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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 11:17

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 26 février 2017 

 TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

Une machine à perdre.

 

 

 

Pendant longtemps, j’ai milité pour la protection de la nature, dans un cadre associatif, au sein du RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS à LA CHASSE, de la SOCIETE
NATIONALE DE PROTECTION DE LA NATURE et autres structures régionales. Je répugnais à un engagement politique, non pas pour des raisons éthiques, mais en contemplation de la pathologie mentale, à savoir un narcissisme névrotique, affectant les meneurs de partis ou groupuscules politiques.
Devant les périls, la montée de la contre-révolution, la dictature masquée des lobbies, la manipulation sournoise des peuples par les forces d’argent, j’appelle aujourd’hui à la mobilisation politique pour défendre l’arbre, l’animal et l’homme.


Or, je constate avec consternation les comportements suicidaires des femmes et hommes de mieux qui, au lieu de s’unir, s’éparpillent en organisations rivales, comportement garantissant leur échec et la pérennité de la malfaisance des ennemis de la terre : spéculateurs, pollueurs, exploiteurs, tortionnaires d’animaux.
Tant que perdureront ces divisions, ces querelles subalternes, les affairistes destructeurs de sites, la FNSEA, adepte d’une agriculture chimique et d’un élevage concentrationnaire, le lobby chasse, accapareur de l’espace naturel et pourfendeur de la reconnaissance du caractère sensible de l’animal, la finance qui écrase les peuples sous le joug de ses intérêts, n’ont aucun souci à se faire.
Ils ne régneront certes pas mille ans, car leur règne létal détruira la biosphère bien avant cette échéance, mais jusqu’à l’extinction de la biodiversité.
Lorsque j’en appelle à l’unité des gens de mieux, je n’entends pas une uniformité, un monolithisme, une armée de clones disciplinés marchant au pas cadencé et répondant aux exhortations d’un duce.
Que le camp de la générosité, de la compassion, de l’amour de la vie soit divers, riche de différences, constituerait une chance et une force, si les humains possédaient la sagesse des loups qui savent bien que leur survie exige l’addition de leurs forces.


Pour la première fois depuis 1974, l’écologie politique sera absente de l’élection présidentielle, le candidat des VERTS, issu d’une primaire verrouillée, promis à 2% de voix, devant opportunément renoncer à maintenir sa candidature.
En maintenant sa candidature, en retirant quelques centaines de milliers de voix aux autres candidat de la générosité, il favoriserait le candidat des banques et de la finance.
La gauche risque, néanmoins, de demeurer divisée, en deux courants égaux, et donc condamnée à disparaître, au soir du 23 avril.
D’aucuns exacerbent les nuances, les variantes qui font la luxuriance de la pensée.
Or, la multiplicité des approches, des sensibilités comme des talents représente un avantage, une source d’enrichissement, pour peu que l’on conserve la distinction entre amis et adversaires irréductibles.
Quant aux défenseurs du vivant, ils sont émiettés en micro-partis qui feignent de s’ignorer, préférant ainsi laisser la force, l’influence, le pouvoir aux ennemis de la terre.
Je préconise, par une réforme constitutionnelle, la fin de la monarchie élective, exception française.


L’élection présidentielle les rend fous.
Pourquoi Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON ne s’entendraient-ils pas pour promouvoir une sixième république.
S’ils s’engageaient à supprimer cette monarchie élective, ils pourraient plus aisément s’effacer, l’un pour l’autre, momentanément pour la présidentielle, s’unir et additionner leurs voix.
Ils pourraient soumettre au peuple français par voie référendaire, une remise à plat des institutions politiques, par l’élection d’une assemblée constituante afin de donner au pays des pouvoirs publics davantage conformes aux exigences du temps.
Le parlement, notamment, sans sénat conservateur, devrait représenter l’intégralité des nuances politiques du pays, grâce à la proportionnelle intégrale.
Le pouvoir exécutif doit être désigné par ce parlement, le président de la république n’ayant qu’un rôle protocolaire.
Le pouvoir judiciaire doit devenir un véritable contrôleur du pouvoir politique et ce afin d’éliminer radicalement la corruption, mal français, à l’instar de ce qui existe dans la plupart des autres pays d’Europe Occidentale et du Nord.
En 1958, dans un contexte historique totalement différent, j’aurais approuvé les institutions de la Vème république, mais soixante ans ont passé.


Ces institutions aboutissent à des blocages et à la main-mise de clans sur l’appareil d’état, donc sur le « pot de confiture » dont les caciques apprirent à se gaver impunément, se considérant supérieurs aux lois communes.
Dès lors, HAMON ou MELENCHON, peu importe, si leur élection signifiait la fin d’un régime présidentiel adapté à un peuple mineur, guidé par un homme providentiel, un souverain qui nomme à toutes les fonctions essentielles de l’Etat.
Arrêtons la machine à perdre, celle qui prépare la victoire des forces d’argent, de ceux qui veulent des NOTRE-DAME-DES- LANDES, des grands travaux inutiles,
contraires au bien public mais sources de prévarications pour des intérêts mafieux aux confins des affaires et de certains partis à leur service.
Quant à nous, biocentristes, naturalistes, écologistes, refusons notre soutien à tout candidat, tout parti flattant la chasse et la tauromachie.
Devenons une Force Pour le Vivant !

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:26

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS           le dimanche 19 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

La fracture

 

 

 

L’Histoire subit une accélération fulgurante avec les innovations scientifiques et techniques grosses d’une mutation, d’une rupture entre la société d’hier et celle de demain.
Les connaissances percent les secrets de l’infiniment petit, le boson de Higgs, ceux de l’immensité cosmique, ceux des ciseaux génétiques et de l’usure des télomères, ceux de l’exploration des comètes et de la circulation des ’informations en direct sur l’ensemble du village planétaire.
Avec ces connaissances, l’humain maîtrisera bientôt la plupart des maladies et jusqu’au processus de vieillissement.
Il captera les signaux venus du lointain de l’espace et donc du passé lointain.
Autrefois, les humains tremblaient devant les phénomènes qu’ils paraient de mystères inquiétants, avant qu’ils apprennent à lire dans le grand livre du monde.


