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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 11:09

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 31 août 2014

TEL 06 76 99 84 65

Pour une autre société.

Depuis 1983 et le ralliement de François MITTERAND à la société de Marché, la gauche vit une douloureuse agonie.

Avant 1981 et sa victoire éphémère, elle voulait « changer la vie », offrait l’espérance de plus de justice, de liberté, de défense de la nature.

En mai de cette année-là, un secrétariat d’état à la protection de la nature était créé et confié au regretté Alain BOMBARD que j’ai connu et qui eut la témérité d’annoncer l’abolition de la chasse à courre. Cette audace entraîna son éviction du gouvernement, dès le mois de juin, car à l’ELYSEE, dans l’entourage du président de la république, sévissaient des hommes de l’ombre liés à la mafia cynégétique, hommes qui devaient par ailleurs donner au régime une odeur affairiste désagréable.

En fait de « changement de la vie », le parti dit socialiste promut l’économie de Marché, la rigueur pour les citoyens et les profits pour ceux du « mur de l’argent ».

Les événements actuels représentent l’aboutissement de ce suicide moral et politique de ceux qui n’osent plus affronter leur vrai ennemi, « ennemi masqué, jamais candidat aux élections, gouvernant le monde : la finance ».

En faisant, en moins arrogant, la politique de leurs adversaires conservateurs sans avoir eu l’habileté d’appeler le leader centriste pour accomplir la besogne, ils accréditent le sentiment populaire d’un « tous pareils ».

Le système formellement démocratique interdit l’alternative en proclamant qu’il n’y a pas d’autre choix que le culte servile du Marché, de la compétition féroce, de la concurrence. Le système totalitaire aboutit à vider l’alternance de toute portée pratique.

Celui qui vous dit que son choix est le bon peut être un homme vertueux et de vérité.

Celui qui vous dit que son choix est le seul est nécessairement un homme dangereux.

Après tout, le sort des hommes politiques n’est point l’essentiel, pas plus que l’écume résume l’océan.

Regardons vers les sommets, là où il n’y a pas d’emcombrements.

Ce qui est préoccupant dépasse le cadre national et les péripéties subalternes des petites ambitions égotistes.

Le système dit capitaliste, qu’il serait plus juste de qualifier d’économie libérale, correspond à un vice fondamental de l’humain : la cupidité.

Son succès planétaire s’expliquepar cette parfaite adéquation avec la nature profonde de l’homme.

« Enrichissez-vous » est une devise qui ne peut que plaire et flatter la pulsion d’accaparement irrépressible de l’espèce.

Mais, en amplifiant cette tare, en en faisant un impératif absolu, le système touche à ses limites et prépare la chute.

Point n’est besoin de revenir sur les dégâts considérables infligés à tous les milieux terrestres par l’exploitation frénétique des ressources.

Les moins progressistes des conservateurs admettent l’existence de ces pollutions et de ces déprédations qu’ils tentent de minimiser lorsque leurs firmes et leurs intérêts financiers personnels sont en conflit avec la préservation.

Le libéralisme économique, en maximisant les profits, détruit le vivant, interrompt l’aventure terrestre de l’évolution.

Je voudrais ici, par-delà ces agressions contre la terre, mentionner le malaise éprouvé par les peuples aliénés par la culture « libérale ».

« Enrichissez-vous », dogme des économistes libéraux frustre la plupart des sujets du Marché et laisse un goût d’insatisfaction.

C’est en effet un peu court pour donner un sens à la vie de chacun.

Le système génère des castes et un très petit cercle de privilégiés de la finance qui ne peuvent perdurer dans leurs privilèges qu’en acculturant les peuples via le contrôle des médias.

Il faut donc repenser une société qui atteint ses limites matérielles et morales.

Concrètement, rompant le bourrage de crâne distillé par les médias, propriétés des forces d’argent, disons clairement l’évidence que les entreprises privées, temples des libéraux, n’ont pas pour objectif de créer richesse et emploi, contrairement à l’assourdissante propagande, mais uniquement des profits.

Si le profit passe par un vrai progrès, tant mieux, mais si le profit exige un saccage de la nature, une suppression massive d’emplois, l’abolition des garanties offertes aux salariés par le droit du travail, tant pis.

Le profit est leur horizon indépassable.

Sans profit, une entreprise privée disparaît et il ne convient pas de faire grief aux adorateurs de l’entreprise d’aspirer au profit puisqu’il est l’oxygène de ces entités économiques.

Le parti politique des entreprises privées militera pour la déréglementation du droit de l’environnement et du droit du travail pour « libérer les forces vives » et assurer « une libre concurrence avec les pays esclavagistes ».

Le parti de l’argent et des entreprises sacrifiera les services publics et ceux qui y trouvent un emploi pour accroître les profits, oubliant que l’objectif de tout pouvoir devrait être de satisfaire les besoins des êtres vivants et non le Marché.

J’ai déjà expliqué comment les oligarques de la finance empêchent les peuples de comprendre ces faits par la maîtrise des moyens d’information.

Présentement, observons, à titre d’illustration de cette aliénation, qu’en réponse au mécontentement actuel, au rejet de l’équipe gouvernante, les Français risquent fort d’en revenir aux zélateurs inconditionnels du Marché, de l’entreprise privée, de la déréglementation, ce qui prouve l’efficacité du contrôle des « cerveaux disponibles ».

Cette option régressive ne fera qu’aggraver le malaise civilisationnel contemporain et tournera le dos à l’issue de secours.

Ce qu’il convient de faire :

Reprendre la maîtrise de l’économie, la plier à l’intérêt supérieur du vivant, rétablir une économie mixte avec un secteur «spéculatif, un secteur coopératif et un secteur nationalisé, rendre aux peuples souverains la maîtrise de la monnaie pourun financement autonome du bien public, concevoir une croissance purement qualitative au service du mieux-être et non du profit de quelques parasites sociaux accapareurs.

Revaloriser le travail, moyen d’épanouissement individuel, en en réduisant le temps (semaine de quatre jours), et en offrant à chacun une grande souplesse dans l’organisation de sa carrière professionnelle avec la fin des retraites couperets, la possibilité de cessassions progressives d’activité.

N’oublions pas que le travail de chacun est au service, d’une part de l’usager du service public ou du client et, d’autre part, de celui qui l’exerce et qui doit y trouver une source de réalisation de sa vie.

Les hommes politiques confinent au nauséabond lorsqu’ils veulent réduire les emplois publics, révélant ainsi que, pour eux, les humains ne sont jamais que des variables d’ajustement pouvant être sacrifiés aux intérêts des oligarques de la finance.

Derrière un emploi public, il y a une femme ou un homme qui gagne en une vie de dévouement ce qu’un privilégié du « premier cercle » gagne en un mois d’inutile présence dans les conseils d’administration des firmes.

Mais, ça, vous ne le lirez pas dans votre quotidien, propriété des rois du béton et de l’armement.

