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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 11:08

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 18 octobre 2015

Tel 06 76 99 84 65

CÔTE D’AZUR, élus locaux  et mafia immobilière.

 

 

 

           Il y a plusieurs décennies déjà que la Côte d’Azur a été assassinée par ses élus locaux, les promoteurs immobiliers et nombre de ses habitants obsédés par l’obtention d’un maximum de constructibilité de leurs terrains.

 

Personnellement, je vécus de 1980 à 1984 à OLLIOULES, petite commune à l’Ouest de TOULON où je possédais mon domicile, implanté sur un terrain de six mille  ares, vaste espace pour une malheureuse région surpeuplée, victime de la marée de béton, d’infrastructures routières, de lotissements s’étendant de MARSEILLE à  MONACO, sur la bande littorale.

 

Il me fut proposé de lotir mon bien, de réaliser une excellente opération spéculative, lorsqu’aspirant à la nature, je résolus de fuir cette urbanisation honteuse pour un PERIGORD momentanément préservé de la fièvre immobilière.

J’ai refusé de participer à cette spéculation nauséabonde, de me joindre à l’assassinat d’une région, tout en sachant que mes acquéreurs commettraient cet outrage en édifiant six maisons là où il y avait encore quelques arbres.

La quiétude de la conscience vaut bien le sacrifice d’une opération lucrative.

J’avais trop observé la faiblesse des uns, la corruption des autres, lorsque l’appât d’un gain trop facile fait oublier la conséquence monstrueuse d’un processus qui a abouti à détruire le sud méditerranéen, à anéantir sa biodiversité, ses espaces naturels.

Elus locaux, souvent réactionnaires, et mafia font le reste.

Que surviennent des épisodes parfaitement prévisibles de pluies intenses comme en connaît le sud-Est de la France, surtout en automne, quand les eaux chaudes de la méditerranée alimentent en humidité des masses d’air en conflit de température et queles montagnes de l’arrière pays bloquent les cellules orageuses, que là où existaient des zones d’extension des cours d’eau l’urbanisation sévit,

 l’inodation dévaste les lotissements, entreprises et infrastructures.

Que faut-il faire ?

Pour les prométhéens de la spéculation, point de quartier.

La nature doit céder la place au profit.

Assécher la mer ?

Les productivistes l’auraient proposé.

 

 

Mais, ce n’est pas possible et surtout la mer   rapporte de l’argent.

 

Réduire l’ensoleillement qui élève la température des eaux de surface de la Méditerranée ?

 

Elus locaux et mafia immobilière le voudraient bien.  Mais, ce n’est pas techniquement possible et le tourisme réclame du soleil et de la chaleur et le tourisme, c’est de l’argent.

Et puis, les firmes ne savent pas encore faire.

 

Alors : Raboter les  Cévennes et les alpes qui freinent la circulation des dépressions ?

 

Impossible et surtout, là encore, il y a de l’argent à gagner  en exploitant l’industrie du tourisme.

 

Reste, une solution proposer par les élus locaux et promoteurs :

Transformer les rivières, ruisseaux et torrents en fossés antichars, bien calibrés, pour accélérer l’écoulement des eaux pluviales.

Tant pis, pour ce qui persiste de nature dans ces zones humides.

 

Voilà où conduit le libéralisme économique, la quête du profit, l’absence de protections légales effectives des espaces naturels.

 

Voilà à quoi aboutit une certaine décentralisation mal conduite, faisant des élus les otages des pressions individuelles, des petites corruptions ordinaires.

Il faut bien faire plaisir à l’électeur en rendant constructible son petit lopin de terre et satisfaire le promoteur qui investit dans la commune et sait gratifier.

Un » bon maire » rêve ainsi de développement, de résidences et de zones artisanales, pour ne pas faire de sa commune une « réserve d’indiens ».

 

 

 

Il est décidément plus aisé de « désenclaver » un territoire que les esprits.

Et si l’urgence, l’intérêt général supérieur, le choix de l’avenir étaient de planter des arbres et non de couler du béton et du bitume, de créer des réserves naturelles et non des lotissements, de résister aux mafias et non de flatter les féodalités !

Si vous ignorez encore ce que sera le monde des tenants de la croissance perpétuelle, des adorateurs du  marché, des dévots du libéralisme économique, allez visiter la côte d’azur.

Mais avant, assurez-vous que des pluies annoncées ne rendent pas la leçon trop rude.

 

 Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:38

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 20 septembre 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Le délitement.

 

 

 

L’observation de la vie politique montre, d’une part, une implosion des partis, d’autre part, leur difficulté à porter des projets cohérents, définis, clairs et dès lors susceptibles d’éveiller des engagements.

Aucune unité idéologique n’habite les partis, simples fusées porteuses de petites ambitions égotistes, tellement caricaturales, que l’opinion s’amuse des manœuvres d’appareils de ces micro-leaders.

Le malaise pourrait laisser indifférend, car l’insignifiance des luttes de personnes ne justifie aucun commentaire, si ce délitement ne traduisait une crise de la démocratie représentative.

 

Le marketing débilitant commande le jeu des petites phrases que les médias doivent reprendre en boucle et qui tiennent lieu de pensées.

 Les effets d’annonces et les pseudo-engagements, pris un jour, démentis, par leurs auteurs, le lendemain, ne choquent même plus une opinion blasée.

 

Ainsi, à titre d’exemples, l’ancien président de la république tint un discours de clôture du Grenelle de l’environnement, en mars 2008, presque digne d’un écologiste, puis, deux ans plus tard, éructa, au salon de l’agriculture, que « L’environnement ça commence à bien faire ».

L’actuel président pouvait, lors du grand débat préélectoral, affirmer qu’il instaurerait la proportionnelle, pour 2017, puis renier cet engagement.

La parole publique est dévalorisée par ces personnages, en quête des apparences du pouvoir incapables d’assumer un pouvoir qu’ils ont abdiqué.

 

La finance, les lobbies, le Marché sont les seuls détenteurs du pouvoir et se jouent des élus dont ils font l’élection et qui leur doivent tout.

Cela explique que les pseudo-alternances de majorités, les changements de partis de gouvernement n’entraînent que  des fluctuations de style et aucune rupture de la  politique de fond.

 

Pour pallier à cette crise de la démocratie, il conviendrait de réconcilier la politique et l’éthique, lutter contre la dictature économique, permettre aux citoyens de recouvrer le pouvoir, présentement confisqué par la techno-finance et surtout d’éliminer les « « éléments de langage » et restituer aux mots leur sens.

 

D’abord, rendons au vocabulaire une valeur, un crédit.

 

Un parti socialiste qui n’instaure pas une société socialiste constitue une imposture.

 

Un parti écologiste qui n’exige pas, dans les six mois d’une législature, l’abolition de la torture tauromachique et de la chasse à courre, est une imposture.

Un parti du patronat, des forces d’argent, de la finance internationale qui se pare du titre de Républicains, est une imposture.

Chacun peut, légitimement, nourrir ses convictions, servir des intérêts sociaux et catégoriels, militer pour de bonnes ou mauvaises causes.

 Le pluralisme, la diversité, les oppositions participent du jeu sain et loyal de la démocratie.

 

En revanche, l’imposture déshonore la classe politique.

Il y a imposture quand un socialiste adore l’entreprise privée, quand un écologiste soutient un gouvernement qui tue le loup et n’améliore en rien la condition animale.