Dans le même temps, des humains perdurent à tuer, à mourir, à lutter, à discriminer aux noms de sornettes, de billevesées religieuses, de préjugés grotesques qui feraient rire des enfants non conditionnés à croire de pures stupidités.
Ailleurs, des foules captives admirent, dans des magazines, sur papier glacé, des milliardaires prévaricateurs, corrompus, assassins de la terre.
Ainsi, la science, la connaissance, la maîtrise côtoient en un mélange explosif le sombre obscurantisme des mythes, sources de haines, de guerres, de divisions entre les hommes et cette première religion mondiale qu’est le culte de l’argent.
La sournoise dictature du libéralisme économique crée des inégalités criantes, jamais rencontrées avec cette acuité dans le passé.
1% d’oligarques possèdent autant de biens que 50% de la population mondiale.
Ces inégalités sociales scandaleuses appellent une révolution contre le système mercantile abrutissant.
Cette inégalité sociale n’est pas aussi décisive que celle culturelle séparant radicalement ceux qui savent et la masse des peuples qui croient, parce qu’ils
ignorent deux vérités premières : 

----il n’y a pas d’arrière-monde ;

---  les oligarques ne sont que des parasites sociaux, des escrocs.
Résultats :
Dans nombre de pays, les peuples élisent des ringards, des dogmatiques, des hommes de guerre et de haine, des agents de la finance ou des imposteurs.
Les Etats-Unis, pays de contrastes, dotés des meilleurs laboratoires de recherche dans tous les domaines et néanmoins affligés d’élus niant les données de la science pour mieux
servir les firmes, illustrent une fracture que l’on observe ailleurs.
Le cœur et la raison ne guident pas les peuples croupissant dans leurs identités meurtrières, leurs religions farfelues, leurs pulsions agressives et cupides.

 


C’est l’abyssale fracture entre une frange éclairée de l’humanité et la persistance d’une ignorance source d’affrontements qu’un peu de raison éviterait.
Si l’ignorance ne générait pas la violence, la cruauté, la négation des droits et de la solidarité du vivant, elle nous offrirait de délicieuses occasions de distractions, comme celle que je savoure lorsque d’innocentes crédulités m’amusent.
Cette douloureuse fracture du savoir, de la lumière, constitue un défi de civilisation que les politiques n’appréhendent guère, à l’exception de ceux qui posent le problème de la raréfaction progressive du travail, raréfaction qui remonte à l’apparition de la mécanisation et que va amplifier la robotique et la numérisation.
Depuis un siècle, le temps consacré au travail s’est réduit constamment et le processus va s’accélérant.
D’autres horizons s’ouvrent avec les avancées de la biomédecine qui, d’une part, guérira un jour  l’humain de l’angoisse et, d’autre part, révèle déjà l’unité fondamentale du vivant.
On ne peut plus considérer l’animal et la nature avec ce mépris arrogant que pratiquaient les hommes d’hier.
Notre devoir est de penser ces mutations et non de servir les intérêts mesquins d’une strate de privilégiés du système économique.
Enfants d’aujourd’hui, vous allez vivre une ère exaltante pleine de promesses insoupçonnées mais également dissimulant bien des précipices.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:11

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 12 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 


Pour un nouvel humanisme. 

 

 

Dans le souci de frapper d’ostracisme les écologistes biocentristes, les lobbies de la chasse, de la tauromachie, de la « zootechnie », c’est-à-dire de l’élevage concentrationnaire, falsifient le grand débat des idées, à défaut de récuser, sur le fond, la valeur de l’éthique nouvelle.
Nos détracteurs, tortionnaires d’animaux, destructeurs de la nature, exploiteurs avides, feignent de discerner dans notre pensée et notre politique une opposition d’intérêts et de considérations entre l’humain et le reste de la biosphère.
Pour eux, nous sacrifierions l’homme au profit de la nature et par antispécisme préférerions les autres espèces à la nôtre.
Qu’il y ait des misanthropes du ressentiment ici et là ne prouve rien en faveur ou à l’encontre d’une proposition éthique et politique.


Historiquement, des penseurs humanistes, dans la lignée des Lumières, posèrent la question de la condition animale et du rapport à la nature bien avant que la paléontologie, la génétique, l’éthologie révèlent une unité fondamentale du vivant.
Jean MESLIER, CONDORCET, Jules MICHELET, Victor HUGO, Rosa Luxembourg témoignent de cette filiation spirituelle alliant l’humanisme et le respect des êtres sensibles.


Présentement, dans l’ordre politique, deux vices absolus doivent être récusés pour concilier le souci de l’humain et celui de la biosphère.
Ces vices ont pour noms : cruauté et culte du profit.
La cruauté existe, même si elle se pare du masque menteur de la tradition, des us et coutumes, des pratiques anciennes.
En Occident, des hommes chassent non pas pour se nourrir, pour se protéger d’agressions redoutables, mais à titre de loisir, d’activité ludique.
Or, tuer pour se distraire est une faute contre l’esprit.
En Occident, mais également dans d’autres régions du monde, des humains érigent en spectacle la torture d’animaux : corrida, combats de coqs, électrocutions en Chine de tigres maintenus dans des cages.
Les lâches convenances, les prudences débiles, interdisent d’énoncer que la rencontre de la souffrance d’un être sensible et de la jouissance d’une foule constitue une perversion, un sadisme dégradant et inquiétant.


L’habitude, la multitude des adeptes, le conformisme social ne retirent rien à l’horreur de ces pratiques qui avilissent l’humain et révèlent sa part d’ombre, cet anéantissement de la conscience que l’on retrouve chez le pervers qui maltraite l’enfant, chez le tortionnaire qui tourmente ceux placés par les circonstances à ses caprices.
Pour changer notre rapport au vivant, il convient d’instruire les humains contre leurs pulsions sadiques les conduisant à étouffer en eux la compassion que nous devons éprouver envers tout être susceptible de ressentir, comme nous-mêmes, la souffrance.


Il faut une forte dose de  pusillanimité, à nos contemporains, pour s’accoutumer aux loisirs et spectacles impliquant la mort donnée.
Abolir ces pratiques s’imposent pour accéder à une nouvelle civilisation plus empathique.
Toute violence dirigée contre l’animal immunise contre la répulsion qu’inspire, chez un humain hominisé, la cruauté à l’encontre de ses semblables.
La chasse-loisir n’est qu’une guerre ludique offerte à des frustrés privés de la fièvre de massacrer d’autres hommes.
La corrida est fille des jeux du cirque romain où des esclaves mouraient pour la jubilation des foules toujours promptes à se ruer aux spectacles de supplices.
Mais la cruauté n’est pas la tare la plus répandue dans notre espèce.
L’immense majorité de nos contemporains éprouvent une saine révulsion face à la chasse et à la tauromachie dont la persistance funeste n’est due qu’au poids des lobbies et à la médiocrité de la classe politique.
Une autre tare affecte l’homme contemporain et endeuille nos sociétés.
C’est le culte du profit.
Pour faire de l’argent, des filières se sont constituées pour exploiter les animaux en niant leur qualité d’êtres sensibles. La zootechnie produit de la viande, des œufs et du lait dans de véritables usines où les vaches, les porcs, les poules deviennent de pures marchandises.
Dans ces univers concentrationnaires, les animaux perdent toute identité. Ils n’ont plus de nom et leur sort individuel n’intéresse pas l’éleveur qui raisonne en masse et par milliers d’unités de production.
Dans ces élevages, les besoins physiologiques et éthologiques des animaux sont niés.
L’abattage s’industrialise, pendant que perdurent les modes rituels, superstitieux de mise à mort dans la souffrance pour assouvir les besoins de sacrifices des dieux.
Le culte du profit obsède notre société qui lui offre en pâture les milieux naturels, les animaux et même les humains, victimes inconscientes d’un système nocif.


