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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 11:11

www.ecologie-radicale.org
La lettre de Gérard CHAROLLOIS            Le dimanche 30 juillet 2017
TEL 06 76 99 84 65

 


Les pervers

 


Alors que des femmes et des hommes éclairés, généreux, à l'avant-garde de la société, s’interrogent sur les rapports de l’homme avec les autres formes de vies, des pervers jouissent encore de la souffrance qu’ils infligent aux animaux, nos frères en sensibilité et en devenir tragique.


Deux activités ludiques, récréationnelles, vouées au spectacle, au jeu et à l’amusement traduisent cette perversité qui rappelons-le, dans sa définition objective, est le fait de jouir de la souffrance de l’autre.
La tauromachie et la chasse prouvent l’insondable cruauté de quelques semblables de pure apparence.


Qu’est-ce que la corrida ?
La mise à mort en une vingtaine de minutes d’un herbivore préalablement affaibli avant d’être offert aux sévices, aux pires tortures pour la satisfaction de foules malsaines.
Bien sûr, les imposteurs, les agitateurs de fumigènes verbeux, parlent de « sexe », de soleil, d’opéra, de tradition, de joutes de l’homme et des forces obscures, de rites d’initiés.
Ce verbiage ridicule ne cache rien de cette abjection : il ne s’agit jamais que de la torture d’une bête et nullement d’un combat, ni d’une communion de l’homme et du sauvage, d’une scénarisation de la mort sublimée.
Quand un fait, une vérité, un acte deviennent insoutenables, il suffit de dire qu’il n’a pas lieu ou qu’il est tout autre chose que ce qu’il est.

 


Qu’est-ce que la chasse ici et maintenant ?
Un loisir débile consistant à traquer de pauvres animaux dénaturés, dans un espace qui est de moins en moins naturel pour tromper l’ennui des dimanches et parce que d’autres le font.
Aucune nécessité vitale ou alimentaire ne justifie que des hommes repus poursuivent, mutilent et tuent des êtres sensibles.
L'excuse ? Leurs pères le faisaient, alors !
Combien sont-ils à mépriser ainsi le vivant, à maltraiter l’animal et à avilir l’humain en le réduisant à un niveau inférieur à la bête qui elle ne tue jamais pour se distraire ?
Une minorité.

 


Mais comme pour l’abolition de l’esclavage, de la peine de mort, du bagne et des jeux du cirque, il faut argumenter, expliquer, faire œuvre pédagogique pendant des décennies pour obtenir, après bien des batailles d’idées, une abolition qui apparaîtra, un jour, comme une conquête morale de civilisation.
Certes, corrida et chasse seraient abolies si nos cités étaient démocratiques.
Je démontre par ailleurs, dans ces lettres, qu’il n’en est rien et qu’en fait la finance et les ploutocrates contrôlent trop de « cerveaux disponibles » pour que les peuples échappent à leur emprise.
Or, chasse et corrida, bien gardées par les pouvoirs en place, prouvent que ces maîtres du temps sont pervers.
Ils ne feront rien contre la cruauté car elle représente leur fond culturel, leur idiosyncrasie.
Une société dans laquelle perdure ces spectacles et loisirs ne peut être qu’une société d’injustice, de violence, de mépris, d'abaissement, de régression, de sacrifices, d’efforts et de douleurs érigés en vertus.
80% des Français souhaitent l’abolition de la torture des taureaux, et après ?
Les monarques électifs successifs et leur cour n’ont que faire de la « sensiblerie » à l’égard des animaux.
Faiblir devant la souffrance des taureaux ou celle des oiseaux migrateurs ou des loups conduirait à compatir à celle des salariés, des retraités, des étudiants, des employés de bureau, des infirmières hospitalières, des fonctionnaires qu’il faut appeler aux sacrifices pour le profit des oligarques.


Ceux qui gouvernent, aujourd’hui comme hier, sont des pervers inaccessibles à l’empathie.
Ils comptent l’argent, célèbrent le commerce et n’ont rien à faire de la vie.
Ces hommes dangereux provoquent non seulement la sixième extinction d’espèces par leur culte de la croissance de leurs profits, mais à terme, l’extinction de l’humanité.
Rien d’étonnant à ce qu’ils aiment la mort et l’érigent en occasion de réjouissances morbides.
Chasse et corrida révèlent, par ailleurs, un aspect inquiétant de notre société.
Sous l’influence de doctrines névrosantes, l’homme occidental fit du plaisir une faute et de la souffrance une rédemption.
Il en résulta bien des charniers, des cruautés, des barbaries et bien des malheurs individuels, des pathologies mentales.
Refuser les loisirs et les spectacles faisant du déplaisir un enjeu représente davantage qu’une simple abolition en faveur de l’animal. C’est une rupture avec une vision doloriste de la vie.
La douleur, le stress, le sacrifice, sont des maux absolus qui n’ajoutent rien de bon au monde.
D’ailleurs, il n’y a aucune faute à racheter ou à réparer par le mal infligé.
Prenons conscience du caractère névrosé de nos sociétés imprégnées de monothéismes punitifs, culpabilisants, sado-masochistes.
Ce qui ajoute du positif au monde est inversement l’aspiration aux plaisirs et aux jours heureux.
Gérard CHAROLLOIS

 


CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

 

 

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 10:37
La preuve par le loup
 
C’est fait.
 

