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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 10:57

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS        Le dimanche 20 août 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

Quelle nature ?

 

 

 

L’humain peine à instaurer avec la nature ce lien pacifié qui lui permettrait seul de ne pas être une impasse évolutive vouée à l’anéantissement.

 

Il y a les arriérés qui pensent encore que la nature doit être domestiquée, dominée, gérée et qui n’ont pas compris qu’elle ne nous menace que par sa disparition
provoquée par notre espèce cupide et cruelle.

 

Ils veulent exterminer tout ce qui ne leur rapporte rien, concevant l’espace naturel comme un espace jardiné, exempt de vie sauvage.

 

Ennemis de la terre, ils pourchassent le loup, l’ours, ici et ailleurs l’éléphant, le lion et le gorille.

 

 

 

 

 Commentant le terrorisme islamiste, le ministre des affaires étrangères français stigmatise la «lâcheté» des assassins fanatisés et abrutis par un mythe.

 

Le ministre se trompe d’épithète.

 

Le fou de dieu n’est pas lâche. Il est cruel.

 

La cruauté est la première tare humaine.

 

Cette cruauté frappe l’homme et l’ensemble du vivant.

 

Quelle dose de cruauté faut-il pour écraser délibérément un passant qui ne vous a rien fait ?

 

Quelle dose de cruauté faut-il pour aller chasser de pauvres bêtes qui ne nous ont fait aucun mal ?

 

Bien sûr, la lâcheté existe aussi, pas chez l’assassin qui risque sa vie pour avoir la satisfaction d’ôter celle des autres, mais chez tous ces planqués du juste milieu qui n’osent pas dénoncer le crime et la cause du crime : le fanatisme religieux d’un côté, les loisirs de mort visant les animaux de l’autre.

 

 

 

Le respect du vivant ne se divise pas.

 

Tout être vivant a un intérêt légitime à vivre et à vivre sans souffrir.

 

Voilà pour les ennemis de la terre.

 

Mais face à eux, vous rencontrerez de sympathiques esthètes de la nature qui voudraient figer la nature à un stade qu’ils considèrent comme optimal, définitif, intangible. Pour eux, il y a les espèces végétales et animales présentes en un lieu et en un temps déterminé et celles qui n’ont rien à faire dans un milieu muséifié. Ils parlent d’espèces invasives à l’encontre desquelles ils seraient prêts à déclencher le feu chimique ou l’orgie des fusils pour exterminer les intrus.

 

Je ne partage pas cette conception congelée de la nature.

 

De tous temps, l’évolution amena des changements dans le règne du vivant.

 

Ce qui advient de nos jours et qui est criminel ne tient pas aux transformations, mais à l’appauvrissement de la biosphère par les activités humaines.

 

Le vivant disparaît ce qui est inacceptable.

 

Son évolution serait parfaitement admissible surtout si elle se traduisait par un enrichissement d’espèces.

 

 

 

Dans les parcs périurbains de PARIS, des milliers de perruches indiennes, de couleur verte, se sont implantées et se reproduisent, émerveillant les uns, irritant les autres par leurs cris et leurs détériorations des isolations des bâtiments.

 

Certes, on doit s’interroger sur l’incidence de cet oiseau sur le reste de l’avifaune antérieurement présente, mais son exotisme ne constitue pas en soi une hérésie ornithologique.

 

Avant l’homme, des espèces apparaissaient ainsi dans des lieux nouveaux pour elles et ce processus naturel s’appelait l’évolution.

 

Ne soyons pas frileux à l’égard de ces conquérants et réjouissons nous toujours lorsqu’il y a de la vie.

 

Ne cherchons pas à maîtriser toujours et, déplorant les raréfactions, accueillons avec bienveillance les formes nouvelles.

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

 

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 11:04

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La lettre de Gérard  CHAROLLOIS    le dimanche 13 août 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

Moraliser la vie politique ?

 

 

 

Pour feindre de répondre au malaise dans la démocratie, à la crise de confiance des citoyens dans les élus, au retrait de beaucoup de sujets du Marché du débat public et des élections, les dirigeants ont lancé une opération « Moralisation de la vie politique ».
Or, il s’agit d’un leurre.
Qu’un parlementaire emploie son conjoint ou son enfant en qualité d’attaché et de collaborateur n’a rien de choquant sous réserve, bien évidemment, qu’il ne s’agisse pas de détournements de fonds publics sous couvert d’un emploi fictif. Le scandale "dit FILLON" pourrait tenir non pas au fait qu’il ait engagé son épouse, mais qu’il ait offert à celle-ci un pseudo-emploi.
Il est indifférent qu’un décideur prenne sa compagne comme secrétaire ou qu’inversement il prenne sa secrétaire comme compagne.
Ce qui constitue un délit correctionnel consiste à créer de faux emplois pour octroyer à sa famille de l’argent public.
Le parlement pouvait utilement créer des organes de contrôle du sérieux des recrutements d’attachés parlementaires et aggraver les peines, notamment d’inéligibilité définitive pour les escrocs, sans avoir à prohiber les emplois familiaux.

 


Le problème est ailleurs.
Un second volet de la loi de cet été tient à la suppression de la « réserve parlementaire », ces fonds publics dont pouvait disposer librement, donc arbitrairement, chaque député et sénateur.
Ainsi, nous vîmes ces années passées des élus détourner cet argent public au profit de la mafia cynégétique, c’est-à-dire en faveur d’un lobby qui n’en a aucun besoin et dont les agissements vont à l’encontre de l’intérêt général de la préservation de la nature.
Cette suppression est une bonne nouvelle au regard de la médiocrité de trop d’élus irresponsables dont les largesses au frais de la collectivité n’étaient dictées que par des considérations vilement clientéliste.
La vie politique ne sera pas moralisée et surtout le malaise dans la démocratie perdurera car le mal est profond et, à terme, létal.