Le bétail doit être rentable.
Et les humains aussi.
En cela, le biocentrisme est un humanisme qui place l’humain au-dessus de la monnaie, des flux financiers, de la spéculation des prévaricateurs, grands imprécateurs appelant à l’effort, au sacrifice, à la flexibilité, à l’austérité pour autrui, tout en se gavant voracement.
En politique, les agents du Marché rêvent de supprimer massivement les emplois publics. Cinq cent mille pour l’un, trois cent mille pour l’autre !
Telle grande société, à l’instar d’EDF ces jours-ci, se glorifie de supprimer des emplois.
Tel candidat aux élections se propose de fusionner les mutuelles, non pas pour en améliorer les services, mais pour réduire le nombre de femmes et d’hommes travaillant dans ces structures. L’objectif des serviteurs du Marché est de faire des économies.
Ils disent : faisons des économies.
Économies de quoi ?
D’argent.
Ils n’assument pas la portée de leurs compulsions qui se manifestent en vies brisées, en accroissement de la précarité.
Pour eux, une victime de la vie, percevant une aide sociale de 500 Euros par mois est un « assisté » et le proche parent d’un nanti percevant 5000 Euros par mois est un « assistant ».
Congédions les économies d’argent pour économiser la misère, le sous-emploi, la précarité.
Si l’on se souciait, à l’inverse de leur politique, de créer des emplois en méprisant le culte dégradant du profit.
Le profit érigé en dogme supprime les emplois salariés et remplit les usines à viande.
Le sort de l’animal, le sort de la nature et celui de l’humain sont indissociables.
Cultiver la cruauté et la pulsion de mort préparent à la guerre, aux violences, à la banalité du mal.
Célébrer le profit conduit à soumettre le vivant à la loi du Marché qui sert les intérêts d’une petite caste féodale au détriment des êtres vivants.
Le biocentrisme est un nouvel humanisme qui invite l’humain à prendre en charge et en soin la vie sur terre.
Mais incapables de débattre, de réfuter, d’argumenter, les tenants de la société négationniste des droits du vivant, préfèrent feindre de ne pas comprendre cette élévation, cet élargissement du cercle de la bienveillance.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 12:18

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS          Le dimanche 29 janvier 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

Sauvons la pensée écologiste

 

 

 

 

Lors des débats politiques ayant précédé la primaire de la droite affairiste, l’écologie, la nature, la condition animale et même l’anthropocentrique «environnement » ne furent évoqués négativement que pour assurer au lobby de la chasse que le loisir de mort représente une saine « gestion de la faune » et pour affirmer aux entrepreneurs conquérants, chevaliers de la croissance et de l’emploi, qu’ils ne seront plus entravés dans leurs spéculations par un stupide principe de précaution (L’environnement : ça commence à bien faire).


Lors des primaire de la gauche, la nature, la condition animale  furent peu évoquées et l’écologie se résume à des choix techniques, des planifications écologiques, des transitions énergétiques, offrant des occasions de croissance nouvelle.
Durant leur dernier débat, Manuel VALLS rappela son attachement au nocif projet d’aéroport de LOIRE-ATLANTIQUE, Benoît HAMON refusant cette agression contre la nature et mentionnant furtivement la disparition des espèces et notamment des primates.


Quant à l’écologie politique, il faut bien objectivement constater son évanescence, son silence assourdissant.
Elle a été victime des jeux d’appareil, là où il fallait une ouverture, un vaste rassemblement, un éclatement des comités théodules groupusculaires.
L’écologie politique est en passe de perdre la bataille culturelle, celle des valeurs parce que ceux qui s’en réclament n’assument plus le défi éthique.
Tout part d’une définition de ce qu’est la pensée écologiste malmenée par les insuffisances des uns, les récupérations des autres, les caricatures des lobbies menacés par cette approche subversive.
J’en donne ici ma définition claire et simple.
L’écologie part d’un fait établi et pose une question découlant de ce fait objectif, incontestable.
Posons la définition. Énonçons ce qui constitue l’ossature de l’éthique écologiste.
L’espèce humaine, par sa croissance infinie, par sa maîtrise absolue, peut-elle anéantir toutes les autres formes de vies sur la planète ?
Poser cette question et y répondre définit l’écologie qui ne saurait résider dans un choix technique de production d’énergie, dans la fermeture d’un robinet en se lavant les dents, dans le souci de manger bio pour préserver sa santé, dans une technophobie irrationnelle.
Peut-on admettre la mort de toutes les autres espèces vivantes ?
La question est éthique et fondamentale.
Or, pour répondre à cette interrogation cruelle, il faut repenser l’économie, le social, la politique, la société en un sens biophile, c’est-à-dire axé sur la valorisation des êtres vivants par-delà leurs appartenances.
Aucun discoureur, aucun agitateur d’estrade, aucun acteur en représentation sur la scène politique ne relève ce défi.
Ils font de la technique là où il faut penser la radicalité.

 


Radicalité !
Voilà, les écologistes biocentristes sont des « extrémistes », des « intégristes », des ultras marginaux et irresponsables !
Bien sûr, mes amis lecteurs savent, eux, ce que signifie « radicalité ».
Nul extrémisme farfelu dans notre pensée et nos actions.
La radicalité implique d’aller à la racine des problèmes, au fondement d’une éthique, à l’essence d’une politique.
En refusant la radicalité, on refuse d’être ce que l’on est pour ne devenir que des petits gestionnaires incolores, indifférenciés.
Si l’écologie veut gagner la bataille politique, il faut gagner préalablement la bataille culturelle, celle des valeurs.
Cela reste à construire, comme le prouve l’ignorance de 55% de nos concitoyens qui, justement en LOIRE-ATLANTIQUE, opinèrent contre l’intérêt général de la préservation de la nature et pour les sordides intérêts d’une société privée et de ces relais dans le personnel politique.
Gagnons la bataille culturelle, en mangeant bio, non pas uniquement pour prévenir le cancer, mais aussi pour sauver les papillons et les fleurs sauvages.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE 

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 11:33

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         Le dimanche premier janvier 2017 

 

Tél.  06 76 99 84 65

Bilan et perspective.

 

 

 

 

       Chers amis lecteurs et militants, je vous adresse, avec mes remerciements pour votre fidélité à la cause de la nature et des êtres vivants, mes vœux
les meilleurs, pleins de vie, d’hédonisme, de satisfactions pour vos initiatives.

 

Je sais que la sottise des hommes, leur cruauté, les accidents de la vie nous affectent davantage que trop de nos contemporains insoucieux des souffrances.

 

Cette tradition des vœux, exempte de cruauté et d’arriération, comporte l’avantage d’offrir un temps pour le bilan, la contemplation du chemin parcouru
et pour l’analyse des perspectives.