Je vous l’avais annoncé dès la constitution du gouvernement, Nicolas HULOT ne fera rien, mais rien du tout, pour améliorer le sort catastrophique réservé à la faune en ce pays.
Officiellement, les ministères autorisent la tuerie de quarante loups en 2018.
Oubliés les 80% de citoyens attachés à la protection du loup et le caractère d’espèce protégée de l’animal !
Occultée la faiblesse des effectifs de l’espèce en France, soit environ trois cents individus dispersés essentiellement dans l’arc Alpin et un peu, très peu, dans le massif central.
Pour la FNSEA, structure contre nature, il faudrait éliminer tous les loups, mais aussi tous les lynx, tous les ours, et puis, dans la foulée tout ce qui vit et parasite le productivisme forcené.
 

N’attendez pas que Nicolas HULOT édicte la protection du renard, du blaireau et les limitations indispensables d’une chasse destructrice alimentée par des lâchers artificiels d’animaux d’élevage.
Devenir ministre honore lorsque le pouvoir offre la possibilité d’un vrai progrès.
Comme prix de sa caution au pouvoir de la finance et des banques, Nicolas HULOT devrait recevoir un unique cadeau : l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES.
L’affaire du loup prouve la nocivité fondamentale du Système qui falsifie et confisque une démocratie de pure apparence.
Dénigrer tout opposant, instrumentaliser le front national, diaboliser les uns, ridiculiser les autres, offrir un candidat comme on promeut un produit, acheter les élections via les médias font de nos sociétés une fiction démocratique.

Je vous l’ai expliqué avant le déroulement de la pièce.
Tout ceci me serait indifférent si la nature, le loup et les gens n’étaient pas les victimes du Système.
Avec le loup, militons pour la rupture et rejetons la connivence avec les tueurs, les pollueurs, les spéculateurs, les prévaricateurs, les exploiteurs, c’est-à-dire les vrais gouvernants qui fabriquent leurs petits commis et les imposent sournoisement aux peuples subjugués.

Aux USA, le duel CLINTON contre TRUMP ne fut qu’une comédie : la finance l’emportait en toute hypothèse.
En France, la finance avait ses candidats de rechange et le scénario était parfaitement élaboré.
Alors, pour accompagner l’agonie de la nature, vous aurez de vertueuses proclamations sur la scène mondiale, très loin de nos loups, de nos oiseaux d’eau, de nos derniers tétras, des zones humides.
Condition animale, préservation de la nature, améliorations sociales, réduction des injustices sont indissociables, mais vous aurez tout le contraire.
 

Cruauté, austérité, régressions s’annoncent.
Sale temps pour l’arbre, l’animal et l’humain.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT
 
 
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 11:25

La querelle des idées toujours, celles des hommes, jamais

 

 


 

Comme il est puérile de se déterminer par adhésion servile ou par rejet subjectif à l’égard de tel ou tel individu offert aux passions positives ou négatives des foules.

Il faut être bien petit pour qu’un homme devienne l’objet d’une vénération ou inversement d’une allergie irrationnelle.

 

 

 

La société du spectacle, la médiacratie, les magazines oniroïdes recherchent délibérément cette occultation du vrai débat, celui des idées et des choix en lui substituant celui de "j’aime" ou "je n’aime pas".

Pour ma part, je combats la chasse, la tauromachie, le libéralisme économique, la dictature du Marché, de l’argent, de la finance, de l’exploitation de la nature et de tous les êtres vivants.

Je n'ai ni à « aimer » ou « ne pas aimer » les humains porteurs de telle ou telle politique, puisqu’ils ne sont que les acteurs d’une pièce.

 

 

 

Ceux qui défendent le Système sont mes adversaires idéologiques et non des ennemis intimes.

Inversement, ceux qui contestent le Système d’exploitation forcenée représentent des compagnons de combats, des alliés et non des raisons d’agir.

Pour pérenniser sa nuisance, le Système insulte tous ceux qui le récusent ce qui lui évite d’argumenter sur le fond, de s’expliquer sur sa cruauté envers les animaux, sur ses agressions contre la nature, sur son avilissement de l’humain en sujet captif du Marché.

Le lobby chasse use exactement de la même fuite dans l’invective pour échapper à la réfutation éthique du loisir de mort.

 

 

 

« Extrémistes », « intégristes », « populistes », invectives qui entendent clore le débat, car il est vain d’argumenter contre de tels personnages dénoncés à la vindicte publique.

Pour le Système, l’alternance se joue entre des démocrates– libéraux et des libéraux–démocrates, tout le reste n’étant qu’émules de MUSSOLINI ou de STALINE.

Mirage de démocratie tournée contre les êtres et pour le profit.

Le tour est imparable et peut durer mille ans.

Or, de l’élevage concentrationnaire de porcs, de veaux, de poules à l’aménagement de l’espace, à la précarisation des salariés, au gel du point d’indice de la rémunération des agents publics, de la flexibilisation à l’injonction de s’enrichir sans scrupule, le système est pervers, malfaisant, toxique pour tout le vivant.

C’est le Système qui est en cause et non tel ou tel petit serviteur interchangeable.

 

 

 

L’Histoire sert d’anesthésique aux conservateurs du temps.

Il est essentiel pour les exploiteurs de faire oublier les crimes qu’ils perpétuent pour le profit, contre la nature, contre l’animal et contre les salariés.

La révolution qui viendra, lorsque l’anesthésique n’opérera plus, ne sera pas celle de 1792 ou de 1917, car le défi écologiste ne se posait pas dans les siècles passés.

