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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 13:13

La lettre de Gérard  CHAROLLOIS

WWW.ecologie-radicale.org

Tel  06 76 99 84 65 

 

Ecologistes ou Ego-logistes ?

 

 

Les élections de ce printemps auront vu, avec l’accession au ministère de l’essentiel de Nicolas HULOT dont je ne doute pas de la sincérité des engagements, la disparition prévisible et annoncée de l’écologie politique tant au parlement qu’en qualité de force militante autonome.
Or, en démocratie, fut-elle de pure apparence à l’instar de nos oligarchies fardées, seul compte le rapport de forces.
Que pourra le ministre face aux lobbies dont le pouvoir est l’émanation directe ?
Comment pourrait-il contrarier les sordides intérêts qui exploitent pour faire du profit et participent ainsi à la torture et l’extermination du vivant ?

 

 


A l’heure où les philosophes, les romanciers et, par-delà ces phares de la pensée l’opinion publique prennent conscience du caractère sensible de l’animal en ces jours où les rapports scientifiques confirment, avec alarmes, la mort de la biodiversité, l’écologie politique s’éclipse en ce pays et la secte des adorateurs de la finance et des entreprises règne sans partage.
Pourquoi cette évanescence de l’écologie politique ?
Bien sûr, la propagande officieuse, sournoise, insidieuse, omniprésente dans les médias des lobbies explique la marginalisation programmée des contestataires du Système.
Mais d’autres leaders insoumis, réfractaires ont su faire entendre une voix non alignée sur les antiennes libérales et la célébration du culte de la croissance quantitative et de la cupidité érigée en impératif politique.
C’est que depuis plusieurs décennies, les écologistes patentés s’étaient mués en égo-logistes en mal de carrières, de ministères, de promotions au service de leurs minuscules personnes et sans la moindre exigence en faveur de la cause du vivant.

 


Les mots « animaux », « chasse », « corrida », « nature » étaient bannis chez ces professionnels dont l’ambition n'était pas de penser une nouvelle société, de changer de paradigme, de trouver une issue de secours, de sauver la vie, d’inviter l’humain à une grande réconciliation avec les autres espèces.
Leur programme se bornait à peindre en vert la croissance, d’ajouter un parachute à l’écrasement actuel d’un système radicalement incompatible avec le respect du caractère sensible de l’animal et avec le maintien d’une biodiversité condamnée par l’exploitation en cours.
Les concepts « d’environnement durable », « d’exploitation raisonnée » signaient la capitulation morale des écologistes officiels et patentés désireux de s’auto-promouvoir, prompts à fustiger les gouvernants jusqu’au jour où leur téléphone sonnait pour leur offrir un porte-feuille ministériel qu’ils acceptaient en reniant leurs critiques précédentes.
Ils ont perdu leur raison d’être avant de perdre les élections.
A propos, quelle serait la raison d’être d’un mouvement écologiste ?
Refuser l’exploitation cruelle des animaux, la destruction de la nature, les injustices sociales entre les hommes.
Je résumerai ma pensée par un emprunt à mon ami Armand FARRACHI ; "Oui, chasseurs, industriels de la viande, aménageurs du territoire par grands déménagements de la nature, bétonneurs et exploiteurs, faites un geste pour la planète : suicidez-vous !".

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
Convention Vie & Nature

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 10:25
La lettre de Gérard CHAROLLOIS le 24 juin 2017
 
 
La belette et le conseil d’état.
 
 
 
 
Je demande à Monsieur le Ministre de la « transition écologique » Nicolas HULOT de mettre un terme au scandale règlementaire que constitue la persistance de la notion d’espèce nuisible.
Certes, le mot qui sentait par trop son arriéré a disparu du droit depuis cinq ans, mais le concept demeure présent avec son lot d’aberration, de persécutions, d’agressions contre la faune en violation des faits.
Ma radicalité revendiquée me permet de dire que le chasseur est un fauteur de troubles des équilibres naturels, une nuisance, un problème sans pareil, un individu destructeur dans la nature, un négationniste des droits de l’animal.
 
 
 
 
La nature a besoin d’être protégée et non « gérée » à la mode cynégétique, c’est-à-dire artificialisée, privée de ses prédateurs naturels, de ses équilibres écologiques.
L’administration classe « espèces à problèmes » celles que le chasseur veut détruire en dehors des périodes d’ouverture de la chasse et par des procédés complémentaires de ceux usités dans le loisir de mort et en particulier par piégeage, passe-temps cruel et malsain d’une poignée de tueurs agréés par les préfectures à cette fin peu glorieuse.
Loin de poser des problèmes, fouines, martres, putois, renards, belettes et consorts participent aux équilibres écologiques par leurs prédations et leur consommation de cadavres de petits animaux dans la nature.
Des études ont même révélé, dans un esprit très utilitariste et spéculatif, que ces carnivores étaient de précieux auxiliaires de l’agriculture.
Mais, devient « nuisible » l’animal que le chasseur veut persécuter après la fermeture de la chasse et par le piège.
Les associations de protection de la nature contestent, chaque année, les arrêtés de classement et le Conseil d’Etat fluctue en estimant qu’ici telle espèce a été stigmatisée par erreur et que là il n’y a rien à redire au classement.
 
 
 
 
 
 
Bien sûr, des groupements de chasseurs suscitent des témoignages de pauvres gens victimes des déprédations des animaux qu’ils souhaitent voir classer nuisibles.
Des esprits rétrogrades s’évertuent de traquer les derniers mustélidés dont les effectifs s’amenuisent, car la seule gestion qui intéresse ces personnages est celle du nombre de piégeurs.
Or, pour conserver des vocations, il faut maintenir les pratiques, donc il faut du classement.
Ces jours-ci, répondant aux recours de chasseurs, le Conseil d’Etat vient d’enjoindre au préfet du PAS-DE-CALAIS de coucher la minuscule belette sur la liste des « nuisibles » et au préfet de VENDÉE de réserver le même sort au putois.
Voilà qui ridiculisera le conseil d’Etat lorsque, dans quelques années, les observateurs prendront connaissance de ces décisions, fruits de l’ignorance.
 
 
 
 
Je pense qu’il conviendrait d’introduire au concours de l’ENA une épreuve de science, plus utile qu’une simple gymnastique de note de synthèse.
Car il est frappant de constater la méconnaissance profonde des données biologique par les juristes.
Nuisible, la belette !
Ce micro-mammifère pèse 80 grammes, peut se glisser dans un trou guère plus large qu’une pièce de monnaie. Elle consomme des proies à sa taille : souris, campagnols, musaraignes. Mais surtout, victime d’autres prédateurs dont le chat, empoisonnée par la consommation de rongeurs eux-mêmes préalablement empoisonnés, écrasée sur les routes, la belette disparaît.
Seule l’ignorance peut laisser croire à la nocivité redoutable de ce tout petit animal qui ne boit pas le sang de ses proies comme l’imaginent les obscurantistes et peut-être certains messieurs du conseil d’état !
Le putois, en revanche, est plus puissant mais lui aussi se fait bien rare et sera confondu avec le vison d’Europe, espèce en voie de disparation et totalement protégée.
 
