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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 10:27

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 31 mai 2015

TEL 06 76 99 84 65

 L’écologie contre la chasse.

A l’instar de ce que fut la pensée socialiste au 19ème siècle, éclatée entre PROUDHON, FOURIER, MARX, BAKOUNINE, GUEDE et  JAURES, la pensée écologiste se révèle plurielle, sans qu’il faille déplorer ce foisonnement.

C’est le propre de toutes les idées neuves, celles qui ont à relever les défis du temps qui les vit naître.

 

Au 18ème siècle, le défi européen portait sur l’émancipation contre l’obscurantisme, la révolte contre la soumission aux pouvoirs absolus des rois et des cléricaux, l’accession à la raison comme mode d’appréhension du monde.

Au 19ème siècle, la question sociale, l’exploitation frénétique des hommes par une poignée de maîtres de forges et autres « esclavagistes » de l’industrie, des mines et de la finance, sollicitèrent l’ardeur des esprits généreux et éclairés du temps.

Aujourd’hui, la liberté de pensée et de mode de vie, la résistance à l’oppression capitaliste ou plus exactement de  « l’économie libérale » demeurent d’actualité et le resteront longtemps, l’humain conservant toujours une propansion funeste à l’obscurantisme, comme le prouve l’assassinat de nos amis de CHARLIEHEBDO, et à la cupidité au détriment d’autrui.

 

Mais, deux défis nouveaux apparurent avec le dernier demi-siècle.

 

D’une part, la nature est en crise et menace l’homme, non pas par sa luxuriance, son abondance, sa concurrence inter-spécifique,mais par sa mort, imputable à l’humain.

 

D’autre part, les conquêtes actuelles et plus encore futures de nos connaissances appellent une radicale transformation de notre rapport à la vie et à la mort collective et individuelle.

L’écologie relève ces défis, alors que les vieilles idéologies ignorent ces faits qui n’existaient pas au jour de leur conception.

Dans nos chroniques, amis lecteurs, je reviendrai sur le second de ces défis qui débouche sur une perspective inédite, impensable pour nos prédécesseurs, mais  dont nos immédiats successeurs auront à connaître, à savoir : la maîtrise biologique transformant radicalement l’angoisse de la finitude et du vieillissement, cette mort par morceaux.

 

Etre écologiste, c’est faire le choix de la vie.

Bien sûr, il y a des humains thanatophiles. Ne les privont pas de s’appliquer à eux-mêmes leurs goûts morbides de la destruction.

En revanche, exigeons qu’ils laissent vivre les autres.

Le loisir chasse, de nos jours et dans nos pays, n’est qu’une célébration de thanatos. Des hommes tuent pour se distraire, non pas par dévouement, pour réguler telle ou telle espèce, mais simplement pour tromper l’ennui de leurs dimanches, pour déférer à leur « culture », pour jouir de la prérogative d’ôter la vie à un être sensible qui ne leur a rien fait de mal.

Comme ils sont naïfs ou de bien mauvaise foi, ces écologistes, d’une autre obédience, qui pensent que la chasse est une expression naturelle et que somme toute le loup, le lion, le tigre, le renard s’adonnent à la même activité que les fusillots en 4X4.

 

Oui, la nature possède des prédateurs, donc des proies et, en fait, toute vie, y compris celle d’un végétal, se nourrit d’une mort.

Mais, l’homme s’est rendu possesseur et maître de la nature.

Il ne peut plus se comporter en prédateur exterminateur.

Sa maîtrise appelle une élévation de sa conscience, sa technologie exige une empathie, son pouvoir absolu une retenue, sa domination sur le monde un immense respect de tous les êtres.

La chasse loisir est la négation de ces impératifs éthiques.

Aussi, par-delà les considérations purement matérielles, portant sur la perte de biodiversité et le rôle premier de la chasse dans l’anéantissement des espèces animales, il y a la question morale.

L’espèce qui n’avait pas d’ailes pour voler mais qui inventa l’avion et la fusée, qui ne pouvait vivre sous l’eau, mais qui conçut le sous-marin, qui avait une faible dentition, mais qui inventa le feu, qui était plutôt chétive pour concurrencer à la course, au saut, à la puissance musculaire tout ce qui vit sur terre, mais  qui édifia une société technique sans cesse en expansion, ne doit plus détruire, saccager, maltraiter, mépriser la vie.

Le temps est venu, avec la maîtrise, d’une réconciliation excluant la violence, la cruauté, la négation des individus d’autres espèces.

Le lobby chasse Français érige l’imposture en système.

Dans l’ombre, par ses interventions auprès des pouvoirs publics, il n’a qu’une obsession : ne rien concéder et tuer toujours davantage, sollicitant des dates d’ouverture de la chasse les plus étendues et demandant le classement en « nuisibles » des espèces régulatrices.

Mais, dans le même temps et côté lumière, il revendique une qualité de « gestionnaire avisé de la nature ». Sans lui, il en serait fini des zones humides, des haies et d’une faune qu’il protège (à coups de fusils).

La fédération nationale des chasseurs viendrait de déposer sa candidature pour intégrer l’UICN (UNION INTERNATIONALE DE CONSERVATION DE LA NATURE).

Les ortolans et pinsons piégés à la matole dans les LANDES, les grives et merles à plastron écrasés par les lecques en LOZERE, les tétras, les oiseaux d’eau tirés la nuit, les blaireaux torturés au terrier, les ours pyrénéens et les millions d’oiseaux migrateurs qui disparaissent dans le ciel de France apprécieront cette candidature, hommage du vice à la vertu.

Il y a les critiques superficielles de la chasse qui génère des accidents, trouble les randonnées en campagne, provoque bien des dégâts collatéraux parmi les espèces protégées, empiète sur les propriétés privées.

Mais, l’essentiel est ailleurs.

La chasse représente la négation du principe du respect de la vie. Elle est la rencontre  immonde de la mort d’un être sensible et de la jouissance perverse d’un homme, une manifestation de thanatophilie.

Si le lobby chasse avance masqué, simule la « gestion de la faune », usurpe le qualificatif « d’écologiste », nous disons clairement ce quenous sommes. Nous  ne dissimulons pas que du seul point de vue éthique, nous souhaitons que les humains se guérissent de leur pulsion de mort et que tous instaurent enfin un lien de bienveillance avec les autres espèces.

Il va de soi que notre pensée, notre éthique, nos convictions, nos aspirations à une compassion universelle peuvent nepas être partagées par l’unanimité de nos contemporains.

Les idées gagnent trop lentement les cœurs et les esprits, en ce domaine comme en tout autre.

Une opinion contraire à la nôtre doit pouvoir s’exprimer et argumenter, en vertu du principe de liberté de conscience de chacun.

En revanche, je voudrais exprimer mon profond mépris pour ceux qui, sans conviction aucune, font la danse du ventre devant le lobby chasse, parce que dépourvus d’esprit de résistance, ils redoutent son arrogance, son sectarisme, son exigence d’une soumission permanente.

Qu’ils sont pitoyables ces politiciens pleutres qui n’ont aucune opinion sur le sujet, mais s’imaginent obligés de s’incliner devant ce lobby.

Ils n’oseront pas affirmer que transformer un oiseau en cadavre constitue un acte élevé, mais ils iront récitant que « leurs amis les chasseurs gèrent admirablement la nature ».

Enormité du mensonge, bassesse du propos qui édifient sur la qualité de l’auteur.

Le quotidien sud-Ouest fait état d’une démarche du président de la région Aquitaine, dit socialiste, pour accueillir sur sa liste, lors  des prochaines élections régionales, le président de la fédérations des chasseurs de GIRONDE.

