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  • : Le blog de le journal de campagne de KIKI DU 78
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 11:21
La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 2 avril 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
 
 
Natalisme et migrations
 
 
 
 
Tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre.
Nul être purement potentiel ne dispose d’un quelconque intérêt à naître.
La planète souffre d’une lèpre que contemplent les astronautes de la station spatiale internationale : lumières des mégapoles, extension des zones arides,
déforestations massives.
40% de la biodiversité est directement menacée et "l’animal raté" (voir Pierre JOUVENTIN) qu’est l’homme perdure à croître et multiplier, à aménager c’est-à-dire
à déménager le vivant pour assouvir sa cupidité insatiable.
L’Afrique va doubler sa population dans les décennies prochaines et le sort de sa grande faune se trouve gravement compromis.
Cet anéantissement du vivant constitue le plus grand défi que pose l’humain, bien avant les courbes de la croissance, les échanges commerciaux, les dettes
publiques et les profits des spéculateurs.
 

Une politique publique responsable viserait d’une part, à œuvrer à l’allongement de la vie, à la guérison des maladies, à l’amélioration des conditions
matérielles de l’existence de chacun, puisque tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre et, d’autre part, à inciter et non à contraindre à une
limitation des naissances.
Les aides sociales, la fiscalité furent des instruments au service des politiques natalistes. Les gouvernants voulaient des soldats, puis des consommateurs.
Comme dans bien d’autres domaines, ce qui fit la prospérité, le progrès, ce qui permit des avancées indéniables parvient aujourd’hui à un stade impliquant
un changement radical d’orientation, sous peine de compromettre les acquis et de menacer la vie.
Présentement, l’option, à terme, réside entre une « sobriété imposée », une austérité sinistre, pour une humanité innombrable ou une aisance heureuse pour
une humanité en harmonie et en paix avec la biosphère.
Fruit du natalisme, l’artificialisation du milieu s’accompagne de migrations massives de populations poussées par un tropisme positif vers les zones les
plus prospères et les plus pacifiques de la terre.
L’Europe, la Guyane, Mayotte sont des phares où papillonnent des victimes des guerres, des corruptions de dirigeants, des famines.
Ces migrants effraient par leur nombre, leurs mœurs, leur culture, les habitants des contrées favorisées qu’ils submergent.
Mais il faut constater que nul ne quitte le ciel qui le vit naître par pur caprice et pour le seul plaisir du déracinement.
Ces mouvements massifs, préjudiciables pour tous, ont pour origine des guerres tribales, des retards de développement humain imputables aux religions, des
phénomènes climatiques, la conjugaison de ces facteurs générant violences, peur et misère.
Les migrations ne sont pas de bonnes choses, ni pour les peuples de réception, ni pour ceux qui fuient le malheur.
Pour juguler ces déséquilibres démographiques, il convient d’éliminer la guerre, de combattre les corruptions des dirigeants, de limiter le natalisme et
ainsi de permettre à tout individu de vivre en paix, en sécurité, à l’abri du besoin, chez lui.
 
 

Or, des analyses objectives permettent de comprendre les causes des affrontements tribaux et de combattre ces fléaux.
On peut trouver des remèdes à la grande pauvreté et au sous-développement économique qui est d’abord un sous-développement culturel.
Oui, nous voulons des humains moins nombreux mais aussi plus heureux, des humains pacifiés, réconciliés avec eux-mêmes et avec le règne du vivant, des humains
respectueux de la nature.
A défaut de cette limitation à sa prolifération, l’homme, cellule cancéreuse de la terre, finira par s’autodétruire après avoir exterminé les autres grands
singes, les éléphants, les loups.
Sujet tabou, le défi démographique mérite d’être examiné en face, sans pusillanimité, sans l’écran de fumée des monothéismes qui placèrent l’homme en dehors
de la biosphère, le situant en apesanteur à l’image inversée d’un dieu, des monothéismes qui firent de la croissance de la population humaine un objectif
infini.
 

La France parle de son département équatorial de Guyane, avec ses deux cent cinquante mille habitants, dont 15% ne bénéficieraient pas d’adduction d’eau
et d’électricité.
Mais la Guyane est un joyau écologique, une zone d’une richesse exceptionnelle de formes de vies que menacent le braconnage, le mercure des chercheurs d’or,
ce métal vain, les défrichements sauvages et les migrations des plus pauvres en mal d’aide sociale.
Tristes tropiques écrivait LEVI STRAUSS, où les méfaits de l’homme s’avèrent plus qu’ailleurs calamiteux.
Il est urgent de déclarer la paix au vivant et même, pour les meilleurs d’entre nous, notre amour de cette luxuriante diversité de la vie.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS
FORCE POUR LE VIVANT
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:58
(l’Assemblée Générale de la CONVENTION VIE ET NATURE se tiendra le samedi 22 avril, à partir de 14 HEURES, dans les locaux de l’AGECA, 177 rue de CHARONNE,
PARIS XI).
www.ecologie-radicale.org
 
 
 
 
La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 26 mars 2017
Tél. 06 76 99 84 65
 
 
 
 
Halte au massacre des innocents
 
 
 
 
Dette publique, emplois, niveau de vie, retraites, croissance, affrontements communautaires occupent les débats, polluent la pensée, constituent des éléments
de langage des politiques.
Rares sont les discoureurs mentionnant la protection de la nature.
Dans la langue moderne, on dit : la biodiversité.
 