Une société nouvelle passera avec la nature un contrat assurant le maintien de la biodiversité et le respect de la sensibilité des animaux.

Une société nouvelle devra congédier la violence, la cruauté, le mépris de l’autre, tout ce qu’ignore ce monde infernal dominé par la pulsion de mort.

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 10:15

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 6 juillet 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           La corruption : « ça commence à bien faire » !

 

 

 

Si la politique est l’art de plaire aux cons, pour citer le regretté françois CAVANNA, il faut reconnaître que certains sont de brillants artistes.

L’Italie avait son inoxydable BERLUSCONI qui fascina les foules et ridiculisa la fonction politique durant près de vingt ans.

La France s’offre un leader de droite qui récite avec talent le  même texte,  dénonçant ses malheurs face aux juges rouges qui le harcèlent.

 

 

Par-delà les invectives théâtrales, le jeu d’acteur, les colères simulées, les coups de menton indignés que retenir du spectacle produit par la classe politique Française et sa frange la plus proche des « milieux d’affaires ».

Ceci de fondamental.

 

 

Il convient de distinguer, d'une part, les petites infractions personnelles de celui qui, pour s’enrichir ou acquérir du pouvoir, fraude l’impôt ou s’invente des diplômes et, d'autre part, l'institutionalisation de la corruption d'Etat.

  

Nous eûmes un président qui mangeait pour quatre mille Euros par jour.

 

 

Un président du conseil d’avant guerre voulait un statut de normalien et prétendait sortir, (car on entre un jour dans une grande école et on en sort toute sa vie), de la prestigieuse rue d’ulm. Or, il n’en était rien et ses adversaires l’affublèrent d’un « a » privatif : l’a-normalien.

Ces petites malhonnêtetés, blâmables individuellement, ne présentent qu’un intérêt anecdotique.

Ne confondons pas ces agissements individuels et les systèmes mafieux organisés pour fausser la démocratie et acheter les élections.

 

 

 

 

Qu’importe les petites turpitudes d’un homme !

En revanche, le citoyen doit se préoccuper des réseaux, des mafias, des lobbies, des copinages qui mettent l’Etat en coupe réglée, détournant des milliards D’euros d’argent public pour financer des campagnes électorales à très grand spectacle pour bon public pas très évolué, pas très regardant mais si aisément séduit par le clinquant, les effets spéciaux, les mises en scène d’un duce du jour.

 

 

En Occident, l’argent qui corrompt tout, joue le rôle déterminant dans la conquête du pouvoir d’Etat.

Les USA, caricature du procédé, illustrent cette altération démocratique, puisque le résultat d’une élection présidentielle est directement corrélé au nombre de milliards  engloutis dans la campagne.

 

 

Les « conseillers en communications » et autres officines spécialisées savent conditionner la  masse grégaire, si aisément manipulable.

 Il suffit de donner au public de quoi susciter les enthousiasmes d’une piétaille de militants servant les intérêts d’une caste d’oligarques.

 

 

Ils sont pitoyables ces chômeurs, salariés, petits employés, boutiquiers paupérisés qui constituent les troupes de chocs électorales du parti des propriétaires des firmes parasitant l’Etat via l’armement, les travaux publics, les autoroutes, les grandes infrastructures.

Ces petites gens sont en quête d’un « grand leader », d’un homme providentiel qui les rassure par ses gesticulations musclées.

 

 

 

Le vrai scandale tient au système lui-même, à savoir, l’existence d’un premier cercle de milliardaires commandant à une masse de petites gens égarés par la propagande.

 

 

Alors, lorsque le bruit des casseroles que traînent derrière eux les leaders du parti de l’argent font un peu trop de bruit, l’acteur monte le son et incrimine les juges, la gauche (fut-elle molle), la presse, (du moins celle qui n’appartient pas aux rois du béton et de l’armement), lançant force fumigènes.

Ce qui est condamnable ne tient pas à une malhonnêteté personnelle, mais au fait que ces hommes de pouvoir participent d’un système organisé visant, via l’argent, à pervertir la démocratie, à fausser les scrutins, à subjuguer les badauds pour préserver un modèle économique pervers destructeur de nature et pourvoyeur de maltraitance du vivant.

 

 

Sans corruption, sans montages financiers délictueux, les tenants du « libéralisme économique » ne pourraient pas contrôler les cerveaux.

 

Le système appelle la corruption.

 

A défaut, sans cet écrasement par l’argent, des idées et des forces nouvelles émergeraient et les intérêts des oligarques se trouveraient  menacés.

C’est qu’il faut investir beaucoup d’argent  pour construire l’image d’un leader conservateur et lui offrir un pouvoir dont il saura faire un bon usage pour ses financeurs, les gratifiant de concessions généreuses, de marchés publics juteux, de petits arrangements entre amis.

 

 

 

 

Voilà comment le culte du profit, de l’entreprise privée, du Marché, du commerce, de la croissance pense régner mille ans sur la terre.

Et s’il advient que l’acteur en représentation n’échappe pas aux juges, s’il tombe ou dégrade son image, d’autres  personnages identiques se préparent dans les coulisses pour prendre sa place et jouer la même pièce.

Le spectacle continue et la vie se meurt sur la terre pour que les oligarques savourent le profit, l’entreprise privée, la croissance, le Marché.

 

 

 

     Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 11:26

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 15 juin 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

             Pour une politique biocentriste.

 

 

          Chasse, corrida, gavage et autres traditions ne sont nullement des « arts de vivre » mais des arts de tuer et des révélateurs d’arriération.

Disant « arriération », je qualifie sans excès ni outrance un comportement consistant à nier la valeur du vivant, à refuser à l’animal son caractère d’être sensible.

Or, cette négation ne participe pas d’une conviction défendable, ne relève pas du grand débat des idées, n’entre pas dans le champ des controverses salutaires marques d’un pluralisme idéologique.

Nier que l’animal est un être sensible n’est pas plus une opinion recevable que discriminer selon la race, soutenir que la terre est plate et qu’existe un géocentrisme commandant la marche du soleil.

Un animal possède un système nerveux lui permettant d’accéder au stress, à la douleur, au déplaisir comme au plaisir.

Ce sont là des évidences scientifiquement établies,parfaitement objectives et seule l’ignorance crasse, la stupidité, donc l’arriération peuvent contester ces évidences et ne pas en tirer les conséquences éthiques, à savoir, respecter tous les êtres sensibles.

 

 

Nombre de nos contemporains bénéficient de suffisamment de science et de conscience pour s’extraire de l’arriération, de l’obscurantisme, de la barbarie dont les formes s’appellent : chasse, corrida, gavage et traditions.

Les militants de la cause animale se heurtent à la violence et aux dérives fascisantes des lobbies contre nature qui sévissent dans certaines régions de ce pays.

Ainsi, les protestations bruyantes tout autant que pacifiques contre la torture tauromachique rencontrent une répression de la part des pouvoirs publics confinant à la violation des lois fondamentales de la république.

