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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 12:02

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 3 novembre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

            La loi de la force.

 

 

 

L’éthique interpelle la conscience, s’adresse à l’option du « bon » ou du « mauvais », relève d’une délibération intime sans concession permettant d’accéder à une vérité.

 

 

La politique relève d’abord du rapport des forces contraires et d’un affrontement légitime et assumé.

 En politique, le bien fondé d’une cause n’a que peu à voir avec sa prévalence. Malheur aux vaincus, quels qu’ils soient, quelle que soit la justesse de leur intérêt.

 

 

En démocratie, le défi consiste à faire coïncider la justesse d’une cause et la volonté majoritaire présumée faiseuse de lois.

Or, cette coïncidence ne va pas de soi, et lorsqu’elle est atteinte la volonté de la majorité ne triomphe pas toujours des intrigues, des pressions et intimidations.

 

 

 

Ainsi, l’éthique exige l’abolition de la torture tauromachique, de la chasse à courre et la majorité des citoyens souhaite cette abolition.

Cependant, rien ne bouge.

 

 

 

Inversement, le gouvernement insuffisamment « socialiste » vient de renoncer à une écotaxe votée le 21 octobre 2008, à l’initiative d’un gouvernement conservateur, dans les suites du GRENELLE de l’environnement et à la quasi-unanimité du parlement de l’époque.

Cette écotaxe vise à limiter le transport routier de marchandises (88% du tonnage) et favoriser le transport ferroviaire, fluvial et maritime, dans le cadre de lalutte contre les gaz à effet de serre.

L’écotaxe permet également d’envisager une relocalisation de la production et de freiner l’absurde déplacement de marchandises, sans aucun intérêt humain.

Chacun connaît le voyage à travers l’Europe de produits alimentaires qui pourraient être traités localement.

Des régions ayant tout misé sur l’agriculture productiviste et monospécifique se trouvent ainsi victimes de ces transports à bas coût assurant le triomphe du moins disant social.

Il est grotesque de voir les victimes de ce système absurde refuser cette relocalisation et défendre ce qui les accule à la faillite.

 

 

 

Or, les forces réactionnaires, c’est-à-dire les patrons routiers, les agriculteurs, tendance FNSEA, le MEDEF et quelques « nigauds », victimes de la manipulation des précédents, se sont mobilisés pour refuser ladite écotaxe.

Certes, élaborée par l’ancien gouvernement, celui de la secte des adorateurs des entreprises privées, la taxe écologiste est viciée en sa forme.

Le gouvernement FILLON a concédé à une entreprise privée la collecte de cet impôt en lui cédant 20% du produit, soit sur un milliard d’Euros par an espéré, deux cent millions d’Euros.

Les conservateurs rétablissent les fermiers généraux d’antan en confiant à une société privée le recouvrement de l’impôt,  démarche systématique de ceux qui veulent déléguer les services publics au secteur spéculatif.

L’écotaxe : un bon principe et unemauvaise modalité.

 

 L’abandon de l’écotaxe signifierait, contractuellement, de fortes pénalités à la charge collective et au profit du concessionnaire.

 

 

  

Comparons :

Le 27 octobre, le même nombre de manifestants, soit de l’ordre de huit cents, se mobilisent à RODILHAN (GARD) contre la corrida et dans l’Ouest, contre un portique écotaxe.

 

Les premiers nommés, comme tous les défenseurs du vivant, se montrèrent, comme d’habitude, pacifiques et le gouvernement, que certains imaginaient « progressiste », demeure sourd à l’appel de la conscience et aux aspirations de la majorité.

 

Les seconds, fidèles au style violent des protestations de l’axe « pollueurs exploiteurs », blessent, vandalisent, cassent.

 

 

Le gouvernement dit « socialiste » suspend l’entrée en vigueur de l’écotaxe.

Nous voyons que par-delà la pertinence d’une cause, prévaut la brutalité, la peur du trouble à l’ordre public, lorsque la menace provient de la frange conservatrice de la société.

Certains médias sous contrôle discréditeraient des manifestants pacifiques      qualifiés promptement  « d’extrémistes » défenseurs des animaux et de l’écologie,  intégristes dont il conviendrait d’exploiter la moindre pécadille s’ils avaient l’audace d’en commettre une.

 

 

 

En revanche, un éleveur, un chasseur, un camionneur qui brise, affronte la police, détruit un bien public, participe, pour certains médias formatés, du sain folklore républicain.

Selon que vous serez structurés, menaçants, susceptibles de troubler gravement et durablement l’ordre public ou que vous serez non-violents, les pouvoirs publics s’inclineront devant vos exigences ou ignoreront vos aspirations.

 

 

 

La société ne parvient pas à s’extraire de la loi de la force.

Décidément, nous ne vivons guère une époque moderne et éclairée !

 

 

 

          Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 10:01

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 27 octobre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

            L’engagement politique.

 

 

 

Dans une démocratie idéale, en uchronie, tout citoyen doit militer dans un parti politique pour promouvoir ses convictions, incarner  son éthique.

Les partis politiques concourent, en théorie, à la vie publique, selon les prescriptions de l’actuelle constitution Française.

Or, si mon civisme  me conduit toujours à exercer un droit de vote douloureusement acquis par les gens de mieux du passé, je manque à ce devoir d’engagement en n’émargeant dans aucun parti politique.

 

 

  

Cela tient, présentement, dans les démocraties anesthésiées, à une dégradation de l’esprit public qui oppose politique et éthique.

La politique et l’éthique  ne se rejoignent que lorsqu’un engagement vous expose à des périls autres que celui de perdre votre honneur dans une course dégradante aux apparences et prébandes des pouvoirs.

Lorsque l’Histoire trébuche, qu’un engagement fait encourir la prison, la déportation, l’exécution, ceux qui militent, dans les périls, au risque de leurs vies, ne sont pas  ceux qui, sans grande conviction, éliminent les petits copains rivaux afin de contrôler le parti, fusée porteuse de leurs petites ambitions.

Il est évident que le souci de la conquête d’un pouvoir légitime l’action lorsqu’elle vise à obtenir un résultat autre que purement égotiste.

 

 

 

Les partis dits de gouvernement, ne sont jamais que des syndicats d’élus ou d’aspirants à le devenir.

 Pour ces gens d’appareils l’obsession est  d’accéder à la députation ou au ministère, non pas pour changer l’ordre injuste, mais pour faire carrière, comportement que je ressens comme dérisoire.

 

 

Outre cette maladie morale de la « classe politique », il faut constater que la défense du vivant n’occupe guère les acteurs du cirque médiatique.

La protection de la nature, l’abolition de la chasse et de la corrida, la reconnaissance d’un statut de l’animal ne sont nulle part à l’ordre du jour.

 

 

 

Je salue et remercie certains parlementaires, moins archaïques que les autres, qui déposent, à chaque législature, des propositions de lois généreuses portant sur ces sujets essentiels pour nous,mais tellement secondaires pour les formatés conformistes.

 

 

 

Ces législateurs font ainsi plaisir, à bon compte, à une fraction importante de leur électorat mais sans faire de l’adoption de leurs textes la condition d’un soutien à une quelconque majorité.

Ils savent que leurs propositions de lois ne seront pas  examinées par les assemblées, les successifs gouvernements veillant à ce que rien ne change jamais, dans ce domaine comme dans les autres.

 

 

 

Ecoutez, dans les médias, les leaders de l’écologie politique.

Le rapport de l’homme au vivant n’est jamais évoqué.

Ils adoptent des postures, donnent des coups de mentons suivis d’aucune conséquence, déclarations d’autant plus tonitruantes qu’elles sont d’opérettes, et le font à contre emploi, sur des sujets étrangers à l’écologie éthique.

 

 

 

Alors, l’humain de conviction, celui qui sert une cause et ne se sert pas d’elle pour conquérir les palais nationaux, n’adhère plus à des partis auquel il n’attache plus aucun crédit.

La vie politique confine à des alternances de personnels qui ne sont pas même des alternatives.

Avec des différences de styles, d’arrogances, de morgue entre les uns et les autres, ce sont les mêmes intérêts du Marché roi que servent les gouvernants.

