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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 11:48

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS           le dimanche 17 janvier 2016

TEL 06 76 99 84 65

 Où est l’écologie ?

 

 

Le samedi 16 janvier, elle était à LYON.

A l’appel des associations de protection de la nature, de défense des animaux, trois mille militants affirmèrent que le loup doit vivre et retrouver sa place dans la nature.

Immense succès pour ce rassemblement qui, à la différence de tant d’autres, ne visait pas à promouvoir de sordides intérêts catégoriels, égoïstes, cupides.

Les manifestants pour le loup, ne revendiquant aucune subvention, aucune exonération, aucun avantage lucratif pour eux-mêmes, agirent pour une cause qui nous dépasse tous : celle du vivant.

Qu’en dira une presse trop souvent formatée par les lobbies, propriété des forces d’argent et instrumentalisée pour maintenir l’opinion en état de soumission ?

 

Le Marché exige des consommateurs assujettis et, pour les priver de pensée, dénature les mots.

Les dénominations partisanes ont perdu leurs sens et la politique son crédit.

Il n’y a que les grincheux antifiscalistes pour croire encore que la France s’est donnée au socialisme en 2012.

Quand les mots ne veulent plus rien dire, la réflexion, le débat, l’opinion s’égarent.

L’écologie n’échappe pas à ce délitement du sens et l’on gagne toujours à bien définir ce dont on parle.

Créée dans la seconde moitié du  19ème siècle par des biologistes, botanistes et zoologistes, l’écologie fut initialement la science du milieu naturel, l’étude du rapport entre les espèces et leur environnement.

Ce n’est qu’un siècle plus tard que la notion accéda au champ de l’éthique et de la politique avec la création des parcs nationaux, des réserves naturelles, des mouvements de défense de la faune et des sites et l’apparition du ministère de l’environnement, en 1971.

Le premier titulaire de ce ministère, Robert POUJADE, qualifia son service de « ministère de l’impossible », sans doute en constatation que l’objectif de sauver le vivant était inatteignable dans une société aux mains des lobbies, au service du profit et de la spéculation.

Le ministère de l’impossible est, entre temps, devenu celui de l’imposture.

Il protège la chasse et tue les loups.

Il offre une caution morale aux grands travaux inutiles, à l’agrochimie, au massacre des oiseaux migrateurs.

Je regrette que le parti écologiste, sauf remarquables et courageuses exceptions au nombre desquelles je citerai la députée Laurence ABEILLE et le député européen Pascal DURAND, ne parle pas suffisamment haut, fort et clair pour la défense du vivant.

Ce rapport à la nature est le plus grand défi de notre temps, bien plus essentiel que l’écume de l’actualité qui étouffe le vrai débat, la question fondamentale : l’humain va-t-il anéantir toutes les autres formes de vies ?

 

 

Car, par-delà les impostures, les petites lâchetés, c’est l’enjeu final.

La croissance démographique, le « développement économique », l’augmentation de la consommation planétaire, posent cette question occultée par les lobbies, par les politiques et donc par les médias.

Il n’y a pas un canton, en ce pays et partout ailleurs, sans son élu local, son promoteur, son aménageur récitant que son petit projet, son extension, son infrastructure, sa coulée de béton et d’asphalte ne représentent pas une si redoutable agression contre la nature et qu’il faut bien du « développement durable ».

Immanquablement, à terme, ce processus infini aboutira à la mort des milieux naturels, de la faune et de la flore.

Il nous appartient de poser cette question éthique et d’affirmer que cette destruction du vivant est inacceptable.

Peut-on tolérer plus longtemps un système fondé sur l’exploitation, la concurrence, la compétition, l’écrasement d’autrui, le saccage, le pillage, le lucre, la violence ?

Non, la voix de l’écologie ne doit pas s’éteindre, faute de porter un message novateur.

Non, cette grande cause ne doit pas être ignorée des citoyens, au point de ne recueillir que 2% des suffrages lors d’une élection à l’échelon national.

Or, c’est ce qu’il adviendra si l’on perdure à taire la raison d’être d’une pensée de réconciliation avec le vivant.

L’écologie politique peut exprimer un libertarisme des mœurs et un solidarisme social auxquels j’adhère sans réserve, mais, sans sa dimension éthique du respect de la nature, de l’animal et de toute vulnérabilité, elle n’est rien et ne peut attendre aucun écho dans une société dont elle ne relèverait pas le vrai défi.

 

Il est souhaitable qu’une primaire de l'écologie, ouverte, loyale, accessible à tous les citoyens se reconnaissant dans le grand combat pour le vivant, désigne un porte-parole susceptible de créer un rapport de forces contre les lobbies de la mort.

A défaut d’une telle primaire, face à la nocivité des politiques suivies par les vieux partis usés, il conviendra d’envisager les moyens d’offrir au pays une issue autre que celle qui se présente, faute de mieux, pour en finir avec la fausse alternance.

Par-delà les partis, les mouvements et associations, j’en appelle à l’unité, au rassemblement des défenseurs du vivant, pour un  rejet des ambiguïtés éthiques.

A LYON, le 16 janvier, pour le loup, nous vîmes  la démonstration de ce que peuvent les biophiles, lorsqu’ils savent s’unir.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:01

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gerardcharollois2017.FR

La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 4 octobre 2015

TEL 06 76 99 84 65

Appel pour une issue écologiste.

 

 

Alors que des défis nouveaux, inédits dans l’Histoire, se présentent, des politiciens fossilisés récitent leurs dogmes anachroniques.

Ils raisonnent selon des schémas inadaptés et communient dévotement dans l’adoration de l’économie de marché.

 

Réconcilier l’humain et la biodiversité, modifier radicalement le rapport à l’animal, récuser les attitudes funestes d’exaltation de la concurrence, de la compétition, de la domination, changer l’approche de la notion travail, en un temps où celui-ci se raréfie inéluctablement du fait des nouvelles technologies, mettre le savoir et les connaissances au service du vivant, de la lutte contre la souffrance et la mort, penser la vie individuelle au regard des avancées actuelles et plus encore futures de la biologie, répondre aux incidences négatives de la croissance démographique, préserver la raison contre les croyances obscurantistes, autant de rendez-vous de la société contemporaine avec l’éthique, la philosophie et la politique.

Les partis politiques traditionnels n’offrent aucune perspective, aucune ouverture sur ces défis et se bornent à servir des intérêts cupides, catégoriels, nocifs, en édictant des mesures qui s’avèrent, au mieux inefficaces, au pire calamiteuses pour la biodiversité, pour la subjectivité humaine, pour les équilibres sociaux.

 

J’appelle les écologistes à se montrer dignes et à la hauteur de ces défis que seuls ils appréhendent.

 

Je les invite à renoncer aux querelles de personnes et d’ambitions subalternes, pour soutenir la seule querelle qui vaille : celle du vivant.

Il faut retrouver la voie des sommets, loin des encombrements des joutes de groupuscules et des calculs égotistes.

 

L’écologie constitue l’issue de secours pour ce monde en péril.

Ne gâchons pas les chances d’une rupture avec une trajectoire actuelle qui conduit le vivant à des destructions programmées.

