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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 11:13

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 4 janvier 2015

TEL 06 76 99 84 65

Notre CONVENTION VIE ET NATURE.

Les repères temporels offrent l’occasion de s’interroger sur nos fondamentaux personnels et collectifs.

Bilans et résolutions s’imposent.

La CONVENTION VIE ET NATURE répond, depuis le printemps 2002, à cette constatation :

Malgré l’ardeur, la compétence, l’abnégation des militants associatifs, la cause du vivant régresse, en ce pays, en raison, d’une part, du poids des lobbies de l’arriération, d’autre part, de la médiocrité du personnel politique qui confond le peuple avec ces lobbies contre nature.

L’action associative qui obtint en 1971 la création d’un ministère de l’environnement et en 1976 le vote d’une importante loi progressiste en faveur de la nature, échouait à faire avancer les mœurs et les manières à l’égard du vivant.

Depuis 1986, les associations exerçaient, notamment contre la chasse à la Française, des recours juridictionnels portant sur les dates d’ouverture et sur les classifications en « nuisibles » de diverses espèces.

Ces recours, menés pendant plus de quinze ans, l’administration, soumise aux pressions des « gestionnaires de la faune », réitérant année après année les mêmes illégalités censurées par le juge, aboutissaient à un résultat mince :

Naguère, la chasse des oiseaux d’eau ouvrait à la mi-juillet pour s’achever fin février.

Désormais, la chasse débute en août et peine à fermer fin janvier, les « gestionnaires de la faune » exigeant de tirer les oies en février nonobstant cinq arrêts successifs contraires du Conseil d’Etat.

Les renards, les loups sont encore massacrés en ce pays.

La vérité est que les gouvernants méprisent les écologistes et ne considèrent le monde associatif protectionniste de la nature qu’à titre de caution morale.

En 2002, nous comprîmes les limites de l’action purement associative.

Par ailleurs, tout se tient et l’émergence d’une société nouvelle dépasse largement l’abolition d’une aberration.

A ceux qui estiment subalterne de lutter contre les actes de cruauté et de violence envers les animaux, nous devons faire remarquer qu’il s’agit-là d’une idiosyncrasie, c’est-à-dire d’une subjectivité, d’une manière de réagir face à tout vivant.

Le débat est éthique, politique, dans l’acception la plus noble de ce terme.

Il ne s’agit pas d’obtenir une réformette technique, qui d’ailleurs ne vient pas, mais de changer le rapport à l’arbre, l’animal et l’homme.

Par-delà la protection de telle ou telle espèce, de tel ou tel milieu de vie, il s’agit de penser une société fondée sur la réfutation de la violence et de l’exploitation des êtres vivants reconnus dans leur sensibilité et dans l’équivalence de leurs intérês à vivre.

En cela, nous condamnons la chasse, la corrida, l’élevage concentrationnaire, les abattages obscurantistes, la prévarication des aménageurs qui,pour faire de l’argent, saccagent la nature, comme nous condamnons l’esprit de lucre d’une société non pas hédoniste, (ce qui serait une vertu), mais gaspilleuse et puérile, quand elle n’est pas cruelle.

Nous savons que pour obtenir des avancées, il faudra changer le personnel politique, car les gouvernants d’hier et d’aujourd’hui émargent au productivisme, à l’anthropocentrisme irrationnel.

Alors, mouvement politique, notre CVN ?

Plus encore : nous sommes supra-politiques, les partis politiques n’étant pour l’heure que des fusées porteuses d’ambitions personnelles, des coquilles idéologiques creuses.

D’ailleurs, sur tout sujet fondamental, les clivages traversent les partis politiques actuels, ce qui révèlent leur manque de cohérence intellectuelle.

Notre particularité tient à ce socle essentiel :

Le vivant d’abord !

La maîtrise scientifique suscite à la fois des espoirs béats et des peurs farfelues.

Les connaissances étendues, l’apparition du village planétaire, les défis écologiques, l’exacerbation de la compétition entre les individus et entre les peuples, la surpopulation masquée, le conflit entre un individualisme forcené et un néo-totalitarisme économique créent des tensions inédites pour l’humain.

Les vieilles idéologies, nées dans un autre monde, sont impuissantes à relever ces défis.

Un monde nouveau se lève.

Il nous appartient de le rendre meilleur, car rien n’est joué.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES Naturels.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:01

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 14 décembre 2014

TEL 06 76 99 84 65

« zadistes » ou « traders » ?

Ce n’est pas pour jouer aux journalistes ou aux joyeux animateurs que les rois du béton et de l’armement achètent des chaînes de télévision et des journaux.

Pour déformer les faits, interdire les contestations qui dérangent, façonner la culture des masses, les oligarques financent des médias, salarient des journalistes, sélectionnent des émissions à la gloire de l’argent facile, de la compétition inexpiable, du culte des conquérants.

Pour nos conservateurs, comme pour les psychanalystes du siècle passé, « le rêve est le gardien du sommeil ».

Or, il faut endormir le citoyen pour lui infliger, sans qu’il réagisse, les maux générés par la société fondée sur la cupidité.

Après NOTRE DAME DES LANDES et SIVENS, voici qu’un promoteur propose d’implanter, en ISERE, un parc de loisirs pour badauds grégaires, au prix de la destruction de quelques centaines d’hectares de forêt et avec distraction de quelques millions d’euros publics pour adapter les infrastructures.

La planète a davantage besoin d’arbres que de parcs d’attractions débiles, à décors de carton pâte.

Chaque jour, sous les tropiques, l’homme abat trois millions d’arbres !

Le climat s’altère. La terre est malade de l’homme. La biodiversité se meurt et 52% des animaux sauvages ont disparu depuis quarante ans.

Nul ne nie ces faits.

Il faut agir, car « la maison brûle », mais, pour les prévaricateurs, que la nature aille se faire protéger ailleurs.

Ici, les élus locaux, les chambres de commerce et d’industrie, les corporatismes veulent du développement pour « créer des emplois ».

Les fossoyeurs du vivant débitent la stupidité suivante :

« Allons, ce n’est pas notre nouvelle autoroute, une petite ligne à grande vitesse, un barrage, un parc de loisirs, une station de ski, qui vont menacer le climat, la biodiversité, les équilibres planétaires. « ce n’est jamais qu’un petit projet tellement utile pour faire vivre le pays » !

Partout, les mêmes sornettes prétendent justifier le déménagement exterminateur de la nature.

Les oligarques contrôlent les médias pour imposer cette imposture : « les emplois dépendent de la croissance du secteur marchand ».

Malgré le démenti des faits, l’échec du système, l’intoxication perdure et s’avère d’une redoutable efficacité, puisque les peuples s’abandonnent à ceux qui les exploitent, leur mentent, les entraînent vers des lendemains sombres.

En ISERE, un millier de pauvres gens, manipulés par les chambres de commerce et d’industrie, manifestèrent pour la réalisation du centre de loisirs, c’est-à-dire pour la destruction de quelques milliers d’hectares de forêts.

C’est qu’ils « veulent vivre au pays et y trouver des emplois » !