 

 

Comment les grands hommes du passé, les consciences insurgées d’antan pouvaient-ils imaginer l’explosion démographique, la pollution généralisée, l’industrialisation de l’élevage, la mort de la biodiversité, la dictature de la finance qui exige sans cesse des sacrifices, des réductions de dépenses, de la régression sociale pour le peuple et des enrichissements indécents pour une infime petite poignée de parasites de la société, vampires assassinant les sites naturels et saignant les vivants.

Nos ennemis ont deux noms : la cruauté et la cupidité.

Contre eux, j’invite à la nouvelle révolution.

Le pouvoir des traditions et de l’argent est légal puisqu’il agit dans le cadre de normes juridiques qu’il a lui-même définies, mais je lui conteste sa légitimité qui ajoute à la légalité la dimension fondamentale de la morale.

Soyons de tous les combats contre le Système mondialisé pour que l’arbre, l’animal et l’homme passent avant l’argent qui corrompt et putréfie tout.

Le seul déficit qui compte est celui de la compassion et nullement celui de la monnaie qui sert l’homme et que l’homme ne doit pas servir.

 

 

 

 


 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

 

 

Gérard CHAROLLOIS
TEL 06 76 99 84 65
CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 10:25
La lettre de Gérard CHAROLLOIS le 24 juin 2017
 
 
La belette et le conseil d’état.
 
 
 
 
Je demande à Monsieur le Ministre de la « transition écologique » Nicolas HULOT de mettre un terme au scandale règlementaire que constitue la persistance de la notion d’espèce nuisible.
Certes, le mot qui sentait par trop son arriéré a disparu du droit depuis cinq ans, mais le concept demeure présent avec son lot d’aberration, de persécutions, d’agressions contre la faune en violation des faits.
Ma radicalité revendiquée me permet de dire que le chasseur est un fauteur de troubles des équilibres naturels, une nuisance, un problème sans pareil, un individu destructeur dans la nature, un négationniste des droits de l’animal.
 
 
 
 
La nature a besoin d’être protégée et non « gérée » à la mode cynégétique, c’est-à-dire artificialisée, privée de ses prédateurs naturels, de ses équilibres écologiques.
L’administration classe « espèces à problèmes » celles que le chasseur veut détruire en dehors des périodes d’ouverture de la chasse et par des procédés complémentaires de ceux usités dans le loisir de mort et en particulier par piégeage, passe-temps cruel et malsain d’une poignée de tueurs agréés par les préfectures à cette fin peu glorieuse.
Loin de poser des problèmes, fouines, martres, putois, renards, belettes et consorts participent aux équilibres écologiques par leurs prédations et leur consommation de cadavres de petits animaux dans la nature.
Des études ont même révélé, dans un esprit très utilitariste et spéculatif, que ces carnivores étaient de précieux auxiliaires de l’agriculture.
Mais, devient « nuisible » l’animal que le chasseur veut persécuter après la fermeture de la chasse et par le piège.
Les associations de protection de la nature contestent, chaque année, les arrêtés de classement et le Conseil d’Etat fluctue en estimant qu’ici telle espèce a été stigmatisée par erreur et que là il n’y a rien à redire au classement.
 
 
 
 
 
 
Bien sûr, des groupements de chasseurs suscitent des témoignages de pauvres gens victimes des déprédations des animaux qu’ils souhaitent voir classer nuisibles.
Des esprits rétrogrades s’évertuent de traquer les derniers mustélidés dont les effectifs s’amenuisent, car la seule gestion qui intéresse ces personnages est celle du nombre de piégeurs.
Or, pour conserver des vocations, il faut maintenir les pratiques, donc il faut du classement.
Ces jours-ci, répondant aux recours de chasseurs, le Conseil d’Etat vient d’enjoindre au préfet du PAS-DE-CALAIS de coucher la minuscule belette sur la liste des « nuisibles » et au préfet de VENDÉE de réserver le même sort au putois.
Voilà qui ridiculisera le conseil d’Etat lorsque, dans quelques années, les observateurs prendront connaissance de ces décisions, fruits de l’ignorance.
 
 
 
 
Je pense qu’il conviendrait d’introduire au concours de l’ENA une épreuve de science, plus utile qu’une simple gymnastique de note de synthèse.
Car il est frappant de constater la méconnaissance profonde des données biologique par les juristes.
Nuisible, la belette !
Ce micro-mammifère pèse 80 grammes, peut se glisser dans un trou guère plus large qu’une pièce de monnaie. Elle consomme des proies à sa taille : souris, campagnols, musaraignes. Mais surtout, victime d’autres prédateurs dont le chat, empoisonnée par la consommation de rongeurs eux-mêmes préalablement empoisonnés, écrasée sur les routes, la belette disparaît.
Seule l’ignorance peut laisser croire à la nocivité redoutable de ce tout petit animal qui ne boit pas le sang de ses proies comme l’imaginent les obscurantistes et peut-être certains messieurs du conseil d’état !
Le putois, en revanche, est plus puissant mais lui aussi se fait bien rare et sera confondu avec le vison d’Europe, espèce en voie de disparation et totalement protégée.
 