 


Le mal tient à ce que les démocraties se meurent, victimes de la dépossession du pouvoir par l’argent, la finance, les milieux d’affaires.
Les peuples s’imaginent encore, bien que l’illusion commence à se dissiper, élire leurs dirigeants, alors qu’ils lui sont imposés par le monde de l’argent via, d’une part, le financement des campagnes électorales, d’autre part, par le conditionnement distillé par les médias, propriétés des ploutocrates.
Ainsi en France, 80% des médias appartiennent à neuf milliardaires qui, par ailleurs, peuvent lancer, à partir de rien, leur candidat et un parti.
Le mécanisme a été très visible, en France, avec la promotion de celui qui, sans parti, devait conquérir l’Elysée et l’assemblée nationale en quelques mois.
Mais le processus était déjà à l’œuvre, de manière masquée lors des précédents scrutins. Les citoyens moins avertis, moins observateurs, pouvaient imaginer que les présidents de la république avaient bénéficié, pour accéder au pouvoir, des moyens financiers et militants de grands partis politiques préexistants et que les millions d’Euros nécessaires à la campagne provenaient des cotisations des adhérents et des ventes militantes de gadgets, naïveté bien utile au Système.
Loin de n’affecter que la « démocratie » française, ce mécanisme vicie la plupart des pays, atteignant des sommets caricaturaux aux USA.
Cette mort de la démocratie devrait davantage préoccuper que les petites turpitudes, les magouilles subalternes de ces élus qui arrondissent les comptes en banques de leurs rejetons !
N’étant pas un adepte de la « terreur et la vertu », tout ceci pourrait nous laisser indifférent.
Après tout, que les milliardaires envoient leurs commis en mission dans les organes étatiques nourrirait volontiers mon mépris si cela n’avait pas des conséquences pratiques.

 

 


Ce qui me préoccupe est que le Système détruit le vivant et conduira à une catastrophe mondiale, une remise en cause de la viabilité du globe.
En effet, le Système véhicule un dogme obsessionnel : tirer le profit maximum de toute chose et de tout être.
La caste financière porte une idéologie mortifère fondée sur l’exploitation des animaux, de la nature et des humains n’appartenant pas au « premier cercle », celui qui détient le seul et vrai pouvoir.
Comment ne pas éprouver un vertige horrifié devant le sort fait aux animaux dans cette société de rentabilité frénétique, génératrice d’usines à viande, à lait et à oeufs ?
Comment ne pas constater que les espaces naturels sont progressivement mais inéluctablement absorbés par « l’aménagement » ?
Comment ne pas comprendre qu’à force d’économies, de flexibilité, de réformes, les humains perdent pied avec la réduction des services publics et l’augmentation de la pression de la rentabilité ?
Mais silence, on fonce à grande vitesse vers le précipice et l’orchestre joue une assourdissante musique.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE

FORCE POUR LE VIVANT

 

 

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 11:11

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS            Le dimanche 30 juillet 2017
TEL 06 76 99 84 65

 


Les pervers

 


Alors que des femmes et des hommes éclairés, généreux, à l'avant-garde de la société, s’interrogent sur les rapports de l’homme avec les autres formes de vies, des pervers jouissent encore de la souffrance qu’ils infligent aux animaux, nos frères en sensibilité et en devenir tragique.


Deux activités ludiques, récréationnelles, vouées au spectacle, au jeu et à l’amusement traduisent cette perversité qui rappelons-le, dans sa définition objective, est le fait de jouir de la souffrance de l’autre.
La tauromachie et la chasse prouvent l’insondable cruauté de quelques semblables de pure apparence.


Qu’est-ce que la corrida ?
La mise à mort en une vingtaine de minutes d’un herbivore préalablement affaibli avant d’être offert aux sévices, aux pires tortures pour la satisfaction de foules malsaines.
Bien sûr, les imposteurs, les agitateurs de fumigènes verbeux, parlent de « sexe », de soleil, d’opéra, de tradition, de joutes de l’homme et des forces obscures, de rites d’initiés.
Ce verbiage ridicule ne cache rien de cette abjection : il ne s’agit jamais que de la torture d’une bête et nullement d’un combat, ni d’une communion de l’homme et du sauvage, d’une scénarisation de la mort sublimée.
Quand un fait, une vérité, un acte deviennent insoutenables, il suffit de dire qu’il n’a pas lieu ou qu’il est tout autre chose que ce qu’il est.

 


Qu’est-ce que la chasse ici et maintenant ?
Un loisir débile consistant à traquer de pauvres animaux dénaturés, dans un espace qui est de moins en moins naturel pour tromper l’ennui des dimanches et parce que d’autres le font.
Aucune nécessité vitale ou alimentaire ne justifie que des hommes repus poursuivent, mutilent et tuent des êtres sensibles.
L'excuse ? Leurs pères le faisaient, alors !
Combien sont-ils à mépriser ainsi le vivant, à maltraiter l’animal et à avilir l’humain en le réduisant à un niveau inférieur à la bête qui elle ne tue jamais pour se distraire ?
Une minorité.

 


Mais comme pour l’abolition de l’esclavage, de la peine de mort, du bagne et des jeux du cirque, il faut argumenter, expliquer, faire œuvre pédagogique pendant des décennies pour obtenir, après bien des batailles d’idées, une abolition qui apparaîtra, un jour, comme une conquête morale de civilisation.
Certes, corrida et chasse seraient abolies si nos cités étaient démocratiques.
Je démontre par ailleurs, dans ces lettres, qu’il n’en est rien et qu’en fait la finance et les ploutocrates contrôlent trop de « cerveaux disponibles » pour que les peuples échappent à leur emprise.
Or, chasse et corrida, bien gardées par les pouvoirs en place, prouvent que ces maîtres du temps sont pervers.
Ils ne feront rien contre la cruauté car elle représente leur fond culturel, leur idiosyncrasie.
Une société dans laquelle perdure ces spectacles et loisirs ne peut être qu’une société d’injustice, de violence, de mépris, d'abaissement, de régression, de sacrifices, d’efforts et de douleurs érigés en vertus.
80% des Français souhaitent l’abolition de la torture des taureaux, et après ?
Les monarques électifs successifs et leur cour n’ont que faire de la « sensiblerie » à l’égard des animaux.
Faiblir devant la souffrance des taureaux ou celle des oiseaux migrateurs ou des loups conduirait à compatir à celle des salariés, des retraités, des étudiants, des employés de bureau, des infirmières hospitalières, des fonctionnaires qu’il faut appeler aux sacrifices pour le profit des oligarques.


