faut la censurer, la caricaturer, l’effacer, car sa lumière dissiperait non seulement l’obscurantisme mais les occasions de profits et d’amusements tirés de la négation des droits du vivant .

Les chartes internationales, les constitutions de divers Etats, les lois internes peuvent bien édicter que « l’animal est un être sensible », cette vérité ne saurait atteindre les pratiques qui nient cette reconnaissance .

Deux obstacles font le tabou :

---- L’orgueil humain qui n’accepte pas la condition d’être biologique de l’homme ;

--- Les intérêts de l’élevage concentrationnaire, de l’agro-alimentaire et de tous les loisirs et spectacles ayant pour victimes expiatoires les animaux.

Voilà pourquoi, dans les médias, dans les assemblées politiques, la question animale dérange, apparaît subalterne, incongrue et n’est effleurée qu’avec réticence.

Il y a tellement de grands sujets sérieux telle l’économie et la « sortie du tunnel », la croissance et le chômage, les haines religieuses qui ensanglantent des pays, l’augmentation du temps de travail et la diminution des salaires, la suppression des services publics et des droits sociaux, la quête de la compétitivité des entreprises privées (de scrupule).

Or, répondre à la question animale va bien au-delà de ce que feignent de penser les censeurs.

Reconnaître la valeur de la vie, inviter au respect de tout être sensible, affirmer que la nature vaut mieux que les firmes et leur spéculation, débouchent sur un monde qui remet en cause l’exploitation "libérale", les billevesées religieuses, l’esprit délétère de compétition.

Ce n’est pas pour rien que la « question animale » reste tabou.

La poser, tout simplement, c’est y répondre.

Et y répondre, c’est changer de société.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 10:11

Le message ci-dessous révèle que chasseurs et tauromaniaques partagent un esprit fasciste, violent, dangereux.

Systématiquement, l'agression physique émane de ceux qui méprisent les animaux et la nature.

Il y a là une cohérence idéologique.

Ces hommes sont les ennemis de la terre.

Ces hommes qui s’en prennent aux oiseaux

Par Christine Tréguier - 27 août 2014

En quête d’un sujet de rentrée léger qui sorte un peu des registres militance triste, sempiternelle dénonciation du totalitarisme hi-tech souriant qui
vient, ou drame planétaire, je tombe sur un article de Sud Ouest, édition de la Charente-Maritime, intitulé : « L’observatoire des oiseaux de Saint-Froult
incendié ». Mon sang ne fait qu’un tour. Qui sont donc ces ostrogoths, capables de s’attaquer à des créatures pacifiques et à leurs protecteurs-observateurs
? Le journaliste, lui aussi visiblement choqué, suggère une réponse : la plateforme a brûlé… « à l’issue d’un rassemblement de 300 chasseurs qui ont bloqué
le rond-point d’accès à l’île d’Oléron ». L’article explique ensuite que ces messieurs en colère ont, pendant deux heures, distribué un tract dénonçant
« l’acharnement sans fin de la Ligue de protection des oiseaux [LPO] et des associations anti-chasse », responsables, selon eux, d’une restriction « à
peau de chagrin » du territoire de chasse côtier qu’ils louent à l’État. Motif de leur ire : deux parcelles… de 5 km de littoral côtier (sur 450 km au
total, dont la moitié est ouverte à la chasse), et une en particulier, sur 1,2 km de long. Elle est fréquentée par une trentaine de chasseurs et contiguë
à la réserve naturelle, appartenant, elle, au Conservatoire du littoral, mais gérée par la LPO. Inutile de vous faire un dessin, les oiseaux nichent dans
la réserve et lorsqu’ils passent « la frontière », ils deviennent des cibles potentielles pour… les voisins à l’affût. D’où l’arrêté signé par la sous-préfète
qui tente d’accéder aux demandes des uns, sans déposséder les autres.

Sans succès visiblement. Le tract est « incendiaire » : la LPO « est une association qui vit grassement sur nos impôts » [les fédérations et associations
de chasse touchent elles aussi des subventions, NDLR], elle « refuse le dialogue », elle « confisque des territoires » (?), elle « souhaite avoir le monopole
de l’éducation de nos enfants » (? ??), impose des « conditions dictatoriales », etc. Le tract se conclut sur la menace d’« un combat à durée indéterminé
». Le communiqué du 7 août diffusé par la Fédération départementale des chasseurs de Charente-Maritime donne lui aussi dans la sémantique guerrière dès
la première phrase : « La LPO a tiré dans les dos des chasseurs »…

L’affrontement n’a pas lieu que dans ce département et il ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, la Fédération de chasse locale et l’association
pour la gestion de la chasse maritime (à l’origine du tract) défendent ce qu’ils considèrent comme leur « territoire ». Aux dires de nombreux témoins,
non seulement ils ne font pas le ménage, mais ils usent de méthodes assez… rudes, comme cribler de balles les panneaux « Interdit de chasser » ou y accrocher
des oiseaux morts. Il serait même question de menaces de mort. On le voit, l’ambiance est « sympathique » et la conception du « dialogue » pour le moins
curieuse. Associations et riverains soucieux des oiseaux ont patiemment conservé témoignages et photos, et l’épais dossier est désormais sur le bureau
de Ségolène Royal, la ministre de l’Écologie et présidente de la Région. Sans doute ces méthodes peu civiques ont-elles joué dans la décision ministérielle
de modifier le bail de location par un arrêté préfectoral qui en renouvelle les termes tous les huit ans. On prend un peu à Jacques – cinq petits kilomètres
– pour donner à Paul – les oiseaux et celles et ceux qui aiment la faune et la nature – un peu de sécurité et de tranquillité.