Merci aux deux candidats à la présidentielle Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON qui osent évoquer, ne serait-ce que subrepticement, le vivant, la nature,
la sixième grande disparition d’espèces et même la souffrance des animaux.
Chasse, pesticides, explosion démographique humaine, urbanisation galopante provoquent une mort inéluctable de la biosphère qui s’achèvera par celle du
grand « nuisible », si celui-ci ne sait pas muter à temps en maîtrisant sa cruauté et sa cupidité.
Le réseau routier qui mite l’espace participe grandement du grand massacre et le mensuel SCIENCE ET VIE de mars 2017 consacre un article à ce sujet tabou.
Les élus locaux ne rêvent que de routes nouvelles, de ronds-points, de rocades, pensant que leur mission première consiste à gratifier leurs électeurs d’asphalte.
A peine ont-ils balafré le paysage d’une voie nouvelle, superbe désenclavement, qu’il leur faut promouvoir une autre infrastructure, suivie de beaucoup
d’autres.
Ils veulent répondre aux exigences du trafic et plus encore satisfaire les entreprises privées en mal de captation d’argent public.
Une équipe scientifique, selon l’article susvisé, indique avoir étudier l’emprise des routes sur l’ensemble de la planète.
Ces chercheurs ont ainsi trouvé, sur la terre, six cents mille fragments dont la moyenne ne dépasse pas 1 km2.
 .Une route tue des amphibiens, des hérissons, des oiseaux, des blaireaux, des fouines.
Une route est un espace perdu pour la nature, une source de pollution, de morcellement d’un milieu naturel, une occasion de pénétration d’activités humaines
pas toujours saines pour la diversité biologique.
Ce qu’il faut « désenclaver », c’est d’abord les esprits des décideurs formatés à une croissance illimitée sur une planète limitée.
Le bonheur des citoyens n’exige pas l’implantation forcenée d’infrastructures de transports.
La qualité de la vie, le silence des hommes et les bruits de la nature, les paysages préservés valent mieux que le vacarme et les gaz d’échappements des
véhicules.
Parce que nous sommes encore dans une préhistoire, parce que l’humain n’est pas responsable, les soumis, les conformistes de la croissance et les corrompus
qui perçoivent des retombées gratifiantes des entreprises de travaux publics perdurent à assassiner la nature en artificialisant les espaces naturels.
Contre la fièvre routière, opposons une révolution des mentalités.
L’an passé, un habitant estimable d’une commune du PÉRIGORD, CHANCELADE en banlieue de PÉRIGUEUX, s’émouvait de l’écrasement d’amphibiens sur une très petite
route, longeant une zone humide et traversée par les crapauds en mars, saison de leurs amours, lorsque ces animaux rejoignent leurs sites de pontes.
 

La SEPANSO, association départementale de protection de la nature, adressa au maire de cette commune un courrier pour lui proposer de rechercher des solutions
techniques permettant de limiter ces écrasements.
L’élu local, sans doute totalement indifférent au sort de la biodiversité, ne crut pas devoir répondre aux protecteurs des amphibiens.
Bien sûr, il existe aussi des élus locaux éclairés, soucieux de remédier à ces hécatombes, mais ils sont encore trop rares.
Au fond, il ne dépend qu’à vous d’en changer.
Participez à l’insurrection citoyenne contre les corrompus, les chascistes, les négationnistes des droits du vivant.
En votant, n’oubliez pas de dire halte au massacre des innocents.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS
 
FORCE POUR LE VIVANT
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:38
La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 12 mars 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
La mutation écologique.
 
 
 
Parmi les « éléments de langage » de la politique, la mode est à la « mutation écologique ».
Excepté aux partis républicains français et étasunien qui ignorent le mot écologie, tous les autres candidats se réclament d’une prise de conscience dela nécessité de cette mutation écologique.
Il conviendrait d’expliquer ce concept, définir ce qu’il recouvre, quelles implications concrètes il comporte.
Pour les politiques, il s’agit de favoriser des filières, offrir des subventions et des exonérations à des firmes, des groupements industriels qui ont su peindre en vert leurs intérêts privés.
Leur mutation écologique n’échappe en rien à la logique de la société de dévastation fondée sur un seul puissant pilier : le profit vorace et immédiat.

La transition énergétique constitue un magnifique alibi pour investir et spéculer, pour bétonner et artificialiser, pour déménager la nature et implanter des infrastructures, pour capter de l’argent public en améliorant son image, en se donnant bonne conscience, en affichant une vertu environnementale, tout en contribuant à assassiner la diversité biologique de la terre.

Je propose une toute autre « mutation écologique ».
En présence d’un projet d’infrastructure, d’une innovation technologique, d’un mode de production, il faut examiner leurs incidences sur la faune, la flore et les milieux naturels au même titre que celles sur la santé humaine.
Sortir d’un anthropocentrisme criminel représente notre mutation écologique, celle qui place le vivant au centre des valeurs.
Champs d’éoliennes sur toutes les collines ou de panneaux photovoltaïques au lieu et place de forêts pourraient bien ne constituer que des miroirs à alouettes, exactement comme le furent, il y a une quinzaine d’années, les « biocarburants », avant que les dupes se rendent compte qu’il ne s’agissait que « d’agrocarburants », polluants et dévoreurs d’espaces.
D’aucuns imaginent opter entre tel ou tel mode énergétique, sans comprendre que les filières s’additionnent pour spéculer et additionnent leurs nuisances.
Y aurait-il des esprits assez innocents pour ne pas avoir compris que dans une société de Marché, l’unique religion est le profit et que tout le reste n’est qu’habillage pour faire accepter les destructions de nature.
 

Après cette critique, je propose :
D’une part de réduire les gaspillages d’énergie en sanctionnant les éclairages abusifs,par exemple ;
D’autre part, inviter les ingénieurs à concevoir des technologies exemptes d’incidences létales pour la biodiversité.
Une mutation écologique, c’est mettre la nature à l’ordre du jour.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS
 
 
 
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 11:24
la lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 5 mars 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
 
Refonder une écologie politique.
 
 
 
Parmi les idées fausses communément radotées, vous entendrez autour de vous ces navrants propos : « tous pareils et tous pourris », « nous ne croyons plus à la politique et ils nous ennuient ».
Ces citoyens démissionnaires, mûrs pour toutes les servitudes et d’abord celles du Marché, oublient que durant des générations des hommes se sont battus, parfois au prix de leurs vies, pour renverser les monarchies, abattre les féodalités, conquérir la liberté de pensée et d’ expression et le droit de voter.
Merci à ces grands ancêtres révolutionnaires démolisseurs de traditions, d’ ordre établi, de docilité lâche !
Honte aux petits personnages d’aujourd’hui prompts à tous les reniements pour devenir ministricules !
C’est insulter la mémoire des grands ancêtres et renier leurs combats que de sombrer dans un nihilisme déprimant laissant le champ libre aux nouvelles féodalités.
Quand les meilleurs se taisent, on entend que les pires.
 


