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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 12:19

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 21 août 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 L’indigence des politiques.

 

 

 

Le vendredi 19 août, à MONT DE MARSAN, quelques centaines de braconniers défilèrent pour réclamer le droit de tuer des bruants ortolans et des pinsons, au nom de leurs traditions.

La classe politique locale, sénateur dit socialiste et élus conservateurs mêlés,  s’inclinèrent servilement devant leurs amis, les chasseurs, « gestionnaires de la nature ».

Oubliés les nobles engagements de sauvegarder la biodiversité, l’inscription au code civil du caractère sensible de l’animal, la bienveillance quasi-universelle portée par les humains civilisés aux oiseaux !

Les politiciens pratiquent le populisme, ce mépris du peuple, consistant à flatter les bas instincts, à mentir aux citoyens pour plaire, un jour, aux uns, le lendemain, à d’autres, en affirmant le contraire de ce qu’ils dirent la veille.

Le populisme confond le peuple et la lie, la démocratie et  l’imposture qui séduit, le discours qui éclaire et la parole qui abaisse et égare.

Si la preuve de l’indigence intellectuelle et morale de la classe politique nous est offerte par la chasse, loisir de mort, la baisse du niveau se révèle dans tous les domaines.

 

Nos politiciens formatés récitent stupidement des textes dont vous connaissez, à l’avance, les radotages.

A droite, ils s’agenouilleront devant l’entreprise privée,la concurrence, la compétition, invitant chacun à se flexibiliser pour maximiser les profits.

Ils flétriront la dépense publique, la paresse du salariat, le parasitage par les assistés et les règlementations tâtillonnes protégeant les droits acquis et l’environnement, qui « commence à bien faire ».

A gauche, à l’instar des erreurs de leurs devanciers, face aux crimes des stalinisme, maoïsme et équivalents du siècle passé, ils pardonneront tout aux « damnés de la terre », allant jusqu’à condamner la critique légitime d’une  religion, au nom d’un anti-raciste étranger au sujet.

Ils préféreront encore avoir tort avec SARTRE, que raison avec ARON, c’est-à-dire célébrer l’esprit de système.

 

 

 

Où sont l’intelligence, la pensée alerte, le jugement serein et libre ?

Où sont les réflexions sur les défis nouveau d’un monde de la technique ?

Au lieu de prospections fructueuses, rationnelles, construites, les politiciens récitent leurs catéchismes sans s’écarter du dogme, sans sortir du prêt-à-penser dont se gargarisent leurs chapelles rivales.

Aussi, la politique contemporaine est en rupture avec la philosophie, la science, la recherche, parce que l’intelligence a déserté ses débats.

 

Il en résulte, d’une part, une anesthésie d’une fraction importante du corps social, d’autre part, un rejet méprisant des politiciens par les citoyens.

J’affirme, qu’en présence de toute question sociale, économique, écologique, éthique, culturelle, il faut faire fonctionner sa raison, fuir les préjugés, pour comprendre et proposer des solutions adaptées.

Il faut parler honnêtement à des citoyens  respectés, en tentant d’élever le niveau de conscience et de compréhension.

Le regretté, François CAVANNA résumait cette déchéance en une formule vigoureuse :

« La politique est l’art de plaire aux cons ».

Sans doute, ne demandait-il pas mieux qu’elle devienne autre chose !

 

Le malheur des politiciens de profession tient à la raréfaction du « bon con », prompt à se laisser duper par les « plans de carrières », les manœuvres d’appareils,les intrigues de partis.

Les journalistes, complices du système, tentent bien de perpétuer le jeu truqué des ambitions subalternes. Les médias censurent ceux qui dérangent et râbachent les noms, les discours creux de la clase politique de connivence.

L’opinion publique s’est lassée.

Observons que les élections se font davantage « contre » le sortant,  que « pour » son antagoniste.

Le rejet prévaut sur l’adhésion.

 

 

 

C’est en échapant au prêt-à-penser  qu’on évitera les périls d’un monde, à la fois dangereux, mais également, porteur de prodigieuses avancées, sur la voie de moins de souffrance.

En quarante ans, la société a davantage changé qu’en quatre siècles.

Les changements vont s’accélérer, dans les décennies prochaines.

Que ferons-nous de ce changement ?

Les choix sont urgents dans tous les domaines et le personnel politique n’appâraît guère en mesure de répondre aux défis.

Suis-je trop sévère ?

Hélas, les faits, eux, ne mentent pas.

La démocratie est en crise et il serait grand temps de changer les mœurs politiques.

Je sais, toutefois, combien il est difficile d’avoir raison trop tôt.

 

 

 Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 13:40

www.ecologie-radicale.org

Chers amis militants et lecteurs,

Avant de m’absenter, une dizaine de jours, pour quelques vacances, nullement lointaines, histoire de ne pas alimenter les agressives infrastructures de transports, je viens commenter l’annonce, très prévisible, de la non-candidature de Nicolas HULOT, à la présidentielle de 2017.

Ainsi que je l’indiquais, j’aurais soutenu cette candidature qui eut été susceptible de porter haut le score de l’écologie.

Désormais, l’écologie politique est devant un choix simple.

Un, ou plutôt, une candidate, issue de l’appareil partisan et du personnel politique, se présente, sans élection primaire ouverte et loyale et l’écologie politique réalisera, aumieux, 2% des suffrages.

Elle sera encore affaiblie et les dossieRs relatifs à la préservation de la nature pâtiront de cette humiliation inévitable.

Autre option :

A l’issue d’une primaire ouverte, une autre proposition inédite est offerte au pays et le résultat demeure ouvert.

Je propose cette seconde option et souhaite une confrontation loyale, honnête devant les militants et sympathisants duparti de la vie.

De votre mobilisation, de vos appels aux animateurs du parti écologiste, dépend le sort de notre pensée, de nos aspirations, de nos valeurs.

 

Je n’ai jamais confondu nos voisins de convictions, nos poTentiels partenaires, nos adversaires fréquentables et les ennemis de la terre.

Je ne suis pas de ces pervers qui consacrent leur énergie à dénigrer les militants de la « chapelle d’à-côté », au lieu de combattre les vrais antagonistes.

 

Mes seuls ennemis sont ceux qui tuent, torturent, polluent, déménagent la nature par cupidité ou par vice sadique.

Or, l’an prochain, selon toute vraisemblance, le parti des ennemis de la terre (chasse, béton, pollution et traditions) reviendra au pouvoir avec de nouveaux cadeaux au lobby de la chasse, la multiplication des grands projets inutiles, la relance des gaz de schistes, le culte des firmes et la loi des spéculateurs.

 

Une question pouvait dès lors se poser et doit l’être.

Faut-il une candidAture écologiste à la présidentielle ?

Celle-ci affaiblira indéniablement le score du candidat dit « socialiste » et, dans le contexte actuel, lui retire toute chance de figurer au second tour qui opposera les deux droites, celle de l’argent et celle du nationalisme, l’une n’étant pas  moins nocive que l’autre.

Toutefois, deux raisons militent pour une candidature écologiste.

La première, la plus importante, est d’ordre moral.