 
Et puis, comment concevoir qu’une espèce soit nuisible ?
Toutes les espèces ont un droit à vivre sur la terre et la seule espèce nuisible serait celle qui anéantirait le vivant.
Simplifions la réglementation relative à la protection de la nature en posant, en principe, que toute espèce est préservée et qu’il n’y a plus lieu à persécuter les pies, corneilles, geais et belettes, renards .
Disons clairement qu’en Europe, aujourd’hui, tuer pour se distraire constitue une faute morale et que la chasse en notre temps n’a plus rien de commun avec celle des peuples primitifs qui traquaient les autres animaux uniquement pour se nourrir et non pour s’amuser et faire de cette mort une activité récréationnelle.
Derrière les impostures de la notion d’espèces à problème ne se rencontre que la perversité de ceux qui jouissent des prérogatives de tuer.
Aucune considération objective n’étaye les classements et il y a prétexte comme lorsque les chasseurs tentent de faire classer « nuisible » le pigeon ramier migrateur sur les cols ardéchois où l’espèce qui ne fait que passer n’occasionne pas le moindre dégât, dans l’unique dessein de pouvoir tuer en mars, en violation du droit européen.
 
 
 
 
 
La grande imposture réside dans cette propagande grossièrement mensongère d’un lobby chasse qui parle de « gestion » mais dont l’unique obsession est de tuer le plus possible avec le moins de restriction possible.
Désormais, les lois d'ici et d’ailleurs admettent que « l’animal est un être sensible ».
L’animal : très bien. Mais pas l’animal sauvage qui peut être fusillé, piégé, persécuté au nid ou au terrier, en migration, de jour et de nuit, pendant presque toute l'année en ce pays car d’ouvertures anticipées en clôtures différées, de classement en « gibier » en classement en « nuisible », l’animal libre ne connaît pas de trêve.
Qu’est-ce qui peut justifier qu’un blaireau soit torturé avant mise à mort alors que le même traitement infligé à un animal de compagnie enverrait le tortionnaire sadique devant le juge correctionnel ?
Un renard, un sanglier, une fouine souffriraient-ils moins qu’un chien ou un chat ?
 
 
 
 
La loi cède devant la perversion d’individus dont la mort est la culture et qui jouissent de faire saigner dans les champs les animaux sauvages et dans les arènes des taureaux suppliciés.
Alors, Monsieur le Ministre, agissez pour réconcilier le droit et le fait, la logique et le cœur, la volonté démocratique du pays et le respect du vivant en supprimant le concept d’espèce à problème.
Mais si le monarque électif dont le goût pour la cruauté envers l’animal semble avéré ne vous en laisse pas le loisir, partez pour ne pas couvrir de votre notoriété les crimes contre le vivant.
Le monarque n’avait-il pas investi une torera au titre de ses petits soldats de plomb et n’a-t-il pas nommé ministre une militante pro-corrida et pro-chasse !
 
 
Je rappelle que selon un sondage IFOP commandité par la CONVENTION VIE ET NATURE, 87% des Français souhaitent que l’animal sauvage soit protégé contre les actes de maltraitance.
Combien de Français ont-ils honte de leur classe politique élue par volonté de la finance, par campagnes de magazines, par ruses et par jeux de scrutins anachroniques ?
La cause de l’arbre, de l’animal et de l’homme est une cause commune.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
TEL 06 76 99 84 65
CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 10:15

La lettre de Gérard CHAROLLOIS                                                                                                                                                                          le 18 juin 2017 

 

 

Plus dangereux que les radiations : l’homme ?


 

Les automobilistes qui parcourent les routes de campagne par les belles journées d’été remarqueront, pour peu qu’ils aient plus de quarante ans, quel eurs pare-brises ne se salissent plus comme avant.

Les insectes, mouches et moucherons, moustiques et papillons, hannetons et libellules ne s’éclatent plus en masse, comme avant, ce qui nécessitait de nettoyer la vitre à chaque instant.

Les entomologistes le confirment : les insectes disparaissent les premiers et plus massivement que tous les autres hôtes des bois et des champs qui ne se portent pas très bien.

Batraciens, reptiles, oiseaux, mammifères se raréfient eux aussi malgré les valeureuses résolutions officielles proclamant la volonté des pouvoirs publics de préserver la biodiversité.

Un processus dramatique de mort de la nature est enclenché ici et ailleurs, c’est-à-dire partout sur la planète.

On en connaît les causes : chasse, agriculture chimique et intensive, infrastructures de transports et urbanisation généralisée, artificialisation des milieux, empoisonnement des sols et des eaux, surpopulation humaine et surexploitation du vivant.

En avril 1986 explosait un réacteur de la centrale électrique de TCHERNOBYL amenant la contamination de vastes régions par des nucléotides radioactifs.

L’homme abandonna des milliers de kilomètres carrés devenus inhospitaliers pour plusieurs milliers d’années.

Ainsi, en BIELORUSSIE, la région de POLÉSI devint un territoire sans homme sur une surface de soixante kilomètres de côté.

Or, cette région était naguère riche de chasseurs et d’agriculteurs, la terre s’avérant fertile.

Villages et routes, champs et maisons abandonnées constituent un étrange laboratoire pour les scientifiques.

Les voies de circulation se rétrécissent, gagnées par la végétation spontanée. Les murs et clôtures s’effondrent et les arbres poussent à l’intérieur des anciennes demeures désertées.

Phénomène remarquable, sangliers, cervidés, mustélidés, renards, ours, loups et rapaces peuplent ces espaces que l’homme a fui, devenant très abondants et recouvrant des droits qui leur sont refusés partout ailleurs.

Le directeur de la « réserve de POLÉSI chassa bien le loup du haut d’un hélicoptère, histoire de se défouler un peu, il n’en résulte pas moins que la faune regagne des territoires lorsque l’agro-cynégétisme recule.

Et la radioactivité ?

La vie des animaux est plus brève que celle de l’humain et les effets de l’irradiation n’ont pas le temps de trop se manifester.

Bien sûr, quelques anomalies furent observées sur des nichées d’hirondelles nées sur les toits jouxtant la centrale, mais il faudra d’autres études pour mesurer l’impact de ce mal invisible sur les organismes vivants.