Et si on leur proposait l’édification d’un camp, Manifesteraient-ils pour y avoir des emplois de gardiens ?

Ce mirage social offre des emplois subalternes, flexibles, précaires.

Or, l’intérêt général commande la création massive de vrais emplois de médecins, de personnel soignant, d’inspecteur des fraudes, d’auxiliaires de vie pour les personnes âgées et dépendantes, de gardes faune, d’enseignants, d’agents des services publics.

Mais, ces emplois-là sont ceux que détruisent subrepticement les oligarques.

Chaque jour, les médias dévoilent un scandale financier intéressant le monde politique, syndical, corporatiste.

Les redresseurs de torts s’étonnent, s’offusquent devant la corruption de tel ou tel élu, décideur.

Quelle superbe hypocrisie, cette indignation ! Le mal est bien plus profond.

La corruption est cosubstantielle au système,, logique, cohérente, dès lors que la société de Marché, dans ses fondements mêmes, repose sur la course au lucre, au profit, à l’accaparement au détriment de l’arbre, l’animal et l’homme.

Le modeste sujet du Marché ne rêve que de voir son lopin de terre devenir constructible sans mesurer les méfaits planétaires de la marée de béton qui assassine la nature.

Il n’admet pas que l’on entrave sa quête d’argent pour sauver une vallée, une forêt, une zone humide.

Pour lui, ce n’est jamais qu’une modeste réalisation, un simple « développement », un « désenclavement », un raisonnable projet local que seuls des « contre tout » peuvent refuser.

Nos contemporains se rangent soit parmi les « zadistes » réfractaires, soit parmi les « traders », addictifs à l’acculturation recherchée.

La société fabrique des mentalités de traders, obsédés par l’enrichissement sans conscience.

Les zadistes sont les immunisés contre cette infestation cognitivo-comportementale affectant le troupeau.

Ces jeunes gens sauvent l’honneur de leur génération pas complètement anesthésiée par les médias des oligarques.

NOTRE DAME DES LANDES vit se créer une « zone à défendre » et l’apparition des premiers zadistes qui firent école à SIVENS et peut-être demain partout ailleurs où les « traders » voudront « développer », « désenclaver », déménager la biodiversité et ainsi travailler à la vaste entreprise de destruction du vivant.

Les oligarques demeurent sereins, face à la contestation de leurs « modestes promotions spéculatives locales ».

Le troupeau, sous contrôle, désapprouvera les trublions, votera sagement pour ceux qui le tondent et qui célèbrent des valeurs thanatophiles.

Jamais, sur la terre, un roi, un empereur, un tyran, un duce ne furent plus puissants qu’eux.

Ils parviennent même à faire croire que les peuples vivent en démocratie !

Ils essaient de cacher qu’avec leur argent, ils achètent les élections par le conditionnement.

Ils inculquent l’idée qu’il n’y a plus d’issue de secours et que leur système prévaricateur est l’unique option.

Amis Zadistes, merci d’animer une Résistance et de proclamer que l’anesthésie ça suffit !

Gérard CHAROLLOIS

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 10:56

(appel : Manifestation contre la torture tauromachique et contre la répression des militants, le samedi 13 décembre, à partir de 14 heures, devant la fontaine des INNOCENTS, place du BELLAY, PARIS).

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 30 novembre 2014

TEL 06 76 99 84 65

Des exploitants agricoles contre nature.

Les éleveurs chasseurs, ennemis de la nature, délirent haineusement contre les loups en s’épenchant dans les gazettes officielles, auprès de journalistes bien peu critiques, prompts à découvrir du « bon sauvage bucolique » en présence d’un représentant du rural profond.

C’est que l’éleveur attendrit le petit copiste sur ses brebis dévorées par le grand méchant loup que son grand-père extermina, jadis, loup revenu dans les « valises des « écologistes de salon et des technocrates de BRUXELLES ».

La bêtise et l’imposture noircissent aisément du papier.

Non, l’éleveur de moutons n’est pas un doux berger caressant amoureusement ses brebis, animaux de compagnie. Il vend son bétail à l’abattoir, y compris, aux égorgeurs rituels.

Il n’aime pas le loup pour des raisons culturelles, comme il n’aime pas l’ours, le lynx, le vautour, la marmotte et même le bouquetin porteur de brucellose.

Il n’aime pas la nature, mais uniquement son pâturage, rêvant de faire de la montagne unparc à moutons.

Il ne vivrait pas sans la subvention des technocrates dont il préfère l’argent aux édictions de normes protectrices de la biodiversité.

Son collègue de la plaine, maïssiculteur ou tenancier de goulags à cochons ou à poulets n’aime pas le ragondin, le cormoran, le sanglier, le renard, le blaireau, l’étourneau, les corvidés.

Lorsqu’il manifeste, l’exploitant agricole massacre allègrement des animaux qui, pourlui, ne sont pas encore des êtres sensibles.

Les exactions et actes de cruauté envers des animaux émaillent ainsi, ces jours-ci, les rassemblements d’agriculteurs en colère qui, à la différence des écologistes, des étudiants, des salariés, peuvent casser, déverser du fumier, renverser des cars de CRS, voire brûler, comme à MORLAY, des édifices publics, en toute impunité.

Ces hommes contre nature offrent l’image sinistre d’une fraction rétrograde de notre société.

Ils n’aiment pas la vie, la nature libre, les espèces sauvages, mais, en revanche, s’abreuvent aux pesticides et parfois aux OGM, pourvu que cela rapporte.

Mais, il n’est pas convenable de l’énoncer clairement et vous êtes sommés de feindre de ne pas comprendre pour ne pas déranger le conformisme béat.

Langues de plomb, de bois et de coton

Sévissent en politique.

Du barrage de SIVENS à l’assèchement du marais poitevin, de l’artificialisation de la moyenne montagne aux pollutions des rivières bretonnes, vous trouverez l’exploitant agricole, de surcroît chasseur.

Non pas le producteur bio, celui de la petite polyculture vivrière, mais l’industriel de la viande et de la céréale, fidèle électeur du parti conservateur et qui, le dimanche venu parachève sa « maîtrise de la nature » en traquant le cochonglier avec son 4x4.

Il y a toujours une bien mauvaise raison de tuer.

Les petits carnivores préemptent la poule et la perdrix.

Le ragondin propage la leptospirose, maladie bactérienne qu’une simple antibiothérapie guérit aisément et qui est très marginale.

Le renard propage l’ecchinoccocose, maladie parasitaire grave, mais extrêmement rare et aisément évitable par quelques mesures d’hygiènes.

Le blaireau donnerait, selon les billevesées reprises par les préfets, la tuberculose aux bovins, victimes en fait non pas de ce qui persiste de faune sauvage mais de l’élevage intensif.

Et hier, le renard véhiculait la rage quimalheureusement,pournotre addictif aux tueries, le prive d’un prétexte en ayant disparu grâce à la vaccination des animaux.

Un fossé culturel nous oppose à ces hommes, fossé plein de sang.

