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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:47
Matthieu Ricard: «défendre les animaux, ce n’est pas dédaigner les hommes»

Les gens font souvent un mauvais procès aux défenseurs des animaux: ils seraient coupables d’insensibilité envers les hommes qui souffrent de par le monde, de faim, de misère, de par les conflits. Mais à y regarder de près, cet argument est complètement dépourvu de logique, affirme Matthieu Ricard, moine bouddhiste et écrivain français, qui offre une belle leçon de bienveillance

 
 

 

 

Défendre les animaux, cela ne veut pas dire dédaigner les hommes

A la suite de la publication du Plaidoyer pour les animaux*, l’un des reproches que j’ai le plus souvent entendu est qu’il est indécent de tourner son attention vers les animaux et de vouloir améliorer leur sort alors que tant de souffrances affligent les hommes en Syrie, en Irak, au Soudan et ailleurs. Le simple fait d’avoir de la considération pour les animaux serait une insulte au genre humain. Asséné avec un élan d’indignation qui a l’air de reposer sur les plus hautes vertus, cet argument peut sembler faire mouche, mais dès qu’on l’examine un peu, on s’aperçoit qu’il est parfaitement dépourvu de logique.

Si le fait de consacrer quelques-unes de nos pensées, de nos paroles et de nos actions à la réduction des souffrances innommables que nous infligeons délibérément aux autres êtres sensibles que sont les animaux constitue une offense aux souffrances humaines, qu’en est-il alors d’écouter France Musique, de faire du sport et d’aller se faire bronzer sur une plage? Ceux qui s’adonnent à ces activités et à bien d’autres deviendraient-ils d’abominables individus du fait qu’ils ne consacrent pas l’intégralité de leur temps à remédier à la famine en Somalie?

Comme le remarque justement Luc Ferry: «J’aimerais bien qu’on m’explique en quoi le fait de torturer viendrait en aide aux humains. Le sort des chrétiens d’Irak est-il amélioré parce qu’on dépèce en Chine des chiens vivants par milliers chaque année avant de les laisser crever pendant des heures, attendu que plus leur douleur est atroce, meilleure est leur chair. Est-ce parce qu’on maltraite ici les canidés qu’on est plus sensible au malheur des Kurdes? […] Chacun d’entre nous peut s’occuper des siens, de sa famille, de son métier et s’engager en plus en politique ou dans la vie associative sans pour autant massacrer des animaux.»

 

 

Si quelqu’un consacrait 100% de son temps au travail humanitaire, on ne pourrait que l’encourager à continuer. Il est d’ailleurs à parier qu’une personne douée d’un tel altruisme serait également bienveillante à l’égard des animaux. La bienveillance n’est pas une denrée que l’on doit distribuer avec parcimonie comme un gâteau au chocolat. C’est une manière d’être, une attitude, l’intention de faire le bien de tous ceux qui entrent dans le champ de notre attention et de remédier à leur souffrance.

En aimant aussi les animaux, on n’aime pas moins les hommes, on les aime en fait mieux, car la bienveillance est alors plus vaste et donc de meilleure qualité. Celui qui n’aime qu’une petite partie des êtres sensibles, voire de l’humanité, fait preuve d’une bienveillance partiale et étriquée.

Pour ceux qui n’œuvrent pas jour et nuit à soulager les misères humaines, quel mal y aurait-il à soulager les souffrances des animaux plutôt que de jouer aux cartes? Le sophisme de l’indécence qui consiste à décréter qu’il est immoral de s’intéresser au sort des animaux alors que des millions d’êtres humains meurent de faim n’est le plus souvent qu’une dérobade facile de la part de ceux qui, bien souvent, ne font pas grand-chose ni pour les premiers ni pour les seconds. A quelqu’un qui ironisait sur l’utilité ultime de ses actions caritatives, Sœur Emmanuelle répliqua: «Et vous, monsieur, qu’est-ce que vous faites pour l’humanité?»

 

Dans mon humble cas, le mauvais argument de l’indécence est d’ailleurs plutôt incongru puisque l’organisation humanitaire que j’ai fondée, Karuna-Shechen, soigne 100 000 patients par an et 25 000 enfants étudient dans les écoles que nous avons construites. Œuvrer pour épargner d’immenses souffrances aux animaux ne diminue pas d’un iota ma détermination à remédier aux misères humaines. La souffrance inutile doit être pourchassée où qu’elle soit, quelle qu’elle soit. Le combat doit être mené sur tous les fronts, et il peut l’être.

