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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 10:42

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 1 mars 2015

TEL 06 76 99 84 65

Planète en danger ou humanité condamnée ?

Entre le salon de l’(agriculture, superbe imposture où les petits enfants des villes viennent admirer les suppliciés et les gesticulations religieuses des obscurantistes, nous pataugeons dans des temps ténébreux.

 

Le paysan fut peut-être, naguère, un homme qui nourrissait les hommes. L’exploitant agricole est un homme qui empoisonne la terre pour déférer à l’injonction de la société de marché : produire toujours davantage au prix de l’anéantissement de la nature, célébrer le fondamentalisme mercantile.

Les zones de grandes cultures sont devenues des déserts de vies, soumises à ce qu’annonçaient les auteurs du « printemps silencieux », dès les années 1960.

Plus d’insectes, donc plus d’oiseaux, dans les campagnes aseptisées par la politique agricole imposée par un groupe de pression omnipotent, fusionnant le syndicalisme, le corporatisme et l’affairisme agro-industriel tellement rentable.

Ce lobby du maïs et de l’élevage concentrationnaire, dirigé par des leaders de droite, reçoit les hommages respectueux des gouvernants successifs de la vraie droite et de la fausse gauche.

 

Ainsi, à titre de cadeau au monde agro-industriel, à l’occasion du salon parisien de l’agriculture, le pouvoir dit socialiste promet au président de la FNSEA d’assouplir les normes d’ouverture d’usines à volailles. L’exploitant pourra détenir 40,000 oiseaux, sur simple enregistrement et les recours juridictionnels seront limités, selon une information dénoncées par notre ami Fabrice NICOLINO, depuis son lit d’hôpital qui le retient depuis le sinistre 7 janvier.

 

Quant aux objecteurs à ces agressions agricoles contre le vivant, aux réfractaires à la mort programmée de la biodiversité, ils seront dénoncés, par les pouvoirs et leurs relais, à l’opinion comme irresponsables, extrémistes, intégristes, voire terroristes. Le débat seraainsi clos.

On ne discute pas avec des extrémistes, intégristes, terroristes !

 

On empoisonne. On confine les animaux. On artificialise les cours d’eau et assècheles zones humides et tout cela au nom du progrès, du développement des territoires, de l’emploi.

 

Alors, la planète va-t-elle mourir ?

Non. La terre en a vu d’autres et survivra au grand nuisible qui lui provoque d’horribles pustules.

 

L’exploitant agricole n’est pas que le fossoyeur de la biodiversité avec ses pesticides, ses engins mécaniques qui arasent les haies, recalibrent les ruisseaux, drainent les zones humides et avec son gros fusil qui constitue sa « culture » et parachève son œuvre de mort.

 

Il compromet le devenir de l’humanité que met en péril l’artificialisation absolue du milieu de vie.

Pour vous consoler des mièvreries journalistiques sur les « belles vaches » et les « gentils cochons » du salon de l’agriculture, vous pouvez vous divertir avec les relations théâtralisées des leaders des  communautés juives et musulmanes, sommées de jouer « folle ville, embrassons-nous », devant les caméras, pour masquer les haines ordinaires.

Le 19ème siècle fut celui des nationalismes et fut  celui de la guerre .

Le 20ème siècle fut celui des idéologies totalitaires, gestatrices de « l’homme nouveau » fasciste ou soviétique et ce fut le siècle de la guerre.

D’aucuns osent affirmer, prophètes de malheur, que le 21ème siècle serait celui du religieux, ce qui signifierait qu’il serait encore celui de la guerre.

Chaque jour, les faits l’illustrent avec un éclat couleur de sang.

 

Décidément, l’animal humain peine à s’hominiser et à s’extirper de sa violence, de ses pulsions de mort, auxquelles les idéologies politiques et religieuses, servent de pur prétexte à des crispations identitaires.

Ce n’est pas la religion qui crée la communauté, mais l’inverse.

Le fait communautaire correspond à un besoin de l’humain, non pleinement hominisé, de s’opposer, de se séparer du monde en s’enfermant frileusement dans un groupe, une secte, une église, un peuple qui adoptent des rites, des accoutrements, des mœurs qui distinguent.

 

Plus le groupe se sent menacé dans son identité meurtrière, plus il se crispe, se fanatise, veut s’afficher avec provocation.

Le monde musulman, confronté à la technologie contemporaine, porteur de mythes nés dans les caravanes du désert, réagit par ce repli moyennageeux par peur de l’universalisme.

Mais le phénomène se retrouve dans d’autres communautés, chez certains juifs intégristes et chez les chrétiens des diverses sectes évangélistes, en expansion récente aux USA, EN Amérique du Sud et en Afrique.

Alors, tout est perdu ?

L’homme ne va-t-il pas comprendre à temps qu’il faut muter et apprendre le respect de la nature et l’universalité des droits du vivant ?

Les impostures vont-elles abrutir et perpétuer les guerres et les assassinats ?

La science, celle qui enseigne l’unité du vivant via l’évolution, ne parviendra-t-elle pas à éclairer les hommes et contribuer à les rendre meilleurs ?

 

Voici le combat du jour et de la nuit.

 

La nocivité des lobbies, la malfaisance des identités meurtrières traduisent les convulsions d’une société qui effectue douloureusement une mutation en profondeur.

 Ce siècle ne sera ni obscurantiste, ni FNSEA.

Il sera écologiste ou ne sera pas.

Ce siècle ne devra rien aux  personnages transparents qui s’agitent sur la scène politique actuelle.

Le chef de l’Etat prépare son grand spectacle dans lequel il doit terrasser le « réchauffement climatique ». Mais, il signe l’autorisation de réaliser la ligne ferroviaire à « grande vitesse » LYON – TURIN, malgré les impacts désastreux sur la biodiversité. Les écologistes anthropocentristes souligneront les  vingt six milliards d’Euros dilapidés, le creusement d’unemontagne riche en amiante et uranium, les pollutions d’une vallée et la préférence des promoteurs spéculateurs pourle TGV au détriment du transport de marchandises par le rail.

 

Vous ne lirez pas, dans vos médias soporifiques, que sur une largeur de cinq KM le long d’une telle voie, les chouettes effraies sont immanquablement condamnées à disparaître, à s’éclater sur les rames circulant à  trois cents KM-H.

Qu’est-ce qu’ils ont à faire des chouettes effraies les décideurs !

L’essentiel n’est-il pas, pour  leur gloire d’élus et les sordides petits intérêts des promoteurs, de faire gagner quelques minutes sur tel ou tel parcours ?

La nature est priée d’aller se faire protéger ailleurs, c’est-à-dire nulle part.

Mais, le chef de l’Etat, malgré NOTRE DAME DES LANDES, SIVENS et les parcs de loisirs, belle incohérence, agit pour le climat !

La terre souffre d’une mauvaise fièvre. Normal, un agent infectieux la tourmente.