 
Et puis, comment concevoir qu’une espèce soit nuisible ?
Toutes les espèces ont un droit à vivre sur la terre et la seule espèce nuisible serait celle qui anéantirait le vivant.
Simplifions la réglementation relative à la protection de la nature en posant, en principe, que toute espèce est préservée et qu’il n’y a plus lieu à persécuter les pies, corneilles, geais et belettes, renards .
Disons clairement qu’en Europe, aujourd’hui, tuer pour se distraire constitue une faute morale et que la chasse en notre temps n’a plus rien de commun avec celle des peuples primitifs qui traquaient les autres animaux uniquement pour se nourrir et non pour s’amuser et faire de cette mort une activité récréationnelle.
Derrière les impostures de la notion d’espèces à problème ne se rencontre que la perversité de ceux qui jouissent des prérogatives de tuer.
Aucune considération objective n’étaye les classements et il y a prétexte comme lorsque les chasseurs tentent de faire classer « nuisible » le pigeon ramier migrateur sur les cols ardéchois où l’espèce qui ne fait que passer n’occasionne pas le moindre dégât, dans l’unique dessein de pouvoir tuer en mars, en violation du droit européen.
 
 
 
 
 
La grande imposture réside dans cette propagande grossièrement mensongère d’un lobby chasse qui parle de « gestion » mais dont l’unique obsession est de tuer le plus possible avec le moins de restriction possible.
Désormais, les lois d'ici et d’ailleurs admettent que « l’animal est un être sensible ».
L’animal : très bien. Mais pas l’animal sauvage qui peut être fusillé, piégé, persécuté au nid ou au terrier, en migration, de jour et de nuit, pendant presque toute l'année en ce pays car d’ouvertures anticipées en clôtures différées, de classement en « gibier » en classement en « nuisible », l’animal libre ne connaît pas de trêve.
Qu’est-ce qui peut justifier qu’un blaireau soit torturé avant mise à mort alors que le même traitement infligé à un animal de compagnie enverrait le tortionnaire sadique devant le juge correctionnel ?
Un renard, un sanglier, une fouine souffriraient-ils moins qu’un chien ou un chat ?
 
 
 
 
La loi cède devant la perversion d’individus dont la mort est la culture et qui jouissent de faire saigner dans les champs les animaux sauvages et dans les arènes des taureaux suppliciés.
Alors, Monsieur le Ministre, agissez pour réconcilier le droit et le fait, la logique et le cœur, la volonté démocratique du pays et le respect du vivant en supprimant le concept d’espèce à problème.
Mais si le monarque électif dont le goût pour la cruauté envers l’animal semble avéré ne vous en laisse pas le loisir, partez pour ne pas couvrir de votre notoriété les crimes contre le vivant.
Le monarque n’avait-il pas investi une torera au titre de ses petits soldats de plomb et n’a-t-il pas nommé ministre une militante pro-corrida et pro-chasse !
 
 
Je rappelle que selon un sondage IFOP commandité par la CONVENTION VIE ET NATURE, 87% des Français souhaitent que l’animal sauvage soit protégé contre les actes de maltraitance.
Combien de Français ont-ils honte de leur classe politique élue par volonté de la finance, par campagnes de magazines, par ruses et par jeux de scrutins anachroniques ?
La cause de l’arbre, de l’animal et de l’homme est une cause commune.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
TEL 06 76 99 84 65
CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 10:09
Communiqué:
 
 
 
Face à l'animal et face à l'humain, l'homme n'a pas deux cœurs
 
 
 
Le système économique pervers suscite des serviteurs à son image.
La compétition, la concurrence, l'écrasement des plus faibles, le massacre de la nature, l'exploitation éhontée des gens caractérisent le libéralisme économique.
A l'issue d'une élection escamotée au cours de laquelle les citoyens furent invités à repousser le "péril fasciste", un adorateur du Marché, un émule du Thatchérisme a été élu.
Sans surprise, nous apprenons que le parti du président où se presse tout ce que la classe politique compte d'amateurs de "l'assiette au beurre" investit une tortionnaire de taureaux en qualité de candidate à la députation.
Rien d'étonnant de la part d'un monarque électif qui manifestait son souhait de réouvrir les chasses présidentielles et qui fait déjà copain copain avec l'inoxydable lobbyiste de la chasse, anciennement ami de SARKOZY, puis de HOLLANDE.
 
 
Conclusion :
Pour ceux qui aiment la nature, les animaux et les humains, la guerre est déclarée.
Il faut que se constitue un front de la Résistance au pouvoir de la finance, des firmes, des lobbies qui polluent, tuent, avilissent et flexibilisent.
Inlassablement, j'appelle à l'union de tous ceux qui refusent les régressions sociales programmées, les dévastations de sites naturels, la main-mise des oligarques sur l'intérêt public.
N'oubliez pas, lors des élections, que le nouvel hôte de l'Elysée aime les toreros, les chasseurs et l'empire de l'argent.
Vive l'opposition unie !
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 16:25
La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 23 avril 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
 
 
Biocentrisme et éthique animale
 
 
 
 
L’éthique, le droit, la conception que l’humain se fait de lui-même et du monde sont fruits des connaissances d’une époque.
Durant des millénaires, l’animal humain (puisque nous sommes des animaux) construisit son univers mental sur des mythes, des religions lui imposant, de
l’extérieur, des valeurs, des normes de vie dictées par les traditions de la tribu, de la cité, de la nation, de la communauté de rattachement identitaire.
Tout pouvoir venait des dieux dont les rois et empereurs recevaient délégation.
Avec le doute, les Lumières, la raison, l’homme, en Occident d’abord, apprit à lire dans le grand livre du monde en s’émancipant des dogmes révélés.
La valeur, la loi, la vérité ne vinrent plus de divinités extérieures mais de la délibération de l’individu et du groupe.

Depuis le 18ème siècle, la société passa insensiblement du théocentrisme à l’anthropocentrisme, l’homme se substituant aux dieux dans la hiérarchie des
valeurs.