 

Unissons-nous, pour défendre la nature, élever la condition animale, instaurer une société du partage et de la redistribution.

 

Si nous échouions, les tenants de l’exploitation, de la concurrence, de la compétition, de la domination, du mépris perdureront à détruire la biodiversité, à torturer l’animal et à putréfier l’humain en le conditionnant au culte de la cupidité.

Je vous appelle à vous joindre à moi pour ce sursaut écologiste, pour que le parti de la vie recueille, lors de la prochaine présidentielle, plus des 2% de suffrages que lui promettent les sondages et les commentateurs.

Notre échec ne serait rien, s’il ne signifiait pas celui de l’arbre, l’animal et l’homme.

Je sais qu’un autre monde est possible et que l’humanité peut accéder à un degré plus élevé de conscience et de bienveillance.

Je sais que l’on  peut guérir de la pulsion de violence et de mort dont est porteuse l’idéologie actuellement dominante.

Je sais que le peuple Français, abandonné par les politiciens, aspire à une rupture avec une politique de « contre-réformes » courbant l’humain sous le poids de la concurrence.

 

Alors, par-delà les nuances, les groupements, les appartenances partisanes, offrons une chance au parti de la vie, non pas dans un stérile isolement, mais en exigeant de tout partenaire de vrais progrès, de saines réformes, pour moquer les « éléments de langage » des imposteurs qui dégradent tout, y compris les mots et les concepts.

 

Le vrai progrès, la saine réforme ne visent pas à flexibiliser l’homme sous le joug de l’économie, ni à dévaster l’espace naturel au profit de quelques prévaricateurs insatiables.

Le vrai progrès, la saine réforme tendent vers davantage d’empathie envers toute vulnérabilité.

Notre éthique, notre philosophie, notre politique servent cette empathie et travaillent à un rapport harmonieux avec les individus de toutes les espèces.

Telle est ma conception de l’écologie.

Je n’ai nullement le goût d’une carrière politicienne.

Accéder à un poids politique doit permettre de faire avancer la cause du vivant et je considère comme le pire déshonneur d’être ministre sans obtenir de telles avancées.

 

Ensemble, éveillons les consciences et rassemblons les énergies : le vivant en vaut la peine.

Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 12:04

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la lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 30 août 2015

TEL 06 76 99 84 65

L’écologie politique face à ses échecs.

L’écologie politique constitue la seule idée neuve qu’ait produit le 20ème siècle.

Elle vise, en transposant dans l’ordre moral et juridique les données de la science écologique, à répondre aux nouveaux défis nés de la maîtrise par l’homme de la nature.

Les autres idéologies pâlissent au fur et à mesure que s’éloignent les conditions sociales qui les virent naître.

Le parti dit socialiste ne réalisera pas une société socialiste et a renoncé aux aspirations des fondateurs de cette belle et grande pensée, au 19ème siècle.

Les libéraux ne proposent rien d’autre que de transférer sans cesse les ressources à la caste des oligarques. Leur obsession consiste à ployer le salariat sous le joug du temple « entreprise privée ».

 

Les uns et les autres ne se disputent les apparences du pouvoir que pour occuper les fauteuils nationaux, acceptant de subir la loi d’un seul maître : le Marché.

L’écologie politique devait être l’issue de secours et le rassemblement de ceux qui, pensant les problèmes du temps, offrent d’agir pour sauver la nature, améliorer le sort des animaux, libérer l’humain de l’obsession de la concurrence et de la compétition avilissantes, privilégier l’être sur l’avoir, mettre la vie au centre des valeurs.

Or, après quelques débuts prometteurs, dans la décennie 1980, l’écologie politique dilapide le capital de sympathie et, corrélativement, devient évanescente électoralement.

Il s’agit-là non pas d’un avis, d’une opinion, d’une amicale critique, mais d’un fait.

En mai 2012, à la dernière présidentielle, la candidate VERTE obtint 2% des suffrages, score que j’avais annoncé, dans mes éditoriaux, dès juin 2011.

 

La cause de ces échecs est évidente.

Les écologistes politiques ne parlent pas aux citoyens de ce que ceux-ci attendent d’eux.

Eva JOLY, par exemple, candidate choisie par un corps électoral de primaire trop restreint, est une femme de grande qualité, compétente dans la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent des trafics d’influence. Je nouris pour elle la plus grande estime.

Mais,  là où l’opinion publique attendait un écologiste, le parti VERT lui proposa une technicienne de valeur contre la délinquance financière.

 

Quel serait le score d’un candidat du front national qui insulterait le drapeau ?

 

Combien d’électeurs naguère  communistes auraient apporté leurs suffrages à un candidat proposant de privatiser la SNCF et de fermer les charbonnages ?

 

Comment réagirait la piétaille militante du parti de droite, petits patrons et boutiquiers, si son leader cessait de stigmatiser les salariés, les fonctionnaires et les assistés ?

 

Que reste-t-il du parti socialiste, après qu’il a déçu les agents publics et les enseignants ?

 

Pour parler en écologiste scientifique, constatons que chaque parti possède sa « niche écologique ». En la quittant, il renonce à sa raison d’être, perd les élections en ne répondant pas à ce qu’une fraction de l’opinion recherche en lui.

 

Il est du devoir du Front national d’être nationaliste et populiste, comme doivent être, pour exister, les partis de clientèles sociales opposées : champions des ouvriers, d’une part, des employeurs, d’autre part.

 

La raison d’être de l’écologie politique tient à la défense dela nature, de la qualité de la vie, du refus d’une croissance quantitative au profit d’un mieux-être, un rapport différent à la vie.

Or, ces sujets essentiels disparaissent des discours des leaders du parti qui n’obtint des élus en 2012 que sous perfusion d’un parti socialiste, alors momentanément vainqueur.

Il s’est même trouvé une députée verte de l’INDRE pour refuser de signer une très symbolique proposition de loi d’abolition de la chasse à courre, portée par son groupe à l’assemblée nationale.

Imaginait-elle qu’un veneur pouvait voter écolo !

 

Le faisant elle brouille l’image de son parti et rejette, de fait, les 47%  de Français qui, selon un sondage SOFRES, souhaitent l’abolition immédiate et totale de toute chasse.

Bien évidemment, un citoyen s’engageant dans la vie publique doit être en mesure d’opiner et d’agir dans des domaines aussi variés que la suppression de la dette publique, le financement de l’Etat, l’organisations des institutions, la lutte contre le communautarisme et le fanatisme religieux, le règlement des grands conflits du monde.

Mais, une formation ne saurait renier ses racines sans s’effondrer.

L’écologie politique continuera à recueillir 2% des suffrages, lors des élections présidentielles, aussi longtemps que le style, les thèmes d’interventions de son candidat ne seront pas en phase avec les aspirations, non pas de l’unanimité d’une société désormais plurielle, mais de la partie de cette société en quête d’une véritable écologie.

 

On pourrait nous objecter que réaliser 2% ou 8% des suffrages à une élection présidentielle ne change pas grand chose.

Bien sûr, le candidat ne serait pas élu, ne serait-ce qu’en raison du formatage des esprits par une presse dominée par les forces d’argent.