Ceux qui gouvernent, aujourd’hui comme hier, sont des pervers inaccessibles à l’empathie.
Ils comptent l’argent, célèbrent le commerce et n’ont rien à faire de la vie.
Ces hommes dangereux provoquent non seulement la sixième extinction d’espèces par leur culte de la croissance de leurs profits, mais à terme, l’extinction de l’humanité.
Rien d’étonnant à ce qu’ils aiment la mort et l’érigent en occasion de réjouissances morbides.
Chasse et corrida révèlent, par ailleurs, un aspect inquiétant de notre société.
Sous l’influence de doctrines névrosantes, l’homme occidental fit du plaisir une faute et de la souffrance une rédemption.
Il en résulta bien des charniers, des cruautés, des barbaries et bien des malheurs individuels, des pathologies mentales.
Refuser les loisirs et les spectacles faisant du déplaisir un enjeu représente davantage qu’une simple abolition en faveur de l’animal. C’est une rupture avec une vision doloriste de la vie.
La douleur, le stress, le sacrifice, sont des maux absolus qui n’ajoutent rien de bon au monde.
D’ailleurs, il n’y a aucune faute à racheter ou à réparer par le mal infligé.
Prenons conscience du caractère névrosé de nos sociétés imprégnées de monothéismes punitifs, culpabilisants, sado-masochistes.
Ce qui ajoute du positif au monde est inversement l’aspiration aux plaisirs et aux jours heureux.
Gérard CHAROLLOIS

 


CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

 

 

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 10:37
La preuve par le loup
 
C’est fait.
 

Je vous l’avais annoncé dès la constitution du gouvernement, Nicolas HULOT ne fera rien, mais rien du tout, pour améliorer le sort catastrophique réservé à la faune en ce pays.
Officiellement, les ministères autorisent la tuerie de quarante loups en 2018.
Oubliés les 80% de citoyens attachés à la protection du loup et le caractère d’espèce protégée de l’animal !
Occultée la faiblesse des effectifs de l’espèce en France, soit environ trois cents individus dispersés essentiellement dans l’arc Alpin et un peu, très peu, dans le massif central.
Pour la FNSEA, structure contre nature, il faudrait éliminer tous les loups, mais aussi tous les lynx, tous les ours, et puis, dans la foulée tout ce qui vit et parasite le productivisme forcené.
 

N’attendez pas que Nicolas HULOT édicte la protection du renard, du blaireau et les limitations indispensables d’une chasse destructrice alimentée par des lâchers artificiels d’animaux d’élevage.
Devenir ministre honore lorsque le pouvoir offre la possibilité d’un vrai progrès.
Comme prix de sa caution au pouvoir de la finance et des banques, Nicolas HULOT devrait recevoir un unique cadeau : l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES.
L’affaire du loup prouve la nocivité fondamentale du Système qui falsifie et confisque une démocratie de pure apparence.
Dénigrer tout opposant, instrumentaliser le front national, diaboliser les uns, ridiculiser les autres, offrir un candidat comme on promeut un produit, acheter les élections via les médias font de nos sociétés une fiction démocratique.

Je vous l’ai expliqué avant le déroulement de la pièce.
Tout ceci me serait indifférent si la nature, le loup et les gens n’étaient pas les victimes du Système.
Avec le loup, militons pour la rupture et rejetons la connivence avec les tueurs, les pollueurs, les spéculateurs, les prévaricateurs, les exploiteurs, c’est-à-dire les vrais gouvernants qui fabriquent leurs petits commis et les imposent sournoisement aux peuples subjugués.

Aux USA, le duel CLINTON contre TRUMP ne fut qu’une comédie : la finance l’emportait en toute hypothèse.
En France, la finance avait ses candidats de rechange et le scénario était parfaitement élaboré.
Alors, pour accompagner l’agonie de la nature, vous aurez de vertueuses proclamations sur la scène mondiale, très loin de nos loups, de nos oiseaux d’eau, de nos derniers tétras, des zones humides.
Condition animale, préservation de la nature, améliorations sociales, réduction des injustices sont indissociables, mais vous aurez tout le contraire.
 

Cruauté, austérité, régressions s’annoncent.
Sale temps pour l’arbre, l’animal et l’humain.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT
 
 
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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 10:25

www.ecologie-radicale.org

La lettre de  Gérard CHAROLLOIS           le dimanche 23 juillet 2017 

tel 06 76 99 84 65 

 

 

 

Cruauté, austérité et économie libérale

 

 

 

90% de la viande consommée provient désormais d’élevages industriels concentrationnaires qui évoquent l’univers infernal et monstrueux des camps d’extermination.
Des essais, des romans dont l’admirable « Règne animal » de Jean-Baptiste DEL AMO décrivent ce monde caché, ignoré, effrayant, de la « production » de protéines animales, avec sa logique carcérale, ses tortures ordinaires, sa transformation d’êtres sensibles en machines à sécréter du produit.
Dans l’élevage, l’animal de rente n’a pas de vie mais il a une mort dans le stress et la douleur.
Pas méchants, nos contemporains ne savent pas et, pour certains, ne veulent pas savoir ce que le Système génère pour alimenter la consommation de masse et les grands profits des firmes et des actionnaires, seuls bénéficiaires de ces crimes contre le vivant, contre la conscience.
Je me garderai bien d’être prescripteur de tel ou tel mode de vie, mais je souhaiterais, plus humblement, que chacun mesure le tragique de la vie animale et humaine.

 


S’humaniser, c’est s’insurger contre la souffrance et contre la mort.
Or, l’élevage représente la négation de cette prise de conscience.

 


La médecine  demeure, elle aussi,  encore trop hermétique à la compassion, car les soins restent douloureux et malgré nos progrès indéniables, nous perdons toujours la guerre contre la mort, puisque tout individu doit mourir.
Ne pas se résigner, ne pas farder la vérité sous le masque anesthésiant de la « tradition », de l’inéluctable est un devoir premier de l’humain de mieux, du Résistant qui n’accepte pas que l’on torture, que l’on tue, que l’on méprise les êtres vivants.


Et si la société n’était qu’une réplique des sinistres usines à viande ?
Et si l’humain devenait, à son insu, le bétail d’un maître pervers, vorace, aliénant, anesthésiant : le Marché ?
Antibiotiques et tranquillisants sont administrés massivement aux porcs engraissés dans des cages et les médias manipulent les foules subjuguées, guidées, conditionnées à se soumettre à une logique à terme létale.