Les théologiens durent s’adapter à se décentrage et, pour suivre le mouvement de fond irrésistible, ils proclamèrent que « dieu fit l’homme à son image
» ce qui permet la double adoration.
En fait, l’homme s’inventa des dieux à son image inversée : les dieux étant tout-puissants, totalement bons et éternels, ce que l’homme n’est pas.
Avec les acquis de la science contemporaine en ses diverses disciplines, génétique, paléontologique, physiologie comparée, biologie moléculaire et même
astrophysique, éthologie, se révèlent l’unité profonde du vivant et les lois de l’évolution des espèces.

Ces données nouvelles révolutionnent la vision que l’homme pouvait avoir de la nature, de sa place dans l’univers, de son rapport aux autres espèces et
incontestablement, DARWIN et son évolution des espèces, en 1859, marque une rupture décisive et salutaire.
 
 

Aujourd’hui, après le passage du théocentrisme à l’anthropocentrisme, nous devons élargir le cercle de l’empathie en accédant au biocentrisme.
En 2002, nous créâmes, en France, la CONVENTION VIE ET NATURE portant cette éthique qui, à la différence de certains mouvements écologistes, n’a aucune
aspiration à la nostalgie, à la régression, au retour vers un âge d’or, un paradis perdu qui n’ont jamais existé dans le passé, passé plein de superstitions,
de peurs, d’ignorances, de maladies, de guerres, de négations des droits fondamentaux de l’homme, des autres animaux et de la nature.
L’homme d’hier ne respectait pas mieux le vivant.
Il n’avait pas les moyens de destruction que confèrent aujourd’hui les sciences et techniques.
Il est vrai que la maîtrise contemporaine offre à la cupidité humaine des occasions formidables d’anéantissement du vivant.
 

Vous savez que nous assistons à la sixième grande disparition d’espèces sur la Terre et que cette disparition massive nous est imputable.
Vous savez que des milliards d’animaux sont élevés et tués dans des conditions indignes
de la plus élémentaire sensibilité pour satisfaire un système productiviste
fou de profits.

Vous savez que perdurent, ici et maintenant, des loisirs débiles et cruels comme la chasse qui s’exerce au détriment d’une faune exsangue et artificialisée.

Vous savez que des foules, certes marginales mais néanmoins contemporaines, paient pour jouir de la torture des taureaux dans des arènes.

Une mutation éthique est en cours mais celle-ci se heurte à des forces obscurantistes qui voudraient confiner l’animal non-humain dans la catégorie des
choses que l’on peut marchandiser, violenter, maltraiter pour le jeu ou le profit.
Des lobbies, la classe politique, des forces économiques contrarient les avancées de la conscience et refusent la transcription de l’éthique biocentriste
dans le droit et dans les mœurs .
A titre d’illustration, j’ai dû plaider devant la cour européenne des droits de l’homme contre la loi dite VERDEILLE, imposée par le lobby chasse, qui contraignait
les petits propriétaires à accueillir chez eux ce loisir de mort.
Il fallut plaider devant les juridictions administratives, durant près de vingt ans, pour obtenir la transposition d’une directive européenne portant protection
des oiseaux et aboutir à réduire de quelques semaines le temps d’ouverture de la chasse, en juillet et en février.
 
 

Comme tous les changements en profondeur, le passage à une société biocentriste, respectueuse de la nature et des êtres vivants, sera inéluctable, mais
ne se fera pas sans luttes idéologiques.
Celles-ci seront d’autant plus rudes que nonobstant l’évidence de notre éthique, des intérêts colossaux et bien gardés s’opposent à cette reconnaissance
de la valeur première de la vie.
Les traditions, la quête du profit, les filières et les corporatismes structurés verrouillent la société.
Le biocentrisme est-il un contre-humanisme ?
Récuser l’humanisme serait nier les acquis, contester les droits de l’homme, régresser au point de rater le rendez-vous avec un mieux, un vrai progrès.
Notre objectif est de conserver en dépassant l’humanisme. L’Etat, la loi, les pouvoirs publics ont pour vocation de libérer et protéger les plus faibles.
Désormais, la nature menacée, agressée, meurtrie exige cette protection contre les exactions humaines.
 
 

Le biocentrisme invite à la grande réconciliation de l’humain avec l’animal et tout le vivant.
Espèce biologique parmi les espèces, l’homme est fruit d’une évolution dont rien ne permet de dire qu’elle est achevée.
Il apparaît probable, en contemplation de la science contemporaine, que l’homme pourrait devenir le principal facteur de sa propre transformation.
Toute évolution peut être la bienvenue si elle tend à faire reculer la souffrance et la mort et, dans le même temps à rendre l’humain meilleur c’est-à-dire
moins violent, moins cruel, moins cupide.
Réchauffement climatique, épuisement de la biodiversité, fin des ressources et submersion par les pollutions menacent la survie.
Le fait de les prévoir devraient conduire à les éviter.
Le pire peut advenir : l’homme peut être une impasse évolutive, un échec, un fléau de la terre, s’il perdure à artificialiser, à empoisonner, à chasser.
Mais, il peut aussi muter et accéder à une maîtrise sage, bienveillante, protectrice du vivant ;
C’est à cette mutation que nous appelons.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D'ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS
 
FORCE POUR LE VIVANT
 
 
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 19:18
la lettre de Gérard CHAROLLOIS Le jeudi 20 avril 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
 
Chers amis militants,
 
 
 
Je vous invite à participer, le samedi 22 avril, à partir de 14 heures, à l'assemblée générale de la CONVENTION VIE ET NATURE, à l'AGECA, 177 rue de CHARONNE, pARIS XI.
Merci de votre présence.
 