 

Indéniablement, la question de la protection de la nature, l’interrogation sur la place de l’animal dans l’ordre du vivant se sont imposées.

 

 Des conventions étatiques internationales dissertent sur la biodiversité.

 

Des philosophes remettent en cause la relégation de l’animal parmi les choses, relégation édictée par les monothéismes.

 

Dans la population se manifestent des courants nouveaux, encore minoritaires, mais d’avant-garde, refusant l’utilisation des animaux.

 

Des militants occupent des sites naturels pour faire échec à l’insatiable appétit des promoteurs.

 

Le monde change positivement.

 

Mais dans le même temps, la biodiversité s’effondre, les oligarques exploitent tous les espaces, les animaux sont enfermés dans des usines à viande contraires
aux exigences physiologiques et éthologiques des vaches, des porcs, des poules et ce à une dimension inégalée dans l’Histoire.

 

Nonobstant la prise de conscience d’une fraction croissante de l’opinion, la condition animale s’aggrave, victime de la rentabilité, de la massification,
du productivisme forcené.

 

Le nombre d’animaux suppliciés sur la planète n’a jamais été aussi élevé, en relation avec l’explosion de la démographie humaine et l’élévation du « niveau
de vie ».

 

En 2017, la France renouvelle son personnel politique.

 

Les gouvernants de ce jour servent les intérêts des chasseurs, des éleveurs concentrationnaires, de l’agrochimie, des promoteurs d’aéroports, de centres
de loisirs.

 

Ceux qui, selon toute vraisemblance, les remplaceront en mai et juin prochains seront encore plus nocifs, plus serviles des lobbies, davantage adeptes d’une
idéologie négationniste des droits de la nature et des animaux.

 

Concrètement, les ministères de l’écologie et  de l’agriculture deviendront les ministères des chasseurs et de la FNSEA.

 

Les loups seront définitivement exterminés.

 

Les « gentilles » associations gestionnaires de «l’environnement », sages, modérées, prudentes, interlocutrices subventionnées des pouvoirs publics, seront
priées de courber encore davantage l’échine, d’avaler en souriant de grosses couleuvres, pour recevoir moins de subsides car, pour les hommes de droite,
un Vert est toujours trop vert même s’il est soumis, même s’il va répétant qu’il faut collaborer avec le monde de la chasse, même s’il s’incline devant
les grands projets inutiles mais présentés comme  inévitables.

 

Quant aux « zadistes », aux associations purement animalistes, ils seront réprimés, criminalisés, dénoncés à la vindict des gens d’ordre, comme des trublions
extrémistes, des gauchistes violents et marginaux, des irresponsables malfaisants.

 

On ne dialogue pas avec des « trublions extrémistes ». On les frape d’ostracisme. On les nie dans leurs convictions et on les rejette en dehors de la société
politique.

 

Plus concrètement encore, les gendarmes mobiles expulseront, au besoin avec brutalité, les occupants du site de NOTRE-DAME-DES-LANDES.

 

Les « activistes » qui filment les animaux martyrs dans les abattoirs ou les élevages seront déférés aux tribunaux correctionnels et la presse aux ordres
expliquera aux « bonnes gens » qu’il ne s’agissait que d’une poignée de fanatiques, de décalés, de marginaux qu’il fallait empêcher de nuire à la bonne
marche des affaires, des adversaires de la loi et de l’ordre, car le droit, le préfet, les élus, le gouvernement sont du côté des chasseurs, des maquignons,
des abatteurs, des toreros, des « aménageurs » du territoire.

 

Amis lecteurs et militants, je me dois de vous le dire : la situation est préoccupante.

 

Un vent mauvais souffle sur le monde. Il est porteur d’un esprit grincheux, hargneux, méchant, puant la  compétition, la concurrence, l’exploitation, le
refus de l’empathie, de la bienveillance, le mépris de l’assistance aux plus faibles.

 

Que fallait-il faire pour éviter cette régression ?

 

S’unir et adopter une attitude offensive dans l’ordre des valeurs et des idées !

 

Depuis des mois, j’alerte les consciences et je lance des appels aux mouvements divers pour qu’ils consentent à constituer, ensemble, une force pour le
vivant.

 

Comme souvent dans l’Histoire des hommes, les petites querelles subalternes et les divisions stériles empêchent de mesurer les périls et de les prévenir.

 

A ce jour, l’honnêteté dont je ne me départirai jamais m’oblige à déplorer la vanité de mes efforts.

 

Un rassemblement de tous les écologistes, animalistes, naturalistes pouvait opposer aux ennemis de la terre une résistance résolue, forte et claire.

 

Cette force devait elle-même s’intégrer à un nouveau conseil national de la résistance pour combattre ceux qui veulent anéantir la nature, nier le déréglement
climatique, maintenir l’animal au rang de marchandise, flexibiliser les humains pour en faire des serviteurs du Marché, supprimer les services publics,
offrir le monde en pâture à une caste de privilégiés, féodaux des temps modernes.

 

Or, le camp du progrès, les militants de mieux n’osent plus énoncer clairement une éthique forte.

 

Ils perdent les élections parce qu’ils ont capitulé idéologiquement.

 

 De pseudo-écologistes ne condamnent pas les loisirs de mort et de pseudo-socialistes « aiment l’entreprise privée » et acceptent la loi du Marché.

 

La montée des partis de la régression, la force des ennemis de la terre tiennent à la faiblesse des défenseurs du vivant.

 

En Europe, nous avons assisté à l’effondrement moral, à la lâcheté idéologique, à l’indigence de caractère des partis de la vie, de la justice sociale,
des avancées civilisatrices.

 

Je pense à ces amis du siècle passé qui, vigies lucides, exhortaient en vain à s’unir contre les totalitarismes criminels qui endeuillèrent l’Europe.

 

Eux aussi rencontrèrent le scepticisme, l’égotisme, la paresse morale de leurs contemporains.

 

Qu’importe, ils sauvèrent l’honneur de l’intelligence.

 

Nous aussi, malgré la médiocrité de la classe politique en place, faisons notre devoir en appelant au sursaut.

 

Puisque c’est ici le combat du jour contre la nuit, de la pulsion de vie contre celle de mort, le choix des êtres contre celui de l’argent sale et des traditions
débiles, nous resterons debout contre le vent mauvais.

 

Que 2017 soit pour vous une année propice.

 

Je crains qu’elle ne le soit guère pour nos sociétés malades.

 

Vous pouvez prendre votre part dans la seule querelle qui vaille, celle du vivant, en soutenant la CONVENTION VIE ET NATURE et en diffusant nos idées, antidotes
à l’anesthésique médiatique.

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

 

POUR LE RESPECT DES  ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:38

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 18 décembre 2016

 

Tél. 06 76 99 84 65

Défenseurs du vivant contre ennemis de la terre.

 

 

 

 

Les querelles subalternes, les comportements névrotiques, les intolérances farfelues, les scissions permanentes, le refus des diversités éparpillent la
nébuleuse des défenseurs du vivant, de l’écologie, de l’animalisme.