Se préoccuper du sort de quelque 1,6 million d’autres espèces qui peuplent la planète n’est ni irréaliste ni indécent car, la plupart du temps, il n’est pas nécessaire de choisir entre le bien-être des humains et celui des animaux. Nous vivons dans un monde essentiellement interdépendant, où le sort de chaque être est intimement lié à celui des autres. Il ne s’agit donc pas de ne s’occuper que des animaux, mais de s’occuper aussi des animaux. En vérité, nous perdrons ou gagnerons tous ensemble, car la surconsommation de viande dans les pays riches à cause de l’élevage industriel entretient la faim dans le monde. Elle constitue aussi la deuxième cause d’émissions de gaz à effet de serre (après les bâtiments et avant les transports) et, cerise sur le gâteau, elle est également nocive pour la santé humaine.

En nous préoccupant du massacre en masse des animaux, nous n’oublions pas le sort des Syriens, nous faisons simplement preuve de bienveillance. * Son dernier livre paru chez Allary Editions.

Matthieu Ricard est moine bouddhiste et écrivainCet article est initialement paru dans «Le Monde» du 16 décembre.

La bienveillance n’est pas une denrée que l’on doit distribuer avec parcimonie comme un gâteau au chocolat

 
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 10:15
Victoire : le FBI classe désormais les actes de cruauté envers les animaux au même niveau que les homicides !

C’est une magnifique victoire pour les défenseurs des animaux. Aux États-Unis, depuis le 1er janvier 2016, le FBI traite les actes de cruauté envers les animaux comme des crimes de classe A, la même catégorie que les homicides.

 

Concrètement, cela signifie que le principal service fédéral de police enquêtera sur les affaires de maltraitance animale avec le même sérieux et la même exigence que pour les affaires de meurtres.

 

 

 

Un véritable suivi statistique des actes de cruauté

 

Depuis le début du mois, les données relatives aux affaires de maltraitance animale sont enregistrées dans le système NIBRS (pour National Incident-Based Reporting System) qu’utilise le FBI pour répertorier les crimes au niveau national.

 

Mary Lou Randour, qui travaille sur les programmes de prévention de la cruauté envers les animaux pour l’association Animal Welfare Instituteexplique en quoi c’est un progrès important :

 

[Avant ce changement], il n’y avait aucun moyen de savoir à quelle fréquence [ces crimes] se produisaient, quand ils se produisaient, et s’ils étaient en augmentation ou non. Les données sont importantes. Cela nous donnera des informations sur la maltraitance animale et nous permettra de mieux réagir et d’anticiper. 

 

 

 

Quatre catégories de crime

 

Le FBI a défini officiellement ce qu’il entendait par cruauté envers les animaux :

 

 Il s’agit d’une action prise intentionnellement, sciemment ou par imprudence, consistant à maltraiter ou tuer un animal sans raison, comme la torture, la mutilation, l’empoisonnement, ou l’abandon.

 

Les actes de cruauté envers les animaux se diviseront en quatre catégories : la simple négligence, l’abus intentionnel et la torture, l’abus organisé — combats de coqs ou de chien par exemple — et les abus sexuels zoophiles.

 

 

 

Objectif : faire baisser la criminalité dans son ensemble

 

La décision du FBI s’inscrit dans une démarche plus globale de lutte contre la criminalité. De nombreuses enquêtes ont en effet démontré le lien entre les cas de maltraitance animale et les crimes contre des êtres humains.

 

Selon une étude de psychologie conduite par le New Yorke State Humane Association : 70% des criminels ont commencé par maltraiter des animaux.

 

 

Le Dr. Harold Hovel, qui a dirigé l’étude, explique :

 

Les tueurs en série sont en général liés à des affaires de cruauté envers les animaux. Le lien est si fort qu’il est très rare d’en rencontrer un qui n’a pas débuté sa « carrière » par de la maltraitance animale.

 

En clair, le FBI a compris que les tortionnaires d’animaux d’aujourd’hui seront très probablement les tueurs en série de demain.

 

 

Mais même sans penser à la criminalité humaine, cela représente certainement une magnifique avancée pour les animaux.

 

Début 2015, la France a fait évoluer le statut des animaux pour les qualifier « d’êtres sensibles » dans le Code Civil. C’est aujourd’hui au tour des États-Unis de franchir une étape importante dans la bonne direction. Même si cela ne va pas assez vite à nos yeux, prenons le temps de réaliser que les choses bougent et saluons cette victoire !

 

Et espérons que de nombreux pays emboîteront le pas des États-Unis.

