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  • : Le blog de le journal de campagne de KIKI DU 78
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 10:30

 

 


Parce que La France pâtit d'une "classe politique" déliquescente, les successifs ministres et assimilés se couchent devant les ennemis de la terre, ceux
qui veulent aseptiser la nature, tirer la tourterelle des bois au printemps, piéger l'ortolan et le pinson en septembre dans les LANDES, massacrer de nuit
l'avifaune aquatique, exterminer les derniers tétras des montagnes et, bien sûr, éliminer ours, loups et lynx.

Ces personnages moralement dégradés s'imaginent que tenir un langage de vérité provoquerait une jacquerie, voire une nouvelle révolution!
ce sont les associations de protection de la nature qui durent faire cesser le braconnage en mai dans le MEDOC.
Les autorités étaient persuadées qu'il y aurait du sang et des larmes s'ils avaient fait respecter le droit par les chasseurs girondins.
Qu'en résulta-t-il?
Une insurrection populaire? La gironde à feu et à sang?
rien.
Parce qu'indigents, nos politiciens confondent des tartarinades burlesques et une aspiration populaire.


Le pays n'est pas ce qu'ils imaginent: une peuplade de demeurés qui n'ont pas compris les défis écologiques et éthiques du temps.
Les véritables coupables ne sont pas la minorité d'attardés qui ignore que la nature n'est pas un stand de tir et l'animal une chose.
Ce sont les politiciens qui insultent le peuple en l'assimilant à ces pauvres gens.

          Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

 
-------- communiqué transféré
 

Qui va voter pour les verts s'ils continuent à couvrir ce gouvernement anti écolo
Y’a-t-il encore en France un Ministre pour défendre l’Écologie ?

Communiqué FERUS / Pays de l’ours – ADET, 13 septembre 2013
Philippe Martin et Stéphane Le Foll
Philippe Martin et Stéphane Le Foll
en déplacement dans le Sud-Ouest
Depuis des mois, les opposants à l’ours dans les Pyrénées multiplient les actions et propos violents et illégaux, sans la moindre réaction de l’État.
Le silence incompréhensible du Ministère de l’Écologie explique et entretient l’escalade de la violence verbale et physique d’opposants qui, comme nous,
n’obtiennent aucune réponse à leurs questions et demandes.

Ainsi, rien qu’en 2013 :
Liste de 5 éléments
• Que les opposants mènent deux battues illégales d’effarouchement ? Aucune réaction.
• Qu’ils demandent le retrait des ours des Pyrénées ? Aucune réaction.
• Qu’ils menacent et insultent les agents de l’Etat chargés de faire les expertises de dégâts ? Aucune réaction.
• Qu’ils menacent d’abattre les ours ? Aucune réaction.
• Et maintenant qu’ils annoncent à la télévision qu’ils vont abattre les ours ? Et toujours aucune réaction !?
fin de liste

Depuis plus de 20 ans que nous suivons le dossier « ours », nous n’avons jamais connu de Ministère aussi absent et fuyant ainsi ses responsabilités.
Il y a pourtant des réponses évidentes, relevant de la simple application de la Loi et non d’une appréciation politique :
Liste de 4 éléments
• Non, la Loi n’autorise pas d’effaroucher une espèce protégée !
• Non, la Loi n’autorise pas de retirer les ours des Pyrénées !
• Non, la Loi n’autorise pas de menacer ou d’insulter des agents assermentés !
• Et Non bien sûr, la Loi n’autorise pas d’abattre une espèce protégée !
fin de liste

Va-t-il falloir attendre que l’irréparable soit commis pour qu’enfin le Ministère de l’Écologie s’intéresse à une espèce menacée dont il a la charge et
la responsabilité ?

Et est-il donc si extraordinaire d’imaginer qu’un Ministre réponde quand on l’interpelle sur son domaine de compétences, et fasse respecter la Loi quand
les limites en sont franchies

Qui va voter pour les verts s'ils continuent à couvrir ce gouvernement anti écolo
Y’a-t-il encore en France un Ministre pour défendre l’Écologie ?

Communiqué FERUS / Pays de l’ours – ADET, 13 septembre 2013

Philippe Martin et Stéphane Le Foll
en déplacement dans le Sud-Ouest
Depuis des mois, les opposants à l’ours dans les Pyrénées multiplient les actions et propos violents et illégaux, sans la moindre réaction de l’État.
Le silence incompréhensible du Ministère de l’Écologie explique et entretient l’escalade de la violence verbale et physique d’opposants qui, comme nous,
n’obtiennent aucune réponse à leurs questions et demandes.

Ainsi, rien qu’en 2013 :
Que les opposants mènent deux battues illégales d’effarouchement ? Aucune réaction.
Qu’ils demandent le retrait des ours des Pyrénées ? Aucune réaction.
Qu’ils menacent et insultent les agents de l’Etat chargés de faire les expertises de dégâts ? Aucune réaction.

Qu’ils menacent d’abattre les ours ? Aucune réaction.
Et maintenant qu’ils annoncent à la télévision qu’ils vont abattre les ours ? Et toujours aucune réaction !?
Depuis plus de 20 ans que nous suivons le dossier « ours », nous n’avons jamais connu de Ministère aussi absent et fuyant ainsi ses responsabilités.
Il y a pourtant des réponses évidentes, relevant de la simple application de la Loi et non d’une appréciation politique :
Non, la Loi n’autorise pas d’effaroucher une espèce protégée !
Non, la Loi n’autorise pas de retirer les ours des Pyrénées !
Non, la Loi n’autorise pas de menacer ou d’insulter des agents assermentés !
Et Non bien sûr, la Loi n’autorise pas d’abattre une espèce protégée !
Va-t-il falloir attendre que l’irréparable soit commis pour qu’enfin le Ministère de l’Écologie s’intéresse à une espèce menacée dont il a la charge et
la responsabilité ?

Et est-il donc si extraordinaire d’imaginer qu’un Ministre réponde quand on l’interpelle sur son domaine de compétences, et fasse respecter la Loi quand
les limites en sont franchies.
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 10:43

 

 

Mort aux vautours et aux loups !!!

 

 

 

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(Si le paysan fut naguère un homme qui nourrissait les hommes, comme le disait la vulgate, il est acquis qu'aujourd'hui l'exploitant agricole est un homme qui empoisonne la terre et qui l'endeuille par ses agressions contre la faune, la flore et les milieux naturels).
      Gérard  CHAROLLOIS


A DIFFUSER sans modération... A DIFFUSER sans modération...  A DIFFUSER sans modération...

Mort aux vautours et aux loups ! : la grande manœuvre de diversion des paysans s'intensifie...

La paysannerie française responsable de centaines de morts chaque année, nous demande de regarder ailleurs !...
 
- Il polluent à tout va les sols, l’air, l’eau à grands coups de nitrates [la France condamnée, Juin 2013 <
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/13/l-europe-condamne-la-france-pour-ses-eaux-polluees_3429170_3244.html >]
 
;
 
- ils sont directement responsables de l’augmentation du taux d’incidence d’une multitude de cancers, de maladies neurodégénératives et de malformations
[rapport INSERM juin 2013 : <

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/06/pesticides-le-rapport-de-linserm.html > ].

 
Et les agriculteurs/éleveurs (1) continuent d’amuser la galerie avec des histoires à dormir debout de prédateurs (2) et de vautours qui menacent l’humanité
et “mangent les petits enfants...”

Voyez la dernière étude “scientifique” (sic) de la propagande des éleveurs français : la version paysanne d’ “Apocalyspse now” ou une version moderne du

“Petit chaperon rouge” (au choix !) :  <
 
Est-ce que les paysans nous prendraient pas pour des huitres ?