Pas de quoi fouetter un chat. Mais les chasseurs se posent néanmoins en victimes. Dans Sud Ouest, le président de la Fédération ne condamne même pas l’incendie.
Il estime que la présence sur le site de l’observatoire d’une trentaine de chasseurs – qui ont d’abord fièrement affiché la preuve photographique sur le
site de leur association avant de la retirer – « peut prêter à confusion ». Ils seraient « montrés du doigt », et c’est la LPO qui aurait « allumé la mèche
». Afin de masquer une éventuelle boulette, le « vénérable » président pointe la prétendue illégalité de la construction de bois. Et, comme la police,
il dit attendre que l’enquête amène des preuves et identifie les coupables… Cela ne saurait tarder puisque la LPO, qui ne souhaite pas s’exprimer pour
ne pas souffler sur des braises à peine éteintes, a déposé une plainte pour dégradation et tentative de vol. Il existerait un proverbe chinois disant «
l’homme qui s’en prend aux oiseaux ne peut qu’être rempli de haine ». Et s’il n’existe pas, on devrait l’inventer et l’enseigner dès la maternelle. Histoire
que les chasseurs de demain cessent, sous couvert de régler d’autres problèmes, de nuire à d’innocents oiseaux. Et plus largement de tuer certaines espèces
protégées au prétexte qu’elles nuisent aux intérêts des agriculteurs, des cultivateurs ou des pêcheurs.

http://www.politis.fr/Ces-hommes-qui-s-en-prennent-aux,28018.html

________________________________________________________________________________

Corrida : Vidéo sur les événements de Maubourguet :

Maubourguet:

https://www.youtube.com/watch?v=xSgfA7CUGI4

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Les enseignants connaissent-ils la loi ? (Utilisation d’animaux en cours de SVT)‏

Dans le cadre de notre campagne « Enseigner sans animaux », nous avons voulu éclaircir certains points de la réglementation. Sur le site du ministère de l’Agriculture ( http://agriculture.gouv.fr/Animaux-utilises-a-des-fins-scientifiques ), qui est, en France, le ministère chargé de la transposition de la directive européenne concernant l’utilisation d’animaux dans les laboratoires (2010/63/UE), nous lisions que l’utilisation d’animaux vertébrés, même morts, ne serait autorisé « QUE dans l’enseignement supérieur ou la formation professionnelle ou technique conduisant à des métiers de l’expérimentation animale. »
Sur la même page, il est précisé: « en ce qui concerne l’enseignement secondaire, en lycées et collèges, il existe d’autres alternatives pédagogiques, les travaux pratiques peuvent être réalisés sur des sous-produits animaux au sens du règlement (CE) 1069/2009, issus d’animaux sains ou des denrées alimentaires (poissons, cœur-poumons de moutons), sur des invertébrés (non visés par la réglementation pré-citée), ou par l’intermédiaire de supports vidéo. »

Le hic, c’est que nous sommes en contact avec des enseignants en lycée et collège qui nous ont dit qu’ils n’avaient pas connaissance de cette interdiction et que des catalogues de « matériel pédagogique » pour les travaux pratiques continuaient à proposer des animaux.

Notre directeur ayant participé au colloque « Animal et enseignement » organisé par le groupe de réflexion Ecolo-Ethik à l’initiative de Mme Chantal Jouanno, sénatrice de Paris, il a fait part à cette dernière des possibles contradictions entre la loi et son application. Mme Jouanno a immédiatement proposé de poser une question écrite et nous la remercions bien vivement. Les questions écrites sont publiées au Journal officiel et doivent obligatoirement recevoir une réponse du gouvernement.

La question de Chantal Jouanno au gouvernement

Le 26 juin 2014, le Journal officiel du Sénat publiait la question n°12267 : « Mme Chantal Jouanno attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur l’application de la directive 2010/63/UE du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. Elle souhaiterait connaître le ou les textes français transposant cette directive, en particulier les dispositions relatives aux méthodes alternatives pour remplacer les dissections au collège ou au lycée. Il semblerait en effet qu’aujourd’hui, le fait d’utiliser ou de ne pas utiliser des animaux dans l’enseignement relève du choix personnel du professeur de sciences et vie de la Terre. Elle souhaiterait un éclaircissement sur ce point. »

La réponse du ministre

Le 24 juillet 2014, le Journal officiel du Sénat publiait la réponse apportée par le ministre : « La protection des animaux utilisés à des fins scientifiques et éducatives est une préoccupation constante des citoyens français et européens depuis déjà de nombreuses années. La directive européenne 2010/63/UE a modifié le dispositif réglementaire et réaffirme de façon très claire l’objectif de diminution des animaux utilisés à des fins scientifiques, enseignement compris. Les textes réglementaires achevant sa transposition le 1er février 2013 ont confirmé l’interdiction d’utilisation d’animaux vertébrés dans les établissements d’enseignement secondaire. L’article R. 214-87 du code rural et de la pêche maritime (CRPM) précise que le dispositif réglementaire s’applique «lorsque des animaux (…) sont élevés pour que leurs organes ou tissus puissent être utilisés à des fins scientifiques »et l’article R. 214-105 du CRPM indique que «seules sont admises les procédures [id est "toute utilisation, invasive ou non, d'un animal à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques"] qui ont pour objet (…) l’enseignement supérieur ou la formation professionnelle ou technique conduisant à des métiers qui comportent la réalisation de procédures expérimentales… ». Les travaux pratiques utilisant des vertébrés (souris, grenouilles…), même morts, sont réservés au seul domaine de l’enseignement supérieur et de l’enseignement professionnel. Ce nouveau dispositif a fait l’objet d’une information par le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt chargé de son application auprès du cabinet du ministère de l’éducation nationale en date du 7 mai 2013. S’agissant des alternatives pédagogiques, les travaux pratiques peuvent être réalisés sur des sous-produits animaux au sens du règlement (CE) 1069/2009, issus d’animaux sains ou des denrées alimentaires (poissons, cœur-poumons de moutons), sur des invertébrés (non visés par la règlementation pré-citée), ou par l’intermédiaire de supports vidéo. Enfin, certains recteurs d’académie ont également été destinataires de courriers dans ce sens, pour que les enseignants en sciences et vie de la terre soient informés de ce contexte réglementaire renforcé en matière de protection des animaux utilisés à des fins scientifiques et éducatives. »

Affaire à suivre…

Si des enseignants de Sciences et Vie de la Terre (SVT) pensent que l’utilisation d’animaux est autorisée et que si des catalogues continuent à proposer des poussins, des grenouilles, des rats ou de souris, il y a un manque d’information quelque part… Le ministère de l’Agriculture dit avoir informé le ministère de l’Education nationale le 7 mai 2013 et dit avoir informé aussi « certains recteurs d’académie ». Pourquoi « certains » seulement ? Et qui aurait informé les fournisseurs d’animaux pour travaux pratiques ? Nous avons à nouveau sollicité Mme Chantal Jouanno pour de nouveaux éclaircissements. Cette affaire est donc à suivre.

