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  • : Le blog de le journal de campagne de KIKI DU 78
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:58
(l’Assemblée Générale de la CONVENTION VIE ET NATURE se tiendra le samedi 22 avril, à partir de 14 HEURES, dans les locaux de l’AGECA, 177 rue de CHARONNE,
PARIS XI).
www.ecologie-radicale.org
 
 
 
 
La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 26 mars 2017
Tél. 06 76 99 84 65
 
 
 
 
Halte au massacre des innocents
 
 
 
 
Dette publique, emplois, niveau de vie, retraites, croissance, affrontements communautaires occupent les débats, polluent la pensée, constituent des éléments
de langage des politiques.
Rares sont les discoureurs mentionnant la protection de la nature.
Dans la langue moderne, on dit : la biodiversité.
 
Merci aux deux candidats à la présidentielle Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON qui osent évoquer, ne serait-ce que subrepticement, le vivant, la nature,
la sixième grande disparition d’espèces et même la souffrance des animaux.
Chasse, pesticides, explosion démographique humaine, urbanisation galopante provoquent une mort inéluctable de la biosphère qui s’achèvera par celle du
grand « nuisible », si celui-ci ne sait pas muter à temps en maîtrisant sa cruauté et sa cupidité.
Le réseau routier qui mite l’espace participe grandement du grand massacre et le mensuel SCIENCE ET VIE de mars 2017 consacre un article à ce sujet tabou.
Les élus locaux ne rêvent que de routes nouvelles, de ronds-points, de rocades, pensant que leur mission première consiste à gratifier leurs électeurs d’asphalte.
A peine ont-ils balafré le paysage d’une voie nouvelle, superbe désenclavement, qu’il leur faut promouvoir une autre infrastructure, suivie de beaucoup
d’autres.
Ils veulent répondre aux exigences du trafic et plus encore satisfaire les entreprises privées en mal de captation d’argent public.
Une équipe scientifique, selon l’article susvisé, indique avoir étudier l’emprise des routes sur l’ensemble de la planète.
Ces chercheurs ont ainsi trouvé, sur la terre, six cents mille fragments dont la moyenne ne dépasse pas 1 km2.
 .Une route tue des amphibiens, des hérissons, des oiseaux, des blaireaux, des fouines.
Une route est un espace perdu pour la nature, une source de pollution, de morcellement d’un milieu naturel, une occasion de pénétration d’activités humaines
pas toujours saines pour la diversité biologique.
Ce qu’il faut « désenclaver », c’est d’abord les esprits des décideurs formatés à une croissance illimitée sur une planète limitée.
Le bonheur des citoyens n’exige pas l’implantation forcenée d’infrastructures de transports.
La qualité de la vie, le silence des hommes et les bruits de la nature, les paysages préservés valent mieux que le vacarme et les gaz d’échappements des
véhicules.
Parce que nous sommes encore dans une préhistoire, parce que l’humain n’est pas responsable, les soumis, les conformistes de la croissance et les corrompus
qui perçoivent des retombées gratifiantes des entreprises de travaux publics perdurent à assassiner la nature en artificialisant les espaces naturels.
Contre la fièvre routière, opposons une révolution des mentalités.
L’an passé, un habitant estimable d’une commune du PÉRIGORD, CHANCELADE en banlieue de PÉRIGUEUX, s’émouvait de l’écrasement d’amphibiens sur une très petite
route, longeant une zone humide et traversée par les crapauds en mars, saison de leurs amours, lorsque ces animaux rejoignent leurs sites de pontes.
 

La SEPANSO, association départementale de protection de la nature, adressa au maire de cette commune un courrier pour lui proposer de rechercher des solutions
techniques permettant de limiter ces écrasements.
L’élu local, sans doute totalement indifférent au sort de la biodiversité, ne crut pas devoir répondre aux protecteurs des amphibiens.
Bien sûr, il existe aussi des élus locaux éclairés, soucieux de remédier à ces hécatombes, mais ils sont encore trop rares.
Au fond, il ne dépend qu’à vous d’en changer.
Participez à l’insurrection citoyenne contre les corrompus, les chascistes, les négationnistes des droits du vivant.
En votant, n’oubliez pas de dire halte au massacre des innocents.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS
 
FORCE POUR LE VIVANT
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 11:27
La lettre de Gérard CHAROLLOIS LE dimanche 19 MARS 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
Quelques propositions politiques :
 
 
La classe politique, reflet d’une société moralement avilie, offre le nauséabond spectacle de petits personnages cupides, sournois, addictifs à l’accaparement financier, aux reniements pour accéder aux apparences d’un pouvoir que leur inconsistance leur interdit d’exercer effectivement.
Enrichissements personnels délictueux, parjures de candidats à des primaires qui trahissent leurs engagements de soutenir le vainqueur, nomadisme partisan et affirmations contradictoires en quelques semaines, signent la dégradation de l’esprit public.
Bien sûr, certains leaders émergent de cette fange et le « tous pourris » rend un puissant service aux malhonnêtes en créant un écran de fumée et en relativisant leurs turpitudes.
Merci, à ceux qui servent encore des convictions ardentes que l’on peut partager ou récuser.
Je voudrais esquisser ici, cinq propositions concrètes.
 