Indéniablement, la nature s’est enrichie en nombre d’individus et en espèces peuplant ce qui devient une réserve.

Pour la nature, l’humain serait-il plus redoutable que la radioactivité ?

Je ne tirerai pas cette hâtive conclusion car l’humain est divers et son impact varie considérablement selon sa culture et ses mœurs.

Le chasseur, l’exploitant frénétique, le promoteur vorace sont indéniablement les plus redoutables nuisibles, sources de massacres, d’aseptisation du milieu, d’artificialisation de ce qui n’est plus la nature.

Mais l’humain ne se réduit pas au chasseur et à l’homo-economicus.

D’autres approches sont concevables et ce que fit l’explosion de la centrale, une mutation comportementale peut le faire ailleurs.

Il suffit d’apprendre le respect du vivant, de sa diversité et de rechercher plus que la biodiversité (collection d’espèces), la naturalité, c’est-à-dire l’acceptation de la nature en tous ses éléments.

Il n’y a pas d’espèces animales ou végétales utiles ou nuisibles.

La nature est à prendre en son ensemble ou à détruire irrémédiablement, car la gestion n’est qu’une notion malhonnête, un concept menteur.

Laissons vivre la nature comme elle l’entend dans des zones que nous lui consacrerons, non quelques confettis dits « réserves naturelles » mais sur de vastes territoires.

Changeons les mentalités : les broussailles ne sont que les végétaux spontanés, la vermine une petite faune méconnue, les marécages des sites prodigieux de foisonnement des formes de vies.

Je n’accuse pas l’homme dans son ensemble d’être le fossoyeur du vivant mais cette infime minorité de chasseurs, d’exploiteurs, d’aménageurs qui tuent, polluent, rentabilisent, dominent et assassinent le vivant.

L’humain hominisé sera un ami du vivant, un protecteur bienveillant et respectueux.


 

 

Gérard CHAROLLOIS

TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )

FORCE POUR LE VIVANT ( http://gerardcharollois2017.fr/2017/01/13/force-pour-le-vivant/ )

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 10:46

La lettre de Gérard CHAROLLOIS                                                                                                                                                                   le 03 juin 2017 

  

 

De Rémi FRAISSE à Nicolas HULOT



 

Le 30 octobre 2014, Rémi FRAISSE, pacifique botaniste qui militait contre le barrage de SIVENS, était tué par l’explosion d’une grenade dite de « désencerclement », tirée dans le dos.

Les gouvernements VALLS firent également preuve d’une violence policière exacerbée contre les écologistes et les opposants à la torture tauromachique.

Cet homicide participe de ces opérations de brutalités envers les militants et, parfois, de complaisance opportune envers des casseurs bien utiles pour discréditer les mouvements sociaux en lutte contre les régressions.

Le meurtre de notre ami sera probablement passé par pertes et profits et nulle investigation ne portera sur les collusions financières entre le département du TARN et la compagnie en chargée de réaliser le barrage incriminé.

A SIVENS, d’autres militants écologistes furent blessés par les gendarmes mobiles puis par les nervis fascisants du lobby agricole venus casser de l’écolo avec des barres de fer.

Une cause sacrée est celle qui mérite notre sacrifice.

La nature est sacrée pour nous, n’en déplaise aux aménageurs, aux firmes, aux exploiteurs qui dominent le monde et qui imposent leur prévarication au détriment des impératifs de préservation de la biodiversité.

Lorsqu’un conflit oppose des exigences économiques à des préservations écologiques, les pouvoirs arbitrent presque toujours en faveur des premières.

J’accuse certains pseudo-écologistes opportunistes d’avoir participé aux gouvernements complices des grands travaux nocifs, à des gouvernements qui n’ont rien fait en faveur de l’écologie, qui ont tué des loups et soufflé sur l’arriération des agro-cynégétiques.

A l’heure où plus clairement encore la finance, le MEDEF, les milieux d’affaires accroissent leur emprise sur l’appareil d’Etat via l’élection du président et la confection d’un parlement à ses ordres, Nicolas HULOT apporte sa caution morale considérable à un gouvernement d’essence libérale, c’est-à-dire pro-aménagements spéculatifs.

Va-t-il stopper les tirs de loups, supprimer les destructions de prédateurs naturels, le projet NOTRE-DAME-DES-LANDES et autres BOYRON ?

Se bornera-t-il à célébrer quelques brillantes conférences internationales où l’on dissertera des vertus écologiques et tancera l'obscurantisme du milliardaire TRUMP ?

Protéger la nature est une affaire concrète et non un exercice de dissertation.

Or, les lobbies, les entreprises, la finance ne veulent pas d’écologie perçue comme une entrave à la spéculation, à la croissance, à l’initiative.

Le MEDEF, les chambres de commerce et d’agriculture demandent moins de règlementations, moins de normes, moins de freins à leurs appétits, donc moins de protection de la nature et moins de protection du salarié.

Pour créer des richesses, ils disent qu’il leur faut la liberté d’entreprendre, donc de détruire les sites naturels, de dégrader, de marchandiser, de rentabiliser le vivant sous toutes ses formes.

Que pourra faire Nicolas HULOT au sein de la secte des adorateurs du Marché ?

Constater, sans doute bien vite, qu’il a été instrumentalisé pour embellir le décor que la finance déploie ces temps-ci devant les citoyens grégarisés, histoire de faire oublier le projet régressif et offrir au président de la république beaucoup de petits soldats à l’assemblée nationale.

Ce que je pense :

Nicolas HULOT est sincère, volontaire et convaincu dans sa démarche.

Il imagine toujours servir la cause qui nous est chère par ses initiatives, ses conseils inspirés aux princes d’hier, son pacte soumis en 2007 à la signature de tous les candidats à la présidentielle du temps, bien vite renié par eux.

Aujourd’hui, il espère peser de l’intérieur sur des ennemis de la terre prompts à asphalter, bétonner, entreprendre, relayer les firmes nuisibles et les lobbies rétrogrades.

Nicolas HULOT obtiendra peut-être l’abandon de NOTRE-DAME DES-LANDES, question emblématique, mais en revanche, il ne pourra rien faire pour le loup et, plus généralement, pour la faune.

Alors, faut-il le blâmer d’avoir céder aux sirènes officielles ?

Non, car participer pour en limiter la nocivité ou s’opposer au Système planétaire de destructions totales peut se justifier, puisque seul le résultat compte : sauver du vivant.

C’est une affaire de caractère.

L’opposition au Système que je pratique, par tempérament de rebelle et d’insoumis, ne donne pas davantage de résultats que la participation aux apparences du pouvoir n’en produira.

Ayons la lucidité et l’honnêteté intellectuelle de le dire.

Le choix tient donc au tempérament de chacun de nous.