 
 
Face aux élections.
 
 
 
Après vingt ans de militantisme au RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS à LA CHASSE et dans divers conseils d’administrations d’associations DE PROTECTION DE LA NATURE, j’ai appris les limites bien étroites de l’action associative.
 
 

En 1999, un membre du cabinet de Dominique VOYNET au ministère de l’environnement énonçait, hélas avec justesse, qu’un arrêt du conseil d’Etat contre la
chasse pesait moins lourd qu’un rapport de forces politiques.
Tout est politique.
Ce sont les élus qui votent les lois, édictent les règlements, décident des grands travaux inutiles, allouent les subventions, autorisent ou prohibent les
mises sur le marché des produits, orientent l’économie, consultent ou excluent des partenaires de la société civile.
Or, tout élu n’aspire qu’à le rester et satisfait les groupements susceptibles de faire ou défaire son élection.
 

La force de frappe électoral d’un groupe de pression pèse infiniment davantage que la justesse d’une cause, la solidité d’un dossier technique, la gentillesse
d’une association bon enfant qui sollicite l’écoute d’un ministre.
Pour un élu, la question sera toujours : « la protection de la nature, la défense animale, l’écologie éthique : combien de divisions électorales ? ».
Le 26 juillet 2000, le parlement adoptait une loi sur la chasse, dite loi VOYNET, que je jugeais trop favorable aux chasseurs.

Elle reconnaissait le droit de non-chasse que j’avais obtenu par arrêt de la cour européenne des droits de l’homme l’année précédente, en assortissant son
exercice de contraintes inutiles. Elle édictait un jour sans chasse obligatoire.
Le lobby chasse fulmina contre cette loi d’écologiste.
En mai 2002, suite à l’accident électoral du 21 avril, la droite de l’argent revenue au pouvoir désignait Jean-Pierre RAFFARIN, premier ministre. Il déclara
immédiatement que « La chasse était sa priorité ».
Le 30 juillet 2003, Mme BACHELOT, la plus mauvaise ministre de l’écologie que ce pays eut à subir, faisait voter une nouvelle loi chasse supprimant le jour
sans chasse et octroyant des garanties et avantages financiers aux fédérations départementales des chasseurs, pendant qu’elle tentait de rallonger les
périodes de chasses aux oiseaux et permettait l’emploi de lecques pour tuer des petits oiseaux en LOZÈRE et AVEYRON.

Entre temps, avec Armand FARRACHI et quelques militants, nous avions fondé en mai 2002 la CONVENTION VIE ET NATURE, mouvement dont j’indiquais alors qu’il
n’était surtout pas « apolitique » mais supra-politique en ce sens qu’il était le parti de l’arbre, l’animal et l’homme.
Fort de notre expérience sur la faiblesse de l’action purement associative, conscients de la dépendance absolue du sort du vivant aux aléas politiques,
j’ai toujours indiqué les conséquences des résultats électoraux sur la cause biocentriste.
Je le fais sans aucune faiblesse, car la lâcheté consisterait à se taire et à ne pas s’exposer aux préjugés, aux inerties, aux fantasmes qui habitent trop
de nos contemporains en présence de la vie politique.
Je le fais également sans aucun autre parti pris que celui de la nature.
Objectivement, en totale impartialité, il faut constater présentement qu’en février dernier, des candidats vinrent effectuer la danse du ventre devant l’assemblée
générale de la fédération nationale des chasseurs.

Ces mêmes candidats s’agenouillèrent en mars devant le congrès de la FNSEA, à BREST, FNSEA adepte des pesticides, de l’élevage concentrationnaire, du productivisme
calamiteux et des subventions publiques à l’agriculture toxique.
Rien d’étonnant à ce que les mêmes candidats se prononcent en faveur de l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES et en faveur de la reprise des chasses présidentielles.
Ces candidats, une fois élus, feront la politique des chasseurs, des pollueurs, des promoteurs, de la finance, des oligarques qui détruisent la vie sur
Terre pour faire du profit.
Faudrait-il le dissimuler ?
Faire ceux qui l’ignorent pour ne pas peiner les ignorants ?
Mon devoir est d’alerter ceux qui veulent que cesse le grand massacre.
Les deux candidats du Système, en cette année 2017, sont François FILLON et Emmanuel MACRON dont la différence tient à ce que le premier va encore à la
messe alors que le second n’y va plus.
S’il advenait par extraordinaire qu’un ami lecteur égaré « aime » l’un de ces candidats, je dois immédiatement le consoler : les jeux sont faits et, sauf
improbable surprise, l’un des deux sera élu, puisque le Système le veut.
La France pèse trop lourd, en Europe et dans le monde, pour qu’elle heurte les intérêts financiers du Système mondialisé.
Bien sûr, en devenant conscient de la manipulation, en comprenant qu’un Système détruit le vivant et a pour logique l’extinction de la nature, on sabote
la belle mécanique illusionniste.
Je ne parle pas d’un « complot », laissant cela aux esprits paranoïdes.