Nous voulons, contre les exploitants agricoles chasseurs, une nature vivante, avec des loups, des petits carnivores sauvages, des oiseaux, des rivières libres de barrage, des parcs nationaux qui ne soient pas des parcs à moutons subventionnés.

L’approche FNSEA de la nature est devenue minoritaire dans la société mais fait encore la loi dans l’Etat comme le prouvent les arrêtés administratifs illégaux autorisant les tirs de loups et l’impunité dont jouissent les casseurs lorsqu’ils se réclament d’une certaine ruralité.

Qu’émerge une autre paysannerie, moins réactionnaire, plus ouverte à l’écologie, plus soucieuse de prévenir cette catastrophe inédite dans l’Histoire qu’est la mort de la nature.

Encore minoritaire, dans le rural profond, cette approche éclairée des défis du temps mérite notre encouragement.

La CONFEDERATION PAYSANNE (les agriculteurs dits de gauche) pouvait relever ce défi sociologique.

Ses errements contre les grands prédateurs la discrédite.

Il est burlesque d’apprendre que certains milieux agricoles découvrent que selon une étude de génétique les loups Italiens, Espagnols et désormais Français posséderaient 5% de caryotype de chien.

Et l’ennemi de la nature se réjouit déjà : « si le loup n’est plus le loup mais un hybride, il cesse d’être protégé par la convention de BERNE et par la directive 92 43 et il peut être éliminé ».

Dire qu’il s’agit-là d’un raisonnement de mouton serait injurieux pour cet animal.

En effet, d’une part, si le loup n’existe pas et n’est qu’un hybride non répertorié au titre de la faune protégée, ses prédations sur les troupeaux, ne seront plus indemnisées, d’autre part, il n’y a pas de génotype pur et il est parfaitement normal que les canidés se soient hybridés depuis la nuit des temps.

Chiens et loups ont un ancêtre commun, tout simplement.

Ne retrouve-t-on pas, dans l’espèce humaine des gènes attribués à NEANDERTAL ?

Les ennemis de la nature découvriraient-ils enfin l’unité profonde du vivant, cette unité qui disqualifie le racisme et le spécisme et fonde le biocentrisme ?

Gérard CHAROLLOIS

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 11:05

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 23 novembre 2014

TEL 06 76 99 84 65

Pour en finir avec la société mercantile.

En 1945, l’Europe était ruinée, ses chemins de fer détruits, ses villes endommagées, sa production agricole et industrielle compromise.

Exsangue, la France édictait des lois sociales, proclamait des normes généreuses, prônait la redistribution et le vrai progrès, celui des mœurs et des manières et non celui du profit.

En ce temps-là, le mot « réforme » signifiait des garanties nouvelles, des salaires améliorés, des services publics renforcés. Le mot « réforme » n’était pas détourné de son acception positive par les tenants des sacrifices.

Mais, en ce temps-là, l’Etat prenait le contrôle de 40% de l’appareil de production.

Après 70 ans de paix, de croissance quantitative continue, de gains de productivité, d’innovations techniques comme l’humanité n’en connut jamais, l’heure est aux régressions, aux « crises », à la précarisation, le tout accompagné d’un massacre de la nature, d’une détérioration du cadre de vie des hommes et de la mort de la biodiversité.

Quel éclatant échec du système qui dégrade le climat, aggrave les inégalités sociales, crée des frustrations et compromet la vie sur terre.

Pour masquer cet échec qui vaut bien celui du soviétisme du siècle passé, les propagandistes du système anesthésient l’opinion par des « éléments de langage » et de faux problèmes, du genre : « va-t-on retrouver des points de croissance ? va-t-on connaître une pause fiscale ? Y aura-t-il une embellie sur le front du chômage ? va-t-on réduire le déficit budgétaire ? ».

Faute d’aller à la racine des difficultés, ces zélateurs agitent le fumigène et le feront aussi longtemps que les peuples n’auront pas compris qu’on les abuse pour satisfaire la course aux profits d’une infime minorité.

Ici, en DORDOGNE, les habituels lobbies mercantiles se mobilisent pour créer un axe à camions Nord-sud, à deux fois deux voies, au nom du « désenclavement ».

Il y a vingt ans, les mêmes affairistes voraces manoeuvraient pour obtenir une autoroute Est-Ouest, au nom du même merveilleux « désenclavement ».

Ils l’obtinrent sans que les populations n’éprouvent le moindre bénéfice en terme de créations d’emplois, habituel alibi pour leurs malfaisances contre nature.

Ailleurs, les lobbies du BTP, les chambres de commerce, les élus locaux ne cessent d’imaginer des déviations, des barrages, des lignes à très grande vitesse, des zones commerciales, des tours à bureaux, pour capter l’argent public au profit de quelques individus tout disposés à anéantir la nature pour s’enrichir.

En fait, la politique est dominée par des intérêts sordides, très privés qui tentent de parer de vertus publiques leurs opérations purement spéculatives.

Un grand axe routier nouveau, ici et ailleurs : ce sont des dizaines de milliers de riverains victimes de nuisances et ce sont des pollutions, des gaz à effet de serre, du trafic de marchandises sur camions en plus et surtout un massacre des innocents : oiseaux, amphibiens, mammifères.

En France, il y a des milliers de « SIVENS ».

Partout, les entreprises veulent bitumer, bétonner, aménager, pour « créer des emplois » !

L’imposture est aussi énorme que l’est le crime contre la terre.

Depuis 70 ans, les entreprises coulent l’asphalte et le béton, anéantissant une superficie d’un département Français tous les sept ans sous l’urbanisation.

Pour quel résultat ?

Les faits se passent de commentaire.

Quand ils auront tout bétonné que feront-ils pour spéculer encore ?

Vous entendrez plus d’un résigné soupirer, face à ces projets : « C’est le progrès ».

Magnifique progrès qui extermine la biodiversité, enferme les hommes dans un univers artificialisé et, en bout de course, exige des « réformes », c’est-à-dire des sacrifices et la paupérisation.

Le système « libéral » n’a pas inventé la cupidité. Elle lui préexistait. C’est une tare de l’animal humain qui remonte à la nuit des temps. Les monarques et seigneurs d’antan tuaient pour accaparer l’or, ce métal qui ne sert à rien.

Ce qui est nouveau, en notre temps, est que cette cupidité n’est plus contenue par l’obscurantisme, la superstition qui, autrefois, contrariaient l’esprit de lucre.

Aujourd’hui, sur la planète, la première religion est celle de l’argent, nocive à l’instar de tout opium du peuple.

Que peut-on lui opposer ?

Pourquoi pas l’amour de la nature ?

Changeons les paradigmes radicalement, pour sauver l’arbre, l’animal et l’homme.

Le mercantilisme doit céder la place à une société fondée sur l’épanouissement du vivant, la maîtrise d’une économie au service de l’humain et non maître du monde.

Des fonctions aussi importantes que la santé, l’éducation, la justice, la sécurité publique, la protection de la nature ne doivent plus être soumises à des comptabilités d’épicerie. La monnaie doit financer ce qui n’a pas de prix.