Ma liberté, mon éthique, mes convictions me feront toujours préférer Rémi FRAISSE à ces ministres qui n’exigèrent pas la moindre avancée pour l’arbre, l’animal et l’homme et qui siégèrent, hier, dans des gouvernements aux ordres des destructeurs de vie.

Devenir ministre n’est jamais un honneur mais parfois une charge. Cette nomination devient une honte lorsque cela s’accompagne de reniements.

Je souhaite à Nicolas HULOT, pour la nature et pour lui-même, de ne rien renier.

 


 

Gérard CHAROLLOIS

TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )

FORCE POUR LE VIVANT ( http://gerardcharollois2017.fr/2017/01/13/force-pour-le-vivant/ )

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 10:59

La lettre de Gérard CHAROLLOIS                                                                                                                                                              le 14 mai 2017 

 

 

Histoire d’un crime


 

L’idéologie dite « libérale » assassine le vivant et, à terme, anéantira toutes les espèces et tous les biotopes.

L’observation le révèle et la compréhension de l’idéologie thatchérienne qui sévit depuis une trentaine d’années l’explique logiquement.

Une poignée d’individus s’enrichissent frénétiquement en exploitant toutes les ressources vitales de la planète.

Lorsqu’un entrepreneur/promoteur/aménageur voit un lac, il voit une base de loisir, une vallée un couloir à camions, une forêt une usine à bois, un fleuve une voie navigable, un animal une marchandise à commercialiser et un humain un travailleur à mettre sous pression.

Les « libéraux » seront toujours du côté de l’exploitation et contre la protection de la nature, des animaux, des droits sociaux.

Certains découvrent que l’actuel président de la république flatte les chasseurs, les amateurs de corridas et, pour les mêmes raisons, d’autres découvriront demain qu’il sert les intérêts de la finance, des milieux d’affaires au détriment des humains et de la biosphère.

Nous le savions et j’en avais informé mes amis lecteurs.

Comment en sortir ? Comment sauver le vivant, défendre l’intérêt général, préserver la nature et rompre l’austérité pour les uns, l’accaparement pour les autres ?

Il n’y a qu’une seule solution.

Unir tous ceux qui combattent cette pulsion de mort.

Face à la destruction programmée et face à la torture des êtres sensibles, face à la paupérisation de l’immense majorité de nos contemporains, il convient de faire taire les divisions, les querelles subalternes, les inimitiés égotistes et subjectives.

Ainsi, lors des législatives à venir, le camp de la vie, de l’écologie, du social est émietté, éparpillé ce qui assure le maintien de la main-mise des deux partis des ennemis de la terre :

les RÉPUBLICAINS alliés au CPNT et le parti du président qui entend bien obtenir les pleins pouvoirs en ayant une assemblée à sa botte.

Très concrètement, avant le premier tour de la présidentielle, j’indiquais que seule l’union des amis de messieurs MÉLENCHON et HAMON permettrait une présence du parti du mieux au second tour.

Les faits ont confirmé mon analyse.

Présentement, il serait urgent de cesser les dispersions pour admettre la diversité et l’unité de fond des partisans de la vie contre ceux de l’argent, de la dévastation planétaire et de l’avilissement humain en brute cupide.

Le problème est qu’à côté des convictions, de l’ardente passion militante suppurent de petites et sordides ambitions personnelles.

N’a-t-on pas vu de prétendus écologistes accepter des postes ministériels sans obtenir aucune avancée en faveur de la nature et des animaux ?

Ces petits personnages ne sont-ils pas prompts à se rallier au cortège de tous les vainqueurs dans l’espoir d’être invités à encombrer les fauteuils de la république de leur inutile présence ?

D’aucuns marchent aujourd’hui avec le chef de l’Etat nouveau en attendant une récompense de leur abaissement qui leur fait oublier l’aéroport VINCI, la casse sociale et écologique annoncée.

J’éprouve pour ces ex-verts une nausée mêlée de commisération.

Que ne feraient-ils pas pour être députés, et mieux, ministres !

La gangrène de l’ex-parti écologiste, en voie de désagrégation, joue un rôle important dans la disparition de l’écologie politique en France.

Ils avaient perdu leur âme en renonçant à défendre l’animal et la nature, avant de se perdre.

Tout est à reconstruire sur des bases plus claires, plus honnêtes intellectuellement.

Pour l’efficacité et vu l’urgence, il convient d’unir l’opposition au pouvoir de la finance et des traditions.

Puis, au sein de cette opposition que je voudrais majoritaire à l’assemblée, il nous appartient de regrouper ceux qui veulent des avancées immédiates en faveur du vivant, telle que l’abolition de la tauromachie et de la vénerie.

Quelles forces dans cette opposition ?

France INSOUMISE, anciens VERTS, anciens socialistes tendance HAMON, écologistes biocentristes et tous les gens de mieux!

Je vous convie à cette tâche immense et exaltante.


 

Gérard CHAROLLOIS

TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )

FORCE POUR LE VIVANT ( http://gerardcharollois2017.fr/2017/01/13/force-pour-le-vivant/ )

 

 

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 12:43
La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le lundi 8 mai 2017
 
 
 
Fédérons-nous pour la nature
 
 
 
Depuis quelques années, je dénonce pour mes amis lecteurs la manipulation de masse magnifiquement orchestrée par la secte des adorateurs du Marché, secte qui pour dominer le monde use de procédés totalement différents de ceux grossièrement employés naguère par d’autres totalitarismes.
N’étant le petit soldat d’aucune armée, ne convoitant aucune fonction officielle dans telle ou telle écurie, je juge de la situation de la société avec cet éloignement sans lequel on ne peut pas comprendre les ressorts fondamentaux du système en place.
Pour illustrer mon propos, je m’en tiendrais ici aux dernières élections présidentielles françaises, mais le processus pourrait être repris à l’identique lors de tous les scrutins.
 