Dissections au collège et au lycée Question n° 12267 posée par Mme Chantal Jouanno
Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt

http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ140612267&idtable=q288854|q283039|q278489|q279614|q287067|q286468|q288509|q281383&_c=question+%E9crite+chantal+jouanno&rch=gs&de=20130828&au=20140828&dp=1+an&radio=dp&aff=sep&tri=p&off=0&afd=ppr&afd=ppl&afd=pjl&afd=cvn

25 recommandations : cliquez-ici

Sources ANTIDOTE EUROPE : http://antidote-europe.org/animaux-svt-enseignants-loi/

Maubourguet:

https://www.youtube.com/watch?v=xSgfA7CUGI4

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:36

 

 

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Dimanche matin 13 juillet, à 9 h 50, la chaîne Arte rediffusera L’orque tueuse, un documentaire qui a la force des grandes tragédies. Le personnage principal s’appelle Tilikum. Il s’agit d’une orque mâle, capturée en 1983 dans les eaux islandaises, à l’âge de deux ans. A l’époque où le documentaire a été réalisé, Tilikum vivait encore dans un bassin du Seaworld d’Orlando, en Floride. Au cours de son existence, il aura tué trois fois.


 

 

La dernière, c’était en 2010. Il s’est saisi de sa dresseuse, Dawn Brancheau, qui se trouvait au bord du bassin, et l’a entraînée dans le fond. Dawn est morte noyée. De la capture de Tilikum à « l’accident », il s’est passé bien des années, il y a eu bien des souffrances. Le documentaire revient sur les différentes étapes de la vie du cétacé et élargit le propos. De la responsabilité de la firme Seaworld, ses mensonges, à la légitimité de l’exploitation de ces animaux marins ; de la cruauté de leur capture aux liens quasi fusionnels que certains dresseurs entretiennent avec eux ; des méthodes coercitives et inhumaines de leur dressage à l’enfer que représente leur captivité, le documentaire passe en revue, d’une manière méthodique et implacable, tous les rouages d’une vaste entreprise à briser les orques, au risque de rendre certains d’entre elles folles de douleur et de colère trop longtemps contenue.

 



Tilikum n’était qu’un bébé lorsqu’il a été arraché aux siens. En liberté, une orque mâle peut vivre jusqu’à 60 ans, une femelle jusqu’à plus de 80 ans. En captivité, l’espérance de vie est de 35 ans. L’orque a une vie familiale et sociale très riche au sein de son groupe. Certaines orques ne quittent jamais leur mère. Le lien maternel est incroyablement fort chez ces grands prédateurs (entre 8 et 10 mètres de long pour les mâles, jusqu’à 7 mètres pour les femelles) joueurs, observateurs, et qui possèdent un langage très élaboré, spécifique à leur groupe, qui leur permet d’être en communication permanente avec les autres individus de cette même « famille ». C’est dire si l’arrachement est terrible pour une jeune orque qui se retrouve orpheline, obligée de cohabiter avec d’autres orques qui ne parlent pas le même langage qu’elle. Pourtant, le jeune Tilikum, bien qu’agressé et mordu en permanence par les deux femelles avec lesquelles il cohabitait dans un bassin bien trop exigu pour ces immenses mammifères marins, faisait l’admiration de ses dresseurs. Il se montrait intelligent, affectueux et docile…

 



On a du mal, tant qu’on n’a pas pris connaissance des coulisses de cette exploitation, à en saisir l’exacte portée. L’orque tueuse en ce sens, est un document incomparable. L’histoire de Tilikum est une tragédie. En aucun cas, il ne pouvait échapper à son destin. Le jour où les chasseurs l’ont pris (le film présente le témoignage de l’un d’eux, ses remords, la conscience d’avoir « fait le mal »), quelque chose d’inéluctable s’est mis en place. Quelque chose de monstrueux et de désespéré. Il ne servirait à rien de paraphraser ce que dit et montre le documentaire. Il faut juste le regarder, de bout en bout, même s’il s’avère extrêmement pénible de se sentir, en tant que représentant de l’espèce humaine, une vague responsabilité dans l’affaire. Le public raffole des spectacles de mammifères marins, et tout particulièrement des spectacles d’orques.

 



On a gardé Tilikum, en dépit de sa dangerosité, parce qu’il est utilisé -sinistre et obscène farce- pour la reproduction. De toute façon, il est impossible de relâcher une orque qui a passé trop de temps en captivité. Désormais, il attend la mort, flottant entre deux eaux, seul, dans un bassin étroit et sombre. Cette image, la dernière du film, choquante, atroce, suffit à elle seule à résumer notre honte et leur désespoir.

 



                                                                                                           Joss Barn

 


Voir aussi le lien http://www.dauphinlibre.be/antibes-orques-tueuses.htm

 


SOURCE ;

 


Un nouvel article a été publié sur le blog de La Griffe, pour annoncer la rediffusion du documentaire "L'orque tueuse" sur Arte :

 

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 10:42

 

 

En 2013 est paru un film intitulé "Entretiens avec un égalitariste/Encounters with an egalitarian" : il s'agit de propos à la fois militants et théoriques sur les non-humains, sur la morale, sur l'idée éthique d'égalité, sur l'idéologie humaniste et son revers, le naturalisme, etc. Bref, de propos concernant la révolution animaliste qui vient :)...
Le film a été édité en DVD (FR, 26'53", sous-titrage en anglais), qu'on peut commander sur le site http://egalitariste.com/

 

et qu'on peut également visionner/télécharger ici :
26:53 Entretiens avec un égalitariste / Encounters with an Egalitarian

 



A partir de plus d'une dizaine d'heures de rushs de cette vidéo, le réalisateur Gwennaël Bolomey a en outre isolé vingt petites vidéos en plan-séquence, de quelques minutes chacune, concernant donc l'éthique et la politique, dont vous trouverez la liste ci-dessous.