 

 

Le 8 juin dernier, à VIC FEZENSAC (GERS), lors d’une de ces ferias nauséabondes où l’alcool, les vomissures coulent encore plus que le sang, une centaine de personnes venues pour crier leur empathie pour les taureaux, furent brutalisées par les gendarmes mobiles.

Quelques mois au paravant, dans les LANDES, d’autres militants, tout aussi pacifiques, furent poursuivis devant un tribunal correctionnel sous l’incrimination improbable d’organisation d’une manifestation sans déclaration préalable.

Dans le même département, sur la commune de TARNOS, une soixantaine de chasseurs manifestèrent, le samedi 7 juin, en bordure d’une route nationale, en éviscérant deux sangliers en public, histoire de protester contre le refus de la municipalité de leur offrir une « maison de la chasse » pour y accomplir leurs basses besognes.

Ne doutons pas que cette manifestation non déclarée ne suscitera aucune réaction judiciaire !

Partout, dans ces régions, la violence unilatérale et liberticide frappe les seuls défenseurs de la vie.

 

Les arriérés, tenants de l’art de tuer, exercent des pressions, des intimidations sur les élus et souvent sur les populations avec la complicité d’élus chez lesquels le courage, la lucidité, l’esprit de résistance ne font guère d’heures supplémentaires.

.

 

 

A TARNOS, aux côtés des chasseurs en colère et en attente d’une maison de la chasse sur fonds publics, se trouvait une élue du parti EUROPE ECOLOGIE LES VERTS.

La pusillanimité de ce parti à l’égard des arriérations permet ces trahisons des valeurs.

Suite au vote, en première lecture, par l’assemblée nationale, d’une proposition de loi inscrivant dans le code civil, le « caractère sensible de l’animal », les députés et sénateurs du parti des milliardaires perdurent à interroger

 Les ministères, notamment celui de la justice, en redoutant les conséquences pour « la filière de l’élevage » et pour la chasse de cette mention « inspirée par les groupes animalistes essentiellement Anglo-saxons ».

 

 

Faut-il, face à la faillite morale des politiciens actuels, créer un parti animaliste ?

Je le penserais sous réserve d’un élargissement de la perspective.

 Le politique comme la philosophie sont globaux et le biocentrisme ne se désintéresse pas de l’humain.

En fait, la civilisation « économique libérale » planétaire menace la vie sous toutes ses formes.

Il faut changer de comportements, de normes juridiques, de priorités politiques et économiques.

Défendre le vivant passe par l’abolition bien évidemment, de la chasse loisir et de toutes les formes de violences et de mépris contre les êtres sensibles, mais aussi par  la lutte contre les firmes, la loi du commerce roi, le productivisme frénétique, la course au profit, le culte de l’entreprise privée (de scrupules).

Actuellement nous assistons à la mort de la biodiversité sur la terre du fait de la croissance cancéreuse d’homo economicus, de sa quête suicidaire de l’enrichissement sans frein.

Le libéralisme économique débouchera sur une extinction des espèces.

 

 

 

Il faut, non pas produire toujours davantage, mais répartir les richesses, partager le travail, promouvoir le rôle de l’Etat providence, cesser de polluer, de piller, d’exploiter tout et tous sans autre finalité que le lucre d’une caste de féodaux de l’argent.

Ces gens-là, qui polluent également les esprits via internet et leurs officines au service du « libéralisme économique », détruisent la terre par leur système prévaricateur et cette considération sociale ne peut pas être dissociée d’une approche nouvelle du fait animal.

Un parti politique porteur des valeurs du respect du vivant doit inclure toutes ces préoccupations.

Je dis : respect du vivant.

Il va de soi que toute vie se nourrit d’une mort.

Même les paisibles végétaux ne se développent quau détriment de l’humus du sol, fruit de la décomposition organique.

 

 

Le règne animal repose sur la prédation des plantes et des autres espèces.

Il ne s’agit pas de nier ces faits constitutifs du processus biologique.

Respecter le vivant signifie que  la vie vaut et doit être aimée, contemplée, savourée : vie d’une forêt, d’une rivière, d’un arbre, d’un oiseau, d’un humain.

Cette vie vaut mieux que des mythes absurdes et criminogènes, sources de divisions claniques, et mieux que la spéculation financière du système anti-social.

 

 

           Gérard CHAROLLOIS

 

 

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 12:38

 

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 1 juin 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           La corrida et les censeurs.

 

 

Le samedi 31 mai, plusieurs milliers de manifestants, répondant à l’appel du COMITE RADICALEMENT ANTICORRIDA, se réunirent à ALES pour témoigner du sursaut des consciences face à la torture érigée en spectacle.

Je fus empêché de participer à cette protestation morale suite à des problèmes de santé d’un membre proche de ma famille.

Le même jour, quatre cents nationalistes, pollueurs et exploiteurs, antifiscalistes, dits « bonnets rouges » défilaient à BREST et à NANTES et la presse relatait l’échec de leur mobilisation, sans mentionner les milliers de manifestants contre le spectacle de mort.

 

 

D’aucuns imaginent qu’ici et maintenant la presse est loyale, libre, impartiale.

 

 

Les faits démentent constamment cette idée reçue tout autant que rassurante.

La presse, à la remarquable exception de quelques organes tels que CHARLIEHEBDO, véhicule les mêmes informations, radotent les mêmes dogmes, dispense le même opium du peuple, le sport spectacle, drogue douce, remplaçant la religion, drogue dure.

Il faut admirer l’efficacité de la drogue qui produit de superbes transes collectives au cours desquelles de braves gens brâillent ardemment « on a gagné », alors qu’ils n’ont rien gagné du tout.

Le contrôle des médias sur les cerveaux disponibles n’opère toutefois pas au premier degré mais de manière subtile.

 

 

 

Prenons quelques exemples :

En mai et juin 2005, la quasi-unanimité des journaux et les commentateurs de la presse audio-visuelle s’engagèrent en faveur du « Oui », au référendum portant sur le projet de constitution Européenne ,projet néanmoins rejeté par une majorité de votants, le 29 juin.

En cette affaire, l’observateur pourrait conclure hâtivement que la presse ne fait pas l’opinion.

 

 

 

De même, plus proche de nous, lors des  divers scrutins politiques, les médias dénoncent le parti qualifié par eux « d’extrême-droite », sans que cela ne nuise à ce parti réprouvé par les journalistes, les intellectuels, les artistes et presque tout ce qui s’exprime dans les canaux publics et privés de l’information.

Nous pourrions dégager du rappel de ces faits que le pouvoir médiatique n’existe pas et s’en réjouir.

En fait, ce pouvoir est considérable, mais opère à un autre niveau.

Le « bon public » ne se détermine pas selon les injonctions morales d’une élite de moins en moins respectée, mais est conditionné par le vacarme de fond.

Ainsi, la presse annonce, avant un scrutin, que « l’abstention est redoutée et devrait être importante ».

Tous les articles, tous les débats, tous les bulletins d’informations commentent, au besoin en les critiquant, les moindres faits et gestes du parti honni, dont le nom est sans cesse martelé.