 

 

 

Il n’y a pas de rupture, de changement de système, de véritables avancées sur la voie d’une société moins brutale, moins cruelle pour les êtres vivants, humains ou non-humains.

 

 

 

Puisque le devoir de tout citoyen est de militer dans un parti politique, je déférerai à ce devoir le jour où une force crédible proposera d’accéder au pouvoir, en alliance avec d’autres compatibles,  en mettant en préalable à la formation d’une majorité l’amélioration de la condition du vivant, l’arrêt des tortures et violences infligées aux animaux, le respect effectif et non affiché de la nature.

 

 

 

Je ne concevrai jamais une dissociation de la politique et de l’éthique, non pas qu’il faille les confondre, mais parce qu’il ne faut pas les opposer sous peine de dégrader la première nommée.

 

 

 

En attendant, nourrissons une dose inépuisable de  mépris pour ces personnages qui se firent élire au nom de l’écologie et qui refusent leurs signatures aux propositions de lois contre la chasse ou qui, bêlant à l’unisson des arriérés, veulent la mort du loup.

 

 

 

             Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 09:55

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 20 octobre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

            L’impasse.

 

 

La civilisation actuelle, devenue planétaire, se fonde sur une croissance quantitative qui, d’une part, conduit l’humanité à sa perte et, d’autre part, ne semble pas pouvoir être enrayée.

Pour illustrer ce fait évoquons un des aspects particulièrement édifiant  de cette croissance.

Nos contemporains, y compris écologistes, y compris hostiles à la créationdu scandaleux aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, veulent prendre l’avion, voyager, visiter les antipodes, bénéficier du dépaysement, découvrir des sites où l’industrie du tourisme les piège.

 

 

Ainsi, les Européens nantis ou modestes polluent l’atmosphère et les sites par leurs déplacements vibrionnaires, sur les autres continents, récréationnels et conditionnés.

 

Dans le même temps, les médias se félicitent de ce que les classes moyennes émergentes de l’Inde, de la Chine, du Brésil viennent, à PARIS, enrichir les tenanciers d’établissements créés pour les satisfaire.

 

Or, il est évident que si tous les Européens voulaient arpenter la muraille de Chine et si tous les chinois venaient déambuler dans les rues de PARIS, l’atmosphère ne résisterait pas.

 

 

La question n’est nullement d’opiner sur le « bien » ou le « mal » fondé de l’activité touristique.

La logique du tourisme de masse naufragera, à son  terme extrême, la vie sur terre.

Cependant, ni à titre individuel, ni collectivement au sein des sociétés politiques, l’humain n’est disposé à renoncer au mode de vie dicté par sa nature et par la culture mercantile.

Ce qui constitue une évidence s’agissant des voyages demasse et à distance, vaut pour tous les objets de la croissance quantitative.

 

 

 

Souhaiter l’avènement d’une frugalité heureuse, d’un hédonisme naturaliste s’impose dans une éthique de la responsabilité, tout autant que la lucidité consiste à mesurer que l’humanité ne s’oriente pas dans cette issue de secours.

 

 

Il y a incompatibilité entre les aspirations à consommer sans cesse davantage  et la survie de l’espèce devenue trop nombreuse pour que la terre puisse supporter les exigences humaines.

Qu’il y ait ici ou là des hommes d’exception prônant et vivant les vertus salutaires, nous console de tant de médiocrité et d’indigence intellectuelle et morale.

Mais ces vigies éclairées ne font que montrer un chemin que le troupeau ne suit pas.

 

 

 

L’Europe, pour parler de chez nous, adopta quelques importantes directives relative à la préservation de la nature et notamment celles concernant les oiseaux (du 2 avril 1979 reprise le 30 novembre 2009), cauchemar des chasseurs Français, et celle portant protection de la faune, de la flore et des habitats «du 21 mai 1992).

Mais l’Europe, à l’instar des pays membres, est gouvernée par des adeptes du Marché, des apôtres des entreprises privées, de la concurrence, de la compétition, du culte du secteur marchand hors duquel il n’y a point de salut.

 

 

Ces gouvernants, en adoptant les directives écologiques, rendaient l’hommage du vice à la vertu, pensant sans doute que face à l’économie qui fait sa loi, au commerce, à l’aménagement du territoire c’est-à-dire au déménagement de la nature, ces normes resteraient des « chiffons de papier ».

Les associations multiples oeuvrant pour la préservation des milieux ou des espèces s’emparèrent très opportunément du droit Européen pour entraver la cancérisation de l’espace par les infrastructures chères aux affairistes.

L’actualité nous en offre des exemples chaque semaine.

Félicitons, en ces jours, les associations qui firent suspendre par le conseil d’Etat, le 9 octobre, un arrêté créant une scierie gigantesque dans le bois de TRONÇAY dans le département de la NIEVRE.

 

 

Aussi, le président de la Commission Européenne, José Manuel BAROSO, partisan du « libéralisme économique » demande la suppression de certaines directives et l’évaluation des incidences d’autres normes sur la sainte croissance.

 

 

Pour les  affairistes spéculateurs, tout ce qui gêne le profit immédiat et forcené est un mal.

Ils veulent des gaz de schistes, un droit de l’urbanisme muselant les associations empêcheuses de bétonner, comme ils aspirent à des salariés flexibles, corvéables et peu coûteux, car, de l’autre côté de la frontière, le concurrent produit à très bas coût.

Les « risquophiles » des entreprises privées (de scrupule) empoisonneraient volontiers les populations, détruiraient la nature entière, anéantiraient les espèces sauvages, pour faire de l’argent.

Ils vendent de l’amiante, des molécules douteuses, des pesticides cancérogènes, en sachant ne pas encourir les peines criminelles que justifieraient leur cupidité.

 

 

 

L’Europe, pourvoyeuse de nombreuses normes juridiques, n’est pas un monstre hors-sol, une entité mystérieuse. C’est le peuple Européen qui élit tous les cinq ans son parlement et c’est ce parlement qui valide ou non la Commission que préside présentement  José Manuel BAROSO.

 

 

Si l’an prochain, le peuple Européen réélit une majorité pro-entreprises privées (PPE), le continent subira la même politique.

Les mêmes imposteurs annonceront la sortie du tunnel, la fin de la crise pour peu que le peuple accepte la réduction des emplois publics, les sacrifices  des gens modestes, pour permettre aux entreprise du secteur marchand de faire de la croissance quantitative.

La vérité est qu’il n’y aura pas de sortie du tunnel et de fin de la crise.

Nombre de commentateurs, politologues, histor’iens, sociologues, font des parallèles entre notre temps et les années 1930 qui connurent également une crise économique, d’abord brutale, puis rempante.

La montée des valeurs de droite n’est pas le seul élément de similitude.

 

Or, historiquement, ce ne fut pas le NEW DEAL du président ROOSEVELT qui mit fin à la crise économique, mais la guerre.

 

 

La nature se meurt, victime des promoteurs, des spéculateurs, des chasseurs, des exploitants agricoles, mais, consolons-nous, leur système prévaricateur ne subit pas une petite « crise » conjoncturelle et passagère : il échoue.

 

 

 

          Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

 

 

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 11:22

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 6 octobre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

 

           Les semeurs de mort gangrènent la société contemporaine.

 

 

 

 

           L’assemblée nationale édicte un code des lobbyistes permettant de mieux les identifier et rendre leur présence moins occulte, dans les couloirs du parlement, qu’ils arpentent à longueur de journée, pour harceler les élus au profit de leurs commettants.

La France n’échappe pas à cette corruption de la démocratie qui sévit aux USA, à BRUXELLES et auprès de la plupart des parlements.

Le terme anglo-saxon pourrait se traduire en langue latine par MAFIA CAR l’influence sournoise, les jeux d’intérêts sordides, les marchandages inavouables constituent le lot de tous les lobbies de la planète.

Les défenseurs du système mentent au citoyen innocent en énonçant : « Les lobbies participent au fonctionnement démocratique en représentant, auprès des pouvoirs politiques, de légitimes intérêts ».

 

 

 

 

 

Il n’en est rien.

A la différence des partis politiques qui concourent à l’expression des convictions et à la promotion des carrières, des syndicats qui militent en faveur des salariés, des associations qui irriguent le corps social, un  lobby n’est que le chancre d’intérêts catégoriels opposés à l’intérêt général. Il se  structure uniquement sur des bases financières.