 
Notes
1 - avec la complicité active d’une majorité d’élu(e)s au garde à vous

2  - une vingtaines d’ours et moins de 300 loups
 
NB : certains me diront qu’il y a “la Confédération paysanne” et que c’est pas pareil (!) Ah bon !... La “Conf” très minoritaire dans le monde paysan, reste
bien discrète sur le thème des relations démontrées “pesticides et cancers” et figure souvent en tête de cortège pour hurler contre les grands prédateurs...
 
Cordialement,
 
*********************************
Roger MATHIEU, moi tout seul !
 
Le trou du loup
26400 BEAUFORT-sur-GERVANNE

04 75 76 44 27

06 30 12 20 52
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Lire aussi sur le même sujet dans l'ecellent blog " ça branle dans le manche " : 



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La fin d’un Mythe ou les révélations d’un songe totalement creux ?
Loup, la fin du mythe
La naturaliste Lynda Brook vient de sortir un dossier retentissant sur le loup dans lequel elle explique pourquoi le loup constitue un réel danger pour l’homme. Elle démontre à travers l’expérience des Etats-Unis, comment la France est en train de se fourvoyer, risquant ainsi des accidents et peut-être même des vies humaines. Lynda Brook, naturaliste d’origine anglaise, vient de publier un dossier explosif dans lequel elle démontre, chiffres et sources scientifiques à l’appui, que le loup peut attaquer l’homme et que les pouvoirs publics en France sous-estiment le danger pour les populations. "
Ainsi commence la page du site "éleveurs et montagnes" consacrée à cette étude présentée comme "scientifique" et reprise mot pour mot depuis par tout ce que la France et maintenant la Suisse comptent d'opposants à la cohabitation avec le "grand méchant loup".
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J'ai lu ce texte, avec une certaine difficulté, voire lassitude, tant il me semble répétitif et assez brouillon, pour un dossier présenté comme "retentissant". Il ressemble plus aux différents dossiers déjà montés par le monde pastoral contre les prédateurs qu'à une étude scientifique. Et je vous l'avoue, je n'ai pas eu l'envie de contre argumenter contre un texte destiné à générer la peur.
Après la peur du loup, la peur de l'ours, la peur des vautours "devenus prédateurs" et de toutes autres peurs des bêtes sauvages qui innondent une certaine France rurale et parfois profonde, ces "révélations" destinées à créer une "peur au carré" ressemble furieusement à un remake du film des trois petits cochons : Et Alors? Et Alors? Le loup soufla, et il gronda... "le retour du loup", "la vengance de la meute", avec Serge Reggiani en bande son.Tu peux sourire, charmante Elvire...
Si vous n'avez pas le temps de le lire, son message principal se résume à "Planquez vos enfants, planquez-vous, en France la situation est devenue incontrôlable. Les meutes de loups vont passer à l'attaque." « On ne sait pas si on ne va pas perdre la maîtrise de la situation ou si on ne l'a pas déjà perdue » a prévenu Laurent Garde du Centre d'étude de réalisations pastorales Alpes Méditerranée (Cerpam) lors d'une journée organisée par "Eleveurs et montagnes" le 8 avril 2013 à Forcalquier, ville de Christophe Castaner (PS) qui préside le GNL.  Il est trop tard, la France aurait ouvert la boîte de Pandore d'où serait sortis les meutes de loups mangeurs d'hommes (l'hélicoptère Pandore?)

Lynda qui ? 
C'est ce que tous les "naturalistes" se demandent. J'ai eu beau chercher sur mon moteur de recherche préféré, nulle trace de ce travail sur un site autre que sur les sites du pastoralisme militant. Pas plus que des travaux précédents de Lynda Brook, de ses publications, de sa formation, de son parcours universitaires, bref on ne sait pas grand chose d'elle. Elle avance masquée. On se contentera donc de "naturaliste d’origine anglaise." en attendant d'en savoir plus.  Peut-être dès la mise en ligne d'un site web puisqu'un nom de domaine semble réservé au nom d'une Lynda Brook habitant dans le Var. 
Quand j'ai vu que les remerciements de ce "dossier publié avant achèvement, version non définitive et non corrigée" (méthode de publication fort peu scientifique) étaient destinés à Yves Derbez et toute l'équipe d'Eleveurs & Montagnes, à Christophe Gabert de la Fédération des Acteurs ruraux (le dauphinois, et ex Grand charnier) à Bruno Besche-Commenge et à Louis Dollo, mes espoirs de tomber sur "du neuf" se sont volatilisés. Avec une telle brochette de scientifiques (un éleveur, un membre de la FDSEA de l’Isère, un enseignant en linguistique pensionné et un guide de pays) on est en présence de quelques-uns des ultrapastoraux les plus connus et actifs. On attendra donc avec ennui la version définitive de ce qui ressemble fort à un effet d'annonce, à une baudruche, une farce qui ne convaincra que les convaincus.



 

 

Jean-Luc Valérie a eu lui le courage et la patience de s'attaquer à ces 90 pages. La buvette vous propose de lire son analyse et sa contre argumentation sur son blog Nature-Environnement. Voici sa conclusion...

Jean-Luc Valérie - "Sans vouloir dénigrer systématiquement le travail de l’auteur, à l’évidence, les interprétations et traductions du dossier présenté, par Eleveurs et Montagnes, entre autres associations est probablement sans commune mesure avec les intentions de l’auteur, par ailleurs, naturaliste.
Les faits pourraient même leur valoir un procès, en faux, voire en diffamation. Je n’ai globalement fait que de relever les incongruités d’un dossier naturaliste, bien trop mal préparé, dans sa version française. Présentée dans une urgence stupide et fallacieuse.
Le fait d’avoir voulu exploiter un document emprunt de fausses affirmations, sans réflexions, révèle de la part des éleveurs représentés, une intention de désinformer, pour obtenir, l’aval d’une partie de l’opinion publique, et éventuellement des tirs de destruction plus rapide, si possible. En toutes pertes.

Alors que le fond du problème, depuis plus de 20 ans, résulte des responsabilités communes aux différents intervenants, qu’il soient politiques, associatifs, étatiques, du monde de l’élevage ou du pastoralisme. Tous les acteurs ont largement contribué à pourrir un dossier, finalement et totalement compréhensible et alors qu’il était possible d’assumer, progressivement, en instituant une politique de préparation et d’anticipation. Au lieu d’instituer une politique de compensation, en pure perte, également.


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Aujourd’hui, les ministres successifs, héritent d’une situation ingérable. Sauf à mettre tous les intervenant au pas, dans une logique de progrès, à laquelle, il faut en être convaincu, les nombreux tirs de destruction du loup, à venir, n’apporteront rien en terme d’avancée. Qui saura faire, sans perdre ce cher poste de ministre, de député, de maire ou de préfet ? Je vous le demande."

Baudouin de Menten : La sortie de Lynda Brook coïncide, (mais est-ce une coïncidence?) avec des rumeurs de "dossiers scientifiques secrets et imagés" dans le Mercantour, "d'une analyse poussée sur les changements de comportement du loup, en Mercantour, dont certaines capacités d'adaptation surprenantes pourraient induire de futurs tentatives d'agression sur l'homme ; des comportements qui pourraient évoluer vers un risque si certaines conditions sont requises." , mais impossible d'en savoir plus, c'est top secret, point! Les gardes du PNM ont-ils encore tous, tous leurs membres ? Des rumeurs qui m'arrivent de plusieurs sources..., un secret visiblement bien mal gardé, mais n'est ce pas là le but des rumeurs? De quoi soutenir les décisions du Plan National Loup 2013-2017 et le tir de 24 loups, ou est-ce pour préparer la suite à savoir la destruction de meutes complètes?
Le loup est effectivement un animal protégé en France, c'est évident pour tout le monde.