 
 
La secte du Marché joue sur la peur pour conduire les électeurs.
Au premier tour, peur des diables rouges, partageux et « extrémistes », émules de CASTRO, CHAVEZ, lorsque ce n’est pas de POLPOT.
Un citoyen sérieux, responsable, un peu frileux ne saurait voter pour des « insoumis », de dangereux révolutionnaires pouvant rétablir le stalinisme voire un régime équivalent à celui de la Corée du Nord !
Le péril rouge/vert passé, les adorateurs du marché partent en guerre contre des hordes de SA (sections d'assaut), des nostalgiques de la division DASREICH pas moins, et après avoir bouté le marxisme-léninisme, ils triomphent du fascisme brun.
Peur du loup, peur des fantômes, peur salutaire pour faire taire les petits enfants et les amener à être sages en se flexibilisant devant la main invisible qui va les tondre et qui va détruire la vie sur terre pour assouvir la soif de profits des lobbies, des firmes, de la finance, des oligarques.
Les citoyens protesteront, manifesteront, défileront lorsque les exploiteurs attenteront à leurs droits sociaux, à leurs régimes de retraites, à leur temps de travail, à leurs garanties. Mais leurs actions seront sans le moindre effet. Le Marché passera en force, indifférent aux cortèges, aux grèves, aux pétitions, aux cris de douleurs des petites gens qui régressent inexorablement depuis deux décennies.
Les affreux « extrémistes » étaient dépeints en violents, en menaçants par une presse appartenant, pour l’essentiel, à neuf oligarques, alors que la violence s’appelle destruction des sites naturels, empoisonnement de la biosphère, délocalisation des productions, gel de l’indice du point de rémunération, aggravation des inégalités entre la population prise en sa globalité et une infime poignée de privilégiés du « premier cercle ».
 
 
 
La violence tient à l’aéroport NOTRE-DAME-DES-LANDES, projet emblématique, la chasse, les refus d’application du principe de précaution face à la mise sur le marché des molécules de l’industrie.
La secte espère bien régner mille ans et possède le pouvoir médiatique qui lui permet les manipulations de la majorité des électeurs.
Il n’y aura pas de troisième tour social, de luttes sur le terrain, car la "médiacratie" veille et saura discréditer les planqués du syndicalisme, les conservatismes anachroniques, les « trublions », les méchants casseurs, les décalés irresponsables.
Nous connaissons ces « éléments de langage » hallucinogènes derrière lesquels s’abrite l’information passée au prisme de la pensée « libérale ».
Alors, reste les législatives, le 11 juin, occasion encore offerte au plus grand nombre d’échapper au contrôle de ceux qui imposent que n’existe aucune alternative.
Par-delà les étiquettes partisanes qui ne m’intéressent guère, j’invite les amis de l’arbre, de l’animal et de l’humain à renverser la table, à choisir la rupture, le refus de la dévastation perpétrée par les oligarques et leurs agents.
Là encore, les promoteurs, la finance, les firmes veilleront à anesthésier pour conserver un pouvoir politique complice de leurs exactions contre la nature et contre la vie.
Combien il est douloureux d’avoir raison trop tôt, mais cela vaut mieux que de se tromper de combats et d’avoir une guerre de retard.
 
 
 
En 1930, le fascisme menaçait la paix du monde. En 1950, le totalitarisme stalinien violait les droits humains et la liberté.
Aujourd’hui, c’est le thatchérisme qui représente le crime contre l’écologie.
Pour masquer ses crimes, cette idéologie entretient l’illusion des affrontements d’antan.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
TEL 06 76 99 84 65
 
 
 
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 10:29

La lettre de Gérard CHAROLLOIS                                                                                                                                                    le 07 mai 2017 

 

 

La faune face aux impostures et obscurantismes


 

L'humain a peur de la nature.

Il ne supporte pas ce qu'il ne maîtrise pas, ce qui lui échappe et persiste en dehors de lui.

L'apparition d'un sanglier dans les rues d'une petite ville suscite des alarmes comme si une horde de terroristes déferlait sur la place publique. Pompiers, policiers sont immédiatement sommés de rétablir l'ordre menacé en abattant l'importun, le sauvage, le redoutable animal qui pourrait bien blesser les enfants ou les vieilles dames.

Il y a trois ans, je fus appelé à intervenir sur une antenne de RADIO FRANCE parce qu'un animal mystérieux avait été entrevu dans l'OISE, une sorte de lynx ou autre fauve inquiétant.

Le préfet déclencha un plan avec battues et déploiements de gendarmes, de gardes forestiers.

La population avait peur.

En fait, il ne fut rien trouvé d'autre qu'un gros chat banal et innocent.

On peut s'interroger sur les raisons de cette phobie irrationnelle de notre faune par une fraction importante de nos contemporains qui aiment la nature mais la veulent domestiquée, sage, contrôlée, jardinée.

Les faits sont cependant éloquents : chaque année, dans le monde, le moustique, vecteur d'agents pathogènes, tue sept cent mille personnes. L'animal humain tue quatre cent cinquante mille humains par les guerres, génocides et meurtres. Les requins tuent moins de dix personnes.

Et la faune européenne ?

Elle ne tue jamais personne.

Ni le chevreuil, ni le cerf, ni l le sanglier, ni l'ours ou le loup ne tuent l'homme.

Alors d'où viennent ces effrois imbéciles face à la forêt, aux animaux dits sauvages qui n'agressent pas l'homme, du moins s'ils ne sont pas acculés. N'a-t-on pas vu, non sans sourire, un chasseur mordu par un lapin qu'il avait blessé ?

Dans nombre de pays d'Europe, Italie, Espagne, Slovénie, Roumanie, ours et loups vivent encore sans que les italiens, Espagnols ou Slovènes se trouvent menacés, attaqués, interdits de fréquenter les espaces naturels où l'homme peut cohabiter avec la faune européenne.

Cette peur de la nature remonte sans doute à des réflexes hérités des temps très anciens où l'animal humain vivait en symbiose avec le milieu naturel et n'était qu'un élément de la faune. 

Les religions monothéistes exploitèrent cette séparation radicale de l'humain avec le reste du vivant en distinguant les "gentils",

ceux qui servent l'homme, des "méchants", ceux qui refusent de se soumettre et d'être utiles.

Présentement, le lobby de la chasse redoute plus que tout que nos contemporains réalisent massivement que la faune de notre continent n'est pas dangereuse et peut vivre en harmonie avec nous.

Il faut, pour justifier le loisir de mort, que le sanglier soit féroce, méchant, dangereux, puissant et prompt à mordre et charger.

S'il advenait que les gens comprennent que les animaux dits sauvages fuient l'homme et ne cherchent nullement à l'affronter, la guerre sans honneur faite à la nature serait jugée comme ce qu'elle est : une honte.

La France pâtit, plus que d'autres pays, de cette approche obscurantiste du "sauvage".

Malgré quelques conflits d'usages, les autres pays européens acceptèrent la cohabitation avec le loup qui ne disparut jamais d'Italie et d'Espagne, alors qu'il fut éliminé de France.

Ici, son retour s'est accompagné d'un délire haineux qui n'a rien d'économique, mais qui est purement culturel.

Les éleveurs de moutons français considèrent que la montagne est un parc à moutons, que la nature doit être aseptisée, vouée au seul productivisme et que toute concurrence par des espèces réfractaires à la domestication ou à la disparition est intolérable.

Fantasmes anti-loups, mais aussi fantasmes anti-vautours et plus généralement à l'encontre de tout ce qui ne relève pas de la maîtrise par l'homme.