N'hésitez pas à les faire connaître si les propos vous inspirent !

A la suite sont encore six autres vidéos du même réalisateur, concernant encore la question animale.

 

 

 

4:43 La viande : le problème central de la question animale

 


 

6:22 Peter Singer : la révolution égalitariste 

 



 
 5:49 La sensibilité : le critère moral fondamental

 

ou bien :

 4:35 La sensibilité : critère fondamental de l'éthique



   
4:51
 
L'éthique : la prise en compte de la réalité  

 



  8:49 La distinction humain/animal : un prétexte pour dominer 

 


 

 

8:26 La question animale : en finir avec les idées d'humanité et de nature 
 

 


   
8:14
 
Des origines du discours humaniste anti-égalitaire

 



 
7:22 L'humanisme : une exploitation identitaire des animaux 

 




 4:18 L'humanisme : une idéologie à combattre au nom de l'égalité 

 



 
3:50 L'humanisme : rhétorique d'une domination 

 


 

2:41 L'humanisme : une machine de guerre contre l'égalité 

 




2:40 L'égalitarisme : un horizon moral universaliste 

 



 
 2:58 L'idée de nature : une idéologie à combattre

 



  
 2:36 Sexisme, racisme, spécisme : les discriminations arbitraires 

 




16:20 Egalitarisme et luttes sociales : un horizon commun 

 




3:28 Je ne suis pas un ami des animaux : je suis contre l'injustice

 


 

 

 

 

1:50 Opposant au spécisme plutôt que végétarien ou végan : un choix politique 

 




4:16 La lutte contre le spécisme : un combat politique plus qu'un mode de vie 

 




2:39 Industrielle ou non, l'exploitation animale est injustifiable 

 




2:41 Arrêt de l'exploitation animale : quel avenir pour les animaux d'élevage ? 

 




mais aussi :

   2:20 Considérations sur la Veggie Pride 

 


April 20, 2012


 5:47 Veggie Pride 2013 Genève


May 18, 2013

 

 

 

 


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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 10:06

 

 

Un artiste qui s'engage pour les animaux : 






Plus d'info sur le mouvement FUDA :


______________________________________________________________

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas  le discours de Gary Yourofsky en 2010 sur les droits des animaux et le végétalisme  :

    ( il est long mais tellement important ! ) :

Le discours le plus important de votre vie 

 
Voici l'entièreté du discours inspirateur de Gary Yourofsky sur les droits animaux et le végétalisme,donné a Georgia Tech,en été 2010. Ecoutez cet orateur étonnant,qui renversera les mythe ...





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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:21
En suivant le lien, un article de la philosophe Corinne Pelluchon

 


L'amélioration de la condition animale n'est pas seulement un objectif moral. C'est aussi une question politique parce que les animaux sont impliqués dans la plupart des activités débattues au niveau national comme au niveau européen, qu'il s'agisse de l'élevage, de l'agriculture, de l'alimentation, de l'expérimentation ou desloisirs. Ce que nous nous autorisons à faire sur eux, les limites que nous traçons au pouvoir que nous nous octroyons sur ces êtres sensibles que nous avons domestiqués, que nous chassons ou capturons et avec lesquels nous partageons les ressources de la Terre témoignent de la manière dont nous pensons la justice. Ou bien nous estimons que notre droit sur les autres vivants est absolu ou bien nous reconnaissons qu'il est injuste de détenir un animal en lui imposant des conditions de vie incompatibles avec ses besoins de base et avec les normes de son espèce. Le rapport aux animaux est le miroir d'une humanité qui se regarde dans l'usage qu'elle fait des autres vivants et se juge ainsi elle-même.

 

 

 

Ni les porcelets castrés à vif ni les poulets des élevages industriels ne pourront nous traîner devant les tribunaux pour nous accuser. Ils ne se vengeront pas, car ils n'ont pas la mémoire des tortures infligées à leurs prédécesseurs. Les animaux ne parlent pas et ils ne peuvent pasêtre représentés au même titre que les humains qui, élisant des femmes et des hommes censés défendre leurs intérêts, peuvent lescongédier en cessant de voter pour eux. La légitimité de la représentation tient à ce pouvoir qu'a le représenté de contester ses représentants. Cela ne peut être possible pour les animaux. Mais d'une certaine manière, cela n'est plus nécessaire.

Des associations de protection animale se constituent parties civiles et représentent ainsi les animaux lors des procès intentés contre ceux qui les maltraitent. Des militants révèlent sur la place publique une vérité souvent cachée aux consommateurs. Des philosophes dont les livresfont entendre le cri des bêtes et l'appel d'une conscience humaine blessée par tout ce mal commis soulignent la richesse de leur vie sociale et psychique ou construisent une théorie politique intégrant leurs intérêts à la définition du bien commun. De plus en plus de citoyens français et européens déclarent être concernés par le sort des milliards d'êtres élevés et tués pour leur chair et réduits à l'état d'esclaves. Comment, dans ces conditions, la question animale ne serait-elle pas une question politique et même une force politique pouvant peser dans toutes les élections ?

Nous ne demandons pas la création, comme cela existe dans certains pays européens, d'un parti politique pour les animaux. Nous demandons que chaque parti et que chaque candidat aux élections s'engagent clairement en faveur des animaux. Nous n'oublions pas qu'en politique, il s'agit d'arriver à un accord sur fond de désaccords et à des négociations devant convenir à plusieurs acteurs ayant des intérêts et des points de vue divergents. Mais nous exigeons que l'amélioration de la condition animale soit un enjeu transversal examiné chaque fois que se décide une politique.

La politisation de la question animale ne peut se limiter à des déclarations témoignant du fait que le bien-être animal est une valeur consacrée en Europe, comme on le voit à l'article 13 du traité sur le fonctionnement de l'Union. Les textes ne suffisent pas. Des actions concrètes et un réel engagement de la part des eurodéputés sont nécessaires. Or il est impossible de ne pas éprouver une profonde déception après la mandature qui s'achève quand on constate les positions des eurodéputés sur cette question. La plupart d'entre eux se prononcent contre la limitation du temps de transport des animaux destinés à l'abattoir et contre le renforcement de la protection de ceux qui sont utilisés pour l'expérimentation.