 

 

 

 

Ici et ailleurs, vous ne verrez jamais le lobby des sans-abris, des chômeurs, des travailleurs précaires, des veuves impécunieuses, des patients, des enfants maltraités, des loups et des ours pyrénéens, ni même des agents de la fonction publique.

En revanche, les firmes, les banques, les assurances et surtout les semeurs d’addictions et de  mort  que sont les filières de l’alcool, du tabac, des armes, de la chasse sévissent dans les coulisses du pouvoir.

Pour constituer un lobby, il faut et il suffit d’investir de l’argent, beaucoup d’argent, pour recruter quelques salariés ayant pour mission de monter des dossiers et de démarcher les hauts fonctionnaires, les ministres, les députés et les sénateurs.

Ces officines fournissent à la presse des communiqués publiés sans le moindre esprit critique.

 

 

 

 

Avocats des pires causes, les lobbyistes font de l’influence obscure  sur le législateur et sur le pourvoyeur de deniers de l’Etat, leur métier.

Qu’importe la valeur des intérêts représentés, ni le nombre des femmes et des hommes bénéficiaires du lobby !

Qu’importe également la nocivité des mesures sollicitées attentatoires à la santé publique, à  la sécurité des personnes, au sort des animaux et de la biodiversité !

Le lobbyiste sert celui qui le paie.

 

 

 

 

 

Le poids des lobbies explique le décalage si fréquent entre la volonté démocratique du pays et la réglementation adoptée par le pouvoir politique.

 

 

 

Illustrant avec éclat ce décalage, un sondage IFOP, réalisé en ce mois d’octobre à la demande d’associations protectionnistes (ONE VOICE et ASPAS) révèle que 80% des Français souhaitent une totale protection des espèces comme le loup.

Piteusement, le gouvernement permit, avant annulation momentanée par un tribunal administratif, des battues aux loups dans les ALPES MARITIMES, battues exigées par une poignée  d’esprits  moyennageux, minoritaires, structurés en lobbies thanatophiles.

Bafouant les aspirations des citoyens, les autorités obtempèrent aux injonctions des lobbies.

Elles le font souvent au détriment de l’intérêt général et au profit des marchands de boissons alcoolisées, des cigarettiers et des pervers qui ne peuvent se passer de leurs armes à feu.

Tant pis pour les malheureux malades addictifs aux drogues estampillées « nationales » et pour les innombrables victimes des fusils qu’il conviendrait de faire disparaître.

 

 

 

 

 

Ce n’est point, pour la santé de la démocratie, un code du lobbying que devait adopter l’assemblée nationale, mais la pénalisation de cette activité nuisible.

 

 

 

L’argent qui corrompt tout ne devrait plus pervertir un législateur présumé être le « représentant » du peuple.

N’est-il pas absurde d’admettre que des corporatismes paient des « représentants », pour intoxiquer les représentants élus ?

 

 

Ce qui est en cause n’est nullement l’existence de corps intermédiaires dans la société.

Ces corps sont nécessaires.

La médiocrité des temps fait que les partis politiques, simples fusées porteuses de petites ambitions de bien petites gens, n’offrent plus l’immense intérêt moral qu’il y a à s’engager au service d’ardentes convictions.

Les inévitables imperfections, trop humaines, des mouvements associatifs peuvent user

Les volontés  militantes.

Néanmoins, partis politiques et associations sont les organes vitaux de la société.

Toute personne responsable jouit du droit et supporte le devoir de les vivifier.

Le lobbying, étranger à ces organes de participation, n’a rien à voir avec une vie démocratique.

C’est le triomphe de la ploutocratie mafieuse qui putréfie l’Etat.

 

 

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 10:25

 

 


  
Les milliardaires, rois du béton, des parkings, de l'armement, de l'eau, de l'énergie s'offrent des chaînes de télévisions et prennent des participations dans les grands journaux.
Ce n'est point par goût de la culture, pour jouer au gentil animateur ou pour favoriser le pluralisme de la pensée.

  
Les nazis, les soviétiques, par leur presse violaient l'opinion publique, proférant avec assurance d'énormes bobards.
Les ploutocrates ici prostituent l'opinion publique en distilant une propagande plus habile, plus sournoise, offrant même les pures apparences d'un pluralisme menteur.
En fait, le système veille à imposer des dogmes, tout en laissant à la marge s'exprimer les "décalés". Cela leur confère un alibi de vertu démocratique tout en leur assurant la maîtrise du corps social.
Un scandale illustre ce que nous énonçons depuis des années.

  
Le journaliste "engagé" (ce qui est élogieux), Hervé KEMPF, travaillant au MONDE depuis quelques années, voulait enquêter sur les dessous de l'affaire NOTRE DAME DES LANDES.
Ainsi qu'il l'explique, il a été censuré.
Par qui?
quels intérêts sordides, quelles collusions  affairistes peuvent bien  expliquer l'acharnement d'un gouvernement dit socialiste (ne riez pas si fort!) à ofrir à VINCI son grand aéroport?
  
Nous sommes solidaires de Hervé KEMF et appelons tous les citoyens éveillés, écologistes ou non, à combattre la mafia des entreprises privées "de scrupules".
Ces gens-là, pour faire toujours plus d'argent, assassineraient la terre entière, exploitant sans vergogne la nature, les animaux et les hommes.
Leur système économique est pervers.
Leur liberté de la presse n'est qu'un leurre.
Pour eux, le bon peuple doit croire à la Croissance, au Développement, aux emplois générés par les spéculateurs, à une société casino où l'argent n'est plus un moyen mais une fin, un toxique.

Ceux qui prostituent les consciences ne valent pas mieux que ceux qui les violaient.

          Gérard  CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
  
_______________________________________________________________________________________________
Adieu Le Monde, vive Reporterre
  
Hervé Kempf
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lundi 2 septembre 2013

  
Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde : en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait,
par le« solde de tout compte ».

 
Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse : la censure mise en œuvre par sa direction,
qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes.

 
Au terme de l’histoire que je vais ici retracer, il ne me restait qu’une issue, si je voulais conserver la liberté sans laquelle le journalisme n’a pas
de sens : abandonner le confort d’un salaire assuré et de moyens de travail avant que soit étouffée la dernière marge d’expression qui me restait, la chronique
Ecologie.

 
Abandonner le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et vendu en 2010 est une libération. Je me lance dans l’aventure du site Reporterre, parce que plus que
jamais, une information indépendante est nécessaire pour rendre compte du phénomène le plus crucial de l’époque, la crise écologique.

 
On trouvera ci-après le récit des événements ouverts le 5 novembre 2012 et qui ont conduit à cette décision. Les lecteurs qui en auront le temps trouveront
dans
C’était un autre monde
une présentation de mon travail antérieur dans ce journal qui éclairera le contexte de cette affaire.
 
Rappelons simplement quelques dates :
- création du service Planète : octobre 2008 ;
- création de la chronique Ecologie : février 2009 ;
- prise de contrôle du Monde par MM. Bergé, Niel et Pigasse : juin 2010.
 
Notre Dame des Landes : il est interdit d’enquêter

 
J’ai suivi avec attention le dossier de Notre Dame des Landes depuis qu’en 2007, j’avais rencontré sur place des protagonistes du projet d’aéroport. J’y
étais retourné en août 2009, enquêtant et présentant les arguments des uns et des autres, dans ce qui fut un des premiers articles de presse nationale
abordant en détail le sujet.
 
Articles dans Le Monde du 11 août 2009.
 
Je gardais un oeil attentif sur ce dossier qui ne semblait pas vouloir s’apaiser. J’étais le journaliste qui publiait le plus d’articles sur ce sujet, comme
en témoigne la base de données du Monde : sur les 155 articles ou brèves où apparaît l’expression « Notre-Dame-des-Landes » entre le 19 novembre 2005 et
le 19 novembre 2012, 33 sont signés de moi, le deuxième auteur, Anne-Sophie Mercier, signant 14 articles, le correspondant local, Yan Gauchard, 10.