Qu’importe lemal que l’informateur pourra dire sur ce parti, son leader, ses propositions. Ce qui est déterminant est qu’il en parle de manière obsessionnelle et qu’en revanche tous les autres « gentils », se trouvent relégué dans l’angle mort   des phares médiatiques.

La presse ne décrit pas une société. Elle la façonne par les valeurs,les thèmes,les préoccupations qu’elle met en lumière, provoquant,parfois sans le rechercher, un mouvement grégaire.

 

 

 

Il y a là un effet performatif, quand le dire génère le fait.

Aussi, lecteurs politiciens, faites parler de vous.

Quand bien même ce serait en mal, vous en tirerez un bénéfice de notoriété, alors que le silence vaut un linceul.

 

 

 

La cause animale en tout cela ?

C’est le sujet tabou par excellence.

Ceux qui remettent en question l’anthropocentrisme n’offrent aucune occasion de dénigrement aux chiens de garde de la pensée traditionaliste.

Alors, ne pouvant dénoncer, les médias formatés censurent toute manifestation contre la corrida, contre la chasse, contre les élevages en batteries et pour une véritable protection du vivant.

Le grand défi éthique de notre temps, le rapport de l’humain au vivant, dérange trop d’intérêts, heurte trop d’idéologies ancestrales établies, trouble trop de consciences anesthésiées, échappe trop aux caricatures faciles pour que la presse débile le mentionne.

 

 

 

Voilà comment les censeurs veillent  sur le sommeil de nos contemporains qui ne doivent surtout pas savoir qu’à ALES des milliers de gens se sont levés pour abattre la torture d’un être sensible.

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

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MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 10:48

 

 

(Appel :

Le 25 mai, on vote contre le parti des ennemis de la terre.

Le 31 mai, on manifeste à ALES contre la torture tauromachique.)

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 25 mai 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

          Le biocentrisme est un humanisme.

 

 

 

L’humain éprouva de la solidarité, successivement, pour sa horde, sa tribu, puis sa cité, puis sa nation, puis sa race, puis pour l’humanité entière, reconnaissant en tout homme un semblable.

Nous appelons à élargir ce cercle d’élection de l’empathie à tout être vivant sensible.

L’anthropocentrisme invite à dresser une barrière ontologique entre l’espèce humaine et le reste de la biosphère dont elle n’est pourtant qu’un élément.

Notre vocation est d’abattre cette frontière en proclamant l’unité du vivant et en invitant à la compassion à l’égard de tout être éprouvant le principe du plaisir déplaisir.

Nous récusons l’anthropocentrisme.

Nous affirmons notre humanisme nouveau.

 

 

 

Notre tâche est immense car, contre nous, pèsent des siècles d’obscurantismes qui, du fait des religions, puis de la théorie de l’animal machine, empêchèrent la compréhension de cette unité du vivant.

En notre faveur, en revanche, militent les faits objectifs, éclairés par les données nouvelles de toutes les sciences qui confirment que notre espèce est une espèce parmi d’autres, avec ses particularités à l’instar de chacune des autres.

Il n’est pas aisé d’inviter à la remise en cause des habitudes, des traditions, des préjugés et de l’esprit grégaire des foules qui suivent servilement, sans même y réfléchir, les us et coutumes sans prendre la peine, ne serait-ce qu’un instant, de s’interroger sur les fondements et les effets de ces usages ancestraux.

 

Notre époque, avec le progrès des connaissances et les moyens de les diffuser ébranlent ces certitudes révélées et chacun sait, y compris ceux qui refusent d’en tirer les conséquences, que l’animal n’est pas une chose.

 

 

 

L’écologie biocentriste se distingue de l’écologie purement technophobique qui demeure anthropocentrique.

Ecologistes biocentristes et écologistes anthropocentristes peuvent occasionnellement se retrouver, par exemple, pour dire non aux OGM, mais nous le ferons parce quenous voulons de la biodiversité, des plantes sauvages, des insectes, des oiseaux et un monde qui ne soit pas voué qu’au productivisme, alors que les écologistes anthropocentristes ne le feront qu’au nom de la santé humaine, de la technophobie, et par hostilité, que nous partageons d’ailleurs avec eux, à l’égard des firmes spéculatives.

Nous, biocentristes, condamnons les gaz de schistes, car leur exploitation signfie la destruction d’espaces naturels, alors que les anthropocentristes n’y verront qu’une agression contre la qualité de la vie de l’homme.

 

 

 

Le biocentrisme ne s’oppose pas à l’humanisme. Bien, au contraire, puisque les acquis des droits de l’homme, la conquête de la liberté individuelle nous sont précieux et n’entrent pas en conflit avec une reconnaissance des droits de l’animal et de la nature.

Nous n’aspirons pas à une régression, à un passéisme nostalgique mais à un élargissement de ces conquêtes, pour prendre en considération toute souffrance.

 

 

 

Ce n’est point l’humain ou la nature, l’humain ou l’animal, mais la réconciliation de notre espèce avec la biosphère.

En Europe, ces idées nouvelles ne sont qu’en gestation et nous vivons encore le temps de l’obscurantisme.

A l’ordre du jour, il n’y a ni la nature, ni l’animal, ni l’homme mais l’argent, l’entreprise privée, la croissance, l’affairisme, la spéculation, l’austérité pour les peuples et les profits pour la finance, les traditions, la chasse, les pesticides et le béton.

 

 

 

Non seulement notre époque ignore le biocentrisme, mais, sous l’emprise malfaisante des partis conservateurs, elle renie jusqu’à l’humanisme pour lui substituer le culte de la concurrence, de la compétition, de l’effort, du sacrifice, de la rigueur, de la réforme,  mots menteurs, paravents des exploiteurs.

 

 

 

Un humanisme biocentriste dira , redistribution et partage, là où les conservateurs disent croissance, mettra la science et la technique au service du bien public et du vivant, là où les  affairistes serviront le profit, fera de la monnaie un simple outil à disposition des services publics et non un instrument de ségrégation sociale, mentionnera tous les loisirs de mort au titre des perversions du DSM 5 R.

Mais lorsque l’humanisme biocentrique sera à l’ordre du jour, le P P E (parti populaire européen) n’existera plus pour le grand bien de l’arbre, l’animal et l’homme.

 

 

Nombre d’amis lecteurs m’interrogent :

« Pour qui allez-vous voter lors du renouvellement du parlement Européen ? »

Je ne me déroberai bien sûr pas à cette question en précisant que mon seul combat philosophique et politique est le biocentrisme.

 

 

Observons que la France est divisée en huit circonscriptions et que les situations sont dès lors différentes d’une grande région à l’autre.

Ici, dans le sud-Ouest, la seule liste affichée « écologiste » est conduite par José BOVE qui prit, à plusieurs reprises, position tapageusement contre la présence du loup.

Cela rend mon soutien impossible par honnêteté intellectuelle et cohérence.