Le loup est, de ce point de vue, une espèce emblématique.

L'éleveur français exige son éradication totale, comme il veut l'élimination de tout prédateur et de tout compétiteur sauvage.

Or, si l'agriculture subventionnée de ce pays ne supporte pas la présence de quelques centaines de loups, comment pourrions-nous souhaiter le maintien, ailleurs, des éléphants, des rhinocéros, des tigres.

La question posée par le loup est la suivante :

La planète doit-elle n'être qu'un centre de production au service de l'homme ou peut-elle demeurer une terre vivante, accueillante pour toutes les espèces ?

Question éthique fondamentale à laquelle je réponds par une volonté de sauver la vie dans sa merveilleuse diversité.

Constatons que les successifs gouvernements français cédèrent au lobby agro-cynétgétique en donnant des autorisations de tirs de loups, ce qui, d'un point de vue pédagogique, s'avère désastreux et ce d'autant que les braconniers tuent clandestinement des loups, ajoutant ainsi aux prélèvements officiels.

Il en résulte une diminution de la population de loups en ce pays, la dernière année, passant de 302 à 283 individus selon des sondages sérieux.

Il faudrait inversement délivrer un message ferme et clair, selon lequel tout enrichissement de la faune est une chance à accueillir.

L'essentiel est de changer notre rapport à la nature qui a davantage besoin de protection que de "gestion", imposture derrière laquelle se cache des velléités de massacres.


 

Gérard CHAROLLOIS

TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE

www.ecologie-radicale.org

 

MOUVEMENT D’ÉCOLOGIE ÉTHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES ÉQUILIBRES NATURELS. 

 
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 16:25
La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 23 avril 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
 
 
Biocentrisme et éthique animale
 
 
 
 
L’éthique, le droit, la conception que l’humain se fait de lui-même et du monde sont fruits des connaissances d’une époque.
Durant des millénaires, l’animal humain (puisque nous sommes des animaux) construisit son univers mental sur des mythes, des religions lui imposant, de
l’extérieur, des valeurs, des normes de vie dictées par les traditions de la tribu, de la cité, de la nation, de la communauté de rattachement identitaire.
Tout pouvoir venait des dieux dont les rois et empereurs recevaient délégation.
Avec le doute, les Lumières, la raison, l’homme, en Occident d’abord, apprit à lire dans le grand livre du monde en s’émancipant des dogmes révélés.
La valeur, la loi, la vérité ne vinrent plus de divinités extérieures mais de la délibération de l’individu et du groupe.

Depuis le 18ème siècle, la société passa insensiblement du théocentrisme à l’anthropocentrisme, l’homme se substituant aux dieux dans la hiérarchie des
valeurs.

Les théologiens durent s’adapter à se décentrage et, pour suivre le mouvement de fond irrésistible, ils proclamèrent que « dieu fit l’homme à son image
» ce qui permet la double adoration.
En fait, l’homme s’inventa des dieux à son image inversée : les dieux étant tout-puissants, totalement bons et éternels, ce que l’homme n’est pas.
Avec les acquis de la science contemporaine en ses diverses disciplines, génétique, paléontologique, physiologie comparée, biologie moléculaire et même
astrophysique, éthologie, se révèlent l’unité profonde du vivant et les lois de l’évolution des espèces.

Ces données nouvelles révolutionnent la vision que l’homme pouvait avoir de la nature, de sa place dans l’univers, de son rapport aux autres espèces et
incontestablement, DARWIN et son évolution des espèces, en 1859, marque une rupture décisive et salutaire.
 
 

Aujourd’hui, après le passage du théocentrisme à l’anthropocentrisme, nous devons élargir le cercle de l’empathie en accédant au biocentrisme.
En 2002, nous créâmes, en France, la CONVENTION VIE ET NATURE portant cette éthique qui, à la différence de certains mouvements écologistes, n’a aucune
aspiration à la nostalgie, à la régression, au retour vers un âge d’or, un paradis perdu qui n’ont jamais existé dans le passé, passé plein de superstitions,
de peurs, d’ignorances, de maladies, de guerres, de négations des droits fondamentaux de l’homme, des autres animaux et de la nature.
L’homme d’hier ne respectait pas mieux le vivant.
Il n’avait pas les moyens de destruction que confèrent aujourd’hui les sciences et techniques.
Il est vrai que la maîtrise contemporaine offre à la cupidité humaine des occasions formidables d’anéantissement du vivant.
 

Vous savez que nous assistons à la sixième grande disparition d’espèces sur la Terre et que cette disparition massive nous est imputable.
Vous savez que des milliards d’animaux sont élevés et tués dans des conditions indignes
de la plus élémentaire sensibilité pour satisfaire un système productiviste
fou de profits.

Vous savez que perdurent, ici et maintenant, des loisirs débiles et cruels comme la chasse qui s’exerce au détriment d’une faune exsangue et artificialisée.

Vous savez que des foules, certes marginales mais néanmoins contemporaines, paient pour jouir de la torture des taureaux dans des arènes.

Une mutation éthique est en cours mais celle-ci se heurte à des forces obscurantistes qui voudraient confiner l’animal non-humain dans la catégorie des
choses que l’on peut marchandiser, violenter, maltraiter pour le jeu ou le profit.
Des lobbies, la classe politique, des forces économiques contrarient les avancées de la conscience et refusent la transcription de l’éthique biocentriste
dans le droit et dans les mœurs .
A titre d’illustration, j’ai dû plaider devant la cour européenne des droits de l’homme contre la loi dite VERDEILLE, imposée par le lobby chasse, qui contraignait
les petits propriétaires à accueillir chez eux ce loisir de mort.
Il fallut plaider devant les juridictions administratives, durant près de vingt ans, pour obtenir la transposition d’une directive européenne portant protection
des oiseaux et aboutir à réduire de quelques semaines le temps d’ouverture de la chasse, en juillet et en février.
 
 

Comme tous les changements en profondeur, le passage à une société biocentriste, respectueuse de la nature et des êtres vivants, sera inéluctable, mais
ne se fera pas sans luttes idéologiques.
Celles-ci seront d’autant plus rudes que nonobstant l’évidence de notre éthique, des intérêts colossaux et bien gardés s’opposent à cette reconnaissance
de la valeur première de la vie.
Les traditions, la quête du profit, les filières et les corporatismes structurés verrouillent la société.
Le biocentrisme est-il un contre-humanisme ?
Récuser l’humanisme serait nier les acquis, contester les droits de l’homme, régresser au point de rater le rendez-vous avec un mieux, un vrai progrès.
Notre objectif est de conserver en dépassant l’humanisme. L’Etat, la loi, les pouvoirs publics ont pour vocation de libérer et protéger les plus faibles.
Désormais, la nature menacée, agressée, meurtrie exige cette protection contre les exactions humaines.
 
