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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 09:28

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 14 juin 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Des hommes politiques sans conscience.

 

 

 

       L’alcool, drogue érigée en conformisme culturel local, tue soixante mille Français par an, génère plusieurs millions de malades, brise des familles, explique bien des violences, agressions, accidents, déchéances.

 

La représentation parlementaire de ce pays cède devant le lobby du vin et de la bière et autorise la publicité pour ces toxiques, alors qu’il faudrait plus strictement réglementer la « réclame », en général. La publicité est par elle-même un toxique pour l’esprit.

         Le tabac, poudre à cancer, possède lui aussi, au parlement, ses zélateurs, bien qu’un peu moins nombreux que ceux qui oeuvrent en faveur du delirium et de la cirrhose.

 

       La chasse, loisir de mort, pratiquée par une minorité rétrograde, ridiculise les parlementaires qui délirent, dès qu’ils débattent de l’art de massacrer la faune, se livrant à des surenchères pitoyables en faveur de tous les braconnages.

      L’agrochimie, l’élevage, l’industrie, les banques achètent de l’influence en harcelant les députés et sénateurs via leur argument massue : l’argent.

Car, un lobby, loin de participer au jeu démocratique, de représenter légitimement des intérêts généraux et civiques, tire sa raison d’être et sa puissance de la fortune de ses commettants.

A la différence des partis, des associations, des syndicats, les lobbies vicient l’Etat. Ils sont à la démocratie ce que le proxénétysme est à l’amour.

 

Les lobbies putréfient la démocratie, l’altèrent, corrompant littéralement les élus en leur offrant, outre diverses autres choses, des textes prémâchés qu’ils sont priés de soumettre au vote des assemblées.

       Honte à ces politiciens sans conscience qui se laissent manipuler par des corporatismes nuisibles au bien public, à la santé, à la protection de la nature, au respect des animaux, tous intérêts qui n’achètent pas, mais qui crient les injustices, les malfaisances, les cruautés du temps.

 

Le 2 juin dernier, le président de la république reçut, pour un dîner d’apparat, à l’ELYSEE le couple royal Espagnol.

Parmi les nombreux convives, le chef de l’Etat crut devoir inviter deux tortionnaires de taureaux et le directeur des arènes de NÎMES.

 

Rapprocher l’Espagne d’un spectacle d’essence fasciste, d’une torture, aurait pu être considérer comme injurieux pour les hôtes de l’ELYSEE.

Ce geste n’affecte que le président de la république qui montre son mépris pour la compassion, son hermétisme à une éthique du respect du vivant, son ignorance du caractère sensible de l’animal, le vernis bien mince de sa « culture de gauche ».

 

On apprend que la France est 26ème du palmares des pays vertueux, donc un bien médiocre classement.

Bien sûr, le premier ministre a commis un faux pas au regard de sa carrière programmée par les oligarques, en seconde ligne, en réserve du libéralisme, après un nouveau petit tour programmé,par les mêmes oligarques, du leader de la droite de l’argent, en attente frénétique  de réélction en 2017.

Car, ce sont les oligarques et non le peuple qui désignent  les dirigeants.

Comment ?

En façonnant l’opinion, enparlant des uns et en censurant les autres et ce de manière parfaitement maîtrisée, selon les canons de la publicité, cet art de la manipulation mentale.

L’homme le plus riche de France, ami intime du leader de la droite de l’argent, est en passe d’acquérir le quotidien le PARISIEN.

Banal, puisque la plupart des journaux et les chaînes de télévision appartiennent aux oligarques et pas uniquement en Russie de POUTINE !

 

L’affaire de l’avion footballistique ne saurait devenir un dérapage irréparable. Dans deux mois ce sera oublié.

En revanche, les oligarques ne purent pas empêcher la chute de la maison DSK, en 2011 !

 

Mais, à propos, l’actuel premier ministre et l’ancien directeur du FMI partagent la même infamie : ils se délectent de voir torturer les taureaux et cela est plus grave que toutes leurs petites turpitudes.

 

Les Français n’aiment pas la corrida.

Néanmoins, mal informés, ils éprouvent de regrettables séductions pour des hommes qui ne peuvent pas être bons.

Tout se tient.

Comment, un individu qui se réjouit d’une agonie, qui frémit d’aise devant le sang qui coule des plaies, pourrait-il ne pas être arrogant, brutal, agressif, sans doute carrément sadique.

Confier le pouvoir à des amateurs de torture, des agressifs, des hermétiques à l’empathie constitue une faute morale.

Avant d’opter, aux élections, regardez d’abord la position des candidats par rapport au vivant.

Ce critère est fort discréminant et en dit beaucoup sur les qualités d’un individu.

Ceux qui gouvernent présentement, en flattant la tauromachie et la chasse, en s’abreuvant aux lobbies délétères montrent ce qu’ils ne sont pas : des  humains de mieux, des hommes d’Etat tournés vers les sommets.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 09:25

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 7 juin 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Les Républicains et l’idéologie thanatophile.

 

           Indéniablement, les Etats-Unis d’Amérique furent la première démocratie contemporaine, la première à proclamer solennellement les Droits de l’Homme.

Ils sacralisent la liberté absolue d’expression, d’opinion, de manifestation des convictions, y compris les plus nocives.

Ils savent que l’idée se combat par l’idée et non par la prohibition et la répression pénale.

Mais, aux USA, la société présente des contrastes :

 Les meilleurs centres de recherches scientifiques, une élite intellectuelle innovante côtoient des masses de « beaufs » incultes, primaires, violents et religieux puribonds.

Ce pays bénéficie de laboratoires performants où se prépare le monde de demain, dont il dépendra des hommes qu’il soit plus biophile ou tout aussi thanatophile.

Néanmoins, l’ancien président de ce pays, déclencha en IRAK, en 2003, une guerre d’agression provoquant, à ce jour (et ce n’est qu’un début), des centaines de milliers de morts.

Attaquer un pays sous couvert de mensonges éhontés constitue un crime de guerre.

  L’ex-président n’a rien à crainde, puisqu’au tribunal de l’Histoire ne siègent que les vainqueurs !

Or, ce faiseur de guerre était Républicain.

Digérant aisément ces masses de cadavres et le boulevard ouvert à l’islamo-nazisme, les USA connurent, un précédent président harcelé durant des mois, par un procureur spécial, pour des frasques subalternes.

Inquiétant pays où la vie semble avoir moins de prix que le puritanisme ridicule, où une rivière de sang émeut moins qu’une tache de sperme !

Républicain, aux USA, cela signifie partisan de la peine de mort, de la loi des grands groupes, du lobby du pétrole, des climatosceptiques pour lesquels Dieu a tout prévu et tout voulu, par exemple, qu’il y ait des très riches et des très pauvres, ces seconds recevant, avec la vie éternelle dans l’arrière-monde, la gratification pour s’être soumis.

Républicain, aux USA, est synonyme d’antisocial, antiécologique, tenant des armes à feu, des traditions, de l’ordre injuste tout autant que divin.

 

La droite Française se démasque en adoptant une dénomination évocatrice, renvoyant aux amitiés de son leader avec le faiseur de guerre et avec l’idéologie de lutte des classes à rebours, la hargne des petits patrons aigris contre les « salariés paresseux, assistés, cramponnés à leurs droits acquis, rétifs à la saine flexibilité » .

C’est que les Républicains s’affirment pour la « réforme », c’est-à-dire la   baisse des  salaires, la suppression des services publics, l’allongement de la durée de la vie de travail la suppression progressive des retraites et tous ces droits sociaux, toutes ces garanties environnementales qui freinent la compétitivité de « nos chères entreprises », en concurrence avec la Chine où n’existent ni droits sociaux, ni protection de l’environnement.