L’immunité jouant, l’agent infectieux doit cesser d’être pathogène, sous peine, à défaut, d’être rejeté.

 

 

 Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:27

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 22 février 2015

TEL 06 76 99 84 65

 En « vert » et contre tous.

Le parti dit socialiste, qui cessa de l’être en 1983, le parti UMP, parti de lutte des classes à rebours et le front national ont un ennemi commun : l’écologie, pensée et pratique empêchant d’avilir l’arbre, l’animal et l’homme.

 

De la défense de la chasse à celle  de la tauromachie, de la promotion de l’élevage concentrationnaire à celui des grands projets de déménagements de la nature, du respect des « traditions » sanguinaires à celui des petits intérêts sordides des oligarques appelant des « réformes » qui ne sont que des régressions, de l’exaltation de l’esprit de lucre au culte de la compétition, ces politiques, agents des filières, des firmes, des « premiers cercles donateurs » combattent ceux qui  aspirent à une autre relation au vivant.

 financés par les lobbies, en relations incestueuses avec les forces d’argents, les partis politiques, dits  de gouvernement, servent les affaires d’une caste, sous couvert menteur de l’intérêt général.

 Milieux d’affaires et politiques redoutent le protecteur de la nature et des animaux, lorsqu’ils ne parviennent pas à l’acheter. Le défenseur du vivant devient un « extrémiste » dès lors qu’il ose assumer la cohérence entre les discours et les actes.

Car, bien évidemment, le plus arriéré des politiques n’ignore pas que l’animal est un être sensible et que la biodiversité se meurt. Mais l’élu, pseudo-socialiste ou conservateur, a été élu avec l’argent et le soutien des firmes, des groupes d’intérêts et il faut surtout ne pas contrarier les commettants.

 

En Occident, le résultat des élections politiques est directement indexé sur les sommes colossales engagées dans les campagnes électorales.

Il en résulte concrètement que les lobbies achètent littéralement la présidence et les assemblées légiférantes par le financement direct ou indirect des élections.

Certes, directement, en France, les dons privés aux candidats sont plafonnés. Indirectement, les rois du béton et de l’armement possèdent des chaînes de télévision et des journaux.

Le tour est joué.

La démocratie devient un leurre, ce qui est caricatural aux USA. Le peuple Grec qui vient d’élire un sympathique gouvernement de rupture, est en passe d’illustrer cette mort de la démocratie, ses nouveaux dirigeants politiques étant tenus de  déférer aux injonctions de la finance, du marché et de leurs agents, désormais maîtres d’un monde sous contrôle..

 

 

Alors, ceux qui contrarient les petits intérêts des oligarques doivent être stigmatisés, dénoncés à l’opinion publique comme des irresponsables, pourvoyeurs de chômage par le refus des grands projets, dévastateurs des sites.

En Autriche, des militants de la cause animale furent abusivement poursuivis pour des actes délictueux qu’ils n’avaient pas commis.

En France, les opposants à la corrida sont matraqués, brutalisés, déférés aux tribunaux correctionnels sous des qualifications pénales farfelues auxquelles échappent tous les autres militants des filières économiques.

En France, les autorités publiques cultivent les incidents entre manifestants et policiers, pour, dans les médias dociles, discréditer les écologistes zadistes contrariant les appétits des promoteurs.

Au Canada, le gouvernement conservateur surveille ceux qui résistent aux sociétés pétrolières exploitant des hydrocarbures de schistes comme s’il s’agissait de terroristes.

A SIVENS, après les brutalités policières, les « zadistes » sont soumis aux harcèlements et à la violence primaire des agro-pollueurs, avec la complicité de certaines autorités locales.

Dans un total mépris des parlementaires écologistes, dont ils exigent un soutien docile, les gouvernants du jour affichent, avec arrogance, leur volonté  de gratifier le groupe VINCI de son aéroport de NOTRE DAME DES LANDES.

Le même gouvernement cède aux tueurs d’oies et de loups, bêlant à l’unisson de toutes les arriérations ruralistes ?

Mais, ces gouvernants offriront, à PARIS, capitale d’un grand sommet international, un spectacle d’illusionnistes, à la fin de cette année, en présence des dirigeants de la planète, contre le réchauffement climatique.

Or, concrètement, en pratique, tout ce que fait ce gouvernement participe de l’artificialisation de la terre, de la destruction des biotopes, de la négation de l’impérieux devoir de sauver la faune, la flore et les milieux naturels.

Pour les politiciens pseudo-socialistes comme pour le parti de l’argent, « l’environnement, ça commence à bien faire » !

De l’abandon de la taxe poids-lourd, au refus d’abandon de l’aéroport de NANTES, du refus de placer en réserve naturelle le site de SIVENS en mémoire à Rémi FRAISSE, des génuflexions indécentes devant les chasseurs, ces dirigeants se discréditent.

 

Les politiciens établis et les forces d’argent contrôlent les médias, donc intoxiquent l’opinion, sur le thème :

« vous voulez des emplois, du développement, de la croissance. Soutenez-nous contre les intégristes de l’écologie qui refusent tout ».

Cette imposture est ainsi ressassée et partout ces hommes mauvais anéantissent la nature, non pas pour créer des emplois,mais pour les profits d’une infime minorité qui détient le vrai pouvoir, celui dont le peuple est désormais privé, celui que leur confère l’argent avec lequel ils corrompent tout.

Parce qu’ils dérangent ces petits intérêts, parce qu’ils représentent une véritable rupture avec cette corruption, parce qu’ils veulent une authentique démocratie, les écologistes, fussent-ils pacifiques, font figures de dangereux contestataires.

Si l’animal est un être sensible, qui  partage avec nous la vie et la mort, comment peut-on tolérer la chasse, la torture tauromachique, les fermes de mille vaches, les usines à œufs et à porcs et les abattages rituels imposés par les superstitions ?

 

Si la biodiversité doit être sauvegardée, comment peut-on tolérer les poisons agricoles qui stérilisent les champs et dont l’usage s’est accru de 5% ces six dernières années, les infrastructures qui bétonnent et asphaltent ?

Si la société est démocratique, comment peut-on admettre que des milliards de dollars ou d’Euros achètent la présidence et les sénats ?

Ce qui demeure pérenne, en ce monde bouleversé, est cette vieille loi :

Malheur à celui qui dit la vérité.

Malheur à ceux pour qui les actes doivent être en cohérence avec les déclarations vertueuses.

 

L’écologie sera une rupture salutaire avec la férocité et la destruction  poursuivies par les hommes au pouvoir hier et aujourd’hui.

On peut comprendre leur peur devant la fin de leur prévarication et  de leur imposture, paravent à leur nuisance absolue.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 11:47

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 28 décembre 2014

TEL 06 76 99 84 65

La nature : notre valeur.