Partons des faits : depuis 70 ans, le monde occidental connaît une longue période de paix intérieure.
Or, dans l’Histoire, ces périodes tranquilles furent des temps d’amélioration de la condition de vie des peuples épargnés.
Par ailleurs, les fulgurants progrès de la technique permettent de produire des biens manufacturés en quantité infinie et sans grands efforts.
Or, l’austérité est le mot d’ordre, non pas ponctuel, mais permanent des dirigeants.
Les citoyens, travailleurs du secteur public ou privé, les retraités, les étudiants, les sans-emplois sont priés de faire des «efforts », des « sacrifices » et d’accepter les « réformes » qui toutes vont dans le même sens : régressions.
Gel des salaires, des pensions et accroissement des prélèvements, réductions des budgets des services publics, précarisation des situations dite « ubérisation » et atomisation de la société en petites corporations dressées à dessein les unes contre les autres pour empêcher la prise de conscience du processus en cours visant à asservir les peuples pour accroître la fortune de 1% d’oligarques.
Bien sûr, les petits GOEBBELS de service expliqueront qu’il faut consentir à ces réformes pour satisfaire les critères de MAASTRICHT et qu’après tout ira mieux.


Ces manipulateurs savent que les peuples ont la mémoire courte et qu’il suffira de parler de la « sortie du tunnel » comme le faisait déjà le professeur d’économie politique, Raymond BARRE, premier ministre en 1979.
Nous sommes en présence d’une constante historique.
Tout pouvoir corrompt et pousse à l’abus ceux qui le détiennent et en jouissent.
Avec le temps se constitue une aristocratie privilégiée dont aucun mérite n’explique l’arrogance et la domination inique.
Ce fut le cas au 18ème siècle, avant 1789 où une féodalité tenait la bourgeoisie en état inférieur.
Aujourd’hui, quelques milliardaires gonflent leurs fortunes d’année en année, cependant que ceux qui font tourner la société stagnent en apparence, reculent en fait.
Il ne s’agit point là d’une opinion, d’une doctrine, d’une conviction individuelle, mais de simples constatations factuelles que tous peuvent vérifier mais que les zélateurs du Système dissimulent sous le fatras des commentaires.
Jusqu’à quel degré de mépris du vivant faudra-t-il descendre pour que survienne le sursaut, la nouvelle révolution ?
Ils viendront non pas pour accoucher d’un monde idéal, de lendemains qui chantent, mais parce qu’ils sont nécessaires.
Pendant longtemps, les humains de mieux crurent qu’une révolution était un moyen de faire naître l’homme nouveau, la société parfaite, le paradis ici et maintenant.
Je pense que la révolution nécessaire n’est pas un moyen mais une fin.
Il faut périodiquement, dans la longue histoire humaine, ébranler les bastilles, faire tomber les privilèges, changer les paradigmes.

La révolution ne vise pas à édifier la cité idéale mais à abattre une pseudo-élite qui a cessé de l'être et qui s'avère nocive.

 

 


Il en résultera un progrès qui, après quelques décennies ou siècles exigera un nouveau dépassement, une nouvellle rupture, une nouvelle révolution.
Les actionnaires de l’industrie de la viande, les indécents milliardaires qui contrôlent les États via leur financement occulte de la vie politique ont fait leur temps.
Leur cupidité insatiable bloque tout progrès de la sensibilité et de la conscience.
Il faut les abattre.
Sans violence, par d’autres moyens que ceux qu’utilisèrent nos « grands ancêtres », c’est-à-dire sans guillotine, sans pendaison à la lanterne, sans tête au sommet des pics, mais avec l’éthique du temps que nous voulons, par confiscation de leurs injustes fortunes et par une équitable redistribution, par la sortie de la logique du marché roi.
A défaut, la nature sera anéantie. Les espèces disparaîtront. Les animaux d’élevage demeureront des machines à protéines. Les hommes, sujets du Marché, troupeau décérébré, régresseront en simples variables d’ajustement au service du profit des dirigeants qui ne sont pas les politiciens mais ceux qui les font élire.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
FORCE POUR LE VIVANT

 

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 11:25

La querelle des idées toujours, celles des hommes, jamais

 

 


 

Comme il est puérile de se déterminer par adhésion servile ou par rejet subjectif à l’égard de tel ou tel individu offert aux passions positives ou négatives des foules.

Il faut être bien petit pour qu’un homme devienne l’objet d’une vénération ou inversement d’une allergie irrationnelle.

 

 

 

La société du spectacle, la médiacratie, les magazines oniroïdes recherchent délibérément cette occultation du vrai débat, celui des idées et des choix en lui substituant celui de "j’aime" ou "je n’aime pas".

Pour ma part, je combats la chasse, la tauromachie, le libéralisme économique, la dictature du Marché, de l’argent, de la finance, de l’exploitation de la nature et de tous les êtres vivants.

Je n'ai ni à « aimer » ou « ne pas aimer » les humains porteurs de telle ou telle politique, puisqu’ils ne sont que les acteurs d’une pièce.

 

 

 

Ceux qui défendent le Système sont mes adversaires idéologiques et non des ennemis intimes.

Inversement, ceux qui contestent le Système d’exploitation forcenée représentent des compagnons de combats, des alliés et non des raisons d’agir.

Pour pérenniser sa nuisance, le Système insulte tous ceux qui le récusent ce qui lui évite d’argumenter sur le fond, de s’expliquer sur sa cruauté envers les animaux, sur ses agressions contre la nature, sur son avilissement de l’humain en sujet captif du Marché.

Le lobby chasse use exactement de la même fuite dans l’invective pour échapper à la réfutation éthique du loisir de mort.

 

 

 

« Extrémistes », « intégristes », « populistes », invectives qui entendent clore le débat, car il est vain d’argumenter contre de tels personnages dénoncés à la vindicte publique.

Pour le Système, l’alternance se joue entre des démocrates– libéraux et des libéraux–démocrates, tout le reste n’étant qu’émules de MUSSOLINI ou de STALINE.

Mirage de démocratie tournée contre les êtres et pour le profit.