 

 

 

 

source :

 

http://www.holidogtimes.com/fr/victoire-le-fbi-classe-desormais-les-actes-de-cruaute-envers-les-animaux-au-meme-niveau-que-les-homicides/#gs.null

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 12:45
Le doyen et Maggie

Le doyen et Maggie

Célébration des animaux à la cathédrale de Truro ( Angleterre ).

Chaque année après Noël le doyen de la cathédrale de Truro ( Angleterre ) propose à tous les animaux à quatre pattes à deux pattes ou sans pattes de venir à l'office avec leurs " propriétaires " ( cette année le 27 décembre ) pour célébrer l'amour des enfants et des animaux. Tous sont bienvenus , ânes , cochons d'Inde, hamsters, chiens , chats , perroquets etc. ( et même serpent ! )... il est recommandé cependant que " les enfants ne soient pas trop petits et les animaux pas trop grands "!

Toutes les religions devraient prendre exemple sur cette manifestation !

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=203273750019522&set=pcb.203275430019354&type=3&theater

http://www.enjoytruro.co.uk/whatson/christmas/15839

http://www.countryliving.com/…/children-and-pets-carol-ser…/

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 11:36

www.ecologie-radicale.org

La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 27 décembre 2015

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 Loup : état d’urgence.

 

 

 

Accompagnant la phase régressive qui affecte nos sociétés, depuis une trentaine d’années, des hommes nuisibles perdurent à exterminer la nature, à maltraiter l’animal, à exploiter sans vergogne le vivant aux noms de leurs intérêts sordides et de leurs préjugés arriérés.

      On pouvait espérer, avec la prise de conscience écologique, une réconciliation entre l’humanité et la nature, réconciliation indispensable à la survie de l’une et de l’autre, mais la contemplation de l’actualité du droit et des pratiques publiques dément cette issue favorable de l’évolution.

Notre espèce, par ses capacités acquiert une maîtrise croissante sur le monde, sans corriger ses tares que sont la cupidité et la cruauté.

Elle s’avère ainsi une impasse pour la grande aventure de la vie sur terre.

Inexorablement, l’humain sacrifie la diversité biologique à sa croissance, ses profits, ses pulsions thanatophiles, sa démographie folle.

Nombre d’espèces de grands animaux posséderont bientôt davantage de spécimens dans les parcs zoologiques que dans la nature.

 

Il y a toujours une mauvaise raison pour détruire un site, massacrer une espèce et partout la nature se meurt.

En cette fin d’année, les dirigeants politiques planétaires se sont donnés en spectacle sur le thème du climat.

Bien sûr, cette représentation ne doit, pour les dirigeants politiques, comporter aucune  incidence négative pour les lobbies industriels et agricoles, car, égratigner les profits des oligarques signifierait des menaces pour les « emplois ». surgirait, alors, l’aveu d’indigence morale et intellectuelle manifestée, avec éclat, par l’ancien président de la république : « L’environnement, ça commence à bien faire ».

 

La classe politique  illusionnera les foules avec le réchauffement, la « transition énergétique », occasion d’investissements spéculatifs, mais fera du sérieux en ne bridant pas les initiatives fructueuses des multinationales, maîtres du monde, en libéralisme économmique.

 

D’ailleurs, les incidences du climat ne préoccupent les dirigeants et les médias que sous un angle purement anthropocentriste.

 

La guerre du loup, en France, illustre le décalage entre les nécessités d’une approche nouvelle du vivant et l’arriération d’une fraction notable de la société, particulièrement de deux milieux sociaux : certains agriculteurs et les politiciens.

Revenu d’Italie, qui compte environ 1500 loups, via le MERCANTOUR, en 1992, canis lupus réveilla, dans les milieux agro-cynégétiques, les obscurantismes médiévaux, avec peur de l’indomptable bête sauvage, perçue comme féroce, dévoreuse de troupeaux et de petits enfants, surtout concurrente du chasseur, dans la limitation du nombre des herbivores.

 

De vieux grimoires paroissiaux ne permettraient-ils pas d’accréditer les légendes autour du loup diabolique ?

Un archiviste consacra son énergie au service de l’obscurantisme anti-nature et chercha laborieusement des preuves, dans les siècles passés, d’attaques de loups sur des humains.

 

Le fait qu’aucun Italien, aucun Espagnol, Espagne où vivent environ 2500 loups, n’aient jamais été dévorés par ce cousin direct de nos chiens domestiques, ne saurait ébranler les préjugés.