Je concède cependant volontiers que les acteurs politiques contemporains sont d’une navrante médiocrité, avec des agents des milieux d’affaires qui se parent de la dénomination de Républicains, de pseudo-socialistes ralliés à l’économie de marché, des écologistes qui louvoient pour devenir ministres sans exiger la plus petite avancée en faveur du vivant.
L’ indigence du spectacle, loin de nous dissuader d’agir, commande un sursaut éthique.
Ainsi, pour ce qui nous concerne, nous écologistes, il est impensable de participer à une majorité parlementaire, à un gouvernement, sans que dans les six mois de la législature soient abolies la torture tauromachique, la chasse à courre, la vénerie sous terre.
Il est déshonorant pour ceux qui se drapèrent de vert, qui accédèrent à des fonctions ministérielles de n'avoir pas exigé, pour prix de leur soutien, ces progrès qui ne coûtent rien, qui n’exigent
aucune adaptation économique, aucun reclassement social, aucune dépense publique.


En l’état de nos sociétés, nous savons que nous ne pouvons pas élever le niveau de conscience de nos lois et règlements, du jour au lendemain et de surmonter toutes les tares.
Il faut changer les lois par les lois et les mœurs par les manières.
Je ne reprocherais pas aux anciens écologistes politiques déchus et discrédités de n’ avoir pas obtenu un pays biocentriste ou véganiste, les choses étant ce qu’elles sont.
En revanche, l’ absence de toute avancée signe leurs reniements et leur quête des apparences du pouvoir.
Il suffit de quelques heures de débats à l ’assemblée nationale pour abolir les spectacles et loisirs de mort.
Alors, un politicien opportuniste aura tout intérêt à promettre une réforme hypothétique qui ne se concrétisera que le jour où il ne sera plus là pour assumer sa carence.
Ce qui peut être fait immédiatement exige davantage de courage et appelle davantage de probité morale.
Concrètement, le parti dit VERT attira des militants honnêtes, authentiquement biocentristes, tels Laurence ABEILLE, Pascal DURAND ET les membres de la commission condition animale, mais aussi de piètres carriéristes, pauvres girouettes prompts à toutes les trahisons pour mener à bien de misérables petites ambitions égotistes.
C’est ainsi qu’à côté de ceux auxquels je rends hommage pour la qualité de leur travail parlementaire, vous trouvez des adeptes de la corrida, des tueurs de loups, un député soutenant les piégeurs de petits oiseaux à la glu en Provence, une députée dite verte de l'Indre refusant de signer une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre pour ne pas froisser les adeptes du loisir de mort.


La crise actuelle pourrait être l’occasion d’une refonte de l’écologie politique sur des bases éthiques claires et fortes.
Sortir de la corruption implique deux démarches :
D’ abord, une séparation de la politique et des affaires avec un strict contrôle des élus dans leur pouvoir d’affectation des fonds publics ;
Puis, rendre à la parole politique son sens, sa portée, sa vérité.
Ainsi, le parti socialiste pourrait expurger sa fraction « adoratrice des entreprises privées » et redevenir socialiste.
Le parti écologiste devrait, quant à lui, se refonder en s’affirmant résolument défenseur de l’arbre, l’animal et l’humain. Les tenants de la chasse et de la tauromachie n' ont pas de place parmi nous.


Le parti dit les Républicains devrait assumer être le parti de la lutte des classes à rebours, du grand patronat et du conservatisme social.
Ce n’est qu’au prix de ce langage de vérité que le citoyen reprendra confiance en une vie publique bien dégradée.
Sans cet effort de probité, les citoyens demeureront des sujets du marché, désabusés, blasés, indifférents aux querelles subalternes d’une classe politique professionnelle dérisoire.
La chute présente, l’explosion partisane, peuvent nous offrir cette chance de repartir sur des bases plus saines et de rassembler tous ceux qui font le choix de la vie.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 11:17

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 26 février 2017 

 TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

Une machine à perdre.

 

 

 

Pendant longtemps, j’ai milité pour la protection de la nature, dans un cadre associatif, au sein du RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS à LA CHASSE, de la SOCIETE
NATIONALE DE PROTECTION DE LA NATURE et autres structures régionales. Je répugnais à un engagement politique, non pas pour des raisons éthiques, mais en contemplation de la pathologie mentale, à savoir un narcissisme névrotique, affectant les meneurs de partis ou groupuscules politiques.
Devant les périls, la montée de la contre-révolution, la dictature masquée des lobbies, la manipulation sournoise des peuples par les forces d’argent, j’appelle aujourd’hui à la mobilisation politique pour défendre l’arbre, l’animal et l’homme.


Or, je constate avec consternation les comportements suicidaires des femmes et hommes de mieux qui, au lieu de s’unir, s’éparpillent en organisations rivales, comportement garantissant leur échec et la pérennité de la malfaisance des ennemis de la terre : spéculateurs, pollueurs, exploiteurs, tortionnaires d’animaux.
Tant que perdureront ces divisions, ces querelles subalternes, les affairistes destructeurs de sites, la FNSEA, adepte d’une agriculture chimique et d’un élevage concentrationnaire, le lobby chasse, accapareur de l’espace naturel et pourfendeur de la reconnaissance du caractère sensible de l’animal, la finance qui écrase les peuples sous le joug de ses intérêts, n’ont aucun souci à se faire.
Ils ne régneront certes pas mille ans, car leur règne létal détruira la biosphère bien avant cette échéance, mais jusqu’à l’extinction de la biodiversité.
Lorsque j’en appelle à l’unité des gens de mieux, je n’entends pas une uniformité, un monolithisme, une armée de clones disciplinés marchant au pas cadencé et répondant aux exhortations d’un duce.
Que le camp de la générosité, de la compassion, de l’amour de la vie soit divers, riche de différences, constituerait une chance et une force, si les humains possédaient la sagesse des loups qui savent bien que leur survie exige l’addition de leurs forces.


Pour la première fois depuis 1974, l’écologie politique sera absente de l’élection présidentielle, le candidat des VERTS, issu d’une primaire verrouillée, promis à 2% de voix, devant opportunément renoncer à maintenir sa candidature.
En maintenant sa candidature, en retirant quelques centaines de milliers de voix aux autres candidat de la générosité, il favoriserait le candidat des banques et de la finance.
La gauche risque, néanmoins, de demeurer divisée, en deux courants égaux, et donc condamnée à disparaître, au soir du 23 avril.
D’aucuns exacerbent les nuances, les variantes qui font la luxuriance de la pensée.
Or, la multiplicité des approches, des sensibilités comme des talents représente un avantage, une source d’enrichissement, pour peu que l’on conserve la distinction entre amis et adversaires irréductibles.
Quant aux défenseurs du vivant, ils sont émiettés en micro-partis qui feignent de s’ignorer, préférant ainsi laisser la force, l’influence, le pouvoir aux ennemis de la terre.
Je préconise, par une réforme constitutionnelle, la fin de la monarchie élective, exception française.