 

Mais, dans la mesure où aucune ambition personnelle de carrière n’anime le candidat, le score compte plus que son élection.

 

Quand l’écologie pèse 2%, comment gagner à NOTRE DAME DES LANDES, à SIVENS, à BOYRON et partout ailleurs !

Le Pouvoir a toujours été et demeure un rapport de forces et pour faire gagner le vivant, il faut une écologie politique forte.

 

 

 

        Préconisations :

 

Je propose un sursaut, une affirmation claire de ce que nous sommes pour que les citoyens se reconnaissent dans les valeurs éthiques de l’écologie.

Nous savons trop qu’un ou une candidate de l’appareil, au charisme manifestement en décalage avec les attentes, recueillerait encore 2% des voix, signant pour toute la vaste nébuleuse écologiste, y compris associative, un plombant échec.

 

Être radical, ce n’est point être extrémiste. C’est retrouver des racines pour mieux faire face et affirmer là où nous allons.

Dans un splendide et stérile isolement ?

Non.

La société étant plurielle, il convient de militer avec toutes les forces politiques contestatrices du système de dévastations.

Mais, dans une alliance avec d’autres partis, l’écologie doit devenir autre chose qu’un vernis VERT sur une politique qui perdure à détruire la nature, à sacrifier le vivant à l’économie mercantile.

 

D’où la nécessité impérieuse de relever le parti de la vie de l’ornière dans laquelle l’embourbe un  jeu puéril de petites ambitions égotistes tellement criantes qu’elles confinent au ridicule.

Oui, ayons une grande ambition.

Non pas celle de faire une subalterne carrière politicienne, mais de porter haut, fort et clair l’idée de : « La vie d’abord » !

« Changer la vie », fut le slogan de l’union de la gauche triomphante de 1981.

Désormais, il s’agit davantage de la sauver, dans sa merveilleuse diversité, que de la changer.

 

Gérard CHAROLLOIS

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 10:33

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la lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 16 août 2015

TEL 06 76 99 84 65

 L’éolien : un donquichottisme écologique.

 

 

 

L’humain consomme de l’énergie pour se chauffer, s’éclairer, faire fonctionner divers appareils, pour tous ses besoins vitaux et ses loisirs, ses transports et son confort.

 

Comment produire cette indispensable énergie ?

 Désireux d’échapper aux énergies traditionnelles, nombre d’écologistes sincères se sont trop rapidement précipités sur les miroirs aux alouettes complaisamment tendus par les divers lobbies affairistes agricoles et industriels.

 

Il y eut, un temps, contre le pétrole, ses marées noires, ses compagnies multinationales, l’illusion des « agrocarburants », qualifiés pour faire bien de « biocarburants ».

Très vite, les défricheurs d’idées neuves, mesurèrent l’imposture, car, pour nourrir les moteurs de carburant végétal, il faut mettre en cultures des terres soustraites à la nature, employer engrais et produits phytosanitaires et une lourde mécanisation agricole.

Bref, pour faire de l’agrocarburant, il faut du pétrole et polluer énormément, sans parvenir à se substituer totalement aux carburants fossiles.

 

---

Voici, encore dans le vent, pour la production d’électricité, les marchands de champs d’éoliennes.

 

Bien sûr, le vent ne pollue pas et ne coûte rien.

Mais, pour mettre en place ces installations, des milliers de tonnes de béton sont indispensables.

Socialement, le miroir aux alouettes pèse, en bout de course, sur le citoyen.

En effet, en France, le distributeur d’électricité, EDF, est légalement tenu d’acheter l’électricité éolienne le double du prix moyen de cette énergie.

Or, l’éolien ne se substituera à aucun autre mode de production.

Les politiques, les experts, disserteront pour opter sur un pourcentage :  3% ou 15% de l’électricité sera d’origine éolienne.

Pour produire cette électricité, il faut dégrader des sites innombrables, couler des tonnes de béton, installer des mâts et des pales où viendront se faire hacher oiseaux et chauves-souris.

En l’absence de vent, lors des hautes pressions atmosphériques hivernales, lorsqu’il fait très froid et que surviennent des « pics de consommation », l’éolien ne peut pas répondre à la demande.

Résultats :

Socialement, cette électricité est plus chère que toute autre et ce coût est assumé par l’usager.

 

Ecologiquement, des paysages sont enlaidis, l’avifaune subit une agression supplémentaire ;

Tehcniquement, aucun autre mode de production d’électricité  n’est abandonné, puisque l’éolien ne sera jamais qu’un appoint.

On ajoute des nuisances sans en supprimer aucune.

 

L’éolien crée, au profit d’entreprises privées, une agression contre la nature, sans retirer d’autres sources de nuisances et d’agressions.

Nous retrouvons, comme en toute chose, la loi nauséabonde du Marché.

 Des firmes se sont spécialisées dans l’exploitation de ce filon lucratif, en invoquant l’écologie.

Des entreprises prospectent, un peu partout, y compris dans des secteurs pauvres en vent, pour vendre leurs installations.

Ne soyons pas dupes.

N’ajoutons pas la peste au cholera.

Avant d’adopter une technologie quelconque, en ce domaine comme en tout autre, interrogeons-nous sur ses incidences pour la biodiversité.

 

--- Préconisations :

 

Invitons les ingénieurs à mettre au point des dispositifs non létaux pour la faune.

Ainsi, après les éoliennes, certains techniciens proposent des hydroliennes, exploitant les courants marins.

Pourquoi pas ?

Mais, à une condition essentielle : que ces dispositifs comportent des protections les rendant inoffensifs pour les espèces marines.

 

A un choix éthique, répondons par une option éthique.

Par exemple, lorsque la vie, la liberté,les droits fondamentaux sont en cause.

 

A un choix technologique, répondons par des options purement technologiques.

 Il en est ainsi de l’énergie.

Aussi, je suggère d’interpeler les ingénieurs pour que ceux-ci mettent au point des énergies non agressives pour la nature, ce qui est parfaitement envisageable.

Ont-ils équipé leurs éoliennes de filets empêchant les collisions avec l’avifaune ?

 

Par ailleurs, il y aurait lieu de combattre la débauche de gaspillage actuellement encouragée par les productivistes.

La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas.

Je dis cela, en dehors de tout masochisme ascétique, en dehors de toute pulsion de sobriété doloriste et punitive.

Le défi n’est pas du toujours moins ou du toujours plus, mais du toujours mieux.

 

Exemple :

L’éclairage public excessif perturbe la faune nocturne et rend l’homme addictif à  un monde artificialisé.

 l’humain contemporain est infantilisé, conditionné, formaté par des peurs illusoires : peur de la nuit, de la nature, s’apparentant à des phobies. Notre contemporain  redoute de faux périls et cultive ses angoisses en assumant des risques inutiles (tabac, alcool, drogues diverses, jeux débiles et dangereux).

De quoi méditer sur les fausses peurs entretenues et les vrais dangers érigés en activités ludiques !

Peur de la nuit, peur des loups et la presse abrutissante relaie complaisamment les délires mystiques ou les escroqueries fantasmatiques de « crétins des Alpes » attaqués par des meutes !

 

Réduire l’éclairage urbain et autoroutier, économiserait quelques centrales électriques, désensibiliserait d’une phobie, sans créer de risques avérés.