 
 
Le financement public :
 
I. Pour restaurer la souveraineté démocratique, pour garantir l’intérêt général, les services publics et les droits sociaux, il convient de revenir sur une loi de 1973 imposant à l’Etat de se financer sur le marché privé des banques et fonds de pensions.
Or, l’Etat, garant de l’intérêt général, ne devrait emprunter qu’à la banque centrale et sans intérêts.
Actuellement, la banque centrale européenne prête, à taux zéro, aux banques privées pour que celles-ci prêtent aux Etats avec intérêts.
Ce système est aberrant. L’état n’est pas une épicerie, une usine, un particulier.
La monnaie est au service du souverain, le peuple, et non son maître.
 
 
 
Pour une économie mixte :
 
II. Il faut soutenir le secteur public, cesser le démantèlement des entreprises publiques et, au besoin, les reconstituer, à l’inverse de ce que préconisent les libéraux, accapareurs, prévaricateurs, soucieux d’engraisser sans cesse les oligarques.
S’il est souhaitable de rapprocher les statuts, les droits sociaux, par exemple ceux des retraites, entre les divers secteurs de la société, cela doit se faire toujours et uniquement par un alignement sur le statut le plus favorable pour les salariés.
 
 
Les institutions :
 
III. La cinquième république, née le 4 octobre 1958, a très bien rempli sa mission. Le renforcement du pouvoir exécutif, dans un contexte de guerres de décolonisations et de guerre froide se justifiait pleinement.
Le contexte a changé et il y a lieu d’en finir avec une monarchie élective et la confiscation du pouvoir politique par des clans.
Appelons à une nouvelle constitution, par une assemblée constituante avec pour principe directeur la proportionnelle intégrale, la fin du sénat conservateur et ruraliste, la fin des parrainages par des élus locaux pour la présidentielle, système laissant passer des candidatures farfelues pour peu qu’elles ne heurtent pas le poujadisme ringard de trop de petits maires ruraux. Ce mode de sélection des candidats éliminent des sensibilités politiques par trop hostiles
au front CPNT/ FNSEA.
 
 
Quelle Europe ? :
 
IV. Refonder la fédération européenne sur d’autres bases que celles actuelles des dogmes du libéralisme économique, la concurrence n’étant pas l’horizon
indépassable.
Une Union Européenne doit imposer une harmonisation fiscale, sociale et environnementale afin d’éliminer les surenchères locales pour attirer des intérêts privés. Actuellement, nous assistons à une course aux cadeaux fiscaux aux firmes et au moins-disant social pour attirer les capitaux.
Les populations et la nature sont victimes de ces surenchères qui ne profitent qu’aux privilégiés.
L’Europe ne saurait être un marché commun, une zone de libre échange, un terrain de jeu pour lobbies, mais une entité de défense des droits de l’homme, un creuset pour un Etat social et écologique exemplaire.
 
 
Politique du vivant :
 
V. Dans les six mois d’une législature, la participation d’une Force Pour le vivant à une majorité de conquêtes civilisatrices signifie l’abolition de la torture tauromachique, de la chasse à courre et ses variantes, des chasses braconnières dites « traditionnelles », des lâchers d’animaux de tirs dits de repeuplement.
l’homme est en passe de menacer la viabilité de la terre par son emprise, sa cupidité, ses pollutions.
Une prise de conscience vague, molle, indécise ne suffit plus.
Il faut passer aux actes et faire de la protection de la nature un impératif premier.
Pour finir, une simple petite constatation purement factuelle mais dont la véracité éclatera chaque jour un peu plus : les politiciens les plus corrompus se trouvent être les plus zélés défenseurs de la chasse.
 
 
Serait-ce étonnant ?
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D'ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
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FORCE POUR LE VIVANT
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:38
La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 12 mars 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
La mutation écologique.
 
 
 
Parmi les « éléments de langage » de la politique, la mode est à la « mutation écologique ».
Excepté aux partis républicains français et étasunien qui ignorent le mot écologie, tous les autres candidats se réclament d’une prise de conscience dela nécessité de cette mutation écologique.
Il conviendrait d’expliquer ce concept, définir ce qu’il recouvre, quelles implications concrètes il comporte.
Pour les politiques, il s’agit de favoriser des filières, offrir des subventions et des exonérations à des firmes, des groupements industriels qui ont su peindre en vert leurs intérêts privés.
Leur mutation écologique n’échappe en rien à la logique de la société de dévastation fondée sur un seul puissant pilier : le profit vorace et immédiat.

La transition énergétique constitue un magnifique alibi pour investir et spéculer, pour bétonner et artificialiser, pour déménager la nature et implanter des infrastructures, pour capter de l’argent public en améliorant son image, en se donnant bonne conscience, en affichant une vertu environnementale, tout en contribuant à assassiner la diversité biologique de la terre.

Je propose une toute autre « mutation écologique ».
En présence d’un projet d’infrastructure, d’une innovation technologique, d’un mode de production, il faut examiner leurs incidences sur la faune, la flore et les milieux naturels au même titre que celles sur la santé humaine.
Sortir d’un anthropocentrisme criminel représente notre mutation écologique, celle qui place le vivant au centre des valeurs.
Champs d’éoliennes sur toutes les collines ou de panneaux photovoltaïques au lieu et place de forêts pourraient bien ne constituer que des miroirs à alouettes, exactement comme le furent, il y a une quinzaine d’années, les « biocarburants », avant que les dupes se rendent compte qu’il ne s’agissait que « d’agrocarburants », polluants et dévoreurs d’espaces.
D’aucuns imaginent opter entre tel ou tel mode énergétique, sans comprendre que les filières s’additionnent pour spéculer et additionnent leurs nuisances.
Y aurait-il des esprits assez innocents pour ne pas avoir compris que dans une société de Marché, l’unique religion est le profit et que tout le reste n’est qu’habillage pour faire accepter les destructions de nature.
 