Je ne fustige ici aucune opinion, mais j’accuse une classe politique inconsistante de se parer de mots trompeurs.

 

Exigeons que chacun ait l’élémentaire courage et honnêteté  d’assumer ce qu’il est.

 

Elu local, parlementaire ou ministre reniant les promesses de sa dénomination politique, faisant le contraire de l’étiquette brandie pour se faire élire, s’avilissent.

M’adressant à mes amis écologistes, je les invite à ne plus mentir et à faire de l’écologie, c’est-à-dire, le choix du vivant.

Or, en ce pays, rien de substantiel n’a été adopté en faveur de la nature, depuis la loi du 10 juillet 1976, et je m’honore de n’avoir pas été complice des pouvoirs successifs, fautifs de cet immobilisme.

 

Régénérons l’écologie pour sauver la démocratie, en faisant de la vie publique autre chose qu’un concours de médiocrités.

Proclamons les fondamentaux pour servir une cause et non pour faire une méprisable carrière que ne couronnerait aucune avancée pour le vivant.

Gérard CHAROLLOIS

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 11:12

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 19 juillet 2015

Tel. 06 76 99 84 65

Toucher le fond.

Point n’est besoin d’un grand effort d’analyse pour mesurer le degré de déliquescence avancée de la politique, tant l’indigence des gouvernants s’affiche aujourd’hui.

Loin de servir l’intérêt général, le bien public, des convictions que l’on pourrait partager ou récuser, les hommes au pouvoir révèlent ce qu’ils sont : les jouets des oligarques de la finance et des lobbies choyés parce que craints.

Il n’y a pas que l’éclatant scandale du diktat létal imposé à la Grèce qui illustre ce délitement de la démocratie, cette abdication du politique face à l’argent.

Restons, en France, pour apprécier la chute.

 

Sans devoir inviter le premier ministre ou le président sur son bateau privé, comme il le fit pour l’ancien président de la république, le dirigeant de VINCI doit savourer l’empressement  du gouvernement à l’assurer que l’aéroport de NOTRE DAME DES LANDES se fera.

 

Tant pis, pour le climat, la pollution, les gaz à effet de serre, le déménagement de la biodiversité !

 

 

 

Avec une superbe incohérence, masquant une turpitude, les mêmes politiciens se donneront en spectacle, en décembre prochain, en énergiques défenseurs de la planète, soucieux d’obtenir un accord international, lors de la conférence de PARIS, consacré au réchauffement, histoire de sauver, non pas la vie sur terre, mais leur image.

Bien sûr, avec des mots menteurs, ils affirmeront que le Grand Ouest a besoin d’un grand aéroport et que ce n’est tout de même pas cette petite infrastructure locale qui va commander le sort de l’atmosphère !

Le même premier ministre, ami de la société PIERRE ET VACANCES soutient le centerpark de             BOYRON, en ISERE, et affirmera qu’un petit déboisement local ne représente pas une bien grave agression contre la nature.

Le raisonnement, ou plus exactement son absence, prévaut systématiquement pour les commis des oligarques et des lobbies qui contrôlent les Etats.

Les gouvernants n’ont été élus, d’ailleurs, que parce que les oligarques, propriétaires des chaînes de télévision et des journaux, l’ont bien voulu.

La propagande officielle dénoncera les opposants aux grands projets, les « zadistes », les écologistes, dans leurs médias, sur le thème : « Ces extrémistes sont contre tout. On ne peut plus rien faire ».

Or, la vérité, l’objectivité des faits, confirment que les détenteurs du pouvoir participent de la destruction absolue de la nature et que de projets en projets, d’aménagements en aménagements, d’infrastructures en promotions, ils cancérisent la terre.

 

Leur logique de croissance purement spéculative, prévaricatrice s’avère radicalement incompâtible avec leurs déclarations vertueuses en faveur du climat et de la biodiversité.

 

 

 

Avec un tel gouvernement, la « bravitude » n’est pas à l’ordre du jour et les agrimafieux n’auront pas à saccager le bureau de la ministre del’écologie comme ils le firent, en totale impunité, lorsqu’elle s’appelait Dominique VOYNET.

CAR, EN CE PAYS, avant de brûler une perception, de souiller une préfecture, de manifester sans déclaration préalable, ne manquez pas de souscrire un brevet d’immunité, en émargeant à certains corporatismes qui font si peur à nos inconsistants politiciens.

 

En ce mois de juillet, l’actuelle ministre de l’écologie propose de recruter une brigade d’une dizaine de chasseurs, jeunes sans emplois, pour « tuer des loups ».

Que les crétins des       ALPES et d’ailleurs considèrent le loup comme nuisible, mangeur de petits chaperons rouges, comme ils imaginent quela chouette porte malheur, que la belette boit le sang de ses proies, que la buse attaque les poules et que la nature se compose des animaux qui se mangent « des gibiers », et des animaux qui ne se mangent pas « des nuisibles », est excusable. L’ignorance, l’arriération, l’obscurantisme affectent encore gravement nos sociétés dans ce domaine comme dans quelques autres.

Les demeurés bénéficient de la circonstance atténuante d’être ce qu’ils sont.

Mais, les politiciens obtinrent dans leur jeunessse ambitieuse des diplômes supérieurs. Ils  savent que l’animal est un être sensible, que la nature se meurt, victime du parasitisme humain. Ces politiciens se révèlent coupables d’agir en fossoyeurs de la vie.

 

Au lieu de tenir un discours clair, pédagogique, responsable, respectueux du peuple, ils s’avilissent en épousant les intérêts sordides des oligarques ou en flattant les pires errements.

Si la France ne parvient pas à cesser le saccage de son territoire, à préserver la faune et la flore, comment pourrait-elle demander au monde d’adopter un autre développement que celui d’une course à l’abîme au profit des oligarques ?

Comment peut-on attendre des Indiens qu’ils sauvegardent les derniers tigres et les Africains les derniers éléphants et les grands singes, si, ici et maintenant, on refuse la présence des loups, des ours et des lynx ?

 

 

 

Je lis que mes amis défenseurs du vivant déplorent le refus de l’actuelle ministre de l’écologie de les recevoir.

Bien que majoritaires, nous ne faisons pas peur.

Nous ne cassons pas du mobilier urbain, ne troublons pas l’ordre public et n’aurions d’ailleurs aucune immunité pour le faire, à la différence du lobby des ennemis de la terre.

 

Pour ma part, je ne m’afflige nullement de ce refus. Je ne daigne pas rencontrer une ministre qui insulte sa fonction en recrutant une brigade de chasseurs employés à tuer des loups, espèce théoriquement protégée en Europe !

Ce que j’attends du premier ministre, amateur de torture tauromachique, soucieux des intérêts de VINCI et de PIERREETVACANCES, ainsi que de  sa ministre, fusilleuse des loups, tient à ceci :

Qu’ils s’en aillent !

Ils touchent le fond et l’arbre, l’animal et l’homme n’ont rien à espérer de ces personnages.

Evidemment, les maîtres du monde,c’est-à-dire les détenteurs des « temps de cerveaux disponibles » ont déjà préparé la fausse alternance, ramenant au pouvoir l’autre équipe de commis de leurs intérêts.

Il faudra un sursaut, une rupture, un choc culturel pour passer d’une société de parasitage du vivant à une société de symbiose.

Tel est notre défi.