Les hommes victimes des vieilles idéologies meurtrières,, perdus dans un monde qu’ils ne comprennent pas, invoquent la « croissance », déplorant la « crise », pour les uns, le déclin des valeurs, pour les autres, avec la perte des repères, l’abandon des croyances révélées qui, au mieux, revêtent le charme de la nostalgie et du désuet, au pire, incitent au fanatisme criminel.

Bien sûr, la lumière froide d’une étoile éteinte parvient encore jusqu’à nous, donnant l’illusion que cet astre éclaire encore.

Des hommes tuent, aux noms des dieux et, ici, des identitaires exogènes pratiquent la provocation en brandissant des drapeaux étrangers lors de mariages, voilent leurs femmes, rejettent tout signe d’intégration, histoire d’agresser un pays d’accueil qu’ils conchient, stimulant, en retour, d’autres nationalismes, à l’instar des supporters de foot brâillant leurs slogans débiles et s’excitant les uns contre les autres.

Alors, les haines, les crispations, les peurs étourdissent les populations et empêchent d’accéder aux vrais défis, de prendre la mesure d’une mutation étrangère aux affrontements archaïques que furent ceux des religions et des nationalismes.

Les religions, les nationalismes, les communautarismes identitaires ignorent l’unité du vivant, la valeur de la nature, la solidarité avec les autres espèces, ressassant des rancoeurs vaines et édictant des mythes farfelus.

L’écologie représente la traduction en philosophie et en politique, du souci de la nature.

Certes, la déconvenue survient lorsqu’un élu écologiste discourt, dans les médias, sans évoquer ce qui ontologiquement fonde cette pensée.

Le scepticisme gagne, lorsque les professionnels de l’écologie politique s’allient avec des partis hermétiques au biocentrisme, cramponnés au productivisme, complices du système prévaricateur et destructeur.

Cependant, n’étant pas de ces puristes qui épurent, j’approuve le fait qu’en Europe, les écologistes politiques concluent des accords de majorités et de gouvernements avec des partis présumés de progrès des moeurs et des manières.

Un principe commande cette approbation d’alliance :

Rien n’est pire que le monolithisme. Tout pouvoir doit découler d’un équilibre, d’un pluralisme, d’une confrontation constructive de points de vues et d’idées.

Un pouvoir monolithique, fut-il celui des meilleurs, d’une véritable élite, serait détestable.

Dès lors, nous ne devons pas y aspirer et il est souhaitable que l’écologie politique s’unisse à d’autres forces pour former une majorité de gouvernement.

En cela, les VERTS Français eurent raison, dans un passé récent, de pactiser avec un parti dit socialiste, qui fut hégémonique à gauche, de 1972 à nos jours et dont on pouvait penser, malgré les reniments de 1983, qu’il restait socialiste.

Renonçant au socialisme, François MITTERRAND substitua l’horizon Européen à celui du changement de la vie.

Construire l’Europe devint son but suprême.

Le problème est que les dirigeants Européens voulurent une Europe idéologiquement condamnée à la loi du Marché.

Confondant le contenu et le contenant, les institutions et les dogmes, d’aucuns rejettent l’Europe, alors qu’ils refusent, à très juste titre, la dictature de la finance.

Il faut dire que les « libéraux conservateurs » entraînent l’idée européenne dans le naufrage de leur système.

Tactiquement, l’alliance permit aux écologistes d’avoir un groupe à l’assemblée nationale, des sénateurs et même, un temps, quelques ministres.

L’erreur de « casting » de la primaire de l’écologie, en juin 2011, le choix autolytique d’une femme compétente, rigoureuse, mais peu armée pour une élection présidentielle,, les 2% de voix à la présidentielle de mai 2012 en résultant, affaiblirent l’écologie politique en ce pays.

Néanmoins, le parti dit socialiste avait autant besoin d’alliés que les VERTS avaient besoin du parti dit socialiste pour obtenir des élus.

Ces intérêts convergents, nonobstant l’effondrement du vote VERT, assura le maintien d’une alliance dans laquelle chaque partie trouvait ses avantages.

Mais, aujourd’hui, le paysage politique est bouleversé par le suicide de la « gauche de gouvernement », ralliée idéologiquement à la loi « de la concurrence libre et non faussée », plombée par l’échec non pas d’un socialisme qu’elle a renié, mais du libéralisme économique assumé, prôné par ses adversaires.

Le parti dit socialiste, après avoir perdu son âme, perd les élections, au profit provisoire du parti des oligarques, de l’argent et des affaires.

Le premier ministre, symbole éclatant de cette faillite éthique et politique, amateur de corrida, c’est-à-dire d’un spectacle d’essence culturellement franquiste, (viva la muerte), donne dans la provocation anti-écologiste en soutenant l’aéroport contesté de NOTRE DAME DES LANDES et les délires spéculatifs d’un promoteur de villages de vacances soucieux d’édifier un « center parc tropical » en ISERE, dans l’attente, sans doute, d’obtenir le chantier d’un « center parc alpin » dans un émirat d’Arabie.

L’alliance fondée d’hier, entre VERTS et ex-socialistes, s’avère délétère pourl’écologie politique, dans ce contexte inédit.

L’heure est au renouveau et à l’affirmation d’une éthique claire : la nature est notre valeur.

Contre les obscurantismes, les mythes criminogènes, les identités hargneuses, contre l’affairisme et le productivisme aliénant, il convient de proposer une issue de secours, une autre alternative que celle d’un retour aux valeurs du pétainisme.

En effet, la mort du parti dit socialiste qui a abandonné ses valeurs pour murmurer celles du parti de l’argent, ne pourrait laisser aux citoyens qu’une option de rupture, un grand bond en arrière.

Une autre voie existe, unir tous ceux qui refusent la dictature de la finance et qui avec nous pproclameront :

le vivant d’abord !

Gérard CHAROLLOIS

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:25

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 2 novembre 2014

Tel 06 76 99 84 65

Mourir pour une idée.

Parce que des élus passéistes décidèrent, dans le TARN, de sacrifier une forêt humide, riche de biodiversité, à des appétits privés, Rémi FRAISSE, étudiant de 21 ans botaniste et militant pour la nature, est mort, victime de violences policières.

Ne doutons pas qu’il eut fait de sa vie interrompue un bon usage.

La vie est la valeur première, pour nous. Mais, pas pour eux.

Eux, ce sont les affairistes qui mènent la société à sa perte, qui condamnent la nature à une destruction absolue sous le paravent imposteur de la « croissance », de « l’emploi », du « progrès ».

Depuis l’apparition de la société mercantile et financière, nous assistons à ce mariage funeste de la politique, tous partis de gouvernement confondus, et du béton.

La « croissance », « l’emploi », le « progrès » masquent de sordides intérêts et la décentralisation est un terreau fertile pour le népotisme et les petits arrangements entre amis.

La France est championne d’Europe des ronds-points. Sur le continent, un rond-point sur deux est Français.

Les grands travaux, les aménagements qui ne sont que des déménagements de la nature permettent de transférer de l’argent public dans des caisses privées.