La fin d’un « Mythe » ou les révélations d’un « Songe » totalement creux ?
  1. Les spéculations
  2. Les contre-vérités
  3. Les contradictions et observations

 

http://www.buvettedesalpages.be/

 

      _________________________________________________________________________________________

 

 

DERNIÈRE MINUTE : JE VIENS DE RECEVOIR CE MESSAGE QUE JE VOUS LIVRE :

 

 

" Le rapport anti-loup d'une naturaliste anglaise court en ce moment sur internet : <http://www.eleveursetmontagnes.org/actualite/13-actualite/743-lynda-brook-loup-la-fin-du-mythe >.
Comme on peut le lire à la fin dans les 'Remerciements', il s'agit en réalité d'un rapport de stage et Lynda Brook est non une scientifique mais une étudiante anglaise qui a effectué un stage dans un élevage français de moutons...
C'est ce rapport complaisant résultant de compilations qui est présenté comme une expertise de spécialiste et repris sur plusieurs sites internet comme une preuve du danger du loup ! "
 


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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 10:30

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

la lettre de Gérard CHAROLLOIS              Le dimanche 19 mai 2013

TEL 06 76 99 84 65

             

 La révolution biocentriste.

 

 

Ceux qui par idéologie et ceux qui par profession de lobbying s’opposent à la reconnaissance des droits des animaux et de la nature, dénigrent le biocentrisme en le présentant comme une régression, une négation des droits de l’homme.

Pour eux, notre condamnation de l’anthropocentrisme impliquerait un retour à un passé antérieur à la révolution morale, politique, scientifique issue des œuvres des 17ème et 18ème siècles.

 

 

Globalement, l’Antiquité mettait au centre des valeurs le cosmos, au besoin peuplé de dieux, multiples assurant la pérennité de l’être, par la permanence de la matière.

 

 

Les monothéismes substituèrent un dieu unique qui promettait non seulement l’immortalité de la matière, mais mieux la résurrection des corps, ce qui était plus fort, plus consolateur, plus anxiolytique.

 

 

DESCARTES et ses successeurs, sans nier initialement les dieux,  mirent l’homme à la place, au centre des valeurs.

Pour faire de l’humain une fin, un centre, l’unique mesure des intérêts, il fallait à ces pensées l’extraire du reste du vivant, le mettre sur un piédestal où il pourrait s’adorer lui-même, espèce à part, séparée radicalement des autres.

 

Si le cartésianisme valorisa opportunément la raison, ce n’est nullement par cet attribut que cette philosophie spécifia l’humain.

 

DESCARTES et ses disciples reconnaissaient une amorce de raison chez les animaux.

En revanche, ils soutinrent que l’animal ne pouvait pas souffrir, qu’il était dépourvu de sensibilité et que les cris émis par un chien maltraité n’était que le bruit de l’air dansune tuyauterie !

 

 

Cette affirmation qui nous apparaît aujourd’hui bien grotesque devait amener les philosophes « humanistes » des 19ème et 20èMe siècles à rechercher laborieusement, ailleurs, ce qui constitue une frontière absolue entre l’homme et le reste du vivant.

 

 

Puisque ce  n’est point la raison qui fait l’homme sauf à dénier la qualité d’humain aux enfants en bas-âge, aux vieillards séniles, aux faibles d’esprit privés de raison, puisque  et nul ne conteste que les animaux que chacun fréquente autour de lui possèdent la capacité de souffrir, il convenait de trouver autre chose..

 

 

Nul ne conteste plus que tout animal doté d’un système nerveux éprouve le principe duplaisir déplaisir.

Alors, le négationniste des droits de l’animal proclame, tout aussi stupidement que ses devanciers, que c’est le libre arbitre qui fait l’homme.

Quelle superbe illusion que ce libre arbitre !

Les connaissances neurologiques, psychiatriques, génétiques, endocrinologiques contemporaines ébranlent gravement cette noble certitude sur le caractère du libre arbitre humain.

Bien sûr, cette fiction est indispensable au bon fonctionnement d’une société et notamment à la répression des crimes et délits, car comment punir un homme pour ce qu’il a fait si l’on devait considérer qu’il est déterminé par sa biologie et son acquis ?

Néanmoins, laissons, humblement, à l’avenir et aux avancées des connaissances la mission de préciser la part de libre arbitre et de déterminisme des individus.

Quelle que soit cette part, rien ne permet d’affirmer, comme le font les philosophes antrhopocentristes contemporains, que l’animal non-humain soit dépourvu de tout libre arbitre.

 

 

Toutes les fois que l’homme a cherché un « propre de l’homme », il dût se démentir en découvrant chez d’autres espèces des formes de ce fameux « propre ».

 

 

Une espèce possède toujours des caractères et des aptitudes qui la distinguent des autres.

Un homme contemplant un quelconque autre animal perçoit ce qui le sépare de l’espèce observée, mais celle-ci possède également des caractères la séparant des autres espèces.

 

Outre des similitudes biologiques, telles un encéphale dans une boîte crânienne, une moelle épinière dans une colonne vertébrale, des bases composant des brins d’ADN, les espèces possèdent en commun ce que niaient les premiers cartésiens, à savoir, la capacité de souffrir.

 

 

Or, c’est cette capacité qui fait l’unité profonde du vivant.

N’oublions jamais que la chance, hasard et nécessité, fit apparaître sur la terre non l’humain, mais la vie.

C’est elle qui vaut.

Evidemment, l’homme participe de la vie et en cela mérite le respect de sa sensibilité, de son droit à vivre selon les impératifs de ses besoins.

Le biocentrisme ne retire rien aux droits de l’homme, bien au contraire.

En subvertissant les communautarismes meurtriers, il assure le triomphe des droits de l’homme.

 

 

Mais, le biocentrisme étend à la nature entière ce droit à ne pas être soumis à la violence, à l’exploitation, à l’anéantissement.

 

 

 

La perspective ne vise pas à abaisser l’humain mais à rehausser le règne du vivant.

Le biocentrisme n’est pas une régression mais une avancée, une élévation de la conscience, une extension du champ de la responsabilité.

 

Cette pensée révolutionnaire débouche sur des politiques concrètes, car une doctrine s’apprécie à l’aune de ses effets :

Puisque l’animal mérite respect en considération  de sa sensibilité, il convient d’abolir tout acte de cruauté et de maltraitance à son encontre..

 

Puisque les espèces  ont un droit à vivre sur la terre, un partage de l’espace incluant leurs besoins vitaux s’impose.

 

L’homme doit renoncer à tout exploiter, dominer, conquérir pour son seul profit au détriment de la nature.

Jusqu’ici, les plus généreux des humains se souciaient  de laisser des territoires aux « peuples primitifs ».

 

Il faut aller au-delà de cette compassion anthropocentrique et étendre aux espèces de faune et de flore ce droit à conserver des territoires vitaux.

 

             Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 10:14

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 15 octobre 2012

TEL 06 76 99 84 65

            Science et éthique.

 

Comment nier le progrès devant des évidences factuelles ?

 

 

Lorsque le roi soleil avait mal aux dents dans son palais glacial, durant les hivers, il ne pouvait pas même recourir à un aspirine et ses médecins lui entaillaient les jambes à la fin de sa vie pour feindre de remédier à ses gangrènes.

Le plus modeste de nos contemporains est mieux préservé du froid et des infections que les plus puissants monarques de la terre des 17ème et 18ème siècles.

Nul ne peut ni réfuter, ni condamner ces avancées qui font reculer la souffrance, la mort en même temps que l’ignorance, la crédulité, l’obscurantisme d’un passé si récent.