 

Le biocentrisme invite à la grande réconciliation de l’humain avec l’animal et tout le vivant.
Espèce biologique parmi les espèces, l’homme est fruit d’une évolution dont rien ne permet de dire qu’elle est achevée.
Il apparaît probable, en contemplation de la science contemporaine, que l’homme pourrait devenir le principal facteur de sa propre transformation.
Toute évolution peut être la bienvenue si elle tend à faire reculer la souffrance et la mort et, dans le même temps à rendre l’humain meilleur c’est-à-dire
moins violent, moins cruel, moins cupide.
Réchauffement climatique, épuisement de la biodiversité, fin des ressources et submersion par les pollutions menacent la survie.
Le fait de les prévoir devraient conduire à les éviter.
Le pire peut advenir : l’homme peut être une impasse évolutive, un échec, un fléau de la terre, s’il perdure à artificialiser, à empoisonner, à chasser.
Mais, il peut aussi muter et accéder à une maîtrise sage, bienveillante, protectrice du vivant ;
C’est à cette mutation que nous appelons.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D'ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS
 
FORCE POUR LE VIVANT
 
 
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 10:42

(Rappel: l'assemblée générale de la CVN se tiendra le samedi 22 avril, à partir de 14 heures, à l'AGECA, 177 rue de CHARONNE, PARIS XI)

 
 

la lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 16 avril 2017
 
La cause du vivant
 
 
 

La seule grande querelle qui m’importe est celle du vivant. Je déplore l’indigence des élucubrations de ceux qui ramènent tout débat à des questions subalternes
d’individus.


Je ne goûte guère le « césarisme démocratique « , les gourous, les guides inspirés, les duci qui m’ennuient lorsqu’ils ne m’amusent pas par leur narcissisme
mégalomaniaque.


Voter n’est pas un concours d’élégance, ni le choix d’un ami ou d’un gendre.
C’est opter pour une société.
Pour pérenniser le pouvoir des forces d'argent, le Système diabolise, dénigre, caricature tout réfractaire.
Vous êtes nationaliste et remetez en cause le libre échange: Vous êtes un émule de MUSSOLINI, un nostalgique de la guerre d'Espagne.
Vous êtes pourla justice sociale, pour la mutation écologiste, pour la fin de la dictature de la finance: Vous êtes un ami de CASTRO, MAO, voire un kmher
rouge, un dangereux extrémiste.


Et voilà comment un néototalitarisme mou intoxique les citoyens et les manipule comme un troupeau sous contrôle.
Nous n’avons pas de clones et dès lors devons nous réjouir lorsque, en accord avec autrui à 80%, on s’enrichit de nos différences.
Il se trouve que j’approuve à 80% le programme de la France Insoumise et de son candidat, seul susceptible d’inquiéter la féodalité mercantile.
Ainsi, face aux choix politiques, je ne me préoccupe que de la cause du vivant.


Or, le vivant va mal.
Point n’est besoin de développer, vous connaissez tout cela : la sixième disparition d’espèces, les milliards d’animaux suppliciés chaque année dans le
monde pour alimenter la machine productiviste, les tensions sociales, les crispations communautaristes, l’absence de maîtrise de la maîtrise par une globosphère
déboussolée, l’austérité pour le peuple et la prévarication pour les milliardaires, la destruction des services publics et l’anéantissement de tous les
sites naturels.


Le choix est le suivant :
Maintenir la course à l’abîme en élisant des tenants de la doctrine mercantile ou saboter le système en renversant la table.
Rares sont les citoyens conscients de cet enjeu. Il faut dire que les commentateurs préfèrent s’en tenir aux anecdotes, aux petites turpitudes subalternes
des uns ou des autres, aux petites phrases surmédiatisées et surexploitées.
La propagande des forces d’argent occulte délibérément le choix fondamental entre la persistance de la dévastation de la planète par les « entrepreneurs
» et une mutation mettant la protection de la nature et le respect( des êtres vivants en objectif premier.
Un examen objectif de l’Histoire et des données matérielles conduit tout d’abord à saluer les éminents succès du système productiviste et mercantile.
Ce succès est logique puisqu’il repose sur l’exploitation d’une tare de l’animal humain : la cupidité.
Inviter chaque membre de la société à s’enrichir par son travail, son habileté, sa rouerie, ses mérites ou ses malhonnêtetés stimulent la bête humaine plus
et mieux que n’importe quelle grande, noble et généreuse idée.
Fondé sur l’injonction : « enrichissez-vous », le système mercantile permit les innovations techniques, l’élévation global du niveau de vie, le recul de
la grande misère.


Ne nions pas les apports indéniables de ce système né en Occident et qui a conquis désormais l’humanité entière.
Le problème est que le système a atteint ses limites et que désormais, après ses bienfaits, il sécrète les toxines qui vont anéantir le vivant.
Parvenu à un certain stade de développement, il ne répond plus aux besoins des peuples. Depuis une quinzaine d’années, la condition sociale ne s’améliore
plus, sauf pour une infime minorité, une caste séparée qui domine la société et la contrôle.
Les équilibres biologiques et mêmes physico-chimiques de la planète sont compromis.
Les exploiteurs n’ont que faire de ces menaces. Pour eux, il suffit de se gaver très vite, sans grand souci de l’avenir.
Il faut dépasser le mercantilisme et, sans renoncer à la maîtrise, la mettre au service du biocentrisme, de l’intérêt général, du bien public, en domestiquant
la cupidité, socle du système économique globalisé.
Les peuples en souffrance aspirent aux changements radicaux.
Aux USA, ils ont voté TRUMP contre la finance, l’argent, les milieux d’affaires que représentait Hillary CLINTON.
Illusion : ils ont élu un oligarque qui sert les oligarques et qui fit peuple en éructant quelques grossièretés, comme d’autres invoquent la « révolution
» pour mieux endormir et perpétuer le pouvoir délétère de leurs mandants.