Les économies, les réformes, l’abandon des « droits acquis » ne valent pas pour tout le monde.

Les copains et les coquins doivent prospérer au détriment du vivant et de l’intérêt général.

Nul ne posera, aux élus, cette simple question :

Avec les sommes détournées du budget de l’Etat, des collectivités territoriales, de l’Europe au profit des aménageurs, combien d’emplois auraient-on pu créer, non pour détruire, mais pour servir le bien commun ?

Partout, des élus locaux usent de leurs pouvoirs et des moyens financiers collectifs pour saccager les espaces naturels, couler de l’asphalte et du béton.

Et lorsque tout sera bétonné ?

Ils ne seront plus là pour répondre de leurs crimes contre la terre.

En attendant, ils veulent de la « croissance » pour créer des « emplois » ?

Non.

Pour accroître les profits de quelques-uns.

Car, avec l’argent dilapidé pour massacrer la nature, ils pourraient créer massivement de vrais emplois d’utilité publique.

De NOTRE DAME DES LANDES à la forêt de SIVENS, c’est le même affrontement essentiel de deux sociétés opposées.

D’un côté, les tenants d’une croissance nocive, exclusivement marchande, infinie dans un monde fini, purement quantitative et contre nature.

De l’autre côté, les partisans d’une société plus douce, plus favorable au vivant, plus solidaire, réconciliée avec la nature et plus soucieuse de l’homme que du profit.

Ce clivage fondamental s’est substitué à celui du siècle passé qui vit se heurter, d’un côté, les exploiteurs cossus et maîtres de forges et de l’autre les masses laborieuses et dangereuses des mineurs, des sidérurgistes et des ouvriers des filatures.

Déjà, les premiers faisaient tirer sur les seconds par leurs gendarmes et les autorités couvraient les « bavures » sanglantes.

Déjà, la violence sociale et la misère se doublaient de la brutalité de la soldatesque aux ordres des possédants.

Déjà, la presse sous contrôle vendait de la peur aux séniles.

Aujourd’hui, la finance ne craint plus les masses laborieuses puisqu’elles ont disparu.

Le foyer de résistance à la dévastation planétaire réside dans les mouvements écologistes, alternatifs, libertaires.

Comme les conservateurs d’antan effrayaient le petit bourgeois en brandissant la peur des partageux, les manipulateurs d’opinion de notre temps, mentionnent le « casseur », « l’anarchiste », « l’émeutier », présents de tous temps en queue de manifestation, histoire de bien contrôler les cerveaux disponibles.

Comme ils aimeraient, les agents de communication du monde des affaires, qu’un écologiste commette une vraie, une belle agression, de celle que l’on peut exploiter pour mettre les frileux, les modérés, les gens d’ordre, du « bon côté ».

Malheureusement, pour leur désinformation, pas le moindre attentat, pas le moindre incendie de perception ou de locaux de la MSA.

Ce sont les « bons agriculteurs », bien réactionnaires, solidement campés dans le productivisme qui font flamber les bâtiments publics.

Rien d’intéressant pour la propagande des médias sous contrôle du BTP et de l’armement, juste quelques affrontements entre la police et des jeunes gens qui se défoulent.

L’écologie n’a pas de sang sur les mains.

Ceux d’en face ne peuvent pas en dire autant.

Oui, mais les « anarchistes lançaient des projectiles sur les forces de l’ordre et ils allaient détruire un grillage de chantier ». !

Pour protéger un grillage de chantier, on a tué un jeune botaniste pacifique de 21 ans.

Pitoyables sont les tenants de l’ordre établi, dans leur embarras, face au meurtre, dont la hiérarchie militaire affirme avec indécence, avant les investigations judiciaires, qu’il ne fera l’objet d’aucune sanction, délivrant ainsi un permis de tuer.

Observons que les forces de l’ordre se montrent infiniment plus combatives face aux jeunes femmes et aux étudiants écologistes de SIVENS ou des manifestations anticorrida que face aux commandos de la France rurale !

C’est que notre contestation pacifique, non-violente, fait davantage peur aux tenants de la société de profits que les accès de rage destructrice des conformistes adeptes du productivisme.

Nous, biocentristes, remettons en cause, avec leurs dogmes économiques, leurs intérêts, leurs turpitudes financières, leurs petits arrangements.

Rémi FRAISSE est mort pour une grande idée :

Une humanité réconciliée avec la nature et avec elle-même.

Il ne saurait être mort pour rien.

Dépourvus de conscience, j’entends certains élus locaux pressés de reprendre les « affaires » et de réaliser leur barrage lucratif.

Par-delà les commentaires, mentionnons un fait : Le conseil général du TARN commanda ce barrage sur-dimensionné à une COMPAGNIE DES COTEAUX DE GASCOGNE, présidée par le vice président du Conseil génral du GERS. L’étude préalable fut confiée à cette compagnie.

Après d’autres femmes et hommes de mieux assassinés, dans le passé pour de justes causes, par les « hommes d’ordre », Rémi FRAISSE est mort pour une idée qui est nôtre.

Mourir pour une avancée, pour une idée, pour des valeurs ne devrait plus se justifier dans une société civilisée.

Les faits prouvent, une fois de plus, que cette société ne l’est guère.

Quand elle le sera, nous pourrons vivre et non mourir pour des avancées, des idées, des valeurs.

Mourir pour une cause est triste, mais ne sommes-nous pas condamnés à devoir mourir un jour pour rien ?

Gérard CHAROLLOIS

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:51

(APPEL : Le samedi 18 octobre, à partir de 14 heures, place de la république PARIS, rassemblons-nous contre la mort loisir, pour que la nature vive, que les animaux cessent d’être chairs à fusils, que l’humain se civilise en guérissant sa pulsion de mort. Venez nombreux pour dire votre amour de la vie.)

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 12 octobre 2014

TEL 06 76 99 84 65

Le grand délitement.

Faible à l’égard des forts, brutal à l’encontre des faibles, le pouvoir politique précipite la crise morale par ses reniements.

Quelques agitateurs poujadistes, des camionneurs menaçants, des demeurés pour lesquels le loup est un féroce mangeur de petits chaperons rouges, quelques voyous brûlant un édifice public, quelques braconniers obscurantistes vociférants et voilà qu’un gouvernement sans ossature sacrifie l’intérêt général, capitule piteusement, renie ses déclarations de la veille.

Or, ce gouvernement n’a pas compris que le reniement génère la faiblesse.

Loin de le sauver, les reculades constantes, les capitulations pitoyables, les génuflexions devant les pires lobbies de l’arriération et de l’égoïsme précipitent avec sa chute et son discrédit, l’affaiblissement de l’autorité des lois.

Il est d’ailleurs remarquable que le gouvernement actuel cède devant ses adversaires idéologiques et les électeurs du parti réactionnaire et sacrifie les intérêts et aspirations de son électorat.

La politique rendrait-elle fou ?