Je voterai donc, après une longue analyse, pour NOUVELLEDONNE, formation qui allie le social et l’écologie et qui a bien peu de chance d’obtenir un élu puisqu’elle s’adresse à l’intelligence, à la raison, qu’elle refuse le simplisme grossier qui fait de la politique, selon le mot du regretté François CAVANNA : « L’art de plaire aux cons ».

 

 

Mais, quel que soit un vote, il est toujours bon  lorsqu’il réduit le score des ennemis de la terre !

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:36

 

 

 

Vos sensibilités sont de droite ou de gauche mais vous aimez les animaux, alors voici quelques infos afin de vous aider à choisir votre candidat :







____________________________________________________________________________
Pour l'instant, seulement trois candidats aux élections européennes ont répondu au questionnaire de La Griffe.
Quelques autres nous ont envoyé un courriel pour nous dire en une demi-page qu'ils n'avaient pas le temps, que leurs préoccupations étaient bien plus importantes que les nôtres, que tout cela était fort intéressant mais on vous écrira...
Patrice Court-Fortune est sur la liste du parti de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République). Nicolas Dupont-Aignan s'est toujours montré sensible au sort des animaux, mais essentiellement des animaux de compagnie. Cela apparaît dans les réponses qui ont été données.
Sur le site de l'Ecologie radicale, dont la candidate est Jade Nomain, qui a répondu très positivement à nos questions, il n'apparaît guère de préoccupations liées à la condition animale.
Enfin, Marie-Martine Hulot, de l'Alliance écologiste indépendante, a répondu également très favorablement. L'AEI dont le leader est Jean-Marc Governatori fait depuis de nombreuses années une large place aux animaux dans ses programmes.
A vos urnes !
L'équipe de La Griffe

La Griffe
BP 10152
63020 Clermont-Ferrand Cedex 2
lagriffe@orange.fr
__________________________________________________________________________________
Concernant ce mouvement , je n'ai pas trouvé leurs représentants aux élections européennes ...


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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 09:21

 

 

(Rappel : tous à ALES, le samedi 31 mai, à l’initiative du CRAC EUROPE, pour manifester contre la torture tauromachique.)

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

la lettre de Gérard CHAROLLOIS          le dimanche 18 mai 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

         Le retard Français.

 

 

Des associations multiples, des intellectuels de premier plan, des milliers de citoyens demandent une révision du statut de l’animal dans un pays marqué par la longue survivance d’une société agricole et d’élevage, un peuple de ruraux en guerre ouverte contre la nature et pour lequel un animal est une marchandise.

 

 

La France et quelques nations méditerranéennes font figures de lanternes rouges de la prise de conscience écologique, dans l’acception philosophique du terme et non dans son sens galvaudé par quelques politiciens en mal d’étiquettes.

 

 

L’écologie, c’est la réconciliation de l’homme avec le vivant, le refus fondamental de la maltraitance animale, l’invitation à récuser toute violence, le choix de la nature contre la spéculation du Marché, du libéralisme économique qui transforme la terre en une vaste poubelle, pour le profit des firmes privées.

 

 

Cet appel au respect du vivant est universel mais ce pays n’est à la pointe du combat que pour défendre sa mafia cynégétique, ses élevages concentrationnaires et ses traditions indécrottables.

Ici, comme le dénonce fort justement notre ami, Alain TAMISIER, ornithologue reconnu, dans un article publié sur notre site, l’Etat crée des réserves naturelles et des parcs nationaux, achètent via le conservatoire du littoral des espaces côtiers et lacustres pour y laisser chasser, y autoriser des coupes d’arbres et des exploitations diverses radicalement contraires aux objectifs de protection de la faune et de la flore.

Ainsi, la réserve naturelle du HAUT RHÔNE, le parc national des CALANQUES, celui des CEVENNES ne consentent aucune protection de la faune.

En ce pays, le calamiteux gouvernement réactionnaire d’hier, dont la médiocrité des gouvernants du jour ne doit pas faire oublier la malfaisance, érigeait en contravention l’entrave au loisir demort,par décret du 3 juin 2010, retirait aux agents des parcs naturels l’habilitation à dresser des procès verbaux pour les infractions contre la faune et la flore, par décret du 11 janvier 2012, inventait, en février 2012 « la chasse scientifique des oies cendrées », sans doute par mimétisme avec les tueurs de baleines japonais.

 

Cautionner, par un dialogue pipé, les agissements sournois des lobbies contre-nature représente une faute morale, car le devoir est de ne pas collaborer avec des féodaux qui imposent partout leurs lois et leurs intérêts par l’imposture et la forfaiture.

Pour les politiciens déplorables qui se succèdent, dans une relative complicité, à la tête de l’Etat, « il ne faut pas mettre la nature sous cloche ».

« Protéger la faune et la flore, sur le papier, c’est bien, mais l’homme d’abord ! »

A l’instar de ce qu’énonce si souvent la classe politique établie, il s’agit-là d’un grossier mensonge.

La vérité est que partout la nature est traquée, détruite, expulsée, empoisonnée et ces Gouvernants médiocres ne daignent pas même lui offrir de vraies réserves, quelques hâvres de paix et de sécurité.

Aucun pays ne pâtit de lobbies aussi malfaisants que ceux qui gangrènent l’appareil d’Etat Français aux ordres de ce qu’il y a de plus ringards, de plus stupides, de plus cruels.

 Par sa chasse, sa corrida, son élevage, la France est arriérée.

 

Contrainte par une évolution en profondeur des mentalités, la classe politique propose, à l’assemblée nationale, d’édicter, dans le code civil, après l’avoir fait dans le code rural, que l’animal est un être sensible.

Il ne s’agit-là que d’une évidence dont le législateur entend bien ne tirer aucune conséquence dérangeantes pour les arriérés.

Néanmoins, cet énoncé met en émoi tous les lobbies funestes et un sénateur UMP du JURA, Gérard BAILLY, s’abaisse à poser une question écrite

 au gouvernement en s’inquiétant, pour les éleveurs, des suites qu’appelle cette reconnaissance du caractère sensible de l’animal, notamment quant aux éventuels recours des mouvements de défense des animaux.

Quelle superbe illustration de l’anachronisme de ce sénat, chambre de la France réactionnaire, pesante, gavée aux subventions de tous ces groupes de pressions institutionalisés !

 

 

Une fois de plus, le sénat révèle son décalage par rapport à la société et nous rappelle  la nécessité de sa transformation en une chambre plus démocratique, moins prisonnière de chasse, pêche, pesticides et traditions.

 

 

Obsédés par les injonctions de leur maître, le Marché, les politiques veulent supprimer les emplois publics, c’est-à-dire les emplois non esclavagistes et non utilisés au service du profit.

 Pour ce faire, ils vont « réformer les collectivités territoriales », non pour simplifier  mais pour satisfaire la finance, l’apparente simplification n’étant qu’un alibi à leur soumission aux ordres des marchés en guerre contre les peuples.