C’est beaucoup plus simple.
Ceux qui détiennent l’argent veulent spéculer, construire des aéroports, des autoroutes, des centres commerciaux, des stations de skis ou des ports de plaisance,
forer des gaz de schistes, vendre du pesticide et couler du béton. Pour s’assurer des Marchés, ils achètent des journaux, des chaînes de télévisions et
financent directement des candidats qui, en retour, doivent autoriser les grands aéroports, les lotissements, les centres de loisirs, les infrastructures
juteuses, au besoin sous le prétexte menteur du développement, de la croissance, de l’emploi.
Et voilà pourquoi je vous invite à ne pas être complices du Système, à devenir insoumis, à renverser la table en soutenant le candidat en meilleur posture
pour troubler le jeu pervers des serviteurs de la chasse, de l’agrochimie, du BTP et de la finance.
Après les présidentielles viendront les législatives.
Je serai candidat à LIMOGES pour FORCE POUR LE VIVANT avec pour mesures emblématiques l’abolition immédiate de la corrida et de la chasse à courre.
Nos idées, notre éthique ne l’emporteront que le jour où nous constituerons une force de frappe électorale plus puissante que celle des ennemis de la terre.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 11:26
Communiqué : qui sont les nuisibles ?
 
 
 
La CONVENTION VIE ET NATURE constate que l’ignorance, l’arriération, le non respect du vivant, la négation de la sauvegarde de la biodiversité affectent encore les décideurs confrontés aux addictions destructrices des chasseurs.
En Aquitaine, un préfet autorise des tirs massifs de tourterelles turques pour lutter contre la grippe aviaire, conséquence de l’élevage intensif et concentrationnaire des palmipèdes.
En DORDOGNE, l’administration ouvre la chasse, toute l’année, en mars et tous les jours de juin au prétexte de présence de sangliers, animaux artificiellement et souvent clandestinement introduits pour alimenter le stand de tirs des chasseurs.

La chasse n’est pas la solution, mais le problème en cette affaire.
D’autres obsédés par l’aseptisation de la nature veulent la mort des blaireaux au motif qu’ils véhiculeraient la tuberculose bovine.
Ailleurs, il faut tuer le renard, la nuit, parce qu’il mange des poules, le cormoran parce qu’il mange des poissons, le loup parce qu’il mange des moutons, l’ortolan parce que cela se faisait, l’oie parce qu’il faut bien tuer.
Pour ces esprits obscurantistes et criminels, la disparition de l’avifaune, y compris des petits passereaux, naguère si communs, les équilibres écologiques assurés par les prédateurs, le caractère sensible de tout animal, l’insécurité générée par la chasse dans les campagnes sont des faits ignorés.

Abolissons la chasse, mort loisir, car elle est nuisible et tend à l’anéantissement de la nature.
Donnons à ce pays des décideurs responsables, éclairés, courageux, à l’écoute, à la fois des scientifiques qui s’alarment de la sixième grande extinction d’espèces et de l’immense majorité de nos contemporains désireux de signer la paix avec la faune.
Le grand massacre est une injure faite à l’intelligence et au cœur de l’humain.
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
Contact: 06 76 99 84 65
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:14

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         Le dimanche 22 janvier 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

Le temps des morts-vivants

 

 

 

 

Celui qui n’éprouve pas le doux bonheur de vivre ne peut pas s’empêcher de détruire, de souiller, de dégrader, de dénigrer, d’abaisser. Il est un mort-vivant, un chasseur, un tortionnaire, un destructeur de vies.
Fuyez les dangereux délinquants relationnels qui méprisent la vie et célèbrent la mort.
Il y a des hommes plutôt biophiles et d’autres plutôt thanatophiles.
Les seconds aiment le sang, la souffrance, l’effroi, la domination, l’exploitation d’autrui.
Leurs interlocuteurs, leurs partenaires en relations sociales comme en amour ou en amitié, ne sont jamais que des objets.
Leurs victimes s’appellent, selon les circonstances et les commodités du jour, enfants, femmes, animaux, ennemis désignés, impies, êtres offerts en expiation de leur sadisme ordinaire et conformiste.

 


Chaque société possède ses victimes expiatoires à l’encontre desquelles les morts-vivants peuvent exercer leur rancœur de frustrés.
Le mal devient banal, participe du paysage et les gens ordinaires ne le voient même plus.
Oui, la chasse, mort-loisir, révèle cette banalité du mal absolu et nombre de contemporains évoque cette activité avec une lâche complaisance comme si le fait d’ôter la vie, de tuer pour se distraire pouvait ne pas nous inquiéter.
« Silence : on tue » demeure une cruelle permanence, ombre infinie couvrant l’humanité.
Vaincus par les armes, en 1945, les dirigeants nazis furent jugés par les vainqueurs et, pourl a plupart, condamnés à mort à NUREMBERG.
Leurs agressions avaient généré des millions de victimes qui auraient été niées, oubliées, si le sort des armes avait été favorable aux fascismes.
En 2003, Bush, président républicain des USA, déclencha une guerre d’agression contre l’Irak, sous des prétextes parfaitement mensongers, tua son président dictateur, rompant ainsi les digues qui retenaient l’obscurantisme et les haines tribales religieuses.
Ce crime contre l’humanité a provoqué, à ce jour, plus d’un million de morts et les affrontements communautaires perdureront encore longtemps dans ces régions où les Lumières n’ont pas encore dissipé les ténèbres identitaires et superstitieuses.
Nul ne jugera le président BUSH, parce qu'on ne juge pas les vainqueurs et que l’Histoire tarde à rendre ses verdicts. Ils viendront, un jour, mais les criminels ne seront plus là pour éprouver l’opprobre que méritent leurs exactions.
En cette année 2017, un vent mauvais souffle sur la planète et les dirigeants politiques s’inscrivent dans le cercle des morts-vivants.