Après cette critique, je propose :
D’une part de réduire les gaspillages d’énergie en sanctionnant les éclairages abusifs,par exemple ;
D’autre part, inviter les ingénieurs à concevoir des technologies exemptes d’incidences létales pour la biodiversité.
Une mutation écologique, c’est mettre la nature à l’ordre du jour.
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 11:24
la lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 5 mars 2017
TEL 06 76 99 84 65
 
 
 
Refonder une écologie politique.
 
 
 
Parmi les idées fausses communément radotées, vous entendrez autour de vous ces navrants propos : « tous pareils et tous pourris », « nous ne croyons plus à la politique et ils nous ennuient ».
Ces citoyens démissionnaires, mûrs pour toutes les servitudes et d’abord celles du Marché, oublient que durant des générations des hommes se sont battus, parfois au prix de leurs vies, pour renverser les monarchies, abattre les féodalités, conquérir la liberté de pensée et d’ expression et le droit de voter.
Merci à ces grands ancêtres révolutionnaires démolisseurs de traditions, d’ ordre établi, de docilité lâche !
Honte aux petits personnages d’aujourd’hui prompts à tous les reniements pour devenir ministricules !
C’est insulter la mémoire des grands ancêtres et renier leurs combats que de sombrer dans un nihilisme déprimant laissant le champ libre aux nouvelles féodalités.
Quand les meilleurs se taisent, on entend que les pires.
 


Je concède cependant volontiers que les acteurs politiques contemporains sont d’une navrante médiocrité, avec des agents des milieux d’affaires qui se parent de la dénomination de Républicains, de pseudo-socialistes ralliés à l’économie de marché, des écologistes qui louvoient pour devenir ministres sans exiger la plus petite avancée en faveur du vivant.
L’ indigence du spectacle, loin de nous dissuader d’agir, commande un sursaut éthique.
Ainsi, pour ce qui nous concerne, nous écologistes, il est impensable de participer à une majorité parlementaire, à un gouvernement, sans que dans les six mois de la législature soient abolies la torture tauromachique, la chasse à courre, la vénerie sous terre.
Il est déshonorant pour ceux qui se drapèrent de vert, qui accédèrent à des fonctions ministérielles de n'avoir pas exigé, pour prix de leur soutien, ces progrès qui ne coûtent rien, qui n’exigent
aucune adaptation économique, aucun reclassement social, aucune dépense publique.


En l’état de nos sociétés, nous savons que nous ne pouvons pas élever le niveau de conscience de nos lois et règlements, du jour au lendemain et de surmonter toutes les tares.
Il faut changer les lois par les lois et les mœurs par les manières.
Je ne reprocherais pas aux anciens écologistes politiques déchus et discrédités de n’ avoir pas obtenu un pays biocentriste ou véganiste, les choses étant ce qu’elles sont.
En revanche, l’ absence de toute avancée signe leurs reniements et leur quête des apparences du pouvoir.
Il suffit de quelques heures de débats à l ’assemblée nationale pour abolir les spectacles et loisirs de mort.
Alors, un politicien opportuniste aura tout intérêt à promettre une réforme hypothétique qui ne se concrétisera que le jour où il ne sera plus là pour assumer sa carence.
Ce qui peut être fait immédiatement exige davantage de courage et appelle davantage de probité morale.
Concrètement, le parti dit VERT attira des militants honnêtes, authentiquement biocentristes, tels Laurence ABEILLE, Pascal DURAND ET les membres de la commission condition animale, mais aussi de piètres carriéristes, pauvres girouettes prompts à toutes les trahisons pour mener à bien de misérables petites ambitions égotistes.
C’est ainsi qu’à côté de ceux auxquels je rends hommage pour la qualité de leur travail parlementaire, vous trouvez des adeptes de la corrida, des tueurs de loups, un député soutenant les piégeurs de petits oiseaux à la glu en Provence, une députée dite verte de l'Indre refusant de signer une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre pour ne pas froisser les adeptes du loisir de mort.


La crise actuelle pourrait être l’occasion d’une refonte de l’écologie politique sur des bases éthiques claires et fortes.
Sortir de la corruption implique deux démarches :
D’ abord, une séparation de la politique et des affaires avec un strict contrôle des élus dans leur pouvoir d’affectation des fonds publics ;
Puis, rendre à la parole politique son sens, sa portée, sa vérité.
Ainsi, le parti socialiste pourrait expurger sa fraction « adoratrice des entreprises privées » et redevenir socialiste.
Le parti écologiste devrait, quant à lui, se refonder en s’affirmant résolument défenseur de l’arbre, l’animal et l’humain. Les tenants de la chasse et de la tauromachie n' ont pas de place parmi nous.


Le parti dit les Républicains devrait assumer être le parti de la lutte des classes à rebours, du grand patronat et du conservatisme social.
Ce n’est qu’au prix de ce langage de vérité que le citoyen reprendra confiance en une vie publique bien dégradée.
Sans cet effort de probité, les citoyens demeureront des sujets du marché, désabusés, blasés, indifférents aux querelles subalternes d’une classe politique professionnelle dérisoire.
La chute présente, l’explosion partisane, peuvent nous offrir cette chance de repartir sur des bases plus saines et de rassembler tous ceux qui font le choix de la vie.
 
 
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 11:26
Communiqué : qui sont les nuisibles ?
 