 

 

              Gérard CHAROLLOIS

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS. 

              Gérard CHAROLLOIS

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 10:31

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 5 juillet 2015

Tel 06 76 99 84 65

Faire gagner le vivant.

Jamais le nombre des animaux sacrifiés, maltraités, chosifiés n’a été aussi élevé qu’en cette époque de consommation et de productivisme de masse.

Jamais, la destruction de la nature n’a connu cette accélération et cette ampleur planétaire.

Jamais, les inégalités entre les hommes n’ont atteint ce paroxysme, aboutissant à la création de deux mondes, celui des humains ordinaires, celui des oligarques.

Jamais, le processus de progrès des moeurs et des manières engagé depuis la Renaissance ne s’est heurté à des impasses matérielles et morales, comme celles que dressent devant nous le fanatisme religieux des uns, la cupidité insatiables des autres qui sont parfois les mêmes.

Passer du théocentrisme à l’anthropocentrisme ne fut pas une promenade historique pavée de fleurs.

Ce passage inéluctable provoque encore, de nos jours, des convulsions confinant au criminel, quand ce n’est pas au ridicule, dans certaines contrées longtemps à l’écart de l’évolution de la pensée.

Passer de l’antrhopocentrisme au biocentrisme constitue notre combat, notre défi, notre impérieux devoir.

 

 

Après trente ans de militantisme associatif et nonobstant la répugnance que m’inspirent les joutes politiciennes, les petites querelles, les jeux de courants et d’assemblées générales masquant de subalternes ambitions égotistes, je me suis résolu  d’agir en politique, pour combattre les méfaits d’un monde cruel et suicidaire pour   œuvrer à l’émergence d’une société nouvelle intégrant dans l’ordre éthique les données des connaissances.

 

Par mes éditoriaux hebdomadaires, j’expose loyalement ce que je pense et ce que je préconise, n’étant pas un disciple de MACHIAVEL pour lequel il convient de taire ce que l’on pense et ne pas faire ce que l’on dit.

 

Il est temps de s’adresser à l’intelligence des humains et de cesser de les manipuler par la peur, les mythes, les slogans publicitaires, les jeux d’acteurs.

Je voudrais ici être très concret.

Ainsi, l’écologie qui m’anime, non seulement peut, mais  doit conclure des alliances avec d’autres forces politiques, car le pluralisme, antidote au monolithisme, s’avère vertueux.

Que résulterait-il d’une alliance avec d’autres forces politiques de progrès des mœurs et des manières ?

Soit, l’obtention de strapontins éjectables dans une assemblée élective ?

Soit, de vraies avancées sur la voie d’une société nouvelle répondant aux défis du temps ?

 

Tout dépend du rapport des forces.

Aussi longtemps quel’écologie politique recueillera 2% des suffrages, nos aspirations ne seront guère prises en considération par d’éventuels partenaires qui ne verront dans l’écologie qu’une jolie peinture verte pour leur façade.

Il faut sortir de la confidentialité, offrir aux citoyens en attente d’un souffle nouveau des perspectives et un grand dessein, et ne plus se satisfaire d’un soutien, sous perfusion, d’un allié au demeurant idéologiquement sénescent qui offrira quelques sièges dans les assemblées, tout en ignorant superbement nos aspirations fondamentales.

Pour ma part, si la mobilisation et l’ardeur de ceux qui me soutiennent m’autorisent à conduire le combat pour l’écologie, je prends un engagement :

Elever le débat en partant d’une analyse objective du monde tel qu’il va, pour dégager des propositions de résolution des crises écologiques, sociales, morales découlant des innovations techniques et scientifiques, ainsi que d’une mondialisation inédite dans l’Histoire.

Les changements apportées aux connaissances, puis aux conditions de vie des humains, par notre temps génèrent des occasions d’avancées, sans précédents dans l’Histoire, conquêtes qu’il faut saisir, mais aussi  des périls qu’il faut surmonter.

Je développerai ces perspectives, pour une issue de secours et pour une société plus altruiste, moins brutale, favorable à  la vie et à l’épanouissement des êtres.

Et puis, il y a le concret, l’immédiat, le plus facile à réaliser, sans aucun délai.

 

Il n’y aura d’union, avec nous, que si dans les six mois d’une législature sont abolies la corrida et la vénerie.

Ces abolitions, impératifs premiers, recueilleront l’approbation de 70% et plus des Français, ne coûteront rien au budget de l’Etat.

Pour les anthropocentristes, ces objectifs apparaissent mineurs. Ils sont au contraire révélateurs d’une éthique fondamentalement tournée vers le respect du vivant et le refus de la violence, de la cruauté, refus qui bénéficie tout autant aux animmaux qu’aux humains.

 

 

 

Cessons d’abuser l’opinion, les militants, les associations, en déposant des propositions de lois d’abolition, dont tout individu averti sait parfaitement qu’elles nes seront jamais examinées.

L’abolition de la torture tauromachique et des véneries doivent devenir des exigences, conditions de tout accord politique.

 

Sans philosophie, sans fondements éthiques, sans élévation, la politique n’est qu’un jeu méprisable, pour de très petits esprits narcissiques et vous en connaissez qui encombrent les écrans des télévisions propriétés des oligarques, personnages relevant d’un narcissisme pathologique.

 

Mais, pour nous, la politique, c’est du concret, du tangible, des objectifs précis, des engagements tenus.

Combien révélateur de la dégradation du personnel politique est l’anecdote suivante qui doit être contée :

La région Aquitaine, appelée à fusionner avec le Limousin et Poitou-charente, est  présidée, depuis quelques années déjà, par un  « socialiste », monsieur A. ROUSSET, candidat à sa propre succession et tête de liste présumée en GIRONDE.

Or, ce « socialiste » propose au président de la fédération départementale des chasseurs, Monsieur H. SABAROT, anciennement membre du CPNT, de figurer sur sa liste.

Le quotidien régional fait état de protestations de certaines sections socialistes du département devant cette perspective édifiante sur le niveau de la classe politique.

Simple faute morale, dérisoire péripétie d’un naufrage éthique d’un personnel politique incapable de se dégager des lobbies, des corporatismes, des firmes et des puissances d’argent.

 

 

 

Il se trouve encore des élus, y compris dits « socialistes » pour croire que la chasse est un loisir à flatter, une occasion de démagogie porteuse de voix !

Ce pitoyable faux-pas prouve que ces hommes politiques méprisent  le peuple en l’abaissant au rang de tueurs du dimanche.

Que feront les écologistes, en Aquitaine, au second tour des régionales, en décembre prochain ?

Soutiendront-ils les listes de Monsieur ROUSSET, pro-chasse et par ailleurs partisan des lignes à très grande vitesse dévoreuses d’espaces  naturels, nature qui ne le préoccupe guère ?  

Je vous propose, amis du vivant, de faire de la politique autrement.

Par-delà les chapelles protectionnistes, les petites inimitiés, les rivalités de courants, unissons-nous pour faire gagner le vivant, pour dessiner un monde dans lequel le progrès sera qualitatif et biophile, l’inverse de ce que sécrètent les « libéraux » adorateurs de la compétition, de la concurrence, de l’exploitation, de l’écrasement d’autrui dans une course frénétique au profit.

 

 

Gérard  CHAROLLOIS

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POUR LE RESPECT DES êtres vivants et des equilibres naturels.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 09:28

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 14 juin 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Des hommes politiques sans conscience.