 

 

Aujourd’hui, la science offre d’autres perspectives et, depuis un demi-siècle, les craintes qu’elle suscite le disputent aux espoirs qui accompagnent ses conquêtes.

Pourquoi cette appréhension à la mode ?

 

D’abord, parce que la science a déçu. Durant la phase des grandes découvertes,la science promettait tout. Or, par-delà ses avancées, reste que la souffrance, l’effroi et la mort ne sont pas vaincus. Ainsi, la médecine gagne des batailles mais  perd toujours la guerre puisque tout individu meurt, ce qui signe la victoire finale de la maladie sur la thérapeutique.

Et puis, instrumentalisée par la technique au service des profits, la science se pervertit par ce qui pourrit tout : l’argent.

 

 

Par ailleurs, après la maîtrise matérielle, la science s’achemine vers le déchiffrage et la maîtrise du vivant, de la cellule, de son vieillissement, de ses erreurs de codage génétique.

Après avoir changé son environnement, l’homme pourrait bien demain changer l’homme lui-même.

 

D’aucuns s’en réjouissent. D’autres s’effraient devant ce pouvoir prométhéen.

 

Les optimistes y voient la fin des peurs, des douleurs, de l’angoisse existentielle.

Les pessimistes pensent que l’argent qui corrompt tout viciera toujours  la société et détournera la science d’une finalité altruiste, bienfaisante pour la mettre au service du vil profit des entreprises privées (privées de quoi ? de scrupules).

 

 

Or, ce débat ne concerne pas la science qui éclaire mais l’usage que la société en fait.

Celui qui inventa le feu, inventa le bûcher .

La polémique actuelle autour des organismes génétiquement modifiés illustre ce détournement du débat de fond.

 

Pour moi, la question n’est nullement de savoir si la consommation de maïs transgéniques favorise ou non l’apparition de cancers chez le rat ou le bipède.

 

Peut-être que le poison mis au point par l’homme se retourne contre lui.

Peut-être n’en est-il rien et cela ne modifie absolument pas le jugement que l’on doit porter, d’un point de vue essentiel, c’est-à-dire éthique.

 

A quoi servent les OGM mis sur le Marché par les firmes semencières ?

Les uns contiennent des molécules insecticides intégrés à la plante et d’autres permettent aux cultures de supporter davantage d’herbicide spécifique commercialisé par la même firme.

 

Tous ces OGM n’ont qu’un but : rendre les cultures plus intensives encore et ce au détriment de la biodiversité.

Cela est radicalement inacceptable.

Donc, quand bien même, les firmes et leurs agents rémunérés démontreraient l’inocuité de leur matériel génétique pour la petite santé humaine, reste que ces végétaux sont  fondamentalement des agressions intolérables contre le vivant.

 

Ce qui se joue ici est deux conceptions  irréductiblement inconciliables de l’espace terrestre.

Pour les uns, l’humanité destinée à croître et multiplier sans cesse doit s’alimenter au détriment de toutes les autres formes de vies qui à terme sont toutes condamnées à disparaître, si elles ne profitent pas directement à l’espèce élue.

 

Pour ces productivistes, il faut des cultures intensives partout et sans aucun parasite végétal ou animal. La terre doit devenir un immense champ de production exempt de vies sauvages.

 

Les insectes ravagent les récoltes. Les oiseaux préemptent des graines. Les loups mangent des moutons. Les pigeons souillent les monuments. Les cormorans concurrencent les pêcheurs à la ligne. Tout doit s’effacer au nom de la rentabilité maximale.

 

 

Nous ne voulons pas de cet enfer productiviste.

Nous voulons des oiseaux, des mammifères, des reptiles, des amphibiens donc des insectes et des fleurs sauvages.

 

Si nous ne posons pas le problème en ces termes éthiques, le débat est biaisé et demain des intérêts très privés « de scrupules » nous démontreront que leur technoscience est bonne pour le consommateur à l’engrais dans le super-marché mondialisé.

 

Je consomme « bio », non pas pour vivre plus longtemps car je n’ignore pas qu’au siècle passé tout le monde mangeait « bio » et que les gens mouraient massivement de phtisie, de typhoïde et de cancers qui n’ont pas attendu les molécules de l’agrochimie pour torturer les hommes.

 

Je mange « bio » pour la nature, pour que les espaces ruraux ne deviennent pas des déserts de vies.

Ce n’est pas la science qui nous menace mais l’usage pervers qu’en font les affairistes et les anthropocentristes.

Alors, aimons le feu qui réchauffe  et condamnons le bûcher.

Ne confondons pas une science qui sauve et un système économique, social, politique, moral exécrable, car négateur des droits du vivant.

Sachons distinguer le génie et la générosité qui font l’homme en éradiquant le guerrier, le génocideur, le chasseur, l’exploiteur, manifestation de la barbarie.

 

Vers quel horizon marche l’humanité ?

 Science et éthique permettront-elles l’édification d’une société réconciliée avec le vivant ou la puissance de nuisance du grand massacreur, en s’accroissant sans cesse, permettra-t-elle sa salutaire auto-destruction ?

Deux processus sont à l’œuvre : une élévation de la conscience écologique globale et une accélération de la quête du profit.

Du résultat de cette course dépendra le devenir de l’homme qui, jusqu’à ce jour, fut incontestablement le plus féroce nuisible que la terre a généré.

 

          Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE  ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 11:11

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS              le dimanche 26 août 2012

TEL 06 76 99 84 65

 

              Les voyous des champs.

 

Les faits qualifiés de « divers » par la presse qui ressassent les uns et ignorent les autres, révèlent par-delà l’écume de l’actualité le fond d’une société.

En ce mois d’août, nous apprenons :

-----  Qu’un étang naturel, préservé, voué à la sauvegarde de la flore et de la faune, dans le département du GERS a été vandalisé. Durant la nuit, des malfaisants ont vidangé l’eau du lac et saboté le système d’évacuation des eaux pour compromettre la restauration rapide des lieux. Sans revendiquer leurs actes délictueux, ces voyous laissèrent cette signature : « de l’eau pour les tortues, pas pour les maïs ».

 

-------- Que dans le parc national du MERCANTOUR, un éleveur de mouton agressa violemment deux agents publics venus, sur sa demande, constater des dégâts sur son troupeau imputés à des canidés.

 

De tels agissements sournois, brutaux, révélateur d’une mentalité violente, sont fréquents en milieu rural.

 

Incendies d’installations naturalistes en BRIERE, milliers d’Euros de dégâts de mobilier urbain à VALENCIENNES lors d’une manifestation de chasseurs, dégradations de mairies Des communes de HAUTE GARONNE ayant accepté les réintroductions d’ours, saccage des bureaux d’une ministre de l’environnement, meurtre par un exploitant agricole chasseur de DORDOGNE de deux inspecteurs du travail et de  la mutualité sociale agricole venus le contrôler et la liste pourrait être  infinie.

 

Il faut dire que pendant longtemps le voyou des champs pouvait, en toute impunité, lors d’une manifestation, peindre en blanc un commissaire de police, dévaster les locaux d’une préfecture, détruire des biens publics ou privés sans redouter les foudres de la loi.

 

Les gouvernants et leurs relais ne virent longtemps dans ces démonstrations clastiques que la colère de leur électorat de base qu’il eut été imprudent de soumettre aux lois communes réprimant les délits lorsqu’ils étaient commis par d’autres.

Avec l’évolution sociologique, une diminution du poids électoral du voyou des champs, ce privilège d’immunité s’estompe sans toutefois disparaître comme le prouvent la quasi-impunité dont bénéficient les tueurs d’ours et de loups et l’absence d’élucidation policière du vandalisme des ennemis de la terre.