L’élection présidentielle les rend fous.
Pourquoi Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON ne s’entendraient-ils pas pour promouvoir une sixième république.
S’ils s’engageaient à supprimer cette monarchie élective, ils pourraient plus aisément s’effacer, l’un pour l’autre, momentanément pour la présidentielle, s’unir et additionner leurs voix.
Ils pourraient soumettre au peuple français par voie référendaire, une remise à plat des institutions politiques, par l’élection d’une assemblée constituante afin de donner au pays des pouvoirs publics davantage conformes aux exigences du temps.
Le parlement, notamment, sans sénat conservateur, devrait représenter l’intégralité des nuances politiques du pays, grâce à la proportionnelle intégrale.
Le pouvoir exécutif doit être désigné par ce parlement, le président de la république n’ayant qu’un rôle protocolaire.
Le pouvoir judiciaire doit devenir un véritable contrôleur du pouvoir politique et ce afin d’éliminer radicalement la corruption, mal français, à l’instar de ce qui existe dans la plupart des autres pays d’Europe Occidentale et du Nord.
En 1958, dans un contexte historique totalement différent, j’aurais approuvé les institutions de la Vème république, mais soixante ans ont passé.


Ces institutions aboutissent à des blocages et à la main-mise de clans sur l’appareil d’état, donc sur le « pot de confiture » dont les caciques apprirent à se gaver impunément, se considérant supérieurs aux lois communes.
Dès lors, HAMON ou MELENCHON, peu importe, si leur élection signifiait la fin d’un régime présidentiel adapté à un peuple mineur, guidé par un homme providentiel, un souverain qui nomme à toutes les fonctions essentielles de l’Etat.
Arrêtons la machine à perdre, celle qui prépare la victoire des forces d’argent, de ceux qui veulent des NOTRE-DAME-DES- LANDES, des grands travaux inutiles,
contraires au bien public mais sources de prévarications pour des intérêts mafieux aux confins des affaires et de certains partis à leur service.
Quant à nous, biocentristes, naturalistes, écologistes, refusons notre soutien à tout candidat, tout parti flattant la chasse et la tauromachie.
Devenons une Force Pour le Vivant !

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:26

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS           le dimanche 19 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

La fracture

 

 

 

L’Histoire subit une accélération fulgurante avec les innovations scientifiques et techniques grosses d’une mutation, d’une rupture entre la société d’hier et celle de demain.
Les connaissances percent les secrets de l’infiniment petit, le boson de Higgs, ceux de l’immensité cosmique, ceux des ciseaux génétiques et de l’usure des télomères, ceux de l’exploration des comètes et de la circulation des ’informations en direct sur l’ensemble du village planétaire.
Avec ces connaissances, l’humain maîtrisera bientôt la plupart des maladies et jusqu’au processus de vieillissement.
Il captera les signaux venus du lointain de l’espace et donc du passé lointain.
Autrefois, les humains tremblaient devant les phénomènes qu’ils paraient de mystères inquiétants, avant qu’ils apprennent à lire dans le grand livre du monde.


Dans le même temps, des humains perdurent à tuer, à mourir, à lutter, à discriminer aux noms de sornettes, de billevesées religieuses, de préjugés grotesques qui feraient rire des enfants non conditionnés à croire de pures stupidités.
Ailleurs, des foules captives admirent, dans des magazines, sur papier glacé, des milliardaires prévaricateurs, corrompus, assassins de la terre.
Ainsi, la science, la connaissance, la maîtrise côtoient en un mélange explosif le sombre obscurantisme des mythes, sources de haines, de guerres, de divisions entre les hommes et cette première religion mondiale qu’est le culte de l’argent.
La sournoise dictature du libéralisme économique crée des inégalités criantes, jamais rencontrées avec cette acuité dans le passé.
1% d’oligarques possèdent autant de biens que 50% de la population mondiale.
Ces inégalités sociales scandaleuses appellent une révolution contre le système mercantile abrutissant.
Cette inégalité sociale n’est pas aussi décisive que celle culturelle séparant radicalement ceux qui savent et la masse des peuples qui croient, parce qu’ils
ignorent deux vérités premières : 

----il n’y a pas d’arrière-monde ;

---  les oligarques ne sont que des parasites sociaux, des escrocs.
Résultats :
Dans nombre de pays, les peuples élisent des ringards, des dogmatiques, des hommes de guerre et de haine, des agents de la finance ou des imposteurs.
Les Etats-Unis, pays de contrastes, dotés des meilleurs laboratoires de recherche dans tous les domaines et néanmoins affligés d’élus niant les données de la science pour mieux
servir les firmes, illustrent une fracture que l’on observe ailleurs.
Le cœur et la raison ne guident pas les peuples croupissant dans leurs identités meurtrières, leurs religions farfelues, leurs pulsions agressives et cupides.

 


C’est l’abyssale fracture entre une frange éclairée de l’humanité et la persistance d’une ignorance source d’affrontements qu’un peu de raison éviterait.
Si l’ignorance ne générait pas la violence, la cruauté, la négation des droits et de la solidarité du vivant, elle nous offrirait de délicieuses occasions de distractions, comme celle que je savoure lorsque d’innocentes crédulités m’amusent.
Cette douloureuse fracture du savoir, de la lumière, constitue un défi de civilisation que les politiques n’appréhendent guère, à l’exception de ceux qui posent le problème de la raréfaction progressive du travail, raréfaction qui remonte à l’apparition de la mécanisation et que va amplifier la robotique et la numérisation.
Depuis un siècle, le temps consacré au travail s’est réduit constamment et le processus va s’accélérant.
D’autres horizons s’ouvrent avec les avancées de la biomédecine qui, d’une part, guérira un jour  l’humain de l’angoisse et, d’autre part, révèle déjà l’unité fondamentale du vivant.
On ne peut plus considérer l’animal et la nature avec ce mépris arrogant que pratiquaient les hommes d’hier.
Notre devoir est de penser ces mutations et non de servir les intérêts mesquins d’une strate de privilégiés du système économique.
Enfants d’aujourd’hui, vous allez vivre une ère exaltante pleine de promesses insoupçonnées mais également dissimulant bien des précipices.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:11

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 12 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 


Pour un nouvel humanisme. 