En aucun cas, l’etat et les services publics ne sauraient dépendre de l’emprunt sur le marché financier, sous peine de subir la dictature du Marché, la fin de la démocratie. C’est ce qui advient présentement.

En 1973, les « libéraux » imposèrent ce mode de financement public qui aboutit aux résultats budgétaires que nous subissons.

Le commerce, les intérêts privés exercent une emprise qui conduit aux désastres sociaux et écologiques.

Proposons une sortie de secours, une rupture avec le mercantilisme avilissant et délétère.

La liberté de nuire à autrui et à la planète pour s’enrichir n’est pas une liberté recevable.

C’est une oppression par quelques-uns et une guerre faite à la nature.

Amis résistants, ne les laissez pas nuire. Faites échouer les « SIVENS », partout où le productivisme forcené sévira .

Choisissez le parti de la vie.

Rejetez la servitude volontaire des tenants du mercantilisme.

Gérard CHAROLLOIS

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 11:37

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 9 novembre 2014

TEL 06 76 99 84 65

Le choix de la vie.

Avec la mort de notre ami de combat pour la nature, Rémi FRAISSE, le pays s’interroge.

Le pouvoir délivrerait-il un permis de tuer à ses gendarmes mobiles ?

Depuis plusieurs mois, les forces de l’ordre brutalisent les pacifiques opposants aux corridas et les écologistes qui protègent des sites et, avec eux, l’avenir de la planète.

En revanche, les syndicalistes agricoles peuvent souiller les villes et maltraiter de manière honteuse d’inoffensifs ragondins en toute impunité.

La loi n’étant pas la même pour tous, la force et les menaces primant sur le droit, comment considérer des gouvernants qui bafouent les principes élémentaires d’un Etat de droit ?

Rémi FRAISSE, frappé dans le dos par une grenade offensive, a-t-il été victime d’un homicide involontaire, c’est-à-dire d’un accident, ou de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ?

Interdit de se poser la question, pour le gouvernement qui veut tourner la page et négocier un ouvrage à réaliser sur le site de SIVENS.

Il appartient à la justice, au terme d’une enqête impartiale, conduite par des juges indépendants du pouvoir, de qualifier les faits et, pour y parvenir, de les élucider.

Pour nous, Rémi FRAISSE est une victime, pas un martyr, notion que nous récusons par choix éthique.

L’écologie ne veut pas de martyr.

Au siècle passé, les idéologies opposées brandissaient comme des trophées leurs fusillés et cachaient les victimes de leurs régimes respectifs. Les fusillés se muaient en fusilleurs, selon la fortune des armes et de l’Histoire.

Selon le côté où coulait le sang, on le mettait à l’affiche ou on le dissimulait sous le tapis aux noms de la dialectique, des moments de négativités qui préparaient l’émergence de l’homme nouveau et des heures radieuses.

Pour nous, la souffrance, la mort, le sang et les larmes ne sont en rien rédemptrices, occasions de gloire, illustrations étincelantes de l’esprit de sacrifice.

Nous voulons des femmes et des hommes heureux, vivant et non mourant pour des idées.

Il est criminel, quelles que soient les circonstances, qu’en ce pays et en ce temps, un jeune botaniste pacifique soit tué par des gendarmes Français qui avaient reçu l’ordre depuis plusieurs semaines de matraquer, de gazer, de dissuader les défenseurs du site de SIVENS.

Le pouvoir redoutait un nouveau « NOTRE DAME DES LANDES » et a voulu faire cezsser l’entrave aux travaux du barrage financé par le conseil général du TARN, chantier confié à une société privée présidée par le vice président du conseil général du GERS, société qui fit l’étude d’opportunité de l’ouvrage.

dans les semaines ayant précédé cette mort, le site vit plusieurs militants blessés par les forces de l’ordre.

Les médias sous contrôle jouent du réflexe « légitimiste ».

Ils cherchent à rallier les conformistes pour lesquels le pouvoir et sa matraque, sa grenade et sa répression fut-elle inique, ont toujours raison.

Ceux-là, dans l’Histoire, applaudissent aux camps, aux exécutions parce que, pour eux, l’ordre prévaut sur la justice.

Le président de la république, après quelques jours de flottement, tint le 6 novembre des propos conformes à la dignité et l’éthique en déclarant inadmissible cet acte et en affirmant que la vérité serait faite.

Les faits confirmeront-ils cette assurance du chef de l’Etat ?

La justice investiguera sur le meurtre de Rémi FRAISSE et serait bien inspirée de le faire, par ailleurs, sur le marché de travaux à l’origine de cette mort.

Les élus locaux impliqués dans cette affaire n’ont pas eu l’élémentaire dignité de reconnaître leur responsabilité morale.

En voulant passer en force, en demandant l’expulsion des « zadistes », en maintenant leur projet contre les manifestants, les décideurs ont créé les conditions ayant privé un jeune homme de sa vie.

En maintenant leur volonté de détruire la zone humide, malgré ce meurtre, ils colorent sombrement la classe politique.

Le sentiment de dignité, toujours subjectif, tel que je le conçois, commandait le retrait de la vie politique de ceux qui s’obstinèrent à détruire la zone naturelle de SIVENS, et qui, bien sûr, n’ont pas voulu cette mort. Néanmoins, sans leur obstination, ce meurtre ne serait pas intervenu.

Or, non seulement les élus locaux ne se remettent pas en cause personnellement,ne démissionnent pas, mais ils perdurent à saccager le site naturel de SIVENS.

Cette affaire révèle le niveau de la classe politique incapable d’intégrer les défis écologiques et de renoncer à des pratiques « traditionnelles ».

Certes, ils déclameront être conscients de la nécessité de préserver la biodiversité, de changer les paradigmes économiques, mais, pas dans leurs cantons et pas maintenant.

Or, on ne peut pas, à la fois, sauver la nature et continuer à tout artificialiser, bétonner, asphalter, exploiter.

La fraction « libérale » de la gauche et la droite de l’argent partagent le mépris des impératifs écologiques. Ces partis politiques exercent globalement la même politique favorable aux lobbies, aux appétis de profits de quelques-uns au détriment de l’intérêt général et en insultant l’avenir.

Les Français n’ont pas besoin, lors des scrutins, de changer les uns par les autres puisque les différences ne sont que de style et non de fond.

Offrons aux citoyens une véritable alternative, d’autres priorités, d’autres valeurs.

La vie et sa qualité priment sur la « croissance », sur les corporatismes, sur les profits.

Une autre démocratie, plus participative, permettrait aux citoyens de se réapproprier les pouvoirs décisionnels qui, pour l’heure, appartiennent aux marchés et aux lobbies.

Seuls, les écologistes portent cette rupture, cette alternative à une politique qui échoue et qui tue, rupture non régressive, exempte de hargne et d’aigreur, fondée sur la réconciliation de la société avec le vivant.

Gérard CHAROLLOIS

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 11:09

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 31 août 2014

TEL 06 76 99 84 65

Pour une autre société.

Depuis 1983 et le ralliement de François MITTERAND à la société de Marché, la gauche vit une douloureuse agonie.