Voilà un département, où en décembre prochain, pas un écologiste authentique ne votera pour ce président sortant !

Puisque nous, opposants à la chasse, sommes majoritaires, appliquons l’adage : « qui va à la chasse perd les élections ».

 Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 11:07

(L’assemblée générale de la CONVENTION VIE ET NATURE se tiendra le samedi 25 avril, à partir de 14 heures, salle Jean-pierre TIMBAUD, à LIMOGES et sera suivie d’une conférence sur le statut de l’animal).

www.ecologie-radicale.org

la lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 12 avril 2015

TEL 06 76 99 84 65

 L’écologie naufragée.

Je suis de ceux qui proposent trois stades de développements de l’humanité.

 

------ L’humanité connut le temps de la foi durant lequel l’homme était soumis à une loi hétéronome, dictée par des dieux, c’est-à-dire par des gourous parlant en leurs noms.

---- L’humanité accéda, en un deuxième temps, en pllusieurs siècles d’évolution, en Europe, au règne de la raison qui vit l’homme se soumettre à la loi de l’Etat, notamment démocratique.

 

------ Vient maintenant, le troisième stade, celui de l’empathie.

 

Rien ne prouve que cette mutation, sans laquelle l’humanité compromettra sa survie, sera réussie.

Nous, biocentristes,  travaillons à l’émergence de l’empathie, en opposant la solidarité à la concurrence, la compassion à l’exploitation, le respect du vivant au culte frénétique du profit, la bienveillance envers tout être, par-delà sa race et son espèce, la biophilie contre la thanatophilie, contre le dualisme homme nature.

Pour impérieuse que soit la nécessité de la mutation, elle ne se heurte pas moins à des forces hostiles, d’autant plus agressives que nos idées progressent dans les profondeurs des consciences.

Trop d’intérêts et de vieilles idéologies nient l’unité du vivant et la richesse de sa diversité.

Les monothéismes et l’humanisme primaire dressèrent une frontière entre l’homme et le reste du vivant, au même titre et selon la même démarche que des hommes dressèrent des frontières entre les races humaines dont la génétique a révélé l’absence de fondement scientifique.

La remise en cause dudualisme, homme nature suscite des réactions d’une violence invraisemblable.

 

Le 5 avril dernier, à ARLES, les pouvoirs publics autorisaient une séance de torture de taureaux pour amateurs de sang et de souffrance érigés en spectacle.

Des militants de la défense animale s’interposèrent pacifiquement et un journaliste de PLANETEANIMAUX dont l’unique tort était de filmer le déroulement des événements a été frappé par des tenants de ce spectacle. Son matériel fut brisé et, de surcroît, il fut placer plusieurs heures en garde à vue par une police décidément partiale dans ces villes où la mort d’un être sensible devient un jeu.

De tels faits susciteraient un vacarme médiatique, si la querelle portait sur des sujets religieux, c’est-à-dire dignes du Moyen-âge, sujets aiguisant les peurs et les haines.

Mais la cause animale !

 

Les animalistes ne font peur que par leurs idées qui troublent l’ordre ancien.

Ils ne sont pas bons acteurs, pour la presse débile, celle  qui cultive les phobies et nourrit les préjugés.

S’ils étaient violents, les médias conformistes pourraient aisément ameuter le bon public contre ces fauteurs de troubles, ces redoutables anarchistes extrémistes et irresponsables.

Malheureusement, pour ces mauvais journalistes, l’opposant à la corrida, à la chasse, aux usines à veaux ou à poulets, se révèlent pacifiques et victimes.

Alors, pendant que l’on tue, d’autres censurent.

 

Il y a certes, en France, un parti écologiste, mais, après avoirperdu sa raison d’être, il sombre dans les très petits calculs politiciens et les plans de carrière de tous petits personnages.

Sa débâcle idéologique précéda son déchirement subalterne actuel et un discrédit qui m’afflige. 

L’écologie politique Française avait abandonné la cause de la nature, de l’animal, du vivant, du rapport de l’humain aux autres espèces.

Ces thèmes essentiels d’un point de vue éthique, socle philosophique de l’écologie, avaient disparu des discours creux des pâles représentants du mouvement.

L’opinion publique attendait les écologistes sur des sujets laissés en jachère par le reste de la classe politique en voie de déliquescence.

L’altération des convictions annonçait la chute présente.

Comment dès lors s’étonner que certains élus VERTS mendient un ministère  au bien peu écologiste François HOLLANDE et à l’antiécologiste primaire, Manuel VALLS.

D’autres élus rêvent de se sauver en se mariant avec des partis  fossilisés, hermétiques à la préservation de la nature et des animaux.

 

En restera-t-il quelques-uns pour assumer le grand débat dont l’avenir a un besoin si pressant,

pour promouvoir cette société

 D’empathie et de réconciliation de l’homme avec la biosphère ?

Oui, les récents débats préparatoires à la loi sur la biodiversité, révélèrent que des élus VERTS se souvenaient de leur raison d’être.

Ces élus proposèrent l’abolition de la chasse à courre, l’interdiction de  la chasse de nuit, des dimanches sans chasse. Bref, ils firent de l’écologie, dans l’acception que donne à ce mot le citoyen.

Que certains sénateurs et députés VERTS, en mal de ministères, embarquent à bord du TITANIC.

Nous ne les regretterons pas.

L’heure de vérité est proche pour l’écologie politique.

Elle assumera le combat pour le vivant ou ne sera pas.

Bien sûr, nous aimons la diversité, le pluralisme, la confrontation des opinions qui s’enrichissent du dialogue et qui s’appauvrissent dans le monolithisme.

Dès lors, il est souhaitable que l’écologie politique noue des alliances avec d’autres forces idéologiques compatibles.

Mais cela implique une prise en compte loyale, honnête, assumée des aspirations des uns et des autres.

Ainsi, pour entrer dans une majorité de gouvernement, nous devons exiger l’abolition de la corrida, de la chasse à courre, l’abandon des grands projets nocifs comme NOTRE DAME DES LANDES et SIVENS qui doit devenir une réserve naturelle intégrale en mémoire à Rémi FRAISSE.

Pour obtenir ces avancées, un rapport de forces doit être favorable aux écologistes.

Aussi longtemps qu’ils présenteront des candidats recueillant 2% des suffrages, ils ne seront pas entendus.

Avec 2% des voix, ils ne servent que de vernis vert, dans un gouvernement où ils ne peuvent recevoir que le déshonneur d’être ministre et de ne rien faire de cette fonction.

Ne confondons pas ceux qui servent une cause et ceux qui se servent d’une cause pour exister.

La nature qui se meurt, l’animal que l’on torture, l’homme qu’exploite le libéralisme économique ont besoin de défenseurs plus pugnaces, plus clairs et fermes dans leurs engagements.

Ils méritent davantage que 2% des suffrages !

 

Car la démocratie demeure un rapport de forces.

Gérard CHAROLLOIS

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 11:10

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 29 mars 2015

TEL 06 76 99 84 65

           L’emprise.

Dans le cadre d’une loi pusillanime portant préservation de la biodiversité, l’assemblée nationale adopta, en première lecture, contre l’avis du gouvernement, une disposition d’interdiction des insecticides néonicotinoïdes en agriculture.

C’est la seule mesure concrète, effective, sérieuse d’une loi qui, comme toutes celles qui traitent du vivant, ne sont que des pétitions de nobles principes sans portées pratiques.