Car, tout préjugé a justement pour caractéristique d’échapper à la raison, à la réfutation expérimentale.

La vieille formule : « L’homme est un loup pour l’homme », est insultante pour les loups, car ceux-ci ne s’entretuent que très exceptionnellement et on pourrait envier leurs rituels de substitution des affrontements.

 

Les milieux agro-cynégétiques, par la violence, l’intrigue, la pression obtinrent les soutiens d’une classe politique, toujours prompte à sombrer dans la démagogie, lorsqu’elle ne coûte rien aux féodalités financières et économiques.

Subventionné à hauteur de 50% des revenus, l’élevage ovin connaît une crise économique imputable uniquement aux importations de viande, à la baisse des cours et, fort opportunément, à une diminution de la consommation de cette viande.

Le loup est un bouc émissaire commode et sa présence impacte davantage les préjugés queles revenus et ce d’autant que les pertes liées à la prédation sont amplement réparées par de fortes indemnisations.

 

Depuis le retour du loup se succèdent des plans dont l’objectif est l’éradication de l’espèce, sans que les gouvernants osent afficher ce but contraire aux volontés de l’immense majorité de nos contemporains comme aux conventions internationales visant à protéger l’espèce.

 

 

Affaibli par ses propres reniements, l’actuel gouvernement surenchérit par des mesures ouvertement exterminatrices.

Bien que la population de loups n’augmente pas en ce pays contre nature, passant même de 301, en 2014, à 282, en 2015, selon des estimations discutables, le ministère de l’écologie double le nombre de loups à tuer, officiellement, passant de 19, l’an passé, à 36, cette année.

Il autorise, désormais, ses « amis chasseurs », lors des battues aux grands mammifères, à tuer des loups, prérogative jusqu’ici dévolue à la garderie et a formé une brigade spéciale pour faire la guerre aux loups.

Les éleveurs de moutons et de  subventions sont-ils satisfaits de ces mesures ?

Nullement.

En fait, culturellement, ces hommes contre nature ne veulent ni loup, ni ours, ni lynx, ni marmotte, ni vautour, ni bouquetins dans les montagnes.

Ils veulent des parcs à moutons totalement aseptisés, sans faune autre que le « gibier », sans flore spontanée.

L’élevage de montagne, contrairement à ce que crurent, naguère, certains écologues, ne favorise pas la biodiversité en prévenant la reforestation spontanée.

 Les espaces surpâturés deviennent pauvres en diversité végétale.

L’actuel gouvernement est coupable de mener une politique anti-nature que n’atténuerait pas la pseudo-opposition dite de droite, car, dans la nocivité, l’irresponsabilité écologique, le mépris de l’animal, la classe politique en son ensemble mérite une mention de déshonneur.

 

Que faut-il faire ?

Réviser la politique de subvention de l’élevage de montagne en subordonnant les aides à la présence des grands prédateurs.

Le système actuel donne lieu à des abus et à une dilapidation de l’argent public en maintenant artificiellement trop de moutons dans les espaces naturels.

 

Les pouvoirs publics, tenant un langage de fermeté et de clarté en faveur du loup, désamorcerait les gesticulations du lobby agro-cynégétique dont la violence actuelle est le fruit de la lâcheté des politiques, comme le fut la pusillanimité de l’Etat face aux tartarinades des chasseurs de tourterelles du MEDOC qui faisaient trembler, il y a une trentaine d’années, les ministres de l’intérieur de l’époque.

 

Le 16 janvier prochain, à LYON, tous les défenseurs du vivant doivent se mobiliser pour sauver le loup, victime emblématique de ce que l’homme fait à la vie sauvage.

Cette manifestation revêt, pour la cause du vivant, une importance qui ne doit pas vous échapper.

Contre la diversité du vivant se dressent tous les lobbies de l’arriération, les forces de l’argent, les tenants de chasse, pollutions, béton et traditions et leurs complices dans l’appareil d’Etat.