Bref, notifions à l’Etat : « en progrès mais peut mieux faire ».

Je me souviens de la lâcheté de naguère des successifs ministres de l’intérieur et de leurs représentants locaux face aux braconniers des tourterelles des bois, en mai, en GIRONDE, durant près de vingt ans. Ces politiciens étaient persuadés que faire appliquer la loi prohibant la chasse mettrait le MEDOC en révolution.

Les faits démentirent cette frilosité des autorités qui renouvellent l’excès de faiblesse face à quelques lobbies tapageurs hostiles à la création d’une réserve naturelle ou à une réglementation de parc national digne de ce nom ou à une protection effective des grands prédateurs, à une limitation du prélèvement d’eau dans les rivières.

 

Présentement s’affrontent deux approches incompatibles du vivant.

 

Pour nous, écologistes animalistes, la nature mérite mieux qu’une exploitation et l’animal n’est pas une marchandise, une chose.

 

Pour les tenants des traditions, la nature est un espace de production et un terrain de jeux et l’animal vaut selon son cours au Marché. Il est utile à l’homme ou nuisible mais n’est pas perçu comme un être sensible digne de respect.

 

A ces deux approches idéologiques irréductiblement inconciliables, correspondent des comportements opposés.

Face aux remises en cause de leurs certitudes ancestrales et parfois de leurs petits intérêts financiers, les négationistes des droits du vivant réagissent avec violence, agressivité physique, alors que l’écologiste se placera sur le terrain des idées.

 

 

Comme l’habitant des villes est la première victime des voyous urbains, l’habitant des campagnes souffre du climat de peur et d’intimidation que crée le voyou des champs.

Car bien sûr, à la vile comme à la campagne, vivent des gens paisibles respectueux d’autrui et les agissements mafieux et fascisants ne sont imputables qu’à une minorité.

 

 

A ce stade, deux constatations s’imposent :

---- La société est divisée (ce qui est légitime) et, le sachant nous devons , assumer clairement, loyalement, sereinement une confrontation d’idées ;

-----  Tout dialogue est vain entre ceux qui protègent et ceux qui détruisent.

 

L’écoulement du temps et des générations tranchera le débat que la CVN développe sans ces fausses prudences qui enfument encore beaucoup trop les esprits .

 

             Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 10:34

 

www.ecologie-radicale.org

 

La lettre de Gérard  CHAROLLOIS         LE DIMANCHE 12 août 2012

TEL 06 76 99 84 65

 

             Le choix de la vie.

 

 

Nous condamnons la chasse, la corrida, la torture, les camps, la guerre et même les armes à feu parce que nous sommes révoltés par la cruauté, la violence faite à autrui, le mépris de la souffrance.

 

 

Il y a ceux qui se résignent au monde tel qu’il est et qui voudraient nous faire aimer la négativité, le côté sombre des êtres et des choses.

 

Ce sont les résignés ou ceux qui attendent un hypothétique « grand soir » pour changer.

Or, le « grand soir », c’est à chacun de nous de le faire ici et maintenant en refusant cette négativité et en faisant le choix de la vie.

 

Ce qui est mauvais est nullement inéluctable, contrairement à ce qu’enseignent les vieilles idéologies, les religions dont le mythe fondateur est un crime.

 

Les Pouvoirs ont toujours eu besoin de cette soumission des hommes.

 

 

Le choix de la vie permet de distinguer l’innovation, sans valeur intrinsèque et le progrès qui signifie un mieux pour tout le vivant.

 

Par ses gadgets le capitalisme mercantile tend à fondre l’innovation et le progrès.

 

Mais changer de tablette numérique tous les ans, aller toujours plus vite pour fuir ailleurs, gaspiller son temps et les ressources, s’abrutir de vacarme agressif grâce auquel les amuseurs de troupeaux attirent le touriste, s’adonner à des loisirs débiles et calamiteux, ne sont pas des progrès, mais bien plutôt des servitudes.

 

Faire reculer la maladie, soigner mieux et sans douleur, répudier la souffrance nullement rédemptrice, enseigner le respect des autres animaux et de la nature, guérir l’humain de ses instincts de mort sont, en revanche, des progrès.

 

 

En cela, notre hédonisme altruiste se sépare des philosophies qui préconisaient « d’aimer son destin ».

Non, si le destin est cruel, injuste, il faut se révolter pour que changent les choses négatives.

Il y a davantage de servitudes volontaires que de fatalité aux horreurs du temps.

Dans vos rapports aux autres et à la nature, faites immédiatement votre révolution.

Faites échec à l’esprit de violence, sans attendre je ne sais quelle prise de Pouvoir par des gens de mieux, des gens qui feront toujours le choix de la vie.

 

Adoptez une éthique biocentriste, non seulement pour la proclamer, mais pour la vivre.

Car penser juste est relativement accessible, mais vivre selon ce que l’on pense semble plus difficile.

 

Contemplez, pour vous en convaincre, autour de vous, les relations inter-personnelles au sein de la vaste nébuleuse de la protection du vivant !

 

           Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES  ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:13

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José Bové, agro-écolo infiltré et allié d'EELV, demande aux éleveurs de tuer le loup de n'en rien dire...

20 ans que lui et sa Conf' roulent les vrais écologistes dans le Roquefort... On s'en doutait un peu selon les dire de ceux qui s'y sont frottés innocemment, Bové n'est qu'un fourbe stratège politique, comme les autres.

 

Écoutez-le cracher le morceau, superbement piégé dans ses dernières recommandations à ses disciples :

http://www.youtube.com/watch?v=Eba4d6tkH5E&feature=youtube_gdata_player

Depuis 1999 que José Bové et sa Confédération paysanne procédèrent au spectaculaire « démontage » du McDo de Rodez, bénéficiant d’un relai médiatique d’une ampleur exceptionnelle, nous étions déjà un certain nombre à relativiser les glorieuses actions de Bové par ses agapes charcutières et l’apologie du Roquefort capitaliste dont l’exportation engendre un pastoralisme ovin exacerbé qui pèse très lourd dans la déconstruction des écosystèmes régionaux et dans la désertification induite.

 

Retour sur l'image de l'Astérix des temps modernes

Revenons à nos moutons, ou plutôt à ceux de José Bové qui cautionne tout de même le régime carnivore dans tous ses excès, le fromage de Roquefort qui est un lobby laitier franchouillard, la filière ovine qui participe trop souvent au recul de la flore. Bové l’Astérix des temps postmodernes, bon vivant qui en fait des caisses, se folklorise à l’extrême, cultive l’image bonhomme d’une paysannerie que certains estiment surannée, etc., on pourrait en dire et trouver à redire. Mais Bové et ses faucheurs volontaires s’interposent face à l’immonde horizon des cultures transgéniques qui, de toute évidence, représentent un danger d’un niveau encore jamais inventé à l’encontre du Vivant, des pollinisateurs, de toute la biodiversité, des libertés de semer et en cela l’acte est éthique, voire même bioéthique. Bové figure donc dans la noble galerie des sentinelles de la Terre-patrie, des guetteurs apparemment animés d’une conscience universelle dont la plupart des Terriens sont amnésiés.

 

Mais le temps est venu de faire le ménage déontologique et de déboulonner ceux qui ont participé à la mort fatale de l'écologisme.