Le tour est imparable et peut durer mille ans.

Or, de l’élevage concentrationnaire de porcs, de veaux, de poules à l’aménagement de l’espace, à la précarisation des salariés, au gel du point d’indice de la rémunération des agents publics, de la flexibilisation à l’injonction de s’enrichir sans scrupule, le système est pervers, malfaisant, toxique pour tout le vivant.

C’est le Système qui est en cause et non tel ou tel petit serviteur interchangeable.

 

 

 

L’Histoire sert d’anesthésique aux conservateurs du temps.

Il est essentiel pour les exploiteurs de faire oublier les crimes qu’ils perpétuent pour le profit, contre la nature, contre l’animal et contre les salariés.

La révolution qui viendra, lorsque l’anesthésique n’opérera plus, ne sera pas celle de 1792 ou de 1917, car le défi écologiste ne se posait pas dans les siècles passés.

 

 

Comment les grands hommes du passé, les consciences insurgées d’antan pouvaient-ils imaginer l’explosion démographique, la pollution généralisée, l’industrialisation de l’élevage, la mort de la biodiversité, la dictature de la finance qui exige sans cesse des sacrifices, des réductions de dépenses, de la régression sociale pour le peuple et des enrichissements indécents pour une infime petite poignée de parasites de la société, vampires assassinant les sites naturels et saignant les vivants.

Nos ennemis ont deux noms : la cruauté et la cupidité.

Contre eux, j’invite à la nouvelle révolution.

Le pouvoir des traditions et de l’argent est légal puisqu’il agit dans le cadre de normes juridiques qu’il a lui-même définies, mais je lui conteste sa légitimité qui ajoute à la légalité la dimension fondamentale de la morale.

Soyons de tous les combats contre le Système mondialisé pour que l’arbre, l’animal et l’homme passent avant l’argent qui corrompt et putréfie tout.

Le seul déficit qui compte est celui de la compassion et nullement celui de la monnaie qui sert l’homme et que l’homme ne doit pas servir.

 

 

 

 


 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

 

 

Gérard CHAROLLOIS
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CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 10:25
La lettre de Gérard CHAROLLOIS le 24 juin 2017
 
 
La belette et le conseil d’état.
 
 
 
 
Je demande à Monsieur le Ministre de la « transition écologique » Nicolas HULOT de mettre un terme au scandale règlementaire que constitue la persistance de la notion d’espèce nuisible.
Certes, le mot qui sentait par trop son arriéré a disparu du droit depuis cinq ans, mais le concept demeure présent avec son lot d’aberration, de persécutions, d’agressions contre la faune en violation des faits.
Ma radicalité revendiquée me permet de dire que le chasseur est un fauteur de troubles des équilibres naturels, une nuisance, un problème sans pareil, un individu destructeur dans la nature, un négationniste des droits de l’animal.
 
 
 
 
La nature a besoin d’être protégée et non « gérée » à la mode cynégétique, c’est-à-dire artificialisée, privée de ses prédateurs naturels, de ses équilibres écologiques.
L’administration classe « espèces à problèmes » celles que le chasseur veut détruire en dehors des périodes d’ouverture de la chasse et par des procédés complémentaires de ceux usités dans le loisir de mort et en particulier par piégeage, passe-temps cruel et malsain d’une poignée de tueurs agréés par les préfectures à cette fin peu glorieuse.
Loin de poser des problèmes, fouines, martres, putois, renards, belettes et consorts participent aux équilibres écologiques par leurs prédations et leur consommation de cadavres de petits animaux dans la nature.
Des études ont même révélé, dans un esprit très utilitariste et spéculatif, que ces carnivores étaient de précieux auxiliaires de l’agriculture.
Mais, devient « nuisible » l’animal que le chasseur veut persécuter après la fermeture de la chasse et par le piège.
Les associations de protection de la nature contestent, chaque année, les arrêtés de classement et le Conseil d’Etat fluctue en estimant qu’ici telle espèce a été stigmatisée par erreur et que là il n’y a rien à redire au classement.
 
 
 
 
 
 
Bien sûr, des groupements de chasseurs suscitent des témoignages de pauvres gens victimes des déprédations des animaux qu’ils souhaitent voir classer nuisibles.
Des esprits rétrogrades s’évertuent de traquer les derniers mustélidés dont les effectifs s’amenuisent, car la seule gestion qui intéresse ces personnages est celle du nombre de piégeurs.
Or, pour conserver des vocations, il faut maintenir les pratiques, donc il faut du classement.
Ces jours-ci, répondant aux recours de chasseurs, le Conseil d’Etat vient d’enjoindre au préfet du PAS-DE-CALAIS de coucher la minuscule belette sur la liste des « nuisibles » et au préfet de VENDÉE de réserver le même sort au putois.
Voilà qui ridiculisera le conseil d’Etat lorsque, dans quelques années, les observateurs prendront connaissance de ces décisions, fruits de l’ignorance.
 
 
 
 
Je pense qu’il conviendrait d’introduire au concours de l’ENA une épreuve de science, plus utile qu’une simple gymnastique de note de synthèse.
Car il est frappant de constater la méconnaissance profonde des données biologique par les juristes.
Nuisible, la belette !
Ce micro-mammifère pèse 80 grammes, peut se glisser dans un trou guère plus large qu’une pièce de monnaie. Elle consomme des proies à sa taille : souris, campagnols, musaraignes. Mais surtout, victime d’autres prédateurs dont le chat, empoisonnée par la consommation de rongeurs eux-mêmes préalablement empoisonnés, écrasée sur les routes, la belette disparaît.
Seule l’ignorance peut laisser croire à la nocivité redoutable de ce tout petit animal qui ne boit pas le sang de ses proies comme l’imaginent les obscurantistes et peut-être certains messieurs du conseil d’état !
Le putois, en revanche, est plus puissant mais lui aussi se fait bien rare et sera confondu avec le vison d’Europe, espèce en voie de disparation et totalement protégée.
 