 

Ce n’est pas demain la veille que les protecteurs du vivant auront leurs députés et leurs gouvernants.

 

Leur propansion aux divisions inexpiables les condamne à la marginalité dans l’Etat, alors qu’ils sont majoritaires dans la société.

 

Bien qu’en phase avec la sensibilité des contemporains, les amis de la nature et du vivant se confinent à l’impuissance politique en raison de pulsions
scissionnnistes, de leur goût de la chapelle où s’épanouit l’égotisme de l’une et de l’un.

 

Impossible de rassembler ceux qui veulent l’abolition des actes de cruauté envers les animaux et qui militent pour laisser une place à la biodiversité menacée
par la « croissance », le productivisme, les traditions.

 

Nos sympathiques écologistes, animalistes, naturalistes découvrent toujours mille motifs d’affrontements, d’oppositions irréductibles.

 

Il y a trop de petites association, de petits partis animalistes ou écologistes, excellente recette pour échouer face aux ennemis de la terre.

 

Car face à cette poussière de groupuscules rivaux, les ennemis de la terre font bloc et constituent un Etat dans l’Etat, une Bastille assiégée par l’évolution
des mentalités, mais très solidement gardée.

 

J’affronte ces forces de mort depuis bien longtemps et j’en connais les méthodes autoritaires et sournoises, les structurations corporatistes, les moyens
financiers colossaux, les collusions avec la classe politique et je déplore la faiblesse des forces de vie.

 

Agrochimistes pollueurs, promoteurs d’infrastructures bétonnées, industriels en tous genres, chasseurs et divers exploiteurs de la nature exercent un pouvoir
monopolistique, nonobstant les aspirations contraires de la majorité de nos contemporains.

 

Lorsqu’il s’agit d’arbitrer un conflit entre la nature et la spéculation, l’Etat dominé par les tenants de la société de marché opte pour satisfaire les
intérêts des financiers et au détriment de la faune, de la flore et des milieux naturels.

 

Le quotidien LE MONDE décrit le lobby chasse, caricature grossière de ce qu’est un loby, dans un article publié le 17 novembre dernier.

 

115 députés, 82 sénateurs soit un quart du sénat, émargent aux groupes « chasse » des assemblées.

 

Dans l’entourage des candidats aux fonctions électives les plus élevés s’agitent des hommes de l’ombre pour défendre la communauté des tueurs agréés.

 

Tous les prétendants à la présidentielle, à l’exception des VERTS et de Jean-Luc MELENCHON, présentent respectueusement leurs hommages à leurs "amis les
chasseurs".

 

Ils reçoivent, en exécutant la danse du ventre, le président de la fédération nationale des chasseurs, toujours porteur de revendications outrancières.
Les politiciens, prêts à tout concéder, répètent les pires stupidités sur le thème : « le chasseur est le vrai écologiste. Il protège la nature mieux que
quiconque ».

 

Les chasseurs payent un lobbyiste deux cent mille Euros par an pour qu’il fasse le siège du président de la république et des parlementaires.

 

Ce lobbyiste « conseilla » son ami Nicolas SARKOZY, puis tout aussi régulièrement le président HOLLANDE.

 

Ne doutons pas que demain, si la France adopte le thatchérisme en mai 2017, le président fera docilement la politique des chasseurs comme il s’y est engagé.

 

Dans les régions conquises par la droite, les chasseurs captent l’argent public (trois millions d’euros en AUVERGNE RHÔNE ALPES), gèrent l’environnement
(dans les HAUTS DE FRANCE), l’ancien président national des chasseurs siègeant aux côtés de son ami le président de la région PACA.

 

Cette pieuvre aux tentacules envahissantes présente un trouble obsessionnel compulsif : la haine des écologistes et de ceux qui veulent changer la condition
animale.

 

Pour eux, pas question de tolérer le moindre protecteur de la nature, fut-il très ramolli, très vert pâle.

 

C’est ainsi que le lobby dénonce la nomination à la tête de l’agence pour la biodiversité de personnages bien peu antichasses, tel Hubert REEVES, brillant
vulgarisateur d’astrophysique, fort pusillanime envers la dictature des chasseurs.

 

Tout individu marqué de teintes vaguement écologistes doit être expulsé de la vie publique.

 

Pour le lobby chasse, il n’y a place pour aucune évolution, aucune modération et la moindre allusion à la disparition des espèces ou au caractère sensible
de l’animal déclenche un rejet haineux.

 

Pour nos politiciens dévoyés, le « chasseur gère la nature » en piégeant les derniers ortolans, en tirant les derniers tétras, en massacrant huit mois par
an, de jour et de nuit, l’avifaune aquatique, en persécutant les carnivores sauvages indispensables aux équilibres naturels, en torturant le blaireau
par la vénerie sous terre, en refusant toute mesure de protection et toute avancée sur la voie d’un adoucissement des moeurs à l’égard de cet être sensible
qu’est l’animal.

 

Imposture et forfaiture font de la France la lanterne rouge de l’Europe en matière de protection de la nature.

 

Le lobby veut l’Etat, faire la loi, frapper d’ostracisme ceux qui ne pensent pas que la nature est un stand de tirs et l’animal de la chair à fusil et à
piège.

 

Comme toujours, face à une féodalité riche et omnipotente, les humains se clivent en deux catégories : ceux qui se couchent et collaborent et ceux qui s’indignent
et résistent.

 

Pour soumettre le politicien, le lobby clame que les chasseurs votent massivement, plus et mieux que les bobos urbains qui, par ailleurs, ne voteront pas
contre la chasse, sujet qui ne les concerne guère.

 

Le lobby perdure à dénombrer un million quatre cent mille voix pour la chasse, car le chasseur vote en famille.

 

Or, le fait est que le nombre des chasseurs diminue inexorablement et vient de passer sous la barre du million.

 

Combien de temps vivrons-nous sous la dictature d’un lobby sectaire, archaïque, hermétique à l’écologie ?

 

La montée du néoconservatisme conforte le lobby chasse.

 

Parler le langage des « beaufs », des demeurés, des grincheux ignards, est la marque, le socle sociologique du « trumpisme » et de son homologue Français,
les REPUBLICAINS.

 

Ce courant de pensée érige le refus de l’intelligence, de la raison, de l’empathie en fonds de commerce électoral.

 

Pour ces criminels contre nature : « L’environnement, ça commence à bien faire ».

 

La vérité l’emportant toujours et une imposture ne pouvant pas survivre bien longtemps, la société devra changer son rapport à la nature et à l’animal.

 

Alors, la chasse sera abolie.

 

Mais pour cela, il faudra quelques prises de conscience et inverser le rapport des forces.

 

Vaste programme, n’est-ce pas !

 

Travaillons inlassablement à cette émergence, c’est-à-dire au rassemblement de ceux qui aiment la vie et récusent la jouissance de donner la mort .