En venant à LYON, avec nous, vous exprimerez votre opposition à l’élimination d’une espèce qui a sa place sur cette planète, à l’instar de toutes les autres. Vous refuserez la dictature des exterminateurs qui, avec le loup, anéantissent toutes les formes de vies non directement rentables. Vous témoignerez pour  une réconciliation de l’humanité avec le reste du vivant.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 13:56
Des personnes luttant contre la souffrance animale liée à la production du foie gras manifestent devant un restaurant de Beverly Hills (Californie), le 12 janvier. Frederic J. Brown.AFP

Des personnes luttant contre la souffrance animale liée à la production du foie gras manifestent devant un restaurant de Beverly Hills (Californie), le 12 janvier. Frederic J. Brown.AFP

ÉDITORIAL

Foie gras : supplice de Noël

Par Gregory Schwartz, Journaliste au service Edition — 22 décembre 2015 à 17:13

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A quatre jours de Noël, les deux nouvelles vidéos diffusées lundi par ­l’association de défense des droits animaux L214 parviendront-elles à éveiller les consciences sur la barbarie qui fait le socle de la gastronomie française ? La timide indignation qu’avaient déclenché les images de poussins mâles jetés à la broyeuse car inutiles à l’industrie des œufs semble déjà loin, et voilà que cette association nous redonne à voir ce que nombre d’entre nous préfèrent ignorer.

Pour les producteurs de foie gras, les canetons femelles sont superflus. A la broyeuse donc, dans ce couvoir des Pays de la Loire où la première vidéo a été tournée ce mois-ci. Aux mâles sera réservé le privilège d’avoir le bec tranché au moyen d’une pièce de métal incandescente, avant de subir un deuxième supplice, celui du gavage. Détachement glacial des employés chargés de la besogne, rythme implacable des mécanismes qui trient, broient ou brûlent les oisillons nés du jour. On entendra dire encore une fois que ce ne sont que des animaux. Qu’ils ne souffrent pas, ou à peine. Qu’on ferait mieux de s’intéresser aux souffrances humaines – comme si c’était incompatible – ou encore qu’il existe des filières agricoles éthiques à privilégier… Comme s’il suffisait de pratiquer la torture à la main et sans additifs pour la rendre acceptable.«Pas touche à mon foie gras», crieront certains, se moquant bien que leur jouissance ait pour prix la souffrance d’autrui.

Le spécisme est la théorie faisant de l’homme l’espèce supérieure de cette planète et lui octroyant le droit d’user à sa guise des autres sans regard pour leurs besoins, leur intelligence et leur sensibilité. A l’inverse,l’antispécisme refuse que le seul hasard de la naissance d’un être vivant, en l’occurrence un animal, serve de justification à son asservissement et son exploitation. Ne s’attellera-t-on à ce fléau qu’une fois éradiqués, en espérant qu’ils puissent l’être un jour, ceux du racisme et du sexisme ? N’aurons-nous même pas le bon sens, au-delà de la souffrance animale, de voir les ravages environnementaux causés par l’élevage et son incapacité à nourrir durablement 7 milliards d’humains ?

En attendant, résonnera une fois ­encore sur la table du réveillon le hurlement étouffé des 60 milliards d’animaux terrestres qui, chaque ­année, sont arrachés à leurs mères, torturés, électrocutés, gazés, égorgés, dépecés, au nom de fugaces plaisirs et de la défense d’intérêts économiques. Il est grand temps que les pouvoirs publics, au-delà de mesures cosmétiques, aient au moins ­la décence de se pencher sérieusement sur les questions de l’élevage, du végétarisme et du statut des animaux.

Gregory Schwartz Journaliste au service Edition

SOURCE : http://www.liberation.fr/chroniques/2015/12/22/foie-gras-supplice-de-noel_1422447

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 10:18

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CONVENTION VIE ET NATURE

-------- appel inter-associatif:

Grande mobilisation inter-associative contre la chasse aux loups


Lyon, 16 janvier 2016


Pour la première fois, la population de loup en France a baissé en 2015. Mais, cédant aux pressions des lobbies agricoles et de la chasse, les pouvoirs publics ont augmenté le plafond de loups pouvant être abattus de 50 % (24 loups en 2014-2015 contre 36 loups en 2015-2016).

Ce plafond est devenu le quota à atteindre absolument pour l’Etat français qui a déployé les grands moyens :

- Autorisation de tirer le loup par les chasseurs lors de leurs parties de chasse au grand gibier

- Arrêtés préfectoraux autorisant l’ensemble des chasseurs d’un département à abattre des loups

- Carabines à vision nocturnes

- Caméras thermiques

- Tirs de défense dans le parc national des Cévennes

- Tirs de nuit aux phares, pratique interdite pour les espèces gibier. Rappelons que le loup est une espèce protégée aux niveaux français et européen !

Depuis le 2 juillet 2015, 31 loups ont déjà été abattus et donc décomptés du plafond. De plus, d’après nos sources, l’Etat songerait à rajouter quinze autres loups au plafond des 36 loups pouvant être abattus.