 

 

 

       L’alcool, drogue érigée en conformisme culturel local, tue soixante mille Français par an, génère plusieurs millions de malades, brise des familles, explique bien des violences, agressions, accidents, déchéances.

 

La représentation parlementaire de ce pays cède devant le lobby du vin et de la bière et autorise la publicité pour ces toxiques, alors qu’il faudrait plus strictement réglementer la « réclame », en général. La publicité est par elle-même un toxique pour l’esprit.

         Le tabac, poudre à cancer, possède lui aussi, au parlement, ses zélateurs, bien qu’un peu moins nombreux que ceux qui oeuvrent en faveur du delirium et de la cirrhose.

 

       La chasse, loisir de mort, pratiquée par une minorité rétrograde, ridiculise les parlementaires qui délirent, dès qu’ils débattent de l’art de massacrer la faune, se livrant à des surenchères pitoyables en faveur de tous les braconnages.

      L’agrochimie, l’élevage, l’industrie, les banques achètent de l’influence en harcelant les députés et sénateurs via leur argument massue : l’argent.

Car, un lobby, loin de participer au jeu démocratique, de représenter légitimement des intérêts généraux et civiques, tire sa raison d’être et sa puissance de la fortune de ses commettants.

A la différence des partis, des associations, des syndicats, les lobbies vicient l’Etat. Ils sont à la démocratie ce que le proxénétysme est à l’amour.

 

Les lobbies putréfient la démocratie, l’altèrent, corrompant littéralement les élus en leur offrant, outre diverses autres choses, des textes prémâchés qu’ils sont priés de soumettre au vote des assemblées.

       Honte à ces politiciens sans conscience qui se laissent manipuler par des corporatismes nuisibles au bien public, à la santé, à la protection de la nature, au respect des animaux, tous intérêts qui n’achètent pas, mais qui crient les injustices, les malfaisances, les cruautés du temps.

 

Le 2 juin dernier, le président de la république reçut, pour un dîner d’apparat, à l’ELYSEE le couple royal Espagnol.

Parmi les nombreux convives, le chef de l’Etat crut devoir inviter deux tortionnaires de taureaux et le directeur des arènes de NÎMES.

 

Rapprocher l’Espagne d’un spectacle d’essence fasciste, d’une torture, aurait pu être considérer comme injurieux pour les hôtes de l’ELYSEE.

Ce geste n’affecte que le président de la république qui montre son mépris pour la compassion, son hermétisme à une éthique du respect du vivant, son ignorance du caractère sensible de l’animal, le vernis bien mince de sa « culture de gauche ».

 

On apprend que la France est 26ème du palmares des pays vertueux, donc un bien médiocre classement.

Bien sûr, le premier ministre a commis un faux pas au regard de sa carrière programmée par les oligarques, en seconde ligne, en réserve du libéralisme, après un nouveau petit tour programmé,par les mêmes oligarques, du leader de la droite de l’argent, en attente frénétique  de réélction en 2017.

Car, ce sont les oligarques et non le peuple qui désignent  les dirigeants.

Comment ?

En façonnant l’opinion, enparlant des uns et en censurant les autres et ce de manière parfaitement maîtrisée, selon les canons de la publicité, cet art de la manipulation mentale.

L’homme le plus riche de France, ami intime du leader de la droite de l’argent, est en passe d’acquérir le quotidien le PARISIEN.

Banal, puisque la plupart des journaux et les chaînes de télévision appartiennent aux oligarques et pas uniquement en Russie de POUTINE !

 

L’affaire de l’avion footballistique ne saurait devenir un dérapage irréparable. Dans deux mois ce sera oublié.

En revanche, les oligarques ne purent pas empêcher la chute de la maison DSK, en 2011 !

 

Mais, à propos, l’actuel premier ministre et l’ancien directeur du FMI partagent la même infamie : ils se délectent de voir torturer les taureaux et cela est plus grave que toutes leurs petites turpitudes.

 

Les Français n’aiment pas la corrida.

Néanmoins, mal informés, ils éprouvent de regrettables séductions pour des hommes qui ne peuvent pas être bons.

Tout se tient.

Comment, un individu qui se réjouit d’une agonie, qui frémit d’aise devant le sang qui coule des plaies, pourrait-il ne pas être arrogant, brutal, agressif, sans doute carrément sadique.

Confier le pouvoir à des amateurs de torture, des agressifs, des hermétiques à l’empathie constitue une faute morale.

Avant d’opter, aux élections, regardez d’abord la position des candidats par rapport au vivant.

Ce critère est fort discréminant et en dit beaucoup sur les qualités d’un individu.

Ceux qui gouvernent présentement, en flattant la tauromachie et la chasse, en s’abreuvant aux lobbies délétères montrent ce qu’ils ne sont pas : des  humains de mieux, des hommes d’Etat tournés vers les sommets.

Gérard CHAROLLOIS

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 09:25

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 7 juin 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Les Républicains et l’idéologie thanatophile.

 

           Indéniablement, les Etats-Unis d’Amérique furent la première démocratie contemporaine, la première à proclamer solennellement les Droits de l’Homme.

Ils sacralisent la liberté absolue d’expression, d’opinion, de manifestation des convictions, y compris les plus nocives.

Ils savent que l’idée se combat par l’idée et non par la prohibition et la répression pénale.

Mais, aux USA, la société présente des contrastes :

 Les meilleurs centres de recherches scientifiques, une élite intellectuelle innovante côtoient des masses de « beaufs » incultes, primaires, violents et religieux puribonds.

Ce pays bénéficie de laboratoires performants où se prépare le monde de demain, dont il dépendra des hommes qu’il soit plus biophile ou tout aussi thanatophile.

Néanmoins, l’ancien président de ce pays, déclencha en IRAK, en 2003, une guerre d’agression provoquant, à ce jour (et ce n’est qu’un début), des centaines de milliers de morts.

Attaquer un pays sous couvert de mensonges éhontés constitue un crime de guerre.

  L’ex-président n’a rien à crainde, puisqu’au tribunal de l’Histoire ne siègent que les vainqueurs !

Or, ce faiseur de guerre était Républicain.

Digérant aisément ces masses de cadavres et le boulevard ouvert à l’islamo-nazisme, les USA connurent, un précédent président harcelé durant des mois, par un procureur spécial, pour des frasques subalternes.

Inquiétant pays où la vie semble avoir moins de prix que le puritanisme ridicule, où une rivière de sang émeut moins qu’une tache de sperme !

Républicain, aux USA, cela signifie partisan de la peine de mort, de la loi des grands groupes, du lobby du pétrole, des climatosceptiques pour lesquels Dieu a tout prévu et tout voulu, par exemple, qu’il y ait des très riches et des très pauvres, ces seconds recevant, avec la vie éternelle dans l’arrière-monde, la gratification pour s’être soumis.

Républicain, aux USA, est synonyme d’antisocial, antiécologique, tenant des armes à feu, des traditions, de l’ordre injuste tout autant que divin.

 

La droite Française se démasque en adoptant une dénomination évocatrice, renvoyant aux amitiés de son leader avec le faiseur de guerre et avec l’idéologie de lutte des classes à rebours, la hargne des petits patrons aigris contre les « salariés paresseux, assistés, cramponnés à leurs droits acquis, rétifs à la saine flexibilité » .