 
J’avertis, dans une chronique du 5 octobre 2011, que cette affaire serait délicate pour un gouvernement socialiste : « Il serait dommage qu’une éventuelle
présidence socialiste s’ouvre par le spectacle de CRS évacuant des paysans et des écologistes pour faire couler le béton ». Mais ni M. Hollande, ni M.
Ayrault, ne lisaient apparemment la chronique Ecologie.

 
En octobre 2012, des forces de police investissaient la zone de Notre Dame des Landes où est censé être construit un aéroport. Elles venaient déloger les
quelques centaines de personnes qui s’y étaient progressivement installées durant les années précédentes.
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Gendarmes à Notre Dame des Landes, octobre 2012

 
Je consacrais trois chroniques aux événements, dont deux peuvent être qualifiées de « scoop » : le 14 octobre 2012, j’avertissais de l’imminence d’une intervention
policière, qui se produisit le 16 octobre ; le 21 octobre, je montrais que l’affaire n’était pas locale, mais bien nationale ; le 3 novembre, je révélais
que M. Hagelsteen, le préfet de Loire-Atlantique qui avait préparé l’appel d’offres que remporterait ultérieurement la compagnie Vinci, avait plus tard
été embauché par cette entreprise.
 
Durant toute cette période, entre la mi-octobre et la mi-novembre, je m’étonnais de la réticence du journal à suivre cette affaire, alors même que le service
Planète aurait dû plonger sur ces événements qui étaient alors le principal sujet de l’actualité environnementale. Sur place, dans la ZAD (Zone à défendre),
les forces policières puissamment armées détruisaient maison après maison, noyant le bocage sous le gaz lacrymogène, mais rencontrant une résistance farouche
des nouveaux habitants de la zone, des opposants de toujours et des paysans. Ces événements étaient quasiment tus par Le Monde. Le journal publiait cependant
le 27 octobre, alors que le résistance se renforçait, un article étonnamment titré "Le ciel se dégage pour l’aéroport de Notre Dame des Landes". J’avais
demandé dès le 16 à partir sur place en reportage, la chef de service me dit que ce n’était pas possible pour des raisons budgétaires.

 
Je traitais donc le sujet, tant bien que mal, par la chronique Ecologie. Je dus m’absenter une semaine, juste après avoir publié, le samedi 3 novembre,
l’information sur l’évolution professionnelle du préfet Hagelsteen. Ce papier fit du bruit : il intervenait à un moment où l’action policière échouait
décidément à réduire la résistance. Alors que ce qui devait être expédié en deux coups de cuiller à pot se transformait en guerilla, cette information,
comme tant d’autres éléments du dossier, montrait que la cause si obstinément défendue par le premier ministre était fort discutable.

 
Dans les jours suivants, en mon absence, un collègue était enfin envoyé sur place. Je revins le 12 novembre. Une grande manifestation devait avoir lieu
le 16 novembre, elle s’annonçait d’ampleur importante. Je demandais à y aller, ayant suivi le dossier depuis le début. La chef de service s’y opposa. Au
terme de l’échange, nous convinmes d’en référer au directeur adjoint de la rédaction, Didier Pourquery. J’allais voir celui-ci une heure plus tard. Il
me dit que, par ma chronique, mes livres, j’étais “trop marqué" et que je ne pouvais pas couvrir le sujet. J’objectais que mes livres n’avaient pas évoqué
le sujet de Notre Dame des Landes, que les chroniques avaient "sorti" des informations exclusives et exactes sur ce dossier, que, par ailleurs, j’écrivais
dans les autres pages du journal différemment que dans la chronique qui, par nature, adoptait un ton et un angle fortement marqués. Mais non, "moi, directeur
de la rédaction, je décide que tu n’iras pas". Mais ne pourrais-je travailler avec un autre collègue ? Non. Faire au moins un papier "magazine" dans le
supplément hebdomadaire du journal ? Non. Nous parlâmes assez longuement, mais la réponse était tranchée : je ne pouvais pas couvrir Notre Dame des Landes
pour Le Monde, hors la chronique. Je n’obtins qu’une chose : pouvoir partir en reportage sur mon temps libre pour celle-ci et pouvoir le raconter sur Reporterre.

 
Il m’envoya en fin d’après-midi un courriel indiquant : « Bonsoir,
En effet Hervé tu as bien noté que je ne souhaite pas que tu suives ce dossier pour le journal (ni pour le M d’ailleurs). Et j’ai bien noté que tu irais
sur le terrain en tant que Hervé Kempf chroniqueur ’engagé’. Tout est clair
Merci
Didier ».

 
Je répondis : « J’irai sur le terrain en tant que journaliste. Je ferai mon travail, qui est de témoigner de mon époque, en relatant honnêtement un moment
important de l’histoire du mouvement écologique.
Dans le contexte actuel, le terme de chroniqueur ’engagé’ me paraît injurieux – à moins que l’on parle des ’éditorialistes engagés’ quand trois éditoriaux
avalisent le Traité TSCG, ou de ’chroniqueur engagé’ à propos de notre camarade assurant la chronique Europe, aux vues très tranchées. J’en reste à ces
exemples. »

 
Contre tous les usages, j’étais dessaisi sans raison valable d’un dossier que j’avais couvert et fait mûrir depuis le début. On me bloquait les reportages,
mais aussi les enquêtes sur une affaire où les intérêts économiques paraissaient singulièrement tortueux. En m’interdisant de traiter ce sujet, en refusant
de donner écho à ce que je pourrais voir ou trouver dans mes enquêtes, on assumait le fait que Le Monde ne creuserait pas le dossier de Notre Dame des
Landes. C’était, de fait, une censure.

 
Que faire ? A court terme, préparer mon reportage (qui s’effectuerait à mes frais) et prendre rendez-vous avec Erik Izraelewicz, qui fut calé le lundi suivant.
Je partis le jeudi pour Notre Dame des Landes. Dans l’espace confiné des 2 400 signes de la chronique, je restituais un constat essentiel de la lutte :
les "zadistes" et les "historiques" ne s’étaient pas divisés, comme l’avait espéré le pouvoir, c’était au contraire leur alliance contre la répression
qui avait fait échouer celle-ci (
« Solidarité écologique »).
Et sur Reporterre, je racontais
ce que j’avais vu durant ces trois jours magnifiques.
Dans un registre d’écriture propre au média, bien sûr, ce n’était pas le reportage que j’aurais écrit dans Le Monde.

 
La rencontre, lundi 19 novembre, avec Erik Izraelewicz, n’aboutit à rien. Nous discutâmes franchement, quoique calmement, car l’estime était, je crois,
réciproque. Il me dit presque d’entrée de jeu qu’il soutenait sa direction. Il me reprocha l’accroche de mon reportage, en forme d’allégorie. Je lui répondis
que c’était la réponse à la déloyauté du journal à mon égard. Il me dit que j’avais désobéi en allant à Notre Dame des Landes, à quoi je répondis que Didier
Pourquery m’y avait autorisé. J’évoquais l’idée que le journal aurait pu subir des pressions à propos du traitement de ce dossier. Erik dit que c’était
injurieux.

 
Plus tard, des indices concourrant me firent penser que l’hypothèse de pressions d’un propriétaire sur le journal à propos de Notre Dame des Landes était
pensable. Ce sont des indices, pas des preuves. Je les publierai si cela parait nécessaire au public.
 
Mais mon propos n’est pas de savoir pourquoi la direction du Monde a bloqué mon travail de journaliste. S’il y a eu pression, elle devait y résister. S’il
n’y en pas eu, elle devait me laisser travailler. Le journal aurait pu discuter des sujets, travailler les angles, m’associer un autre journaliste. Mais
non : la direction ne discutait pas, elle interdisait. Le contrat de liberté qui fonde la légitimité de la presse était rompu.
 
Je ne lâchais pas le morceau. J’allais voir les uns et les autres, interrogeais le syndicat, faisais front face à l’agressivité de la hiérarchie. Nous avions
convenu avec Erik Izraelewicz de nous revoir. J’appelais son secrétariat pour prendre rendez-vous. Sa secrétaire me dit, affolée, "Erik va mal, les pompiers
sont dans son bureau". Le directeur du Monde décédait le soir même, 27 novembre.
 