 

 

Dans le souci de frapper d’ostracisme les écologistes biocentristes, les lobbies de la chasse, de la tauromachie, de la « zootechnie », c’est-à-dire de l’élevage concentrationnaire, falsifient le grand débat des idées, à défaut de récuser, sur le fond, la valeur de l’éthique nouvelle.
Nos détracteurs, tortionnaires d’animaux, destructeurs de la nature, exploiteurs avides, feignent de discerner dans notre pensée et notre politique une opposition d’intérêts et de considérations entre l’humain et le reste de la biosphère.
Pour eux, nous sacrifierions l’homme au profit de la nature et par antispécisme préférerions les autres espèces à la nôtre.
Qu’il y ait des misanthropes du ressentiment ici et là ne prouve rien en faveur ou à l’encontre d’une proposition éthique et politique.


Historiquement, des penseurs humanistes, dans la lignée des Lumières, posèrent la question de la condition animale et du rapport à la nature bien avant que la paléontologie, la génétique, l’éthologie révèlent une unité fondamentale du vivant.
Jean MESLIER, CONDORCET, Jules MICHELET, Victor HUGO, Rosa Luxembourg témoignent de cette filiation spirituelle alliant l’humanisme et le respect des êtres sensibles.


Présentement, dans l’ordre politique, deux vices absolus doivent être récusés pour concilier le souci de l’humain et celui de la biosphère.
Ces vices ont pour noms : cruauté et culte du profit.
La cruauté existe, même si elle se pare du masque menteur de la tradition, des us et coutumes, des pratiques anciennes.
En Occident, des hommes chassent non pas pour se nourrir, pour se protéger d’agressions redoutables, mais à titre de loisir, d’activité ludique.
Or, tuer pour se distraire est une faute contre l’esprit.
En Occident, mais également dans d’autres régions du monde, des humains érigent en spectacle la torture d’animaux : corrida, combats de coqs, électrocutions en Chine de tigres maintenus dans des cages.
Les lâches convenances, les prudences débiles, interdisent d’énoncer que la rencontre de la souffrance d’un être sensible et de la jouissance d’une foule constitue une perversion, un sadisme dégradant et inquiétant.


L’habitude, la multitude des adeptes, le conformisme social ne retirent rien à l’horreur de ces pratiques qui avilissent l’humain et révèlent sa part d’ombre, cet anéantissement de la conscience que l’on retrouve chez le pervers qui maltraite l’enfant, chez le tortionnaire qui tourmente ceux placés par les circonstances à ses caprices.
Pour changer notre rapport au vivant, il convient d’instruire les humains contre leurs pulsions sadiques les conduisant à étouffer en eux la compassion que nous devons éprouver envers tout être susceptible de ressentir, comme nous-mêmes, la souffrance.


Il faut une forte dose de  pusillanimité, à nos contemporains, pour s’accoutumer aux loisirs et spectacles impliquant la mort donnée.
Abolir ces pratiques s’imposent pour accéder à une nouvelle civilisation plus empathique.
Toute violence dirigée contre l’animal immunise contre la répulsion qu’inspire, chez un humain hominisé, la cruauté à l’encontre de ses semblables.
La chasse-loisir n’est qu’une guerre ludique offerte à des frustrés privés de la fièvre de massacrer d’autres hommes.
La corrida est fille des jeux du cirque romain où des esclaves mouraient pour la jubilation des foules toujours promptes à se ruer aux spectacles de supplices.
Mais la cruauté n’est pas la tare la plus répandue dans notre espèce.
L’immense majorité de nos contemporains éprouvent une saine révulsion face à la chasse et à la tauromachie dont la persistance funeste n’est due qu’au poids des lobbies et à la médiocrité de la classe politique.
Une autre tare affecte l’homme contemporain et endeuille nos sociétés.
C’est le culte du profit.
Pour faire de l’argent, des filières se sont constituées pour exploiter les animaux en niant leur qualité d’êtres sensibles. La zootechnie produit de la viande, des œufs et du lait dans de véritables usines où les vaches, les porcs, les poules deviennent de pures marchandises.
Dans ces univers concentrationnaires, les animaux perdent toute identité. Ils n’ont plus de nom et leur sort individuel n’intéresse pas l’éleveur qui raisonne en masse et par milliers d’unités de production.
Dans ces élevages, les besoins physiologiques et éthologiques des animaux sont niés.
L’abattage s’industrialise, pendant que perdurent les modes rituels, superstitieux de mise à mort dans la souffrance pour assouvir les besoins de sacrifices des dieux.
Le culte du profit obsède notre société qui lui offre en pâture les milieux naturels, les animaux et même les humains, victimes inconscientes d’un système nocif.


Le bétail doit être rentable.
Et les humains aussi.
En cela, le biocentrisme est un humanisme qui place l’humain au-dessus de la monnaie, des flux financiers, de la spéculation des prévaricateurs, grands imprécateurs appelant à l’effort, au sacrifice, à la flexibilité, à l’austérité pour autrui, tout en se gavant voracement.
En politique, les agents du Marché rêvent de supprimer massivement les emplois publics. Cinq cent mille pour l’un, trois cent mille pour l’autre !
Telle grande société, à l’instar d’EDF ces jours-ci, se glorifie de supprimer des emplois.
Tel candidat aux élections se propose de fusionner les mutuelles, non pas pour en améliorer les services, mais pour réduire le nombre de femmes et d’hommes travaillant dans ces structures. L’objectif des serviteurs du Marché est de faire des économies.
Ils disent : faisons des économies.
Économies de quoi ?
D’argent.
Ils n’assument pas la portée de leurs compulsions qui se manifestent en vies brisées, en accroissement de la précarité.
Pour eux, une victime de la vie, percevant une aide sociale de 500 Euros par mois est un « assisté » et le proche parent d’un nanti percevant 5000 Euros par mois est un « assistant ».
Congédions les économies d’argent pour économiser la misère, le sous-emploi, la précarité.
Si l’on se souciait, à l’inverse de leur politique, de créer des emplois en méprisant le culte dégradant du profit.
Le profit érigé en dogme supprime les emplois salariés et remplit les usines à viande.
Le sort de l’animal, le sort de la nature et celui de l’humain sont indissociables.
Cultiver la cruauté et la pulsion de mort préparent à la guerre, aux violences, à la banalité du mal.
Célébrer le profit conduit à soumettre le vivant à la loi du Marché qui sert les intérêts d’une petite caste féodale au détriment des êtres vivants.
Le biocentrisme est un nouvel humanisme qui invite l’humain à prendre en charge et en soin la vie sur terre.
Mais incapables de débattre, de réfuter, d’argumenter, les tenants de la société négationniste des droits du vivant, préfèrent feindre de ne pas comprendre cette élévation, cet élargissement du cercle de la bienveillance.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 12:18