François HOLLANDE et son premier ministre sont comptables, moralement, de la mort de Rémi FRAISSE, du projet de NOTRE DAME DES LANDES, des tirs de loups, de l’absence de toute mesure effective en faveur du vivant.

Ils  doivent être sanctionnés pour leur politique antiécologiste, leurs gesticulations ridicules « d’hommes droits » dans leurs bottes, de durs qui veulent en imposer à un peuple infantilisé.

Le style de Manuel VALLS, avec ses airs autoritaires, insulte la démocratie mature à laquelle nous travaillons.

En aucun cas, ces personnages ne peuvent recevoir nos soutiens.

 

 

La seconde raison est plus tactique.

Même en l’absence d’un candidat écologiste, les deux têtes de l’exécutif n’ont aucune chance de figurer au second tour.

Leur politique prouve que l’exercice ne rend pas nécessairement intelligent.

J’en veux un exemple concret, toujours tiré du dossier édifiant de NOTRE DAME DES LANDES.

Le référendum révèle que 45% des électeurs de LOIRE ATLANTIQUE s’opposent au projet. Une minorité, donc, mais, ces 45% étaient, pour la plupart, des électeurs de François HOLLANDE, du second tour de mai 2012. Combien en restera-t-il pour réitérer ce choix l’an prochain ?

En choisissant le parti des chambres de commerce et d’industrie, avide de petits profits sur le dos de la nature, le président s’aliène son électorat !

Difficile de faire pire.

 

Dès lors, le choix n’est pas entre de « faux socialistes » et de vrais conservateurs adeptes de la lutte des classes à rebours.

Les jeux sont faits et ce pays subira les régressions et les malheurs que ce camp politique ne manque jamais de générer.

En conséquence, reconstruisons une écologie politique nouvelle, différente, forte de ses valeurs biocentristes.

 

Je vous donne trois rendez-vous militants :

---- Le 23 juillet, à MONT DE MARSANS, contre la torture tauromachique ;

 

---- Le premier octobre, à PARIS, contre la chasse ;

---- Le 15 octobre, à PARIS,pour lancer la Force Pour le Vivant.

Merci, amis militants et lecteurs, pour vos engagements.

Ensemble, relevons les défis !

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

Tél. 06 76 99 84 65

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 11:01

www.ecologie-radicale.org ( note perso : Allez donc faire un petit tour sur le site, vous y trouverez plein d'infos très intéressantes ! ).

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 3 juillet 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

 

Une Force Pour Le Vivant.

 

 

Alors que les firmes, les promoteurs et la plupart des décideurs politiques perdurent à anéantir la nature, les sites et à traiter les animaux comme des choses et les humains comme des variables d’ajustements de l’appareil productif, une trop lente mais irrésistible prise de conscience s’opère.

 

---      45% des habitants de LOIRE ATLANTIQUE ont refusé l’aéroport VINCI, ce qui constitue une marque encourageante de l’évolution des mentalités si l’on veut bien considérer que le pouvoir politique national,, les vieux partis dits de gouvernement, les forces économiques et les collectivités locales  se coalisèrent contre une zone humide et pour enrichir quelques oligarques.

 

---       Les reportages, clandestinement tournés par nos amis de l’association L214, dans les abattoirs, révélant au grand public les atrocités perpétrés par des hommes insensibilisés, accoutumés à l’acte de tuer, suscitent de vives réactions dans l’opinion.

 

---  Autour de nous, nous mesurons une meilleure prise en considération de la faune et des milieux naturels.

    Bien sûr, il y a encore trop de braves gens pour refuser, chez eux, des infrastructures agressives, qu’ils enverraient bien chez les autres et, lors des choix électoraux, des réflexes anciens ramènent trop de citoyens vers des personnages inquiétants et contre-nature.

Néanmoins, nos sociétés en « crise permanente » attendent une issue de secours, une réponse à la grande question des relations de l’humain avec le vivant.

Si nous aspirons à des avancées de civilisation, en faisant reculer les forces de mort, nous devons unir tous ceux qui sont dans une démarche constructive en faveur de l’écologie, de la nature, des animaux, d’une autre économie-sociale.

 

 

En politique, le concret, l’objectif, les buts d’une action doivent être clairement énoncés.

Actuellement, nous subissons l’emprise pernicieuse des lobbies de la chasse, de l’agrochimie, de la spéculation  des promoteurs qui, ayant le pouvoir de l’argent, financent la classe politique et la phagocytent.

 

Seul, un vaste rassemblement des résistants à ce néototalitarisme pourra ébranler la Bastille des privilèges et des prébandes des ennemis de la terre qui ne sévissent pas qu’à BRUXELLES, MAIS PARTOUT, EN Angleterre, à LYON, COMME à BERLIN, à AMIENS comme à NICE.

 

Pour l’heure, nous assistons à un émiettement préoccupant des formations d’opposition au système, de la gauche de gauche et de l’écologie, avec prolifération des candidatures potentielles, dispersion funeste, annonçant le retour au pouvoir, l’an prochain, des conservateurs flanqués du CPNT, personnages à la Laurent WAUQUIEZ, durs pour les humbles, les modestes, la nature, dociles envers les puissances d’argent.

 

Parce que je sers une cause et non parce que je l’utilise pour assouvir, je ne sais quel narcissisme affectant tant de candidats perpétuels,  je ne ferai rien qui puisse favoriser le parti des ennemis de la terre.

 Dans l’hypothèse où s’organiserait une primaire de l’écologie, je porterai les valeurs du biocentrisme.

Je le ferai dans la loyauté des débats et le respect du verdict des électeurs de la primaire.

 en l’absence d’une primaire,  et en présence d’une  candidature de Nicolas HULOT, je soutiendrai celui-ci, tout en assumant des convictions spécifiques, dans le dessein de faire échec aux ennemis de la terre.

 

Se rassembler impose d’accepter les différences et, après avoir identifié l’adversaire, de se donner les moyens de le vaincre.

 

 

L’action politique n’est pas un jeu, un défouloir, un concours d’égos, mais, pour nous, une ardente obligation de sauver le vivant.

Cet objectif ne sera  pas atteint si les écologistes et les autres forces de mieux vont à la présidentielle divisés.

La France, selon toute vraisemblance, à défaut d’unité des gens de mieux, sera gouvernée, l’an prochain, par des agents de la réaction, des serviteurs de la chasse, des multinationales, du poison agricole, des chambres de commerce et d’industrie en mal de bétonnage, des pourfendeurs des services publics, des adeptes de la précarisation des populations au profit des exploitants exploiteurs.

Le parti ultra-libéral qui domine le sénat, nous offre, chaque jour, l’éclatante démonstration de sa nocivité. Petit exemple : Une députée verte, Brigitte ALAIN, avait, quelle audace révolutionnaire, fait voter par l’assemblée nationale une disposition prévoyant que dans les cantines scolaires, 40% des aliments devraient avoir une origine locale et 20% être de production biologique.

Insupportable, pour les sénateurs de droite qui ont retoqué la mesure subversive que l’assemblée nationale a dû rétablir en seconde lecture !

 

En conséquence, notre démarche de création d’une FORCE POUR LE VIVANT n’a rien de fractionniste, de dissident par rapport à tel ou tel parti écologiste existant que nous tenons en fraternelle amitié.