 

Amis, aux USA, de la NATIONALE RIFLE ASSOCIATION (NRA) les Républicains sont en France amis du CPNT.

Républicain, en jargon politique trompeur, se traduit par chasse, guerre, béton et traditions.

Parfois, pour distraire leur piétaille militante, ils feignent d’aimer la patrie, de défendre la République, alors que leur seule patrie est l’argent et leur communauté n’a rien de nationale. Ils sont les agents des oligarques, les dévots du Marché, qui le leur rendent bien en mettant à la disposition  de leur propagande les chaînes de télévisions et les journaux dont sont propriétaires les forces d’argent.

 

Leur idéologie détruit la vie sur terre par les infrastructures et les pollutions qu’exigent les profits de leurs chères entreprises privées.

La biodiversité se meurt et sera à terme totalement anéantie par un système économique fondée sur la croissance perpétuelle, non pas pour l’amélioration de la vie des humains, mais pour que la caste des oligarques amassent des fortunes colossales.

Qui s’oppose aux Républicains ?

Aux USA, les démocrates.

Et en France ?

Il paraît, prière de ne pas rire, qu’en 2012, les Français ont élu une majorité socialiste.

Des révolutionnaires, des partageux, de dangereux prolétaires allaient-ils menacer VINCI, BOLLORE, BOUYGUES et consorts ?

Une ère nouvelle allait-elle se lever, à l’instar de ce qui survint en 1789 ?

Un ancien régime abhorré allait-il être aboli ?

 

Non, la politique ment.

Le parti socialiste Français devrait avoir l’honnêteté d’abandonner une dénomination ne correspondant plus à la vérité.

Et si ces pseudo-socialistes dans un effort d’honnêteté se désignaient pour ce qu’ils sont : les Démocrates.

Nous y sommes.

Avec les Républicains, l’humanité court à la destruction du vivant.

Avec les Démocrates, l’humanité marche vers le même abîme.

Les uns et les autres servent les mêmes intérêts, la même idéologie, avec seulement des différences de style et d’arrogance, de morgue dans le cynisme.

D’ailleurs, les firmes, les lobbies, les fortunes ne s’y trompent pas. Pour faire illusion, ces ploutocrates financent tantôt les uns et tantôt les autres, histoire de distraire le bon peuple captif qui s’imagine choisir ses dirigeants et opérer une alternance.

Le président BUSH, fauteur de guerre, ami du président des Républicains Français, ne répondra jamais de ses fautes devant un tribunal de NUREMBERG.

Mais, il y a plus criminel que lui encore :

Tous ces promoteurs qui par le béton et l’asphalte font reculer la nature et avancer la société thanatophile.

 

Contre eux, à NOTRE DAME DES LANDES, à SIVENS et ailleurs, j’en appelle à un procès de NUREMBERG.

Le crime contre la nature est énorme, car il n’y a pas de plus grand défi que celui de sauver la vie dans sa merveilleuse diversité.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 11:15

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 17 mai 2015

TEL 06 76 99 84 65

Le peuple contre le peuple.

En Grande-Bretagne, le peuple a voté, la semaine passée, pour la City, contre le peuple.

Le fait paradoxal n’a rien d’inédit.

Les peuples votent ainsi fréquemment  pour l’injustice sociale, pour la loi de la finance, pour le Marché qui détruit la nature, pour l’ouverture de champs de pétrole en zone polaire, pour le bétonnage des côtes en faveur de l’industrie du tourisme, pour le développement des filières de la viande, pour les licenciements boursiers, pour l’aggravation des écarts entre la masse des citoyens et une infime  minorité d’oligarques qui, loin d’être une élite, représente ce quela société sécrète de plus crapuleux, de moins altruiste, de plus cynique.

Les peuples votent pour SHELL, MONSANTO, BAYER, VINCI et autres pieuvres tentaculaires plus puissantes, plus riches, plus omnipotentes que les Etats.

En France, le parti de la finance, cet ennemi de l’arbre, l’animal et l’homme, recueille un pourcentage considérable de suffrages de braves gens dupés qui auraient tout à redouter de sa férocité.

Le peuple est contre le peuple et ne discerne plus les périls dont il sait qu’ils existent sans parvenir à les identifier.

Le salarié modeste et précarisé du secteur privé incrimine le salarié pauvre du secteur public. L’un et l’autre accablent le demandeur d’emploi qui vaudra aux gémonies l’attributaire du revenu de solidarité, tous vitupérant que les autres sont des privilégiés, des parasites, des assistés sans lesquels tout irait tellement mieux.

Un bon coup de bâton sur le miséreux de l’autre galère sociale règlerait les problèmes.

Il suffit d’autoriser les licenciements, dégraisser le code du travail, supprimer les emplois publics, le salaire minimum ainsi que les aides sociales, les indemnités chômage et le monde sera beau !

Figurez-vous qu’une étude d’opinion révèle que ces idées nauséabondes, moralement abjectes, économiquement fausses, gangrènent le corps social.

Pourquoi ?

Parce que les oligarques possèdent les chaînes de télévisions et la plupart des journaux et qu’ils n’ont pas investi dans la presse audio-visuelle et écrite pour jouer aux journalistes.

Or, le système économique assassine la nature, sous couverts de perpétuels aménagements, et érige notre époque en ce que d’aucuns ont appelé, « le poubellien supérieur ».

Le système économique parle de « liberté », mais la seule qui l’intéresse est celle de s’enrichir, de spéculer, de croître, selon d’ailleurs le contre-modèle chinois, dictature sinistre dans l’ordre politique et acceptation de la loi tout aussi sinistre du Marché.

 

Démocrates, libéraux dans le champ de la pensée et des mœurs nos tenants du système ?

Il n’en est rien.

S’il advenait que par impossible un peuple échappe au contrôle psychique mis en place par les médias aux mains des forces d’argent, si par accident improbable un tel peuple percevait que le petit fonctionnaire, le salarié vulnérable, le chômeur, le handicapé physique oumental ou social assisté ne sont pour rien dans les crises multiformes du temps, si un tel peuple cessait d’élire les zélateurs du Marché, il comprendrait que la démocratie n’est qu’un leurre et que le système a été  verrouillé.

En effet, les tenants du libéralisme économique  ont inscrit dans des traités internationaux leurs dogmes supérieurs aux lois et règlements.

La Banque Centrale Européenne peut se moquer de ce que décident les peuples. Elle est indépendante.

Mais, a-t-on expliqué de qui ?

Indépendante par rapport à quel pouvoir ?

L’indépendance est a priori une vertu. En l’espèce, c’est du peuple naguère souverain que l’argent a acquis son indépendance pour servir une religion funeste comme toutes les autres.

 

 

 

Les adorateurs du Marché vont plus loin et entendent que les contraintes budgétaires soient inscrites dans les Constitutions ce qui les mettraient à l’abri des accidents électoraux.

L’économie, le marché, la finance s’affranchissent des souverainetés populaires et démocratiques.

L’économie est la nouvelle tyrannie mondialisée.

Bien sûr, elle pille les ressources, transforment les animaux en marchandises au profit des filières, pollue les océans et la terre, déménage la biodiversité et avec une efficacité redoutable putréfie la conscience humaine intoxiquée par le culte de l’argent.

Les commentateurs officiels, invités dans les médias, dissertent sur la panne de la croissance, parfois sur la crise environnementale et climatique. Ils taisent un naufrage plus grand encore : celui d’une humanité malade.