 
 
La CONVENTION VIE ET NATURE constate que l’ignorance, l’arriération, le non respect du vivant, la négation de la sauvegarde de la biodiversité affectent encore les décideurs confrontés aux addictions destructrices des chasseurs.
En Aquitaine, un préfet autorise des tirs massifs de tourterelles turques pour lutter contre la grippe aviaire, conséquence de l’élevage intensif et concentrationnaire des palmipèdes.
En DORDOGNE, l’administration ouvre la chasse, toute l’année, en mars et tous les jours de juin au prétexte de présence de sangliers, animaux artificiellement et souvent clandestinement introduits pour alimenter le stand de tirs des chasseurs.

La chasse n’est pas la solution, mais le problème en cette affaire.
D’autres obsédés par l’aseptisation de la nature veulent la mort des blaireaux au motif qu’ils véhiculeraient la tuberculose bovine.
Ailleurs, il faut tuer le renard, la nuit, parce qu’il mange des poules, le cormoran parce qu’il mange des poissons, le loup parce qu’il mange des moutons, l’ortolan parce que cela se faisait, l’oie parce qu’il faut bien tuer.
Pour ces esprits obscurantistes et criminels, la disparition de l’avifaune, y compris des petits passereaux, naguère si communs, les équilibres écologiques assurés par les prédateurs, le caractère sensible de tout animal, l’insécurité générée par la chasse dans les campagnes sont des faits ignorés.

Abolissons la chasse, mort loisir, car elle est nuisible et tend à l’anéantissement de la nature.
Donnons à ce pays des décideurs responsables, éclairés, courageux, à l’écoute, à la fois des scientifiques qui s’alarment de la sixième grande extinction d’espèces et de l’immense majorité de nos contemporains désireux de signer la paix avec la faune.
Le grand massacre est une injure faite à l’intelligence et au cœur de l’humain.
 
 
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
Contact: 06 76 99 84 65
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 11:17

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 26 février 2017 

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Une machine à perdre.

 

 

 

Pendant longtemps, j’ai milité pour la protection de la nature, dans un cadre associatif, au sein du RASSEMBLEMENT DES OPPOSANTS à LA CHASSE, de la SOCIETE
NATIONALE DE PROTECTION DE LA NATURE et autres structures régionales. Je répugnais à un engagement politique, non pas pour des raisons éthiques, mais en contemplation de la pathologie mentale, à savoir un narcissisme névrotique, affectant les meneurs de partis ou groupuscules politiques.
Devant les périls, la montée de la contre-révolution, la dictature masquée des lobbies, la manipulation sournoise des peuples par les forces d’argent, j’appelle aujourd’hui à la mobilisation politique pour défendre l’arbre, l’animal et l’homme.


Or, je constate avec consternation les comportements suicidaires des femmes et hommes de mieux qui, au lieu de s’unir, s’éparpillent en organisations rivales, comportement garantissant leur échec et la pérennité de la malfaisance des ennemis de la terre : spéculateurs, pollueurs, exploiteurs, tortionnaires d’animaux.
Tant que perdureront ces divisions, ces querelles subalternes, les affairistes destructeurs de sites, la FNSEA, adepte d’une agriculture chimique et d’un élevage concentrationnaire, le lobby chasse, accapareur de l’espace naturel et pourfendeur de la reconnaissance du caractère sensible de l’animal, la finance qui écrase les peuples sous le joug de ses intérêts, n’ont aucun souci à se faire.
Ils ne régneront certes pas mille ans, car leur règne létal détruira la biosphère bien avant cette échéance, mais jusqu’à l’extinction de la biodiversité.
Lorsque j’en appelle à l’unité des gens de mieux, je n’entends pas une uniformité, un monolithisme, une armée de clones disciplinés marchant au pas cadencé et répondant aux exhortations d’un duce.
Que le camp de la générosité, de la compassion, de l’amour de la vie soit divers, riche de différences, constituerait une chance et une force, si les humains possédaient la sagesse des loups qui savent bien que leur survie exige l’addition de leurs forces.


Pour la première fois depuis 1974, l’écologie politique sera absente de l’élection présidentielle, le candidat des VERTS, issu d’une primaire verrouillée, promis à 2% de voix, devant opportunément renoncer à maintenir sa candidature.
En maintenant sa candidature, en retirant quelques centaines de milliers de voix aux autres candidat de la générosité, il favoriserait le candidat des banques et de la finance.
La gauche risque, néanmoins, de demeurer divisée, en deux courants égaux, et donc condamnée à disparaître, au soir du 23 avril.
D’aucuns exacerbent les nuances, les variantes qui font la luxuriance de la pensée.
Or, la multiplicité des approches, des sensibilités comme des talents représente un avantage, une source d’enrichissement, pour peu que l’on conserve la distinction entre amis et adversaires irréductibles.
Quant aux défenseurs du vivant, ils sont émiettés en micro-partis qui feignent de s’ignorer, préférant ainsi laisser la force, l’influence, le pouvoir aux ennemis de la terre.
Je préconise, par une réforme constitutionnelle, la fin de la monarchie élective, exception française.


L’élection présidentielle les rend fous.
Pourquoi Jean-luc MELENCHON ET Benoît HAMON ne s’entendraient-ils pas pour promouvoir une sixième république.
S’ils s’engageaient à supprimer cette monarchie élective, ils pourraient plus aisément s’effacer, l’un pour l’autre, momentanément pour la présidentielle, s’unir et additionner leurs voix.
Ils pourraient soumettre au peuple français par voie référendaire, une remise à plat des institutions politiques, par l’élection d’une assemblée constituante afin de donner au pays des pouvoirs publics davantage conformes aux exigences du temps.
Le parlement, notamment, sans sénat conservateur, devrait représenter l’intégralité des nuances politiques du pays, grâce à la proportionnelle intégrale.
Le pouvoir exécutif doit être désigné par ce parlement, le président de la république n’ayant qu’un rôle protocolaire.
Le pouvoir judiciaire doit devenir un véritable contrôleur du pouvoir politique et ce afin d’éliminer radicalement la corruption, mal français, à l’instar de ce qui existe dans la plupart des autres pays d’Europe Occidentale et du Nord.
En 1958, dans un contexte historique totalement différent, j’aurais approuvé les institutions de la Vème république, mais soixante ans ont passé.