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS          Le dimanche 29 janvier 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

Sauvons la pensée écologiste

 

 

 

 

Lors des débats politiques ayant précédé la primaire de la droite affairiste, l’écologie, la nature, la condition animale et même l’anthropocentrique «environnement » ne furent évoqués négativement que pour assurer au lobby de la chasse que le loisir de mort représente une saine « gestion de la faune » et pour affirmer aux entrepreneurs conquérants, chevaliers de la croissance et de l’emploi, qu’ils ne seront plus entravés dans leurs spéculations par un stupide principe de précaution (L’environnement : ça commence à bien faire).


Lors des primaire de la gauche, la nature, la condition animale  furent peu évoquées et l’écologie se résume à des choix techniques, des planifications écologiques, des transitions énergétiques, offrant des occasions de croissance nouvelle.
Durant leur dernier débat, Manuel VALLS rappela son attachement au nocif projet d’aéroport de LOIRE-ATLANTIQUE, Benoît HAMON refusant cette agression contre la nature et mentionnant furtivement la disparition des espèces et notamment des primates.


Quant à l’écologie politique, il faut bien objectivement constater son évanescence, son silence assourdissant.
Elle a été victime des jeux d’appareil, là où il fallait une ouverture, un vaste rassemblement, un éclatement des comités théodules groupusculaires.
L’écologie politique est en passe de perdre la bataille culturelle, celle des valeurs parce que ceux qui s’en réclament n’assument plus le défi éthique.
Tout part d’une définition de ce qu’est la pensée écologiste malmenée par les insuffisances des uns, les récupérations des autres, les caricatures des lobbies menacés par cette approche subversive.
J’en donne ici ma définition claire et simple.
L’écologie part d’un fait établi et pose une question découlant de ce fait objectif, incontestable.
Posons la définition. Énonçons ce qui constitue l’ossature de l’éthique écologiste.
L’espèce humaine, par sa croissance infinie, par sa maîtrise absolue, peut-elle anéantir toutes les autres formes de vies sur la planète ?
Poser cette question et y répondre définit l’écologie qui ne saurait résider dans un choix technique de production d’énergie, dans la fermeture d’un robinet en se lavant les dents, dans le souci de manger bio pour préserver sa santé, dans une technophobie irrationnelle.
Peut-on admettre la mort de toutes les autres espèces vivantes ?
La question est éthique et fondamentale.
Or, pour répondre à cette interrogation cruelle, il faut repenser l’économie, le social, la politique, la société en un sens biophile, c’est-à-dire axé sur la valorisation des êtres vivants par-delà leurs appartenances.
Aucun discoureur, aucun agitateur d’estrade, aucun acteur en représentation sur la scène politique ne relève ce défi.
Ils font de la technique là où il faut penser la radicalité.

 


Radicalité !
Voilà, les écologistes biocentristes sont des « extrémistes », des « intégristes », des ultras marginaux et irresponsables !
Bien sûr, mes amis lecteurs savent, eux, ce que signifie « radicalité ».
Nul extrémisme farfelu dans notre pensée et nos actions.
La radicalité implique d’aller à la racine des problèmes, au fondement d’une éthique, à l’essence d’une politique.
En refusant la radicalité, on refuse d’être ce que l’on est pour ne devenir que des petits gestionnaires incolores, indifférenciés.
Si l’écologie veut gagner la bataille politique, il faut gagner préalablement la bataille culturelle, celle des valeurs.
Cela reste à construire, comme le prouve l’ignorance de 55% de nos concitoyens qui, justement en LOIRE-ATLANTIQUE, opinèrent contre l’intérêt général de la préservation de la nature et pour les sordides intérêts d’une société privée et de ces relais dans le personnel politique.
Gagnons la bataille culturelle, en mangeant bio, non pas uniquement pour prévenir le cancer, mais aussi pour sauver les papillons et les fleurs sauvages.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE 

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 11:33

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         Le dimanche premier janvier 2017 

 

Tél.  06 76 99 84 65

Bilan et perspective.

 

 

 

 

       Chers amis lecteurs et militants, je vous adresse, avec mes remerciements pour votre fidélité à la cause de la nature et des êtres vivants, mes vœux
les meilleurs, pleins de vie, d’hédonisme, de satisfactions pour vos initiatives.

 

Je sais que la sottise des hommes, leur cruauté, les accidents de la vie nous affectent davantage que trop de nos contemporains insoucieux des souffrances.

 

Cette tradition des vœux, exempte de cruauté et d’arriération, comporte l’avantage d’offrir un temps pour le bilan, la contemplation du chemin parcouru
et pour l’analyse des perspectives.

 

Indéniablement, la question de la protection de la nature, l’interrogation sur la place de l’animal dans l’ordre du vivant se sont imposées.

 

 Des conventions étatiques internationales dissertent sur la biodiversité.

 

Des philosophes remettent en cause la relégation de l’animal parmi les choses, relégation édictée par les monothéismes.

 

Dans la population se manifestent des courants nouveaux, encore minoritaires, mais d’avant-garde, refusant l’utilisation des animaux.

 

Des militants occupent des sites naturels pour faire échec à l’insatiable appétit des promoteurs.

 

Le monde change positivement.

 

Mais dans le même temps, la biodiversité s’effondre, les oligarques exploitent tous les espaces, les animaux sont enfermés dans des usines à viande contraires
aux exigences physiologiques et éthologiques des vaches, des porcs, des poules et ce à une dimension inégalée dans l’Histoire.

 

Nonobstant la prise de conscience d’une fraction croissante de l’opinion, la condition animale s’aggrave, victime de la rentabilité, de la massification,
du productivisme forcené.

 

Le nombre d’animaux suppliciés sur la planète n’a jamais été aussi élevé, en relation avec l’explosion de la démographie humaine et l’élévation du « niveau
de vie ».