Avant 1981 et sa victoire éphémère, elle voulait « changer la vie », offrait l’espérance de plus de justice, de liberté, de défense de la nature.

En mai de cette année-là, un secrétariat d’état à la protection de la nature était créé et confié au regretté Alain BOMBARD que j’ai connu et qui eut la témérité d’annoncer l’abolition de la chasse à courre. Cette audace entraîna son éviction du gouvernement, dès le mois de juin, car à l’ELYSEE, dans l’entourage du président de la république, sévissaient des hommes de l’ombre liés à la mafia cynégétique, hommes qui devaient par ailleurs donner au régime une odeur affairiste désagréable.

En fait de « changement de la vie », le parti dit socialiste promut l’économie de Marché, la rigueur pour les citoyens et les profits pour ceux du « mur de l’argent ».

Les événements actuels représentent l’aboutissement de ce suicide moral et politique de ceux qui n’osent plus affronter leur vrai ennemi, « ennemi masqué, jamais candidat aux élections, gouvernant le monde : la finance ».

En faisant, en moins arrogant, la politique de leurs adversaires conservateurs sans avoir eu l’habileté d’appeler le leader centriste pour accomplir la besogne, ils accréditent le sentiment populaire d’un « tous pareils ».

Le système formellement démocratique interdit l’alternative en proclamant qu’il n’y a pas d’autre choix que le culte servile du Marché, de la compétition féroce, de la concurrence. Le système totalitaire aboutit à vider l’alternance de toute portée pratique.

Celui qui vous dit que son choix est le bon peut être un homme vertueux et de vérité.

Celui qui vous dit que son choix est le seul est nécessairement un homme dangereux.

Après tout, le sort des hommes politiques n’est point l’essentiel, pas plus que l’écume résume l’océan.

Regardons vers les sommets, là où il n’y a pas d’emcombrements.

Ce qui est préoccupant dépasse le cadre national et les péripéties subalternes des petites ambitions égotistes.

Le système dit capitaliste, qu’il serait plus juste de qualifier d’économie libérale, correspond à un vice fondamental de l’humain : la cupidité.

Son succès planétaire s’expliquepar cette parfaite adéquation avec la nature profonde de l’homme.

« Enrichissez-vous » est une devise qui ne peut que plaire et flatter la pulsion d’accaparement irrépressible de l’espèce.

Mais, en amplifiant cette tare, en en faisant un impératif absolu, le système touche à ses limites et prépare la chute.

Point n’est besoin de revenir sur les dégâts considérables infligés à tous les milieux terrestres par l’exploitation frénétique des ressources.

Les moins progressistes des conservateurs admettent l’existence de ces pollutions et de ces déprédations qu’ils tentent de minimiser lorsque leurs firmes et leurs intérêts financiers personnels sont en conflit avec la préservation.

Le libéralisme économique, en maximisant les profits, détruit le vivant, interrompt l’aventure terrestre de l’évolution.

Je voudrais ici, par-delà ces agressions contre la terre, mentionner le malaise éprouvé par les peuples aliénés par la culture « libérale ».

« Enrichissez-vous », dogme des économistes libéraux frustre la plupart des sujets du Marché et laisse un goût d’insatisfaction.

C’est en effet un peu court pour donner un sens à la vie de chacun.

Le système génère des castes et un très petit cercle de privilégiés de la finance qui ne peuvent perdurer dans leurs privilèges qu’en acculturant les peuples via le contrôle des médias.

Il faut donc repenser une société qui atteint ses limites matérielles et morales.

Concrètement, rompant le bourrage de crâne distillé par les médias, propriétés des forces d’argent, disons clairement l’évidence que les entreprises privées, temples des libéraux, n’ont pas pour objectif de créer richesse et emploi, contrairement à l’assourdissante propagande, mais uniquement des profits.

Si le profit passe par un vrai progrès, tant mieux, mais si le profit exige un saccage de la nature, une suppression massive d’emplois, l’abolition des garanties offertes aux salariés par le droit du travail, tant pis.

Le profit est leur horizon indépassable.

Sans profit, une entreprise privée disparaît et il ne convient pas de faire grief aux adorateurs de l’entreprise d’aspirer au profit puisqu’il est l’oxygène de ces entités économiques.

Le parti politique des entreprises privées militera pour la déréglementation du droit de l’environnement et du droit du travail pour « libérer les forces vives » et assurer « une libre concurrence avec les pays esclavagistes ».

Le parti de l’argent et des entreprises sacrifiera les services publics et ceux qui y trouvent un emploi pour accroître les profits, oubliant que l’objectif de tout pouvoir devrait être de satisfaire les besoins des êtres vivants et non le Marché.

J’ai déjà expliqué comment les oligarques de la finance empêchent les peuples de comprendre ces faits par la maîtrise des moyens d’information.

Présentement, observons, à titre d’illustration de cette aliénation, qu’en réponse au mécontentement actuel, au rejet de l’équipe gouvernante, les Français risquent fort d’en revenir aux zélateurs inconditionnels du Marché, de l’entreprise privée, de la déréglementation, ce qui prouve l’efficacité du contrôle des « cerveaux disponibles ».

Cette option régressive ne fera qu’aggraver le malaise civilisationnel contemporain et tournera le dos à l’issue de secours.

Ce qu’il convient de faire :

Reprendre la maîtrise de l’économie, la plier à l’intérêt supérieur du vivant, rétablir une économie mixte avec un secteur «spéculatif, un secteur coopératif et un secteur nationalisé, rendre aux peuples souverains la maîtrise de la monnaie pourun financement autonome du bien public, concevoir une croissance purement qualitative au service du mieux-être et non du profit de quelques parasites sociaux accapareurs.

Revaloriser le travail, moyen d’épanouissement individuel, en en réduisant le temps (semaine de quatre jours), et en offrant à chacun une grande souplesse dans l’organisation de sa carrière professionnelle avec la fin des retraites couperets, la possibilité de cessassions progressives d’activité.

N’oublions pas que le travail de chacun est au service, d’une part de l’usager du service public ou du client et, d’autre part, de celui qui l’exerce et qui doit y trouver une source de réalisation de sa vie.

Les hommes politiques confinent au nauséabond lorsqu’ils veulent réduire les emplois publics, révélant ainsi que, pour eux, les humains ne sont jamais que des variables d’ajustement pouvant être sacrifiés aux intérêts des oligarques de la finance.

Derrière un emploi public, il y a une femme ou un homme qui gagne en une vie de dévouement ce qu’un privilégié du « premier cercle » gagne en un mois d’inutile présence dans les conseils d’administration des firmes.

Mais, ça, vous ne le lirez pas dans votre quotidien, propriété des rois du béton et de l’armement.

Une société nouvelle passera avec la nature un contrat assurant le maintien de la biodiversité et le respect de la sensibilité des animaux.

Une société nouvelle devra congédier la violence, la cruauté, le mépris de l’autre, tout ce qu’ignore ce monde infernal dominé par la pulsion de mort.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 10:15

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 6 juillet 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           La corruption : « ça commence à bien faire » !