Ces institutions aboutissent à des blocages et à la main-mise de clans sur l’appareil d’état, donc sur le « pot de confiture » dont les caciques apprirent à se gaver impunément, se considérant supérieurs aux lois communes.
Dès lors, HAMON ou MELENCHON, peu importe, si leur élection signifiait la fin d’un régime présidentiel adapté à un peuple mineur, guidé par un homme providentiel, un souverain qui nomme à toutes les fonctions essentielles de l’Etat.
Arrêtons la machine à perdre, celle qui prépare la victoire des forces d’argent, de ceux qui veulent des NOTRE-DAME-DES- LANDES, des grands travaux inutiles,
contraires au bien public mais sources de prévarications pour des intérêts mafieux aux confins des affaires et de certains partis à leur service.
Quant à nous, biocentristes, naturalistes, écologistes, refusons notre soutien à tout candidat, tout parti flattant la chasse et la tauromachie.
Devenons une Force Pour le Vivant !

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:26

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS           le dimanche 19 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

La fracture

 

 

 

L’Histoire subit une accélération fulgurante avec les innovations scientifiques et techniques grosses d’une mutation, d’une rupture entre la société d’hier et celle de demain.
Les connaissances percent les secrets de l’infiniment petit, le boson de Higgs, ceux de l’immensité cosmique, ceux des ciseaux génétiques et de l’usure des télomères, ceux de l’exploration des comètes et de la circulation des ’informations en direct sur l’ensemble du village planétaire.
Avec ces connaissances, l’humain maîtrisera bientôt la plupart des maladies et jusqu’au processus de vieillissement.
Il captera les signaux venus du lointain de l’espace et donc du passé lointain.
Autrefois, les humains tremblaient devant les phénomènes qu’ils paraient de mystères inquiétants, avant qu’ils apprennent à lire dans le grand livre du monde.


Dans le même temps, des humains perdurent à tuer, à mourir, à lutter, à discriminer aux noms de sornettes, de billevesées religieuses, de préjugés grotesques qui feraient rire des enfants non conditionnés à croire de pures stupidités.
Ailleurs, des foules captives admirent, dans des magazines, sur papier glacé, des milliardaires prévaricateurs, corrompus, assassins de la terre.
Ainsi, la science, la connaissance, la maîtrise côtoient en un mélange explosif le sombre obscurantisme des mythes, sources de haines, de guerres, de divisions entre les hommes et cette première religion mondiale qu’est le culte de l’argent.
La sournoise dictature du libéralisme économique crée des inégalités criantes, jamais rencontrées avec cette acuité dans le passé.
1% d’oligarques possèdent autant de biens que 50% de la population mondiale.
Ces inégalités sociales scandaleuses appellent une révolution contre le système mercantile abrutissant.
Cette inégalité sociale n’est pas aussi décisive que celle culturelle séparant radicalement ceux qui savent et la masse des peuples qui croient, parce qu’ils
ignorent deux vérités premières : 

----il n’y a pas d’arrière-monde ;

---  les oligarques ne sont que des parasites sociaux, des escrocs.
Résultats :
Dans nombre de pays, les peuples élisent des ringards, des dogmatiques, des hommes de guerre et de haine, des agents de la finance ou des imposteurs.
Les Etats-Unis, pays de contrastes, dotés des meilleurs laboratoires de recherche dans tous les domaines et néanmoins affligés d’élus niant les données de la science pour mieux
servir les firmes, illustrent une fracture que l’on observe ailleurs.
Le cœur et la raison ne guident pas les peuples croupissant dans leurs identités meurtrières, leurs religions farfelues, leurs pulsions agressives et cupides.

 


C’est l’abyssale fracture entre une frange éclairée de l’humanité et la persistance d’une ignorance source d’affrontements qu’un peu de raison éviterait.
Si l’ignorance ne générait pas la violence, la cruauté, la négation des droits et de la solidarité du vivant, elle nous offrirait de délicieuses occasions de distractions, comme celle que je savoure lorsque d’innocentes crédulités m’amusent.
Cette douloureuse fracture du savoir, de la lumière, constitue un défi de civilisation que les politiques n’appréhendent guère, à l’exception de ceux qui posent le problème de la raréfaction progressive du travail, raréfaction qui remonte à l’apparition de la mécanisation et que va amplifier la robotique et la numérisation.
Depuis un siècle, le temps consacré au travail s’est réduit constamment et le processus va s’accélérant.
D’autres horizons s’ouvrent avec les avancées de la biomédecine qui, d’une part, guérira un jour  l’humain de l’angoisse et, d’autre part, révèle déjà l’unité fondamentale du vivant.
On ne peut plus considérer l’animal et la nature avec ce mépris arrogant que pratiquaient les hommes d’hier.
Notre devoir est de penser ces mutations et non de servir les intérêts mesquins d’une strate de privilégiés du système économique.
Enfants d’aujourd’hui, vous allez vivre une ère exaltante pleine de promesses insoupçonnées mais également dissimulant bien des précipices.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 11:48