 

Laissons à ceux qui ont de tous petits bras le soin de taper sur leurs voisins, faute de pouvoir atteindre leurs véritables adversaires.

Pour notre part, tout groupement militant contre la torture animale et pour la préservation de la diversité biologique représente un partenaire.

La pensée écologiste, dans son acception la plus large, représente une vaste nébuleuse riche de nuances dont nous nous réjouissons .

Si nous entendons abolir la chasse, la corrida, les abattages rituels, les grands projets inutiles qui déménagent la nature, mettre un terme à l’empoisonnement des sols par l’agriculture intensive, rompre avec la nuisance d’homo economicus, nous ne serons pas trop nombreux en nous rassemblant, par-delà les étiquettes, les sensibilités, les parcours militants.

 tendons la main aux écologistes de toutes tendances.

Nos seuls adversaires sont le CPNT, la FNSEA, les promoteurs, le parti de l’exploitation, ceux qui ont choisi la mort contre la vie.

 

Tant mieux, s’il existe des écologistes modérés, un peu timorés, un peu « mous » et encore marqués d’anthropocentrisme.

 

Tant mieux, s’il y en a de type « durs et purs qui épurent ».

 

Il en est ainsi, amis lecteurs, puisque les humains ne sont pas des clones, tous pareils, formatés. Ils sont multiples et c’est une chance.

 

 

Parmi la nébuleuse verte, vous rencontrerez des humanistes compatissant envers les autres formes de vies, puis, des biocentristes, des antispécistes, et autres variantes, autant de richesses de pensées et de propositions.

Personnellement, je pense qu’au centre des valeurs, il y a le phénomène : la vie.

L’humain participe de ce phénomène et bénéficie d’une spécificité, au même titre, que toute autre espèce.

Oui, il y a un « propre » de l’homme, au même titre, qu’il existe un « propre » du dauphin, différent du « propre » de l’éléphant ou du balbusard.

La nature a créé des inégalités de performances entre les espèces, certaines étant plus que d’autres douées pour la nage, le vol, la course ou la résolution des équations.

Inégales dans leurs aptitudes physiques ou cognitives, les espèces subissent la même épreuve de la vie et de la finitude.

Les animaux, non seulement ressentent la douleur, mais également la souffrance qui implique le stress, l’angoisse, l’effroi.

Cette capacité de souffrir leur confère le droit de ne pas être maltraités.

Une espèce n’a pas à payer à l’homme un droit de vivre sur la terre.

Utile ou inutile à notre espèce, elle possède sa place. Constitue une faute morale sa destruction.

 

Voilà le socle éthique de notre pensée, d’où découlent nos choix programmatiques et nos priorités.

Lorsque l’homme apprendra à respecter le vivant, il aura fait un pas de géant sur la voie d’une nouvelle civilisation fondée sur l’altruisme, la solidarité, la compassion.

Ce socle de valeurs, résultant des défis nouveaux d’un monde globalisé, génère des choix sociaux et économiques.

Le libéralisme économique joue sur le dumping social et fiscal, sur le moins disant écologique.

Il faut faire la guerre à la spéculation qui fait la guerre au vivant, en fermant les frontières aux marchandises provenant de pays pratiquant une concurrence déloyale reposant sur la négation des droits sociaux et des protections de la faune et de la flore.

Harmonisons, vers le haut, au sein du continent européen, les droits et garanties, pour priver les entreprises d’opportunités de chantage à la délocalisation vers des zones de basses pressions fiscales, sociales et écologiques.

 

 

Créons des emplois publics et réduisons le temps de travail, pour mieux partager celui-ci.

Bref, faisons l’inverse de ce que prône le parti de l’argent qui ne protège que les intérêts de l’oligarchie.

L’objectivité, l’honnêteté intellectuelle, dont j’essaie de ne jamais me départir, me conduisent  à craindre que, l’an prochain, la France fasse le choix de la régression sociale, du sacrifice systématique de l’écologie à l’appétit des aménageurs.

Aussi, le pays se prépare des lendemains douloureux, de cruels reculs, que les ennemis de la terre appelleront « réformes ».

Notre devoir impérieux est de combattre cette politique.

 

Unissons les bonnes volontés.

Adressons-nous à l’intelligence et non aux basses pulsions, même si ce n’est pas le chemin de la facilité.

 Récconcilions morale et politique .

 

Gérard  CHAROLLOIS

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 11:18

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gerardcharollois2017.fr

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 19 juin 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

Debout l’Europe !

 

 

          Le 2 avril 1979, l’Europe adopta une importante directive, relative à la conservation des oiseaux, mine précieuse de recours juridictionnels contre les abus de la chasse à la Française, c’est-à-dire un braconnage calamiteux.

Le 21 mai 1992, l’Europe promulgua une autre directive, portant préservation de la nature en Europe,, dite NATURA DEUX MILLE, contraignant la France à protéger certaines espèces, protection trop souvent proclamée, mais non respectée sur le terrain.

L’Europe imposa quelques avancées en matière de détention des animaux dans les élevages concentrationnaires, améliorations insuffisantes mais néanmoins, la plupart du temps, combattue par les ministres de l’agriculture Français, syndics de la FNSEA.

Ces jours-ci, la commission européenne met en demeure la France de cesser de couvrir le braconnage des bruants ortolans et menace de saisir la cour de justice de l’union européenne contre les pratiques d’une centaine d’arriérés, mangeurs de petits oiseaux chanteurs.

Oui, j’aime cette Europe qui transcende les pseudo-traditions locales, termes euphémiques, cachant des barbaries.

 

 

Si le sénat et l’assemblée nationale se livrent à des surenchères honteuses pour complaire aux lobbies de la chasse et de l’agrochimie, les débats du parlement Européen sont d’une teneur plus élevée, plus « civilisée ».

Alors, faut-il aimer l’Europe ?

Sans doute, puisque les ringards, les traditionalistes, les aigris honnissent la supra-nationalité et qu’on est assuré de suivre le bon chemin en évitant celui du CPNT.

Cependant, si l’on quitte l’écologie pour examiner le bilan social, économique et politique de notre Europe, force est bien de reconnaître d’innombrables motifs d’insatisfactions.

C’est que, démocratiquement, les peuples élirent, depuis les années 1950 et jusqu’à ce jour, des majorités « libérales », conservatrices, chrétiennes-démocrates, c’est-à-dire la secte des adorateurs du Marché, de la libre concurrence, de l’entreprise, temple sacré de ces dévots de la compétition, de la croissance quantitative, du profit, de l’exploitation.

Les peuples n’aiment plus l’Europe, mais ce sont eux qui l’ont faite mercantile, tournée vers l’économie et non vers le vivant,, au service de la finance et des oligarques.

Les tenants du Marché n’osent pas assumer leurs choix, devant leurs électeurs et s’abritent lâchement derrière les « technocrates », pour servirles intérêts des semenciers et marchands de poisons. Ce sont eux et non des « technocrates » qui refusent l’interdiction des néonicotinoïdes, car, pour ces croyants, il faut laisser agir la « main invisible du Marché ».