 

 

 

Si la politique est l’art de plaire aux cons, pour citer le regretté françois CAVANNA, il faut reconnaître que certains sont de brillants artistes.

L’Italie avait son inoxydable BERLUSCONI qui fascina les foules et ridiculisa la fonction politique durant près de vingt ans.

La France s’offre un leader de droite qui récite avec talent le  même texte,  dénonçant ses malheurs face aux juges rouges qui le harcèlent.

 

 

Par-delà les invectives théâtrales, le jeu d’acteur, les colères simulées, les coups de menton indignés que retenir du spectacle produit par la classe politique Française et sa frange la plus proche des « milieux d’affaires ».

Ceci de fondamental.

 

 

Il convient de distinguer, d'une part, les petites infractions personnelles de celui qui, pour s’enrichir ou acquérir du pouvoir, fraude l’impôt ou s’invente des diplômes et, d'autre part, l'institutionalisation de la corruption d'Etat.

  

Nous eûmes un président qui mangeait pour quatre mille Euros par jour.

 

 

Un président du conseil d’avant guerre voulait un statut de normalien et prétendait sortir, (car on entre un jour dans une grande école et on en sort toute sa vie), de la prestigieuse rue d’ulm. Or, il n’en était rien et ses adversaires l’affublèrent d’un « a » privatif : l’a-normalien.

Ces petites malhonnêtetés, blâmables individuellement, ne présentent qu’un intérêt anecdotique.

Ne confondons pas ces agissements individuels et les systèmes mafieux organisés pour fausser la démocratie et acheter les élections.

 

 

 

 

Qu’importe les petites turpitudes d’un homme !

En revanche, le citoyen doit se préoccuper des réseaux, des mafias, des lobbies, des copinages qui mettent l’Etat en coupe réglée, détournant des milliards D’euros d’argent public pour financer des campagnes électorales à très grand spectacle pour bon public pas très évolué, pas très regardant mais si aisément séduit par le clinquant, les effets spéciaux, les mises en scène d’un duce du jour.

 

 

En Occident, l’argent qui corrompt tout, joue le rôle déterminant dans la conquête du pouvoir d’Etat.

Les USA, caricature du procédé, illustrent cette altération démocratique, puisque le résultat d’une élection présidentielle est directement corrélé au nombre de milliards  engloutis dans la campagne.

 

 

Les « conseillers en communications » et autres officines spécialisées savent conditionner la  masse grégaire, si aisément manipulable.

 Il suffit de donner au public de quoi susciter les enthousiasmes d’une piétaille de militants servant les intérêts d’une caste d’oligarques.

 

 

Ils sont pitoyables ces chômeurs, salariés, petits employés, boutiquiers paupérisés qui constituent les troupes de chocs électorales du parti des propriétaires des firmes parasitant l’Etat via l’armement, les travaux publics, les autoroutes, les grandes infrastructures.

Ces petites gens sont en quête d’un « grand leader », d’un homme providentiel qui les rassure par ses gesticulations musclées.

 

 

 

Le vrai scandale tient au système lui-même, à savoir, l’existence d’un premier cercle de milliardaires commandant à une masse de petites gens égarés par la propagande.

 

 

Alors, lorsque le bruit des casseroles que traînent derrière eux les leaders du parti de l’argent font un peu trop de bruit, l’acteur monte le son et incrimine les juges, la gauche (fut-elle molle), la presse, (du moins celle qui n’appartient pas aux rois du béton et de l’armement), lançant force fumigènes.

Ce qui est condamnable ne tient pas à une malhonnêteté personnelle, mais au fait que ces hommes de pouvoir participent d’un système organisé visant, via l’argent, à pervertir la démocratie, à fausser les scrutins, à subjuguer les badauds pour préserver un modèle économique pervers destructeur de nature et pourvoyeur de maltraitance du vivant.

 

 

Sans corruption, sans montages financiers délictueux, les tenants du « libéralisme économique » ne pourraient pas contrôler les cerveaux.

 

Le système appelle la corruption.

 

A défaut, sans cet écrasement par l’argent, des idées et des forces nouvelles émergeraient et les intérêts des oligarques se trouveraient  menacés.

C’est qu’il faut investir beaucoup d’argent  pour construire l’image d’un leader conservateur et lui offrir un pouvoir dont il saura faire un bon usage pour ses financeurs, les gratifiant de concessions généreuses, de marchés publics juteux, de petits arrangements entre amis.

 

 

 

 

Voilà comment le culte du profit, de l’entreprise privée, du Marché, du commerce, de la croissance pense régner mille ans sur la terre.

Et s’il advient que l’acteur en représentation n’échappe pas aux juges, s’il tombe ou dégrade son image, d’autres  personnages identiques se préparent dans les coulisses pour prendre sa place et jouer la même pièce.

Le spectacle continue et la vie se meurt sur la terre pour que les oligarques savourent le profit, l’entreprise privée, la croissance, le Marché.

 

 

 

     Gérard CHAROLLOIS

 

 

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 11:26

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 15 juin 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

             Pour une politique biocentriste.

 

 

          Chasse, corrida, gavage et autres traditions ne sont nullement des « arts de vivre » mais des arts de tuer et des révélateurs d’arriération.

Disant « arriération », je qualifie sans excès ni outrance un comportement consistant à nier la valeur du vivant, à refuser à l’animal son caractère d’être sensible.

Or, cette négation ne participe pas d’une conviction défendable, ne relève pas du grand débat des idées, n’entre pas dans le champ des controverses salutaires marques d’un pluralisme idéologique.

Nier que l’animal est un être sensible n’est pas plus une opinion recevable que discriminer selon la race, soutenir que la terre est plate et qu’existe un géocentrisme commandant la marche du soleil.

Un animal possède un système nerveux lui permettant d’accéder au stress, à la douleur, au déplaisir comme au plaisir.

Ce sont là des évidences scientifiquement établies,parfaitement objectives et seule l’ignorance crasse, la stupidité, donc l’arriération peuvent contester ces évidences et ne pas en tirer les conséquences éthiques, à savoir, respecter tous les êtres sensibles.

 

 

Nombre de nos contemporains bénéficient de suffisamment de science et de conscience pour s’extraire de l’arriération, de l’obscurantisme, de la barbarie dont les formes s’appellent : chasse, corrida, gavage et traditions.

Les militants de la cause animale se heurtent à la violence et aux dérives fascisantes des lobbies contre nature qui sévissent dans certaines régions de ce pays.

Ainsi, les protestations bruyantes tout autant que pacifiques contre la torture tauromachique rencontrent une répression de la part des pouvoirs publics confinant à la violation des lois fondamentales de la république.

 

 

Le 8 juin dernier, à VIC FEZENSAC (GERS), lors d’une de ces ferias nauséabondes où l’alcool, les vomissures coulent encore plus que le sang, une centaine de personnes venues pour crier leur empathie pour les taureaux, furent brutalisées par les gendarmes mobiles.