 

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 11:06

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        Le dimanche  11 décembre 2016 

 

Tél. 06 76 99 84 65

 

 

Du crime contre l’humanité au crime contre la biosphère. 

 

 

 

 

Trop peu nombreux furent les esprits lucides qui avant AUSCHWITZ mesurèrent l’ampleur, l’insondable horreur du crime industriel contre l’humanité.

 

Il y eut de brillants écrivains, philosophes, commentateurs pour ignorer la banalité du mal que représentèrent les grands totalitarismes du siècle passé,
des camps, des assassinats, des génocides, des déportations à l’ombre des drapeaux de la nation, de la race, du parti et de son génial duce ou petit père
des peuples.

 

Visitant  ROME au temps du fascisme, BERLIN aux heures nazies, MOSCOU capitale du monde nouveau, la plupart des intellectuels ne virent que la grandeur,
la flamboyance, l’enthousiasme des foules, l’adhésion bon-enfant des citoyens épanouis par un ordre nouveau.

 

Il fallut trop longtemps aux consciences pour admettre qu’une fin ne justifie jamais un moyen criminel.

 

Aujourd’hui, nos commentateurs patentés ignorent qu’un crime d’une autre nature et d’une ampleur plus grande encore se perpétue sous une forme insidieuse.

 

La révolution néo-conservatrice ultra-libérale, initiée par REAGAN et THATCHER en 1980 en ANGLETERRE et aux USA, révolution funeste devant affecter la France
l’an prochain, s’attaque de manière systématique, absolue, définitive non à une race, à une classe, à des dissidents, mais au vivant dans sa globalité.

 

Cette idéologie, nouveau totalitarisme sournois, aboutit à rendre la planète inhabitable, d’abord pour les autres espèces puis, en bout de course, pour
l’humanité elle-même.

 

Or, cette idéologie repose sur un socle solide, à savoir un vice de l’humain : la pulsion insatiable de l’enrichissement, la soif d’accaparement personnel.

 

Pour célébrer son culte, cette idéologie doit retirer à la nature, à l’animal, et à l’homme leurs valeurs pour les soumettre à l’intérêt du profit.

 

Concrètement, les sites naturels doivent disparaître pour faire place aux réalisations spéculatives, aux aménagements lucratifs.

 

Les animaux doivent demeurer des marchandises que l’on peut produire industriellement, au mépris de leurs vies et de leur bien-être.

 

Les humains n’appartenant pas à la caste des oligarques doivent devenir flexibles, rentables, exploitables, dépourvus de droits et de garanties, nonobstant
le progrès des techniques et des modes de production qui devraient permettre une amélioration des conditions de vie de chacun.

 

Tout réfractaire à cette flexibilité, à cette soumission à la loi du Marché n’est qu’un archaïque, un irresponsable, un inadapté que la propagande médiatique
doit blâmer et marginaliser au nom de la "science économique".

Le néoconservatisme niera les droits sociaux et ceux de la nature et des animaux. Il devra également nier l’environnementalisme anthropocentrique,
nonobstant son caractère peu contestataire.

 

Pour les néoconservateurs, le climat n’évolue nullement en raison des pollutions humaines. Le reconnaître conduirait à brimer le commerce, la croissance,
la rentabilité des firmes.

 

 Pour eux et les pseudoscientifiques qu’ils financent,  le globe connut des ères glaciaires et des périodes de réchauffement, notamment sous l’influence
de l’activité solaire.

 

L’homme ne saurait être responsable de quoi que ce soit puisqu’il est seigneur et maître de la planète !

 

Alors, silence sur l’écologie, « sujet subalterne pour petits bourgeois décalés et traîtres à la cause sacrée de « l’entreprise privée » ».

 

Or, les évolutions climatiques ayant affecté la terre se manifestent par des évolutions d’une lenteur sans comparaison avec le phénomène actuel.

 

Les variations géodynamiques se mesurèrent en dizaines de milliers d’années et non en décennies.

 

Quant à la mort de la biodiversité, le sujet est tabou pour les néoconservateurs adorateurs du Marché, prêtres de la concurrence, dévots de l’écrasement
des êtres, élus de ce qu’il y a de plus ringard dans une société : les chasseurs.

 

Dans quelques décennies, l’Histoire jugera ces néototalitaires comme elle jugea les criminels du passé.

 

Les uns tuèrent massivement pour créer un homme nouveau, fruit d’une race pure ou d’une doctrine du salut terrestre.

 

Les criminels du jour détruisent la vie sur terre pour servir la finance, le profit, l’enrichissement de quelques-uns au détriment des ressources, de la
viabilité de la planète, des espèces végétales et animales et des droits sociaux, des services publics, de l’intérêt général.

 

La dérive politique affectant nos sociétés revêt une gravité que ne mesurent pas plus nos contemporains que ne le firent les hommes des années 1930 confrontés
à la montée des fascismes bruns et rouges.

 

Les ennemis de la terre d’aujourd’hui remplacent ceux du genre humain de naguère.

 

L’acculturation, le conditionnement comportemental se substituent aux meetings enflammés.

 

L’anesthésie des consciences tient lieu d’adhésions ardentes des foules d’antan.

 

Alors, contre le fascisme de renard du jour, recréons un Conseil National de la Résistance, comme les gens de mieux le firent contre le fascisme de lion
d’hier.

 

Bien sûr, nul ne doit s’y tromper : renard et lion sont ici convoqués  comme dans les fables d’antan et sont exempts des crimes
de ceux qui utilisèrent la force brutale comme de ceux qui usent de la ruse.

 

Présentement, nonobstant le péril, de petits politiciens courent après leurs petites carrières, indifférents au sort des citoyens et de la biosphère confrontés
aux agressions du fascisme de renard des ultras-libéraux.

 

Médiocrité qui rappelle celle des clercs du passé face à d’autres périls.

 

A cette heure, je ne suis pas le seul à appeler à ce rassemblement contre le néototalitarisme sournois. Je ne suis que le premier.

 

 

 

 

           Gérard CHAROLLOIS

 

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MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

 

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 10:54

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 4 décembre 2016 

Tél. 06 76 99 84 65 

 

 

 

 

L’anthropocène et la révolution.

 

 

 

 

L’espèce humaine occupe la planète, l’exploite, maîtrise les ressources, détruit la biodiversité, pollue l’atmosphère, les sols et les eaux.

 

Par sa prolifération et la transformation physico-chimique de l’environnement terrestre, cette espèce devient le facteur premier des modifications de la
biosphère et du climat.

 

Par ailleurs, les prodigieux progrès des sciences et techniques qui accroissent chaque jour la capacité de maîtrise ne peuvent qu’accentuer le rôle de l’humain
dans le devenir du vivant.

 

Des scientifiques ont proposé le terme d’anthropocène pour qualifier notre ère dont le début remonte au développement du phénomène industriel.