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        Le 3 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 

 

 

 

 

Chasse, béton, corruption et traditions

 

 

 

La Chine, la Russie, la Turquie et désormais les Etats-Unis sombrent dans la régression qu’accompagnent l’autoritarisme, la religion instrumentalisée, l’argent sale, les corruptions d’Etat, les mensonges érigés en moyen de manipulations des peuples.
Des oligarchies voraces et arrogantes pillent les ressources, assassinent la nature, insultent la compassion et flattent une « beaufrerie » grossière pour duper les gens modestes qu’elles écrasent et méprisent.
Des dirigeants toxiques exploitent la biosphère et les humains aux noms des nationalismes, des dieux, de la peur, des ignorances qu’ils entretiennent.
Il n’y a que quelques semaines, pour tout observateur, le même scénario devait présider aux élections générales françaises de cette année.
Les jeux étaient faits.
La « gauche » trahie, abîmée, usée par cinq ans de libéralisme assumé devait laisser la place à l’original.
La droite affairiste décrochait l’Elysee et, dans la foulée, le parlement en ses deux chambres.
Félicitons la presse qui offre à l’institution judiciaire par de stupéfiantes révélations l’opportunité d’une échappée salvatrice.

 


L’innocence se présume et j’exècre les attaques personnelles, y compris à l’encontre de nos adversaires idéologiques.
François FILLON doit bénéficier de cette présomption mais, en contemplation des faits connus à ce jour, on ne peut pas exclure une éventualité.
Dans l’hypothèse où le candidat du parti des affaires serait placé en examen dans les semaines à venir, il ne pourrait plus utilement concourir à la présidentielle.
Le parti du Marché devrait trouver en hâte un remplaçant qui ne serait sans doute pas davantage immunisé contre les addictions à l’argent facile, qui ne serait pas meilleur.
Car ce ne sont pas les hommes qui sont en cause, mais les idées, les intérêts qu’ils servent.
Ce candidat de remplacement n’aurait pas le temps de mener une campagne efficiente.
La droite financière officielle perdrait les élections qu’elle considérait comme acquises.
Bien sûr, la finance, les banques, les firmes ont un « champion » de rechange, M. MACRON.
Sans parti, il n’eut aucune difficulté pour recueillir les dizaines de millions d’euros nécessaires au lancement de sa candidature.
Entouré de milliardaires, il développe une thématique floue ultra-libérale.
Il bénéficie de l’accueil bienveillant d’une presse qui, rappelons-le, appartient pour l’essentiel à neuf milliardaires.
Agité, ambigu, de fausse gauche et de vraie droite, Emmanuel MACRON a pris position pour la chasse et veut rétablir les chasses présidentielles qu’avait supprimées Jacques CHIRAC.


La chasse !


Un détail pour les observateurs ignorants que le loisir de mort représente un excellent discriminant, un révélateur des fondements éthiques d’un individu.
Rien d’étonnant de la part d’un homme qui aime le diesel, les cars sur les routes et l’affaiblissement des protections sociales.
Le monde de l’argent tient le suppléant de François FILLON, s’il advenait que celui-ci subisse une « sortie de route » ou un trou d’air.
Etant acquis que Marine LE PEN sera sélectionnée à l’issue du premier tour de la présidentielle, au soir du 23 avril, le défi est de placer un candidat en position de figurer au second tour.
Or, le camp de l’insoumission, de la solidarité, de la prise en considération des plus vulnérables, de la protection de la nature, de la condition animale, de l’opposition à la chasse et à la tauromachie, souffre, à cette heure, de divisions. Il s’avère, dès lors, incapable de faire échec à l’écran de fumée et d’impostures des agents de l’exploitation.


Yannick JADAUD avec 2% des suffrages, Jean-luc MELENCHON avec 15% des suffrages et Benoît HAMON avec le même score seront éliminés alors qu’unis, ils pouvaient vaincre les ennemis de la terre, les serviteurs des firmes et des banques, les adeptes de chasse, béton, corruptions et traditions.
Vont-ils comprendre cette impérieuse nécessité de sacrifier leurs égos, d’unir leurs talents, leurs énergies, d’additionner leurs voix pour épargner à la France le sort de ces malheureux pays qui s’enfoncent dans des formes rampantes de fascisme et avérées de mafia.
L’abnégation s’impose et l’intérêt supérieur du bien public commande des effacements pour gagner et promouvoir une nouvelle constitution moins monarchique, plus compatible avec les évolutions de la société.
Constituons ce conseil national de la résistance pour défendre la sécurité sociale, les bas salaires, les services publics, la liberté de pensée et de mode de vie en ajoutant, désormais, le respect de la sensibilité animale et les droits imprescriptibles de la biodiversité.


Unis, nous ferons gagner la vie.
Désunis, nous livrerons le pays au saccage des exploiteurs.
Je ne plaide pour aucun candidat, aucune écurie, aucune ambition, mais toujours pour l’arbre, l’animal et l’homme, mon unique horizon.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 11:14

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 15 janvier 2017 

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

 

Le progrès contre la croissance.

 

 

 

 

Les professionnels de la politique ne parlent plus de progrès, notion que célébraient tous leurs devanciers des trois derniers siècles.
En revanche, ils invoquent la croissance, panacée contre la crise, contre le chômage, aspirant à en accélérer le rythme, déplorant qu’elle s’essouffle,attendant d’elle qu’elle génère des emplois et surtout des profits pour leurs commettants.