En ce pays, la force des lobbies et les exactions s’imposent.

En renonçant à la taxe poids-lourd que le parlement vota à la quasi-unanimité lors de la précédente législature, l’équipe en place révèle qu’il n’y a plus de gouvernement effectif.

Les camions puent, tuent et polluent, dégradent les routes et le transport routier de marchandises appelle sans cesse de nouvelles voies de circulation meurtrières pour la nature. Mais les camions peuvent bloquer le pays.

Nos dirigeants souffriraient-ils d’un syndrome chilien ?

Il est tout de même peu probable que l’armée de l’air bombarde l’ELYSEE et queles militaires et leurs chars refusent de dégager les camions si ceux-ci s’avisaient d’assiéger nos villes.

Gouverner, c’est parfois accepter l’épreuve de force avec les lobbies qui imposent leurs intérêts et leurs fantasmes contre le bien public.

Mais nos politiciens n’aiment queles apparences du pouvoir et s’avèrent bien incapâbles de l’exercer.

Alors, ce que ne paieront pas les transporteurs routiers incombera aux citoyens qui s’exaspèrent chaque jour un peu plus face à cette indigence éthique.

Le diesel devrait augmenter de 2 centimes pour les citoyens mais pas pour les pollueurs exonérés parce que craints.

De l’écotaxe abandonnée aux loups fusillés, c’est la même lâcheté qui prévaut.

Où sont les hommes d’Etat capables de parler haut, fort et clair, de proposer des solutions résolues, de passer avec les citoyens un véritable contrat de gouvernement qu’aucun commando d’encapuchonnés délinquants ne fera céder ?

Rien n’est pire que cette politique inconsistante, jouet des pressions corporatistes.

L’intérêt général commande une résistance déterminée contre les lobbies qui putréfient l’Etat, altèrent la démocratie, confisquent les vrais pouvoirs, usant de l’intimidation, de la violence, de l’intoxication des moyens d’information.

Quand disparaît la force de la loi, survient la loi de la force.

Or, les exactions des lobbies réactionnaires demeurent systématiquement impunis et de surcroît, le gouvernement satisfait les exigences des délinquants lorsqu’ils sont agro-chimiste, employeurs, traditionalistes.

Illustration : A MORLAIX, deux bâtiments publics sont incendiés.

A BERGERAC, cinq jours plus tard, la caisse d’allocation familiale subit des dégâts, également par incendie volontaire.

L’incendiaire périgourdin a été identifié et incarcéré.

C’était un jeune chômeur de 22 ans.

Et à MORLAIX ?

Il y a des faits plus éloquents que des commentaires.

Pusillanime devant les pollueurs, les tueurs, les aménageurs, le pouvoir politique méprise les manifestants contre la corrida et ceux qui, dans le TARN, refusent la destruction d’une zone humide au profit d’une retenue d’eau en faveur d’une vingtaine de maïssiculteurs.

Avec ses lobbies de la chasse, de l’agrochimie, des transporteurs et autres dictant leurs volontés aux politiques, la démocratie Française est décidément bien malade et des profondeurs du peuple s’élève une inquiétante colère.

Rétablissons une vraie démocratie dans laquelle des groupes de pressions corporatistes n’imposeront plus leurs sordides intérêts ou leurs arriérations contre nature.

Dire que certains écologistes politiques se consolent avec la « loi sur la transition énergétique ».

Magnifique piège dans lequel nous ne saurions tomber :

En diversifiant les moyens de production de l’énergie, le « libéralisme économique » multiplie les sources de profits, (ce qui n’a rien d’original), mais multiplie aussi les sources d’agressions contre la nature, sans en supprimer aucune.

Comment peut-on être aussi naïf ?

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 11:56

(appel : Venez, le samedi 18 octobre, à partir de 14 heures, place de la république à PARIS, au rassemblement contre le loisir de mort, vous qui n’êtes pas de ces conformistes résignés pour lesquels la chasse est une fatalité.)

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 5 octobre 2014

Tel 06 76 99 84 65

L’espèce invasive.

Parmi diverses mesures d’inspiration néo-conservatrice, parfaitement condamnables, en faveur des entreprises privées, du marché et de la spéculation, l’actuel gouvernement Français avance deux propositions qui suscitent mon approbation.

D’une part, il réduirait, en le partageant entre le père et la mère, la durée du congé parental, lors de la naissance d’un enfant.

D’autre part, il réduirait également la prime à la naissance.

Certes, ces régressions sociales s’inscrivent dans l’échec du système économique dit « libéral » et ne font que précéder bien d’(autres reculs, sacrifices, efforts, réformes que la droite voudrait encore plus féroces.

Mais, ces deux mesures éventuelles méritent notre soutien en ce qu’elles vont à l’encontre d’une politique nataliste désastreuse, pourvoyeuse de surpopulation, d’urbanisation de tout le territoire, d’extermination de la nature et des espaces non anthropisés.

Le bourrage de crâne inflige, à longueur de médias formatés, que la France connaît un taux de natalité le plus élevé d’Europe, ce qui constitue, bien évidemment, une chance !

Pour nos conformistes bêlants, il ne suffit pas d’être passé de quarante millions d’habitants à soixante cinq millions en un demi-siècle, il conviendrait, sans doute, de parvenir à cent millions, puis davantage, afin de payer les retraites des cent millions !

Comme il est singulier de constater qu’une idée ressassée, fut-elle absurde, dispense les individus sous contrôle d’exercer leur esprit critique.

Accroître indéfiniment la population,, inciter des gens à faire des enfants pour percevoir de l’argent, c’est donner des otages au malheur et dégrader le cadre de vie, multiplier les grands ensembles, les infrastructures de transports, les ronds-points, les super-marchés, les banlieues crasses avec leur marée de béton et de déprimes.

C’est déménager la nature et refuser inexorablement aux autres formes de vies une place sur la planète.

Oui, supprimons les primes à la natalité en LEUR substituant une aide à la personne dans le besoin.

Faire des enfants pour percevoir de l’argent pervertit la maternité.

Comment limiter la surpopulation ?

Pour nous, biophiles, la vie de tout être constitue la valeur première.

Tout être vivant acquiert un intérêt et donc un droit à vivre .

La science biologique et médicale doit combattre la maladie, le vieillissement et la mort, ces ennemis.

Mais, c’est l’existence qui confère l’intérêt à vivre.

Pour contenir la catastrophe démographique tout en travaillant à l’allongement souhaitable de la vie, il faut réduire le nombre des naissances.

Peu probable que l’actuel gouvernement centriste aille bien loin sur cette voie par trop audacieuse pour sa coupable pusillanimité.

Pour limiter les naissances, nous pouvons agir sur deux leviers :

--- supprimer l’incitation financière qui détermine des « milieux socialement défavorisés » à procréer pour toucher des allocations ;

--- Culturellement, enseigner que la femme peut se réaliser autrement qu’en génitrice.