Pour faire de l'argent, les entrepreneurs américains du pétrole, des gaz de schistes, du charbon, se réjouissent de la liberté d’entreprendre que leur promet
le milliardaire affairiste, en mission à la tête de l’État fédéral, pour servir les intérêts privés au détriment de l’intérêt général.
Qu’importe, pour ces personnages, le devenir de la nature, du climat, de la santé publique !
Seul compte le profit immédiat et égoïste.
Les Européens contemplent les dérapages farfelus de l’invraisemblable président des États-Unis, tout en suivant la même pente délétère, celle d’un individualisme
forcené, stupide, irresponsable.
Qu’y a-t-il de commun entre la chasse, loisir d’arriéré, et le libéralisme économique exacerbé ?
Ceci : ils tuent.


Ne soyons pas leurs complices par une vaine pusillanimité.
Faisons le choix de la vie et faisons-le clairement, courageusement, dans un esprit de Résistance.
Contre la chasse, contre le culte de la liberté d’entreprendre, ne soyons pas des Munichois qui capitulent moralement en pensant, par des reniements, amadouer
les morts-vivants.
Je sais, le monde est à la fois complexe et dangereux et ceux qui invitent à la réflexion, à l’analyse, puis à l’action, courent l’immense risque de l’incompréhension.
Mais se taire face aux périls est un risque plus grand encore.

 

 

 

 

 Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 12:24

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Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 25 octobre 2015-10-25

 

Question posée par courrier : « Vous condamnez la chasse et avez organisé récemment une manifestation contre ce loisir, selon la presse locale. Mais les agriculteurs se plaignent des dégâts provoqués par les sangliers. Comment prévenir ces dégâts, sans la chasse ? »

 

 

Réponse :

 

         Cher Monsieur,

 

             Je vous remercie pour la question que vous avez bien voulu me poser, relative à la présence des sangliers, dans nos campagnes, sur leur incidence sur l’agriculture et sur le  rôle de la chasse sur cette espèce.

 

         Par-delà tout présupposé éthique, partons d’un pur fait objectif.

Durant la première moitié du 20ème siècle, les chasseurs tuaient essentiellement, dans nos régions, des petits animaux : lapins, lièvres, perdrix, faisans, pigeons ramiers.

Bien peu de chasseurs se spécialisaient dans les grands animaux : sangliers, chevreuils, cerfs.

Il faut dire que dans les campagnes, le lapin, la perdrix, le lièvre étaient abondants, surtout à la sortie de la guerre et ses cinq années d’interdiction de la chasse, alors queles grands animaux étaient relativement rares.

 

Puis, suite à la myxomatose, aux transformations de l’agriculture, à la pression de chasse, les petits animaux disparurent.

Les associations locales de chasse sont contraintes de relâcher massivement des faisans et perdrix d’élevages et des lièvres pour alimenter la chasse de ces espèces, chasse que nombre de chasseurs délaissent désormais au profit de la chasse en battues, aux chiens courant, des  sangliers et  chevreuils.

 

Depuis les années 1980, le sanglier est devenu l’animal le plus chassé.

Ce que je décris ici est incontestable et nul n’en disconvient.

La chasse a évolué durant les cinquante dernières années.

 Les petits animaux ont été remplacés par les grands mammifères et la chasse individuelle a cédé le pas à la chasse en battues.

 

Or, naguère, il n’y avait pas de dégâts majeurs liés à la présence des sangliers.

 

Ainsi, très objectivement, on constate que le fait que le sanglier devienne la proie préférée des chasseurs va de pair avec l’augmentation des effectifs de l’espèce.

Plus le sanglier est chassé et plus il y a de dégâts imputés à l’espèce.

Pourquoi ?

Il faut savoir que nos sangliers actuels sont en fait des hybrides qui ont été croisés avec des porcs domestiques pour en accroître la prolificité.

Il faut savoir qu’il y eut longtemps et, peut-être parfois encore, des lâchers clandestins de sangliers par certains groupes de chasseurs.

Il faut savoir que les sangliers sont souvent nourris artificiellement par les chasseurs, ne serait-ce que pour les « fixer » en forêt sur un territoire de chasse, en évitant qu’ils envahissent les champs de maïs et surtout qu’ils désertent pour une chasse voisine et concurrente.

Enfin, il faut savoir que la chasse a éliminé tous les prédateurs naturels et, entre autres, le lynx qui pourrait préempter de jeunes marcassins et donc réguler la population.

Ainsi, loin d’être la solution aux dégâts de sangliers dans les cultures, la chasse se révèle être le problème.

La simple constatation des faits le prouve.

Je dois également déplorer que trop d’humains, agriculteurs, éleveurs ou autres, n’acceptent plus la présence de la nature.

Nous partageons la terre avec d’autres espèces animales et végétales.

Veut-on, au nom du profit maximum, aseptiser l’espace naturel ?

L’homme peut trouver, pour toute espèce, en toute circonstance, de mauvaises raisons pour détruire, éliminer.

Il vous suffit d’observer, autour de vous, ce comportement inquiétant dont trop de nos contemporains n’ont pas même conscience.

 

Je prône une autre approche du vivant, approche fondée sur le respect, la bienveillance, le souci de sauver la biodiversité.

Vaste défi, car, pour l’heure, un processus d’anéantissement est à l’œuvre.

Recevez, Cher Monsieur, l’assurance de mes salutations distinguées.

 Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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