 
Et puis, comment concevoir qu’une espèce soit nuisible ?
Toutes les espèces ont un droit à vivre sur la terre et la seule espèce nuisible serait celle qui anéantirait le vivant.
Simplifions la réglementation relative à la protection de la nature en posant, en principe, que toute espèce est préservée et qu’il n’y a plus lieu à persécuter les pies, corneilles, geais et belettes, renards .
Disons clairement qu’en Europe, aujourd’hui, tuer pour se distraire constitue une faute morale et que la chasse en notre temps n’a plus rien de commun avec celle des peuples primitifs qui traquaient les autres animaux uniquement pour se nourrir et non pour s’amuser et faire de cette mort une activité récréationnelle.
Derrière les impostures de la notion d’espèces à problème ne se rencontre que la perversité de ceux qui jouissent des prérogatives de tuer.
Aucune considération objective n’étaye les classements et il y a prétexte comme lorsque les chasseurs tentent de faire classer « nuisible » le pigeon ramier migrateur sur les cols ardéchois où l’espèce qui ne fait que passer n’occasionne pas le moindre dégât, dans l’unique dessein de pouvoir tuer en mars, en violation du droit européen.
 
 
 
 
 
La grande imposture réside dans cette propagande grossièrement mensongère d’un lobby chasse qui parle de « gestion » mais dont l’unique obsession est de tuer le plus possible avec le moins de restriction possible.
Désormais, les lois d'ici et d’ailleurs admettent que « l’animal est un être sensible ».
L’animal : très bien. Mais pas l’animal sauvage qui peut être fusillé, piégé, persécuté au nid ou au terrier, en migration, de jour et de nuit, pendant presque toute l'année en ce pays car d’ouvertures anticipées en clôtures différées, de classement en « gibier » en classement en « nuisible », l’animal libre ne connaît pas de trêve.
Qu’est-ce qui peut justifier qu’un blaireau soit torturé avant mise à mort alors que le même traitement infligé à un animal de compagnie enverrait le tortionnaire sadique devant le juge correctionnel ?
Un renard, un sanglier, une fouine souffriraient-ils moins qu’un chien ou un chat ?
 
 
 
 
La loi cède devant la perversion d’individus dont la mort est la culture et qui jouissent de faire saigner dans les champs les animaux sauvages et dans les arènes des taureaux suppliciés.
Alors, Monsieur le Ministre, agissez pour réconcilier le droit et le fait, la logique et le cœur, la volonté démocratique du pays et le respect du vivant en supprimant le concept d’espèce à problème.
Mais si le monarque électif dont le goût pour la cruauté envers l’animal semble avéré ne vous en laisse pas le loisir, partez pour ne pas couvrir de votre notoriété les crimes contre le vivant.
Le monarque n’avait-il pas investi une torera au titre de ses petits soldats de plomb et n’a-t-il pas nommé ministre une militante pro-corrida et pro-chasse !
 
 
Je rappelle que selon un sondage IFOP commandité par la CONVENTION VIE ET NATURE, 87% des Français souhaitent que l’animal sauvage soit protégé contre les actes de maltraitance.
Combien de Français ont-ils honte de leur classe politique élue par volonté de la finance, par campagnes de magazines, par ruses et par jeux de scrutins anachroniques ?
La cause de l’arbre, de l’animal et de l’homme est une cause commune.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
TEL 06 76 99 84 65
CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 10:15

La lettre de Gérard CHAROLLOIS                                                                                                                                                                          le 18 juin 2017 

 

 

Plus dangereux que les radiations : l’homme ?


 

Les automobilistes qui parcourent les routes de campagne par les belles journées d’été remarqueront, pour peu qu’ils aient plus de quarante ans, quel eurs pare-brises ne se salissent plus comme avant.

Les insectes, mouches et moucherons, moustiques et papillons, hannetons et libellules ne s’éclatent plus en masse, comme avant, ce qui nécessitait de nettoyer la vitre à chaque instant.

Les entomologistes le confirment : les insectes disparaissent les premiers et plus massivement que tous les autres hôtes des bois et des champs qui ne se portent pas très bien.

Batraciens, reptiles, oiseaux, mammifères se raréfient eux aussi malgré les valeureuses résolutions officielles proclamant la volonté des pouvoirs publics de préserver la biodiversité.

Un processus dramatique de mort de la nature est enclenché ici et ailleurs, c’est-à-dire partout sur la planète.

On en connaît les causes : chasse, agriculture chimique et intensive, infrastructures de transports et urbanisation généralisée, artificialisation des milieux, empoisonnement des sols et des eaux, surpopulation humaine et surexploitation du vivant.

En avril 1986 explosait un réacteur de la centrale électrique de TCHERNOBYL amenant la contamination de vastes régions par des nucléotides radioactifs.

L’homme abandonna des milliers de kilomètres carrés devenus inhospitaliers pour plusieurs milliers d’années.

Ainsi, en BIELORUSSIE, la région de POLÉSI devint un territoire sans homme sur une surface de soixante kilomètres de côté.

Or, cette région était naguère riche de chasseurs et d’agriculteurs, la terre s’avérant fertile.

Villages et routes, champs et maisons abandonnées constituent un étrange laboratoire pour les scientifiques.

Les voies de circulation se rétrécissent, gagnées par la végétation spontanée. Les murs et clôtures s’effondrent et les arbres poussent à l’intérieur des anciennes demeures désertées.

Phénomène remarquable, sangliers, cervidés, mustélidés, renards, ours, loups et rapaces peuplent ces espaces que l’homme a fui, devenant très abondants et recouvrant des droits qui leur sont refusés partout ailleurs.

Le directeur de la « réserve de POLÉSI chassa bien le loup du haut d’un hélicoptère, histoire de se défouler un peu, il n’en résulte pas moins que la faune regagne des territoires lorsque l’agro-cynégétisme recule.

Et la radioactivité ?

La vie des animaux est plus brève que celle de l’humain et les effets de l’irradiation n’ont pas le temps de trop se manifester.

Bien sûr, quelques anomalies furent observées sur des nichées d’hirondelles nées sur les toits jouxtant la centrale, mais il faudra d’autres études pour mesurer l’impact de ce mal invisible sur les organismes vivants.

Indéniablement, la nature s’est enrichie en nombre d’individus et en espèces peuplant ce qui devient une réserve.

Pour la nature, l’humain serait-il plus redoutable que la radioactivité ?

Je ne tirerai pas cette hâtive conclusion car l’humain est divers et son impact varie considérablement selon sa culture et ses mœurs.