Oui, faire des enfants tue la terre.

Cessons de croître et multiplier indéfiniment, si l’on ne veut pas vivre demain dans une vaste mégapole à la taille d’un continent.

Laissons des espaces exempts d’exploitation, pour la biodiversité, car toute espèce possède un droit imprescriptible à ne pas disparaître.

Et les espèces qualifiées d’invasives ?

D’aucuns amis naturalistes rêvent d’une nature figée, immuable, fidèle à ce qu’elle fut à un moment donné de l’évolution.

Pour eux, il faudrait maintenir la flore et la faune dans l’état où elles se trouvaient dans les siècles passés et tout envahisseur exogène devient un problème.

Je ne partage pas cette vision musée d’une nature arrêtée dans ses fluctuations permanentes.

Que l’érismature à tête rousse côtoie l’érismature à tête blanche ne me paraît pas une menace tant pour les espèces que pour les individus.

La biosphère n’a jamais été figée et les espèces ont constamment évolué en symbiose ou en concurrence les unes avec les autres.

Toute espèce fut un jour invasive.

Le grand défi que l’humain pose au processus d’évolution ne réside pas dans ces changements invasifs, mais dans l’appauvrissement du vivant.

L’homme par sa cupidité, sa cruauté, son anthropocentrisme provoque non pas des transformations des biocénoses mais une disparition du vivant .

L’essentiel n’est pas de rétablir la nature du Moyen-âge, mais d’assurer au maximum de formes de vies la possibilité de s’épanouir.

La faute de l’homme est d’anéantir la biodiversité et non de l’enrichir en espèces nouvelles.

Certes, par son commerce, son lucre, son besoin frénétique de voyages, l’humain propage partout virus, bactéries, champignons, insectes, plantes et animaux exotiques, ce qui crée parfois des antagonismes regrettables, comme dans l’exemple du frelon chinois importé en Aquitaine avec des poteries et qui colonise l’Europe en affaiblissant les ruchers qui n’avaient pas besoin de ce prédateur pour subir un déclin préoccupant.

Mais, avant de se livrer à des campagnes massives de destructions d’insectes, d’oiseaux, d’amphibiens étrangers, il faudrait s’interroger sur les incidences de ces campagnes sur l’ensemble de la faune.

L’homo economicus répond toujours à tout problème par la destruction, cette pulsion de mort dont il demeure addictif.

Jamais le vivant n’a été stable sur la planète. Ce qui signe le crime de l’homme ne tient qu’à ce qu’il interrompt la possibilité de l’évolution par l’aseptisation absolue qu’il inflige.

Son crime est de retirer le droit de vivre aux loups, aux ours, ici, aux éléphants et aux grands singes, ailleurs.

Gérard CHAROLLOIS

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POUR LE RESPECT DES Êtres vivants et des equilibres naturels.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 09:53

 

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS          Le dimanche 13 avril 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           Nature : où sont tes défenseurs ?

 

 

L’homme contemporain contemple la nature à travers son écran de télévision et subrepticement lors de quelques séjours de vacances de manière fugace.

Il ignore ce que sont la faune, la flore et les milieux naturels, ne les aimant que sous formes de beaux paysages et de spécimens pittoresques, les redoutant dès qu’il est confronté à un univers non artificialisé.

Quand l’homme paraît sur un territoire, il tue, exploite, détruit systématiquement.

 

 

Périodiquement, les gouvernants, rendant l’hommage du vice à la vertu, célèbrent la biodiversité, claironnant qu’ils vont adopter une charte, une loi, un décret, un traité protégeant le vivant qui « brûle, pendant que nous regardons ailleurs ».

 Un principe généreux est-il affirmé, une règle sage  posée, une volonté affichée : aussitôt des dérogations vident la proclamation vertueuse de sa portée pratique.

 

 

Les aménageurs du territoire perdurent à grignoter inexorablement l’espace au nom de la croissance, du développement, de l’emploi, du désenclavement qui n’est surtout pas celui des impostures.

 

 

Ne dérogeant pas à l’usage, en ce printemps 2014, les pouvoirs publics proposent un nouveau projet de loi relatif à la biodiversité, avec création d’une agence, d’organes consultatifs et faisant disparaître du vocabulaire règlementaire Français l’absurde notion d’animal « nuisible ».

Saluons l’intention et le progrès sémantique.

Mais, pour les animaux sauvages rien ne change, du moins dans l’immédiat.

Les mêmes espèces seront seulement qualifiées autrement, n’en subissant pas moins les mêmes outrages.

 C’est que, pour l’arriéré, le renard a la rage,  la buse mange des poules, les becs crochus préemptent le « gibier », la belette boit le sang de ses victimes, la chouette porte malheur,le blaireau transmet la tuberculose aux bovins, le loup fait baisser le cours de la viande de mouton, le bouquetin propage la brussellose, le vautour attaque les vaches et la nature ne mérite que  le fusil, le piège, les pesticides, les ogm, la débroussailleuse.

Je qualifie d’arriéré intellectuel et moral celui qui par son ignorance crasse et sa cupidité torture la vie.

Bien sûr, nul ne partage ces billevesées dans les ministères et au parlement, mais vous savez, l’animal politique cherche à plaire aux arriérés : c’est aussi à cela qu’on le reconnaît et le méprise.

 

 

Notre regretté ami François CAVANNA put énoncer que « la politique est l’art de plaire aux cons ».

 

 

Voilà pourquoi les grandes lois  en faveur de la biodiversité demeurent de nobles pétitions de principes sans réelle portée, sans limiter le grand massacre de la nature.

 

 

Quant aux écologistes politiques de profession, ils s’abîment dans des considérations totalement étrangères à l’écologie, sur des positions leur épargnant d’ailleurs le risque de plaire aux cons, tout en  leur retirant, par leurs silences sur l’essentiel, toute chance d’être originaux et utiles.

Souvent à contre-courant de l’opinion publique (ce qui les honorent, par ailleurs), ils font les choix masochistes les condamnant à des scores électoraux bien inférieurs à ce qu’ils obtiendraient s’ils exigeaient des mesures contre la chasse, la corrida et en faveur de la qualité de la vie.

 

Car, la spécificité de l’écologie est ce qu’ils taisent : la protection de la nature, la mutation du rapport à l’animal non-humain.

En politique, présentement, la nature n’a pas de défenseur.

 

Le thème est absent des débats.

 

 

Notre vocation est de rompre ce silence et de rappeler que la question de la sauvegarde du vivant dans sa diversité, d’une part, le refus de la violence contre les êtres sensibles, d’autre part, est fondamentale.

Je m’amuse de constater que le seul fait de poser cette problématique nous range, pour les esprits formatés, parmi les extrémistes !

 

 

Oui, nous sommes extrêmement, radicalement, résolument, ardemment attachés à sauver les espèces et les individus.