 

 

S’agissant des énergies fossiles, limitons les pseudo-« sports »  mécaniques, agressions contre la nature et incitations à confondre un véhicule de transport et un jouet.

Or, instrument de liberté individuelle, la voiture pollue, tue et son usage doit être utilitaire et non ludique.

Les courses automobiles et autres rallyes inciteront toujours les esprits faibles à reproduire sur route les exploits de leurs champions.

Economisons du pétrole, des vies humaines et des vies de hérissons, en éduquant à la responsabilité et en cessant, là aussi, d’infantiliser les adultes.

Bref, qui est Don QUICHOTTE ?

Qui nie le réel ?

Celui qui ne voit en ce monde contemporain que des « moulins à vent », ou celui qui sait que des géants monstrueux menacent la vie sur terre ?

Gérard CHAROLLOIS

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 11:08

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 9 août 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Penser la nature :

 

 

 

 

« Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde du patrimoine naturel dans lequel il vit ».

Tel est l’article premier de la loi 76 629, du 10 juillet 1976, portant conservation de la nature.

Ainsi, pour le législateur, héritier des idéologies anthropocentriques, la nature constitue le patrimoine de l’homme.

Cette proclamation de sauvegarde, même à ce titre, constitua une avancée et fut perçue comme progressiste.

Cependant, où est le fondement éthique justifiant que l’espèce humaine s’arroge un titre de propriété sur la nature ?

Un patrimoine, terme juridique, est un ensemble de droits rattachés à une personne.

L’homme détient-il sur la nature un droit patrimonial ?

Certes, comme tout être vivant, il doit user des ressources de la nature, puisqu’aucune vie n’est concevable sans cet usage.

Mais, la nature ne vaut-elle pas par elle-même ?

Si un végétal fournit à l’homme une molécule efficace dans notre guerre totale faite à la maladie, à la souffrance et à la mort, il convient d’user de ce bienfait.

Si une espèce animale, par son chant, ses mœurs, ses performances agrémente notre environnement, il y a lieu d’admirer, d’aimer et de se réjouir.

Mais, une espèce n’a pas à acheter un droit de vivre à l’espèce humaine.

Elle vaut par elle-même, par-delà son utilité, parce qu’elle est une forme de vie.

Les esprits chagrins verront dans mes propos, ce qu’ils ne  recouvrent pas : une misanthropie et une « scientophobie ».

 

Leur erreur remonte à la racine des vieilles idéologies religieuses et philosophiques qui séparèrent l’humain et la nature.

Or, c’est la vie qui est apparue sur la planète.

 

L’espèce humaine, avec ses performances cognitives, n’est jamais qu’une espèce parmi les autres, fruit d’une évolution et branche d’une diversification.

Elle a évolué et évoluera encore.

Présentement, la nature est menacée. L’homme la détruit directement pour l’exploiter et occuper tout l’espace par ses habitats, son agriculture nocive, ses axes de transports, ses déchets.

La destruction est aussi indirecte et insidieuse.

Les échanges planétaires, de marchandises et de troupeaux de touristes, véhiculent virus et parasites divers qui anéantissent les flores locales, au même titre que les Européens, en Amérique, amenèrent, au 16ème siècle, des germes pathogènes redoutables pour des populations Amérindiennes non immunisées.

Aujourd’hui, les essences succombent les unes après les autres, victimes d’insectes, de champignons ou de bactéries importés.

Loin de remettre en cause les sources de ces agressions, les hommes perdurent à faire la guerre à la biodiversité, tout en affirmant le contraire.

Ainsi, à titre de simple illustration  caricaturale, nous constatons que la municipalité de PERIGUEUX ferme, très temporairement, au public ses parcs pour «des pulvérisations d’insecticides.

Des végétaux sont attaqués par des envahisseurs indésirables, mais, ici, le remède participe de la maladie.

L’entomofaune et l’avifaune sont globalement affectées par de tels agents chimiques, dangereux pour le public d’où l’interdiction de l’accès aux espaces traités.

Viendra-t-il le jour où de tels élus et décideurs feront évacuer une ville pour la pulvériser à l’insecticide, parce qu’un seul moustique aura été observé ?

Au nom d’impératifs sanitaires non discutés, extermineront-ils bientôt le dernier oiseau, l’ultime mouche ?

Le public reçoit une information sur les menaces de disparition affectant des espèces emblématiques. Des campagnes sont financées pour sauver le rhinoceros blanc et le tigre de Sibérie, ce qui est important.

Mais, la nature ordinaire, celle des jardins, des parcs urbains, des forêts et prairies des campagnes européennes se meurt dans une superbe indifférence, parce que les maîtres du système ont tout intérêt à ne pas faire connaître cette agonie.

 

La nature fait peur à des hommes dénaturés pour lesquels tout ce qui est « sauvage » doit disparaître au nom de la lutte contre les maladies, pour la sécurité, pour le profit.

Les conférences internationales et leurs travaux ne parviennent pas jusqu’aux « élus locaux », tenants d’une approche biocide de la nature.

Il ne s’agit pas de dire que la nature est bonne .

 Elle n’est ni « bonne », ni « mauvaise ». elle est et de ce seul fait dispose d’un droit moral à être.

 

Je fustige cette  culture antinature propagée par les médias, construite sur la peur des broussailles, des sangliers, des serpents, de la « vermine ».

 

 

Les ennemis de la terre s’adressent, ici, très efficacement à l’irrationnel et infantilisent les populations en jouant de l’avilisssante peur.

Il faut dire que cet obscurantisme fait l’affaire des lobbies de la chasse, de l’agrochimie et de tous ceux qui prospèrent au détriment de la biodiversité.

Si le citoyen non averti découvrait que l’on peut vivre en forêt sans jamais être agressé par un sanglier qui, à l’instar de tous les autres animaux, y compris le loup, fuit le cruel bipède exterminateur, il serait moins aisé de faire admettre les massacres ludiques de ce qui persiste de faune.

La nature est oubliée dans les prises de décisions, dans toutes les activités humaines.

Qui s’interroge sur les incidences d’une techniques, d’une activité ludique, d’une pratique quelconque sur la biodiversité ?

Le coût, les retombées économiques, la captivité du consommateur, du touriste feront l’objet d’études et de commentaires.

L’impact sur les oiseaux, les mammifères, les amphibiens, l’entomofaune, n’effleure pas la plupart des esprits formatés à l’anthropocentrisme.

Inversons cette idéologie, pour nous préoccuper du sort du vivant.

Pour juger, à titre de simples exemples, des éoliennes, des organismes génétiquement modifiés, des infrastructures de transports, examinons d’abord leurs effets sur le vivant et non  sur les cours de la bourse et les profits des oligarques.

Nos détracteurs ignorent la portée éthique de notre pensée en  nous imaginant irrationnels et passéistes.

 

Or, la science peut servir le vivant, combattre la mort, préserver ou rétabir la santé, conférer une maîtrise généreuse sur le cours des choses.

 

Elle offre à l’homme des leviers d’action sur le monde. A lui d’en faire un bon usage.