C’est que les Républicains s’affirment pour la « réforme », c’est-à-dire la   baisse des  salaires, la suppression des services publics, l’allongement de la durée de la vie de travail la suppression progressive des retraites et tous ces droits sociaux, toutes ces garanties environnementales qui freinent la compétitivité de « nos chères entreprises », en concurrence avec la Chine où n’existent ni droits sociaux, ni protection de l’environnement.

 

Amis, aux USA, de la NATIONALE RIFLE ASSOCIATION (NRA) les Républicains sont en France amis du CPNT.

Républicain, en jargon politique trompeur, se traduit par chasse, guerre, béton et traditions.

Parfois, pour distraire leur piétaille militante, ils feignent d’aimer la patrie, de défendre la République, alors que leur seule patrie est l’argent et leur communauté n’a rien de nationale. Ils sont les agents des oligarques, les dévots du Marché, qui le leur rendent bien en mettant à la disposition  de leur propagande les chaînes de télévisions et les journaux dont sont propriétaires les forces d’argent.

 

Leur idéologie détruit la vie sur terre par les infrastructures et les pollutions qu’exigent les profits de leurs chères entreprises privées.

La biodiversité se meurt et sera à terme totalement anéantie par un système économique fondée sur la croissance perpétuelle, non pas pour l’amélioration de la vie des humains, mais pour que la caste des oligarques amassent des fortunes colossales.

Qui s’oppose aux Républicains ?

Aux USA, les démocrates.

Et en France ?

Il paraît, prière de ne pas rire, qu’en 2012, les Français ont élu une majorité socialiste.

Des révolutionnaires, des partageux, de dangereux prolétaires allaient-ils menacer VINCI, BOLLORE, BOUYGUES et consorts ?

Une ère nouvelle allait-elle se lever, à l’instar de ce qui survint en 1789 ?

Un ancien régime abhorré allait-il être aboli ?

 

Non, la politique ment.

Le parti socialiste Français devrait avoir l’honnêteté d’abandonner une dénomination ne correspondant plus à la vérité.

Et si ces pseudo-socialistes dans un effort d’honnêteté se désignaient pour ce qu’ils sont : les Démocrates.

Nous y sommes.

Avec les Républicains, l’humanité court à la destruction du vivant.

Avec les Démocrates, l’humanité marche vers le même abîme.

Les uns et les autres servent les mêmes intérêts, la même idéologie, avec seulement des différences de style et d’arrogance, de morgue dans le cynisme.

D’ailleurs, les firmes, les lobbies, les fortunes ne s’y trompent pas. Pour faire illusion, ces ploutocrates financent tantôt les uns et tantôt les autres, histoire de distraire le bon peuple captif qui s’imagine choisir ses dirigeants et opérer une alternance.

Le président BUSH, fauteur de guerre, ami du président des Républicains Français, ne répondra jamais de ses fautes devant un tribunal de NUREMBERG.

Mais, il y a plus criminel que lui encore :

Tous ces promoteurs qui par le béton et l’asphalte font reculer la nature et avancer la société thanatophile.

 

Contre eux, à NOTRE DAME DES LANDES, à SIVENS et ailleurs, j’en appelle à un procès de NUREMBERG.

Le crime contre la nature est énorme, car il n’y a pas de plus grand défi que celui de sauver la vie dans sa merveilleuse diversité.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 11:15

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 17 mai 2015

TEL 06 76 99 84 65

Le peuple contre le peuple.

En Grande-Bretagne, le peuple a voté, la semaine passée, pour la City, contre le peuple.

Le fait paradoxal n’a rien d’inédit.

Les peuples votent ainsi fréquemment  pour l’injustice sociale, pour la loi de la finance, pour le Marché qui détruit la nature, pour l’ouverture de champs de pétrole en zone polaire, pour le bétonnage des côtes en faveur de l’industrie du tourisme, pour le développement des filières de la viande, pour les licenciements boursiers, pour l’aggravation des écarts entre la masse des citoyens et une infime  minorité d’oligarques qui, loin d’être une élite, représente ce quela société sécrète de plus crapuleux, de moins altruiste, de plus cynique.

Les peuples votent pour SHELL, MONSANTO, BAYER, VINCI et autres pieuvres tentaculaires plus puissantes, plus riches, plus omnipotentes que les Etats.

En France, le parti de la finance, cet ennemi de l’arbre, l’animal et l’homme, recueille un pourcentage considérable de suffrages de braves gens dupés qui auraient tout à redouter de sa férocité.

Le peuple est contre le peuple et ne discerne plus les périls dont il sait qu’ils existent sans parvenir à les identifier.

Le salarié modeste et précarisé du secteur privé incrimine le salarié pauvre du secteur public. L’un et l’autre accablent le demandeur d’emploi qui vaudra aux gémonies l’attributaire du revenu de solidarité, tous vitupérant que les autres sont des privilégiés, des parasites, des assistés sans lesquels tout irait tellement mieux.

Un bon coup de bâton sur le miséreux de l’autre galère sociale règlerait les problèmes.

Il suffit d’autoriser les licenciements, dégraisser le code du travail, supprimer les emplois publics, le salaire minimum ainsi que les aides sociales, les indemnités chômage et le monde sera beau !

Figurez-vous qu’une étude d’opinion révèle que ces idées nauséabondes, moralement abjectes, économiquement fausses, gangrènent le corps social.

Pourquoi ?

Parce que les oligarques possèdent les chaînes de télévisions et la plupart des journaux et qu’ils n’ont pas investi dans la presse audio-visuelle et écrite pour jouer aux journalistes.

Or, le système économique assassine la nature, sous couverts de perpétuels aménagements, et érige notre époque en ce que d’aucuns ont appelé, « le poubellien supérieur ».

Le système économique parle de « liberté », mais la seule qui l’intéresse est celle de s’enrichir, de spéculer, de croître, selon d’ailleurs le contre-modèle chinois, dictature sinistre dans l’ordre politique et acceptation de la loi tout aussi sinistre du Marché.

 

Démocrates, libéraux dans le champ de la pensée et des mœurs nos tenants du système ?

Il n’en est rien.

S’il advenait que par impossible un peuple échappe au contrôle psychique mis en place par les médias aux mains des forces d’argent, si par accident improbable un tel peuple percevait que le petit fonctionnaire, le salarié vulnérable, le chômeur, le handicapé physique oumental ou social assisté ne sont pour rien dans les crises multiformes du temps, si un tel peuple cessait d’élire les zélateurs du Marché, il comprendrait que la démocratie n’est qu’un leurre et que le système a été  verrouillé.

En effet, les tenants du libéralisme économique  ont inscrit dans des traités internationaux leurs dogmes supérieurs aux lois et règlements.

La Banque Centrale Européenne peut se moquer de ce que décident les peuples. Elle est indépendante.

Mais, a-t-on expliqué de qui ?

Indépendante par rapport à quel pouvoir ?

L’indépendance est a priori une vertu. En l’espèce, c’est du peuple naguère souverain que l’argent a acquis son indépendance pour servir une religion funeste comme toutes les autres.

 

 

 

Les adorateurs du Marché vont plus loin et entendent que les contraintes budgétaires soient inscrites dans les Constitutions ce qui les mettraient à l’abri des accidents électoraux.

L’économie, le marché, la finance s’affranchissent des souverainetés populaires et démocratiques.

L’économie est la nouvelle tyrannie mondialisée.