 


NOTRE DAME DES LANDES, les chasses présidentielles, la suppression des emplois publics, le mépris de la souffrance animale, sont bien davantage que des
points de détails.
Ils signent une inféodation aux forces de mort qui tuent, bétonnent, asphaltent, empoisonnent.
Chaque année, en France, pour satisfaire la cupidité des milieux d’affaires, cinquante mille hectares sont soustraits à la nature et artificialisés.
Le Grenelle de l’Environnement, leurre promu par le Système, promettait de réduire la quantité de pesticides de 50% en dix ans. Les pesticides ont augmenté
de 20% depuis ledit Grenelle.
Les bonimenteurs créent des instances en faveur de la biodiversité mais sacrifient partout et toujours les intérêts écologiques à ceux des hommes du premier
cercle, ceux qui financent les campagnes électorales des agents dociles du marché.
Plus pernicieuse que la propagande des fascismes et soviétismes d’antan, celle des forces « économiques » pourraient abuser, longtemps encore, les peuples
victimes du cirque médiatico-politique.
Pour préserver les intérêts de la caste financière, le Système crée de fausses alternatives.
J’appelle au sursaut, à l’insoumission, à la résistance, mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à dire à mon ami lecteur que la manipulation et l’imposture
anesthésient trop efficacement l’opinion et quel es chances d’en sortir demeurent faibles.
Dommage pour l’arbre, l’animal et l’homme.
Face à ces périls, soyons lucides, mobilisés, unis et si possible efficaces pour la grande mutation nécessaire.

 

 

Gérard CHAROLLOIS
Tel 06 76 99 84 65

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 11:15
Pourquoi je voterai Jean-Luc MELENCHON
 
 
 
En 1981, les femmes et hommes de mieux annonçaient qu’ils allaient « changer la vie ».
François CAVANNA avait déjà compris que la vraie révolution allait bien au-delà et que la valeur première était la vie.
Aujourd’hui, notre aspiration est de la sauver, de protéger l’arbre, l’animal et l’homme, de substituer la solidarité à la concurrence, l’empathie à la
course au profit, la croissance purement qualitative au productivisme forcené, le progrès qui nourrit la légitime quête du bonheur aux expansions qui alimentent
les spéculations des oligarques.

Or, tout ceci est du concret, de l’effectif et non un énoncé de concepts généreux.
Il faut en finir avec les grands travaux inutiles, avec la dévastation de l’espace par les mafieux de la finance et des firmes, commanditaires de certains
politiques dont ils financent les campagnes électorales pour en retour recevoir des prébendes, en finir avec la financiarisation de l’économie, le culte
de la compétition, le creusement des écarts sociaux, en finir avec la chasse, la torture tauromachique, les élevages concentrationnaires, la danse des
pesticides.
Dès lors, il faut traduire en choix électoral cette éthique de la prévalence du vivant sur le Système totalitaire et sournois qui putréfie la démocratie
par l’argent.
Beaucoup de candidats dénoncent, à juste titre, le « Système », cependant que ses agents feignent d’ignorer son existence pour mieux le préserver.
Je le définirai donc, ci-dessous.
Mais examinons les candidatures en présence lors du scrutin du 23 avril.
Toutes les sensibilités politiques sont représentées ce dont il faut se féliciter.
Trois candidats se réclament du nationalisme, prônent le dégagement de l’Europe et célèbrent la patrie.

Deux candidats, soutenus par les milieux d’affaires, représentent le Système : François FILLON et Emmanuel MACRON.
Deux candidats portent les valeurs révolutionnaires du trotskysme.
Deux candidats écologisent une vieille gauche qui avait perdu son âme avec les reniemements du mitterrandisme à partir de 1983 : Benoît HAMON et Jean-luc
MELENCHON.
Indéniablement, le talentueux Jean-Luc MELENCHON permet d’ajouter une dimension éthique élevée, une préoccupation pour la nature et l’animal à la traditionnelle
aspiration à la justice sociale de ce courant de pensée.
C’est un héritier qui sait faire fructifier l’héritage du socialisme pour en conserver le socle tout en le dépassant et en y introduisant des éléments de
biocentrisme.
 

Les fascistes de la chasse ne s’y sont pas trompés et sur certains de leurs sites dénoncent l’insoumission de ce candidat qui contraste avec les génuflexions
des pusillanimes qui s’inclinent respectueusement devant les tueurs agréés.
Il est regrettable que par suite d’une dispersion des forces de mieux, la qualification pour le second tour demeure difficile, malgré une remarquable progression
de cet orateur brillant, penseur plus profond que nombre de ses adversaires.
Sans ces divisions, nous pouvions espérer l’élimination des deux candidats du « Système », dont l’élection paraissait assurée aux oligarques.
Y a-t-il un Système ?
Il règne sur la planète entière et se traduit par une exploitation frénétique de toutes les ressources, une artificialisation de tous les milieux, par un
écrasement des êtres, par une extinction d’espèces, par un avilissement de l’humain intoxiqué par le culte de l’argent.
Ce Système s’est enraciné durant le précédent siècle et son totalitarisme a été assumé par Mme THATCHER lorsqu’elle énonça ce que radote ses successeurs
: « There is not alternative ».
Ces zélés propagandistes disent : "vous n’avez plus le choix et tout ce qui nous conteste n’est que radicalisme extrémiste et dangereux, utopie funeste
et errements idéologiques".
Le Système n’offre aucune autre issue que sa perpétuation.
Il suscite des diversions, multiplie des candidatures illusoires, en veillant à conserver la réalité du pouvoir.
 

La religion du Marché constitue un néototalitarisme tout aussi intolérant que ceux du siècle passé, mais infiniment plus rusé et efficace.
Par un habile conditionnement culturel, par une atomisation de la société, par l’insinuation d’oppositions entre chômeurs, salariés du privé et du public,
assistés et auto-entrepreneurs, le Système anesthésie les peuples et perpétue son règne létal.
Car à terme, le Marché fera disparaître la nature et compromettra la survie de l’humanité sur une terre empoisonnée, polluée, enlaidie.
Le Système ne voit dans « l’environnement » qu’une occasion de profits, dans l’animal une marchandise, dans l’humain un agent économique.
Le Système veille à ce que les exclus du premier cercle, soit 98% de la population, ne prennent pas conscience du processus à l’œuvre.
Pour pérenniser la religion du Marché, les oligarques propriétaires des journaux et des chaînes de télévisions privées financent des candidatures de pures
leurres. Les peuples sont abusés et croient à des changements, là où il n’y a que maintien des mêmes intérêts, des mêmes options se résumant à ceci : «
tout pour le profit ».
 

Il y a ceux qui déplorerons l’absence d’une candidature estampillée biocentriste.
N’oubliez pas que la sélection des candidats s’obtient par le parrainage de cinq cents élus. Or, parmi ces cinq cents élus, vous trouvez une majorité de
très petits maires ne représentant que quelques dizaines ou centaines de personnes, dans des milieux sociaux et culturels définis, à savoir, une France
FNSEA/ CPNT.
Voilà qui ne permet guère aux écologistes, aux animalistes, aux naturalistes d’intervenir dans le débat public.
Insoumis, réfractaire à la société de marché, militant pour sauver la Vie, je voterai pour Jean-Luc MELENCHON, au premier tour de la présidentielle et au
second, en toute hypothèse.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
Tel 06 76 99 84 65
 
 
 
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