Pour nous, tuer un balbusard, un ours pyrénéen, un pigargue, un aigle de BONNELLI est un crime contre la biodiversité puisque ces espèces sont enphase d’extinction du fait de l’homme.

Pour nous, tuer un étourneau, une grive, un blaireau est un crime contre le vivant, car ce sont, comme nous, des êtres sensibles capables de souffrir.

 

 

D’un point de vue éthique, il est absurde de nourrir des indignations sélectives face à  la disparition d’une espèce et celle d’un individu.

Absurdité commise par trop de contemporains.

Les uns, esthètes du naturalisme, se préoccupent, à juste titre, de l’appauvrissement de la diversité de la nature, sans vouloir intégrer que tout être vivant possède un droit à ne pas être maltraité et massacré.

 

Les autres, mûs par la seule sensibilité, qualité essentielle, oublient que la nature forme un tout et qu’il est fondamental d’en conserver la gnéreuse luxuriance.

 

Défenseurs de la nature, de l’animal et des droits de l’homme sont appelés par nous à cette synthèse salvatrice : tous solidaires !

              Gérard CHAROLLOIS

 

 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 10:18

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 23 février 2014

 

 

           Une criminalisation d’intimidation.

 

 

 

        Toutes les religions, tous les grands courants de pensées politiques ont généré, dans leur Histoire, des massacres, des bûchers, des camps et goulags, des guerres et des conquêtes, des bombardements et des attentats, des arrestations arbitraires et des procès partisans, bref des crimes.

La pensée écologiste est la seule à ne pas avoir de sang sur la conscience.

Elle doit ce privilège à sa jeunesse, bien évidemment, mais aussi et surtout par le fait qu’à sa racine, dans sa « radicalité », elle pose le principe premier du respect du vivant et  la condamnation de la violence.

 

 

Le courant dit animaliste participe de cette mouvance et les « pires actes de terrorismes » qui lui sont imputés consistent en des lâchers d’animaux d’élevages alimentant l’industrie de la fourrure, et quelques slogans peints ici ou là, c’est-à-dire des actes auxquels on pourrait souhaiter que tous les partis limitent leurs  débordements.

 

 

 

Certains élus émargeant au lobby taurin  osent demander au gouvernement la dissolution du COMITE RADICALEMENT ANTICORRIDA, au nom de l’ordre public. Ils seraient bien en peine de justifier un tel attentat à la liberté d’association inspiré par leurs idées brunes.

Tauromachie et franquisme sont des idéologies dont le cousinage donne des relents fétides.

Dans le même ordre d’idée, une fédération départementale des chasseurs du Nord de la France avait cru pouvoir faire condamner un militant,pour diffamation, pour une simple banderole fustigeant les chasseurs. La cour de cassation cassa l’arrêt de condamnation qui, en pur droit, était « surprenant » !

Aujourd’hui, un militant anti-corrida est condamné, pour diffamation, à l’initiative des taurins, dans des conditions juridiques fort similaires, et la cour de cassation devra, là aussi, faire un rappel au droit et à la liberté d’expression.

J’analyserai prochainement, ici, cette atteinte à la liberté, comme je le fis, en son temps, contre la décision de condamnation de notre ami anti-chasse.

Nous apprendrons aux tortionnaires d’animaux que la liberté, comme la vie, ça se défend !

 

 

Les vieilles idéologies célèbrent la mort, l’avoir, la possession, la concurrence.

 le biocentrisme célèbre l’être avant l’avoir, la nature, la vie sereine et apaisée.

Néanmoins, l’emprise des lobbies sur les institutions publiques range la défense animale et de la nature au nombre des mouvements potentiellement « terroristes », pas moins !

Aucun fait objectif ne justifie cette approche péjorative qui prouve la mainmise de ces lobbies sur les pouvoirs politiques.

 

Remettre en cause la conception traditionnelle de l’animal, chose remise à la discrétion de l’homme pour son profit et ses caprices, de la nature, simple décor que l’on peut exploiter, anéantir, ignorer, heurte le conformisme et les intérêts au point de constituer, par lui-même et nonobstant le pacifisme avéré des militants, un « terrorisme ».

 

 

Si l’animal n’est plus une chose, mais bien un être sensible, comment maintenir la pratique de l’élevage concentrationnaire, comment tolérer la corrida et la chasse loisir ?

Si la nature vaut par elle-même, comment admettre les outrages que lui infligent les infrastructures de transports, les carrières, l’agriculture productiviste ?

 

 

Les vieilles idéologies palliaient à ces interrogations morales en énonçant que l’humain était d’essence différente du reste du vivant, matériel remis à sa disposition pour le servir.

Ces vieilles idéologies combattent logiquement  le biocentrisme qui sape leurs fondements obscurantistes.

Quant aux intérêts économiques, ils se liguent pour museler une pensée par trop contraire au maintien de leurs pratiques cruelles.

Voilà pourquoi, les défenseurs du vivant sont stigmatisés, caricaturés en « extrémistes » à surveiller et à censurer, à intimider, à injurier.

 

 

 

Au fond, nos adversaires nous rendent ainsi hommage en avouant ne pouvoir nous affronter que par des procédés déloyaux, fascisants, et nullement en argumentant de manière rationnelle.

 

Propos entendus :

« La corrida et la chasse sont inscrites dans le génome humain. Nous recevons, dans nos cellules, la mémoire de ce que firent nos ancêtres qui se battaient contre les taureaux et toutes les bêtes sauvages ».

Ainsi, la pulsion de mort serait, pour les adeptes thanatophiles, irrémédiablement héréditaire, à l’instar de la taille, la couleur des cheveux, nombre de pathologies dont elle ne serait qu’une forme.

Rassurez-vous, scientifiquement parlant, cette thèse est farfelue .

 

 

 

Bien sûr, nous savons aujourd’hui le rôle des gènes dans la transmission des caractères biologiques.

Mais les gènes ne transmettent pas la culture, le didactique.

Ce que disent les tenants des traditions sanguinaires lorsqu’ils invoquent, les haines ancestrales de l’homme pour les bêtes, participe de la phylogénèse, une doctrine admise au début du 20’me siècle, désormais démentie.

Ainsi, FREUD fonda une théorie sur la horde primitive, le meurtre du père, le banquet cannibale et la culpabilité qui en résulta.

Il n’y voyait pas une métaphore, mais un fait historique qui survint et laissa des traces mnésiques jusqu’à nous .

Cette fable n’a aucune valeur scientifique.

 

 

 

Un sadique, amateur de torture et de violences, n’a nulle excuse phylogénétique.

Il n’est qu’un pervers dont l’éducation, l’édification morale, l’assimilation des connaissances furent des échecs.

D’ailleurs, que les crédules se rassurent :

Notre Europe compte près de quatre cent millions d’habitants.

Combien sont-ils à maltraiter et tuer par plaisir ?

Une infime minorité de délinquants moraux, quelques millions de criminels qui eux  sont vraiment terroristes.