Avec le feu, on chauffe le foyer, mais on peut aussi susciter un bûcher.

 

Ce qui est funeste est la loi du Marché et non la science.

Les firmes proposent des innovations technologiques, des OGM, des molécules nouvelles, dans l’unique dessein d’accroître leurs profits, souvent en tuant.

Herbicides, insecticides, artificialisations marquent notre temps de l’ombre de la destruction systématique.

Les multinationales du poison agricole, de l’énergie, des transports, du béton et des travaux publics ne visent nullement le progrès humain, l’atténuation des souffrances, mais leurs enrichissements spéculatifs au détriment du vivant.

L’ennemi n’est pas la science, mais le « libéralisme économique » qui sacrifie la vie au profit.

    Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 11:29

Gérard Charollois, le Président et co-fondateur du mouvement écologiste « Convention Vie et Nature », vient d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. Se présentant sans étiquette, ce grand ami des animaux et de la nature est clairement le candidat qu’attendaient les sympathisants de la cause animale.

Né en 1951, Gérard Charollois se bat pour défendre la nature et les animaux depuis les années 1970. Administrateur de la Société Nationale de Protection de la Nature depuis 1984, ancien magistrat, il a fermement combattu la chasse sur le plan juridique, signant même un livre sur le sujet en 2009. Dans cet ouvrage, intitulé « Pour en finir avec la chasse », il dénonce la mainmise des chasseurs sur les instances de l’Etat (signalant par exemple que si le lobby de la chasse est majoritaire à l’Assemblée nationale, en réalité, les chasseurs ne représentent que 2% de la population française).

C’est Philippe Le Pont, Conseiller municipal (sans étiquette) de Maringues, en Auvergne, qui a officiellement annoncé la candidature de Gérard Charollois à la présidentielle de 2017. Une page de soutien, toute fraîchement crée, a vu le jour sur Facebook et propose de réunir ceux qui sont favorables à cette candidature. « L’avenir de la planète vous préoccupe, vous pensez que la nature est en danger, que la pollution devient chaque jour plus importante. Vous pensez que le réchauffement climatique menace l’avenir de toutes les espèces vivantes. Vous voulez protéger la nature, défendre les animaux, tous les animaux. Vous voulez abolir la chasse, interdire les corridas, interdire le commerce des animaux ou leur utilisation dans des cirques, alors nous avons les mêmes objectifs. Nous pouvons les atteindre », peut-on y lire.

Présidentielle 2017 : Gérard Charollois annonce sa candidature .

« L’écologie, la vraie, n’est ni de droite ni de gauche »

Gérard Charollois se positionne pour « une écologie éthique et radicale », ainsi que pour « le respect des êtres vivants et des équilibres naturels ». Passionné par la faune et la flore, il rêve aussi d’une « société écologiste fondée sur le respect de la liberté individuelle, d’une politique sociale solidaire, d’un refus de la violence dirigée à l’encontre de tout être sensible humain ou non humain ». Habitant en Dordogne, dans la petite commune de Veyrines-de-Vergt, il a transformé les vingt hectares de sa propriété en réserve naturelle. Quant à l’engagement hors étiquette, Philippe Le Pont indique que « l’écologie, la vraie, n’est ni de droite ni de gauche ».

Une ébauche de projet

 

Dans un billet daté de mai 2015 où il envisageait une possible candidature, il exprimait déjà sa vision de l’écologie dans la politique française, et donnait une esquisse de programme : « Quand une pensée, parce que trahie, ne recueille que 2 % des suffrages, en démocratie, elle ne pèse rien (…) Je répugne aux joutes d’assemblées, temps forts de la vie des partis, où s’affrontent des « égos » plus que des convictions. Cependant, je considère que ce serait faillir que de ne pas mener le combat pour le vivant, là où il peut être gagné (…) Je le ferai, d’une part, pour parler haut, fort et clair d’écologie, d’autre part, pour que la cause du vivant triomphe et ne pâtisse plus de 2 % des suffrages, ce qui plombe toutes les revendications des associations et mouvements de terrain, à SIVENS, NOTRE DAME DES LANDES, contre les élevages industriels (…) J’affirmerai la détermination inébranlable d’abolir la corrida et la chasse à courre, de démanteler certains lobbies dont celui de la chasse, d’en finir avec une approche méprisante de l’animal et de la nature. Cela ne suffit pas à faire une politique, mais la colore d’une éthique nouvelle et cela correspond à l’attente des citoyens lorsqu’ils pensent « écologie ». Il va de soi que ces thèmes fondamentaux ne résument pas un programme politique. Des propositions économiques, sociales, institutionnelles seront développées (…) Le système économique et politique en place atteint ses limites et doit être non renié, mais dépassé (…) Candidat, je ne le suis ni pour faire carrière, ni au nom d’un quelconque courant, mais pour assumer les valeurs du parti de la vie, pour remettre de l’éthique dans une politique dégradée. Que ceux qu’habite cette conviction se lèvent pour qu’une voix différente de celles de la résignation se fasse entendre. Notre combat collectif sera celui des femmes et des hommes, dans le parti écologiste ou en dehors, dans les associations ou par-delà celles-ci, désireux de relever l’immense défi. Candidat pour le vivant, je ne le suis contre personne et j’entends bien ne jamais déroger au principe qui commande toute ma vie militante : ne jamais agir contre quiconque mais pour une éthique ».

 

 

 

 

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 10:27

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 31 mai 2015

TEL 06 76 99 84 65

 L’écologie contre la chasse.

A l’instar de ce que fut la pensée socialiste au 19ème siècle, éclatée entre PROUDHON, FOURIER, MARX, BAKOUNINE, GUEDE et  JAURES, la pensée écologiste se révèle plurielle, sans qu’il faille déplorer ce foisonnement.

C’est le propre de toutes les idées neuves, celles qui ont à relever les défis du temps qui les vit naître.

 

Au 18ème siècle, le défi européen portait sur l’émancipation contre l’obscurantisme, la révolte contre la soumission aux pouvoirs absolus des rois et des cléricaux, l’accession à la raison comme mode d’appréhension du monde.

Au 19ème siècle, la question sociale, l’exploitation frénétique des hommes par une poignée de maîtres de forges et autres « esclavagistes » de l’industrie, des mines et de la finance, sollicitèrent l’ardeur des esprits généreux et éclairés du temps.

Aujourd’hui, la liberté de pensée et de mode de vie, la résistance à l’oppression capitaliste ou plus exactement de  « l’économie libérale » demeurent d’actualité et le resteront longtemps, l’humain conservant toujours une propansion funeste à l’obscurantisme, comme le prouve l’assassinat de nos amis de CHARLIEHEBDO, et à la cupidité au détriment d’autrui.

 

Mais, deux défis nouveaux apparurent avec le dernier demi-siècle.

 

D’une part, la nature est en crise et menace l’homme, non pas par sa luxuriance, son abondance, sa concurrence inter-spécifique,mais par sa mort, imputable à l’humain.

 

D’autre part, les conquêtes actuelles et plus encore futures de nos connaissances appellent une radicale transformation de notre rapport à la vie et à la mort collective et individuelle.

L’écologie relève ces défis, alors que les vieilles idéologies ignorent ces faits qui n’existaient pas au jour de leur conception.