Nous n’étions pas d’accord, mais je le respectais. C’était un homme droit, il écoutait.

 
La vie continua. L’affaire n’était pas close. Il me restait la chronique. Je continuais à travailler avec les moyens du bord. Le 2 décembre, m’appuyant
sur le travail de contre-expertise des opposants au projet de Notre Dame des Landes, la chronique Ecologie montrait comment, dans l’enquête publique, l’Etat
avait manipulé les chiffres pour présenter comme profitable le projet. J’étais coincé dans les 2 400 signes d’un article enfoui au fond du journal ? Rien
n’interdisait de
développer la démonstration sur internet.
De nouveau, ce travail repris par d’autres sites, eut un réel écho.

 
Mais un journaliste ne peut pas enquêter durablement sur les sujets délicats si le média qui l’emploie ne le soutient pas. Il y faut du temps, quelques
moyens, la discussion avec des collègues motivés, la force de la carte de visite. Je savais dans quelles directions il faut porter le regard, l’indiquais
dans la chronique du 16 décembre ("Voici le programme") et notamment sur "le comportement des grandes firmes de génie civil et concessionnaires, à la puissance
financière devenue énorme et qui, par des formules de type partenariat public privé, s’assurent la gestion d’opérations qui sont logiquement de la responsabilité
publique. »

 
Je vis le directeur par intérim, Alain Frachon, le 5 décembre. Discussion intéressante, mais qui n’aboutit à rien : le fond du problème était nié. Dans
une lettre qu’il m’écrivit le 17 décembre, il exprima le point de vue officiel de la direction : « Ce ne sont pas tes compétences qui sont en question,
mais un problème d’image : nous tenons à ce que l’approche du journal reste aussi impavide que possible, tout particulièrement dans les pages Planète ».

 
A quoi je répondis : « Impavide, nous dit le dictionnaire, signifie ’qui n’éprouve ni ne manifeste aucune crainte, aucune peur’. De quoi le journal pourrait-il
avoir peur ? En quoi mon travail de journaliste et de révélateur d’aspects dérangeants du dossier Notre Dame des Landes pourrait-il empêcher le journal
de ne pas avoir peur ? »
 
Une réponse possible à cette question est que Le Monde avait peur de déplaire aux promoteurs du projet d’aéroport.
 
La fin
 
Je ne détaille pas les mois suivants, qui ont été pénibles. On voulait me transformer en coupable. Les événements prirent une telle tournure que le délégué
du personnel me conseilla de consulter le médecin du travail, qui m’orienta vers une psychologue. J’allais bien, heureusement, même si le choc était rude.
Je découvris alors que plusieurs de mes collègues étaient en dépression nerveuse, qu’une mission sur les risques psycho-sociaux était menée dans l’honorable
journal, qu’une plainte pour harcèlement moral était engagée par une collègue.

 
En mars, une nouvelle directrice du Monde fut désignée par les actionnaires. Une de ses premières réformes fut de rétrograder le service Planète, pourtant
bien peu remuant, en un pôle subordonné au service International. Le journal lançait une formule marquée par un cahier consacré à l’Economie et aux entreprises,
signe de la ligne nouvelle, qui visait la clientèle des "responsables"et CSP +++.
 
Le Débat national sur la transition énergétique, peu traité par le journal, trouva soudain une vive expression, le 17 mai, sous la forme de quatre pages
axées sur « la compétitivité des entreprises » et majoritairement rédigées par des journalistes économiques extérieurs à la rédaction. On expliquait que
l’enjeu essentiel d’une nouvelle politique énergétique était la compétitivité des entreprises, que le gaz de schiste réveillait l’industrie américaine,
que la politique énergétique allemande produisait maints effets pervers. Un colloque organisé par l’Association française des entreprises privées (les
cent plus importantes) et le Cercle de l’Industrie (fondé naguère par Dominique Strauss-Kahn) avec Le Monde accompagnait cet exercice de communication,
qui remerciait Alstom, Areva, GDF-Suez, Arkema, Lafarge, etc. Ces partenaires avaient-ils apporté 35 000 euros au journal pour prix de ces quatre pages,
comme me l’indiqua un collègue bien placé pour le savoir ?

 
Le 18 juin, Le Monde organisait, avec l’Institut de l’entreprise, l’International summit of business think tanks (Sommet international des cabinets de réflexion
sur les affaires), "avec le soutien de Deloitte et Vinci". Pour préparer cet important événement, des entretiens avec des chefs d’entreprise furent publiés,
le premier avec Xavier Huillard, président de Vinci.
 
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Xavier Huillard, PDG de Vinci
 
L’environnement gênait. Plus que jamais, la chronique Ecologie divergeait des éditoriaux et des autres chroniques. Cela restait un espace de liberté, mais
dans une atmosphère de plus en plus pesante.
 
En juin, une actualité, le décès de Pierre Mauroy, obligea à supprimer la page du journal du vendredi 7 qui comprenait la chronique Politique. La direction
de la rédaction décida de déplacer cette page au lendemain samedi, et de supprimer de ce fait la chronique Ecologie qui devait paraitre ce jour. C’était
un choix éditorial net, qui marquait quelle était la priorité. Pour la première fois depuis sa création, cette chronique était supprimée. On allait me
conduire à une lente asphyxie. Nous échangeames des courriels, puis des lettres.

 
J’allais voir Louis Dreyfus, le président du directoire et directeur de la publication, et nous convinmes qu’une rupture conventionnelle de contrat était
la solution idoine. J’étais libéré.
 
Le quotidien de l’écologie
 
Libéré... et chômeur. Dans toute cette lutte, je n’ai pas cherché à "voir ailleurs". Un média aura-t-il le désir de travailler avec un bon journaliste d’environnement,
libre, produisant régulièrement des informations et des idées nouvelles, apprécié du public ? On verra. Le téléphone est ouvert.

 
Mais dans le secteur économique dévasté qu’est devenue la presse, et largement dominé par les intérêts capitalistes, le journalisme environnemental est
relégué, de nouveau, à la position de cinquième roue du carosse, voire de gêneur. Ce qui compte, dans l’atmosphère délétère d’un système qui ne proclame
la démocratie que pour mieux renforcer les logiques oligarchiques, c’est la croissance, l’économie, la production.

 
On ne peut plus feindre qu’il y aurait des journalistes "engagés" et d’autres qui seraient neutres. Derrière la bataille pour l’information se joue celle
des priorités, et les choix de priorité renvoient à des visions différentes du monde. Le 11 juillet 2012, sur France Inter, Matthieu Pigasse, vice-président
de la banque Lazard en Europe et co-propriétaire du journal Le Monde était interviewé -
présenté, d’ailleurs, comme "engagé".
La vision de la crise par M. Pigasse était révélatrice. La question des inégalités et de la répartition des richesses n’était pas évoquée, comme si elle
n’avait aucune part dans les difficultés. Et pour résoudre le problème de la dette, une seule solution : la croissance. « La mère de toutes les batailles
est la croissance », selon M. Pigasse. Qu’il pourrait y avoir une tendance historique à la stagnation de la croissance économique dans les pays riches
était hors sujet. Quant à l’idée d’écologie, elle était aussi absente de l’entretien que l’existence des Martiens.

 
Je ne reproche à personne cette vision des choses. Simplement, il en est une autre tout aussi légitime, et qui ne trouve pas sa place dans les médias :
celle selon laquelle la crise écologique mondiale est le phénomène actuel essentiel, sur les plans historique, économique et géopolitique. Et que c’est
autour de ce phénomène - qu’il faut mettre en relation avec l’inégalité record qui structure la majorité des sociétés nationales comme les rapports entre
Nord et Sud, en relation aussi avec la lutte pour la démocratie qui anime tant de mouvements populaires à travers le monde -, c’est autour de cette question
centrale que peut et doit s’orienter la hiérarchie de l’information.
 
Nous manquons de lieux où s’expose nettement cette problématique, où se présentent les informations et les reportages qui l’expriment, où l’on lise les
débats et réflexions vigoureuses qu’appellent les nouvelles questions qui se posent, où les mouvements sociaux et les luttes "d’en bas" soient racontés,
où les mille alternatives et solutions nouvelles que créent autant de citoyens qui savent que, oui, "un autre monde est possible" seront décrites, comme
ailleurs, on relate les aventures des entreprises du CAC 40.