A l'exception des Verts, du Modem et de Cap 21, ils ont voté contre l'interdiction du chalutage en eaux profondes. Ils ne semblent prêts àfaire un geste en faveur des animaux que lorsqu'il s'agit des animaux de compagnie. Pourtant, à quelques jours des élections européennes, nous sommes nombreux à espérer que l'amélioration des conditions de vie de tous les animaux devienne un objectif pris au sérieux par nos représentants. Nous leur demandons de porter ce projet, sinon pour les animaux, du moins pour tous ceux qui attendent aussi cela de l'Union européenne.

 

 

 

  • Corine Pelluchon (Philosophe, Professeure à l'université de Franche-Comté) 

 

 

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 10:45

HEBDO MARIANNE

 

 

Dimanche 11 Mai 2014 à 05:00 

 

ÉRIC CONAN


 

 

Fini le temps où le sort des animaux n'intéressait que quelques groupies de Brigitte Bardot. Aujourd'hui, intellectuels et consommateurs s'en mêlent, et même les grands chefs prennent conscience que la gastronomie ne survivra que dans le respect des bêtes.

 

 

 

 

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Cette fois, cela devient sérieux. Comme chaque année, à Noël, les dénonciateurs du gavage des oies et canards ont manifesté devant des grands restaurants. La nouveauté, c'est que Joël Robuchon et Alain Ducasse ont craqué. Ils n'ont pas appelé la police, mais publié des communiqués. L'un annonçant qu'il renonçait à son fournisseur de foie gras, l'autre qu'il s'engageait à vérifier les accusations de L214, minuscule association qui a pris pour nom celui d'une série d'articles du code rural dont le premier précise que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce »

« C'est une première victoire, se réjouit Johanne Mielcarek, une de ses responsables.Cela change, la télé parle de nos enquêtes, nous ne sommes plus pris pour des dingues ! » Autre signe : le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) a reconnu être « peut-être allé trop loin ». Les militants de L214 avaient bien visé. L'un d'eux a filmé, à l'intérieur des locaux de la société Ernest Soulard, dans la Vendée, ces milliers de canards coincés dans des petites cages et gavés à la pompe hydraulique (2 kg de pâtée de maïs injectés en quelques secondes). Un enfer de bêtes blessées, avec un taux de mortalité énorme, loin de l'image du palmipède amoureusement gavé à la main, la tête entre les cuisses de la fermière... Et L214 révèle que les grands étoilés de la capitale vantant le terroir à des prix stratosphériques s'approvisionnent dans ces usines immondes ! Face à la panique, la filière, dont les ventes baissent depuis 2011, a fait son mea culpa et a promis de défendre les petits fermiers. Mais ceux-là sont minoritaires : 88 % de la production provient de chaînes de gavage industriel de plus de 1 000 cages... 

Cette très symbolique querelle du foie gras résume tous les aspects du débat qui monte sur les souffrances des animaux d'élevage. Les producteurs rappellent que l'engraissement du foie est naturel chez les oiseaux migrateurs, mais leurs usines à gavage multiplient par 10 le poids du foie, au point de rendre difficile la respiration des bêtes. Et leur grande honte, c'est qu'il existe un foie gras naturel, avec label « bio », mais il est espagnol ! En Estrémadure, la société La Pateria de Sousa élève des oiseaux en liberté pour un foie gras naturel, vrai produit de luxe à 400 €/kg. Elle fournit Barack Obama à la Maison-Blanche et a été primée en 2006 par le Salon de l'alimentation de Paris ! Double honte française : les cages individuelles étant interdites par l'Europe depuis 1999, les usines avaient demandé un sursis, promettant de développer des « alternatives au gavage », tout en poursuivant par l'industrialisation leur politique de baisse des prix, ruinant ainsi les petits élevages artisanaux... D'où la question - y a-t-il un bon élevage ? - qui divise les défenseurs des animaux entre ceux qui, comme L214, militent pour l'interdiction du foie gras et ceux qui prônent le Label rouge, garantie de vie « normale » pour les palmipèdes. Les producteurs, eux, font profil bas parce que leurs conseillers en communication leur ont expliqué qu'ils ne pouvaient plus se contenter de tourner en ridicule les « zamis-des-zanimaux » ; qu'il fallait même l'éviter : cette époque est finie. 

 

 

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Longtemps, en effet, lobbies de la bidoche industrielle, fous de tauromachie, sacrificateurs halal et aristos de la chasse à courre pouvaient se moquer des mémères de la SPA et rhabiller Brigitte Bardot en mégère d'extrême droite. Ils ont désormais face à eux un tout autre front allant de Charlie Hebdo à la fine fleur de la philosophie française. Peu avant le coup d'éclat de L214 sur le foie gras, une pétition d'intellectuels qui n'ont pas l'habitude de signer ensemble (dont Elisabeth de Fontenay, Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Luc Ferry, Jacques Julliard, Danièle Sallenave, André Comte-Sponville) demandait que le code civil ne considère plus l'animal comme un « bien meuble » et qu'il lui donne le statut d'être vivant et sensible. Loin du radicalisme anglo-saxon, cette mouvance française avance avec subtilité et nuances. Coïncidence ou pas, elle doit son efficacité à des femmes qui voient leurs efforts récompensés. 

D'abord la philosophe Elisabeth de Fontenay dont l'œuvre magistrale, consacrée aux différentes traditions religieuses et philosophiques sur l'animal (le Silence des bêtes, Points), influence le débat. Elle réclame non un droit des animaux, mais un devoir des humains à leur égard : « On peut les défendre tout en étant "spéciste" - penser qu'espèces humaine et animale ne peuvent être mises sur le même plan -, ce que certains extrémistes considèrent comme le dernier racisme. L'homme a une singularité sinon une supériorité, le langage, qui lui permet de produire de l'histoire et du droit. Mais il n'y a pas deux éthiques, l'une humaine, l'autre animale : l'humanisme doit inclure les animaux dans la sphère morale. Parce que nous tenons à notre merci ces vies vulnérables et muettes, nous avons une responsabilité. L'homme perd sa dignité en faisant souffrir ceux qu'il domine. » 