Dans nos chroniques, amis lecteurs, je reviendrai sur le second de ces défis qui débouche sur une perspective inédite, impensable pour nos prédécesseurs, mais  dont nos immédiats successeurs auront à connaître, à savoir : la maîtrise biologique transformant radicalement l’angoisse de la finitude et du vieillissement, cette mort par morceaux.

 

Etre écologiste, c’est faire le choix de la vie.

Bien sûr, il y a des humains thanatophiles. Ne les privont pas de s’appliquer à eux-mêmes leurs goûts morbides de la destruction.

En revanche, exigeons qu’ils laissent vivre les autres.

Le loisir chasse, de nos jours et dans nos pays, n’est qu’une célébration de thanatos. Des hommes tuent pour se distraire, non pas par dévouement, pour réguler telle ou telle espèce, mais simplement pour tromper l’ennui de leurs dimanches, pour déférer à leur « culture », pour jouir de la prérogative d’ôter la vie à un être sensible qui ne leur a rien fait de mal.

Comme ils sont naïfs ou de bien mauvaise foi, ces écologistes, d’une autre obédience, qui pensent que la chasse est une expression naturelle et que somme toute le loup, le lion, le tigre, le renard s’adonnent à la même activité que les fusillots en 4X4.

 

Oui, la nature possède des prédateurs, donc des proies et, en fait, toute vie, y compris celle d’un végétal, se nourrit d’une mort.

Mais, l’homme s’est rendu possesseur et maître de la nature.

Il ne peut plus se comporter en prédateur exterminateur.

Sa maîtrise appelle une élévation de sa conscience, sa technologie exige une empathie, son pouvoir absolu une retenue, sa domination sur le monde un immense respect de tous les êtres.

La chasse loisir est la négation de ces impératifs éthiques.

Aussi, par-delà les considérations purement matérielles, portant sur la perte de biodiversité et le rôle premier de la chasse dans l’anéantissement des espèces animales, il y a la question morale.

L’espèce qui n’avait pas d’ailes pour voler mais qui inventa l’avion et la fusée, qui ne pouvait vivre sous l’eau, mais qui conçut le sous-marin, qui avait une faible dentition, mais qui inventa le feu, qui était plutôt chétive pour concurrencer à la course, au saut, à la puissance musculaire tout ce qui vit sur terre, mais  qui édifia une société technique sans cesse en expansion, ne doit plus détruire, saccager, maltraiter, mépriser la vie.

Le temps est venu, avec la maîtrise, d’une réconciliation excluant la violence, la cruauté, la négation des individus d’autres espèces.

Le lobby chasse Français érige l’imposture en système.

Dans l’ombre, par ses interventions auprès des pouvoirs publics, il n’a qu’une obsession : ne rien concéder et tuer toujours davantage, sollicitant des dates d’ouverture de la chasse les plus étendues et demandant le classement en « nuisibles » des espèces régulatrices.

Mais, dans le même temps et côté lumière, il revendique une qualité de « gestionnaire avisé de la nature ». Sans lui, il en serait fini des zones humides, des haies et d’une faune qu’il protège (à coups de fusils).

La fédération nationale des chasseurs viendrait de déposer sa candidature pour intégrer l’UICN (UNION INTERNATIONALE DE CONSERVATION DE LA NATURE).

Les ortolans et pinsons piégés à la matole dans les LANDES, les grives et merles à plastron écrasés par les lecques en LOZERE, les tétras, les oiseaux d’eau tirés la nuit, les blaireaux torturés au terrier, les ours pyrénéens et les millions d’oiseaux migrateurs qui disparaissent dans le ciel de France apprécieront cette candidature, hommage du vice à la vertu.

Il y a les critiques superficielles de la chasse qui génère des accidents, trouble les randonnées en campagne, provoque bien des dégâts collatéraux parmi les espèces protégées, empiète sur les propriétés privées.

Mais, l’essentiel est ailleurs.

La chasse représente la négation du principe du respect de la vie. Elle est la rencontre  immonde de la mort d’un être sensible et de la jouissance perverse d’un homme, une manifestation de thanatophilie.

Si le lobby chasse avance masqué, simule la « gestion de la faune », usurpe le qualificatif « d’écologiste », nous disons clairement ce quenous sommes. Nous  ne dissimulons pas que du seul point de vue éthique, nous souhaitons que les humains se guérissent de leur pulsion de mort et que tous instaurent enfin un lien de bienveillance avec les autres espèces.

Il va de soi que notre pensée, notre éthique, nos convictions, nos aspirations à une compassion universelle peuvent nepas être partagées par l’unanimité de nos contemporains.

Les idées gagnent trop lentement les cœurs et les esprits, en ce domaine comme en tout autre.

Une opinion contraire à la nôtre doit pouvoir s’exprimer et argumenter, en vertu du principe de liberté de conscience de chacun.

En revanche, je voudrais exprimer mon profond mépris pour ceux qui, sans conviction aucune, font la danse du ventre devant le lobby chasse, parce que dépourvus d’esprit de résistance, ils redoutent son arrogance, son sectarisme, son exigence d’une soumission permanente.

Qu’ils sont pitoyables ces politiciens pleutres qui n’ont aucune opinion sur le sujet, mais s’imaginent obligés de s’incliner devant ce lobby.

Ils n’oseront pas affirmer que transformer un oiseau en cadavre constitue un acte élevé, mais ils iront récitant que « leurs amis les chasseurs gèrent admirablement la nature ».

Enormité du mensonge, bassesse du propos qui édifient sur la qualité de l’auteur.

Le quotidien sud-Ouest fait état d’une démarche du président de la région Aquitaine, dit socialiste, pour accueillir sur sa liste, lors  des prochaines élections régionales, le président de la fédérations des chasseurs de GIRONDE.

Voilà un département, où en décembre prochain, pas un écologiste authentique ne votera pour ce président sortant !

Puisque nous, opposants à la chasse, sommes majoritaires, appliquons l’adage : « qui va à la chasse perd les élections ».

 Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 11:07

(L’assemblée générale de la CONVENTION VIE ET NATURE se tiendra le samedi 25 avril, à partir de 14 heures, salle Jean-pierre TIMBAUD, à LIMOGES et sera suivie d’une conférence sur le statut de l’animal).

www.ecologie-radicale.org

la lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 12 avril 2015

TEL 06 76 99 84 65

 L’écologie naufragée.

Je suis de ceux qui proposent trois stades de développements de l’humanité.

 

------ L’humanité connut le temps de la foi durant lequel l’homme était soumis à une loi hétéronome, dictée par des dieux, c’est-à-dire par des gourous parlant en leurs noms.

---- L’humanité accéda, en un deuxième temps, en pllusieurs siècles d’évolution, en Europe, au règne de la raison qui vit l’homme se soumettre à la loi de l’Etat, notamment démocratique.

 

------ Vient maintenant, le troisième stade, celui de l’empathie.

 

Rien ne prouve que cette mutation, sans laquelle l’humanité compromettra sa survie, sera réussie.