Les tirs de loups, qui ne doivent être que la solution de dernier recours, sont devenus la priorité au lieu d’étendre la protection des troupeaux ; pourtant ces tirs déstructurent les meutes ce qui augmente les dégâts aux troupeaux !

Le retour du loup est une chance pour tous les pays qui l’accueillent à nouveau. Il est l’allié incontournable des forestiers (deuxième activité économique en zone de montagne) qui trouvent là un moyen de diminuer les dégâts des cerfs, chevreuils, sangliers ou chamois. C’est également un atout pour le tourisme (première activité économique en zone de montagne) en développant un éco-tourisme permettant aux professionnels installés sur place de travailler toute l’année. Le tourisme axé sur le loup en Espagne et en Italie a déjà fait ses preuves.

Mais en France, le loup, comme toutes les activités que sa présence pourrait dynamiser, est « géré » sous pression politique au nom de la soi-disant protection du pastoralisme ovin. La présence du loup, contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les autres pays, serait incompatible avec cette activité ! Ils sont pourtant bien plus nombreux en Italie (1000 à 1500) ou en Espagne (2500).

Alors que le gouvernement français dit vouloir se montrer exemplaire pour la COP 21, il sacrifie la biodiversité pour satisfaire les pressions des syndicats agricoles et des chasseurs. Après les bouquetins du massif du Bargy (74), les pinsons des Landes et les oies de février, le loup paie le lourd tribut des calculs électoralistes. Rappelons par ailleurs les exactions d’éleveurs qui sont de plus en plus nombreuses et violentes : séquestrations, saccages, intimidations etc. Des actes illégaux que les pouvoirs publics laissent faire, encourageant ainsi ces violences.

Le loup reste en France une espèce vulnérable, aux effectifs en baisse (estimation moyenne de 282 loups début 2015 contre 301 début 2014). Plus de la moitié de l’aire de répartition de l’espèce présente des densités faibles voire seulement des individus isolés. Un seul noyau de population reproducteur est présent en France (Alpes) et ce n’est pas normal, plus de 20 ans après le retour de l’espèce. Tant que l'existence de plusieurs noyaux de reproduction n’est pas atteint, nous pouvons considérer que l’état de conservation du loup n’est pas favorable et que l’augmentation des autorisations de tirs n’est pas conforme aux réglementations européennes.

Pour dénoncer cet état de fait, une vingtaine d’associations de protection de la nature manifesteront samedi 16 janvier, Place Bellecour, à Lyon, et se rendront à la préfecture de région où le dossier loup est administrativement géré pour l’ensemble du pays.

Seront également présents Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO France, Yves Paccalet, philosophe et vice-président de Ferus et Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et grand défenseur du loup.

Les associations participantes :


Action Nature, Alepe, Alliance avec les loups, Animal Cross, Aspas, Aves France, CALI, CAP Loup (collectif), Collectif du 21 septembre, Convention Vie et Nature, CRAC Europe, Dignité Animale, FERUS, FNE, FRAPNA, GML, LPO, Mille Traces, One Voice, Peuple Loup, Point info loup/lynx, Sauvons nos loups alpins, Sea Shepherd, Sur les traces du loup.

Contacts presse :