Or, la croissance quantitative disparue ne mesure nullement le bien-être, le degré de satisfaction des citoyens, crée de moins en moins d’emplois et présente
des coûts écologiques insupportables.
La nuisance de la croissance quantitative affecte d’abord la nature car elle se construit à son détriment.
D’où le concept marginal, contestataire et iconoclaste de décroissance.
Nos politiciens n’ont pas encore compris que les dogmes économiques ressassés ne sont plus opérants, ce que prouvent la mort de la biodiversité, l’altération de l’atmosphère, l’épuisement des ressources, l’aggravation des inégalités, le recours à l’effort, au sacrifice, au renoncement des droits sociaux, à la disparition des services publics, le malaise moral d’une société nauséeuse car nauséabonde à force de cupidité.
Les lobbies oligarchiques ont réussi à acculturer les peuples, à les empêcher d’analyser, de comprendre les manipulations dont ils sont victimes.
Naguère, il y avait le progrès.
Aujourd’hui, il y a le changement, le mouvement perpétuel, le refus de l’examen critique, le culte du saccage de tout héritage au profit de toute innovation
sans que soit posée la seule question essentielle : entre le nouveau et l’ancien, qu’est-ce qui sert le mieux le vivant ?
Ni une tradition, ni un changement ne valent par eux-mêmes.
Seule leur incidence sur le vivant intéresse le bien commun.
Les politiques ne pensent pas suffisamment ce défi.
Avec la dématérialisation, la robotique, l’informatique, la numérisation nous avons changé de société.
Que fait-on de cela ?
Dans la plupart des secteurs, les nouvelles technologies suppriment massivement des emplois et les gains de productivité n’appellent plus un surcroît detravail.

 


Le travail se raréfie.
En particulier, les tâches subalternes, répétitives, peu valorisantes sont effectuées par des machines.
Les doloristes, sadomasochistes, considèrent que le travail représente une valeur en soi quand bien même il n’a rien d’épanouissant (travail, famille, patrie).
Ces réactionnaires perdurent à s’obnubiler sur la question de l’employabilité, alors qu’il faut désormais penser autrement, à savoir, en partage de ce quireste de travail, en redistribution, en moyens décents de vivre pour chaque individu.
Le travail fut longtemps une malédiction, un châtiment nécessaire au bien commun.


Il devient autre chose dans une société du sous-emploi définitif.
Car dans nombre de pays, les « libéraux » masquent ce fait universel en créant de faux emplois précarisés, n’offrant aucune garantie à leurs victimes sociales.
Il y a pire que le chômage : le servage que réinventent les pays dominés par l’idéologie thatchérienne.
Pour les doloristes punitifs, mieux vaut des travailleurs pauvres et exploités que des chômeurs indemnisés.
Oui, le travail peut constituer une valeur, lorsqu’il est source de satisfactions morales, intellectuelles, qu’il participe du développement personnel.
En revanche, il n’est qu’un mal nécessaire lorsqu’il est malsain, ennuyeux, épuisant.
Ne déplorons pas la disparition inéluctable et accélérée du travail avilissant, mais imaginons la société de la robotique, de l’électronique, de la dématérialisation,puisqu’elle nous est donnée comme un fait inéluctable.
Cette société produit davantage de richesses, de biens manufacturés, de services qu’aucune civilisation avant elle.
Ces productions massives exigent moins d’efforts, moins de temps, moins de bras.
Il faut distribuer équitablement ces biens à tous les membres de la société en réduisant le temps de travail, en partageant la pénibilité, en mettant l’économie au service du politique et non l’inverse.


A cette aspiration sociale, nous devons ajouter un impératif premier.
Le développement humain, le progrès qualitatif, le mieux-être doivent respecter la nature.
La maîtrise qu’offrent les sciences et les techniquesanéantit présentement le vivant pour procurer aux oligarques de la finance et des affaires d’indécents profits, par l’exploitation de tous les espaces planétaires
en y déménageant tout ce qui ne se révèle pas rentable.
A terme, le système économique de marchandisation rendra la planète inhospitalière à la vie, épuisera les ressources, empoisonnera tout, corrompra l’humain.
L’actuel succès du système de marchandisation s’explique par son adéquation à une tare de notre espèce.
L’esprit de lucre habitant l’animal humain, ce n’est point sur une autorégulation des pulsions d’accaparement qu’il faut compter pour sauver le vivant,mais sur les États, les pouvoirs publics, les lois et règlements.


Il faut des freins, des garde-fous contre les promoteurs aménageurs.
Si tu dis à un homme : « tu peux t’enrichir en bétonnant ce lopin de terre, en coupant ces arbres, en arrachant cette haie, en calibrant ce cours d’eau,en rendant constructible le jardin que te légua ton grand-père, ou en créant une station touristique sur ce site, en forant des puits de pétrole ou degaz en zones vierges d’agressions humaine », le sort de la nature est scellé.
Le modeste héritier voudra rendre constructible son petit terrain et le milliardaire, parasite social, voudra « développer l’activité économique ».
Seul un apôtre de la nature renoncerait à une juteuse opération spéculative et sacrifierait un gain immédiat à la sauvegarde d’un espace naturel.


Je sais, ces amoureux de la nature existent et nous en sommes.
J’en connais, puisqu’en 1984, quittant OLLIOULES, dans le VAR, j’ai refusé de lotir ma propriété arborée que je quittais pour gagner une région moins bétonnée.
Je savais parfaitement que d’autres commettraient le crime que je refusais d’accomplir, renonçant ainsi à une belle opération financière.
Chaque individu, petit propriétaire vendant son terrain en constructible ou grand promoteur édifiant des résidences de loisirs se donnera bonne conscience au motif que son aménagement local, grignotage d’espaces verts, n’est pas une agression grave au regard des destructions massives perpétrées partout.