Nous, biocentristes,  travaillons à l’émergence de l’empathie, en opposant la solidarité à la concurrence, la compassion à l’exploitation, le respect du vivant au culte frénétique du profit, la bienveillance envers tout être, par-delà sa race et son espèce, la biophilie contre la thanatophilie, contre le dualisme homme nature.

Pour impérieuse que soit la nécessité de la mutation, elle ne se heurte pas moins à des forces hostiles, d’autant plus agressives que nos idées progressent dans les profondeurs des consciences.

Trop d’intérêts et de vieilles idéologies nient l’unité du vivant et la richesse de sa diversité.

Les monothéismes et l’humanisme primaire dressèrent une frontière entre l’homme et le reste du vivant, au même titre et selon la même démarche que des hommes dressèrent des frontières entre les races humaines dont la génétique a révélé l’absence de fondement scientifique.

La remise en cause dudualisme, homme nature suscite des réactions d’une violence invraisemblable.

 

Le 5 avril dernier, à ARLES, les pouvoirs publics autorisaient une séance de torture de taureaux pour amateurs de sang et de souffrance érigés en spectacle.

Des militants de la défense animale s’interposèrent pacifiquement et un journaliste de PLANETEANIMAUX dont l’unique tort était de filmer le déroulement des événements a été frappé par des tenants de ce spectacle. Son matériel fut brisé et, de surcroît, il fut placer plusieurs heures en garde à vue par une police décidément partiale dans ces villes où la mort d’un être sensible devient un jeu.

De tels faits susciteraient un vacarme médiatique, si la querelle portait sur des sujets religieux, c’est-à-dire dignes du Moyen-âge, sujets aiguisant les peurs et les haines.

Mais la cause animale !

 

Les animalistes ne font peur que par leurs idées qui troublent l’ordre ancien.

Ils ne sont pas bons acteurs, pour la presse débile, celle  qui cultive les phobies et nourrit les préjugés.

S’ils étaient violents, les médias conformistes pourraient aisément ameuter le bon public contre ces fauteurs de troubles, ces redoutables anarchistes extrémistes et irresponsables.

Malheureusement, pour ces mauvais journalistes, l’opposant à la corrida, à la chasse, aux usines à veaux ou à poulets, se révèlent pacifiques et victimes.

Alors, pendant que l’on tue, d’autres censurent.

 

Il y a certes, en France, un parti écologiste, mais, après avoirperdu sa raison d’être, il sombre dans les très petits calculs politiciens et les plans de carrière de tous petits personnages.

Sa débâcle idéologique précéda son déchirement subalterne actuel et un discrédit qui m’afflige. 

L’écologie politique Française avait abandonné la cause de la nature, de l’animal, du vivant, du rapport de l’humain aux autres espèces.

Ces thèmes essentiels d’un point de vue éthique, socle philosophique de l’écologie, avaient disparu des discours creux des pâles représentants du mouvement.

L’opinion publique attendait les écologistes sur des sujets laissés en jachère par le reste de la classe politique en voie de déliquescence.

L’altération des convictions annonçait la chute présente.

Comment dès lors s’étonner que certains élus VERTS mendient un ministère  au bien peu écologiste François HOLLANDE et à l’antiécologiste primaire, Manuel VALLS.

D’autres élus rêvent de se sauver en se mariant avec des partis  fossilisés, hermétiques à la préservation de la nature et des animaux.

 

En restera-t-il quelques-uns pour assumer le grand débat dont l’avenir a un besoin si pressant,

pour promouvoir cette société

 D’empathie et de réconciliation de l’homme avec la biosphère ?

Oui, les récents débats préparatoires à la loi sur la biodiversité, révélèrent que des élus VERTS se souvenaient de leur raison d’être.

Ces élus proposèrent l’abolition de la chasse à courre, l’interdiction de  la chasse de nuit, des dimanches sans chasse. Bref, ils firent de l’écologie, dans l’acception que donne à ce mot le citoyen.

Que certains sénateurs et députés VERTS, en mal de ministères, embarquent à bord du TITANIC.

Nous ne les regretterons pas.

L’heure de vérité est proche pour l’écologie politique.

Elle assumera le combat pour le vivant ou ne sera pas.

Bien sûr, nous aimons la diversité, le pluralisme, la confrontation des opinions qui s’enrichissent du dialogue et qui s’appauvrissent dans le monolithisme.

Dès lors, il est souhaitable que l’écologie politique noue des alliances avec d’autres forces idéologiques compatibles.

Mais cela implique une prise en compte loyale, honnête, assumée des aspirations des uns et des autres.

Ainsi, pour entrer dans une majorité de gouvernement, nous devons exiger l’abolition de la corrida, de la chasse à courre, l’abandon des grands projets nocifs comme NOTRE DAME DES LANDES et SIVENS qui doit devenir une réserve naturelle intégrale en mémoire à Rémi FRAISSE.

Pour obtenir ces avancées, un rapport de forces doit être favorable aux écologistes.

Aussi longtemps qu’ils présenteront des candidats recueillant 2% des suffrages, ils ne seront pas entendus.

Avec 2% des voix, ils ne servent que de vernis vert, dans un gouvernement où ils ne peuvent recevoir que le déshonneur d’être ministre et de ne rien faire de cette fonction.

Ne confondons pas ceux qui servent une cause et ceux qui se servent d’une cause pour exister.

La nature qui se meurt, l’animal que l’on torture, l’homme qu’exploite le libéralisme économique ont besoin de défenseurs plus pugnaces, plus clairs et fermes dans leurs engagements.

Ils méritent davantage que 2% des suffrages !

 

Car la démocratie demeure un rapport de forces.

Gérard CHAROLLOIS

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 11:10

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 29 mars 2015

TEL 06 76 99 84 65

           L’emprise.

Dans le cadre d’une loi pusillanime portant préservation de la biodiversité, l’assemblée nationale adopta, en première lecture, contre l’avis du gouvernement, une disposition d’interdiction des insecticides néonicotinoïdes en agriculture.

C’est la seule mesure concrète, effective, sérieuse d’une loi qui, comme toutes celles qui traitent du vivant, ne sont que des pétitions de nobles principes sans portées pratiques.

Les firmes du poison commercialisent, avec la complicité du syndicat agricole Français, depuis 1994, une nouvelle classe de molécules, au nombre de sept, neurotoxiques pour détruire les insectes : les néonicotinoïdes.

 

Systémiques, ces substances imprègnent l’ensemble du végétal et sont rémanentes dans le sol.

Les députés proposent de bannir ces toxiques qui aseptisent la nature. Mais le sénat dont la majorité est conservatrice, aux ordres de la FNSEA, des firmes, du « libéralisme économique » a déjà rejeté une proposition de loi émanant d’un de leurs collègues EELV, visant à protéger les insectes pollinisateurs de ces nouveaux poisons. Il est dès lors probable queles agents du Marché optent pour les intérêts des multinationales et contre la survie de la biodiversité et ce d’autant que le gouvernement se soumet également aux injonctions de ces firmes dont les budgets dépassent ceux des Etats.

Malgré le vote en première lecture, l’entomofaune n’est nullement sauvée.

Ce litige exemplaire, ignoré du grand public, passé sous silence par la presse formatée, révèle le décalage entre les débats politiques futiles et les vrais enjeux, bien dissimulés.