Les peuples pouvaient faire une autre Europe, fondée sur l’empathie, la protection des plus humbles, la solidarité à l’égard de ses citoyens, une europe garante de la prévalence des humains sur le Marché.

Les tares que les antieuropéens imputent à l’Europe sont celles du Parti Populaire Européen et de ses acolythes dont tout annonce le retour en force,l’an prochain, en France, secte pratiquant la lutte des classes contre les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les déshérités et servile pour les « capitaines d’entreprises » !

 

 

Une autre Europe est possible pour une autre politique économique et sociale.

Un Etat fédéral Européen peut construire de puissants services publics financés par une banque centrale et non par des emprunts sur le marché financier mondial.

L’inverse de ce qui est en place, depuis 1973, début des « quarante piteuses » qui suivirent « les « trente glorieuses ».

Ce qui est impératif tient à un rééquilibrage entre la puissance de l’argent, et l’intérêt général, entre un secteur privé, qui doit prospérer sans dominer, et un secteur public, protecteur des personnes et de la nature, entre l’esprit de compétition et celui d’empathie, de gratuité, de passion généreuse.

La secte des « libéraux » vise, de réformes en restrictions budgétaires,, de flexibilité en rentabilité, de réduction des personnels en privatisations, de dérégulations en révision générale des politiques publiques, à instaurer un nouvel ordre totalitaire voué à la vénération du profit d’une infime minorité qui détruit le vivant.

Nos sociétés glissent doucement vers ce totalit arisme insidieux, masqué, d’autant plus dangereux qu’il se pare du masque de l’inéluctable.

 

Or, l’Europe, continent des Lumières, de la raison, de l’émancipation, des droits de l’homme, peut devenir plus et mieux que tout autre pôle de civilisation, l’ère d’une résistance aux dévastations d’Homo economicus.

Si l’Europe vit naître le mercantilisme, en contamina la planète, elle pourrait être le cadre de son dépassement et de la récusation de ses crimes contre le vivant.

Les racines de l’Europe sont, (évidence qu’il est farfelu de discuter), chrétiennes.

Mais, l’heure est venue de contempler les fleurs et les fruits et ceux-ci s’appellent liberté, raison, solidarité, féminisme, respect du vivant.

 

 

Les britanniques doivent-ils partir de notre Europe ?

 

Oui, si l’on considère qu’ils sont les adeptes zélés du « libéralisme économique », les addictifs du Marché, les soutiens de la finance sauvage.

Non, si  l’on considère que l’Angleterre est le « paradis des animaux », de l’ornithologie et si l’on se souvient que  les Anglais surent, mieux que les  Français, sauvegarder la nature dans les pays qu’ils colonisèrent, dans les siècles passés.

Quel que soit le résultat du référendum britannique, les Européens pourraient relancer la construction d’une Europe plus intégrée, grâce à la démocratisation de l’Etat Européen.

Ce fut une faute lourde, des pères fondateurs, de commencer par le Marché, l’économie.

Il fallait commencer par le peuple et confier à une constituante, élue au suffrage universel, le soin de rédiger les bases d’un Etat nouveau, capable de relever les défis du temps.

Il convenait que le politique précède la monnaie.

Pour que se constituent les Etats-Unis d’Europe, écologistes et sociaux, il faudra probablement que les peuples expérimentent encore bien des impasses, car un vent mauvais souffle des miasmes déjà connus, et annoncent des fautes dont les peuples oublient trop vite les amères leçons.

Ceux qui ignorent l’Histoire sont ainsi condamnés à la revivre.

Présentement, la peur, la crispation, l’aigreur, des démagogues habiles font oublier aux Européens que ce qui les rassemblent est bien plus fort que ce qui les séparent : laïcité, reconnaissance des droits individuels de mode de vie, pluralisme de la pensée, liberté d’association et d’expression, refus des discriminations fondées sur les orientations sexuelles, abolition de la peine de mort et de la torture, confinement du religieux à la sphère privée.

Trop de régions planétaires croupissent dans l’obscurantisme, les dictatures caricaturales, l’ignorance  des droits et libertés auxquels nous devons ajouter, demain, les droits de la nature et des animaux, pour édifier une nouvelle civilisation.

 Gérard  CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 11:05

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gerardcharollois@2017.fr

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 5 juin 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

 Pour une primaire de l’écologie.

 

 

En France, victime de l’entrisme d’opportunistes anthropocentristes, l’écologie politique sombre, momentanément, dans le discrédit, la langueur et les divisions groupusculaires.

En Autriche, un écologiste est élu président de la république et dans nombre de pays Européens, les écologistes jouent un rôle croissant.

Pour stopper leur  naufrage, les écologistes Français doivent se refonder, en appeler aux citoyens, sortir de leurs dérisoires luttes de courants et, par des primaires ouvertes, la seule voie démocratique, débattre, proposer, recueillir les soutiens et dégager une force pour promouvoir le respect du vivant et l’amour de la nature, définition de l’écologie, ainsi régénérer le grand débat des idées, offrir une perspective de sortie de crise pour un monde en danger.

 

Renoncer à cette issue de secours, être absent du rendez-vous présidentiel avec le pays, reviendrait à condamner l’écologie à l’impuissance et à  la marginalité.

Un candidat du « microcosme », de « l’appareil partisan » recueillera au mieux 2% des suffrages à la présidentielle.

En dehors de primaires, faute d’affirmation forte et claire, le délitement actuel perdurera.

 

Je parle de primaire de l’écologie  et non d’une nébuleuse englobant des formations politiques radicalement contraires aux options du parti du vivant.

Sacrifier, dès le stade de la primaire, à la chimère de  l’union avec d’autres partis (non écologistes), constituerait un reniement des valeurs premières que nous devons assumer.

Il m’apparaît malhonnête d’engager les écologistes dans une primaire de la gauche de la gauche, tant certains petits partis, scories dupassé révolu, demeurent viscéralement industrialistes, tenants de la croissance, oublieux de la nature, porteurs de doctrines n’ayant pas pris en considération les défis nouveaux.

L’exemple de cet anachronisme nous est fourni, ces jours-ci,  par le parti communiste, à la bien lourde hérédité, qui vient  d’illustrer son archaïsme, en soutenant le projet d’aéroport VINCI, de NOTRE-DAME-DES-LANDES.

 

 

 

Les partis, comme les arbres, possèdent des racines historiques et idéologiques et certaines comportent des éléments toxiques qu’ils aimeraient bien faire oublier, mais qui se réveillent à la moindre occasion.

La pensée écologiste répond, seule, aux enjeux  du temps.

Elle a cruellement manqué de leaders susceptibles de l’incarner et d’exprimer sa spécificité.

Loin de moi de prôner un isolationnisme politique ou un « ni gauche, ni droite », position parfaitement suicidaire.

Une société démocratique, un pouvoir équilibré et limité imposent le pluralisme, la diversité, donc l’alliance avec d’autres forces.

 

Il faut de vastes rassemblements, dès lors qu’il y a compatibilité sur les valeurs.

Toutefois, avant de conclure une quelconque alliance avec d’autres forces de progrès des mœurs et des manières, il faut être soi-même, affirmer d’ardentes convictions, exister en tant que force, afin d’obtenir des avancées concrètes, tangibles, accessibles dans le  cœur des aspirations de l’écologie, c’est-à-dire, pour faire prévaloir le vivant sur la marchandisation des êtres.