Et puis, il faut bien développer, croître, faire vivre le pays !
Voilà comment l’homme assassine systématiquement la biodiversité.
Alors, abandonnons le culte de la croissance et redécouvrons la notion de progrès, celle qui tend vers un mieux et non vers un plus, qui célèbre la vieet non la mort, qui réconcilie et non qui oppose.
Le progrès pense à l’être.
La croissance est une vision étriquée d’économiste, pauvre en intelligence, adepte de l’avoir.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 11:12

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 11 septembre 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

Vous avez dit : Démocratie ? 

 

 

Les historiens, les essayistes, les commentateurs de la vie politique dénoncent et se gaussent des régimes totalitaires caricaturaux, criminels, imposteurs
qui, au XXème siècle, prétendirent par le prolétariat ou par la race, générer un « homme nouveau ».

 

La propagande lourde et primaire caractérisa ces régimes qui recherchèrent, au besoin en esthétisant la politique, l’adhésion soumise des peuples.

 

Malheur à leurs opposants voués aux camps et à l’assassinat d’Etat.

 

Désormais, en Europe, en Amérique, ni PRAVDA, ni Volkisherboebachter, mais une presse libre !

 

Cependant, un observateur prenant un peu de recul ne manquerait pas de s’étonner de ce qu’aux USA, la présidence échoit systématiquement au candidat qui
a investi le plus de dollars dans sa campagne et qu’existent des familles régnantes, les fils succédant aux pères ou les épouses aux maris .

 

En France, le même observateur venu d’un autre monde pourrait s’étonner de ce que l’annonce d’une ambition politique personnelle occupe la moitié des informations
télévisées, radiodiffusées et de la presse écrite, cependant que d’autres courants de pensées sont frappés d’ostracisme et ce, en toute bonne conscience,
comme si cela devait aller de soi.

 

Ces différences de traitement par les médias paraissent inversement proportionnelles à l’originalité et à la profondeur de la pensée politique des protagonistes.

 

Il suffira au candidat choyé des médias, présenté toujours comme un « homme nouveau », de dire qu’il veut « rénover la politique », « transcender les courants
et les partis », « insuffler de l’énergie ».

Rien de quoi susciter l’adhésion, pas plus que le rejet.

 

 

Plus c’est creux, mieux cela vaut.

 

Alors, tentons de découvrir ce qui détermine que le moindre propos des uns tournent en boucle sur les écrans.

 

Les faits, toujours les faits, s’imposent pour comprendre un phénomène qu’il soit chimique, physique, biologique, social.

 

Qu’est-ce qui distingue un « promu « de la presse d’un censuré, un personnage dont le nom revient en boucle et un fantôme des médias ?

 

Le premier nommé est toujours entouré d’une certaine catégorie d’amis : hommes d’affaires, milliardaires, investisseurs.

 

Or, il se trouve que les médias appartiennent à des oligarques, ici comme à MOSCOU.

 

Il faut, toutefois, une autre condition pour transformer un homme politique quelconque en élu de la publicité tapageuse, prélude à son élection par le peuple.

 

Il doit être compatible, à la fois avec le sociologisme, dit de gauche, et le service de l’argent, de droite.

 

Il doit être progressiste, d’un point de vue sociétal, pour plaire aux journalistes, mais libéral pour demeurer commis du monde de la spéculation et des
entreprises.

 

Jeune homme ambitieux, croyez-en mon conseil :  ce mélange fera de vous un excellent candidat de choix, servi par les canaux de l’information, condition
nécessaire pour diriger les Etats, ou plus exactement, pour détenir les pures apparences du pouvoir, le pouvoir effectif étant celui de l’argent.

 

Car le système économique et politique perdure selon des procédés de pérennisation infiniment plus subtiles que ceux usités par les totalitarismes d’antan.

 

Plus besoin de camps, d’assassinats, de grossière propagande trop voyante.

 

 

 

Lorsqu’on possède les temps de cerveaux disponibles et qu’on peut promouvoir un agent du Marché, selon les mêmes procédés que ceux employés pour lancer un produit,
on peut se passer d’une milice, d’une censure brutale.

 

Le candidat, choisi par le système, verra commenter chacun de ses pas, de ses paroles, de ses postures, avec force détails sur son conjoint, ses vacances,
ses loisirs, ses goûts.

 

Bien sûr, il restera dans le corps social des réfractaires à ce conditionnement insidieux, mais globalement, le système assurera ainsi sa stabilité en faisant
élire ses obligés, en écartant ses opposants.

 

Inutile, n’est-ce pas, de donner les noms de ces choyés du jour !

 

Il vous suffit de suivre un programme quelconque d’informations pour constater l’illustration criante de ce que je décris.

 

Il vous suffit de regarder un journal télévisé, ouvrir une radio, lire un journal et vous mesurerez la justesse de ce que je dénonce.

 

Mon propos ne vise pas à fustiger tel ou tel « élu » du jour, mais à démonter une technique sournoise de conditionnement, de manipulation de l’opinion.

 

Réjouissons-nous, nous pouvons l’écrire sans redouter une arrestation, au petit matin brumeux et une disparition dans nuit et brouillard !

 

C’est mieux, mais pour la démocratie honnête, loyale, équitable, il faudra encore attendre un peu.

 

 Gérard CHAROLLOIS

 

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