La vérité est que le biocentrisme est une pensée révolutionnaire qui brise les dogmes des idéologies anthropocentriques et cela dérange tellement !

 

 

           Gérard CHAROLLOIS

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 12:18

 

 

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À  ne pas manquer ce soir sur ARTE le documentaire sur la surpêche ! et puis si vous n'avez pas encore signé la pétition de Penelope Jolicoeur c'est le moment ! merci de diffuser largement !

Documentaire d'Arte sur la surpêche

 

 

 

 

Mardi 7 janvier 2014, Arte consacre une soirée thématique à la surpêche, qui commençera à 20h50 par un documentaire inédit en HD de 62 mn intitulé "Surpêche - La fin du poisson à foison".

http://www.arte.tv/guide/fr/047873-000/surpeche-la-fin-du-poisson-a-foison

Il sera notamment question du châlutage profond contre lequel l'ONG Bloom a recueilli 760 000 signatures en décembre 2013.

 


 

Quelques jours auparavant, la dessinatrice Pénélope Bagieu a publié sur son blog une remarquable BD sur le même thème, qui a récolté plus de 800 000 signatures J'aime sur Facebook !

http://www.penelope-jolicoeur.com/

 


 

Comme l'indique Pénélope Bagieu - très informée sur le sujet - la chaîne Intermarché possède 6 des 11 bateaux européens de pêche industrielle qui dévastent les fonds sous-marins afin de proposerlingue bleue, sabre noir et grenadier. Pour préserver le fragile écosystème sous-marin, évitons de consommer ces poissons et privilégions des distributeurs plus éthiques comme Carrefour et Casino qui cesseront de commercialiser du sabre durant le premier semestre 2014 (même si cette démarche est faite sur la pression des associations de défense de l'environnement).

 



source :  http://www.vegetari1.net/article-documentaire-d-arte-sur-la-surpeche-121846483.html

 

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 LIEN VERS BLOOM ASSOCIATION :  http://www.knowtex.com/nav/bloom-association-lutter-contre-la-surpeche-et-pour-la-preservation-des-oceans_10664

 

 

 

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 11:21

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS          le dimanche 10 novembre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

               Le grand clivage.

 

 

 

 

Toutes les époques connurent des fractures de la société qui façonnèrent l’Histoire comme la techtonique des plaques bâtit les reliefs de la terre.

 

 

Il y eut les affrontements successifs des républicains contre les monarchistes, des laïcs contre les cléricaux, des socialistes contre les maîtres de forges, des pacifistes contre les nationalistes, des démocrates et libertaires contre les fascismes, des progressistes contre les conservateurs.

 

 

Et aujourd’hui ?

Il y a les ennemis de la terre, négationistes des devoirs de l’homme envers l’animal et la nature et nous, biocentristes.

C’est la profonde fracture de notre temps, le grand débat, l’inconciliable querelle comme le furent celles  ci-dessus rappelées.

D’aucuns s’étonneraient d’une telle assertion en parlant de la « crise » économique, du chômage, de l’absence de croissance, de la notation des Etats par les agences privées constituées à cet effet, du taux d’endettement public et d’autres choses tellement sérieuses  occupant nos médias.

 

 

Comme si le rapport au vivant n’était pas le plus grand défi éthique et pratique de nottre époque de maîtrise quasi-absolue par notre espèce, en cette ère nouvelle que les scientifiques appellent l’anthropocène, démontrant ainsi que l’homme transforme la planète au même titre que les facteurs géologiques.

 

 

Pour une fraction de la société, l’animal demeure une chose, une marchandise, une pure occasion de profit ou pire de divertissements sadiques.

 

 

Bien sûr, tout lemonde sait que l’animal est un être sensible, capable d’éprouver le principe de plaisir déplaisir, mais les habitudes servent de  paravents de la mauvaise conscience.

On gave, on chasse, on égorge, on martyrise les taureaux dans l’arène, on confine des millions de porcs et de poules dans des conditions contraires à leurs exigences biologiques, mais le conformiste s’essuie la conscience sur le tapis de la tradition.

« Allons, dit le formaté : Pourquoi ne le ferais-je pas ? Tout le monde le fait et depuis si longtemps » !

Crimes des foules, petites tortures héritées des ancêtres, conditionnement social que le bon  goût commande de ne pas soumettre à l’examen de l’intelligence et du cœur.

L’écologie, science des relations entre les espèces et leur milieu, risquait de contrarier les dogmes de l’anthropocentrisme et les petits intérêts sordides de divers groupes de pressions.

 

Ces lobbies, naguère nullement contestés et dominants, effectuent un travail remarquablement pervers de récupération et de « déminage » de l’éthique écologiste.

Ils intoxiquent les partis politiques écologistes dits de gouvernement et les grandes fédérations initialement constituées pour défendre la nature en leur faisant adopter des positions environnementalistes, parfaitement compatibles avec le processus de destructions en cours de la biodiversité et avec le maintien d’une exploitation infernale des animaux.

 

Les écologistes politiques, les fédérations environnementalistes dissertent sur le climat, les déchets, l’énergie, les pesticides empoisonneurs, mais le tout dans une acception anthropocentrique.

La nature est oubliée et se meurt au profit de la « croissance » chère aux spéculateurs et des « traditions », culture des arriérés.

 

 

 

Le conseil général de l’ARIèGE adopte, à l’unanimité de ses  22 membres, une motion demandant le retrait des ours des pyrénées.

Le conseil général de l’ARIEGE participe de la frange négationiste des devoirs de l’homme envers l’animal et la nature.

Il représente les intérêts des ennemis de la terre.

 

Il n’y a pas de conciliation possible entre eux et nous pas plus qu’il n’y en eut, autrefois, entre républicains et monarchistes, laïcs et cléricaux, anti-fascistes et fascistes mussoliniens ou staliniens.

 

L’Histoire tranchera ce débat d’idées et de mœurs.

 

 

 

Concrètement, nous qui ne sommes pas des collaborateurs, disons clairement, fermement qu’il faut en finir avec le financement public d’une agriculture contre nature.

Les éleveurs de moutons ne veulent ni ours, ni loups, ni lynx, ni vautours, ni marmottes.

Cessons de les subventionner massivement.

Ce n’est pas à nous qu’ils feront le coup du « bucolique berger » amoureux de sa montagne sauvage.

 

 

En revanche, demandons le soutien de la collectivité publique à une agriculture respectueuse de la biodiversité et du bien-être animal.

Tendons la main à tous ceux qui ont compris l’enjeu de la diversité biologique.

 

 

 

 

Le processus d’anéantissement de la nature est en marche ici et ailleurs.

Si les ennemis de la terre l’emportaient, à terme, la vie serait compromise pour toutes les espèces, y compris pour celle qui se serait avérée nuisible.

 

 

 

En revanche, si le biocentrisme, dépassement et non reniement de l’humanisme, l’emportait la nature et l’homme réconciliés seraient sauvés.

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

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