- Jean-David Abel (FNE) : 06 72 04 23 30

- Muriel Arnal (One Voice) : 06 79 83 16 61

- Pierre Athanaze (Action Nature) : 06 08 18 54 55

- Patrick Boffy (FERUS / Cap Loup) : 06 29 90 07 07

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 10:47

Publié le 19 novembre 2015 par kozett

Du foetus de poulain dans nos barquettes de viande et de jambon (vidéo) : encore une abomination cachée de l’élevage – Pétition
Des juments, épuisées par les ponctions de sang dans un état de grossesse, s’effondrent et meurent… ©Animal’s Angels / Tierschutzbund Zürich / Animal Welfare Fundation
Dans la longue liste des dommages collatéraux de l’élevage, il ne faut pas manquer ceux auxquels personne ne peut penser sans en être spécifiquement informé : à l’autre bout du monde, ces mères sont torturées pour récolter des hormones qui vont servir ensuite aux éleveurs (européens en particulier) pour accroître encore leur pression esclavagiste sur les femelles reproductrices.
Torturées, le mot n’est pas trop fort : c’est à coups de fouet et de chocs électriques qu’on force les juments à entrer dans des enclos de contention ; à coups de bâton de bois qu’on les force à se tenir tranquilles pendant qu’on les saigne. Durant 10 longues et pénibles minutes, on ponctionne 10 litres de leur sang chaque jour ! Elles sont traitées comme des machines, des machines à produire des molécules du vivant : en effet, une hormone spécifique fabriquée par les juments exclusivement au cours des 4 premiers mois de gestation est l’objet de toutes les convoitises.
vidéo
Dans ces « fermes à sang » cauchemardesques qui fourniront le laboratoire MSD (Merck Sharp & Dohme), des juments sont donc inséminées puis quotidiennement vidées d’une partie de leur sang jusqu’à ce que cette hormone cesse naturellement d’être produite (aux alentours du 120 ème jour, sur les 11 mois que compte ordinairement une gestation équine). Leurs poulains ne sont dans leur ventre que pour permettre aux Hommes de récolter le sang de leur mère contenant ce « précieux » PMSG : Pregnant Mare Serum Gonadotrophine (« Sérum gonadotrophine de jument gravide  » – Gravide veut dire « pleine »). Au bout de 4 mois elles seront avortées pour pouvoir recommencer rapidement l’opération ; voire même envoyées à l’abattoir avec leur petit dans le ventre.
On apprend notamment dans ce documentaire le nombre effarant de millions de dollars récoltés sur le dos de ces pauvres animaux… Ces personnes qui engrossent des juments, les saignent pendant des semaines et les font avorter ensuite, en laissant même certaines mourir sur place d’épuisement à cause du retrait de leur sang en si grande quantité, est-ce que éventuellement ça fait aussi partie des gens qu’on va devoir plaindre si ils perdent leur job?
Les doses d’hormones ainsi recueillies sont commercialisées par les laboratoires Merck Sharp & Dohme à l’intention de l’industrie agro-alimentaire afin de réguler les cycles d’ovulation des élevages animaux y compris ici même en Europe. L’exploitation animale au service de l’exploitation animale, en somme…
« Le sang prélevé chez les juments gestantes est particulièrement demandé, car il contient une hormone précieuse utilisée pour produire un médicament vétérinaire requis par l’industrie du porc. (Entre autre.)
Le PMSG est l’ingrédient principal de plusieurs produits qui induiront artificiellement les périodes de chaleur chez les truies reproductrices pour obtenir une reproduction plus rapide et plus synchronisée. » précise le siteThe Dodo.
Truies mais aussi vaches, brebis, chèvres…
Pourquoi de telles pratiques ?
Ces hormones permettent notamment de raccourcir le temps entre une mise-bas et la prochaine insémination artificielle chez les bovins, ovins et caprins ; d’induire des ovulations précoces chez les cochettes (truies pré-pubères) afin de les rendre « opérationnelles » plus tôt ; de provoquer des mega-oestrus (des ovulations en quantité plus abondante que la normale) chez les truies adultes pour qu’elles « produisent » encore plus de petits à chaque portée ; et également de synchroniser les chaleurs d’un cheptel entier. C’est tellement plus pratique pour les éleveurs industriels de synchroniser toutes leurs « machines de production » (les mères) pour obtenir ainsi des « lots de produits » (les petits) qui grandiront au même rythme, changeront de hangars en même temps, partiront à l’abattoir le même jour etc…
Sur cette page relative à la maitrise de l’oestrus et de l’ovulation en vue de l’IA (IA = Insémination Artificielle) on notera le cynisme de cette phrase, (paragraphe Application de la P.M.S.G. ) :  » La P.M.S.G. est administrée par injection intramusculaire dans le cou ou dans le gigot au moment même où l’éponge est retirée du vagin. » Dans le « gigot ». Même pas encore abattues, et déjà on parle de leur cuisse comme d’un morceau de viande…
Et en Europe ?
L’importation européenne se fait par le biais de la compagnie allemande IDT Biologika et la branche suisse de Merck Sharp & Dohme Santé Animale. L’opération rapporte des millions d’euros depuis 30 ans et échappe complètement au contrôle des autorités européennes et suisses. Le principal exportateur, Syntex Uruguay, envoie jusqu’à 2,2 millions d’euros en Europe par mois ! Sans Merck Sharp & Dohme pour acheter les hormones, ces fermes à sang n’auront pas d’autre choix que de cesser de torturer des juments.
Et merde, quoi !
Encore un truc dont les consommateurs ne sont jamais informés, encore une abomination cachée de l’élevage, quand on se tue littéralement à expliquer que l’élevage est un puits d’horreurs sans fin ! Sans fin ! Qu’on vienne nous parler des « traditions de chasse depuis la nuit des temps », tiens, pour essayer de voir le rapport entre la chasse de la nuit des temps pour sauver de la famine quelques millions d’humains disséminés sur la planète, avec le business sordide actuel alors que justement, maintenant grâce à l’agriculture on peut parfaitement vivre sans se nourrir de chair animale !
Une pétition est disponible pour faire pression sur Merck Sharp & Dohme.
Sources
Turning Horse Blood into Profits – The Dodo
The Trade with Horse Blood and Pregnant Mare Serum Gonadotropin (PMSG) in the United States, Argentina and Uruguay – Animal’s Angels
Auteur Michèle végé
 
 
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 10:17
À ne pas manquer ce soir sur  France 3 : L'animal est une personne.