Les firmes du poison commercialisent, avec la complicité du syndicat agricole Français, depuis 1994, une nouvelle classe de molécules, au nombre de sept, neurotoxiques pour détruire les insectes : les néonicotinoïdes.

 

Systémiques, ces substances imprègnent l’ensemble du végétal et sont rémanentes dans le sol.

Les députés proposent de bannir ces toxiques qui aseptisent la nature. Mais le sénat dont la majorité est conservatrice, aux ordres de la FNSEA, des firmes, du « libéralisme économique » a déjà rejeté une proposition de loi émanant d’un de leurs collègues EELV, visant à protéger les insectes pollinisateurs de ces nouveaux poisons. Il est dès lors probable queles agents du Marché optent pour les intérêts des multinationales et contre la survie de la biodiversité et ce d’autant que le gouvernement se soumet également aux injonctions de ces firmes dont les budgets dépassent ceux des Etats.

Malgré le vote en première lecture, l’entomofaune n’est nullement sauvée.

Ce litige exemplaire, ignoré du grand public, passé sous silence par la presse formatée, révèle le décalage entre les débats politiques futiles et les vrais enjeux, bien dissimulés.

Les partis politiques perdurent à invoquer la croissance, le développement, le désenclavement et à distraire le citoyen avec des combats et des peurs illusoires du siècle passé.

Pendant ce temps, pour accumuler des profits, les entreprises pillent les ressources, dévastent les sites, polluent les océans en passe de perte de biodiversité, détruisent toutes les espèces végétales et animales non rentables, conditionnent les humains pour mieux les instrumentaliser leur faisant accepter des situations dont un examen objectif révèle l’absurdité éthique.

Ainsi, le système marchand parvient à faire gérer les hôpitaux, les écoles, les tribunaux, les commissariats de police comme des épiceries en les soumettant à la dictature de la comptabilité financière, comme si la santé, l’éducation des enfants, la justice et la sécurité avaient un prix.

Le système de l’économie libérale repose sur la putréfaction des consciences et la monétarisation de toute chose et surtout la destruction de la nature.

Or, la nature prévaut sur les intérêts des firmes et des lobbies qui exercent sur le monde leur dictature de fait, dictature sournoise, sans milice bottée, sans goulag, mais avec une habile propagande relayée par les canaux de la culture que le système contrôle et verrouille.

Tous les médias audio-visuels appartiennent aux forces d’argent et diffusent la même acculturation.

 

Loin d’être subversives, pirates, iconoclastes, les radios naguère libres diffusent le même fond sonore pour magasins et salons de coiffures.

Ce ne sont pas les idéologies qu’a tuées le système, mais  les idées, la pensée critique, la confrontation salutaire des convictions contraires.

 

La question n’est pas tant de savoir s’il faut interdire les néonicotinoïdes, mais quand viendra le grand procès de NUREMBERG des criminels contre le vivant ?

 

 Juger ces dirigeants d’entreprises, ces politiciens corrompus par les lobbies qui, pour faire de l’argent, commercialisent ces molécules, au mépris de la viabilité de la terre, serait œuvre de salut public.

 Au même titre, qu’il conviendrait de juger les dirigeants d’entreprises qui conçoivent l’obsolescence programmée des appareils divers et autres gadgets, au détriment des citoyens et de la terre dont les ressources sont ainsi exploitées frénétiquement.

Face au climat qui se dérègle, aux minerais qui s’épuisent, à l’atmosphère qui altère la santé, aux perturbateurs endocriniens, aux nanoparticules, aux technologies performantes, à la septième grande disparition d’espèces vivantes, n’éprouvez aucune peur.

La peur est le sentiment que cherchent à inspirer les dictateurs, les gourous et autres maîtres en mal d’emprise sur les esprits.

La peur est infantile et paralysante.

Elle suspend la réflexion et l’intelligence, supprime la liberté, rabaisse l’individu, le soumet, l’avilit, le rend mûr pour la capitulation.

Les religions et les totalitarismes ont toujours joué de la peur pour « guider le troupeau ».

 

Non, face au désastre actuel, à l’immense agression contre le vivant, j’en appelle à la colère, l’indignation, le refus qu’il faut opposer au système marchand qui règne sur la planète et que servent certains partis politiques adeptes du « libéralisme économique » et du « tout pour les entreprises ».

Ne vous laissez pas abuser par les faux débats de ceux qui retardent d’une guerre, puisque c’est bien d’une guerre qu’il s’agit : celle que certains humains ont déclaré à la merveilleuse et si fragile diversité de la vie.

Gérard CHAROLLOIS

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 18:05

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la lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 8 mars 2015

TEL 06 76 99 84 65

Appel à l’unité.
Le libéralisme économique putréfie la société en inculquant une addiction frénétique au profit, à l’argent, à la spéculation.
Les deux partis, dits de gouvernement, zélateurs de cette idéologie funeste, UMP, parti des promoteurs, de la FNSEA et du CPNT, et parti socialiste qui a cessé de l’être, sont  totalement phagocytés par l’affairisme.
Ils sont au service des prévaricateurs qui détournent l’argent public sous prétexte de « grands projets » dont l’unique raison d’être est de transférer des fonds publics aux petits copains.
Chasse, agrochimie, élevage industriel, travaux publics peuvent compter sur la docilité absolue des représentants de ces deux formations politiques, devenus syndics de ces intérêts corporatistes.
Ainsi, ces jours-ci, le sénat rejette la proposition d’un sénateur écologiste visant à interdire les insecticides néonicotinoïdes, molécules neurotoxiques systémiques anéantissant tous les insectes, tous les hyménoptères, lépidoptères, diptères indispensables à la pollinisation.
L’agrochimie et la FNSEA,pour faire de l’argent, détruisent la biosphère avec la complicité des élus des deux partis politiques du système.
 
Face à cette gangrène qui tue la nature,maltraite l’animal et dégrade l’humain, j’appelle tous les écologistes, les défenseurs des animaux, les protecteurs de la nature à s’unir.
Nous sommes riches de nos différences et forts d’une conviction qui nous sépare des deux partis malfaisants, conviction de la prévalence du vivant sur le culte du profit.
Face à nous, se dressent des lobbies fascisants et mafieux, financièrement opulents, qui usent de la violence, y compris d’Etat, de la censure, de l’intimidation.
La manière malhonnête dont le gouvernement actuel « gère » le litige de SIVENS illustre cette détérioration de l’esprit public au sein de  ces partis.
Sans oser l’avouer, le gouvernement pseudo-socialiste se range derrière la FNSEA et ses nervis en feignant de renvoyer dos à dos les pacifiques défenseurs du site et les commandos de pollueurs, au-dessus des lois, notamment lorsqu’ils  épandent du fumier dans les cours des préfectures.
Parce que nous combattons des forces réactionnaires pourvus de moyens financiers colossaux, bien relayés dans l’appareil d’Etat, des groupes de pressions propriétaires de journaux et de chaînes de télévision, nous  devons nous unir.
 Ni  divisions, ni  querelles de personnes ne doivent affaiblir le camp du vrai progrès.
 
Une seule querelle vaut : celle du vivant.
De notre unité dépend l’issue de ce combat pour une autre société fondée sur le respect de la nature, de l’animal et pour une autre considérationportée à la personne humaine.
Présentement, pourleurs « grands projets » nocifs, les deux partis  politiques qui se partagent le pouvoir, engloutissent des fonds considérables qui permettraient la création de dizaines de milliers de vrais emplois en faveur du bien des gens.
Or, ils matraquent l’opinion pour accréditer un dogme inverse, à savoir : « il faut supprimer ces vrais emplois pour donner l’argent aux spéculateurs promoteurs en les priant de bien vouloir fournir du travail aux citoyens ».
 