Par souci de la doctrine biocentriste, on se doit donc d'éliminer Bové coupable de bergerie, comme de huer Hulot pour être l’homme-sandwich de L’Oréal, pour se déplacer en hulocoptère polluant, pour avoir écrit les paroles des crédos verts d'un Chirac éco-tartuffe, comme de disqualifier Artus-Bertrand pour avoir couvert une dizaine d’anti-écologiques Paris-Dakar et photographié le salon de l’agriculture, temple de l’anthropocentrisme spéciste, comme de discréditer le WWF à cause de ses fondateurs et de ses partenaires discutables, comme de ridiculiser l’Institut océanographique Paul Ricard pour ses relents budgétaires éthyliques, et que dire alors des culpabilités sur lesquelles sont assises les fondations Total pour l’environnement et la biodiversité, Aga Khan pour le développement, Prince Albert II de Monaco pour l’environnement ?! L’OPA des affairistes débraillés ou cravatés sur l’écologie, certaines appartenances laconiques et la reconversion « environnementesque » pour s’emmitoufler dans une semi-bonne conscience ne sont pas des révélations. Et Bové, dans tout cela, n'est qu'un filou comme les autres.

 

Bové restera dans le générique méritoire des martyrs du combat, même s’il a su en tirer parti haut la main au lieu de se désespérer d’être pris comme bouc émissaire par les institutions. Mais il était ainsi forgé. L’homme contestataire commence très jeune à s’afficher en rebelle de la bienpensance, se faisant virer d'un lycée parisien en 1968 pour apologie des drogues dans une dissertation. Subversif par essence et par conscience, le paysan du Larzac (en fait de naissance girondine) affiche son indigénat avec noblesse, comme il se doit être quand on est enraciné de quelque part et non allogène, angle traditionnel qui n’implique nullement une quelconque xénophobie mais qui se veut de mettre les choses en place. Les gens sont fonctions des lieux et il existe un certain ordre des choses. L’anti-américanisme n’est pas un racisme mais une contre-culture, une résistance à un envahisseur trop souvent grossier. Bové devint vite une icône de la désobéissance civile, s'opposant contre vents et marées aux lois jugées iniques, et s'arrogeant le droit légitime à ne pas les respecter. C’est un peu un disciple d’Antigone qui, dans la mythologie grecque, défendait les lois non écrites du devoir moral contre la fausse justice de la raison d’État. Le précepte d’Antigone « Ne dévaste pas la terre avec la violence de tes mains » aurait pu lui aller comme un gant si nous ne l'avions pas pris la main dans le sac.

 

En 1973, il refuse tout autant l’incorporation militaire que l'objection de conscience, puis milite contre l'extension du programme militaire sur le plateau du Larzac où il assied sa notoriété de tribun des causes louables. Il s’investit alors dans un éventail de combats de terroirs, notamment dans la négociation des producteurs de lait avec la société Roquefort. En 1987, il créé dans la foulée la Confédération paysanne qui lui servira de plateforme pour sa tenace contestation de la mondialisation ultralibérale. On le retrouve en Polynésie en 1995 où il rejoint l’opposition à la reprise des essais nucléaires décidée par Chirac. En 1999, l’Europe refusant l’importation du bœuf américain aux hormones, les États-Unis surtaxent par l’entremise de l’OMC certains produits français comme le Roquefort. En représailles et aussi pour accuser la malbouffe et défendre la tradition des produits du terroir, la Confédération paysanne « démonte » un réfectoire Mac Donald en construction à Millau. Bové est arrêté, brandit ses menottes devant les caméras des télévisions et se voit condamné à trois mois de prison. Le héros, tout aussi héraut dans ses proclamations, est né de la répression, bonne guerre spontanée. Membre fondateur d’ATTAC, l’homme du cru, Maurin des Maures aux moustaches viriles et à la pipe bucolique, apparaîtra dès lors dans tous les rassemblements altermondialistes, clamant en chœur lors des grands sommets internationaux son opposition au type de mondialisation turbo-libérale imposée : Seattle, Davos, Gênes, Porto-Alegre… Il est à l’origine, avec Jean-Baptiste Libouban (membre des Communautés de l’Arche, fondées par le philosophe de la paix Lanza del Vasto) du sympathique mouvement des faucheurs volontaires, fondé en 2005, soutenu par les Verts et dont il est un leader emblématique. L’objectif est la destruction des plants d'OGM, réalisée par arrachage manuel et non par fauchage, lors de manifestations se voulant non-violentes mais le plus souvent exacerbées par une présence disproportionnée des forces de l’ordre. C’est ainsi que le 25 septembre 2004, lors d’une action citoyenne à Valdivienne, dans la Vienne, trois cents militaires lancèrent, des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes sur le demi-millier de faucheurs présents et qu’il y eut dix-sept blessés.

 

Le 5 août 2007, un éleveur de porcs de Girac (Lot) du nom de Claude Lagorse se pend à un arbre parce qu’il craignait d’être désigné à la vindicte pour cultiver plus ou moins secrètement du maïs transgénique pour nourrir ses cochons. Au pied de l’arbre, les gendarmes ont retrouvé un plant de maïs et un tract de la Confédération paysanne appelant à un pique-nique débat anti-OGM dans la commune de l’éleveur. « C’est le drame de trop » dénonçaient la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs. « Jusqu’à quand, quel autre drame doit-on encore attendre pour que la situation soit définitivement clarifiée et que justice et forces de l’ordre fassent le travail que l’on est en droit d’attendre d’eux ? » ont-ils ajouté, questionnant sur l’immunité dont bénéficient les militants anti-OGM. « La désobéissance civile continue », déclarait José Bové au lendemain du suicide de Claude Lagorse. La nuit suivante 17.000 pieds de maïs génétiquement modifiés étaient détruits en Ardèche. Interrogé par Libération, lui demandant s’il avait mauvaise conscience de ce suicide, Bové rétorqua à juste titre que « C’est surtout l’occasion d’une instrumentalisation pour diaboliser les arracheurs et mieux faire avancer la cause des pro-OGM ». Depuis, le malaise des paysans vire à la colère. Les langues se délient, les témoignages affluent : « Les cultures de maïs OGM ont beau être légales, nous sommes obligés de vivre cachés, expliquent les agriculteurs. Sinon, nous risquons gros. Les faucheurs volontaires saccagent nos récoltes. Nous subissons la pression permanente de ces militants écolos. Coups de téléphones anonymes, lettres d’injures, insultes… »

 

Sous la plume de Josée Pochat, Valeurs Actuelles du 17 août 2007 publiait un papier évidemment partial, il ne faut pas remettre en question les « valeurs actuelles » : « Les agriculteurs ne sont pas les seuls à subir ce type d’intimidation ou ces actes de vandalisme de la part d’organisations écologiques ou encore de défense de la cause animale. Des pans entiers de l’économie sont visés. (…) Le FBI, qui considère les mouvements écologistes radicaux défendant une cause animale ou environnementale comme la deuxième menace terroriste, après le fondamentalisme islamique. (…) La déclaration de Chris Derose, l’un des membres d’ALF, permet de mieux comprendre l’état d’esprit des militants… et d’imaginer les méthodes qu’ils sont prêts à employer : « Un seul rat mort pour trouver un remède à toutes les maladies serait déjà inadmissible. » (…) Certains mouvements intégristes, au nom de la défense de la planète cette fois, développent des thèses sidérantes. Comme le Mouvement pour l’extinction volontaire de l’espèce humaine, qui explique que la Terre se porterait bien mieux sans les êtres humains. Ses membres conseillent aux hommes d’arrêter de se reproduire. (…) Autre mouvement bien connu des Américains : l’ELF (Earth Liberation Front). En 1998, l’ELF avait incendié un restaurant et détruit des remonte-pentes d’une petite station du Colorado. Les auteurs de l’attentat expliquaient que les constructions de la station détruisaient l’habitat des lynx canadiens, espèce en voie de disparition. Six ans plus tard, le FBI estimait que le Front de libération de la Terre était responsable de 600 actes criminels qui auraient causé 43 millions de dollars de dégâts. ».