 

A défaut de primaires, l’implosion du parti écologiste Français s’achèvera, par son évanescence.

 nous devrons régénérer un outil politique, au service du vivant.

Je donne rendez-vous, à tous les amis qui se reconnaissent dans ce combat, le samedi 15 octobre prochain, à PARIS, pour agir contre les lobbies de l’agrochimie, du BTP, de la chasse, de la finance, lobbies qui tuent, polluent, mentent, manipulent l’opinion, sans que ne s’opposent à eux, de manière suffisamment résolue, ceux qui, présentement, occupent les plateaux de télévision et les estrades, ceux qui ne suscitent plus aucun enthousiasme, aucune attente, et si peu de soutiens.

La cancérisation de la terre,par l’espèce humaine, l’exploitation frénétique, la robotisation qui supprime les emplois, la science qui devrait libérer et faire reculer la souffrance et la mort mais qui sert si souvent les firmes sans scrupules, une maîtrise qui pourrait élever la qualité de la vie mais qui devient folle aux mains des spéculateurs, la persistance au sein de nos sociétés de mouvements thanatophiles, valets du chascisme et des promoteurs, voilà les défis à relever, les rendez-vous de l’Histoire qui commandent le devenir de la vie sur cette planète.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 11:21

(appel : manifestation nationale contre la torture tauromachique, le samedi 23 juillet, à MONT DE MARSANS).

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La lettre de gérard CHAROLLOIS le dimanche 29 mai 2016

Tel. 06 76 99 84 65

 

Cette secte qui assassine la terre.

 

 

 

Ce qui persiste d’une classe ouvrière, naguère, puissante et redoutée, aujourd’hui, décimée par l’atomisation de la société contemporaine, bouge encore, mène ses derniers combats, tente d’endiguer le flot des « réformes » qui ne sont que des régressions, en appelle à la grève, aux blocages de raffineries de pétrole. Sans analyse de fond,  la presse répète inlassablement les  « éléments de langage », souhaités par les financeurs des médias, sur les thèmes : « les grévistes, privilégiés, cramponnés à leurs avantages acquis et corporatistes, prennent les braves gens en otages et refusent la modernité, donc la flexibilité ».

Jamais, ladite presse n'évoquera les pressions omnipotentes des propriétaires des autoroutes, des parkings, de l’agroalimentaire, de l’énergie pour accroître sans cesse « leurs privilèges ».

Un salarié d’une entreprise publique ou de l’administration territoriale jouit, en effet de l’immense privilège de percevoir 1500 EUROS PAR MOIS.

 

Il y a bien longtemps qu’en dehors de France, ailleurs en Occident, de telles révoltes « prolétariennes » ont disparu et un milliardaire Américain lucide, désabusé et peut-être culpabilisé, énonça : «  la lutte des classes est terminée. Nous l’avons gagnée ».

Alors, inexorablement, les écarts sociaux s’aggravent et deviennent caricaturaux, les effectifs des services publics se réduisent, les salaires diminuent et les profits augmentent, l’âge de la retraite s’élève et la flexibilité, l’adaptabilité, donc le stress social, sévissent.

Madame THATCHER, inspiratrice avec le président REAGAN, de la révolution libérale illustra avec éclat, ce néo-fascisme, en proclamant : « There is no alternative ».

Vous n’avez pas le choix.

La secte des adorateurs du Marché, de la firme privée, de la concurrence et du profit règne sur la planète entière et pour très longtemps.

Elle correspond merveilleusement à une tare naturelle de l’animal humain : la cupidité.

Elle cultive ce vice dont l’emprise sur les individus assura son succès planétaire.

 

 

Mais le système économique mondialisé comporte deux facteurs létaux.

D’une part, il ne bénéficie qu’à une infime minorité d’humains, ceux appartenant à la très petite caste des oligarques.

D’autre part, il détruit la vie sur terre, car repose sur l’exploitation exacerbée de l’espace, des ressources, des espèces.

Les firmes se parent de vertu, peignent en vert leurs exactions, affirment leur ralliement  à l’écologie, mais, en pratique, polluent, détruisent les sites, trichent avec les réglementation, dès lors que leur unique loi s’appelle : le profit.

Il ne se passe pas une  semaine sans qu’une enquête journalistique, malgré la propagande, ne révèle un scandale, une escroquerie, des abus, des falsifications, fraudes et malhonnêtetés.   Les commentateurs n’expliquent pas que l’abus, la combine, le pillage, l’exploitation constituent le socle  du système  « libéral ».

 

La société humaine confine, désormais, à une jungle dans laquelle une infime poignée de privilégiés volent les citoyens et les dupent par la désinformation.

La nature est massacrée, des forêts du Brésil à celle boréal du Canada, les sols sont empoisonnés, les animaux torturés dans des usines à viande, à lait ou à œufs, les employés subissent une injonction de performance.

Ici et maintenant, de pseudo-socialistes insultent leurs électeurs en faisant la politique de la finance et en offrant à l’un des plus puissants oligarques du pays, son aéroport de NOTRE DAME DES LANDES.

 

Dans un an, ces mauvais dirigeants seront balayés et laisseront la place à pire qu’eux, sans que le peuple ait mesuré la supercherie.

Il est vrai quela guerre contre l’islamo-fascisme offrira un prodigieux fumigène et les braves gens croiront voter pour l’ordre en votant pour les firmes et leur loi qui tue.

 

 

Gérard  CHAROLLOIS

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 10:29

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 22 mai 2016

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 Réforme institutionnelle nécessaire ou Révolution.

 

 

Les débats relatifs à l’examen d’un projet de loi portant protection de la biodiversité, offrent, une fois de plus, l’occasion de mesurer la nocivité du sénat « conservateur ».

Cette seconde chambre législative, élue par les élus locaux, représente la fraction la plus archaïque du pays, celle de la FNSEA, du CPNT et de tous les autres lobbies agissant sournoisement contre le bien public, les avancées des mœurs et des manières.

Ainsi, le sénat put défendre la chasse aux gluaux et l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes en agriculture, utilisation que l’assemblée nationale n’avait, certes pas, prohibé immédiatement, car la témérité ne fait guère d’heures supplémentaires chez les élus de ce pays.

L’interdiction était prévue, dans le projet de loi, dans quatre ou cinq ans.

Le sénat, aux ordres de l’industrie agrochimique et de l’agro-pollution, refuse ce retrait de produits qui ont prouvé leur nocivité pour les insectes pollinisateurs.

 

En fait, la nature n’a rien à espérer d’un sénat évolué comme un commice agricole.

Le 27 avril 1969, le général de GAULLE proposa, par voie référendaire, la régionalisation et la suppression du sénat.

Par 52% des votants, le pays répondit négativement, soit à la réforme, soit à l’homme qui posait la question.

Le sénat ruraliste, conservateur, passéiste, contre nature est toujours là pour parler au nom des chasseurs et assimilés.

Il y a un décalage criant entre la société et cette assemblée d’un autre âge, conçue initialement pour tempérer les audaces du corps électoral, représenté par l’assemblée nationale.