Au lieu de supprimer les conseils généraux, il eut été plus opportun de réduire à douze mille le nombre des communes, actuellement de 36600 et de faire disparaître le sénat conservateur au profit d’une seconde chambre intégralement élue au scrutin proportionnel .

 

 

En France, les  « traditions » s’ajoutent au mal planétaire  découlant du système déprédateur, dit « libéral » ou « capitaliste », système visant à tirer le maximum de profit des êtres et des choses, au détriment de l’arbre, l’animal et l’homme.

En contemplation des dégâts générés par le système économique mondialisé, il est parfaitement envisageable que l’espèce humaine finisse par s’anéantir sous ses déchets, après avoir éliminé tant d’autres formes de vies.

Le  « libéralisme économique « dispose, pour perdurer et nuire, de  deux atouts lui permettant de tenir jusqu’à la chute finale :

---- Il correspond à une tare ontologique de l’humain, la cupidité.

---  Il détient, via les oligarques, les moyens d’informations, c’est-à-dire de conditionnement des peuples.

D’ailleurs, malgré les souffrances sociales et morales éprouvées par la société contemporaine, le troupeau persiste à déléguer les pouvoirs aux agents de ses malheurs.

Malgré la prise de conscience de quelques millions de personnes, malgré des changements comportementaux individuels, il est à craindre que l’inertie des masses conduise à l’extinction du vivant et à une artificialisation de l’environnement, prélude à la disparition de l’humanité, ce qui ne fera pas frissonner le cosmos, n’en déplaise à l’orgueil de l’homme !

 

 

          Gérard CHAROLLOIS

 

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 11:46

 

 

(Appel : Les défenseurs du vivant seront tous à ALES, le samedi 31 mai prochain, à partir de 12 heures, pour manifester contre la corrida, spectacle franquiste, suscitant présentement, en ce pays, contre les militants des barbouzeries  dignes du  franquisme).

 

 

www.ecologie-radicale.ORG

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS        le dimanche 11 mai 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

 

            Quelle Europe ?

 

 

Le 25 mai prochain, nous, Européens, éliront un nouveau parlement, pour cinq ans.

Ce parlement  approuvera la composition d’une nouvelle Commission Européenne,organe directeur de l’Europe, votera le budget de l’Union, adoptera des règlements dont l’importance  pratique dépasse bien souvent celle des lois internes aux Etats.

 

 

En 1860, en exil à GUERNESEY, Victor HUGO planta un chêne qu’il désigna comme celui des Etats-Unis D’europe, formulant ainsi pour l’avenir un souhait de construction d’un Etat supra-national.

 

 

 

Après deux guerres mondiales qui furent d’abord des guerres civiles franco-allemandes, les politiques firent l’Europe sur des bases économiques, pensant qu’il était plus aisé d’unir les marchés, le commerce, l’énergie, la production que les hommes.

L’Europe nous a néanmoins offert, le 2 avril 1979, une directive relative à la conservation des oiseaux et le 21 mai 1992, une directive portant protection de la nature. Elle a imposé au lobby agricole Français des normes d’élevage des poules dites en batteries, des restrictions de pêches maritimes.

Globalement, le parlement européen s’avère plus progressiste, plus généreux, moins jouet des lobbies que le parlement Français aux échos si souvent minables lorsqu’il s’agit de légiférer sur le vivant.

 

 

Mais, construite par des hommes politiques conservateurs, l’union Européenne comporte des bases économiques néfastes qu’il conviendrait de changer en leur substituant des bases sociales et écologiques, par un simple changement de majorité politique au sein de l’Union.

Car, l’Europe, pas plus que la France, l’Auvergne, ou la Lorraine ne sont de droite ou de gauche intrinsèquement : elles sont ce que décident les peuples lorsqu’ils se donnent des représentants.

Une majorité conservatrice acquise aux firmes, au Marché, à la concurrence favorisera les firmes, le commerce, y compris des OGM, dénoncera les services publics et les droits sociaux des citoyens, charges pesant sur les multinationales et sur la finance qui saigne les Etats par le biais des prêts aux trésors publics.

 

 

Une autre majorité au parlement emporterait une autre Commission Européenne et une autre politique, moins favorable à l’argent, plus douce aux humains et à la nature.

 

 

 

Le vent mauvais qui souffle sur le peuple européen, avec montée des nationalismes, des identités meurtrières, des égoïsmes corporatistes n’annonce aucune évolution « hugolienne » pour les années à venir.

Il serait tellement plus agréable de discerner de futures avancées, tellement plus confortable de dire qu’une Europe sociale et écologique va enfin émerger et rompre avec les dogmes du « libéralisme économique » pourvoyeur de régressions et de saccages de la nature.

 

 

Notre devoir, à nous biocentristes, est d’opiner, le 25 mai, comme en toute circonstance, pour celles et ceux qui défendent le mieux le vivant et, à défaut, contre celles et ceux qui servent la thanatophilie.

 

 

 

Mon seul parti étant celui de la vie et de la nature, je n’ai pas d’autre consigne à donner que celle de soutenir, sinon les meilleurs, du moins les moins nocifs.

Le pays est divisée, pour ce scrutin essentiel, en huit circonscriptions.

Le scrutin est démocratique, puisque proportionnel.

Bien sûr, la médiocrité du personnel politique nous afflige, les partis n’étant que des écuries électorales où s’affrontent des narcissiques aux talents variables et aux convictions souvent douteuses.

Mais, les choses sont ce qu’elles sont.

 

 

Dans ma région, le sud-Ouest, les écologistes politiques ont fait, me dit-on, le choix regrettable de présenter, comme tête de liste, un éleveur de moutons complice par incitation des tueurs de loups.

Personnellement, je ne voterai pas pour cette liste car vouloir exterminer le loup est un crime contre la nature, contre l’esprit, contre le biocentrisme, contre la cohérence idéologique.

J’opinerai donc pour une autre liste alliant le social et l’écologie.

 

 

 

Ailleurs, dans les sept autres régions, optez en fonction des positions adoptées, en gardant bien à l’esprit que lorsque se taisent les meilleurs, on n’entend  que les pires.

 

 

 

 

               Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 10:30

 

 

(Tous à ALES, le 31 mai prochain pour dire non, pacifiquement mais clairement à la torture tauromachique et au fascisme de ruse).

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS          le dimanche 20 avril 2014

TEL 06 76 99 84 65

 

           Les radicaux et les nouveaux totalitaires.

 

 

La CONVENTION VIE ET NATURE a délibérément choisi de réveiller les consciences assoupies, de mobiliser les esprits non timorés, en se revendiquant « mouvement d’écologie éthique et radicale ».

 

Le Pouvoir n’aime pas la Radicalité.

 

 

 

Dans une circulaire aux directeurs généraux de la police nationale l’ancien ministre de l’intérieur, devenu premier ministre pour cause de popularité chez les conservateurs et nonobstant un score peu flatteur à la primaire socialiste de 2012, stigmatise les mouvements écologistes radicaux, les animalistes.