Bien sûr, les spéculateurs promoteurs prennent l’argent et suppriment les emplois.
Et voilà pourquoi, les gouvernants veulent des aéroports, des barrages, des autoroutes, des lignes à de plus en plus grande vitesse.
Refusons nos voix et nos soutiens à ceux qui tuent et dévastent la terre.
Ensemble, partis et associations oeuvrant pour l’écologie, la nature, les animaux, faisons lever une force nouvelle pour dresser un barrage qui ne sera pas celui du TESTET.
Gérard CHAROLLOIS
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 10:42

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 1 mars 2015

TEL 06 76 99 84 65

Planète en danger ou humanité condamnée ?

Entre le salon de l’(agriculture, superbe imposture où les petits enfants des villes viennent admirer les suppliciés et les gesticulations religieuses des obscurantistes, nous pataugeons dans des temps ténébreux.

 

Le paysan fut peut-être, naguère, un homme qui nourrissait les hommes. L’exploitant agricole est un homme qui empoisonne la terre pour déférer à l’injonction de la société de marché : produire toujours davantage au prix de l’anéantissement de la nature, célébrer le fondamentalisme mercantile.

Les zones de grandes cultures sont devenues des déserts de vies, soumises à ce qu’annonçaient les auteurs du « printemps silencieux », dès les années 1960.

Plus d’insectes, donc plus d’oiseaux, dans les campagnes aseptisées par la politique agricole imposée par un groupe de pression omnipotent, fusionnant le syndicalisme, le corporatisme et l’affairisme agro-industriel tellement rentable.

Ce lobby du maïs et de l’élevage concentrationnaire, dirigé par des leaders de droite, reçoit les hommages respectueux des gouvernants successifs de la vraie droite et de la fausse gauche.

 

Ainsi, à titre de cadeau au monde agro-industriel, à l’occasion du salon parisien de l’agriculture, le pouvoir dit socialiste promet au président de la FNSEA d’assouplir les normes d’ouverture d’usines à volailles. L’exploitant pourra détenir 40,000 oiseaux, sur simple enregistrement et les recours juridictionnels seront limités, selon une information dénoncées par notre ami Fabrice NICOLINO, depuis son lit d’hôpital qui le retient depuis le sinistre 7 janvier.

 

Quant aux objecteurs à ces agressions agricoles contre le vivant, aux réfractaires à la mort programmée de la biodiversité, ils seront dénoncés, par les pouvoirs et leurs relais, à l’opinion comme irresponsables, extrémistes, intégristes, voire terroristes. Le débat seraainsi clos.

On ne discute pas avec des extrémistes, intégristes, terroristes !

 

On empoisonne. On confine les animaux. On artificialise les cours d’eau et assècheles zones humides et tout cela au nom du progrès, du développement des territoires, de l’emploi.

 

Alors, la planète va-t-elle mourir ?

Non. La terre en a vu d’autres et survivra au grand nuisible qui lui provoque d’horribles pustules.

 

L’exploitant agricole n’est pas que le fossoyeur de la biodiversité avec ses pesticides, ses engins mécaniques qui arasent les haies, recalibrent les ruisseaux, drainent les zones humides et avec son gros fusil qui constitue sa « culture » et parachève son œuvre de mort.

 

Il compromet le devenir de l’humanité que met en péril l’artificialisation absolue du milieu de vie.

Pour vous consoler des mièvreries journalistiques sur les « belles vaches » et les « gentils cochons » du salon de l’agriculture, vous pouvez vous divertir avec les relations théâtralisées des leaders des  communautés juives et musulmanes, sommées de jouer « folle ville, embrassons-nous », devant les caméras, pour masquer les haines ordinaires.

Le 19ème siècle fut celui des nationalismes et fut  celui de la guerre .

Le 20ème siècle fut celui des idéologies totalitaires, gestatrices de « l’homme nouveau » fasciste ou soviétique et ce fut le siècle de la guerre.

D’aucuns osent affirmer, prophètes de malheur, que le 21ème siècle serait celui du religieux, ce qui signifierait qu’il serait encore celui de la guerre.

Chaque jour, les faits l’illustrent avec un éclat couleur de sang.

 

Décidément, l’animal humain peine à s’hominiser et à s’extirper de sa violence, de ses pulsions de mort, auxquelles les idéologies politiques et religieuses, servent de pur prétexte à des crispations identitaires.

Ce n’est pas la religion qui crée la communauté, mais l’inverse.

Le fait communautaire correspond à un besoin de l’humain, non pleinement hominisé, de s’opposer, de se séparer du monde en s’enfermant frileusement dans un groupe, une secte, une église, un peuple qui adoptent des rites, des accoutrements, des mœurs qui distinguent.

 

Plus le groupe se sent menacé dans son identité meurtrière, plus il se crispe, se fanatise, veut s’afficher avec provocation.

Le monde musulman, confronté à la technologie contemporaine, porteur de mythes nés dans les caravanes du désert, réagit par ce repli moyennageeux par peur de l’universalisme.

Mais le phénomène se retrouve dans d’autres communautés, chez certains juifs intégristes et chez les chrétiens des diverses sectes évangélistes, en expansion récente aux USA, EN Amérique du Sud et en Afrique.

Alors, tout est perdu ?

L’homme ne va-t-il pas comprendre à temps qu’il faut muter et apprendre le respect de la nature et l’universalité des droits du vivant ?

Les impostures vont-elles abrutir et perpétuer les guerres et les assassinats ?

La science, celle qui enseigne l’unité du vivant via l’évolution, ne parviendra-t-elle pas à éclairer les hommes et contribuer à les rendre meilleurs ?

 

Voici le combat du jour et de la nuit.

 

La nocivité des lobbies, la malfaisance des identités meurtrières traduisent les convulsions d’une société qui effectue douloureusement une mutation en profondeur.

 Ce siècle ne sera ni obscurantiste, ni FNSEA.

Il sera écologiste ou ne sera pas.

Ce siècle ne devra rien aux  personnages transparents qui s’agitent sur la scène politique actuelle.

Le chef de l’Etat prépare son grand spectacle dans lequel il doit terrasser le « réchauffement climatique ». Mais, il signe l’autorisation de réaliser la ligne ferroviaire à « grande vitesse » LYON – TURIN, malgré les impacts désastreux sur la biodiversité. Les écologistes anthropocentristes souligneront les  vingt six milliards d’Euros dilapidés, le creusement d’unemontagne riche en amiante et uranium, les pollutions d’une vallée et la préférence des promoteurs spéculateurs pourle TGV au détriment du transport de marchandises par le rail.

 

Vous ne lirez pas, dans vos médias soporifiques, que sur une largeur de cinq KM le long d’une telle voie, les chouettes effraies sont immanquablement condamnées à disparaître, à s’éclater sur les rames circulant à  trois cents KM-H.

Qu’est-ce qu’ils ont à faire des chouettes effraies les décideurs !

L’essentiel n’est-il pas, pour  leur gloire d’élus et les sordides petits intérêts des promoteurs, de faire gagner quelques minutes sur tel ou tel parcours ?

La nature est priée d’aller se faire protéger ailleurs, c’est-à-dire nulle part.

Mais, le chef de l’Etat, malgré NOTRE DAME DES LANDES, SIVENS et les parcs de loisirs, belle incohérence, agit pour le climat !

La terre souffre d’une mauvaise fièvre. Normal, un agent infectieux la tourmente.

L’immunité jouant, l’agent infectieux doit cesser d’être pathogène, sous peine, à défaut, d’être rejeté.