 
Eh bien, nous allons développer ce lieu nécessaire, ce "quotidien de l’écologie". C’est
Reporterre.
 
Faiblesse de nos moyens face aux millions des oligarques qui contrôlent les médias. Nous ne sommes rien, ils sont tout. Mais nous avons ce que l’argent
ne peut pas acheter : la conviction, l’enthousiasme, la liberté.

 
kempf (arobase)
reporterre.net
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 10:52

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 25 août 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           L’écologie : Combien de divisions ?

 

 

D’aucuns confondent l’éthique, domaine du bon, du juste, de la raison, avec la politique, domaine de la force.

 

S’il est évident que les relations entre Etats ne se fondent que sur le rapport de forces, la puissance des armes, il se dissimule à beaucoup, qu’au sein même d’un Etat, fut-il démocratique, l’influence des corporatismes, le poids des masses électorales, les potentats financiers font la loi et non l’équité, la raison, la prise en considération du bien fondé d’une cause.

 

 

Chacun comprend qu’un chef d’Etat criminel, fomentant par exemple une guerre d’agression sous un prétexte mensonger, ne finira devant un tribunal international de vainqueurs que s’il perd sa guerre et qu’en revanche il terminera ses jours, en totale impunité, dès lors qu’il dirigea une puissance inaccessible.

Ce n’est point le crime qui appelle le châtiment, mais la défaite.

La victoire met à l’abri de toute poursuite et assure une paisible retraite de président.

Ce qui apparaît à tous sur la scène internationale se produit également  à un échelon plus modeste, dans la vie politique ordinaire.

 

 

Rien ne sert d’avoir raison, de plaider pour le mieux, d’argumenter, de prouver la valeur d’une cause, si, contre vous, parlent les puissances du temps.

Alors, l’écologie : combien de divisions ?

 

7,5% des suffrages exprimés, dans l’ensemble de l’Europe, lors des élections essentielles, celles du parlement européen, en juin 2009.

2%, lors de l’élection présidentielle française, en avril 2012.

Comment s’étonner de ce que le ministre de l’écologie de ce pays soit pro-chasse, pro-corrida, pro-gavage, c’est-à-dire indifférent au sort du vivant ?

Retenons bien ceci :

Le décideur politique n’argumente que pour habiller sa décision.

Le seul déterminant est le rapport de forces.

La politique n’est pas   l’éthique.

Elle l’ignore et occasionnellement l’instrumentalise pour parer ses choix dictés exclusivement par les forces en présence.

Concrètement, en Occident, présentement, ces forces sont, d’abord l’argent, puis le nombre, le premier nommé permettant de contrôler et d’obtenir le second.

 

 

 

En juin 2014, lors des prochaines élections essentielles, celles du parlement européen, la question sera : l’écologie : combien de divisions ?

 

Les politologues annoncent une éventuelle débâcle au motif que le peuple européen, obnubilé par la « crise économique », anesthésié par les médias serviteurs des dogmes capitalistes, votera pour la Croissance, l’entreprise privée, le refus des entraves à l’initiative productiviste, donc contre l’écologie.

Il en résultera une reconduite, par le futur parlement, d’une Commission adepte de la « concurrence non faussée » !

 

 

 

En cela, le système actuel est infiniment plus efficace et plus pervers que le fut la lourde propagande des régimes totalitaires d’antan. Ce système  utilise ses propres échecs pour accentuer son emprise sur les « cerveaux disponibles » et ainsi imposer au peuple les intérêts très privés d’une infime minorité.

 

 

Plus le chômage sévit, plus le nombre des travailleurs pauvres s’élève, plus la société s’atomise et plus les grands manipulateurs vantent leurs remèdes empoisonnés générateurs de ces maux.

 

Plus ils échouent, plus ils se renforcent.

Admirons la puissance anesthésiante du système, l’efficience d’un conditionnement  dont les nazis et les soviétiques auraient rêvé.

 

 

Mais si les oligarques de la finance, propriétaires des médias méritent notre admiration consternée pour la nocivité de leur propagande d’un genre inédit dans l’Histoire, blâmons les écologistes politiques patentés incapables de faire passer un véritable message de rupture.

 Ils s’en tiennent, en  décalage avec l’opinion publique, à des clichés usés et à des thèmes qui furent progressistes, certes, mais dans les années 1960.

Ils retardent d’une révolution et par pusillanimité nient les méfaits de certaines doctrines.

 

Ils n’osent pas assumer l’éthique écologiste et taisent ce qu’ils auraient pour mission de porter sur la scène politique.

 

 

 

La défense de la nature, le rapport à l’animal,  la problématique de la surpopulation et de l’artificialisation de l’espace, l’asservissement des hommes à l’économie, l’emprise abrutissante de certaines religions intouchables sur des masses humaines sont des sujets tabous, laissés en jachère intellectuelle ou abandonnés à des démagogues réactionnaires.

 

Or, un discours novateur, courageux, iconoclaste trouverait, dans la société, un indéniable écho.

L’opinion publique est en attente et le seul discours de rupture émane des héritiers des tenants de « l’ordre moral », ce qui est tout de même navrant.

 

 

Nos écologistes politiques font de la petite politique, pour de petites carrières, dévalorisant ainsi la seule idée neuve qu’ait produite notre époque.

Sous l’angle de l’éthique, le nôtre, l’écologie transcende les Droits de l’homme pour proclamer les droits du vivant .

Cette éthique n’est nullement une régression, une remise en question des acquis mais leur amplification par l’extension du champ de l’empathie.

En langage, non plus éthique mais politique, cela gagnerait à être décliné.

Pour conquérir des divisions, l’écologie politique devrait d’abord se doter d’une raison d’être.

Dire qu’il y a des gens assez niais pour se croire honorés de devenir ministres !

 

 

Ce qui honore, ce qui transforme une vie humaine en œuvre d’art est le service d’une grande idée et certainement pas de se servir d’elle pour occuper de sa vaine présence les palais nationaux.

 

Proposer une société du respect du vivant contre la concurrence, la compétition, la théocratie,  vaut la peine !

 

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES  ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 11:52

Avec un petit peu de retard ...

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 14 juillet 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

             Agonie de la démocratie.

 

 

 

         S’il est indéniable que les pays dits occidentaux ne sont plus ni des monarchies de droit divin, ni des théocraties aliénantes, ils ne sont pas, contrairement à leurs vertueuses proclamations, des démocraties honnêtes, transparentes, au service des droits et de la liberté.

Certes, existent ici des syndicats, des partis politiques, des associations, tous groupements désignés pour concourir à l’expression de la volonté libre, éclairée, non faussée des citoyens, personnes morales réunissant des femmes et hommes méritant le noble titre de militants.

Tout militant, quelle que soit la cause pour laquelle il se mobilise, est un réfractaire refusant de devenir sujet du Marché, un rebelle au relativisme anesthésiant.

 

 

  

Mais, selon un modèle importé des USA, d’autres groupements occultes et influents vicient le système.

Ces groupements qui ne sont ni des syndicats, ni des partis, ni des associations s’appellent des lobbies.

A la différence des organisations civiques, ils ne tirent nullement leur pouvoir du nombre de leurs adhérents, mais uniquement de leurs structures et surtout de l’argent qu’ils affectent à la corruption des Etats.

 

Les lobbies font la politique des USA et copient en Europe la même technique de putréfaction des pouvoirs politiques.

 

Leurs méfaits sont innombrables, contre la santé publique, contre la qualité de la vie, contre la protection de la nature, car ils imposent leurs intérêts au préjudice de l’intérêt général, harcelant les élus, leur soumettant des propositions de lois ou plus souvent des « cavaliers législatifs », clés en main, dictant les règlements aux gouvernants et aux administrations locales.

Les lobbies salarient des conseillers en communication, des juristes, des agents affectés à plein temps pour courtiser les parlementaires, faire le siège des ministères, élaborer des textes servant leurs privilèges.

 

L’industrie, l’agrochimie, la finance et, en France, le monde de la chasse constituent ces lobbies qui tuent la démocratie en substituant leurs exigences aux souhaits des citoyens.