 

La biologie et les « ciseaux » des gènes constitueront les instruments déterminants de la mutation de notre espèce, pour le meilleur, c’est-à-dire la guérison
des maladies et le recul de la mort ou le pire, l’augmentation des performances.

 

Ces faits appelaient d’abord une prise de conscience, puis une politique de responsabilité, une nouvelle frontière éthique corrélée à cette maîtrise d’une
ampleur autre que celle que pratiquèrent les hommes du passé.

 

Plus besoin d’œuvrer à « devenir seigneur et maître de la nature ».

 

Le but atteint, il fallait savoir quoi faire de cette maîtrise de démiurge.

 

Or, voici que survient dans le monde entier, à l’opposé de ce devoir de respect, un mouvement de régression sur des réflexes inadaptés aux défis du temps.

 

Loin de s’élever, de pratiquer l’entre-aide, de prôner l’empathie, de se montrer « seigneur et maître » bienveillant, conscient de sa puissance et voulant
en faire un bon usage, l’humain cultive l’esprit de compétition, de concurrence, d’enrichissement frénétique en libérant l’appétit de profit, en valorisant
l’exploitation vorace, succombant à une révolution conservatrice qui nie la responsabilité humaine envers la biosphère et sacrifie tout au culte du Marché.

 

Ne nous y trompons pas.

 

Les aspirations à un retour  au Moyen-âge des sociétés islamiques fait pendant aux régressions droitières des sociétés occidentales.

 

Les unes et les autres, par peur, par refus de changements inéluctables, par anesthésies délibérément entretenues par les forces d’argent, se recroquevillent
sur des passés morts et bien peu réjouissants.

 

Ces comportements infantiles ne ramèneront pas les peuples au 6ème siècle pour les uns, au 19ème siècle pour les autres.

 

Cette chute vertigineuse en arrière ne règlera rien, car le passé ne revit pas, mais elle interdit d’apporter les solutions nécessaires aux problèmes de
notre temps.

 

Nier l’anthropocène ne fera qu’advenir les méfaits, sans pouvoir bénéficier des chances dont il est porteur.

 

L’humanité d’aujourd’hui évoque une cour de récréation dans laquelle des enfants, déjà séniles, joueraient avec des substances hautement dangereuses, sans
conscience des périls.

 

La technoscience évolue beaucoup plus vite que l’éthique et la politique. La révolution biocentriste, inverse de la révolution néo-conservatrice, s’impose.

 

 Celle qui se dessine consiste à foncer dans le précipice en accélérant.

 

Les conservateurs américains, viscéralement anti-écologistes, ne rêvent que d’immenses travaux, de libération des sources d’énergies fussent-elles nocives
pour l’atmosphère.

 

En France, les conservateurs, selon leurs déclarations belliqueuses,  évacueront l’an prochain les « zadistes » de NOTRE-DAME-DES-LANDES, au besoin en blessant,
mutilant, tuant ces militants que la presse servile dénoncera aux « sénescents » frileux et coincés comme « trublions », « gauchistes », « anarchistes
», « voyous ».

 

Pourquoi les néo-conservateurs aiment-ils tant les grands travaux ?

 

Pour répondre aux besoins des populations ?

 

Pour créer des emplois ?

 

Non, pour détourner l’argent public au profit de leurs commettants.

 

Nos vies individuelles s’inscrivent dans un espace de temps trop bref.

 

Elles ne nous permettent pas de présumer de la fin de l’Histoire, du devenir de l’aventure de la vie sur terre.

 

Mais ce qui est sûr, c’est que ces jours-ci, le monde ne va pas dans la bonne direction.

 

Dans les années à venir, la religion de « l’entreprise privée » va exiger la dérégulation, donc la faculté offerte aux moins scrupuleux des hommes de «
croître », de « développer », d’augmenter l’épuisement des ressources, de polluer, de réifier les animaux, de dévaster la nature, d’expulser la biodiversité,
d’écraser les gens modestes en réduisant sans cesse leurs droits et garanties.

 

Humains, en méprisant la nature, en adorant l’argent, vous vous préparez à vivre dans des sociétés dures, brutales, iniques, des sociétés de tauromaniaques,
donc violentes !

 

Mais nul ne vous le dit, dans les médias sous contrôle, et trop d’entre vous, complices dupés du système, l’ignorent.

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE  POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 11:11
 
La lettre de Gérard CHAROLLOIS          Le dimanche 23 octobre 2016
 
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Notre politique
 
 
Les agents des oligarques construisent leur propagande en vue des élections prochaines, sur les thèmes de la « rupture », du « choc de société », de la
réforme radicale.
 
Le malheureux peuple français, dupé et conduit par les médias, subira probablement, au regard des pronostics, des régressions sociales pour financer des
cadeaux aux milliardaires gratifiés, en outre, d’une déréglementation permettant aux promoteurs de dévaster la terre.
 
Une précarisation de la situation sociale des plus modestes, le sacrifice des services publics au culte de l’entreprise privée,  le congé donné à « l’environnement
qui commence à bien faire » et, en prime, chasse, corrida, béton et traditions seront à l’ordre du jour, avec la prévisible et funeste victoire du parti
de l’argent-roi.
 
Pour ma part, aucun compromis, aucune complaisance, ni faiblesse, ni partenariat ne doivent être envisagés avec les hommes, les partis, les structures qui
défendent la chasse, la torture tauromachique, les grands travaux inutiles, tels l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES, le barrage de SIVENS, la résidence
de loisir de BOYRON, le grand contournement de STRASBOURG.
 
Le respect du vivant prime sur la cupidité mafieuse des firmes et entreprises qui, sous prétexte menteur d’intérêt général, assassinent la nature pour leur
profit.
 
Les forces politiques au service de l’argent et des traditions sont nos ennemies et je tiens à exprimer clairement mon positionnement sur ces fondamentaux
éthiques.
 
Au 18ème siècle, les femmes et hommes de mieux, les VOLTAIRE, ROUSSEAU, DIDEROT, CONDORCET, DANTON, DESMOULINS pensaient, agissaient, militaient contre
l’absolutisme royal et les ténèbres de la religion. Ils triomphèrent avec la déclaration des droits de l’homme le 26 août 1789.
 
Au 19ème siècle, les femmes et hommes de mieux luttèrent pour les libertés publiques et l’avènement de la république, contre les ordres monarchiques et
impériaux.
 
Au 20ème siècle, ces femmes et hommes de mieux, indignés par la misère ouvrière après JAURES, menèrent le combat nécessaire du socialisme qui permit l’édiction
de garanties sociales élémentaires dont nos contemporains jouissent encore, avec une sécurité sociale, des droits à la retraite, des temps de congés et
une protection contre la maladie.
 
Alors, aujourd’hui, où sont les femmes et hommes de mieux ?
 
Où sont les héritiers spirituels de CONDORCET, de HUGO, de JAURES ?
 
Ils ne célèbrent pas la mort, ne promeuvent pas de grands ouvrages au bénéfice des ploutocrates.
 