Ce qu'Elisabeth de Fontenay professe depuis des années trouve soudain un écho. « Oui, il se passe quelque chose, confirme-t-elle. Dans la société et chez les intellectuels, qui découvrent que Derrida s'intéressait à la question : "L'animal nous regarde. Et penser commence par là", écrivait-il dans L'animal que donc je suis (Galilée), livre posthume. Le tournant coïncide avec le succès de Faut-il manger des animaux ? (Points), de Jonathan Foer, et sa position conciliante : mangez de la viande si vous aimez, mais souciez-vous de ce qu'a vécu la bête. » La montée de cette sensibilité résulte d'un paradoxe : la science découvre que mammifères et oiseaux ont des capacités d'émotion qui les rapprochent de nous à un moment où ce qu'on leur fait subir n'a jamais été aussi terrible au travers de l'élevage industriel. C'est une autre femme, Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse devenue directrice de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), qui a attiré l'attention des intellectuels sur cet univers effrayant auquel elle a consacré une œuvre décisive - Vivre avec les animaux, une utopie pour le XXIe siècle (La Découverte), Une vie de cochon (La Découverte), Etre bête (Actes Sud). Aujourd'hui, en France, 10 millions de ruminants, 25 millions de porcs et environ 1 milliard de volailles connaissent chaque année un sort très éloigné d'une vie de bête, transformés en organismes déconnectés de leur physiologie naturelle, drogués pour pallier leur faiblesse physique et les effets du stress résumant leur existence. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des lapins, 90 % des porcs et 82 % des poulets sont produits hors sol, l'industrie porcine étant la plus artificialisée. « La zootechnie a mené les truies à mettre au monde près de 30 porcelets par an aujourd'hui au lieu de 16, avec insémination, traitements hormonaux, raccourcissement du cycle, la truie étant "fouillée" avant terme : on va chercher les porcelets dans l'utérus avant même qu'elle n'ait eu le temps de mettre bas, car il y a tellement de porcelets que les derniers risquent de mourir étouffés avant de naître, explique Jocelyne Porcher. Dans ces usines à viande, on extrait le minerai de porc comme on extrait le charbon de la mine, avec un taux de pertes de 20 %, les "p'tits-chats" - porcelets chétifs - étant tués à la naissance.» Ce qui fait dire à Elisabeth de Fontenay que «l'animal-machine auquel ne croient plus les cartésiens a été inventé par l'élevage industriel »

Voilà pourquoi, dans nos sociétés de plus en plus transparentes, la condition des bêtes « de rente » est un secret. Les journalistes peuvent faire une plongée dans un sous-marin nucléaire, pas dans les usines à viande ! Comme le reconnaît un ancien cadre de l'élevage porcin : « Si ces usines avaient des vitres, tout le monde serait végétarien ! » Il n'y a pas de vitres, mais de plus en plus de fuites. Militants et journalistes réussissent à tourner des images clandestines et la littérature s'est emparée de la question avec le beau roman d'Isabelle Sorrente, 180 jours (Lattès), qui a pour cadre une porcherie automatisée (900 truies, 24 000 porcs produits par an, pour six employés) puant l'ammoniac, où la lumière du jour ne pénètre jamais et où il n'est pas rentable d'achever les « crevards »


Abattages dans l'horreur 

La fin du désintérêt pour les animaux de rente, contrastant avec l'attention pour les animaux de compagnie parfois mieux traités que les enfants, ouvre un autre débat - que faire ? - divisant ceux qui luttent contre les traitements qu'on leur inflige. Il commence par une question philosophique - « Qui suis-je pour faire couler leur sang ? » - formulée par Elisabeth de Fontenay lors d'un récent colloque de l'Inra et de l'université de Strasbourg, qui s'interrogeait : « Tuer les animaux est-il un crime ? » 

« Le vécu moral de ceux qui travaillent avec les animaux nous apprend plus que les théories des philosophes, répond Sébastien Mouret, sociologue au centre de recherche Ethique et société de Paris-Descartes et auteur d'Elever et tuer des animaux (PUF).L'acte de tuer, pour eux, n'est pas rien, ils l'éprouvent et continuent de l'éprouver malgré la répétition. Ils pensent que ce n'est pas un crime, mais que l'on ne peut pas faire n'importe quoi avec les bêtes. » Ce que confirme Lise Gaignard, psychanalyste au laboratoire de psychologie du travail, qui se souvient de l' « effort pour ne pas penser le travail parce que, si on le pensait, on ne pourrait pas le faire » du personnel en « grande souffrance » qu'elle recevait après les exterminations de troupeaux lors de la crise de la vache folle et l'élimination de près de 3 millions de veaux mâles de moins de dix jours après la chute du prix du bœuf à laquelle incitait la prime « Hérode » (référence au massacre des Innocents : les technocrates du ministère de l'Agriculture osent tout). 

Les débats du colloque de Strasbourg ont conclu que, s'il n'est pas un crime de tuer les bêtes, c'en est un de transformer leur vie en calvaire et d'y mettre fin dans l'horreur. Le black-out sur les abattoirs commence à être levé. Il y a eu Ces bêtes qu'on abat(L'Harmattan), le beau livre de Jean-Luc Daub, ancien inspecteur des abattoirs qui ne mange plus de viande, marqué à vie à force d'avoir croisé « le regard des bêtes paniquées » qui « cherchaient » le sien, avançant à coups de barre à mine, de décharges électriques dans les organes sexuels ou tirées par câble quand elles ne peuvent plus marcher. Et le documentaire Entrée du personnel a donné la parole à ces employés qui « tiennent » en s'alcoolisant, ou en se détachant de ce qu'ils font grâce au fractionnement du travail sur la chaîne. Ceux qui le peuvent fuient, souvent remplacés par du personnel étranger, certains n'hésitent plus à se rebeller, comme ce porcher devenu sourd, qui a fait condamner son employeur qui l'a exposé sans protection aux hurlements infernaux des cochons paniqués. Le président du tribunal de Lons-le-Saunier (Jura) a estimé qu'il travaillait dans des « conditions incompatibles avec la dignité humaine »

 

 

 

 

 