Si les corps intermédiaires, syndicats, partis et associations doivent être loués et valorisés pour leur rôle indispensable, il n’y aura de démocratie que lorsque l’activité de lobbying sera réprimée, bannie des assemblées parlementaires et des antichambres ministérielles.

 

 

Car, l’argent ne saurait devenir un critère d’influence.

 

L’Etat n’est pas à vendre au plus offrant qui, par le contrôle des médias, par le parasitage par des hommes en mission permanente dans les couloirs du pouvoir, altèrent la volonté majoritaire des citoyens.

Bien sûr, les innombrables lobbies économiques et ici cynégétiques tentent de faire croire que leur influence résulte du nombre des intérêts qu’ils portent.

Il n’en est rien.

Leur omnipotence réside exclusivement dans leur capacité financière de nuisance.

Si leur poids sur l’Etat ne tenait qu’au nombre des personnes dont ils représentent les intérêts, ils ne pèseraient pas lourd.

 

Lutter contre les lobbies industriels, agrochimistes, cynégétiques, du BTP aparaît ainsi comme un devoir civique.

 

Collaborer avec ces lobbies est une faute morale, une abdication de la raison, une lâcheté face à des puissances malfaisantes.

 

On ne pactise pas avec ceux qui s’approprient l’Etat, imposent des privilèges, bâillonnent l’opinion publique, détournent les législateurs de leurs devoirs et leur font oublier leurs responsabilités.

 

Tout démocrate doit se sentir en guerre contre les lobbies parce qu’ils sont des lobbies et par-delà même les intérêts qu’ils servent.

 

Mais, me dira l’ignorant : « Tout groupe de citoyens défendant des valeurs éthiques ou des intérêts légitimes ne constitue-t-il pas un lobby ? »

 

Non, car il est en effet souhaitable que les aspirations de tous les groupes depensée et de tous les intérêts soient défendus, y compris les plus mauvais, y compris ceux que l’on combat par l’idée et par le verbe, mais l’argent ne doit jamais devenir le critère discriminant.

Ce qui fait le lobby est la source de sa capacité d’orienter les choix publics.

Si l’ardeur et le nombre  de ses militants fait la force d’un mouvement, il faut considérer qu’il participe du jeu démocratique.

Personnellement, dans une acception sur ce point pllus anglo-saxonne que Française, je ne juge pas souhaitable de lutter contre des doctrines mauvaises par laprohibition ou la dissolution des partis politiques.

C’est par l’argumentation, la réfutation, le choc des convictions contraires que l’on élève une société, mais jamais par la censure et la pensée officielle.

Ainsi, distinguons, d’une part, les banales associations militantes constituées, entre autres par des chasseurs désireux de défendre leur loisir de mort, associations qui jouissent de l’entière liberté de se constituer et d’agir, et, d’autre part, le lobby chasse, construit sur des bases artificielles héritées du gouvernement de VICHY, avec une structure corporatiste, mélange toxique de pseudo-prérogatives de puissance publique et d’actions militantes.

 

, car la puissance, l’emprise totale  d’un lobby réside dans  sa seule ampleur financière.

 Il y a perversion du jeu démocratique.

 

Pour ce qui concerne les opposants à la chasse, désormais plus nombreux que les chasseurs, il faut constater l’altération radicale de la démocratie en ce pays.

 

 

 

Que deviendraient la chasse à courre, le piégeage, le tir des tétras, le braconnage de nuit des oiseaux d’eau si les Français légiféraient par voie référendaire ?

 

On mesure ici l’abyssal décalage entre les citoyens et la « classe politique » sous influence d’un lobby artificiellement constitué et pourvu de moyens financiers colossaux.

 

 

 

Face à tous les lobbies, ne soyez pas des collaborateurs mais des résistants.

 

 

 

A compter de septembre, la rue parlera contre la chasse et ne doutons pas queles féodaux cynégétiques qui obtinrent la contraventionnalisation de l’entrave à leur loisir de mort craindront toute réfutation, fut-elle pacifique et de bon ton, de leur activité « récréationnelle ».

 

 

             Gérard  CHAROLLOIS

 

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 10:14

 

 

Nous avons vraiment de la chance ... que cet homme Philppe Martin, si " bon " soit en charge de ce ministère !!! 
Nous avons voulu le changement et nous l'avons eu, mais en pire , et c'est toujours de pire en pire !!!

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Philippe Martin "je ne suis pas contre l'élevage industriel"

Soumis par Johanne L214

Philippe Martin veut prolonger la période de chasse

Soumis par Johanne L214

 

Philippe Martin à l'origine de la protection du foie gras au titre du patrimoine culturel français

Soumis par Johanne L214

 

Philippe Martin, secrétaire du groupe Chasse et Territoires à l'Assemblée Nationale

Soumis par Johanne L214

 

EELV contre l'expérimentation animale, pour les méthodes substitutives et pour l'objection de conscience

Soumis par Samuel L214

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Philippe Martin au secours des traditions cruelles

Soumis par Johanne L214
 


 Philippe Martin (PS) a agi contre les animaux

 Propos tenus par Philippe Martin, au congrès annuel des chasseurs du Gers en 1999 retranscrits par le journal La Dépêche :

 « [...] Le mal est ailleurs et les dangers qui nous guettent ont une autre origine et surtout un autre dessein. J'ai tiré de cette expérience quelques réflexions et quelques enseignements vis-à-vis de tous ceux qui veulent à la fois que rien ne change dans notre Gers [...] et que tout change lorsque cela heurte une conscience que j'ai du mal à qualifier de «bonne» mais qui devrait s'imposer à tous.

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Le 6 février 2012
 Philippe Martin (PS) a agi contre les animaux
 

Le 10 février 2009
 Philippe Martin (PS) a agi contre les animaux

 En 2009, le député Philippe Martin a demandé au Premier ministre François Fillon de prolonger d'un mois la saison de chasse dans son département du Gers.

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Le 6 janvier 2006
 Philippe Martin (PS) a agi contre les animaux

 Philippe Martin est l'un des dépositaires de l'amendement 540 de la Loi d'Orientation agricole promulguée le 6 janvier 2006, visant à protéger le foie gras de la remise en question de la légitimité du gavage par les associations de défense des animaux et par une part croissante de l'opinion publique.

 L'article L. 654-27-1 déclare :

 « Le foie gras fait partie d’un patrimoine culturel et gastronomique protégé en France. On entend par foie gras, le foie d’un canard ou d’une oie spécialement engraissé par gavage. »

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Le 1 janvier 2012
 Philippe Martin (PS) a agi contre les animaux

 Au moment de sa nomination en tant que Ministre de l'environnement le 2 juillet 2013, l'ex-député du Gers Philippe Martin était secrétaire du "Groupe d'études chasse et territoires" à l'Assemblée Nationale.

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Le 28 juin 2013
 EELV a agi pour les animaux

 Dans ce communiqué de presse, EELV soutient la chaîne humaine organisée par le Collectif Fermons le CEDS à Dijon le 29 juin 2013 et prône la limitation et l’arrêt progressif de l’expérimentation animale ainsi que le renforcement d’une recherche consacrée au développement de méthodes substitutives à l’expérimentation sur les animaux.

 Le CEDS (Centre d’Élevage du Domaine des Souches), situé à Mézilles dans l’Yonne, est un important élevage de chiens destinés à l’expérimentation, qui fournit entre autres des établissements publics de recherche.

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 Pris à parti sur la construction d'un élevage industriel de poulets dans son département du Gers, Philippe Martin, alors député et président du Conseil Général du Gers, montre une certaine opposition au projet pour ne pas nuire à l'image de son département. Mais il indique par ailleurs au journal Sud-Ouest : « Je ne suis pas contre l’élevage industriel »

 Une affirmation qui témoigne de peu de considération pour la condition des animaux dans les élevages intensifs.

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 11:26

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 7 juillet 2013

Tel. 06 76 99 84 65

 

 

            La montée des périls.

 

 

 

           Le premier ministre, soucieux de promouvoir avec la firme VINCI un aéroport contre nature, renvoie, pour la deuxième fois, ses ministres de l’écologie par trop indociles.