Toxicomanies à grande échelle, retour du religieux et de l’ésotérisme délirant, instabilité, inaptitude à la concentration sont les signes d’une détérioration psychique massive de pans entiers de la population contemporaine.

Aux USA, à la pointe de ce naufrage, des études révéleraient une baisse du quotient intellectuel moyen.

Serait-ce un processus d’auto-régulation, une manifestation complexe de « sélection naturelle » ?

L’étiologie reste à identifier mais la pathologie s’impose à tout observateur confronté aux faits sociaux.

De plus en plus, nous constatons, surtout dans la jeunesse, une dérive comportementale, fruit d’une souffrance psychique.

Revenons au système désormais planétaire.

Pour faire de l’argent il faut produire toujours davantage, développer, asphelter, urbaniser, croître et multiplier, déplacer des masses immenses de touristes dont la seule présence anéantit les milieux naturels du fait des infrastructures de transports, d’hébergements et de  loisirs grégaires.

 

 

 

 

 

Face à cette course à la mort, car le libéralisme économique est thanatophile, je ne propose pas un retour à un passé qui n’eut rien d’idyllique.

Je n’aspire pas à un ascétisme déprimant, mais invite, d’une part, à une réflexion sur les conséquences de nos actes individuels et collectifs, d’autre part, à œuvrer pour  une société de prospérité sans gaspillage, une société non de sobriété triste mais de responsabilité envers le vivant.

Quelle économie ?

Après l’échec entériné du système soviétique et celui en cours du système dit « libéral », échec masqué par le conditionnement, il convient d’adopter une autre voie.

 

Une économie mixte, la seule qui a réussi, alliant une part d’initiative individuelle et la nécessité d’une règlementation  protectrice de la nature et des hommes, à l’encontre des appétits insatiables répond au défi du temps.

Si la liberté est l’impératif premier dans l’ordre de la pensée et des modes de vies,, n’oublions pas la sagesse d’un LACORDERE qui, au 19ème siècle, énonçait :

« entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère ».

Rendons au peuple souverain, à la démocratie, à l’intérêt général le pouvoir sur l’économie, sur la main invisible mais bien sale du marché.

Rendons aux hommes un autre horizon que celui de la quête jamais assouvie de leur cupidité.

Face à cette course à la mort, car le libéralisme économique est thanatophile, je ne propose pas un retour à un passé qui n’eut rien d’idyllique.

Je n’aspire pas à un ascétisme déprimant, mais invite, d’une part, à une réflexion sur les conséquences de nos actes individuels et collectifs, d’autre part, à œuvrer pour  une société de prospérité sans gaspillage, une société non de sobriété triste mais de responsabilité envers le vivant.

Quelle économie ?

Après l’échec entériné du système soviétique et celui en cours du système dit « libéral », échec masqué par le conditionnement, il convient d’adopter une autre voie.

 

Une économie mixte, la seule qui a réussi, alliant une part d’initiative individuelle et la nécessité d’une règlementation  protectrice de la nature et des hommes, à l’encontre des appétits insatiables répond au défi du temps.

Si la liberté est l’impératif premier dans l’ordre de la pensée et des modes de vies,, n’oublions pas la sagesse d’un LACORDERE qui, au 19ème siècle, énonçait :

« entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère ».

Rendons au peuple souverain, à la démocratie, à l’intérêt général le pouvoir sur l’économie, sur la main invisible mais bien sale du marché.

Rendons aux hommes un autre horizon que celui de la quête jamais assouvie de leur cupidité.

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 10:17

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 10 mai 2015

TEL 06 76 99 84 65

Question à Gérard CHAROLLOIS :

Question :

« Pourquoi  présentez-vous votre candidature aux primaires de l’écologie en 2016, pour l’élection présidentielle de 2017 ? »

Réponse :

Nul ne peut douter de mon militantisme écologiste constant.

Membre d’aucun parti politique, je me suis toujours investi dans l’action associative pour la défense de la nature et du vivant. Or, des primaires sont ouvertes à tous ceux qui se reconnaissent, par-delà les étiquettes, les appartenances à tel ou tel courant, dans une pensée qui, en l’espèce, est une pensée neuve et la seule qui n’a pas de sang sur les mains.

Parce que neuve, la pensée écologiste, à l’instar de ce que fut le socialisme au 19ème siècle, est diverse, ce qui peut apparaître faiblesse car source de divisions et de querelles, mais qui, selon moi, est une force, car nul ne vaut davantage que la diversité.

Depuis des années,  je reçois d’innombrables appels de militants de la cause du vivant, m’invitant  à porter nos valeurs, notre éthique, nos aspirations, dans le champ politique.

Je veux proposer un sursaut, une réponse aux défis immenses du temps.

 

 

 

Question :

« Vous avez écrit un livre contre la chasse en 2009, plaidé contre la loi VERDEILLE, lutté contre le lobby de la chasse et vous êtes connu comme opposant à ce loisir. Ne manquez-vous pas de notoriété, notamment dans d’autres domaines, pour mener ce rude combat ? »

Réponse :

Je vous dirai, avec humour, que si les 47% de Français qui souhaitent l’abolition totale et immédiate de la chasse votaient pour moi, ce serait un séisme politique et un sursaut salutaire, et pas uniquement sur ce terrain ponctuel.

Plus sérieusement, il va de soi que si j’assume avec fermeté et clarté une opposition à la chasse, à la tauromachie et plus généralement à tout acte de violence visant l’animal ou l’humain, je suis attaché à l’Histoire, à la philosophie, à l’éthique c’est-à-dire à tout ce qui devrait fonder la politique et que celle-ci a déserté depuis quelques décennies pour s’avilir en spectacles creux, en jeux de « communicants », en numéros d’acteurs décrédibilisés.

Si le manque de « notoriété politique » constituait une faiblesse, ce serait la preuve,  que notre société est entrée dans une fatale sénescence.

Or, je veux offrir aux citoyens, «(s’il en reste), autre chose que cette dégradation.

J’invite d’ailleurs tous ceux qui s’engagent, y compris en concours avec moi, à se tourner vers les sommets, là où il n’y a pas d’encombrements.

 

 

 

 

Question :

« Avec qui ferez-vous campagne ? »

réponse :

Je n’exclus personne, mais je sais l’ardeur de ceux qui m’entourent de leur soutien et, mieux encore, de leur amitié au sein du mouvement que nous avons fondé en 2002, la CONVENTION VIE ET NATURE.

Mouvement d’écologie éthique et radicale, (ce qui ne signifie pas extrémiste mais cohérent et allant à la racine des choses, pour éclairer les ignorants), mouvement globalisant la problématique de l’écologie.

Avec tous ceux qui le veulent et contre personne, car il n’y aura jamais, de ma part, d’attaque ad nominem.

 

 

 

Question :

« Et les moyens financiers ? »

Réponse :

Vous touchez à un point qui devrait être subalterne, pour ne pas dire méprisable, mais qui  révèle l’agonie de la démocratie en occident.

Songez que les résultats des élections présidentielles aux USA, sont directement fonction de la dépense du candidat, ce qui concrètement signifie que la maison blanche s’achète et que les lobbies ont confisqué l’élection. Ce sont eux et eux seuls qui font le président, d’où la course de chaque candidat aux généreux donateurs.

En France, ce phénomène s’est implanté en contournant la loi qui veut qu’un donateur ne puisse pas contribuer par plus de 7500 Euros à la campagne d’un candidat.