Cette considération conjoncturelle, inspirée par les éléments les plus conservateurs, lors de la laborieuse naissance de la troisième République, n’a plus de raison d’être.

 

 Des Réformes institutionnelles s’imposent pour vivifier la démocratie.

 

1°. Le sénat doit être remplacé par une chambre consultative lors de l’élaboration des lois, chambre représentant les associations,les syndicats, les corps intermédiaires.

 

 

2°. L’assemblée nationale, présentement caricature grossière d’une véritable représentation du pays, doit être élue au scrutin proportionnel intégral afin que toutes les composantes idéologiques y soient présentes, celles que l’on aime et celles que l’on n’aime pas.

Exclure des fractions de l’opinion au prétexte qu’elles nous déplaisent revient à nier le principe démocratique.

Les tenants du scrutin uninominal à deux tours redoutent l’instabilité résultant d’une assemblée trop diverse. Ils préfèrent la  confiscation du pouvoir par une majorité artificielle ne recueillant, en fait, que 25% des suffrages, score de chacun des deux partis de connivence.

 

Or, la stabilité n’est pas une finalité en soi.

S’il en était autrement, il conviendrait de supprimer les élections et d’installer au pouvoir, à perpétuité, les mêmes hommes.

Mais, à propos, sommes-nous si éloignés de cette caricature ?

 

3°. Le président de la République est élu au suffrage universel direct, depuis une réforme de novembre 1962, appliquée pourla première fois le 5 décembre 1965.

  Ce mode d’élection lui assure une légitimité et une autorité morale, du moins dans les  premières années de son « règne, » bien supérieures à celles des autres chefs d’Etat des autres pays démocratiques.

D’aucuns déplorent cet excès d’autorité conférée  à un seul homme.

 

Néanmoins, les citoyens aiment l’élection présidentielle et ce lien personnel tissé entre un leader et le peuple souverain comporte une dimension civique dont la dignité gagnerait à être restaurée.

 

Il serait radicalement contraire à la volonté du pays, de revenir sur ce mode de désignation du chef de l’Etat.

Dès lors, faut-il conserver un premier ministre ?

Le pouvoir exécutif a-t-il besoin de deux têtes ?

 

 

4°.  De la séparation des pouvoirs :

Je pense que le président pourrait demeurer chef de l’exécutif, constituer son gouvernement, sans l’actuelle comédie du « fusible » de MATIGNON.

Une question, chère aux spécialistes de droit constitutionnel se pose, alors :

Quels rapports instaurer entre l’exécutif et le législatif ?

Il faut les séparer, plus nettement.

Puisque le président reçoit l’onction du suffrage universel, il doit demeurer inaccessible aux parlementaires qui, dans le cadre de la cinquième République, ne peuvent pas l’atteindre, mais DISPOSE DU POUVOIR DE censurer son gouvernement.

Inversement, le président de la République peut, actuellement, dissoudre l’assemblée nationale.

Ces deux prérogatives antagonistes se répondent.

En supprimant la possibilité pour l’assemblée nationale de censurer le gouvernement issu du président de la République et en éliminant le pouvoir de dissolution de ladite assemblée par l’exécutif, on rétablirait une séparation des pouvoirs, chère à MONTESQUIEU.

5°. Vivifier la démocratie :

 

Mais, une réforme plus essentielle mérite d’être retenue :

Le peuple doit pouvoir légiférer par voie référendaire.

Il ne s’agit pas, comme dans la révision constitutionnelle de 2008, d’évoquer un principe de référendum d’initiative populaire, pour faire semblant d’être démocratique.

La réforme constitutionnelle, de la droite, n’a reconnu le référendum d’initiative populaire qu’en assortissant sa mise en oeuvre de conditions tellement restrictives que l’institution ne servira jamais.

 

Faut-il que les deux partis de connivence aient peur  du peuple, pour le priver de la liberté de légiférer !

 

Les hommes au pouvoir s’évertuent à dresser des obstacles à l’encontre d’une expression démocratique qu’ils ne contrôleraient pas étroitement.

Ainsi, dans le même esprit, les candidats à la présidentielle doivent, présentement, de manière aberrante, recevoir les parrainages de cinq cents élus.

Le référendum est strictement encadré pour que nul ne puisse jamais l’utiliser.

La vie politique est tributaire d’un financement excessif, provenant nécessairement  des forces d’argent.

Vous observerez, que pour lancer leurs micropartis, les candidats du « système », draguent impudiquement la finance, organisant des réunions de recueil de fonds, par de petits sénacles de milliardaires, de chefs d’entreprises, de banquiers.

 

La démocratie devient un leurre, une pure illusion, une comédie dont le scénario est écrit à l’avance.

Un observateur avisé sait, plusieurs mois avant tout scrutin, ce que les médias, les « vrais décideurs », les oligarques attendent du corps électoral.

 

Si les institutions n’évoluaient pas vers davantage de participation du citoyen à la vie publique, si la fausse alternance entre une droite dure et une pseudo-gauche perdurait, si toute alternative restait interdite et empêchée, si une caste d’obligés des lobbies s’acharnait à confisquer le pouvoir avec une démocratie de pure apparence, si l’argent, l’économie dirigeaient perpétuellement le monde, il y aura, un jour, une explosion salutaire, une secousse qui fera tomber la nouvelle BASTILLE.

 Une force nouvelle doit ébranler l’ordre féodal qui pèse sur la société.

Nous sommes parvenus à la fin d’un cycle historique, à l’instar de ce qui intervint au 18ème siècle.

Un bouillonnement intellectuel prépare un changement de valeurs et de normes.

Comme au siècle des Lumières, des forces obscurantistes s’opposent aux évolutions indispensables.

 

Alors, Réformes, maintenant, ou révolution, demain ?

 

Gérard CHAROLLOIS

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 09:43

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 15 mai 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

Politique : vers les sommets.

 

 

 

        Ceux qui se dévouent pour le bien public, avec les exigences de compétences techniques et l’abnégation qu’implique ce service, devraient recueillir l’estime, la considération, la gratitude des représentés.

Les élus gagneraient à constituer une élite, c’est-à-dire à être les meilleurs des citoyens.

       Or, il n’en est rien.

 Par des joutes puériles au sein des appareils partisans, à l’issue de subalternes combats de petits coqs,  des hommes et, parfois des femmes, s’évertuent à écraser le petit camarade de parti, pour devenir chef, très petit chef localement, régionalement, nationalement selon les ergots de notre  coq .

Incapables d’exercer le pouvoir, faute d’ossature morale, ils en quêtent les apparences, puis, installés dans les palais nationaux, se soumettent docilement aux injonctions des lobbies et des sordides intérêts des oligarques.

Quand bien même, pour enflammer les salles militantes, avant les élections, ils pourfendent la finance, en appellent à la justice sociale, fustigeant les écarts croissants de fortunes,  accédés sur les perchoirs  de la République, ils se muent en caniches de messieurs BOLLORE, BOUYGUES et autres milliardaires, offrant, ici un aéroport, là une autoroute et recevant, en retour, la reconnaissance médiatique des canaux acquis par ces véritables maîtres.