 

En 2017, la France renouvelle son personnel politique.

 

Les gouvernants de ce jour servent les intérêts des chasseurs, des éleveurs concentrationnaires, de l’agrochimie, des promoteurs d’aéroports, de centres
de loisirs.

 

Ceux qui, selon toute vraisemblance, les remplaceront en mai et juin prochains seront encore plus nocifs, plus serviles des lobbies, davantage adeptes d’une
idéologie négationniste des droits de la nature et des animaux.

 

Concrètement, les ministères de l’écologie et  de l’agriculture deviendront les ministères des chasseurs et de la FNSEA.

 

Les loups seront définitivement exterminés.

 

Les « gentilles » associations gestionnaires de «l’environnement », sages, modérées, prudentes, interlocutrices subventionnées des pouvoirs publics, seront
priées de courber encore davantage l’échine, d’avaler en souriant de grosses couleuvres, pour recevoir moins de subsides car, pour les hommes de droite,
un Vert est toujours trop vert même s’il est soumis, même s’il va répétant qu’il faut collaborer avec le monde de la chasse, même s’il s’incline devant
les grands projets inutiles mais présentés comme  inévitables.

 

Quant aux « zadistes », aux associations purement animalistes, ils seront réprimés, criminalisés, dénoncés à la vindict des gens d’ordre, comme des trublions
extrémistes, des gauchistes violents et marginaux, des irresponsables malfaisants.

 

On ne dialogue pas avec des « trublions extrémistes ». On les frape d’ostracisme. On les nie dans leurs convictions et on les rejette en dehors de la société
politique.

 

Plus concrètement encore, les gendarmes mobiles expulseront, au besoin avec brutalité, les occupants du site de NOTRE-DAME-DES-LANDES.

 

Les « activistes » qui filment les animaux martyrs dans les abattoirs ou les élevages seront déférés aux tribunaux correctionnels et la presse aux ordres
expliquera aux « bonnes gens » qu’il ne s’agissait que d’une poignée de fanatiques, de décalés, de marginaux qu’il fallait empêcher de nuire à la bonne
marche des affaires, des adversaires de la loi et de l’ordre, car le droit, le préfet, les élus, le gouvernement sont du côté des chasseurs, des maquignons,
des abatteurs, des toreros, des « aménageurs » du territoire.

 

Amis lecteurs et militants, je me dois de vous le dire : la situation est préoccupante.

 

Un vent mauvais souffle sur le monde. Il est porteur d’un esprit grincheux, hargneux, méchant, puant la  compétition, la concurrence, l’exploitation, le
refus de l’empathie, de la bienveillance, le mépris de l’assistance aux plus faibles.

 

Que fallait-il faire pour éviter cette régression ?

 

S’unir et adopter une attitude offensive dans l’ordre des valeurs et des idées !

 

Depuis des mois, j’alerte les consciences et je lance des appels aux mouvements divers pour qu’ils consentent à constituer, ensemble, une force pour le
vivant.

 

Comme souvent dans l’Histoire des hommes, les petites querelles subalternes et les divisions stériles empêchent de mesurer les périls et de les prévenir.

 

A ce jour, l’honnêteté dont je ne me départirai jamais m’oblige à déplorer la vanité de mes efforts.

 

Un rassemblement de tous les écologistes, animalistes, naturalistes pouvait opposer aux ennemis de la terre une résistance résolue, forte et claire.

 

Cette force devait elle-même s’intégrer à un nouveau conseil national de la résistance pour combattre ceux qui veulent anéantir la nature, nier le déréglement
climatique, maintenir l’animal au rang de marchandise, flexibiliser les humains pour en faire des serviteurs du Marché, supprimer les services publics,
offrir le monde en pâture à une caste de privilégiés, féodaux des temps modernes.

 

Or, le camp du progrès, les militants de mieux n’osent plus énoncer clairement une éthique forte.

 

Ils perdent les élections parce qu’ils ont capitulé idéologiquement.

 

 De pseudo-écologistes ne condamnent pas les loisirs de mort et de pseudo-socialistes « aiment l’entreprise privée » et acceptent la loi du Marché.

 

La montée des partis de la régression, la force des ennemis de la terre tiennent à la faiblesse des défenseurs du vivant.

 

En Europe, nous avons assisté à l’effondrement moral, à la lâcheté idéologique, à l’indigence de caractère des partis de la vie, de la justice sociale,
des avancées civilisatrices.

 

Je pense à ces amis du siècle passé qui, vigies lucides, exhortaient en vain à s’unir contre les totalitarismes criminels qui endeuillèrent l’Europe.

 

Eux aussi rencontrèrent le scepticisme, l’égotisme, la paresse morale de leurs contemporains.

 

Qu’importe, ils sauvèrent l’honneur de l’intelligence.

 

Nous aussi, malgré la médiocrité de la classe politique en place, faisons notre devoir en appelant au sursaut.

 

Puisque c’est ici le combat du jour contre la nuit, de la pulsion de vie contre celle de mort, le choix des êtres contre celui de l’argent sale et des traditions
débiles, nous resterons debout contre le vent mauvais.

 

Que 2017 soit pour vous une année propice.

 

Je crains qu’elle ne le soit guère pour nos sociétés malades.

 

Vous pouvez prendre votre part dans la seule querelle qui vaille, celle du vivant, en soutenant la CONVENTION VIE ET NATURE et en diffusant nos idées, antidotes
à l’anesthésique médiatique.

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

 

POUR LE RESPECT DES  ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:38

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 18 décembre 2016

 

Tél. 06 76 99 84 65

Défenseurs du vivant contre ennemis de la terre.

 

 

 

 

Les querelles subalternes, les comportements névrotiques, les intolérances farfelues, les scissions permanentes, le refus des diversités éparpillent la
nébuleuse des défenseurs du vivant, de l’écologie, de l’animalisme.

 

Ce n’est pas demain la veille que les protecteurs du vivant auront leurs députés et leurs gouvernants.

 

Leur propansion aux divisions inexpiables les condamne à la marginalité dans l’Etat, alors qu’ils sont majoritaires dans la société.

 

Bien qu’en phase avec la sensibilité des contemporains, les amis de la nature et du vivant se confinent à l’impuissance politique en raison de pulsions
scissionnnistes, de leur goût de la chapelle où s’épanouit l’égotisme de l’une et de l’un.