Ces révélations nourrissent une position bien exprimée par Aymeric Caron, auteur de No Steak (Fayard), qui a popularisé le végétarisme : « L'enfer que nous infligeons aux animaux ne cessera que lorsque leur commerce sera interdit. » C'est la position des vegans, ne consommant rien des animaux, même le lait (produit de « l'esclavage des ruminants ») et le miel (« volé aux abeilles »), et refusant de se servir du cuir ou de la laine. Mais végétariens, végétaliens et vegans (dont les deux tiers ont renoncé à la viande pour ne pas faire souffrir les animaux) ne représentent pas plus de 3 % des consommateurs. La prise de conscience d'une partie des mangeurs de viande paraît plus significative du changement de regard sur les bêtes de boucherie : ils n'entendent pas y renoncer, mais ils ne veulent pas manger de viande provenant de bêtes qui ont souffert durant leur vie ou lors de leur mort. Un sondage de l'Ifop montre que les conditions d'élevage constituent « un critère de choix important » pour 73 % des consommateurs et « déterminants » pour 15 % d'entre eux. La profession s'en inquiète : en 2012, le Congrès mondial de la viande, réuni à Paris, a pronostiqué un déclin du marché s'il restait associé aux mauvais traitements. Et certains, comme l'a exprimé notre ami Jacques Julliard, ne mangent plus de veau et d'agneau, la bête de boucherie ayant le droit de devenir adulte. 

Contre la position des ultras remettant en cause la légitimité de l'élevage, une autre position rassemble donc intellectuels, consommateurs et producteurs : la défense d'un « élevage éthique » assurant « une bonne vie et une bonne mort » à l'animal. « Comme le disait ma grand-mère aux Parisiens de passage : "Si tu n'es pas capable de tuer un lapin, tu n'as pas le droit d'en manger !" raconte Lise Gaignard. Il faut en finir avec le mangeur de viande qui ne supporte pas de savoir ce qui est fait à la bête : il faut arrêter ou assumer et, dans ce cas, faire au mieux pour elle. » Position partagée par des professionnels comme Thierry Schweitzer, paysan-charcutier employant 45 salariés en Alsace, qui vit comme un « malheur » ce qu'est devenu l'élevage : « Soit on arrête de manger de la viande, soit on élève les bêtes autrement ; il y a un marché pour la qualité. » 

Un programme ambitieux, remettant en cause une économie fondée sur le bas prix - « l'impasse morale et économique des systèmes industriels », comme dit Jocelyne Porcher - avec pour alternative le sauvetage d'un « élevage encore pratiqué en France permettant à la fois le respect de l'animal et la dignité de l'éleveur : ce n'est pas parce que la finance a perverti l'élevage en production industrielle de matières animales qu'il faut y renoncer, poursuit-elle, s'inquiétant de voir les vegans défendre la viande synthétique. Il est étonnant de remarquer à quel point certains défenseurs des animaux et les industriels sont des alliés objectifs contre l'élevage éthique ! » 

 

 

 


Position que rejoint la philosophe Corine Pelluchon : « La domestication respectueuse fait partie de l'humanité, il faut aider ceux qui la défendent. » Comme Isabelle Beaumont, bergère au-dessus de Digne (Alpes-de-Haute-Provence) : « Je suis fière de faire vivre des brebis dans ces montagnes où l'on ne peut rien cultiver. Leur mort est pour moi une épreuve, mais je leur ai offert une vie normale. Parce que je travaille proprement, je n'ai pas honte. » Seul problème pour ces éleveurs soucieux de leurs bêtes. « L'enfer des abattoirs industriels efface en quelques heures une vie de bons et loyaux services réciproques », explique Michel Boutonnet, vétérinaire dans la Drôme pendant quarante ans. Certains s'y refusent, jusqu'à l'illégalité, comme X, éleveur de bovins et de porcs bio en plein air en Dordogne. « Après avoir assuré un an de bonne vie à mes porcs, je ne peux plus les emmener à l'abattoir : le transport, l'attente, la panique. J'ai installé un petit abattoir à la ferme et je fais venir un tueur professionnel : je suis sûr qu'il n'y a pas de souffrance. Cela me coûte un peu plus cher, mais je vends en circuit direct à des amateurs de bonne viande pour qui cela compte ; ils sont prêts à me soutenir en cas de procès. » 

« Il faut miser sur le consommateur, en faire un acteur, manger doit devenir un acte éthique et politique », estime Corine Pelluchon. Un « consomme-acteur » qui doit « manger moins de viande, meilleure et différemment », comme les clients d'Armand Touzanne, directeur du Consortium Porc noir de Bigorre qui a sauvé « ce cochon très goûteux mais abandonné par l'industrie parce qu'il a besoin de liberté et qu'il fait plus de gras que de viande : il faut savoir le cuisiner ». Un consommateur qui doit pouvoir choisir en achetant. Cela remet en lumière l'action pionnière de l'Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs (Oaba), aujourd'hui oubliée avec ingratitude. Fondée il y a plus de cinquante ans par Jacqueline Gilardoni (une femme, encore...) « pour que toutes ces bêtes qui nous nourrissent aient une vie et une mort sans souffrance », l'Oaba a travaillé dans l'ombre pour faire progresser la condition des animaux de boucherie (mettant fin en 1997 au sort des dizaines de millions de poussins mâles inutiles que les éleveurs de poules pondeuses laissaient mourir d'étouffement dans des bennes) et imposer des informations utiles au consommateur. Celui-ci en fait bon usage quand elles sont précises, telles celles sur les boîtes d'œufs, réclamées par l'Oaba : en quelques années les clients ont privilégié les œufs de poules élevées en plein air, au détriment des œufs de batterie. Le groupe Glon (œufs Matines) vient de renoncer à un projet de batteries de 470 000 pondeuses et L214, à force de manifs, vient d'obtenir de Monoprix de ne plus vendre d'œufs de poules de batterie. « On va s'attaquer maintenant à Super U ! » se réjouit Johanne Mielcarek. 