Bien sûr, elle pille les ressources, transforment les animaux en marchandises au profit des filières, pollue les océans et la terre, déménage la biodiversité et avec une efficacité redoutable putréfie la conscience humaine intoxiquée par le culte de l’argent.

Les commentateurs officiels, invités dans les médias, dissertent sur la panne de la croissance, parfois sur la crise environnementale et climatique. Ils taisent un naufrage plus grand encore : celui d’une humanité malade.

Toxicomanies à grande échelle, retour du religieux et de l’ésotérisme délirant, instabilité, inaptitude à la concentration sont les signes d’une détérioration psychique massive de pans entiers de la population contemporaine.

Aux USA, à la pointe de ce naufrage, des études révéleraient une baisse du quotient intellectuel moyen.

Serait-ce un processus d’auto-régulation, une manifestation complexe de « sélection naturelle » ?

L’étiologie reste à identifier mais la pathologie s’impose à tout observateur confronté aux faits sociaux.

De plus en plus, nous constatons, surtout dans la jeunesse, une dérive comportementale, fruit d’une souffrance psychique.

Revenons au système désormais planétaire.

Pour faire de l’argent il faut produire toujours davantage, développer, asphelter, urbaniser, croître et multiplier, déplacer des masses immenses de touristes dont la seule présence anéantit les milieux naturels du fait des infrastructures de transports, d’hébergements et de  loisirs grégaires.

 

 

 

 

 

Face à cette course à la mort, car le libéralisme économique est thanatophile, je ne propose pas un retour à un passé qui n’eut rien d’idyllique.

Je n’aspire pas à un ascétisme déprimant, mais invite, d’une part, à une réflexion sur les conséquences de nos actes individuels et collectifs, d’autre part, à œuvrer pour  une société de prospérité sans gaspillage, une société non de sobriété triste mais de responsabilité envers le vivant.

Quelle économie ?

Après l’échec entériné du système soviétique et celui en cours du système dit « libéral », échec masqué par le conditionnement, il convient d’adopter une autre voie.

 

Une économie mixte, la seule qui a réussi, alliant une part d’initiative individuelle et la nécessité d’une règlementation  protectrice de la nature et des hommes, à l’encontre des appétits insatiables répond au défi du temps.

Si la liberté est l’impératif premier dans l’ordre de la pensée et des modes de vies,, n’oublions pas la sagesse d’un LACORDERE qui, au 19ème siècle, énonçait :

« entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère ».

Rendons au peuple souverain, à la démocratie, à l’intérêt général le pouvoir sur l’économie, sur la main invisible mais bien sale du marché.

Rendons aux hommes un autre horizon que celui de la quête jamais assouvie de leur cupidité.

Face à cette course à la mort, car le libéralisme économique est thanatophile, je ne propose pas un retour à un passé qui n’eut rien d’idyllique.

Je n’aspire pas à un ascétisme déprimant, mais invite, d’une part, à une réflexion sur les conséquences de nos actes individuels et collectifs, d’autre part, à œuvrer pour  une société de prospérité sans gaspillage, une société non de sobriété triste mais de responsabilité envers le vivant.

Quelle économie ?

Après l’échec entériné du système soviétique et celui en cours du système dit « libéral », échec masqué par le conditionnement, il convient d’adopter une autre voie.

 

Une économie mixte, la seule qui a réussi, alliant une part d’initiative individuelle et la nécessité d’une règlementation  protectrice de la nature et des hommes, à l’encontre des appétits insatiables répond au défi du temps.

Si la liberté est l’impératif premier dans l’ordre de la pensée et des modes de vies,, n’oublions pas la sagesse d’un LACORDERE qui, au 19ème siècle, énonçait :

« entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère ».

Rendons au peuple souverain, à la démocratie, à l’intérêt général le pouvoir sur l’économie, sur la main invisible mais bien sale du marché.

Rendons aux hommes un autre horizon que celui de la quête jamais assouvie de leur cupidité.

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 10:17

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www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 10 mai 2015

TEL 06 76 99 84 65

Question à Gérard CHAROLLOIS :

Question :

« Pourquoi  présentez-vous votre candidature aux primaires de l’écologie en 2016, pour l’élection présidentielle de 2017 ? »

Réponse :

Nul ne peut douter de mon militantisme écologiste constant.

Membre d’aucun parti politique, je me suis toujours investi dans l’action associative pour la défense de la nature et du vivant. Or, des primaires sont ouvertes à tous ceux qui se reconnaissent, par-delà les étiquettes, les appartenances à tel ou tel courant, dans une pensée qui, en l’espèce, est une pensée neuve et la seule qui n’a pas de sang sur les mains.

Parce que neuve, la pensée écologiste, à l’instar de ce que fut le socialisme au 19ème siècle, est diverse, ce qui peut apparaître faiblesse car source de divisions et de querelles, mais qui, selon moi, est une force, car nul ne vaut davantage que la diversité.

Depuis des années,  je reçois d’innombrables appels de militants de la cause du vivant, m’invitant  à porter nos valeurs, notre éthique, nos aspirations, dans le champ politique.

Je veux proposer un sursaut, une réponse aux défis immenses du temps.

 

 

 

Question :

« Vous avez écrit un livre contre la chasse en 2009, plaidé contre la loi VERDEILLE, lutté contre le lobby de la chasse et vous êtes connu comme opposant à ce loisir. Ne manquez-vous pas de notoriété, notamment dans d’autres domaines, pour mener ce rude combat ? »

Réponse :

Je vous dirai, avec humour, que si les 47% de Français qui souhaitent l’abolition totale et immédiate de la chasse votaient pour moi, ce serait un séisme politique et un sursaut salutaire, et pas uniquement sur ce terrain ponctuel.

Plus sérieusement, il va de soi que si j’assume avec fermeté et clarté une opposition à la chasse, à la tauromachie et plus généralement à tout acte de violence visant l’animal ou l’humain, je suis attaché à l’Histoire, à la philosophie, à l’éthique c’est-à-dire à tout ce qui devrait fonder la politique et que celle-ci a déserté depuis quelques décennies pour s’avilir en spectacles creux, en jeux de « communicants », en numéros d’acteurs décrédibilisés.

Si le manque de « notoriété politique » constituait une faiblesse, ce serait la preuve,  que notre société est entrée dans une fatale sénescence.

Or, je veux offrir aux citoyens, «(s’il en reste), autre chose que cette dégradation.

J’invite d’ailleurs tous ceux qui s’engagent, y compris en concours avec moi, à se tourner vers les sommets, là où il n’y a pas d’encombrements.

 

 

 

 

Question :

« Avec qui ferez-vous campagne ? »

réponse :

Je n’exclus personne, mais je sais l’ardeur de ceux qui m’entourent de leur soutien et, mieux encore, de leur amitié au sein du mouvement que nous avons fondé en 2002, la CONVENTION VIE ET NATURE.

Mouvement d’écologie éthique et radicale, (ce qui ne signifie pas extrémiste mais cohérent et allant à la racine des choses, pour éclairer les ignorants), mouvement globalisant la problématique de l’écologie.

Avec tous ceux qui le veulent et contre personne, car il n’y aura jamais, de ma part, d’attaque ad nominem.

 

 

 

Question :

« Et les moyens financiers ? »

Réponse :

Vous touchez à un point qui devrait être subalterne, pour ne pas dire méprisable, mais qui  révèle l’agonie de la démocratie en occident.