 

 

 Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:27

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 22 février 2015

TEL 06 76 99 84 65

 En « vert » et contre tous.

Le parti dit socialiste, qui cessa de l’être en 1983, le parti UMP, parti de lutte des classes à rebours et le front national ont un ennemi commun : l’écologie, pensée et pratique empêchant d’avilir l’arbre, l’animal et l’homme.

 

De la défense de la chasse à celle  de la tauromachie, de la promotion de l’élevage concentrationnaire à celui des grands projets de déménagements de la nature, du respect des « traditions » sanguinaires à celui des petits intérêts sordides des oligarques appelant des « réformes » qui ne sont que des régressions, de l’exaltation de l’esprit de lucre au culte de la compétition, ces politiques, agents des filières, des firmes, des « premiers cercles donateurs » combattent ceux qui  aspirent à une autre relation au vivant.

 financés par les lobbies, en relations incestueuses avec les forces d’argents, les partis politiques, dits  de gouvernement, servent les affaires d’une caste, sous couvert menteur de l’intérêt général.

 Milieux d’affaires et politiques redoutent le protecteur de la nature et des animaux, lorsqu’ils ne parviennent pas à l’acheter. Le défenseur du vivant devient un « extrémiste » dès lors qu’il ose assumer la cohérence entre les discours et les actes.

Car, bien évidemment, le plus arriéré des politiques n’ignore pas que l’animal est un être sensible et que la biodiversité se meurt. Mais l’élu, pseudo-socialiste ou conservateur, a été élu avec l’argent et le soutien des firmes, des groupes d’intérêts et il faut surtout ne pas contrarier les commettants.

 

En Occident, le résultat des élections politiques est directement indexé sur les sommes colossales engagées dans les campagnes électorales.

Il en résulte concrètement que les lobbies achètent littéralement la présidence et les assemblées légiférantes par le financement direct ou indirect des élections.

Certes, directement, en France, les dons privés aux candidats sont plafonnés. Indirectement, les rois du béton et de l’armement possèdent des chaînes de télévision et des journaux.

Le tour est joué.

La démocratie devient un leurre, ce qui est caricatural aux USA. Le peuple Grec qui vient d’élire un sympathique gouvernement de rupture, est en passe d’illustrer cette mort de la démocratie, ses nouveaux dirigeants politiques étant tenus de  déférer aux injonctions de la finance, du marché et de leurs agents, désormais maîtres d’un monde sous contrôle..

 

 

Alors, ceux qui contrarient les petits intérêts des oligarques doivent être stigmatisés, dénoncés à l’opinion publique comme des irresponsables, pourvoyeurs de chômage par le refus des grands projets, dévastateurs des sites.

En Autriche, des militants de la cause animale furent abusivement poursuivis pour des actes délictueux qu’ils n’avaient pas commis.

En France, les opposants à la corrida sont matraqués, brutalisés, déférés aux tribunaux correctionnels sous des qualifications pénales farfelues auxquelles échappent tous les autres militants des filières économiques.

En France, les autorités publiques cultivent les incidents entre manifestants et policiers, pour, dans les médias dociles, discréditer les écologistes zadistes contrariant les appétits des promoteurs.

Au Canada, le gouvernement conservateur surveille ceux qui résistent aux sociétés pétrolières exploitant des hydrocarbures de schistes comme s’il s’agissait de terroristes.

A SIVENS, après les brutalités policières, les « zadistes » sont soumis aux harcèlements et à la violence primaire des agro-pollueurs, avec la complicité de certaines autorités locales.

Dans un total mépris des parlementaires écologistes, dont ils exigent un soutien docile, les gouvernants du jour affichent, avec arrogance, leur volonté  de gratifier le groupe VINCI de son aéroport de NOTRE DAME DES LANDES.

Le même gouvernement cède aux tueurs d’oies et de loups, bêlant à l’unisson de toutes les arriérations ruralistes ?

Mais, ces gouvernants offriront, à PARIS, capitale d’un grand sommet international, un spectacle d’illusionnistes, à la fin de cette année, en présence des dirigeants de la planète, contre le réchauffement climatique.

Or, concrètement, en pratique, tout ce que fait ce gouvernement participe de l’artificialisation de la terre, de la destruction des biotopes, de la négation de l’impérieux devoir de sauver la faune, la flore et les milieux naturels.

Pour les politiciens pseudo-socialistes comme pour le parti de l’argent, « l’environnement, ça commence à bien faire » !

De l’abandon de la taxe poids-lourd, au refus d’abandon de l’aéroport de NANTES, du refus de placer en réserve naturelle le site de SIVENS en mémoire à Rémi FRAISSE, des génuflexions indécentes devant les chasseurs, ces dirigeants se discréditent.

 

Les politiciens établis et les forces d’argent contrôlent les médias, donc intoxiquent l’opinion, sur le thème :

« vous voulez des emplois, du développement, de la croissance. Soutenez-nous contre les intégristes de l’écologie qui refusent tout ».

Cette imposture est ainsi ressassée et partout ces hommes mauvais anéantissent la nature, non pas pour créer des emplois,mais pour les profits d’une infime minorité qui détient le vrai pouvoir, celui dont le peuple est désormais privé, celui que leur confère l’argent avec lequel ils corrompent tout.

Parce qu’ils dérangent ces petits intérêts, parce qu’ils représentent une véritable rupture avec cette corruption, parce qu’ils veulent une authentique démocratie, les écologistes, fussent-ils pacifiques, font figures de dangereux contestataires.

Si l’animal est un être sensible, qui  partage avec nous la vie et la mort, comment peut-on tolérer la chasse, la torture tauromachique, les fermes de mille vaches, les usines à œufs et à porcs et les abattages rituels imposés par les superstitions ?

 

Si la biodiversité doit être sauvegardée, comment peut-on tolérer les poisons agricoles qui stérilisent les champs et dont l’usage s’est accru de 5% ces six dernières années, les infrastructures qui bétonnent et asphaltent ?

Si la société est démocratique, comment peut-on admettre que des milliards de dollars ou d’Euros achètent la présidence et les sénats ?

Ce qui demeure pérenne, en ce monde bouleversé, est cette vieille loi :

Malheur à celui qui dit la vérité.

Malheur à ceux pour qui les actes doivent être en cohérence avec les déclarations vertueuses.

 

L’écologie sera une rupture salutaire avec la férocité et la destruction  poursuivies par les hommes au pouvoir hier et aujourd’hui.

On peut comprendre leur peur devant la fin de leur prévarication et  de leur imposture, paravent à leur nuisance absolue.

Gérard CHAROLLOIS

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 11:47

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 28 décembre 2014

TEL 06 76 99 84 65

La nature : notre valeur.

Les hommes victimes des vieilles idéologies meurtrières,, perdus dans un monde qu’ils ne comprennent pas, invoquent la « croissance », déplorant la « crise », pour les uns, le déclin des valeurs, pour les autres, avec la perte des repères, l’abandon des croyances révélées qui, au mieux, revêtent le charme de la nostalgie et du désuet, au pire, incitent au fanatisme criminel.

Bien sûr, la lumière froide d’une étoile éteinte parvient encore jusqu’à nous, donnant l’illusion que cet astre éclaire encore.

Des hommes tuent, aux noms des dieux et, ici, des identitaires exogènes pratiquent la provocation en brandissant des drapeaux étrangers lors de mariages, voilent leurs femmes, rejettent tout signe d’intégration, histoire d’agresser un pays d’accueil qu’ils conchient, stimulant, en retour, d’autres nationalismes, à l’instar des supporters de foot brâillant leurs slogans débiles et s’excitant les uns contre les autres.