Il s’autorise à en faire des alliés de l’ultra-gauche, voire, de  l’ultra-droite, des anarchistes et autres autonomes, bref de tout ce qui demeure réfractaire au grand conditionnement, tout ce qui est infréquentable, mauvais, marginal au regard des esprits bêlant à l’unisson des dogmes, mais tellement utile pour effrayer les pusillanimes soumis.

 

 

Où sont les attentats sanglants perpétrés par ces mystérieux mouvements écologistes radicaux et animalistes ?

Où sont leurs rassemblements armés ?

Qui ont-ils agressé ? Quels biens publics ou privés ont-ils détruits ?

Aucun fait, autre que symbolique, nous a été révélé et ne doutons pas que les chiens de garde du système le déplorent.

Car, tout acte illégal imputable aux gêneurs leur offrirait deux opportunités :

---- ameuter l’opinion publique contre les terroristes ;

----  Frapper de peines dissuasives les réfractaires.

 

 

Que révèlent cette note ministérielle rejoignant les alarmes de certains parlementaires et les dénonciations hargneuses des lobbies, les insinuations de la presse « pravdatisée » ?

 

Ceci de fondamental que nous expliquerons inlassablement.

 

 

Les démocraties ne sont que de pures façades, des leurres, des sociétés anesthésiées.

Français, vous avez le choix politique entre des « socialistes » (parti démocrate) et une UMP  (parti républicain) qui, avec quelques nuances de style, font la même politique au service des mêmes intérêts : ceux du Marché, de la finance, des affaires.

Ce Pouvoir, trop proche des miasmes de l’affairisme, offre des alternances  qui ne  sont en rien des alternatives.

Or, l’idéologie de ce nouveau totalitarisme de ruse est négateur des droits de l’animal et de la nature, puisque ces droits contrarient les intérêts du Marché, de la finance, des affaires.

L’animal doit rester, dans les faits à défaut de l’être dans le droit, une marchandise et la nature un simple décor pour ne pas nuire au commerce, à la croissance, au développement, c’est-à-dire à la spéculation.

 

 

Voilà pourquoi les dirigeants mettent au ban de la société, stigmatisent, dénoncent à la vindicte publique comme terroristes dangereux, mauvais, irresponsables, les Résistants qui, sans la moindre violence, sans la moindre agressivité contre les personnes, osent remettre en questions les fondements éthiques de leur société de dévastation et d’exploitation.

 

 

En insultant et caricaturant les mouvements réfractaires, le totalitarisme de ruse  maîtrise l’opinion publique.

On ne donne pas la parole à des extrémistes. On ne discute ni ne réfute des terroristes dangereux. Et surtout, on ne vote pas pour des ultras et, pour mille ans, on vote pour les « démocrates » ou les « républicains » !

Le totalitarisme de ruse est plus fort que ses devanciers, les totalitarismes de forces qui régnaient par la police politique et des camps.

 

 

Point besoin de milices et de camps, lorsqu’on dispose des moyens de contrôler les cerveaux et de maintenir indéfiniment le système en place.

Il suffit de criminaliser tout contestataire, fut-il radicalement pacifique.

 

 

Quelques casseurs folkloriques, lors des sommets internationaux des dirigeants, permettent même d’accréditer la thèse de l’existence de groupuscules gauchistes violents  et bien sûr éternellement marginaux.

Le fait de les tolérer confère un côté vertueux au Pouvoir et pousse l’opinion grégaire à voter par réflexe de peur.

 

 

Voyons, disent les totalitaires de ruse : « nous sommes en liberté, pas en dictature, comme hier, au temps des fasciste et des staliniens. Nous avons même nos ultras, dangereux, voyous, menaçants que vous devez tenir en dehors des institutions » !

Vous êtes libres d’approuver le Marché, la finance, l’exploitation de tous les êtres, y compris les humains ordinaires ».

 

 

Mais, si vous désapprouvez, vous devenez des déviants, dès lors qu’il n’y a pas d’alternative.

Je n’insinue nullement qu’un complot planétaire, une mafia structuré, un comité de milliardaires voraces structurent ce totalitarisme de ruse.

Il n’en est rien et les 67 oligarques qui possèdent autant que la moitié de l’humanité ne constituent pas un quelconque Comité Central secret.

Non, le système n’a pas de tête, pas plus qu’il n’a de cœur.

C’est une idéologie, des dogmes à dominante économique dont le succès s’explique par le fait qu’il correspond à une tare ontologique de l’animal humain : la cupidité.

Pas de tête, pas de chef, pas de führer, mais une main que ses adeptes disent « invisible ».

Cette main invisible et sale tue, pollue, bétonne, supprime des emplois publics, paupérise.

 

 

Michel ONFRAY, lors d’une de ses toujours remarquables conférences parla de « fascisme de lion » et de « fascisme de renard », empruntant à la symbolique populaire de la force et de la ruse.

Le fascisme de lion défilait aux flambeaux, exaltait les foules, éliminait physiquement ses opposants.

Le fascisme de renard transforme le citoyen en « veau à l’engrais », uniquement préoccupé de consommation et courbant l’échine sous le poids de l’économie.

 

 

 

Que signifie la Radicalité ?

Tout simplement que nous prenons les problèmes à la racine et que c’est à la racine que nous y répondons.

Rien d’autre.

Oui, les mouvements écologistes et animalistes sont radicaux en ce qu’ils considèrent qu’existe une unité profonde du vivant et que de  cette valorisation de la vie découlent des conséquences morales et politiques de rupture.

Or, le système marchand refuse la rupture.

Il ne peut dès lors admettre comme interlocuteurs des militants qui contestent que l’on puisse chasser par plaisir, torturer des taureaux dans les arènes, élever les animaux dans des conditions cruelles, les abattre sadiquement au nom de religions doloristes.

 

 

 Dans le même temps, obéissant à la même logique d’exploitation, de compétitivité, de rentabilité, le système incite les humains à devenir les esclaves de la finance, à consentir des sacrifices pour satisfaire les appétits insatiables de cette  maîtresse du monde.

 

 

Pour vaincre la contestation, les chiens de garde du système doivent diaboliser ceux qui manifestent contre la chasse à courre, les corridas, les lignes à très grande vitesse et les aéroports du groupe VINCI et ceux qui refusent de sacrifier l’humain à l’économie, au profit, aux fonds de pensions fossoyeurs de la vraie démocratie.

 

 

En les rangeant parmi les « terroristes », le Pouvoir sait qu’il anesthésie efficacement l’opinion majoritaire des braves gens qui redoutent le désordre et préfèrent s’abrutir devant le sport de compétition et les programmes télévisés conçus pour empêcher de penser.

Contre la PRAVDA, au siècle passé, les dissidents pouvaient écouter les radios étrangères et lire sous le manteau les ouvrages séditieux.

 

 

Contre le conformisme de ceux qui proclament la fin de toute alternative, il nous faudra quelques années encore pour réveiller les peuples.