Or, il y a les dépassements de frais de campagne, les dons dissimulés et même les petits copains coquins qui s’enrichissent en surfacturant les prestations de service aux candidats. Evidemment, ces candidats ignorent tout des tripotages et malversations commises par leur entourage dont le dévouement ne s’arrête pas aux pages du code pénal.

Cela n’empêche pas de braves gens, parfaitement modestes, honnêtes, hors du cercle des copains et coquins de soutenir ces partis et candidats. De quoi   méditer sur le principe de « servitude volontaire ».

Soyons clairs.  Nous n’avons pas d’argent, mais des convictions, une volonté sans faille et mon engagement sera un test de l’état moral de notre société.

Je dénoncerai la politique spectacle, les trucages d’acteurs, les meetings à la « big millions » des anesthésistes qui masquent le caractère sordide des intérêts qu’ils servent derrière des paillettes et du bruit.

 

 

Question :

« Et s’il advenait que la primaire vous sélectionne. Quel candidat serez-vous ? »

Réponse :Merci pour votre optimisme !

Les Français sont attachés à l’élection du président de la république au suffrage universel  direct, réforme voulu par le général de GAULLE, en 1962, afin de conférer au chef de l’état une onction démocratique le plaçant au-dessus des partis.

Ce système comporte l’inconvénient de créer un déséquilibre entre le pouvoir exécutif, émanation du peuple tout entier, et le pouvoir législatif, chaque député n’étant qu’un représentant d’une circonscription.

D’aucuns peuvent voir dans ce système sans pareil en Europe occidentale, une tendance au césarisme démocratique et à une personnalisation excessive du pouvoir.

Prenant la mesure du problème, constatant que le peuple Français ne souhaite pas revenir, pour l’heure, à un autre mode de désignation du président de la république, il convient d’adopter une certaine hauteur morale qui  fut celle du fondateur de la cinquième république et qu’abandonnèrent certains de ses successeurs.

Un candidat à la présidence doit parler au pays des défis de son temps  en prenant de l’altitude.

 

Nous parvenons à la fin d’un cycle historique, à un épuisement du système économique, à ses échecs et à ses nuisances.

Beaucoup de choses sont à inventer, à repenser, ne serait-ce, qu’à titre d’exemple, construire l’Europe sur autre chose que le dogme de la concurrence libre et non faussée, de l’ordolibéralisme qui mène les peuples à une sourde colère générant des réactions nocives.

Mais, en me posant cette question, vous supposez que les écologistes feront le choix d’une rupture salutaire, ce qui demeure incertain.

 

 

 

Question :

« Ne pensez-vous pas que les membres du parti politique écologiste vous feront barrage ? »

réponse :

Ne les considérez pas tous comme perdus pour un sursaut !

Il y a des femmes et hommes sincères, de qualité,  au sein des partis politiques et lors des primaires tout citoyen encarté ou non, peut participer à l’élection.

Je pense que plus la base électorale sera large, plus il y aura de votants à la primaire et plus j’aurai la possibilité de faire gagner nos convictions et l’intérêt général.

En revanche, un scrutin étruiqué, avec quelques milliers de participants, dégagera une candidature d’une écurie quelconque, candidature qui réalisera 2% des voix à la présidentielle.

 

 

 

Question : «  Le parti VERT EUROPE ECOLOGIE est divisé. Certains, en partiulier parmi les parlementaires souhaitent participer au gouvernement VALLS, cependant que d’autres se rapprochent du front de gauche de M. MELENCHON. Qu’enpensez-vous ? »

 

Réponse :

Malheureusement, un éclatement, quasi-disparition de l’écologie politique, n’est pas impossible.

Jeux de courants, batailles d’égos et d’ambitions personnelles, soucis de réélection et de carrière sont en toile de fond de ces querelles qui ne m’intéressent pas.

En effet, ce qui importe n’est pas « avec qui » mais « pourquoi faire ? »

Ce qui m’importe  s’appelle la protection de la biodiversité, l’arrêt des massacres de la nature, l’abandon de NOTRE DAME DES LANDES et du barrage de SIVENS.

D’aucuns,pas très performants, me rétorqueraient « et le social ? Et l’économie ? ».

Oui, mais pour inverser une politique, il faudrait d’abord recueillir plus de 2% des voix lors des élections.

L’écologie, combien de divisions ?

Alors, avec 2% et des élus déterminés, on peut exiger la fin des tirs de loups et la mise en réserve naturelle de SIVENS, pas un changement de société.

Pour changer une société, il faut devenir une force.

 

 

Question :

« Vous pensez pouvoi faire mieux ? »

 

Réponse ;

Bien sûr. Ce que vous indiquiez, à juste titre, comme faiblesses, à savoir, ma non appartenance à la classe politique traditionnelle, mes idées en faveur de la nature partagées par une immense majorité de Français, le ton que j’entends donner à ma candidature, briseront les lignes de la politique actuelle.

Là aussi, nos faiblesses sont notre force.

Nous proposons une issue de secours à la fausse alternance, une rupture avec la politique spectacle de l’argent roi, une façon de parler vrai sans céder à la facilité et à la démagogie.

Je n’utilise pas une cause pour faire une petite carrière politique ; Je suis au service d’une cause qui nous dépasse et j’irai jusqu’au bout, parce que tel est mon devoir.

 

 

Gérard CHAROLLOIS

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 13:16

(L’assemblée générale de la CONVENTION VIE ET NATURE se tiendra le samedi 25 avril à LIMOGES, salle Jean-Pierre TIMBAUD, derrière l’hôtel de ville, à partir de 14 heures et sera suivie d’une conférence sur le statut de l’animal à 16 heures 30, entrée libre).

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 5 avril 2015

TEL 06 76 99 84 65

 Une société schizophrénique.

L’optimiste saluera la prise de conscience écologique de nos contemporains, la présence de rubriques environnementalistes dans la plupart des médias, la mobilisation des milieux scientifiques pour alerter sur les perturbations climatiques, la mort des océans, l’empoisonnement des sols.

Il constatera le grand nombre de colloques, de conférences internationales, de conventions inter-étatiques traitant du devenir de la planète et du sort des milieux naturels, de la biodiversité.

Il se félicitera de voir que l’animal est reconnu en sa qualité d’être sensible par les plus hermétiques des politiciens, y compris Français, ce qui est le signe d’une évolution des mentalités.

Il se réjouira d’apprendre que l’immense majorité de nos concitoyens aiment leurs chiens et leurs chats, ne craignant pas de dépenser beaucoup d’argent pour leur confort et leurs soins vétérinaires.

Il jubilera tout à fait en apprenant qu’il meurt plus de chasseurs qu’il en naît et que ce loisir cruel, antiécologique et ouvertement guerrier en ses rituels, régresse inexorablement malgré les efforts de propagande du lobby chasse.

Alors, si notre optimiste avait raison, homo sapiens sapiens deviendrait-il enfin sage, responsable de sa maîtrise et respectueux de lui-même et des autres formes de vies ?

Cesserait-il d’être cette brute débile qui torture la vie et souille tout autour de lui ?

 

Cependant, illustrant la sagesse qui veut qu’un pessimiste ne soit jamais qu’un optimiste devenu réaliste, il faut bien constater quela dévastation de la biodiversité va beaucoup plus vite quela prise de conscience des humains.

Les profits colossaux des entreprises privées, la croissance quantitative, l’exploitation des ressources, l’artificialisation de l’espace terrestre, les usines à viande où soixante milliards d’animaux sont sacrifiés, chaque année, sur l’autel du rendement perdurent et même s’aggravent.

Malheur, aux « extrémistes », « intégristes », qui osent s’opposer aux grands travaux inutiles !