 

 

        Que deviennent les convictions ardentes, l’éthique, les choix idéologiques, dans cette cour de récréation où de bien petits hommes,parce qu’ils ont de tous petits bras, préfèrent taper sur leurs voisins, plutôt  que sur leurs adversaires.

 

Les CONDORCET, LAMARTINE, HUGO et plus proches denous, Théodore MONOD, Albert JACQUARD n’ont jamais occupé les plus hauts perchoirs de la république, car ces « princes des nuées  avaient des ailes de géants les empêchant de marcher » dans les marécages de la petite politique, celle qui veut qu’à l’assemblée générale du parti « machin »,  le courant A l’emporte sur le courant B..

 

 

      Même en démocratie, il est malaisé de faire du philosophe un prince et tout autant de faire du prince un philosophe.

 

 

 Je me suis longtemps demandé pourquoi la « classe politique » était globalement davantage pro-chasse que l’ensemble du  corps social, pourquoi, chez ces petits hommes, perdurait un déficit de sensibilité à la nature, au respect du vivant  ?

Cela tient aux spécificités psychologiques du leader partisan, dominateur, agressif, doté d’une mentalité de tueur, égotiste et, sans trop de scrupules, pour conduire habilement sa petite carrière.

Nos contemporains méprisent leurs dirigeants politiques tout en continuant à les élire.

Leur mépris est souvent justifié, hélas !

 

Leur soumission est, en revanche, annonciatrice de bien des déceptions et des explosions à venir .

La presse, ces jours-ci, avec gourmandise, pousse des cris de vierge outragée devant la soudaine découverte d’harcèlements sexuels imputés à l’un des vices-présidents de l’assemblée nationale, par ailleurs, anciennement dirigeant du parti VERT, parti présumé porter des exigences éthiques plus pures, plus élevées que les autres partis.

Ici, point de présomption d’innocence. La machine médiatique lynche avec délectation, car les gazettes ont toujours goûté le scandale et la société perdure à entretenir avec le sexe un rapport névrotique.

 

Sur le fond, doit-on s’étonner qu’après le combat de coq, assurant une triomphale domination, le comportement du leader demeure « conquérant » ?

C’est que la société contemporaine sécrète une politique technocratique dépourvue de spiritualité, mot dangereux, mot trompeur qu’il convient d’expliciter.

 

Non, je ne déplore nullement le recul, d’ailleurs bien insuffisant, du fait religieux, de la superstition, de l’obscurantisme.

La spiritualité salutaire, celle qui fait cruellement défaut, n’exclut nullement la raison et n’a rien à voir avec les divinités, les tables qui tournent, la thaumaturgie.

Cette spiritualité transcende nos vies, leur donne un sens, accueille l’affectif et l’émotionnel, dimensions sans lesquelles homo economicus n’est qu’un nuisible déprédateur, un bâtisseur d’une civilisation qui ne laissera derrière elle que des super-marchés, des ronds-points, des aéroports et la mort.

 

 

Aux vieilles billevesées délirantes et névrosantes, j’oppose une élévation morale fondée sur l’amour de la nature.

Car, sans affectif, sans sentiment, sans émotion, l’humain ne peut construire que du béton et de l’ennui.

 

A la différence des mythes, la nature existe, mais les hommes de demain pourront-ils affirmer « qu’ils l’ont  encore rencontrée » ?

 

Nombre de dirigeants des VERTS ont trahi l’écologie en oubliant la nature.

Ils n’ont pas inscrit, dans leur pacte avec le parti socialiste, la protection de la biodiversité, l’abolition de la corrida, le démantèlement des structures corporatistes pétainistes de la chasse.

Ils n’ont fait que de l’insignifiante politique, celle qui suscite le mépris des citoyens, celle qui manque de souffle, d’élévation, de spiritualité.

En objectivité, il faut saluer les rares exceptions, les quelques personnalités honorant leurs engagements, tels la députée verte, Laurence ABEILLE et le député européen, Pascal DURAND.

Parce que meilleurs, parce que  porteurs d’une dimension éthique, ils n’occupent guère les canaux médiatiques.

Tout est à reconstruire, car la société attend une élévation vers les sommets.

 

Gérard CHAROLLOIS

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 09:31

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 8 mai 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

 

Et si l’on évitait le pire, en choisissant le meilleur.

 

 

           Les peuples souffrent, se crispent et se recroquevillent dans l’aigreur rance, la détestation d’autrui.

Ces mauvais sentiments annoncent le retour de la droite affairiste, malfaisante, celle de chasse, béton et traditions, celle qui insulte les humbles en les traitant « d’assistés », qui sacrifie les services publics et la nature au profit des oligarques de la finance, celle qui ne frappera pas que le voisin, celle qui aime les promoteurs spéculateurs et célèbre avec dévotion le culte du Marché, celle qui, pour ne pas être larguée par la droite nationaliste, la dépasse dans la surenchère aigre, l’attaque personnelle, la haine des partageux.

 

En 2017, tout annonce le triomphe des ultras-libéraux, prêtres du  système économique génèrant les frustrations, les régressions, les nuisances affectant la société contemporaine.

En fait de changement, ce serait une accélération de la course à l’abîme, une aggravation des tares qui engendrent pollutions, artificialisations de l’espace naturel et paupérisation des populations et ce afin de permettre à une poignée d’exploiteurs d’accentuer leurs rapines.

Grâce à son système social et son fort secteur public, la France, contrairement à ce que bêlent les « libéraux » surmonte moins douloureusement la « crise » que les autres pays, Allemagne comprise, qui ont troqué le chômage contre plus indigne : le servage, c’est-à-dire les faux emplois précaires, à temps réduit, sous-payés.

 

En mai 2017, finies les nuits debout. Voici le matin gris où le pays retombe entre les mains cruelles et déprédatrices des hommes qui dirigent déjà nombre de régions offertes aux exactions des aménageurs.

Pour mesurer leur malfaisance, il suffit d’observer ce qui se passe en RHÔNE ALPES : suppression des subventions aux associations de protection de la nature,mais subventions aux entreprises déprédatrices de la nature.

 

       A ce jour, sans un sursaut, sans une prise de conscience massive de ce qui se prépare, le pays connaîtra un grond bond en arrière.

 Ce pronostic sombre se fonde sur l’observation des résultats des élections partielles et des sondages d’opinion.

Alors, va-t-on subir, cinq ans fermes de totalitarisme du parti de l’argent et du mépris du vivant ?

 

Trop prévisible, ce succès des ennemis de la terre, amis du CPNT, peut encore être évité.

Comment ?

A deux conditions :

---D’une part, rassembler ceux qui, sachant le danger, veulent s’unir pour opposer une résistance déterminée aux forces de saccages, tant de l’écologie que des droits sociaux ;

---D’autre part,  Ce rassemblement créé, susciter une dynamique nouvelle, en dehors de la vieille classe politique discréditée.

 

Les enquêtes d’opinion révèlent que 70% des Français souhaiteraient un président extérieur à la classe politique.

Nombre de personnes perçoivent cette aspiration à échapper à une fausse alternance qui consiste à remplacer ceux qui sont là, depuis dix ans, par ceux qui étaient aux « affaires », avant eux, il y a vingt ans.