 

 

Mais, que les chiens de garde ne s’y trompent pas : La nouvelle Résistance a compris leur mode opératoire.

Nous ne tomberons pas dans leur piège grossier.

Face à un totalitarisme de ruse, le combat doit revêtir une autre forme que celui naguère pratiqué face à un totalitarisme de force.

Notre combat sera culturel, moral, éthique et nous ne les suivrons pas sur le chemin qu’ils nous montrent pour mieux nous neutraliser.

Raison de plus de manifester dans la dignité contre la tauromachie, la chasse et toutes les agressions contre la nature, les animaux et les humains « flexibilisés et compétitifs ».

 

 

             Gérard CHAROLLOIS

 

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 10:53

Avec un peu de retard ....

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 6 avril 2014 

TEL 06 76 99 84 65

 

 

          Les « éléments de langage ».

 

 

En France, à l’instar des autres « démocraties », les partis politiques se dégradent en écuries de courses aux fauteuils et palais nationaux où se pressent des professionnels regroupés en clans.

Un clan est-il au pouvoir :

Les autres dénigrent, vitupèrent, invectivent systématiquement et a priori.

Le fond n’a rien à voir avec ces invectives de théâtre.

 

L’important, pour le professionnel de la politique, est de déloger les occupants pour s’installer à leurs places, sous les lambris de la République.

Quant au fond, aux convictions, aux idées, aux valeurs, l’indigence le dispute au conformisme et à l’imposture.

 

 

 

Voici les clés de cette imposture, le décodage de leurs « éléments de langage », discours type, inlassablement matraqué :

 

« Il faut retrouver la croissance, Relancer la production, accroître la compétitivité de nos entreprises, faire des économies, atteindre les équilibres budgétaires, contenir la dette  publique que vos enfants devront payer à vos enfants’’’’ ».

 

Or, la croissance, la production, le développement signifient de la pollution, des nuisances, des destructions de nature, de l’exploitation des ressources, des êtres vivants, donc de la négativité.

 

 

Nous vivons sous le joug d’une religion tout aussi obscurantiste que toutes les autres : l’économie.

 

 

Les partis politiques qui se disputent les attributs du pouvoir célèbrent tous  ce culte en dissimulant par  des « éléments de langage », leur dogmatisme et leur soumission à la dictature du Marché et de la finance.

 Les « conseillers en communication » masquent par les  éléments de langage les échecs, les impasses, les crimes  imputables à cette religion dont la nocivité  rejoint celles des autres.

 

 

Comme toutes les religions, l’économie a ses rites, ses dogmes, ses prêtres et son conditionnement culturel insidieusement entretenu par les médias propriétés des oligarques.

Mais, diront les crédules, les « démocraties » sont pluralistes, avec des élections libres, des partis  politiques rivaux dont la constitution  dépend  des citoyens dotés de la prérogative de « changer le système », donc de saper la dictature du Marché.

Pour le crédule, le système globalisé n’a aucune ressemblance avec les théocraties et totalitarismes du passé.

 

 

Plus performante que les grossiers totalitarismes du siècle passé, la religion de l’économie a assimilé qu’un système mondialisé pouvait sans crainte tolérer des réfractaires, des décalés, des immunisés contre ses valeurs, minorité que l’on peut tolérer dès lors qu’elle ne coupe pas la main invisible du Marché et qu’un contrôle des masses grégarisées assure sa pérennité, son règne.

L’absolutisme économiste n’a que faire des procédés violents, brutaux, déplaisants en la forme des systèmes totalitaires d’antan.

Sa technique de domination est insidieuse. L’économisme dit libéral peut même célébrer les Droits de l’homme, en s’accommodant tout de même de leurs violations pourvu que le commerce soit libre.

 

 

 

Et voilà pourquoi, quand les peuples s’agacent, râlent, grognent, ils votent pour les plus zélés servant du culte économique.

 Ces peuples acculturés élisent volontiers  ceux qui prônent la loi suprême de l’entreprise, avec abandon des normes d’urbanisme (freins au bétonnage), fonte du code du travail (entrave à la libre exploitation des salariés),  instauration de la libre concurrence et de la mondialisation des affaires (occasions de dumping social et écologique).

 

 

Il faut dire que face aux partis conservateurs, les partis dits de gauche ont capitulé en adoptant les mêmes « élément de langage », célébrant les mêmes sornettes.

 

 

Mais, il n’y aura plus de retour à la « croissance » des trente glorieuses, ce dont il convient de  se réjouir, car la croissance génère l’anéantissement de la vie.

Un langage de vérité et de progrès dirait la nécessité de repenser le mode de développement, non pas pour régresser et se restreindre, mais pour vivre mieux, pour mieux redistribuer, pour valoriser la qualité et le vivant.

 

 

 

Pour nos médias, bulletins paroissiaux de l’économisme, la question ressassée est de savoir si le nouveau premier ministre gratifiera plus ou mmoins les entreprises privées que ne l’aurait fait ceux du clan opposé.

En revanche, qui se soucie de sa perversité tauromaniaque ?

 

 

 

Nos contemporains, confrontés aux agressions contre leur environnement immédiat, sont tellement formatés qu’ils n’osent pas, lorsqu’il dénoncent les implantations d’infrastructures lépreuses, dans leur cadre de vie, mentionner les atteintes à la faune .

Il faudrait presque s’excuser d’évoquer l’essentiel qui n’est ni la valeur de leur pavillon invendable en raison de l’éolienne ou de l’élevage de porcs limitrophe, ni la perte de leur vue « imprenable » sur la mer ou la montagne. L’essentiel, c’est la vie que l’on massacre, que l’on maltraite.

Alors, contre la religion économique, contre son culte et ses grands prêtres, blasphémons.

Blasphémons, En rappelant  qu’une entreprise privée n’a pas pour objectif de créer des richesses et des emplois mais uniquement des profits,

En proclamant que la croissance cancérise la planète, la pille, l’artificialise, la stérilise, en constatant  que l’esprit de compétition rend l’homme mauvais.

Parce que la vie prime sur l’économie, aspirons à la constitution d’une Organisation Mondiale des Droits du vivant contre la loi du commerce, celle des firmes.

 

 

 

Les écologistes politiques, ici et maintenant, trop souvent silencieux sur  l’essentiel, c’est-à-dire sur la protection de la nature et la défense animale, si souvent piètrement anthropocentriques, ont raison de nepas participer à un gouvernement qui ne sera pas de rupture.

Ils auraient néanmoins  raison de soutenir ponctuellement ce gouvernement car, en l’état, se subtituerait à lui, en cas d’élections législatives, non pas  un pouvoir meilleur, mais les intégristes du « libéralisme économique », péril évident que révèle les dernières élections municipales.

 

 

Une autre offre politique reste à construire.

 

Pour l’arbre, l’animal et l’homme, il faut penser une alternative tournant le dos au mythe de la croissance infinie, une alternative proposant de mettre le vivant à l’ordre du jour.

 

 

             Gérard CHAROLLOIS

 

 

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