Malheur, à ceux qui dénoncent l’enfer des animaux, face à la chasse, à la corrida, aux élevages concentrationnaires, aux abattages sacrificiels commandés par des religions, mythes stupides et criminogènes !

Oui, l’humain contemporain adore son chat, son chien, dans un élan anthropomorphique sympathique, mais ne s’émeut guère des tirs de loups, des piégeages de renards, des foules de bétails trucidés en masse dans des conditions qu’il entend bien ignorer pour le repos de sa conscience à géométrie très variable.

 

Ainsi, la société est dissociée, discordante, incohérente, morcelée selon un syndrome schizophrénique qui frappe tout autant les politiques.

 

Un jour, ils tentent, à l’instar du premier ministre actuel, de corrompre quelques députés ou sénateurs VERTS, histoire de mettre un peu de couleur dans un gouvernement affaibli, en leur offrant un fauteuil ministériel dans lequel ils seraient priés de dormir paisiblement, en oubliant la moindre conviction écologiste et en psalmodiant cette antienne nullement écologiste : « la transition énergétique crée des emplois ». Le lendemain, le premier ministre déclare, à la tribune de la FNSEA, à ST-ETIENNE, le 27 mars dernier, que « l’exploitant agricole est lemeilleur écologiste de France » !

Or, les intervenants à ce congrès exhalaient leur exécration des écologistes empêcheurs d’empoisonner et de détruire la nature.

L’agriculture conventionnelle, gavée aux subventions légitimes et aux pesticides, parfaitement criminels, représente une nuisance.

 

La question est celle-ci :

La prise de conscience de l’unité du vivant, réconfort de notre optimiste, ira-t-elle plus vite que la destruction finale imposée par le libéralisme économique et l’approche traditionaliste de la nature et de l’animal ?

 

Selon la réponse à cette question, homo sapiens sapiens pourra poursuivre sa maîtrise, sous réserve de mutation de comportement.

A défaut, l’homme se révélant une impasse pour l’aventure de la vie sur terre, il restera aux céphalopodes à reprendre la longue marche de l’évolution en leur souhaitant de mieux faire.

 

Après tout, ils ont encore cinq milliards d’années pour réussir, avant que notre vaisseau spatial finisse en fusion, absorbé par son  étoile mourante sous la forme d’une naine blanche et que tout cela s’achève en particules cosmiques.

              Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 11:13

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 4 janvier 2015

TEL 06 76 99 84 65

Notre CONVENTION VIE ET NATURE.

Les repères temporels offrent l’occasion de s’interroger sur nos fondamentaux personnels et collectifs.

Bilans et résolutions s’imposent.

La CONVENTION VIE ET NATURE répond, depuis le printemps 2002, à cette constatation :

Malgré l’ardeur, la compétence, l’abnégation des militants associatifs, la cause du vivant régresse, en ce pays, en raison, d’une part, du poids des lobbies de l’arriération, d’autre part, de la médiocrité du personnel politique qui confond le peuple avec ces lobbies contre nature.

L’action associative qui obtint en 1971 la création d’un ministère de l’environnement et en 1976 le vote d’une importante loi progressiste en faveur de la nature, échouait à faire avancer les mœurs et les manières à l’égard du vivant.

Depuis 1986, les associations exerçaient, notamment contre la chasse à la Française, des recours juridictionnels portant sur les dates d’ouverture et sur les classifications en « nuisibles » de diverses espèces.

Ces recours, menés pendant plus de quinze ans, l’administration, soumise aux pressions des « gestionnaires de la faune », réitérant année après année les mêmes illégalités censurées par le juge, aboutissaient à un résultat mince :

Naguère, la chasse des oiseaux d’eau ouvrait à la mi-juillet pour s’achever fin février.

Désormais, la chasse débute en août et peine à fermer fin janvier, les « gestionnaires de la faune » exigeant de tirer les oies en février nonobstant cinq arrêts successifs contraires du Conseil d’Etat.

Les renards, les loups sont encore massacrés en ce pays.

La vérité est que les gouvernants méprisent les écologistes et ne considèrent le monde associatif protectionniste de la nature qu’à titre de caution morale.

En 2002, nous comprîmes les limites de l’action purement associative.

Par ailleurs, tout se tient et l’émergence d’une société nouvelle dépasse largement l’abolition d’une aberration.

A ceux qui estiment subalterne de lutter contre les actes de cruauté et de violence envers les animaux, nous devons faire remarquer qu’il s’agit-là d’une idiosyncrasie, c’est-à-dire d’une subjectivité, d’une manière de réagir face à tout vivant.

Le débat est éthique, politique, dans l’acception la plus noble de ce terme.

Il ne s’agit pas d’obtenir une réformette technique, qui d’ailleurs ne vient pas, mais de changer le rapport à l’arbre, l’animal et l’homme.

Par-delà la protection de telle ou telle espèce, de tel ou tel milieu de vie, il s’agit de penser une société fondée sur la réfutation de la violence et de l’exploitation des êtres vivants reconnus dans leur sensibilité et dans l’équivalence de leurs intérês à vivre.

En cela, nous condamnons la chasse, la corrida, l’élevage concentrationnaire, les abattages obscurantistes, la prévarication des aménageurs qui,pour faire de l’argent, saccagent la nature, comme nous condamnons l’esprit de lucre d’une société non pas hédoniste, (ce qui serait une vertu), mais gaspilleuse et puérile, quand elle n’est pas cruelle.

Nous savons que pour obtenir des avancées, il faudra changer le personnel politique, car les gouvernants d’hier et d’aujourd’hui émargent au productivisme, à l’anthropocentrisme irrationnel.

Alors, mouvement politique, notre CVN ?

Plus encore : nous sommes supra-politiques, les partis politiques n’étant pour l’heure que des fusées porteuses d’ambitions personnelles, des coquilles idéologiques creuses.

D’ailleurs, sur tout sujet fondamental, les clivages traversent les partis politiques actuels, ce qui révèlent leur manque de cohérence intellectuelle.

Notre particularité tient à ce socle essentiel :

Le vivant d’abord !

La maîtrise scientifique suscite à la fois des espoirs béats et des peurs farfelues.

Les connaissances étendues, l’apparition du village planétaire, les défis écologiques, l’exacerbation de la compétition entre les individus et entre les peuples, la surpopulation masquée, le conflit entre un individualisme forcené et un néo-totalitarisme économique créent des tensions inédites pour l’humain.

Les vieilles idéologies, nées dans un autre monde, sont impuissantes à relever ces défis.

Un monde nouveau se lève.

Il nous appartient de le rendre meilleur, car rien n’est joué.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 11:01

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 14 décembre 2014

TEL 06 76 99 84 65

« zadistes » ou « traders » ?

Ce n’est pas pour jouer aux journalistes ou aux joyeux animateurs que les rois du béton et de l’armement achètent des chaînes de télévision et des journaux.

Pour déformer les faits, interdire les contestations qui dérangent, façonner la culture des masses, les oligarques financent des médias, salarient des journalistes, sélectionnent des émissions à la gloire de l’argent facile, de la compétition inexpiable, du culte des conquérants.

Pour nos conservateurs, comme pour les psychanalystes du siècle passé, « le rêve est le gardien du sommeil ».

Or, il faut endormir le citoyen pour lui infliger, sans qu’il réagisse, les maux générés par la société fondée sur la cupidité.

Après NOTRE DAME DES LANDES et SIVENS, voici qu’un promoteur propose d’implanter, en ISERE, un parc de loisirs pour badauds grégaires, au prix de la destruction de quelques centaines d’hectares de forêt et avec distraction de quelques millions d’euros publics pour adapter les infrastructures.