Songez que les résultats des élections présidentielles aux USA, sont directement fonction de la dépense du candidat, ce qui concrètement signifie que la maison blanche s’achète et que les lobbies ont confisqué l’élection. Ce sont eux et eux seuls qui font le président, d’où la course de chaque candidat aux généreux donateurs.

En France, ce phénomène s’est implanté en contournant la loi qui veut qu’un donateur ne puisse pas contribuer par plus de 7500 Euros à la campagne d’un candidat.

Or, il y a les dépassements de frais de campagne, les dons dissimulés et même les petits copains coquins qui s’enrichissent en surfacturant les prestations de service aux candidats. Evidemment, ces candidats ignorent tout des tripotages et malversations commises par leur entourage dont le dévouement ne s’arrête pas aux pages du code pénal.

Cela n’empêche pas de braves gens, parfaitement modestes, honnêtes, hors du cercle des copains et coquins de soutenir ces partis et candidats. De quoi   méditer sur le principe de « servitude volontaire ».

Soyons clairs.  Nous n’avons pas d’argent, mais des convictions, une volonté sans faille et mon engagement sera un test de l’état moral de notre société.

Je dénoncerai la politique spectacle, les trucages d’acteurs, les meetings à la « big millions » des anesthésistes qui masquent le caractère sordide des intérêts qu’ils servent derrière des paillettes et du bruit.

 

 

Question :

« Et s’il advenait que la primaire vous sélectionne. Quel candidat serez-vous ? »

Réponse :Merci pour votre optimisme !

Les Français sont attachés à l’élection du président de la république au suffrage universel  direct, réforme voulu par le général de GAULLE, en 1962, afin de conférer au chef de l’état une onction démocratique le plaçant au-dessus des partis.

Ce système comporte l’inconvénient de créer un déséquilibre entre le pouvoir exécutif, émanation du peuple tout entier, et le pouvoir législatif, chaque député n’étant qu’un représentant d’une circonscription.

D’aucuns peuvent voir dans ce système sans pareil en Europe occidentale, une tendance au césarisme démocratique et à une personnalisation excessive du pouvoir.

Prenant la mesure du problème, constatant que le peuple Français ne souhaite pas revenir, pour l’heure, à un autre mode de désignation du président de la république, il convient d’adopter une certaine hauteur morale qui  fut celle du fondateur de la cinquième république et qu’abandonnèrent certains de ses successeurs.

Un candidat à la présidence doit parler au pays des défis de son temps  en prenant de l’altitude.

 

Nous parvenons à la fin d’un cycle historique, à un épuisement du système économique, à ses échecs et à ses nuisances.

Beaucoup de choses sont à inventer, à repenser, ne serait-ce, qu’à titre d’exemple, construire l’Europe sur autre chose que le dogme de la concurrence libre et non faussée, de l’ordolibéralisme qui mène les peuples à une sourde colère générant des réactions nocives.

Mais, en me posant cette question, vous supposez que les écologistes feront le choix d’une rupture salutaire, ce qui demeure incertain.

 

 

 

Question :

« Ne pensez-vous pas que les membres du parti politique écologiste vous feront barrage ? »

réponse :

Ne les considérez pas tous comme perdus pour un sursaut !

Il y a des femmes et hommes sincères, de qualité,  au sein des partis politiques et lors des primaires tout citoyen encarté ou non, peut participer à l’élection.

Je pense que plus la base électorale sera large, plus il y aura de votants à la primaire et plus j’aurai la possibilité de faire gagner nos convictions et l’intérêt général.

En revanche, un scrutin étruiqué, avec quelques milliers de participants, dégagera une candidature d’une écurie quelconque, candidature qui réalisera 2% des voix à la présidentielle.

 

 

 

Question : «  Le parti VERT EUROPE ECOLOGIE est divisé. Certains, en partiulier parmi les parlementaires souhaitent participer au gouvernement VALLS, cependant que d’autres se rapprochent du front de gauche de M. MELENCHON. Qu’enpensez-vous ? »

 

Réponse :

Malheureusement, un éclatement, quasi-disparition de l’écologie politique, n’est pas impossible.

Jeux de courants, batailles d’égos et d’ambitions personnelles, soucis de réélection et de carrière sont en toile de fond de ces querelles qui ne m’intéressent pas.

En effet, ce qui importe n’est pas « avec qui » mais « pourquoi faire ? »

Ce qui m’importe  s’appelle la protection de la biodiversité, l’arrêt des massacres de la nature, l’abandon de NOTRE DAME DES LANDES et du barrage de SIVENS.

D’aucuns,pas très performants, me rétorqueraient « et le social ? Et l’économie ? ».

Oui, mais pour inverser une politique, il faudrait d’abord recueillir plus de 2% des voix lors des élections.

L’écologie, combien de divisions ?

Alors, avec 2% et des élus déterminés, on peut exiger la fin des tirs de loups et la mise en réserve naturelle de SIVENS, pas un changement de société.

Pour changer une société, il faut devenir une force.

 

 

Question :

« Vous pensez pouvoi faire mieux ? »

 

Réponse ;

Bien sûr. Ce que vous indiquiez, à juste titre, comme faiblesses, à savoir, ma non appartenance à la classe politique traditionnelle, mes idées en faveur de la nature partagées par une immense majorité de Français, le ton que j’entends donner à ma candidature, briseront les lignes de la politique actuelle.

Là aussi, nos faiblesses sont notre force.

Nous proposons une issue de secours à la fausse alternance, une rupture avec la politique spectacle de l’argent roi, une façon de parler vrai sans céder à la facilité et à la démagogie.

Je n’utilise pas une cause pour faire une petite carrière politique ; Je suis au service d’une cause qui nous dépasse et j’irai jusqu’au bout, parce que tel est mon devoir.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 13:16

(L’assemblée générale de la CONVENTION VIE ET NATURE se tiendra le samedi 25 avril à LIMOGES, salle Jean-Pierre TIMBAUD, derrière l’hôtel de ville, à partir de 14 heures et sera suivie d’une conférence sur le statut de l’animal à 16 heures 30, entrée libre).

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 5 avril 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Une société schizophrénique.

L’optimiste saluera la prise de conscience écologique de nos contemporains, la présence de rubriques environnementalistes dans la plupart des médias, la mobilisation des milieux scientifiques pour alerter sur les perturbations climatiques, la mort des océans, l’empoisonnement des sols.

Il constatera le grand nombre de colloques, de conférences internationales, de conventions inter-étatiques traitant du devenir de la planète et du sort des milieux naturels, de la biodiversité.

Il se félicitera de voir que l’animal est reconnu en sa qualité d’être sensible par les plus hermétiques des politiciens, y compris Français, ce qui est le signe d’une évolution des mentalités.

Il se réjouira d’apprendre que l’immense majorité de nos concitoyens aiment leurs chiens et leurs chats, ne craignant pas de dépenser beaucoup d’argent pour leur confort et leurs soins vétérinaires.

Il jubilera tout à fait en apprenant qu’il meurt plus de chasseurs qu’il en naît et que ce loisir cruel, antiécologique et ouvertement guerrier en ses rituels, régresse inexorablement malgré les efforts de propagande du lobby chasse.

Alors, si notre optimiste avait raison, homo sapiens sapiens deviendrait-il enfin sage, responsable de sa maîtrise et respectueux de lui-même et des autres formes de vies ?