L'OABA et son troupeau du bonheur ont participé au tournage du film documentaire inédit écrit par Franz-Olivier Giesbert, intitulé "L'animal est une personne". Il sera diffusé le lundi 23 novembre à 20h50 sur France 3. Notre directeur Frédéric Freund apparaîtra vers la 45ème minute.

OABA : oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs : http://www.oaba.fr/

À DIFFUSER LARGEMENT !

 

 

SYNOPSIS DE L'ANIMAL EST UNE PERSONNE

Depuis longtemps, l'agriculture est devenue une industrie. Les animaux sont élevés et abattus dans des conditions sur lesquelles trop de monde ferme les yeux. La souffrance animale, pourtant prouvée, est largement évacuée par les producteurs de viande qui exploitent les animaux comme une matière première dénuée de conscience. Cependant, des éleveurs, des bouchers et d'autres professionnels de la filière ont compris que le bien-être animal, qui implique par exemple des troupeaux en liberté dans des champs, est intimement lié à la qualité de la viande et qu'il est urgent de changer les méthodes industrielles actuelles.

LA CRITIQUE TV DE TÉLÉRAMA DU 21/11/2015

On aime beaucoup

Après s'être engagé pour la cause des bêtes dans un essai (1) , Franz-Olivier Giesbert réitère à l'écran son cri d'alarme contre les pratiques de l'industrie alimentaire. Le journaliste interroge les paradoxes de notre société : tandis que la connaissance scientifique de l'animal et de son ressenti s'affine, que nos compagnons domestiques sont de plus en plus choyés, une grande partie d'entre nous ferment les yeux sur les conditions d'élevage et d'abattage cruelles induites par la production intensive de viande.

Le film, riche en chiffres et statistiques, explique les principaux sévices subis par les animaux (porcs entassés qui ne hument jamais l'air frais, animaux non étourdis avant la mise à mort, vaches laitières traites à un rythme effréné...). Le journaliste montre la difficulté à filmer une industrie opaque, donne la parole à des éleveurs accablés, pris dans le système productiviste sans réussir à en vivre, mais présente aussi le travail de professionnels soucieux du bien-être animal, qui enjoignent le consommateur à manger moins de viande.

Franz-Olivier Giesbert met en cause la grande distribution, souligne l'inefficacité de certains services de l'Etat, mais ce film, qui laisse aussi une large place aux observations de scientifiques sur les capacités émotionnelles et cognitives des animaux, est plus une réflexion argumentée sur notre rapport à l'animal et notre responsabilité envers lui qu'une enquête. Un message volontariste percutant, dont la diffusion à cette heure de grande écoute est nécessaire. — Marie-Hélène Soenen

 

(1) L'animal est une personne. Pour nos frères et soeurs les bêtes, paru en 2014 chez Fayard.

 

 

 

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 11:06
Elle s'appelait  Diesel... + les puces de Luce Lapin.

L214 Ethique et Animaux


Diesel était une chienne de 7 ans. Elle fut tuée ce matin dans l'appartement où elle avait été envoyée "pour jauger la menace" lors du raid à Saint-Denis.
Dévouée corps et âme à ses "maitres", et ignorant qu'on l'envoyait à la mort.
L'utilisation de Diesel dans cet assault laisse un goût amer. Une chose est sûre, elle aussi, comme toutes les autres victimes, avait une vie à vivre. Elle s'est brutalement arrêtée. Immense tristesse.

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À Consulter régulièrement les Puces de Luce Lapin :
 
Consulter aussi régulièrement les Puces de Luce Lapin :
 
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 10:41
À GARDER ET À CONSULTER RÉGULIÈREMENT !

TRÈS IMPORTANT : ne pas oublier de vous rendre régulièrement sur le site  Politique et Animaux et de ne pas manquer d'y retourner à chaque élection !!!

 

 

http://www.politique-animaux.fr/

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