Mais tant l'Oaba que L214, qui mesuraient les progrès accomplis, notamment grâce à l'Europe, témoignent d'une régression inquiétante : leurs efforts sont contrecarrés par les accommodements accordés aux religions : par dérogation avec la loi commune, l'abattage rituel (kasher et halal) - échappant à l'obligation d'étourdir les bêtes pour qu'elles ne souffrent pas durant leur égorgement - est de plus en plus pratiqué. Alors que la Mosquée de Paris acceptait l'étourdissement, comme beaucoup de musulmans en Europe, la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) sous obédience des Frères musulmans a eu un effet réactionnaire auquel personne n'a osé s'opposer, à part quelques téméraires comme l'Oaba, L214, le Point et Charlie Hebdo, seul hebdomadaire à consacrer chaque semaine depuis vingt ans une chronique à la souffrance animale. Son directeur, Charb, qui estime que « les élus devraient militer pour l'interdiction de l'abattage pour le bien-être des animaux, mais aussi parce que la loi doit être la même pour tous », rejoint Franz-Olivier Giesbert, du Point, qui y voit « le symbole de tous les mensonges et de toutes les lâchetés de la classe politique française »

Abattage rituel et loi du profit 

Mais l'intimidation face aux intégristes va bien au-delà : ils ont réussi à priver le consommateur du droit de choisir sa viande en refusant toute traçabilité pour celle issue de l'abattage rituel. On se dit que tout devrait être simple et que chacun devrait trouver viande (halal, bio ou kasher) à son assiette ? Non, parce que l'on abat selon le rituel kasher et halal beaucoup plus de viande que n'en demandent les consommateurs observant les rites juif et musulman. Et que le surplus est recyclé dans le circuit général sans que le consommateur lambda le sache. Une curieuse alliance des prétentions intégristes et de la loi du profit dans la filière viande explique ce scandale. Pour des raisons religieuses, toute la viande abattue n'est pas consommée par ses destinataires : les musulmans délaissent les morceaux à rôtir, et pour les juifs la partie arrière de la bête est proscrite. Plus d'une carcasse sur deux abattues rituellement est jugée non kasher en raison d'imperfections anatomiques. A cela s'ajoute le fait que des patrons d'abattoir ont sauté sur l'occasion de faire de la dérogation (pas d'étourdissement) la règle : généraliser l'abattage halal coûte moins cher que de faire deux chaînes distinctes et réduit les frais de personnel... «Je ne mange plus que du porc, seule façon d'être sûr à 100 % que la bête a été étourdie !» résume Jean-Pierre Kieffer, vétérinaire et président de l'Oaba. 

Selon l'Académie vétérinaire de France, 32 % des viandes commercialisées en 2008 provenaient de l'abattage rituel quand la demande religieuse ne dépasse pas 7 %. Selon l'enquête non contestée de Michel Turin, Halal à tous les étals (Calmann-Lévy), sur trois bêtes abattues de manière rituelle, deux seront consommées par le consommateur non religieux sans qu'il en soit informé. Dissimulation paradoxalement due à la sensibilité croissante de l'opinion à la souffrance animale : un étiquetage précis de ces viandes rituelles recyclées ferait fuir le consommateur qui les consomme aujourd'hui sans le savoir. Ce que confirmait fin 2013 un sondage Ipsos : 85 % des consommateurs sont pour l'étourdissement et 71 % veulent en trouver l'information sur la viande ou les produits en contenant. Déjà certaines marques se positionnent, comme Carrefour qui prétend «être le seul distributeur à garantir que les animaux sont étourdis». 

Défi démocratique majeur 
Les religieux refusent l'étiquetage en invoquant le risque de « stigmatisation » antisémite ou islamophobe, mais certains sont plus francs, comme le rabbin Mendel Samama, à Strasbourg, sur son blog : « Quel serait le prix de 1 kg de viande kasher d'une bête dont on n'aura pas vendu à des non-juifs les parties impropres religieusement ? Le double, certainement ! Combien de consommateurs seraient prêts à acheter de la viande tuée selon la méthode kasher ? Pas beaucoup ! Mécaniquement, les prix du kasher risqueraient de s'envoler ! » L'hypocrisie sur les enjeux financiers de l'étiquetage met Charb hors de lui : « L'étiquetage va faire exploser le prix de la bidoche halal et kasher. Ça veut dire que jusqu'à présent le bouffeur de bidoche non juif et non musulman subventionne la production de viande halal et kasher ! » Le directeur de Charlie Hebdo estime qu'« il y a un moyen d'aborder ces thèmes sans passer pour des nazis »


Ce n'est pas sûr, vu les ennuis d'une autre femme, la sénatrice UDI Sylvie Goy-Chavent, la dernière à avoir proposé l'étiquetage comme rapporteuse du Sénat sur la filière viande. Son rapport, qui consacre un chapitre au « bien-être animal », montre que la dérogation religieuse n'a pas seulement des conséquences sur la souffrance animale - les bovins pouvant agoniser dans d'intenses convulsions près d'un quart d'heure avant de perdre conscience -, mais aussi sur la sécurité sanitaire, les experts vétérinaires n'excluant pas les risques de contamination par la bactérie Escherichia coli lors des égorgements rituels. Adopté à l'unanimité des sénateurs, ce rapport Goy-Chavent, estimant que « le statu quo ne paraît aujourd'hui plus tenable », préconise un étiquetage obligatoire pour « garantir à ceux qui ne veulent pas consommer des viandes issues d'animaux abattus sans étourdissement de ne pas être trompés sur la marchandise »


Avant même la sortie de son rapport, Sylvie Goy-Chavent était insultée et menacée d'égorgement sur des sites communautaires. L'enquête menée a révélé qu'ils étaient hébergés en Israël. « Les religions doivent être remises à leur place, leur petite place, l'idée de sacrifice, de la volonté de Dieu ou des superstitions ne doivent pas primer sur ce que nous décidons. C'est plus grave que le foulard, l'exception ne doit pas devenir la règle, il y a là un défi démocratique majeur », estime Corine Pelluchon, rejoignant ainsi Elisabeth de Fontenay : « Il ne faut plus reculer, le combat prioritaire est bien l'étiquetage. La moindre des libertés est de pouvoir décider soi-même et, pour que les choses changent, le consommateur doit savoir qu'il mange un animal qui aura souffert longtemps avant de mourir. »

Source :

http://www.marianne.net/Qui-entend-les-betes-souffrir%C2%A0_a238568.html

  
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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans animaux
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