 

José Bové s’est donc battu avec conviction pour d’innombrables grandes causes : contre la direction prééminente du monde par les nations du G8, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ; en soutien au droit des paysans à disposer d’une terre (La terre est à celui qui la cultive…), notamment en solidarité au mouvement brésilien des sans terre, à la lutte des paysans palestiniens et à beaucoup d’autres ; en solidarité pour les mouvements de libération des Tahitiens et des Kanaks ; pour l’inscription de la souveraineté alimentaire comme droit de l'homme ; pour l'annulation de la dette des pays pauvres ; pour l'accès libre et le respect des ressources naturelles vitales (Le monde n’est pas une marchandise…) ; contre le brevetage et l’appropriation capitaliste du Vivant et bien évidemment l’irruption dans l’agriculture des organismes génétiquement modifiés ; contre le racisme, pour l'égalité des sexes, le droit au logement et contre la pratique barbare des rafles policières des sans-papiers ; en faveur d’un contrôle citoyen sur la rénovation des quartiers, pour une taxation des transactions financières et en faveur des transports collectifs non polluants ; pour le développement des énergies renouvelables et pour l'arrêt total du projet nucléaire du réacteur pressurisé européen (EPR)…

 

Tel est le palmarès des causes auxquelles il associa ses salutaires happenings et qui lui valurent toutes sortes de persécutions juridiques et policières. Rien que ses actions de désobéissance relatives à l’arrachage des champs d'essais d'organismes génétiquement modifiés lui ont valu un total de condamnations à dix mois de prison ferme, dont il ne fera qu’à peine deux mois. Vingt-deux mois ont en tout été prononcés contre lui, partiellement graciés. Malgré la sympathie qu'il suscite, victime de l'effet du vote utile et de la dispersion de la gauche antilibérale, n’a réunit que 1,3 % des voix aux présidentielles.

 

Le faux-pas scélérat

Aujourd'hui, tandis que tout écocitoyen tente d'investir ses efforts dans une reconstruction de la biodiversité, José Bové suggère à ses ouailles de tuer le loup, et donc aussi l'ours, sans hésiter, en catimini. C'est absolument dégueulasse. Aujourd'hui, José Bové rejoint le clan des paysans voyous. Est-ce une révélation ? Pas vraiment. Voyous à l'encontre du Vivant, tous les paysans le sont. Y compris ceux masqués de bio.

 

Avec force de leurs arguments, nos agriculteurs montagnards s’opposent farouchement aux réintroductions de l’ours et du loup, pourtant anciens commensaux de l’homme et de son pastoralisme. La biodiversité n’est qu’une empêcheuse d’élever et de cultiver en rond. Quand le paysan parle de diversité animale, c’est avec des œillères et il ne pense qu’animaux productifs. Un animal non domestiqué n’a pas à exister. « Nous, paysans d'une vingtaine de pays européens et d'autres continents, appelons les éleveurs à continuer à protéger et à garantir la diversité animale créée depuis des siècles, par les savoir-faire de générations de paysans: diversité des races ou des populations, diversité au sein des troupeaux », déclare une Confédération paysanne qui ne voit l’animal que sous forme d’abats.

 

Pour ne plus se faire la moindre illusion sur les "bonnes" intentions de l’agriculture, paysanne ou productiviste, on peut lire :

L’AGROTERRORISME DANS NOS ASSIETTES

Un livre, un débat à propos des Paysans voyous

Michel Tarrier, 256 pages, Éditions LME

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 10:35

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URGENT : une dizaine de jour pour Agir !

 

1. Commandez et diffusez l'Alerte Flash : Présidentielle - Je vote pour la planète !

Face aux crises écologiques, il est urgent d'obtenir des engagements précis de la part des candidats à l’élection présidentielle.

D'ici au second tour de l'élection, nous vous proposons d’envoyer des cartes-pétitions aux deux derniers candidats en lice pour leur poser 20 questions (ci dessous).

Vous pourrez retrouver les réponses apportées par les candidats sur le site http://www.jevotepourlaplanete.fr ainsi que l'analyse et des commentaires réalisés par des experts associatifs.

En fonction des réponses, un carton vert / jaune / rouge sera décerné aux candidats.

Note perso : dans les demandes il y a : CHASSE/CORRIDA – Interdirez-vous la chasse à courre, la pratique du déterrage de blaireau ainsi que le "spectacle" d'un autre âge que constitue la corrida ?

//////////////////////// URGENT ////////////////////////

Pour pouvoir envoyer les cartes pétitions :

 Recevoir un exemplaire gratuit de l'alerte

 Commander des alertes en lot : 2,5 € les 10 ex. ou 4€ les 20 ex. et 6€ les 50ex (port compris)

 Voir l'alerte en ligne directement

//////////////////////// URGENT ////////////////////////

 

2. Participez à l'action "Cinq minutes contre le nucléaire"

 Le jeudi 26 avril 2012, en commémorer de la catastrophes de Tchernobyl.

 Le vendredi 4 mai 2012, deux jours avant le deuxième tour des présidentielles.

 

Plus nous serons nombreux à y participez, plus nous aurons d'impact. Nous comptons sur vous !

L'équipe d'Agir pour l'Environnement
contact@agirpourlenvironnement.org
--
http://www.jevotepourlaplanete.fr/
--
http://www.agirpourlenvironnement.org
http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
http://www.twitter.com/APEnvironnement

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:10

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Ne gardez pas ce message pour vous... Transférez le à vos contacts ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de l'impact.

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// 2 actions pour sortir du nucléaire

 

Cher-es ami-es,

Dimanche 11 mars, deux occasions de se mobiliser pour sortir du nucléaire.


Par facilité ou peur de s'opposer au lobby nucléaire, la plupart des candidats à l'élection présidentielle renonce à envisager une sortie du nucléaire.

 

Après Fukushima, la fausse alternative à laquelle nous conduit le pseudo consensus national obligerait les Français à devoir choisir entre « beaucoup de nucléaire » et « énormément de nucléaire ». Le syndrome du village gaulois a pour effet de produire de faux débats reposant avant toute chose sur un conformisme énergétique affligeant.

 

Nous n'acceptons pas que notre avenir énergétique soit l'otage d'une classe politique sous influence.

 

Dimanche 11 mars 2012, opposez vous au nucléaire et participez :


  • A la "Chaîne humaine" qui raccordera Lyon à Avignon sur 230km à partir de 13h30.
  • A la - deuxième édition - des "5 minutes contre le nucléaire" en éteignant symboliquement vos lampes et appareils électriques de 19h55 à 20h00 précises comme plusieurs dizaines de milliers de personnes le 11 Février dernier.

Agissons ensemble et avec détermination pour que la France emprunte enfin la voie d'une transition énergétique réussie faisant la part belle à la sobriété et l'efficacité énergétiques au développement des énergies renouvelables.

 

Plus nous serons nombreux à y participez, plus nous aurons d'impact. Nous comptons sur vous !

 

L'équipe d'Agir pour l'Environnement

contact@agirpourlenvironnement.org

--

http://cinqminutescontrelenucleaire.fr/

--

http://www.agirpourlenvironnement.org

http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement

http://www.twitter.com/APEnvironnement

 

 

 

// Récap : Actions pour sortir du nucléaire

 

 

Campagne CARTES PETITIONS - Nucléaire : Mille et une façons d'en sortir - Il n’existe pas « une » mais des dizaines de façons de s’opposer au nucléaire. La nouvelle campagne d’Agir pour l’Environnement « Nucléaire : Mille et une façons d’en sortir ! » vous donne l’occasion d’agir, à la carte, selon vos possibilités, vos disponibilités et vos envies.