 

Impossible de rassembler ceux qui veulent l’abolition des actes de cruauté envers les animaux et qui militent pour laisser une place à la biodiversité menacée
par la « croissance », le productivisme, les traditions.

 

Nos sympathiques écologistes, animalistes, naturalistes découvrent toujours mille motifs d’affrontements, d’oppositions irréductibles.

 

Il y a trop de petites association, de petits partis animalistes ou écologistes, excellente recette pour échouer face aux ennemis de la terre.

 

Car face à cette poussière de groupuscules rivaux, les ennemis de la terre font bloc et constituent un Etat dans l’Etat, une Bastille assiégée par l’évolution
des mentalités, mais très solidement gardée.

 

J’affronte ces forces de mort depuis bien longtemps et j’en connais les méthodes autoritaires et sournoises, les structurations corporatistes, les moyens
financiers colossaux, les collusions avec la classe politique et je déplore la faiblesse des forces de vie.

 

Agrochimistes pollueurs, promoteurs d’infrastructures bétonnées, industriels en tous genres, chasseurs et divers exploiteurs de la nature exercent un pouvoir
monopolistique, nonobstant les aspirations contraires de la majorité de nos contemporains.

 

Lorsqu’il s’agit d’arbitrer un conflit entre la nature et la spéculation, l’Etat dominé par les tenants de la société de marché opte pour satisfaire les
intérêts des financiers et au détriment de la faune, de la flore et des milieux naturels.

 

Le quotidien LE MONDE décrit le lobby chasse, caricature grossière de ce qu’est un loby, dans un article publié le 17 novembre dernier.

 

115 députés, 82 sénateurs soit un quart du sénat, émargent aux groupes « chasse » des assemblées.

 

Dans l’entourage des candidats aux fonctions électives les plus élevés s’agitent des hommes de l’ombre pour défendre la communauté des tueurs agréés.

 

Tous les prétendants à la présidentielle, à l’exception des VERTS et de Jean-Luc MELENCHON, présentent respectueusement leurs hommages à leurs "amis les
chasseurs".

 

Ils reçoivent, en exécutant la danse du ventre, le président de la fédération nationale des chasseurs, toujours porteur de revendications outrancières.
Les politiciens, prêts à tout concéder, répètent les pires stupidités sur le thème : « le chasseur est le vrai écologiste. Il protège la nature mieux que
quiconque ».

 

Les chasseurs payent un lobbyiste deux cent mille Euros par an pour qu’il fasse le siège du président de la république et des parlementaires.

 

Ce lobbyiste « conseilla » son ami Nicolas SARKOZY, puis tout aussi régulièrement le président HOLLANDE.

 

Ne doutons pas que demain, si la France adopte le thatchérisme en mai 2017, le président fera docilement la politique des chasseurs comme il s’y est engagé.

 

Dans les régions conquises par la droite, les chasseurs captent l’argent public (trois millions d’euros en AUVERGNE RHÔNE ALPES), gèrent l’environnement
(dans les HAUTS DE FRANCE), l’ancien président national des chasseurs siègeant aux côtés de son ami le président de la région PACA.

 

Cette pieuvre aux tentacules envahissantes présente un trouble obsessionnel compulsif : la haine des écologistes et de ceux qui veulent changer la condition
animale.

 

Pour eux, pas question de tolérer le moindre protecteur de la nature, fut-il très ramolli, très vert pâle.

 

C’est ainsi que le lobby dénonce la nomination à la tête de l’agence pour la biodiversité de personnages bien peu antichasses, tel Hubert REEVES, brillant
vulgarisateur d’astrophysique, fort pusillanime envers la dictature des chasseurs.

 

Tout individu marqué de teintes vaguement écologistes doit être expulsé de la vie publique.

 

Pour le lobby chasse, il n’y a place pour aucune évolution, aucune modération et la moindre allusion à la disparition des espèces ou au caractère sensible
de l’animal déclenche un rejet haineux.

 

Pour nos politiciens dévoyés, le « chasseur gère la nature » en piégeant les derniers ortolans, en tirant les derniers tétras, en massacrant huit mois par
an, de jour et de nuit, l’avifaune aquatique, en persécutant les carnivores sauvages indispensables aux équilibres naturels, en torturant le blaireau
par la vénerie sous terre, en refusant toute mesure de protection et toute avancée sur la voie d’un adoucissement des moeurs à l’égard de cet être sensible
qu’est l’animal.

 

Imposture et forfaiture font de la France la lanterne rouge de l’Europe en matière de protection de la nature.

 

Le lobby veut l’Etat, faire la loi, frapper d’ostracisme ceux qui ne pensent pas que la nature est un stand de tirs et l’animal de la chair à fusil et à
piège.

 

Comme toujours, face à une féodalité riche et omnipotente, les humains se clivent en deux catégories : ceux qui se couchent et collaborent et ceux qui s’indignent
et résistent.

 

Pour soumettre le politicien, le lobby clame que les chasseurs votent massivement, plus et mieux que les bobos urbains qui, par ailleurs, ne voteront pas
contre la chasse, sujet qui ne les concerne guère.

 

Le lobby perdure à dénombrer un million quatre cent mille voix pour la chasse, car le chasseur vote en famille.

 

Or, le fait est que le nombre des chasseurs diminue inexorablement et vient de passer sous la barre du million.

 

Combien de temps vivrons-nous sous la dictature d’un lobby sectaire, archaïque, hermétique à l’écologie ?

 

La montée du néoconservatisme conforte le lobby chasse.

 

Parler le langage des « beaufs », des demeurés, des grincheux ignards, est la marque, le socle sociologique du « trumpisme » et de son homologue Français,
les REPUBLICAINS.

 

Ce courant de pensée érige le refus de l’intelligence, de la raison, de l’empathie en fonds de commerce électoral.

 

Pour ces criminels contre nature : « L’environnement, ça commence à bien faire ».

 

La vérité l’emportant toujours et une imposture ne pouvant pas survivre bien longtemps, la société devra changer son rapport à la nature et à l’animal.

 

Alors, la chasse sera abolie.

 

Mais pour cela, il faudra quelques prises de conscience et inverser le rapport des forces.

 

Vaste programme, n’est-ce pas !

 

Travaillons inlassablement à cette émergence, c’est-à-dire au rassemblement de ceux qui aiment la vie et récusent la jouissance de donner la mort .

 

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

 

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