La planète a davantage besoin d’arbres que de parcs d’attractions débiles, à décors de carton pâte.

Chaque jour, sous les tropiques, l’homme abat trois millions d’arbres !

Le climat s’altère. La terre est malade de l’homme. La biodiversité se meurt et 52% des animaux sauvages ont disparu depuis quarante ans.

Nul ne nie ces faits.

Il faut agir, car « la maison brûle », mais, pour les prévaricateurs, que la nature aille se faire protéger ailleurs.

Ici, les élus locaux, les chambres de commerce et d’industrie, les corporatismes veulent du développement pour « créer des emplois ».

Les fossoyeurs du vivant débitent la stupidité suivante :

« Allons, ce n’est pas notre nouvelle autoroute, une petite ligne à grande vitesse, un barrage, un parc de loisirs, une station de ski, qui vont menacer le climat, la biodiversité, les équilibres planétaires. « ce n’est jamais qu’un petit projet tellement utile pour faire vivre le pays » !

Partout, les mêmes sornettes prétendent justifier le déménagement exterminateur de la nature.

Les oligarques contrôlent les médias pour imposer cette imposture : « les emplois dépendent de la croissance du secteur marchand ».

Malgré le démenti des faits, l’échec du système, l’intoxication perdure et s’avère d’une redoutable efficacité, puisque les peuples s’abandonnent à ceux qui les exploitent, leur mentent, les entraînent vers des lendemains sombres.

En ISERE, un millier de pauvres gens, manipulés par les chambres de commerce et d’industrie, manifestèrent pour la réalisation du centre de loisirs, c’est-à-dire pour la destruction de quelques milliers d’hectares de forêts.

C’est qu’ils « veulent vivre au pays et y trouver des emplois » !

Et si on leur proposait l’édification d’un camp, Manifesteraient-ils pour y avoir des emplois de gardiens ?

Ce mirage social offre des emplois subalternes, flexibles, précaires.

Or, l’intérêt général commande la création massive de vrais emplois de médecins, de personnel soignant, d’inspecteur des fraudes, d’auxiliaires de vie pour les personnes âgées et dépendantes, de gardes faune, d’enseignants, d’agents des services publics.

Mais, ces emplois-là sont ceux que détruisent subrepticement les oligarques.

Chaque jour, les médias dévoilent un scandale financier intéressant le monde politique, syndical, corporatiste.

Les redresseurs de torts s’étonnent, s’offusquent devant la corruption de tel ou tel élu, décideur.

Quelle superbe hypocrisie, cette indignation ! Le mal est bien plus profond.

La corruption est cosubstantielle au système,, logique, cohérente, dès lors que la société de Marché, dans ses fondements mêmes, repose sur la course au lucre, au profit, à l’accaparement au détriment de l’arbre, l’animal et l’homme.

Le modeste sujet du Marché ne rêve que de voir son lopin de terre devenir constructible sans mesurer les méfaits planétaires de la marée de béton qui assassine la nature.

Il n’admet pas que l’on entrave sa quête d’argent pour sauver une vallée, une forêt, une zone humide.

Pour lui, ce n’est jamais qu’une modeste réalisation, un simple « développement », un « désenclavement », un raisonnable projet local que seuls des « contre tout » peuvent refuser.

Nos contemporains se rangent soit parmi les « zadistes » réfractaires, soit parmi les « traders », addictifs à l’acculturation recherchée.

La société fabrique des mentalités de traders, obsédés par l’enrichissement sans conscience.

Les zadistes sont les immunisés contre cette infestation cognitivo-comportementale affectant le troupeau.

Ces jeunes gens sauvent l’honneur de leur génération pas complètement anesthésiée par les médias des oligarques.

NOTRE DAME DES LANDES vit se créer une « zone à défendre » et l’apparition des premiers zadistes qui firent école à SIVENS et peut-être demain partout ailleurs où les « traders » voudront « développer », « désenclaver », déménager la biodiversité et ainsi travailler à la vaste entreprise de destruction du vivant.

Les oligarques demeurent sereins, face à la contestation de leurs « modestes promotions spéculatives locales ».

Le troupeau, sous contrôle, désapprouvera les trublions, votera sagement pour ceux qui le tondent et qui célèbrent des valeurs thanatophiles.

Jamais, sur la terre, un roi, un empereur, un tyran, un duce ne furent plus puissants qu’eux.

Ils parviennent même à faire croire que les peuples vivent en démocratie !

Ils essaient de cacher qu’avec leur argent, ils achètent les élections par le conditionnement.

Ils inculquent l’idée qu’il n’y a plus d’issue de secours et que leur système prévaricateur est l’unique option.

Amis Zadistes, merci d’animer une Résistance et de proclamer que l’anesthésie ça suffit !

Gérard CHAROLLOIS

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POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 10:56

(appel : Manifestation contre la torture tauromachique et contre la répression des militants, le samedi 13 décembre, à partir de 14 heures, devant la fontaine des INNOCENTS, place du BELLAY, PARIS).

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 30 novembre 2014

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Des exploitants agricoles contre nature.

Les éleveurs chasseurs, ennemis de la nature, délirent haineusement contre les loups en s’épenchant dans les gazettes officielles, auprès de journalistes bien peu critiques, prompts à découvrir du « bon sauvage bucolique » en présence d’un représentant du rural profond.

C’est que l’éleveur attendrit le petit copiste sur ses brebis dévorées par le grand méchant loup que son grand-père extermina, jadis, loup revenu dans les « valises des « écologistes de salon et des technocrates de BRUXELLES ».

La bêtise et l’imposture noircissent aisément du papier.

Non, l’éleveur de moutons n’est pas un doux berger caressant amoureusement ses brebis, animaux de compagnie. Il vend son bétail à l’abattoir, y compris, aux égorgeurs rituels.

Il n’aime pas le loup pour des raisons culturelles, comme il n’aime pas l’ours, le lynx, le vautour, la marmotte et même le bouquetin porteur de brucellose.

Il n’aime pas la nature, mais uniquement son pâturage, rêvant de faire de la montagne unparc à moutons.

Il ne vivrait pas sans la subvention des technocrates dont il préfère l’argent aux édictions de normes protectrices de la biodiversité.

Son collègue de la plaine, maïssiculteur ou tenancier de goulags à cochons ou à poulets n’aime pas le ragondin, le cormoran, le sanglier, le renard, le blaireau, l’étourneau, les corvidés.

Lorsqu’il manifeste, l’exploitant agricole massacre allègrement des animaux qui, pourlui, ne sont pas encore des êtres sensibles.

Les exactions et actes de cruauté envers des animaux émaillent ainsi, ces jours-ci, les rassemblements d’agriculteurs en colère qui, à la différence des écologistes, des étudiants, des salariés, peuvent casser, déverser du fumier, renverser des cars de CRS, voire brûler, comme à MORLAY, des édifices publics, en toute impunité.

Ces hommes contre nature offrent l’image sinistre d’une fraction rétrograde de notre société.

Ils n’aiment pas la vie, la nature libre, les espèces sauvages, mais, en revanche, s’abreuvent aux pesticides et parfois aux OGM, pourvu que cela rapporte.

Mais, il n’est pas convenable de l’énoncer clairement et vous êtes sommés de feindre de ne pas comprendre pour ne pas déranger le conformisme béat.

Langues de plomb, de bois et de coton

Sévissent en politique.