Le chasseur, l’exploitant frénétique, le promoteur vorace sont indéniablement les plus redoutables nuisibles, sources de massacres, d’aseptisation du milieu, d’artificialisation de ce qui n’est plus la nature.

Mais l’humain ne se réduit pas au chasseur et à l’homo-economicus.

D’autres approches sont concevables et ce que fit l’explosion de la centrale, une mutation comportementale peut le faire ailleurs.

Il suffit d’apprendre le respect du vivant, de sa diversité et de rechercher plus que la biodiversité (collection d’espèces), la naturalité, c’est-à-dire l’acceptation de la nature en tous ses éléments.

Il n’y a pas d’espèces animales ou végétales utiles ou nuisibles.

La nature est à prendre en son ensemble ou à détruire irrémédiablement, car la gestion n’est qu’une notion malhonnête, un concept menteur.

Laissons vivre la nature comme elle l’entend dans des zones que nous lui consacrerons, non quelques confettis dits « réserves naturelles » mais sur de vastes territoires.

Changeons les mentalités : les broussailles ne sont que les végétaux spontanés, la vermine une petite faune méconnue, les marécages des sites prodigieux de foisonnement des formes de vies.

Je n’accuse pas l’homme dans son ensemble d’être le fossoyeur du vivant mais cette infime minorité de chasseurs, d’exploiteurs, d’aménageurs qui tuent, polluent, rentabilisent, dominent et assassinent le vivant.

L’humain hominisé sera un ami du vivant, un protecteur bienveillant et respectueux.


 

 

Gérard CHAROLLOIS

TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )

FORCE POUR LE VIVANT ( http://gerardcharollois2017.fr/2017/01/13/force-pour-le-vivant/ )

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 10:46

La lettre de Gérard CHAROLLOIS                                                                                                                                                                   le 03 juin 2017 

  

 

De Rémi FRAISSE à Nicolas HULOT



 

Le 30 octobre 2014, Rémi FRAISSE, pacifique botaniste qui militait contre le barrage de SIVENS, était tué par l’explosion d’une grenade dite de « désencerclement », tirée dans le dos.

Les gouvernements VALLS firent également preuve d’une violence policière exacerbée contre les écologistes et les opposants à la torture tauromachique.

Cet homicide participe de ces opérations de brutalités envers les militants et, parfois, de complaisance opportune envers des casseurs bien utiles pour discréditer les mouvements sociaux en lutte contre les régressions.

Le meurtre de notre ami sera probablement passé par pertes et profits et nulle investigation ne portera sur les collusions financières entre le département du TARN et la compagnie en chargée de réaliser le barrage incriminé.

A SIVENS, d’autres militants écologistes furent blessés par les gendarmes mobiles puis par les nervis fascisants du lobby agricole venus casser de l’écolo avec des barres de fer.

Une cause sacrée est celle qui mérite notre sacrifice.

La nature est sacrée pour nous, n’en déplaise aux aménageurs, aux firmes, aux exploiteurs qui dominent le monde et qui imposent leur prévarication au détriment des impératifs de préservation de la biodiversité.

Lorsqu’un conflit oppose des exigences économiques à des préservations écologiques, les pouvoirs arbitrent presque toujours en faveur des premières.

J’accuse certains pseudo-écologistes opportunistes d’avoir participé aux gouvernements complices des grands travaux nocifs, à des gouvernements qui n’ont rien fait en faveur de l’écologie, qui ont tué des loups et soufflé sur l’arriération des agro-cynégétiques.

A l’heure où plus clairement encore la finance, le MEDEF, les milieux d’affaires accroissent leur emprise sur l’appareil d’Etat via l’élection du président et la confection d’un parlement à ses ordres, Nicolas HULOT apporte sa caution morale considérable à un gouvernement d’essence libérale, c’est-à-dire pro-aménagements spéculatifs.

Va-t-il stopper les tirs de loups, supprimer les destructions de prédateurs naturels, le projet NOTRE-DAME-DES-LANDES et autres BOYRON ?

Se bornera-t-il à célébrer quelques brillantes conférences internationales où l’on dissertera des vertus écologiques et tancera l'obscurantisme du milliardaire TRUMP ?

Protéger la nature est une affaire concrète et non un exercice de dissertation.

Or, les lobbies, les entreprises, la finance ne veulent pas d’écologie perçue comme une entrave à la spéculation, à la croissance, à l’initiative.

Le MEDEF, les chambres de commerce et d’agriculture demandent moins de règlementations, moins de normes, moins de freins à leurs appétits, donc moins de protection de la nature et moins de protection du salarié.

Pour créer des richesses, ils disent qu’il leur faut la liberté d’entreprendre, donc de détruire les sites naturels, de dégrader, de marchandiser, de rentabiliser le vivant sous toutes ses formes.

Que pourra faire Nicolas HULOT au sein de la secte des adorateurs du Marché ?

Constater, sans doute bien vite, qu’il a été instrumentalisé pour embellir le décor que la finance déploie ces temps-ci devant les citoyens grégarisés, histoire de faire oublier le projet régressif et offrir au président de la république beaucoup de petits soldats à l’assemblée nationale.

Ce que je pense :

Nicolas HULOT est sincère, volontaire et convaincu dans sa démarche.

Il imagine toujours servir la cause qui nous est chère par ses initiatives, ses conseils inspirés aux princes d’hier, son pacte soumis en 2007 à la signature de tous les candidats à la présidentielle du temps, bien vite renié par eux.

Aujourd’hui, il espère peser de l’intérieur sur des ennemis de la terre prompts à asphalter, bétonner, entreprendre, relayer les firmes nuisibles et les lobbies rétrogrades.

Nicolas HULOT obtiendra peut-être l’abandon de NOTRE-DAME DES-LANDES, question emblématique, mais en revanche, il ne pourra rien faire pour le loup et, plus généralement, pour la faune.

Alors, faut-il le blâmer d’avoir céder aux sirènes officielles ?

Non, car participer pour en limiter la nocivité ou s’opposer au Système planétaire de destructions totales peut se justifier, puisque seul le résultat compte : sauver du vivant.

C’est une affaire de caractère.

L’opposition au Système que je pratique, par tempérament de rebelle et d’insoumis, ne donne pas davantage de résultats que la participation aux apparences du pouvoir n’en produira.