Quelques mois au paravant, dans les LANDES, d’autres militants, tout aussi pacifiques, furent poursuivis devant un tribunal correctionnel sous l’incrimination improbable d’organisation d’une manifestation sans déclaration préalable.

Dans le même département, sur la commune de TARNOS, une soixantaine de chasseurs manifestèrent, le samedi 7 juin, en bordure d’une route nationale, en éviscérant deux sangliers en public, histoire de protester contre le refus de la municipalité de leur offrir une « maison de la chasse » pour y accomplir leurs basses besognes.

Ne doutons pas que cette manifestation non déclarée ne suscitera aucune réaction judiciaire !

Partout, dans ces régions, la violence unilatérale et liberticide frappe les seuls défenseurs de la vie.

 

Les arriérés, tenants de l’art de tuer, exercent des pressions, des intimidations sur les élus et souvent sur les populations avec la complicité d’élus chez lesquels le courage, la lucidité, l’esprit de résistance ne font guère d’heures supplémentaires.

.

 

 

A TARNOS, aux côtés des chasseurs en colère et en attente d’une maison de la chasse sur fonds publics, se trouvait une élue du parti EUROPE ECOLOGIE LES VERTS.

La pusillanimité de ce parti à l’égard des arriérations permet ces trahisons des valeurs.

Suite au vote, en première lecture, par l’assemblée nationale, d’une proposition de loi inscrivant dans le code civil, le « caractère sensible de l’animal », les députés et sénateurs du parti des milliardaires perdurent à interroger

 Les ministères, notamment celui de la justice, en redoutant les conséquences pour « la filière de l’élevage » et pour la chasse de cette mention « inspirée par les groupes animalistes essentiellement Anglo-saxons ».

 

 

Faut-il, face à la faillite morale des politiciens actuels, créer un parti animaliste ?

Je le penserais sous réserve d’un élargissement de la perspective.

 Le politique comme la philosophie sont globaux et le biocentrisme ne se désintéresse pas de l’humain.

En fait, la civilisation « économique libérale » planétaire menace la vie sous toutes ses formes.

Il faut changer de comportements, de normes juridiques, de priorités politiques et économiques.

Défendre le vivant passe par l’abolition bien évidemment, de la chasse loisir et de toutes les formes de violences et de mépris contre les êtres sensibles, mais aussi par  la lutte contre les firmes, la loi du commerce roi, le productivisme frénétique, la course au profit, le culte de l’entreprise privée (de scrupules).

Actuellement nous assistons à la mort de la biodiversité sur la terre du fait de la croissance cancéreuse d’homo economicus, de sa quête suicidaire de l’enrichissement sans frein.

Le libéralisme économique débouchera sur une extinction des espèces.

 

 

 

Il faut, non pas produire toujours davantage, mais répartir les richesses, partager le travail, promouvoir le rôle de l’Etat providence, cesser de polluer, de piller, d’exploiter tout et tous sans autre finalité que le lucre d’une caste de féodaux de l’argent.

Ces gens-là, qui polluent également les esprits via internet et leurs officines au service du « libéralisme économique », détruisent la terre par leur système prévaricateur et cette considération sociale ne peut pas être dissociée d’une approche nouvelle du fait animal.

Un parti politique porteur des valeurs du respect du vivant doit inclure toutes ces préoccupations.

Je dis : respect du vivant.

Il va de soi que toute vie se nourrit d’une mort.

Même les paisibles végétaux ne se développent quau détriment de l’humus du sol, fruit de la décomposition organique.

 

 

Le règne animal repose sur la prédation des plantes et des autres espèces.

Il ne s’agit pas de nier ces faits constitutifs du processus biologique.

Respecter le vivant signifie que  la vie vaut et doit être aimée, contemplée, savourée : vie d’une forêt, d’une rivière, d’un arbre, d’un oiseau, d’un humain.

Cette vie vaut mieux que des mythes absurdes et criminogènes, sources de divisions claniques, et mieux que la spéculation financière du système anti-social.

 

 

           Gérard CHAROLLOIS

 

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 12:38

 

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 1 juin 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           La corrida et les censeurs.

 

 

Le samedi 31 mai, plusieurs milliers de manifestants, répondant à l’appel du COMITE RADICALEMENT ANTICORRIDA, se réunirent à ALES pour témoigner du sursaut des consciences face à la torture érigée en spectacle.

Je fus empêché de participer à cette protestation morale suite à des problèmes de santé d’un membre proche de ma famille.

Le même jour, quatre cents nationalistes, pollueurs et exploiteurs, antifiscalistes, dits « bonnets rouges » défilaient à BREST et à NANTES et la presse relatait l’échec de leur mobilisation, sans mentionner les milliers de manifestants contre le spectacle de mort.

 

 

D’aucuns imaginent qu’ici et maintenant la presse est loyale, libre, impartiale.

 

 

Les faits démentent constamment cette idée reçue tout autant que rassurante.

La presse, à la remarquable exception de quelques organes tels que CHARLIEHEBDO, véhicule les mêmes informations, radotent les mêmes dogmes, dispense le même opium du peuple, le sport spectacle, drogue douce, remplaçant la religion, drogue dure.

Il faut admirer l’efficacité de la drogue qui produit de superbes transes collectives au cours desquelles de braves gens brâillent ardemment « on a gagné », alors qu’ils n’ont rien gagné du tout.

Le contrôle des médias sur les cerveaux disponibles n’opère toutefois pas au premier degré mais de manière subtile.

 

 

 

Prenons quelques exemples :

En mai et juin 2005, la quasi-unanimité des journaux et les commentateurs de la presse audio-visuelle s’engagèrent en faveur du « Oui », au référendum portant sur le projet de constitution Européenne ,projet néanmoins rejeté par une majorité de votants, le 29 juin.

En cette affaire, l’observateur pourrait conclure hâtivement que la presse ne fait pas l’opinion.

 

 

 

De même, plus proche de nous, lors des  divers scrutins politiques, les médias dénoncent le parti qualifié par eux « d’extrême-droite », sans que cela ne nuise à ce parti réprouvé par les journalistes, les intellectuels, les artistes et presque tout ce qui s’exprime dans les canaux publics et privés de l’information.

Nous pourrions dégager du rappel de ces faits que le pouvoir médiatique n’existe pas et s’en réjouir.

En fait, ce pouvoir est considérable, mais opère à un autre niveau.

Le « bon public » ne se détermine pas selon les injonctions morales d’une élite de moins en moins respectée, mais est conditionné par le vacarme de fond.

Ainsi, la presse annonce, avant un scrutin, que « l’abstention est redoutée et devrait être importante ».

Tous les articles, tous les débats, tous les bulletins d’informations commentent, au besoin en les critiquant, les moindres faits et gestes du parti honni, dont le nom est sans cesse martelé.

Qu’importe lemal que l’informateur pourra dire sur ce parti, son leader, ses propositions. Ce qui est déterminant est qu’il en parle de manière obsessionnelle et qu’en revanche tous les autres « gentils », se trouvent relégué dans l’angle mort   des phares médiatiques.