Du barrage de SIVENS à l’assèchement du marais poitevin, de l’artificialisation de la moyenne montagne aux pollutions des rivières bretonnes, vous trouverez l’exploitant agricole, de surcroît chasseur.

Non pas le producteur bio, celui de la petite polyculture vivrière, mais l’industriel de la viande et de la céréale, fidèle électeur du parti conservateur et qui, le dimanche venu parachève sa « maîtrise de la nature » en traquant le cochonglier avec son 4x4.

Il y a toujours une bien mauvaise raison de tuer.

Les petits carnivores préemptent la poule et la perdrix.

Le ragondin propage la leptospirose, maladie bactérienne qu’une simple antibiothérapie guérit aisément et qui est très marginale.

Le renard propage l’ecchinoccocose, maladie parasitaire grave, mais extrêmement rare et aisément évitable par quelques mesures d’hygiènes.

Le blaireau donnerait, selon les billevesées reprises par les préfets, la tuberculose aux bovins, victimes en fait non pas de ce qui persiste de faune sauvage mais de l’élevage intensif.

Et hier, le renard véhiculait la rage quimalheureusement,pournotre addictif aux tueries, le prive d’un prétexte en ayant disparu grâce à la vaccination des animaux.

Un fossé culturel nous oppose à ces hommes, fossé plein de sang.

Nous voulons, contre les exploitants agricoles chasseurs, une nature vivante, avec des loups, des petits carnivores sauvages, des oiseaux, des rivières libres de barrage, des parcs nationaux qui ne soient pas des parcs à moutons subventionnés.

L’approche FNSEA de la nature est devenue minoritaire dans la société mais fait encore la loi dans l’Etat comme le prouvent les arrêtés administratifs illégaux autorisant les tirs de loups et l’impunité dont jouissent les casseurs lorsqu’ils se réclament d’une certaine ruralité.

Qu’émerge une autre paysannerie, moins réactionnaire, plus ouverte à l’écologie, plus soucieuse de prévenir cette catastrophe inédite dans l’Histoire qu’est la mort de la nature.

Encore minoritaire, dans le rural profond, cette approche éclairée des défis du temps mérite notre encouragement.

La CONFEDERATION PAYSANNE (les agriculteurs dits de gauche) pouvait relever ce défi sociologique.

Ses errements contre les grands prédateurs la discrédite.

Il est burlesque d’apprendre que certains milieux agricoles découvrent que selon une étude de génétique les loups Italiens, Espagnols et désormais Français posséderaient 5% de caryotype de chien.

Et l’ennemi de la nature se réjouit déjà : « si le loup n’est plus le loup mais un hybride, il cesse d’être protégé par la convention de BERNE et par la directive 92 43 et il peut être éliminé ».

Dire qu’il s’agit-là d’un raisonnement de mouton serait injurieux pour cet animal.

En effet, d’une part, si le loup n’existe pas et n’est qu’un hybride non répertorié au titre de la faune protégée, ses prédations sur les troupeaux, ne seront plus indemnisées, d’autre part, il n’y a pas de génotype pur et il est parfaitement normal que les canidés se soient hybridés depuis la nuit des temps.

Chiens et loups ont un ancêtre commun, tout simplement.

Ne retrouve-t-on pas, dans l’espèce humaine des gènes attribués à NEANDERTAL ?

Les ennemis de la nature découvriraient-ils enfin l’unité profonde du vivant, cette unité qui disqualifie le racisme et le spécisme et fonde le biocentrisme ?

Gérard CHAROLLOIS

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 11:05

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 23 novembre 2014

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Pour en finir avec la société mercantile.

En 1945, l’Europe était ruinée, ses chemins de fer détruits, ses villes endommagées, sa production agricole et industrielle compromise.

Exsangue, la France édictait des lois sociales, proclamait des normes généreuses, prônait la redistribution et le vrai progrès, celui des mœurs et des manières et non celui du profit.

En ce temps-là, le mot « réforme » signifiait des garanties nouvelles, des salaires améliorés, des services publics renforcés. Le mot « réforme » n’était pas détourné de son acception positive par les tenants des sacrifices.

Mais, en ce temps-là, l’Etat prenait le contrôle de 40% de l’appareil de production.

Après 70 ans de paix, de croissance quantitative continue, de gains de productivité, d’innovations techniques comme l’humanité n’en connut jamais, l’heure est aux régressions, aux « crises », à la précarisation, le tout accompagné d’un massacre de la nature, d’une détérioration du cadre de vie des hommes et de la mort de la biodiversité.

Quel éclatant échec du système qui dégrade le climat, aggrave les inégalités sociales, crée des frustrations et compromet la vie sur terre.

Pour masquer cet échec qui vaut bien celui du soviétisme du siècle passé, les propagandistes du système anesthésient l’opinion par des « éléments de langage » et de faux problèmes, du genre : « va-t-on retrouver des points de croissance ? va-t-on connaître une pause fiscale ? Y aura-t-il une embellie sur le front du chômage ? va-t-on réduire le déficit budgétaire ? ».

Faute d’aller à la racine des difficultés, ces zélateurs agitent le fumigène et le feront aussi longtemps que les peuples n’auront pas compris qu’on les abuse pour satisfaire la course aux profits d’une infime minorité.

Ici, en DORDOGNE, les habituels lobbies mercantiles se mobilisent pour créer un axe à camions Nord-sud, à deux fois deux voies, au nom du « désenclavement ».

Il y a vingt ans, les mêmes affairistes voraces manoeuvraient pour obtenir une autoroute Est-Ouest, au nom du même merveilleux « désenclavement ».

Ils l’obtinrent sans que les populations n’éprouvent le moindre bénéfice en terme de créations d’emplois, habituel alibi pour leurs malfaisances contre nature.

Ailleurs, les lobbies du BTP, les chambres de commerce, les élus locaux ne cessent d’imaginer des déviations, des barrages, des lignes à très grande vitesse, des zones commerciales, des tours à bureaux, pour capter l’argent public au profit de quelques individus tout disposés à anéantir la nature pour s’enrichir.

En fait, la politique est dominée par des intérêts sordides, très privés qui tentent de parer de vertus publiques leurs opérations purement spéculatives.

Un grand axe routier nouveau, ici et ailleurs : ce sont des dizaines de milliers de riverains victimes de nuisances et ce sont des pollutions, des gaz à effet de serre, du trafic de marchandises sur camions en plus et surtout un massacre des innocents : oiseaux, amphibiens, mammifères.

En France, il y a des milliers de « SIVENS ».

Partout, les entreprises veulent bitumer, bétonner, aménager, pour « créer des emplois » !

L’imposture est aussi énorme que l’est le crime contre la terre.

Depuis 70 ans, les entreprises coulent l’asphalte et le béton, anéantissant une superficie d’un département Français tous les sept ans sous l’urbanisation.

Pour quel résultat ?

Les faits se passent de commentaire.

Quand ils auront tout bétonné que feront-ils pour spéculer encore ?

Vous entendrez plus d’un résigné soupirer, face à ces projets : « C’est le progrès ».

Magnifique progrès qui extermine la biodiversité, enferme les hommes dans un univers artificialisé et, en bout de course, exige des « réformes », c’est-à-dire des sacrifices et la paupérisation.

Le système « libéral » n’a pas inventé la cupidité. Elle lui préexistait. C’est une tare de l’animal humain qui remonte à la nuit des temps. Les monarques et seigneurs d’antan tuaient pour accaparer l’or, ce métal qui ne sert à rien.

Ce qui est nouveau, en notre temps, est que cette cupidité n’est plus contenue par l’obscurantisme, la superstition qui, autrefois, contrariaient l’esprit de lucre.