La première, Nicole BRICQ aurait déplu à des sociétés pétrolières désireuses de forer les abords de la GUYANE.

La seconde, Delphine BATHO aurait osé se plaindre de la réduction de son budget, réduction  commandée par la voix de son maître : le Marché.

 

 

 

Philippe MARTIN devient ministre de l’écologie.

Avec lui, les platanes  embellissant les routes du sud de la France et protégeant des chauffards peuvent trembler et ce pays ne fera guère de pas en direction de la civilisation.

Ce ministre, en effet, vanta les « saines traditions sanguinaires » d’Aquitaine que sont les corridas, le gavage des oies et la chasse des pigeons ramiers migrateurs.

Devant un tel fiasco moral, les citoyens peinent à trouver des différences avec le précédent gouvernement conservateur lié au parti CPNT, parti des chasseurs.

La même ringardise, le même populisme  méprisant pour le peuple confondu avec des minorités arriérées.

Car, ne pas respecter l’animal en sa qualité d’être sensible ne constitue pas une opinion mais une arriération.

 

Ce pays ne mériterait-il constamment qu’une classe politique dégradée ?

Bien sûr, en faisant la politique de leurs adversaires, en appliquant les dogmes du « libéralisme économique », en invoquant la croissance au lieu de prôner la redistribution et un nouveau mode de développement, en sacrifiant les intérêts des salariés aux lois du Marché, en flattant les chasseurs et les éléments les plus rétrogrades de la population, en n’étant ni socialistes, ni écologistes, ceux qui gouvernent aujourd’hui perdront immanquablement les prochaines élections et le pouvoir.

Vont-ils percevoir leurs erreurs avant qu’il  soit trop tard ?

 

 

Mais que résultera-t-il de leur échec ?

Vers qui se tournent les Français ?

 Vers des femmes et hommes de mieux, de vrais socialistes libertaires et écologistes ?

Vers le « power flower » et les bons sentiments ?

Non, vers ceux qui génèrent les périls et qui s’affrontent provisoirement avant de s’unir :

 d’une part, vers les adorateurs du Marché, ces représentants du premier cercle financier, combattants d’une lutte des classes inversée des nantis contre les salariés.

 

 

D’autre part, vers les nostalgiques du pétainisme.

Loin de proposer une nouvelle société, des solutions généreuses et éclairées, une bienveillance pour la nature, l’animal et l’homme, ces forces politiques et morales portent en elles la peur, l’exploitation, la domination et le mépris du vivant.

Ce ne sont pas des alternatives mais des impasses, sources de haines, de malheurs, fruits amers de vieilles recettes et idéologies qui ont prouvé, au siècle passé, leur potentiel de criminalité.

 

 

J’aimerais penser que nous sommes en 1789 et qu’un nouveau monde va jaillir d’un peuple transporté par une énergie novatrice et altruiste,  saut fondamental dans une autre société où l’être primerait sur l’avoir, le vivant surla production.

 

 

Hélas, je crains que nous ne soyons que dans les années 1930 et que les aigreurs, les nausées, les frustrations n’amènent que des personnages pétris de bien mauvais sentiments.

Que les peuples oublient vite les leçons de l’Histoire !

 

 

 

Faudrait-il taire ces évidences Pour ne pas paraître pessimiste ?

Chacun de nous a un devoir imprescriptible de vérité.

Ni le pouvoir actuel, ni les partis inquiétants qui montent  répondent aux défis éthiques du temps.

Où sont la générosité, la compassion, le respect de la vie ?

Pas en France, pays dont la classe politique s’imagine mandataire de chasseurs et de maquignons.

Mais, ailleurs, ce n’est guère mieux.

L’invraisemblable tribulation de Monsieur edward SNOWDEN révèle la noirceur du village planétaire.

Certains ont appris que les services secrets américains écoutaient tout le monde ou  pouvaient Le faire.

La chose n’a rien de très surprenant et ce n’est pas l’essentiel révélé par ce scandale.

Les tenants de la loi et l’ordre peuvent soutenir que mieux vaut être écouté, surveillé, espionné, suivi que d’être mutilé ou tué par la bombe d’un terroriste.

Chacun sait que les peuples sont tout disposés à renoncer à beaucoup de liberté pour un peu de sécurité.

Le fait est déplaisant, mais il y a bien pire en cette affaire.

Ce qui est source d’indignation tient au sort réservé au lanceur d’alerte.

 

 

Celui qui a parlé, qui a dit le fait, est désormais traqué par la première puissance mondiale qui se targue de démocratie et de la liberté d’expression.

En cela réside l’absolu scandale, voire  le crime contre les valeurs que l’on affiche pour faire décor.

Parce qu’il a dit la vérité, Edward SNOWDEN doit subir une chasse à l’homme et sans doute quelques traitements peu enviables en cas de capture.

BIG BROTHER n’aime décidément pas que l’on sache qu’il veille sur nous.

 

 

 

Quant au gouvernement Français, dit socialiste, de gauche, démocrate patenté, il refuse l’asile politique au proscrit dissident dont l’unique faute est d’avoir informé sur ce qu’il fallait taire.

Décidément, le courage, la lucidité, ne font pas des heures supplémentaires dans cette classe politique !

 Dire que l’opposition réactionnaire est pire encore dans l’arrogance, la morgue, la négation des valeurs du « vivant d’abord ". 

 

 

 

         Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:11

 

 


  
 Quand le monarque congédie sa ministre.

  
La ministre de l'écologie, Delphine BATHO ne s'était guère illustrée par un esprit de résistance aux lobbies contre nature.
L'amputation de 7% de son budget lui donna l'audace de critiquer cette absence de volonté gouvernementale de promouvoir l'écologie.
En France, pays encore très monarchiste dans ses  moeurs politiques, la liberté d'expression, officiellement célébrée par  de tonitruantes déclarations des droits, cède constamment sous divers prétextes imposteurs.

Un ministre demeure, comme sous LOUIS XVI un commis du prince tenu de réciter les dogmes officiels sous couvert de "solidarité gouvernementale".
En la forme, certains ministres d'hier et d'aujourd'hui suscitent notre compassion lorsqu'ils doivent citer dix fois par interview le nom de celui qui les fit ministres.
Ce pays ne serait-il pas mûr pour une vraie démocratie dans laquelle chacun, ministre ou chômeur,puisse exprimer librement, sereinement, clairement sa pensée!

 L'état, ses hiérarchies désuètes, ses obligations de réserve napoléoniennes reflètent une société sclérosée.
Sur le fond, la ministre renvoyée, tels un TURGOT ou un NECKER, dénonce la dictature de la finance et des marchés qui imposent à un gouvernement pas plus socialiste qu'écologiste, une politique de rigueur monétaire.
"Il faut faire des économies, diminuer la dépense publique, bloquer le salaire des agents et en réduire le nombre".
Sans doute "pour sortir du tunnel"!

  
qui peut croire encore à ces billevesées?

  
Sous le joug de la finance, les sociétés sont entraînées dans une spirale régressive qui n'a rien de conjoncturelle.
Dans les années à venir, les mêmes économistes affirmeront encore : "Il faut réduire la dépense publique, bloquer les salaires, supprimer les emplois".
Et ce jusqu'au jour où les peuples se lèveront pour briser les paradigmes dits "libéraux" et pour rétablir la vraie liberté: celle d'expression.

  
Quant au nouveau ministre de l'écologie, Philippe MARTIN, souhaitons-lui de résister aux lobbies funestes contre nature, mais souvenons-nous que lorsqu'il présidait le conseil général du GERS, il fit abattre massivement les platanes bordant les routes de son département, platanes dont aucun ne quitta jamais sa place pour venir méchamment percuter un assassin de la route qui sans lui aurait fauché un piéton ou tout autre usager pacifique de la voirie.
Quant aux élus dits VERTS, il serait grand temps pour eux de protéger les couleuvres en cessant de les avaler.

La dignité, l'honnêteté politique commandent qu'ils quittent un gouvernement dont le premier ministre rêve d'un gigantesque aéroport et dont le président de la république fait la cour à des chasseurs.

         Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE
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Note perso sur Philippe Martin : rien de bon à attendre concernant les animaux ...


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