Ils ne sont pas premier ministre en ce moment et pas davantage en juin prochain.
 
Ils sont biocentristes.
 
La nouvelle frontière est notre horizon et, contre nous, se dressent les éternels conservateurs qui, hier, refusaient la liberté individuelle, les droits
de l’homme, la république, les droits sociaux, l’abolition de l’esclavage, de la peine de mort.
 
Aujourd’hui, ces esprits rétrogrades servent la chasse, l’élevage concentrationnaire, les traditions sanguinaires et les bienfaits d’un libéralisme économique
qui tue la biosphère.
 
Nous relevons le défi éthique de notre temps et proclamons qu’il faut changer le rapport au vivant.
 
Ainsi, dans la clarté des principes politiques, j’appelle à combattre ceux qui perpétuent le massacre des sites, la torture des animaux, la négation des
droits des gens les plus humbles, les plus vulnérables, en édifiant une société brutale, vouée à l’exploitation frénétique.
 
Ecoutez-les, ces agents de la destruction de la nature, ces sacrificateurs de l’intérêt général, du bien public : ils exhibent leur indécente abjection
en prônant l’écrasement du vivant, le démantèlement des services publics, pour assouvir la cupidité de leurs commettants.
 
Vous qui aimez la nature, les animaux, les gens modestes, réveillez-vous car il faut entrer en résistance contre les thanatophiles.
 
Nous, biocentristes, seront de tous les combats, de toutes les unions pour cette résistance.
 
J’aurais souhaité une primaire de l’écologie ouverte à toutes les pensées novatrices.
 
Une officine verrouillée n’a sélectionné, en comité central d’un parti, que des profesionnels de la profession.
 
Il n’y a pas de primaire de l’écologie.
 
Dès lors, les biocentristes ont constitué un parti pour porter leurs valeurs : FORCE POUR LE VIVANT.
 
Nous serons présents dans les scrutins nationaux et européens, dans un esprit d’union avec tous ceux qui acceptent notre main tendue, sans renier nos propres
convictions et sans exiger que nos partenaires partagent toutes nos aspirations.
 
Dans une société pluraliste, il faut non seulement accepter les différences mais s’en réjouir.
 
Seuls les fondamentaux doivent être communs. Ils tiennent au respect du vivant et à l’amour de la nature.
 

 

Gérard  CHAROLLOIS
 
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 12:22

Avec un peu de retard : 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         Le dimanche 16 octobre 2016 

 

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L’impossible débat.

 

 

 

Entre les ennemis de la terre et nous, il n’y a rien.

 

En notre temps, le vrai débat des idées oppose ceux qui veulent réconcilier l’humain avec la nature et ceux qui considèrent, d’une part, que le milieu naturel
est un cadre de défouloir et de grands profits et, d’autre part, que l’animal constitue une marchandise ou un souffre-douleur.

 

Or, ce débat fondamental de civilisation est occulté par les médias et escamoté par les lobbies thanatophiles incapables de soutenir la controverse et la
remise en cause de leurs erreurs et, plus encore, de leurs crimes.

 

Ainsi, certains sénateurs fossilisés sombrent dans le ridicule en évoquant la création d’une « Commission d’Enquête » sur les mouvements animalistes.

 

Il leur suffit, pour nous connaître, de nous lire. Ils apprendront tout sur notre pensée parfaitement explicitée.

 

Malgré la censure des médias, il leur est loisible de nous écouter sur les « réseaux sociaux ».

 

Le 4 octobre se tint au sénat une réunion inspirée par les « tauromaniaques », avec déjeuner antivégans et délires sur l’humain séparé du reste du vivant.

 

Les ennemis de la terre masquent leurs faiblesses par la fuite du débat.

 

Nier que les espèces sont menacées par les agressions humaines, feindre de considérer que l’animal n’est pas un être sensible ne constituent pas des opinions
mais des obscurantismes, des ignorances, des arriérations.

 

C’est la raison pour laquelle les chasseurs, les agropollueurs, les aménageurs spéculateurs et nombre de sénateurs, dévastateurs des sites et tueurs d’animaux,
fuient la confrontation des idées et substituent au débat le dénigrement des biocentristes.

 

Constatons que pour l’heure, la grossièreté de la manœuvre s’avère efficace puisque la classe politique récite les dogmes des déprédateurs de la nature
et des tortionnaires des animaux, nonobstant les convictions contraires de la majorité des contemporains.

 

Le biocentrisme est une idée neuve.

 

Elle est riche de courants divers correspondant aux sensibilités des militants de la défense de la vie.

 

A l’évidence, il y a davantage de citoyens soucieux d’abolir les maltraitances ludiques du vivant que de personnes poussant la cohérence jusqu’à refuser
toute utilisation de l’animal.

 

Pour les tueurs insatiables et pour les « libéraux » promoteurs de grands ouvrages nocifs pour la nature, tout opposant, flexi-végétarien, végétarien ou
végétalien doit être frappé d’ostracisme.

 

Par-delà les nuances de l’écologie, de l’animalisme, il est plus important de s’interroger sur le sens de la marche, sur l’orientation d’une société que
de s’obnubiler sur le lieu où l’on se trouve à un moment donné de l’avancée du temps et des consciences.

 

L’essentiel est d’aller vers plus de sensibilité, de compassion, de respect de l’altérité des êtres.

 

Contre nous, contre la cause de la vie, se dressent les intérêts économiques colossaux des entreprises qui spéculent contre la terre pour déménager la nature
aux fins de juteux profits.

 

Contre nous, agissent tous les obscurantistes qui méconnaissent le caractère sensible de l’animal.

 

Contre nous, parlent ceux qui font prévaloir l’argent sur l’arbre, l’animal et l’homme.

 

Ils affichent : «  Commission d’enquête » parlementaire !

 

Réjouissons-nous, les fossiles deviennent fous !

 

Ils perçoivent que leurs approches du vivant seront condamnées par l’inéluctable évolution des mentalités.

 

Alors, un jour viendra où l’Histoire fera le procès de ceux qui préférèrent un aéroport à une zone naturelle et qui exterminèrent notre faune, faisant un
enfer pour nos compagnons de planète.

 

Promoteurs d’infrastructures, chasseurs, tortionnaires de taureaux dans les arènes, vous assassinez à l’abri de lois iniques.

 

Le grand tribunal du temps vous placera aux côtés de tous ces crimes inexpiables qui jalonnent l’Histoire des hommes.

 

Ce jour-là, le crime contre la nature s’affichera au mur de la honte au même titre que le crime contre l’humanité.

 

Un jour, l’humain s’élèvera au-dessus de sa barbarie.

 

Mais en attendant, le malheureux peuple français s’apprête à élire un président « tauromaniaque », un ancien premier ministre qui, le 19 JUILLET 1996, refusait
l’application d’une directive européenne dite NATURA DEUX MILLE pour complaire au parti CPNT.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

 

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