La presse ne décrit pas une société. Elle la façonne par les valeurs,les thèmes,les préoccupations qu’elle met en lumière, provoquant,parfois sans le rechercher, un mouvement grégaire.

 

 

 

Il y a là un effet performatif, quand le dire génère le fait.

Aussi, lecteurs politiciens, faites parler de vous.

Quand bien même ce serait en mal, vous en tirerez un bénéfice de notoriété, alors que le silence vaut un linceul.

 

 

 

La cause animale en tout cela ?

C’est le sujet tabou par excellence.

Ceux qui remettent en question l’anthropocentrisme n’offrent aucune occasion de dénigrement aux chiens de garde de la pensée traditionaliste.

Alors, ne pouvant dénoncer, les médias formatés censurent toute manifestation contre la corrida, contre la chasse, contre les élevages en batteries et pour une véritable protection du vivant.

Le grand défi éthique de notre temps, le rapport de l’humain au vivant, dérange trop d’intérêts, heurte trop d’idéologies ancestrales établies, trouble trop de consciences anesthésiées, échappe trop aux caricatures faciles pour que la presse débile le mentionne.

 

 

 

Voilà comment les censeurs veillent  sur le sommeil de nos contemporains qui ne doivent surtout pas savoir qu’à ALES des milliers de gens se sont levés pour abattre la torture d’un être sensible.

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 10:48

 

 

(Appel :

Le 25 mai, on vote contre le parti des ennemis de la terre.

Le 31 mai, on manifeste à ALES contre la torture tauromachique.)

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 25 mai 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

          Le biocentrisme est un humanisme.

 

 

 

L’humain éprouva de la solidarité, successivement, pour sa horde, sa tribu, puis sa cité, puis sa nation, puis sa race, puis pour l’humanité entière, reconnaissant en tout homme un semblable.

Nous appelons à élargir ce cercle d’élection de l’empathie à tout être vivant sensible.

L’anthropocentrisme invite à dresser une barrière ontologique entre l’espèce humaine et le reste de la biosphère dont elle n’est pourtant qu’un élément.

Notre vocation est d’abattre cette frontière en proclamant l’unité du vivant et en invitant à la compassion à l’égard de tout être éprouvant le principe du plaisir déplaisir.

Nous récusons l’anthropocentrisme.

Nous affirmons notre humanisme nouveau.

 

 

 

Notre tâche est immense car, contre nous, pèsent des siècles d’obscurantismes qui, du fait des religions, puis de la théorie de l’animal machine, empêchèrent la compréhension de cette unité du vivant.

En notre faveur, en revanche, militent les faits objectifs, éclairés par les données nouvelles de toutes les sciences qui confirment que notre espèce est une espèce parmi d’autres, avec ses particularités à l’instar de chacune des autres.

Il n’est pas aisé d’inviter à la remise en cause des habitudes, des traditions, des préjugés et de l’esprit grégaire des foules qui suivent servilement, sans même y réfléchir, les us et coutumes sans prendre la peine, ne serait-ce qu’un instant, de s’interroger sur les fondements et les effets de ces usages ancestraux.

 

Notre époque, avec le progrès des connaissances et les moyens de les diffuser ébranlent ces certitudes révélées et chacun sait, y compris ceux qui refusent d’en tirer les conséquences, que l’animal n’est pas une chose.

 

 

 

L’écologie biocentriste se distingue de l’écologie purement technophobique qui demeure anthropocentrique.

Ecologistes biocentristes et écologistes anthropocentristes peuvent occasionnellement se retrouver, par exemple, pour dire non aux OGM, mais nous le ferons parce quenous voulons de la biodiversité, des plantes sauvages, des insectes, des oiseaux et un monde qui ne soit pas voué qu’au productivisme, alors que les écologistes anthropocentristes ne le feront qu’au nom de la santé humaine, de la technophobie, et par hostilité, que nous partageons d’ailleurs avec eux, à l’égard des firmes spéculatives.

Nous, biocentristes, condamnons les gaz de schistes, car leur exploitation signfie la destruction d’espaces naturels, alors que les anthropocentristes n’y verront qu’une agression contre la qualité de la vie de l’homme.

 

 

 

Le biocentrisme ne s’oppose pas à l’humanisme. Bien, au contraire, puisque les acquis des droits de l’homme, la conquête de la liberté individuelle nous sont précieux et n’entrent pas en conflit avec une reconnaissance des droits de l’animal et de la nature.

Nous n’aspirons pas à une régression, à un passéisme nostalgique mais à un élargissement de ces conquêtes, pour prendre en considération toute souffrance.

 

 

 

Ce n’est point l’humain ou la nature, l’humain ou l’animal, mais la réconciliation de notre espèce avec la biosphère.

En Europe, ces idées nouvelles ne sont qu’en gestation et nous vivons encore le temps de l’obscurantisme.

A l’ordre du jour, il n’y a ni la nature, ni l’animal, ni l’homme mais l’argent, l’entreprise privée, la croissance, l’affairisme, la spéculation, l’austérité pour les peuples et les profits pour la finance, les traditions, la chasse, les pesticides et le béton.

 

 

 

Non seulement notre époque ignore le biocentrisme, mais, sous l’emprise malfaisante des partis conservateurs, elle renie jusqu’à l’humanisme pour lui substituer le culte de la concurrence, de la compétition, de l’effort, du sacrifice, de la rigueur, de la réforme,  mots menteurs, paravents des exploiteurs.

 

 

 

Un humanisme biocentriste dira , redistribution et partage, là où les conservateurs disent croissance, mettra la science et la technique au service du bien public et du vivant, là où les  affairistes serviront le profit, fera de la monnaie un simple outil à disposition des services publics et non un instrument de ségrégation sociale, mentionnera tous les loisirs de mort au titre des perversions du DSM 5 R.

Mais lorsque l’humanisme biocentrique sera à l’ordre du jour, le P P E (parti populaire européen) n’existera plus pour le grand bien de l’arbre, l’animal et l’homme.

 

 

Nombre d’amis lecteurs m’interrogent :

« Pour qui allez-vous voter lors du renouvellement du parlement Européen ? »

Je ne me déroberai bien sûr pas à cette question en précisant que mon seul combat philosophique et politique est le biocentrisme.

 

 

Observons que la France est divisée en huit circonscriptions et que les situations sont dès lors différentes d’une grande région à l’autre.

Ici, dans le sud-Ouest, la seule liste affichée « écologiste » est conduite par José BOVE qui prit, à plusieurs reprises, position tapageusement contre la présence du loup.

Cela rend mon soutien impossible par honnêteté intellectuelle et cohérence.

Je voterai donc, après une longue analyse, pour NOUVELLEDONNE, formation qui allie le social et l’écologie et qui a bien peu de chance d’obtenir un élu puisqu’elle s’adresse à l’intelligence, à la raison, qu’elle refuse le simplisme grossier qui fait de la politique, selon le mot du regretté François CAVANNA : « L’art de plaire aux cons ».

 

 

Mais, quel que soit un vote, il est toujours bon  lorsqu’il réduit le score des ennemis de la terre !

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

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