 

 La "chaîne humaine pour sortir du nucléaire" consiste à former une grande chaîne humaine de Lyon à Avignon (230km !) dans la région la plus nucléarisée d’Europe.

 

Action nationale : 5 minutes contre le nucléaire - A l'appel de 12 organisations (voir ci-dessous), vous êtes toutes et tous invité(e)s à éteindre vos lampes et appareils consommant de l'électricité entre 19 h 55 et 20 h, les 11 février (Fait par des dizaines de milliers de personnes !), 11 mars, 26 avril et 4 mai prochains.

 

 Campagne CARTES PETITIONS - Nucléaire : Une catastrophe hexagonale ! - afin d'obtenir une décision immédiate de sortie du nucléaire.

 

 

// POST SCRIPTUM

 

P.S. 1 : Procurez vous des tracts, badges, autocollants, livre sur notre boutique en ligne de matériel militant.

P.S. 2 : L'indépendance de l'association et nos moyens d'actions dépendent de votre soutien : Pour souvenir votre don est déductible à 66 % de vos impôts.

Par exemple, pour un don de 100€, après réduction d’impôts, votre dépense réelle serait de : 34 €.

> Faîtes un don à Agir pour l'Environnement

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 16:55

Tigre ou ver de terre : qui vaut-il mieux protéger ?

 

| 04.02.12 | 14h10   •  Mis à jour le 06.02.12 | 12h06

Panthère, rhinocéros, gorille ou léopard de neiges : l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s'apprête à lancer une vingtaine de projets de conservation dans le cadre de son programme SOS (Save Our Species, Sauvons nos espèces).

 


Une initiative lancée en collaboration avec la Banque mondiale, le Fonds pour l'environnement mondial qui réunit déjà la somme de 13 millions de dollars (9,9 millions d'euros), et espère inciter les entreprises privées à contribuer à la mise en place du plus grand fonds mondial pour la conservation des espèces d'ici à 2015. Nokia est la première entreprise à s'être ralliée au projet.

 


LA "VITRINE" QUE REPRÉSENTENT LES STARS DU MONDE ANIMAL

La stratégie pour les attirer ? Miser sur des espèces emblématiques, et sur le capital de sympathie dont elles bénéficient dans l'opinion publique. L'UICN, le plus vaste réseau mondial d'experts en matière de biodiversité, a donc résolument choisi son camp dans le débat qui agite le petit monde de la conservation de la nature : pour enrayer le risque d'extinction encouru par des milliers d'espèces animales et végétales, pas question de se priver de la "vitrine" que représentent le tigre, le panda et autres stars du monde animal.

La problématique, pourtant, mérite d'être posée. Faut-il tenter de sauver toutes les espèces en danger de disparition ? Et si non, lesquelles choisir ? Cette question récurrente a repris une soudaine actualité avec la publication, en novembre 2011, dans la revue Conservation Biology, d'un sondage peu commun. Réalisé sur Internet par le Canadien Murray Rudd, spécialiste de l'économie environnementale à l'université de York (Grande-Bretagne, Heslington), celui-ci a réuni autour de la conservation des espèces les opinions de 583 spécialistes de la protection animale et végétale.

Si la quasi-totalité des sondés (99,56 %) s'accorde à penser que la biodiversité subit une régression sans précédent, pour l'essentiel du fait des activités humaines, ils sont en revanche beaucoup plus divisés sur les moyens à mettre en place et les espèces à privilégier pour freiner ce déclin. Entre autres facteurs de dissension : la pertinence d'un éventuel "triage" entre espèces. Entre celles qu'il conviendrait de protéger, et celles qu'il vaudrait mieux abandonner à leur sort.

LE PANDA OU LE TIGRE PERMETTENT DE RÉCOLTER PLUS DE FONDS QUE L'ESCARGOT OU LA BLATTE

Dans leur grande majorité, les défenseurs de la nature ont pourtant longtemps proclamé que toutes les espèces se valaient. Qu'il fallait tenter de les sauver toutes. Mais, de plus en plus, le pragmatisme fait loi. C'est ainsi que 50,3 % des chercheurs interrogés se révèlent "d'accord", et 9,3 % "tout à fait d'accord" pour se concentrer sur des plantes et des animaux ayant de sérieuses chances de s'en sortir. Plutôt que de s'acharner à sauver, moyennant des sommes souvent faramineuses au regard du peu de financements dont dispose ce domaine d'activité, des espèces déjà moribondes.

Le panda contre le ver de terre ? L'ours blanc contre l'abeille ? En termes de services écologiques, mieux vaut, assurément, miser sur les invertébrés. Mais en termes de communication ? De sensibilisation, et donc de financement ? Le panda, le tigre ou l'orang-outan, animaux ayant un fort impact émotionnel sur le grand public, permettent de récolter beaucoup de fonds pour les campagnes de protection. Plus que l'escargot ou la blatte.

"Regardez le nom des équipes de sports", illustre Jean-Christophe Vié, directeur du projet SOS de l'UICN. "Vous en voyez une se baptiser les fourmis du Cameroun ? Les éponges de Colombie ? Qu'on le veuille ou non, les grands prédateurs intéressent les gens. Et les espèces qui ont un fort pouvoir d'attractivité sont un vecteur de sensibilisation dont il ne faut pas se priver. Notamment pour attirer dans le financement de la conservation de la nature des investisseurs privés".

Reste qu'avec 20 000 espèces menacées sur les 60 000 référencées sur la liste rouge de l'UICN, il faut bien faire des choix. Avec deux approches : par zones géographiques ou par espèces.

 


TRENTE-QUATRE "POINTS CHAUDS" DE LA BIODIVERSITÉ

La première consiste à définir les aires les plus riches, celles où il y a le plus grand nombre d'espèces menacées. Depuis une vingtaine d'années, trente-quatre "points chauds" de la biodiversité ont ainsi été définis par l'ONG Conservation international : ils ne couvrent que 2,3 % de la superficie de la planète, mais abritent 90 % de la biodiversité mondiale.

La seconde s'attache à déterminer des espèces à préserver en priorité. Soit parce qu'elles sont emblématiques et capables de mobiliser des fonds, soit parce qu'elles sont situées au sommet d'une pyramide écologique et que leur protection entraîne celle de multiples autres espèces. Soit les deux à la fois.

"Prenez le tigre, poursuit M. Vié. Qui dit tigre, pense forêts. Et les forêts, c'est le symbole de la fixation du carbone, des ressources en eau... La conservation du tigre, c'est donc celle de ses habitats. Ce qui signifie que le coût de sa protection, dans les treize pays où on le trouve encore, dépasse largement la survie de l'espèce proprement dite."

Mais a-t-on vraiment besoin du tigre pour sauver l'habitat du tigre ? "Le jour où il n'y aura plus de tigres, plus d'éléphants, plus d'ours, plus rien n'arrêtera l'homme dans sa volonté d'exploiter les espaces naturels où ils vivaient", affirme Christine Sourd, directrice adjointe des programmes WWF-France, pour qui toutes ces espèces sont "des ambassadeurs pour leurs écosystèmes respectifs."

Au-delà de ces espèces emblématiques, les biologistes s'efforcent aussi de sauver des représentants du plus grand nombre possible de lignées évolutives. Le but : préserver la diversité génétique de notre monde vivant. Plutôt que de protéger trois espèces de grenouilles, mieux vaut alors opter pour une salamandre, un crapaud et une grenouille.

Catherine Vincent

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/04/tigre-ou-ver-de-terre-qui-vaut-il-mieux-proteger_1638900_3244.html#xtor=AL-32280308

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Ecologie
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