Ils servent tous les mêmes intérêts, les mêmes lobbies, avec les mêmes idées ringardes et éculées.

Ce sursaut pourra se produire le jour où les citoyens comprendront que la démocratie n’est que de façade, que le système est strictement verrouillé, qu’une petite caste confisque le pouvoir, anesthésie l’opinion, l’amuse avec des leurres, des postures, des fausses ruptures.

 

      Je sais que ce jour viendra, car on ne peut pas duper tant de gens perpétuellement.

       Ce sursaut sera écologiste, puisque la nouvelle frontière éthique et politique réside dans notre rapport au vivant.

Pour l’heure, pendant qu’une certaine France frileuse, aigrie, égoïste s’apprête à se donner aux agents des oligarques, les forces de renouveau tâtonnent, foisonnent de projets, d’initiatives sympathiques mais trop brouillonnes pour inquiéter les ennemis de la terre.

Pendant que nos amis discourent, s’autonomisent, montent des micro-partis, et rejettent toutes les structures militantes, les tenants de l’ordre injuste, les détenteurs du pouvoir de l’argent, des médias, des lobbies, se préparent à perpétuer leur nuisance.

Ces maîtres du système, installés à vie dans les arcanes du pouvoir,  vont jusqu’à instrumentaliser le « trublion », le « gauchiste », le « radical » pour effrayer le timoré et contrôler le troupeau par la peur du désordre.

 

Ce n’est point dans l’atomisation, la révolte individuelle, l’émiettement des forces que nous pourrons faire gagner le vivant,mais, inversement, dans l’unité, la volonté collective de faire émerger une société tournée vers l’être, la nature, le souci du mieux vivre.

Autrefois, lorsque les socialistes étaient socialistes, avant 1983, leur slogan était « changer la vie ».

Aujourd’hui, notre slogan est : « sauver la vie ».

Le mercantilisme et le traditionalisme tuent.

Chassons-les !

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 10:43

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 17 avril 2016

Tel 06 76 99 84 65

 

 La comédie des politiques.

 

 

 

Les médias adorent les oxymores, ces hommes de gauche qui font des propositions de droite et inversement.

Plus c’est fade, flou, mou, évanescent et plus les canaux de l’information s’ouvrent pour permettre à d’excellents acteurs de radoter sur le thème : « Je préconise un changement radical. Une nouvelle façon de faire de la politique. Je veux que les gens s’approprient le débat, ouvrir la société, faire sauter les clivages. . ».

 

 .  Et cela dure à longueur d’interview dont ne ressort aucune proposition concrète.

La forme, le style, les « éléments de langage », les postures tiennent lieu de pensée, de conviction et même de programme.

Que feront ces personnages du pouvoir qu’ils convoitent sans cesse ?

Ils serviront les lobbies de la finance et ceux de l’arriération.

En fait, pour eux, le changement, tient à l’excellence de  leur carrière.

L’arbre, l’animal et l’homme ne les préoccupent nullement et ils se garderont bien de dire quoi que ce soit de tangible qui risquerait de leur aliéner ces suffrages qu’ils désirent comme le toxicomane aspire à son poison.

Avec ces politiciens, les mots, les concepts, les idées s’altèrent.

Le citoyen  doit s’atomiser, s’isoler pour être  impuissant face aux forces d’argent, empêché délibérément de s’agréger en une force susceptible d’inquiéter les intérêts du Marché, de la finance, des groupes de pressions.

 

 

Pauvre individu désarmé, il ne pèse rien face aux puissances du temps et sa contestation est même cultivée, pour peu qu’elle demeure très personnelle et ne fasse pas masse.

Le libéralisme économique acculture le citoyen pour mieux le neutraliser.

On le persuade que sa parole, sa révolte, son indignation constituent des actes politiques, puis, après l’avoir ainsi amusé, concrètement, par les urnes, le parti du MEDEF qui est aussi celui du CPNT s’approprie tous les pouvoirs, sans même que nos  sympathiques indignés mesurent l’ampleur de l’astuce.

En politique, on peut avoir des adversaires idéologiques. Puis, on a un ennemi :

Pour moi, l’ennemi est clairement identifié.

Il torture l’animal, extermine la nature, exploite les hommes, compromet la viabilité de la terre.

 

 La gauche, la droite, « cela n’aurait plus de sens », pour les tenants de l’ordre injuste établi, soucieux d’anesthésier l’opinion.

 

On n’explique  pas ces notions de politologie qui seraient cependant indispensables à l’appréhension du réel.

Alors, avec mes amis lecteurs, faisons un peu d’Histoire :

Le 11 septembre 1789, les états généraux, devenus assemblée constituante, délibéraient sur la possibilité d’un veto royal opposable aux lois adoptées par l’assemblée nationale.

Ceux qui étaient pour le veto du roi se plaçèrent à droite, face au président de la constituante et ceux qui le refusaient se rangèrent à gauche.

Ce clivage traverse, jusqu’à nos jours, l’histoire politique contemporaine : républicains contre monarchistes, anticléricaux contre traditionalistes, dreyfusards contre antidreyfusards, socialistes contre maîtres de forges, antifascistes contre antimarxistes, décolonisateurs contre impérialistes, soixanthuitards contre conservateurs,, voilà pour le passé révolu, mais, avec constante, défricheurs d’idées nouvelles contre tenants de l’ordre immuable.

 

 

Et aujourd’hui ?

Le débat de fond, le vrai clivage oppose  ceux qui veulent constituer une Force Pourle Vivant et les tenants de la chosification du vivant.

Tout le reste n’est qu’écume, ambitions personnelles, verbiage creux.

La question est :

Un être sensible ne vaut-il pas davantage que l’argent et les traditions ?

Aujourd’hui, si vous voulez savoir ce qu’est le parti négationiste des droits du vivant, une caricature de l’esprit réactionnaire et malfaisant, visitez la région AUVERGNE RHÔNE ALPES, tombée sous la coupe d’un politicien qui méprise « l’assistanat », réduit de moitié les subventions à la fédération régionale de protection de la nature, gratifie la firme CENTER PARCS qui veut saccager une forêt en Isere, offre des autoroutes aux multinationales du BTP et aux tiroirs caisses des petits copains des sociétés autoroutières, voudrait des gaz de schistes, conchie le principe de précaution, bref, détruirait volontiers la planète pour enrichir les oligarques.

Inutile d’ajouter qu’il fit alliance avec le CPNT, comme le firent tous les leaders de son parti conservateur, lors des dernières régionales.

Ceux qui les ont élus, savent-ils qu’ils ont voté pour la mort de la faune, de la forêt, des sols, des eaux, de l’air exempts de poisons ?

Savent-ils qu’ils ont voté contre les services publics, contre les salariés, contre les gens humbles ?

Savent-ils que ce parti sert les intérêts sordides des affairistes, des chambres de commerces et de l’industrie, toujours en manque de bétonnage et de bitumage, de la FNSEA ?

Non, car, acculturé politiquement, le citoyen vote par ressentiment et sans vraiment connaître la portée de son choix.

Aussi, il va de déception en désillusion, pour toujours souffrir les mêmes domestiques des oligarques.

N’oublions jamais que les ennemis de la terre sont les nôtres.

 

 Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POURLE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
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