Les partis politiques perdurent à invoquer la croissance, le développement, le désenclavement et à distraire le citoyen avec des combats et des peurs illusoires du siècle passé.

Pendant ce temps, pour accumuler des profits, les entreprises pillent les ressources, dévastent les sites, polluent les océans en passe de perte de biodiversité, détruisent toutes les espèces végétales et animales non rentables, conditionnent les humains pour mieux les instrumentaliser leur faisant accepter des situations dont un examen objectif révèle l’absurdité éthique.

Ainsi, le système marchand parvient à faire gérer les hôpitaux, les écoles, les tribunaux, les commissariats de police comme des épiceries en les soumettant à la dictature de la comptabilité financière, comme si la santé, l’éducation des enfants, la justice et la sécurité avaient un prix.

Le système de l’économie libérale repose sur la putréfaction des consciences et la monétarisation de toute chose et surtout la destruction de la nature.

Or, la nature prévaut sur les intérêts des firmes et des lobbies qui exercent sur le monde leur dictature de fait, dictature sournoise, sans milice bottée, sans goulag, mais avec une habile propagande relayée par les canaux de la culture que le système contrôle et verrouille.

Tous les médias audio-visuels appartiennent aux forces d’argent et diffusent la même acculturation.

 

Loin d’être subversives, pirates, iconoclastes, les radios naguère libres diffusent le même fond sonore pour magasins et salons de coiffures.

Ce ne sont pas les idéologies qu’a tuées le système, mais  les idées, la pensée critique, la confrontation salutaire des convictions contraires.

 

La question n’est pas tant de savoir s’il faut interdire les néonicotinoïdes, mais quand viendra le grand procès de NUREMBERG des criminels contre le vivant ?

 

 Juger ces dirigeants d’entreprises, ces politiciens corrompus par les lobbies qui, pour faire de l’argent, commercialisent ces molécules, au mépris de la viabilité de la terre, serait œuvre de salut public.

 Au même titre, qu’il conviendrait de juger les dirigeants d’entreprises qui conçoivent l’obsolescence programmée des appareils divers et autres gadgets, au détriment des citoyens et de la terre dont les ressources sont ainsi exploitées frénétiquement.

Face au climat qui se dérègle, aux minerais qui s’épuisent, à l’atmosphère qui altère la santé, aux perturbateurs endocriniens, aux nanoparticules, aux technologies performantes, à la septième grande disparition d’espèces vivantes, n’éprouvez aucune peur.

La peur est le sentiment que cherchent à inspirer les dictateurs, les gourous et autres maîtres en mal d’emprise sur les esprits.

La peur est infantile et paralysante.

Elle suspend la réflexion et l’intelligence, supprime la liberté, rabaisse l’individu, le soumet, l’avilit, le rend mûr pour la capitulation.

Les religions et les totalitarismes ont toujours joué de la peur pour « guider le troupeau ».

 

Non, face au désastre actuel, à l’immense agression contre le vivant, j’en appelle à la colère, l’indignation, le refus qu’il faut opposer au système marchand qui règne sur la planète et que servent certains partis politiques adeptes du « libéralisme économique » et du « tout pour les entreprises ».

Ne vous laissez pas abuser par les faux débats de ceux qui retardent d’une guerre, puisque c’est bien d’une guerre qu’il s’agit : celle que certains humains ont déclaré à la merveilleuse et si fragile diversité de la vie.

Gérard CHAROLLOIS

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 18:05

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la lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 8 mars 2015

TEL 06 76 99 84 65

Appel à l’unité.
Le libéralisme économique putréfie la société en inculquant une addiction frénétique au profit, à l’argent, à la spéculation.
Les deux partis, dits de gouvernement, zélateurs de cette idéologie funeste, UMP, parti des promoteurs, de la FNSEA et du CPNT, et parti socialiste qui a cessé de l’être, sont  totalement phagocytés par l’affairisme.
Ils sont au service des prévaricateurs qui détournent l’argent public sous prétexte de « grands projets » dont l’unique raison d’être est de transférer des fonds publics aux petits copains.
Chasse, agrochimie, élevage industriel, travaux publics peuvent compter sur la docilité absolue des représentants de ces deux formations politiques, devenus syndics de ces intérêts corporatistes.
Ainsi, ces jours-ci, le sénat rejette la proposition d’un sénateur écologiste visant à interdire les insecticides néonicotinoïdes, molécules neurotoxiques systémiques anéantissant tous les insectes, tous les hyménoptères, lépidoptères, diptères indispensables à la pollinisation.
L’agrochimie et la FNSEA,pour faire de l’argent, détruisent la biosphère avec la complicité des élus des deux partis politiques du système.
 
Face à cette gangrène qui tue la nature,maltraite l’animal et dégrade l’humain, j’appelle tous les écologistes, les défenseurs des animaux, les protecteurs de la nature à s’unir.
Nous sommes riches de nos différences et forts d’une conviction qui nous sépare des deux partis malfaisants, conviction de la prévalence du vivant sur le culte du profit.
Face à nous, se dressent des lobbies fascisants et mafieux, financièrement opulents, qui usent de la violence, y compris d’Etat, de la censure, de l’intimidation.
La manière malhonnête dont le gouvernement actuel « gère » le litige de SIVENS illustre cette détérioration de l’esprit public au sein de  ces partis.
Sans oser l’avouer, le gouvernement pseudo-socialiste se range derrière la FNSEA et ses nervis en feignant de renvoyer dos à dos les pacifiques défenseurs du site et les commandos de pollueurs, au-dessus des lois, notamment lorsqu’ils  épandent du fumier dans les cours des préfectures.
Parce que nous combattons des forces réactionnaires pourvus de moyens financiers colossaux, bien relayés dans l’appareil d’Etat, des groupes de pressions propriétaires de journaux et de chaînes de télévision, nous  devons nous unir.
 Ni  divisions, ni  querelles de personnes ne doivent affaiblir le camp du vrai progrès.
 
Une seule querelle vaut : celle du vivant.
De notre unité dépend l’issue de ce combat pour une autre société fondée sur le respect de la nature, de l’animal et pour une autre considérationportée à la personne humaine.
Présentement, pourleurs « grands projets » nocifs, les deux partis  politiques qui se partagent le pouvoir, engloutissent des fonds considérables qui permettraient la création de dizaines de milliers de vrais emplois en faveur du bien des gens.
Or, ils matraquent l’opinion pour accréditer un dogme inverse, à savoir : « il faut supprimer ces vrais emplois pour donner l’argent aux spéculateurs promoteurs en les priant de bien vouloir fournir du travail aux citoyens ».
 
Bien sûr, les spéculateurs promoteurs prennent l’argent et suppriment les emplois.
Et voilà pourquoi, les gouvernants veulent des aéroports, des barrages, des autoroutes, des lignes à de plus en plus grande vitesse.
Refusons nos voix et nos soutiens à ceux qui tuent et dévastent la terre.
Ensemble, partis et associations oeuvrant pour l’écologie, la nature, les animaux, faisons lever une force nouvelle pour dresser un barrage qui ne sera pas celui du TESTET.
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.
 
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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Ecologie
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