Ayons la lucidité et l’honnêteté intellectuelle de le dire.

Le choix tient donc au tempérament de chacun de nous.

Ma liberté, mon éthique, mes convictions me feront toujours préférer Rémi FRAISSE à ces ministres qui n’exigèrent pas la moindre avancée pour l’arbre, l’animal et l’homme et qui siégèrent, hier, dans des gouvernements aux ordres des destructeurs de vie.

Devenir ministre n’est jamais un honneur mais parfois une charge. Cette nomination devient une honte lorsque cela s’accompagne de reniements.

Je souhaite à Nicolas HULOT, pour la nature et pour lui-même, de ne rien renier.

 


 

Gérard CHAROLLOIS

TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )

FORCE POUR LE VIVANT ( http://gerardcharollois2017.fr/2017/01/13/force-pour-le-vivant/ )

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 13:18

La lettre de Gérard CHAROLLOIS                                                                                                                                                            le 21 mai 2017 

 

 

 

 

 

Une démocratie apaisée ou anesthésiée.

 

 

 

 

En politique, les options fondamentales ne sont pas les alternances, simple lutte des places, mais les alternatives.
Or, le Système économique de dévastation de la planète refuse les alternatives.
Tout ce qui n’est pas lui n’est que « radicalités » « extrémismes », « intégrismes » et point n’est utile de débattre, de réfuter des extrémistes intégristes : il suffit de les injurier.
Voici un gouvernement bien étrange pour ceux qui n’ont rien compris au mécanisme du Système.
Il ne manquerait que messieurs POUTOU, au ministère de la condition ouvrière et PHILIPPOT, à celui de l’action patriotique.
L’économie et le budget tombent sous la coupe des adorateurs patentés, estampillés amis du marché et grands pourfendeurs de paresseux fonctionnaires et douillets salariés.

 

 


Des ministères régaliens échoient à d’ex-socialistes dont le rose a déteint en blanc cassé. 
La surprise vient de la capture de l’écologiste Nicolas HULOT, l’homme qui murmurait à l’oreille de CHIRAC, puis de SARKOZY en ses débuts, avant que ce président ne découvre, au salon de l’agriculture, que « l’environnement, ça commence à bien faire ».
Que voudra accomplir Nicolas HULOT ? Que pourra-t-il réaliser face aux serviteurs des firmes, aux gardiens des affaires, aux agents des oligarques ?
Comment pourrait-il contrarier les « grands travaux » tellement juteux, les ventes de pesticides tellement prisées par la FNSEA, et bien sûr, la chasse que le nouveau président veut défendre et rouvrir dans les domaines présidentielles ?
En pratique, le ministre devra se résoudre à ce dilemme classique : avaler des couleuvres ou démissionner.
L’affichage, les gesticulations internationales, les déclamations vertueuses, les colloques et conférences à onctions pontificales ne suffiront pas à sauver la vie.
Les politiciens gavent le bon peuple de communications, de spectacles, de démonstrations théâtralisées ridicules pour l’homme averti qui sait que par-delà les poses, les mimiques, les pas graves et lents, les gestes et les mots, il n’y a rien qu’un jeu d’illusionniste.
Ce ne sont pas les idéologies qui meurent, mais les idées.
Nos contemporains n’échappent pas à cette hypnose médiatisée. Ils « aiment » ou « n’aiment pas » tel ou tel individu, comme si les acteurs comptaient davantage que la pièce.
Le « libéralisme économique » détruit la démocratie au prétexte de l’apaiser, pour assouvir sa soif insatiable de profits.
La nomination du populaire Nicolas HULOT constitue un excellent coup politique de nature à abuser l’opinion et à affaiblir une écologie politique qui, en France, n’avait pas besoin de cela, les anciens VERTS, si prompts à céder aux sirènes du pouvoir, s’en étant déjà chargés en devenant ministres de messieurs AYRAULT et VALLS, sans obtenir la plus petite avancée en faveur de la nature et des animaux.
Le lobby sectaire de la chasse va fulminer, pour la forme, criant avant qu’on lui fasse mal en sachant qu’on ne lui fera rien car ce gouvernement, ce parti et ce président ne sont guère hostiles à la mort loisir et à la mort spectacle.
Nicolas HULOT ne fera rien contre la barbarie cynégétique et la chasse est bien gardée.

 


Nous qui osons clairement affirmer notre opposition à ce loisir demeureront de « redoutables extrémistes » infréquentables, radicaux, frappés d’ostracisme.
Car le mal réside en ceci que les pleutres, les planqués, les opportunistes cultivent le consensus mou comme une vertu.
Émettre une opinion, défendre des idées, porter des valeurs deviennent suspects.
Il n’y a pas de démocratie sans le fracas des opinions contraires, la confrontation des aspirations, le vrai débat pacifique mais fort et clair.
Le flou dissimule l’anesthésique que les affairistes veulent imposer au monde pour façonner une société de sujets consommateurs et producteurs soumis.
Tout déviant sera qualifié d’extrémiste et sera dénoncé à l’opinion comme mauvais, sans intérêt, sans que sa voix puisse compter.
Un totalitarisme d’un genre nouveau sévit.

 


Pour sauver l’honneur menacé de Nicolas HULOT, je pense que le président lui a offert, sans l’assumer directement, l’abandon de l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES. Il faut bien donner le change. Mais la biodiversité, les loups, les zones humides, la qualité des sols, des eaux et de l’air, la préservation de la faune, l’amélioration de la condition animale devront attendre !
Ce que nous voulons, c’est du concret, des conquêtes civilisatrices effectives, des décisions applicables et appliquées et non des postures, des envolées lyriques sur le climat, la biosphère en danger.
Ce que nous voulons : c’est la prise en compte de la nature qui se meurt et de la sensibilité animale.
Ce que nous voulons, c’est davantage d’empathie pour les plus faibles, les gens ordinaires, les exclus du premier cercle.


 

Gérard CHAROLLOIS

TEL 06 76 99 84 65

CONVENTION VIE ET NATURE ( www.ecologie-radicale.org )

FORCE POUR LE VIVANT ( http://gerardcharollois2017.fr/2017/01/13/force-pour-le-vivant/ )

 

 

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