Cesserait-il d’être cette brute débile qui torture la vie et souille tout autour de lui ?

 

Cependant, illustrant la sagesse qui veut qu’un pessimiste ne soit jamais qu’un optimiste devenu réaliste, il faut bien constater quela dévastation de la biodiversité va beaucoup plus vite quela prise de conscience des humains.

Les profits colossaux des entreprises privées, la croissance quantitative, l’exploitation des ressources, l’artificialisation de l’espace terrestre, les usines à viande où soixante milliards d’animaux sont sacrifiés, chaque année, sur l’autel du rendement perdurent et même s’aggravent.

Malheur, aux « extrémistes », « intégristes », qui osent s’opposer aux grands travaux inutiles !

Malheur, à ceux qui dénoncent l’enfer des animaux, face à la chasse, à la corrida, aux élevages concentrationnaires, aux abattages sacrificiels commandés par des religions, mythes stupides et criminogènes !

Oui, l’humain contemporain adore son chat, son chien, dans un élan anthropomorphique sympathique, mais ne s’émeut guère des tirs de loups, des piégeages de renards, des foules de bétails trucidés en masse dans des conditions qu’il entend bien ignorer pour le repos de sa conscience à géométrie très variable.

 

Ainsi, la société est dissociée, discordante, incohérente, morcelée selon un syndrome schizophrénique qui frappe tout autant les politiques.

 

Un jour, ils tentent, à l’instar du premier ministre actuel, de corrompre quelques députés ou sénateurs VERTS, histoire de mettre un peu de couleur dans un gouvernement affaibli, en leur offrant un fauteuil ministériel dans lequel ils seraient priés de dormir paisiblement, en oubliant la moindre conviction écologiste et en psalmodiant cette antienne nullement écologiste : « la transition énergétique crée des emplois ». Le lendemain, le premier ministre déclare, à la tribune de la FNSEA, à ST-ETIENNE, le 27 mars dernier, que « l’exploitant agricole est lemeilleur écologiste de France » !

Or, les intervenants à ce congrès exhalaient leur exécration des écologistes empêcheurs d’empoisonner et de détruire la nature.

L’agriculture conventionnelle, gavée aux subventions légitimes et aux pesticides, parfaitement criminels, représente une nuisance.

 

La question est celle-ci :

La prise de conscience de l’unité du vivant, réconfort de notre optimiste, ira-t-elle plus vite que la destruction finale imposée par le libéralisme économique et l’approche traditionaliste de la nature et de l’animal ?

 

Selon la réponse à cette question, homo sapiens sapiens pourra poursuivre sa maîtrise, sous réserve de mutation de comportement.

A défaut, l’homme se révélant une impasse pour l’aventure de la vie sur terre, il restera aux céphalopodes à reprendre la longue marche de l’évolution en leur souhaitant de mieux faire.

 

Après tout, ils ont encore cinq milliards d’années pour réussir, avant que notre vaisseau spatial finisse en fusion, absorbé par son  étoile mourante sous la forme d’une naine blanche et que tout cela s’achève en particules cosmiques.

              Gérard CHAROLLOIS

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 11:13

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 4 janvier 2015

TEL 06 76 99 84 65

Notre CONVENTION VIE ET NATURE.

Les repères temporels offrent l’occasion de s’interroger sur nos fondamentaux personnels et collectifs.

Bilans et résolutions s’imposent.

La CONVENTION VIE ET NATURE répond, depuis le printemps 2002, à cette constatation :

Malgré l’ardeur, la compétence, l’abnégation des militants associatifs, la cause du vivant régresse, en ce pays, en raison, d’une part, du poids des lobbies de l’arriération, d’autre part, de la médiocrité du personnel politique qui confond le peuple avec ces lobbies contre nature.

L’action associative qui obtint en 1971 la création d’un ministère de l’environnement et en 1976 le vote d’une importante loi progressiste en faveur de la nature, échouait à faire avancer les mœurs et les manières à l’égard du vivant.

Depuis 1986, les associations exerçaient, notamment contre la chasse à la Française, des recours juridictionnels portant sur les dates d’ouverture et sur les classifications en « nuisibles » de diverses espèces.

Ces recours, menés pendant plus de quinze ans, l’administration, soumise aux pressions des « gestionnaires de la faune », réitérant année après année les mêmes illégalités censurées par le juge, aboutissaient à un résultat mince :

Naguère, la chasse des oiseaux d’eau ouvrait à la mi-juillet pour s’achever fin février.

Désormais, la chasse débute en août et peine à fermer fin janvier, les « gestionnaires de la faune » exigeant de tirer les oies en février nonobstant cinq arrêts successifs contraires du Conseil d’Etat.

Les renards, les loups sont encore massacrés en ce pays.

La vérité est que les gouvernants méprisent les écologistes et ne considèrent le monde associatif protectionniste de la nature qu’à titre de caution morale.

En 2002, nous comprîmes les limites de l’action purement associative.

Par ailleurs, tout se tient et l’émergence d’une société nouvelle dépasse largement l’abolition d’une aberration.

A ceux qui estiment subalterne de lutter contre les actes de cruauté et de violence envers les animaux, nous devons faire remarquer qu’il s’agit-là d’une idiosyncrasie, c’est-à-dire d’une subjectivité, d’une manière de réagir face à tout vivant.

Le débat est éthique, politique, dans l’acception la plus noble de ce terme.

Il ne s’agit pas d’obtenir une réformette technique, qui d’ailleurs ne vient pas, mais de changer le rapport à l’arbre, l’animal et l’homme.

Par-delà la protection de telle ou telle espèce, de tel ou tel milieu de vie, il s’agit de penser une société fondée sur la réfutation de la violence et de l’exploitation des êtres vivants reconnus dans leur sensibilité et dans l’équivalence de leurs intérês à vivre.

En cela, nous condamnons la chasse, la corrida, l’élevage concentrationnaire, les abattages obscurantistes, la prévarication des aménageurs qui,pour faire de l’argent, saccagent la nature, comme nous condamnons l’esprit de lucre d’une société non pas hédoniste, (ce qui serait une vertu), mais gaspilleuse et puérile, quand elle n’est pas cruelle.

Nous savons que pour obtenir des avancées, il faudra changer le personnel politique, car les gouvernants d’hier et d’aujourd’hui émargent au productivisme, à l’anthropocentrisme irrationnel.

Alors, mouvement politique, notre CVN ?

Plus encore : nous sommes supra-politiques, les partis politiques n’étant pour l’heure que des fusées porteuses d’ambitions personnelles, des coquilles idéologiques creuses.

D’ailleurs, sur tout sujet fondamental, les clivages traversent les partis politiques actuels, ce qui révèlent leur manque de cohérence intellectuelle.

Notre particularité tient à ce socle essentiel :

Le vivant d’abord !

La maîtrise scientifique suscite à la fois des espoirs béats et des peurs farfelues.

Les connaissances étendues, l’apparition du village planétaire, les défis écologiques, l’exacerbation de la compétition entre les individus et entre les peuples, la surpopulation masquée, le conflit entre un individualisme forcené et un néo-totalitarisme économique créent des tensions inédites pour l’humain.

Les vieilles idéologies, nées dans un autre monde, sont impuissantes à relever ces défis.

Un monde nouveau se lève.

Il nous appartient de le rendre meilleur, car rien n’est joué.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES Naturels.

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
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