Alors, les haines, les crispations, les peurs étourdissent les populations et empêchent d’accéder aux vrais défis, de prendre la mesure d’une mutation étrangère aux affrontements archaïques que furent ceux des religions et des nationalismes.

Les religions, les nationalismes, les communautarismes identitaires ignorent l’unité du vivant, la valeur de la nature, la solidarité avec les autres espèces, ressassant des rancoeurs vaines et édictant des mythes farfelus.

L’écologie représente la traduction en philosophie et en politique, du souci de la nature.

Certes, la déconvenue survient lorsqu’un élu écologiste discourt, dans les médias, sans évoquer ce qui ontologiquement fonde cette pensée.

Le scepticisme gagne, lorsque les professionnels de l’écologie politique s’allient avec des partis hermétiques au biocentrisme, cramponnés au productivisme, complices du système prévaricateur et destructeur.

Cependant, n’étant pas de ces puristes qui épurent, j’approuve le fait qu’en Europe, les écologistes politiques concluent des accords de majorités et de gouvernements avec des partis présumés de progrès des moeurs et des manières.

Un principe commande cette approbation d’alliance :

Rien n’est pire que le monolithisme. Tout pouvoir doit découler d’un équilibre, d’un pluralisme, d’une confrontation constructive de points de vues et d’idées.

Un pouvoir monolithique, fut-il celui des meilleurs, d’une véritable élite, serait détestable.

Dès lors, nous ne devons pas y aspirer et il est souhaitable que l’écologie politique s’unisse à d’autres forces pour former une majorité de gouvernement.

En cela, les VERTS Français eurent raison, dans un passé récent, de pactiser avec un parti dit socialiste, qui fut hégémonique à gauche, de 1972 à nos jours et dont on pouvait penser, malgré les reniments de 1983, qu’il restait socialiste.

Renonçant au socialisme, François MITTERRAND substitua l’horizon Européen à celui du changement de la vie.

Construire l’Europe devint son but suprême.

Le problème est que les dirigeants Européens voulurent une Europe idéologiquement condamnée à la loi du Marché.

Confondant le contenu et le contenant, les institutions et les dogmes, d’aucuns rejettent l’Europe, alors qu’ils refusent, à très juste titre, la dictature de la finance.

Il faut dire que les « libéraux conservateurs » entraînent l’idée européenne dans le naufrage de leur système.

Tactiquement, l’alliance permit aux écologistes d’avoir un groupe à l’assemblée nationale, des sénateurs et même, un temps, quelques ministres.

L’erreur de « casting » de la primaire de l’écologie, en juin 2011, le choix autolytique d’une femme compétente, rigoureuse, mais peu armée pour une élection présidentielle,, les 2% de voix à la présidentielle de mai 2012 en résultant, affaiblirent l’écologie politique en ce pays.

Néanmoins, le parti dit socialiste avait autant besoin d’alliés que les VERTS avaient besoin du parti dit socialiste pour obtenir des élus.

Ces intérêts convergents, nonobstant l’effondrement du vote VERT, assura le maintien d’une alliance dans laquelle chaque partie trouvait ses avantages.

Mais, aujourd’hui, le paysage politique est bouleversé par le suicide de la « gauche de gouvernement », ralliée idéologiquement à la loi « de la concurrence libre et non faussée », plombée par l’échec non pas d’un socialisme qu’elle a renié, mais du libéralisme économique assumé, prôné par ses adversaires.

Le parti dit socialiste, après avoir perdu son âme, perd les élections, au profit provisoire du parti des oligarques, de l’argent et des affaires.

Le premier ministre, symbole éclatant de cette faillite éthique et politique, amateur de corrida, c’est-à-dire d’un spectacle d’essence culturellement franquiste, (viva la muerte), donne dans la provocation anti-écologiste en soutenant l’aéroport contesté de NOTRE DAME DES LANDES et les délires spéculatifs d’un promoteur de villages de vacances soucieux d’édifier un « center parc tropical » en ISERE, dans l’attente, sans doute, d’obtenir le chantier d’un « center parc alpin » dans un émirat d’Arabie.

L’alliance fondée d’hier, entre VERTS et ex-socialistes, s’avère délétère pourl’écologie politique, dans ce contexte inédit.

L’heure est au renouveau et à l’affirmation d’une éthique claire : la nature est notre valeur.

Contre les obscurantismes, les mythes criminogènes, les identités hargneuses, contre l’affairisme et le productivisme aliénant, il convient de proposer une issue de secours, une autre alternative que celle d’un retour aux valeurs du pétainisme.

En effet, la mort du parti dit socialiste qui a abandonné ses valeurs pour murmurer celles du parti de l’argent, ne pourrait laisser aux citoyens qu’une option de rupture, un grand bond en arrière.

Une autre voie existe, unir tous ceux qui refusent la dictature de la finance et qui avec nous pproclameront :

le vivant d’abord !

Gérard CHAROLLOIS

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:25

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 2 novembre 2014

Tel 06 76 99 84 65

Mourir pour une idée.

Parce que des élus passéistes décidèrent, dans le TARN, de sacrifier une forêt humide, riche de biodiversité, à des appétits privés, Rémi FRAISSE, étudiant de 21 ans botaniste et militant pour la nature, est mort, victime de violences policières.

Ne doutons pas qu’il eut fait de sa vie interrompue un bon usage.

La vie est la valeur première, pour nous. Mais, pas pour eux.

Eux, ce sont les affairistes qui mènent la société à sa perte, qui condamnent la nature à une destruction absolue sous le paravent imposteur de la « croissance », de « l’emploi », du « progrès ».

Depuis l’apparition de la société mercantile et financière, nous assistons à ce mariage funeste de la politique, tous partis de gouvernement confondus, et du béton.

La « croissance », « l’emploi », le « progrès » masquent de sordides intérêts et la décentralisation est un terreau fertile pour le népotisme et les petits arrangements entre amis.

La France est championne d’Europe des ronds-points. Sur le continent, un rond-point sur deux est Français.

Les grands travaux, les aménagements qui ne sont que des déménagements de la nature permettent de transférer de l’argent public dans des caisses privées.

Les économies, les réformes, l’abandon des « droits acquis » ne valent pas pour tout le monde.

Les copains et les coquins doivent prospérer au détriment du vivant et de l’intérêt général.

Nul ne posera, aux élus, cette simple question :

Avec les sommes détournées du budget de l’Etat, des collectivités territoriales, de l’Europe au profit des aménageurs, combien d’emplois auraient-on pu créer, non pour détruire, mais pour servir le bien commun ?

Partout, des élus locaux usent de leurs pouvoirs et des moyens financiers collectifs pour saccager les espaces naturels, couler de l’asphalte et du béton.

Et lorsque tout sera bétonné ?

Ils ne seront plus là pour répondre de leurs crimes contre la terre.

En attendant, ils veulent de la « croissance » pour créer des « emplois » ?

Non.

Pour accroître les profits de quelques-uns.

Car, avec l’argent dilapidé pour massacrer la nature, ils pourraient créer massivement de vrais emplois d’utilité publique.

De NOTRE DAME DES LANDES à la forêt de SIVENS, c’est le même affrontement essentiel de deux sociétés opposées.

D’un côté, les tenants d’une croissance nocive, exclusivement marchande, infinie dans un monde fini, purement quantitative et contre nature.

De l’autre côté, les partisans d’une société plus douce, plus favorable au vivant, plus solidaire, réconciliée avec la nature et plus soucieuse de l’homme que du profit.