Aujourd’hui, sur la planète, la première religion est celle de l’argent, nocive à l’instar de tout opium du peuple.

Que peut-on lui opposer ?

Pourquoi pas l’amour de la nature ?

Changeons les paradigmes radicalement, pour sauver l’arbre, l’animal et l’homme.

Le mercantilisme doit céder la place à une société fondée sur l’épanouissement du vivant, la maîtrise d’une économie au service de l’humain et non maître du monde.

Des fonctions aussi importantes que la santé, l’éducation, la justice, la sécurité publique, la protection de la nature ne doivent plus être soumises à des comptabilités d’épicerie. La monnaie doit financer ce qui n’a pas de prix.

En aucun cas, l’etat et les services publics ne sauraient dépendre de l’emprunt sur le marché financier, sous peine de subir la dictature du Marché, la fin de la démocratie. C’est ce qui advient présentement.

En 1973, les « libéraux » imposèrent ce mode de financement public qui aboutit aux résultats budgétaires que nous subissons.

Le commerce, les intérêts privés exercent une emprise qui conduit aux désastres sociaux et écologiques.

Proposons une sortie de secours, une rupture avec le mercantilisme avilissant et délétère.

La liberté de nuire à autrui et à la planète pour s’enrichir n’est pas une liberté recevable.

C’est une oppression par quelques-uns et une guerre faite à la nature.

Amis résistants, ne les laissez pas nuire. Faites échouer les « SIVENS », partout où le productivisme forcené sévira .

Choisissez le parti de la vie.

Rejetez la servitude volontaire des tenants du mercantilisme.

Gérard CHAROLLOIS

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POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 11:37

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 9 novembre 2014

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Le choix de la vie.

Avec la mort de notre ami de combat pour la nature, Rémi FRAISSE, le pays s’interroge.

Le pouvoir délivrerait-il un permis de tuer à ses gendarmes mobiles ?

Depuis plusieurs mois, les forces de l’ordre brutalisent les pacifiques opposants aux corridas et les écologistes qui protègent des sites et, avec eux, l’avenir de la planète.

En revanche, les syndicalistes agricoles peuvent souiller les villes et maltraiter de manière honteuse d’inoffensifs ragondins en toute impunité.

La loi n’étant pas la même pour tous, la force et les menaces primant sur le droit, comment considérer des gouvernants qui bafouent les principes élémentaires d’un Etat de droit ?

Rémi FRAISSE, frappé dans le dos par une grenade offensive, a-t-il été victime d’un homicide involontaire, c’est-à-dire d’un accident, ou de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ?

Interdit de se poser la question, pour le gouvernement qui veut tourner la page et négocier un ouvrage à réaliser sur le site de SIVENS.

Il appartient à la justice, au terme d’une enqête impartiale, conduite par des juges indépendants du pouvoir, de qualifier les faits et, pour y parvenir, de les élucider.

Pour nous, Rémi FRAISSE est une victime, pas un martyr, notion que nous récusons par choix éthique.

L’écologie ne veut pas de martyr.

Au siècle passé, les idéologies opposées brandissaient comme des trophées leurs fusillés et cachaient les victimes de leurs régimes respectifs. Les fusillés se muaient en fusilleurs, selon la fortune des armes et de l’Histoire.

Selon le côté où coulait le sang, on le mettait à l’affiche ou on le dissimulait sous le tapis aux noms de la dialectique, des moments de négativités qui préparaient l’émergence de l’homme nouveau et des heures radieuses.

Pour nous, la souffrance, la mort, le sang et les larmes ne sont en rien rédemptrices, occasions de gloire, illustrations étincelantes de l’esprit de sacrifice.

Nous voulons des femmes et des hommes heureux, vivant et non mourant pour des idées.

Il est criminel, quelles que soient les circonstances, qu’en ce pays et en ce temps, un jeune botaniste pacifique soit tué par des gendarmes Français qui avaient reçu l’ordre depuis plusieurs semaines de matraquer, de gazer, de dissuader les défenseurs du site de SIVENS.

Le pouvoir redoutait un nouveau « NOTRE DAME DES LANDES » et a voulu faire cezsser l’entrave aux travaux du barrage financé par le conseil général du TARN, chantier confié à une société privée présidée par le vice président du conseil général du GERS, société qui fit l’étude d’opportunité de l’ouvrage.

dans les semaines ayant précédé cette mort, le site vit plusieurs militants blessés par les forces de l’ordre.

Les médias sous contrôle jouent du réflexe « légitimiste ».

Ils cherchent à rallier les conformistes pour lesquels le pouvoir et sa matraque, sa grenade et sa répression fut-elle inique, ont toujours raison.

Ceux-là, dans l’Histoire, applaudissent aux camps, aux exécutions parce que, pour eux, l’ordre prévaut sur la justice.

Le président de la république, après quelques jours de flottement, tint le 6 novembre des propos conformes à la dignité et l’éthique en déclarant inadmissible cet acte et en affirmant que la vérité serait faite.

Les faits confirmeront-ils cette assurance du chef de l’Etat ?

La justice investiguera sur le meurtre de Rémi FRAISSE et serait bien inspirée de le faire, par ailleurs, sur le marché de travaux à l’origine de cette mort.

Les élus locaux impliqués dans cette affaire n’ont pas eu l’élémentaire dignité de reconnaître leur responsabilité morale.

En voulant passer en force, en demandant l’expulsion des « zadistes », en maintenant leur projet contre les manifestants, les décideurs ont créé les conditions ayant privé un jeune homme de sa vie.

En maintenant leur volonté de détruire la zone humide, malgré ce meurtre, ils colorent sombrement la classe politique.

Le sentiment de dignité, toujours subjectif, tel que je le conçois, commandait le retrait de la vie politique de ceux qui s’obstinèrent à détruire la zone naturelle de SIVENS, et qui, bien sûr, n’ont pas voulu cette mort. Néanmoins, sans leur obstination, ce meurtre ne serait pas intervenu.

Or, non seulement les élus locaux ne se remettent pas en cause personnellement,ne démissionnent pas, mais ils perdurent à saccager le site naturel de SIVENS.

Cette affaire révèle le niveau de la classe politique incapable d’intégrer les défis écologiques et de renoncer à des pratiques « traditionnelles ».

Certes, ils déclameront être conscients de la nécessité de préserver la biodiversité, de changer les paradigmes économiques, mais, pas dans leurs cantons et pas maintenant.

Or, on ne peut pas, à la fois, sauver la nature et continuer à tout artificialiser, bétonner, asphalter, exploiter.

La fraction « libérale » de la gauche et la droite de l’argent partagent le mépris des impératifs écologiques. Ces partis politiques exercent globalement la même politique favorable aux lobbies, aux appétis de profits de quelques-uns au détriment de l’intérêt général et en insultant l’avenir.

Les Français n’ont pas besoin, lors des scrutins, de changer les uns par les autres puisque les différences ne sont que de style et non de fond.

Offrons aux citoyens une véritable alternative, d’autres priorités, d’autres valeurs.

La vie et sa qualité priment sur la « croissance », sur les corporatismes, sur les profits.

Une autre démocratie, plus participative, permettrait aux citoyens de se réapproprier les pouvoirs décisionnels qui, pour l’heure, appartiennent aux marchés et aux lobbies.

Seuls, les écologistes portent cette rupture, cette alternative à une politique qui échoue et qui tue, rupture non régressive, exempte de hargne et d’aigreur, fondée sur la réconciliation de la société avec le vivant.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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Published by le journal de campagne de KIKI DU 78 - dans Politique
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