Ce clivage fondamental s’est substitué à celui du siècle passé qui vit se heurter, d’un côté, les exploiteurs cossus et maîtres de forges et de l’autre les masses laborieuses et dangereuses des mineurs, des sidérurgistes et des ouvriers des filatures.

Déjà, les premiers faisaient tirer sur les seconds par leurs gendarmes et les autorités couvraient les « bavures » sanglantes.

Déjà, la violence sociale et la misère se doublaient de la brutalité de la soldatesque aux ordres des possédants.

Déjà, la presse sous contrôle vendait de la peur aux séniles.

Aujourd’hui, la finance ne craint plus les masses laborieuses puisqu’elles ont disparu.

Le foyer de résistance à la dévastation planétaire réside dans les mouvements écologistes, alternatifs, libertaires.

Comme les conservateurs d’antan effrayaient le petit bourgeois en brandissant la peur des partageux, les manipulateurs d’opinion de notre temps, mentionnent le « casseur », « l’anarchiste », « l’émeutier », présents de tous temps en queue de manifestation, histoire de bien contrôler les cerveaux disponibles.

Comme ils aimeraient, les agents de communication du monde des affaires, qu’un écologiste commette une vraie, une belle agression, de celle que l’on peut exploiter pour mettre les frileux, les modérés, les gens d’ordre, du « bon côté ».

Malheureusement, pour leur désinformation, pas le moindre attentat, pas le moindre incendie de perception ou de locaux de la MSA.

Ce sont les « bons agriculteurs », bien réactionnaires, solidement campés dans le productivisme qui font flamber les bâtiments publics.

Rien d’intéressant pour la propagande des médias sous contrôle du BTP et de l’armement, juste quelques affrontements entre la police et des jeunes gens qui se défoulent.

L’écologie n’a pas de sang sur les mains.

Ceux d’en face ne peuvent pas en dire autant.

Oui, mais les « anarchistes lançaient des projectiles sur les forces de l’ordre et ils allaient détruire un grillage de chantier ». !

Pour protéger un grillage de chantier, on a tué un jeune botaniste pacifique de 21 ans.

Pitoyables sont les tenants de l’ordre établi, dans leur embarras, face au meurtre, dont la hiérarchie militaire affirme avec indécence, avant les investigations judiciaires, qu’il ne fera l’objet d’aucune sanction, délivrant ainsi un permis de tuer.

Observons que les forces de l’ordre se montrent infiniment plus combatives face aux jeunes femmes et aux étudiants écologistes de SIVENS ou des manifestations anticorrida que face aux commandos de la France rurale !

C’est que notre contestation pacifique, non-violente, fait davantage peur aux tenants de la société de profits que les accès de rage destructrice des conformistes adeptes du productivisme.

Nous, biocentristes, remettons en cause, avec leurs dogmes économiques, leurs intérêts, leurs turpitudes financières, leurs petits arrangements.

Rémi FRAISSE est mort pour une grande idée :

Une humanité réconciliée avec la nature et avec elle-même.

Il ne saurait être mort pour rien.

Dépourvus de conscience, j’entends certains élus locaux pressés de reprendre les « affaires » et de réaliser leur barrage lucratif.

Par-delà les commentaires, mentionnons un fait : Le conseil général du TARN commanda ce barrage sur-dimensionné à une COMPAGNIE DES COTEAUX DE GASCOGNE, présidée par le vice président du Conseil génral du GERS. L’étude préalable fut confiée à cette compagnie.

Après d’autres femmes et hommes de mieux assassinés, dans le passé pour de justes causes, par les « hommes d’ordre », Rémi FRAISSE est mort pour une idée qui est nôtre.

Mourir pour une avancée, pour une idée, pour des valeurs ne devrait plus se justifier dans une société civilisée.

Les faits prouvent, une fois de plus, que cette société ne l’est guère.

Quand elle le sera, nous pourrons vivre et non mourir pour des avancées, des idées, des valeurs.

Mourir pour une cause est triste, mais ne sommes-nous pas condamnés à devoir mourir un jour pour rien ?

Gérard CHAROLLOIS

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:51

(APPEL : Le samedi 18 octobre, à partir de 14 heures, place de la république PARIS, rassemblons-nous contre la mort loisir, pour que la nature vive, que les animaux cessent d’être chairs à fusils, que l’humain se civilise en guérissant sa pulsion de mort. Venez nombreux pour dire votre amour de la vie.)

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 12 octobre 2014

TEL 06 76 99 84 65

Le grand délitement.

Faible à l’égard des forts, brutal à l’encontre des faibles, le pouvoir politique précipite la crise morale par ses reniements.

Quelques agitateurs poujadistes, des camionneurs menaçants, des demeurés pour lesquels le loup est un féroce mangeur de petits chaperons rouges, quelques voyous brûlant un édifice public, quelques braconniers obscurantistes vociférants et voilà qu’un gouvernement sans ossature sacrifie l’intérêt général, capitule piteusement, renie ses déclarations de la veille.

Or, ce gouvernement n’a pas compris que le reniement génère la faiblesse.

Loin de le sauver, les reculades constantes, les capitulations pitoyables, les génuflexions devant les pires lobbies de l’arriération et de l’égoïsme précipitent avec sa chute et son discrédit, l’affaiblissement de l’autorité des lois.

Il est d’ailleurs remarquable que le gouvernement actuel cède devant ses adversaires idéologiques et les électeurs du parti réactionnaire et sacrifie les intérêts et aspirations de son électorat.

La politique rendrait-elle fou ?

En ce pays, la force des lobbies et les exactions s’imposent.

En renonçant à la taxe poids-lourd que le parlement vota à la quasi-unanimité lors de la précédente législature, l’équipe en place révèle qu’il n’y a plus de gouvernement effectif.

Les camions puent, tuent et polluent, dégradent les routes et le transport routier de marchandises appelle sans cesse de nouvelles voies de circulation meurtrières pour la nature. Mais les camions peuvent bloquer le pays.

Nos dirigeants souffriraient-ils d’un syndrome chilien ?

Il est tout de même peu probable que l’armée de l’air bombarde l’ELYSEE et queles militaires et leurs chars refusent de dégager les camions si ceux-ci s’avisaient d’assiéger nos villes.

Gouverner, c’est parfois accepter l’épreuve de force avec les lobbies qui imposent leurs intérêts et leurs fantasmes contre le bien public.

Mais nos politiciens n’aiment queles apparences du pouvoir et s’avèrent bien incapâbles de l’exercer.

Alors, ce que ne paieront pas les transporteurs routiers incombera aux citoyens qui s’exaspèrent chaque jour un peu plus face à cette indigence éthique.

Le diesel devrait augmenter de 2 centimes pour les citoyens mais pas pour les pollueurs exonérés parce que craints.

De l’écotaxe abandonnée aux loups fusillés, c’est la même lâcheté qui prévaut.

Où sont les hommes d’Etat capables de parler haut, fort et clair, de proposer des solutions résolues, de passer avec les citoyens un véritable contrat de gouvernement qu’aucun commando d’encapuchonnés délinquants ne fera céder ?

Rien n’est pire que cette politique inconsistante, jouet des pressions corporatistes.

L’intérêt général commande une résistance déterminée contre les lobbies qui putréfient l’Etat, altèrent la démocratie, confisquent les vrais pouvoirs, usant de l’intimidation, de la violence, de l’intoxication des moyens d’information.

Quand disparaît la force de la loi, survient la loi de la force.

Or, les exactions des lobbies réactionnaires demeurent systématiquement impunis et de surcroît, le gouvernement satisfait les exigences des délinquants lorsqu’ils sont agro-chimiste, employeurs, traditionalistes.

Illustration : A MORLAIX, deux bâtiments publics sont incendiés.

A BERGERAC, cinq jours plus tard, la caisse d’allocation familiale subit des dégâts, également par incendie volontaire.

L’incendiaire périgourdin a été identifié et incarcéré.

C’était un jeune chômeur de 22 ans.

Et à MORLAIX ?

Il y a des faits plus éloquents que des commentaires.

Pusillanime devant les pollueurs, les tueurs, les aménageurs, le pouvoir politique méprise les manifestants contre la corrida et ceux qui, dans le TARN, refusent la destruction d’une zone humide au profit d’une retenue d’eau en faveur d’une vingtaine de maïssiculteurs.

Avec ses lobbies de la chasse, de l’agrochimie, des transporteurs et autres dictant leurs volontés aux politiques, la démocratie Française est décidément bien malade et des profondeurs du peuple s’élève une inquiétante colère.

Rétablissons une vraie démocratie dans laquelle des groupes de pressions corporatistes n’imposeront plus leurs sordides intérêts ou leurs arriérations contre nature.

Dire que certains écologistes politiques se consolent avec la « loi sur la transition énergétique ».

Magnifique piège dans lequel nous ne saurions tomber :

En diversifiant les moyens de production de l’énergie, le « libéralisme économique » multiplie les sources de profits, (ce qui n’a rien d’original), mais multiplie aussi les sources d’agressions contre la nature, sans en supprimer aucune.

Comment peut-on être aussi naïf ?

Gérard CHAROLLOIS

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 11:56

(appel : Venez, le samedi 18 octobre, à partir de 14 heures, place de la république à PARIS, au rassemblement contre le loisir de mort, vous qui n’êtes pas de ces conformistes résignés pour lesquels la chasse est une fatalité.)

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 5 octobre 2014

Tel 06 76 99 84 65

L’espèce invasive.

Parmi diverses mesures d’inspiration néo-conservatrice, parfaitement condamnables, en faveur des entreprises privées, du marché et de la spéculation, l’actuel gouvernement Français avance deux propositions qui suscitent mon approbation.

D’une part, il réduirait, en le partageant entre le père et la mère, la durée du congé parental, lors de la naissance d’un enfant.

D’autre part, il réduirait également la prime à la naissance.

Certes, ces régressions sociales s’inscrivent dans l’échec du système économique dit « libéral » et ne font que précéder bien d’(autres reculs, sacrifices, efforts, réformes que la droite voudrait encore plus féroces.

Mais, ces deux mesures éventuelles méritent notre soutien en ce qu’elles vont à l’encontre d’une politique nataliste désastreuse, pourvoyeuse de surpopulation, d’urbanisation de tout le territoire, d’extermination de la nature et des espaces non anthropisés.

Le bourrage de crâne inflige, à longueur de médias formatés, que la France connaît un taux de natalité le plus élevé d’Europe, ce qui constitue, bien évidemment, une chance !

Pour nos conformistes bêlants, il ne suffit pas d’être passé de quarante millions d’habitants à soixante cinq millions en un demi-siècle, il conviendrait, sans doute, de parvenir à cent millions, puis davantage, afin de payer les retraites des cent millions !

Comme il est singulier de constater qu’une idée ressassée, fut-elle absurde, dispense les individus sous contrôle d’exercer leur esprit critique.

Accroître indéfiniment la population,, inciter des gens à faire des enfants pour percevoir de l’argent, c’est donner des otages au malheur et dégrader le cadre de vie, multiplier les grands ensembles, les infrastructures de transports, les ronds-points, les super-marchés, les banlieues crasses avec leur marée de béton et de déprimes.

C’est déménager la nature et refuser inexorablement aux autres formes de vies une place sur la planète.

Oui, supprimons les primes à la natalité en LEUR substituant une aide à la personne dans le besoin.

Faire des enfants pour percevoir de l’argent pervertit la maternité.

Comment limiter la surpopulation ?

Pour nous, biophiles, la vie de tout être constitue la valeur première.

Tout être vivant acquiert un intérêt et donc un droit à vivre .

La science biologique et médicale doit combattre la maladie, le vieillissement et la mort, ces ennemis.

Mais, c’est l’existence qui confère l’intérêt à vivre.

Pour contenir la catastrophe démographique tout en travaillant à l’allongement souhaitable de la vie, il faut réduire le nombre des naissances.

Peu probable que l’actuel gouvernement centriste aille bien loin sur cette voie par trop audacieuse pour sa coupable pusillanimité.

Pour limiter les naissances, nous pouvons agir sur deux leviers :

--- supprimer l’incitation financière qui détermine des « milieux socialement défavorisés » à procréer pour toucher des allocations ;

--- Culturellement, enseigner que la femme peut se réaliser autrement qu’en génitrice.

Oui, faire des enfants tue la terre.

Cessons de croître et multiplier indéfiniment, si l’on ne veut pas vivre demain dans une vaste mégapole à la taille d’un continent.

Laissons des espaces exempts d’exploitation, pour la biodiversité, car toute espèce possède un droit imprescriptible à ne pas disparaître.

Et les espèces qualifiées d’invasives ?

D’aucuns amis naturalistes rêvent d’une nature figée, immuable, fidèle à ce qu’elle fut à un moment donné de l’évolution.

Pour eux, il faudrait maintenir la flore et la faune dans l’état où elles se trouvaient dans les siècles passés et tout envahisseur exogène devient un problème.

Je ne partage pas cette vision musée d’une nature arrêtée dans ses fluctuations permanentes.

Que l’érismature à tête rousse côtoie l’érismature à tête blanche ne me paraît pas une menace tant pour les espèces que pour les individus.

La biosphère n’a jamais été figée et les espèces ont constamment évolué en symbiose ou en concurrence les unes avec les autres.

Toute espèce fut un jour invasive.

Le grand défi que l’humain pose au processus d’évolution ne réside pas dans ces changements invasifs, mais dans l’appauvrissement du vivant.

L’homme par sa cupidité, sa cruauté, son anthropocentrisme provoque non pas des transformations des biocénoses mais une disparition du vivant .

L’essentiel n’est pas de rétablir la nature du Moyen-âge, mais d’assurer au maximum de formes de vies la possibilité de s’épanouir.

La faute de l’homme est d’anéantir la biodiversité et non de l’enrichir en espèces nouvelles.

Certes, par son commerce, son lucre, son besoin frénétique de voyages, l’humain propage partout virus, bactéries, champignons, insectes, plantes et animaux exotiques, ce qui crée parfois des antagonismes regrettables, comme dans l’exemple du frelon chinois importé en Aquitaine avec des poteries et qui colonise l’Europe en affaiblissant les ruchers qui n’avaient pas besoin de ce prédateur pour subir un déclin préoccupant.

Mais, avant de se livrer à des campagnes massives de destructions d’insectes, d’oiseaux, d’amphibiens étrangers, il faudrait s’interroger sur les incidences de ces campagnes sur l’ensemble de la faune.

L’homo economicus répond toujours à tout problème par la destruction, cette pulsion de mort dont il demeure addictif.

Jamais le vivant n’a été stable sur la planète. Ce qui signe le crime de l’homme ne tient qu’à ce qu’il interrompt la possibilité de l’évolution par l’aseptisation absolue qu’il inflige.

Son crime est de retirer le droit de vivre aux loups, aux ours, ici, aux éléphants et aux grands singes, ailleurs.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES Êtres vivants et des equilibres naturels.

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Ecologie
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