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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:11

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 12 février 2017 

TEL 06 76 99 84 65 


Pour un nouvel humanisme. 

 

 

Dans le souci de frapper d’ostracisme les écologistes biocentristes, les lobbies de la chasse, de la tauromachie, de la « zootechnie », c’est-à-dire de l’élevage concentrationnaire, falsifient le grand débat des idées, à défaut de récuser, sur le fond, la valeur de l’éthique nouvelle.
Nos détracteurs, tortionnaires d’animaux, destructeurs de la nature, exploiteurs avides, feignent de discerner dans notre pensée et notre politique une opposition d’intérêts et de considérations entre l’humain et le reste de la biosphère.
Pour eux, nous sacrifierions l’homme au profit de la nature et par antispécisme préférerions les autres espèces à la nôtre.
Qu’il y ait des misanthropes du ressentiment ici et là ne prouve rien en faveur ou à l’encontre d’une proposition éthique et politique.


Historiquement, des penseurs humanistes, dans la lignée des Lumières, posèrent la question de la condition animale et du rapport à la nature bien avant que la paléontologie, la génétique, l’éthologie révèlent une unité fondamentale du vivant.
Jean MESLIER, CONDORCET, Jules MICHELET, Victor HUGO, Rosa Luxembourg témoignent de cette filiation spirituelle alliant l’humanisme et le respect des êtres sensibles.


Présentement, dans l’ordre politique, deux vices absolus doivent être récusés pour concilier le souci de l’humain et celui de la biosphère.
Ces vices ont pour noms : cruauté et culte du profit.
La cruauté existe, même si elle se pare du masque menteur de la tradition, des us et coutumes, des pratiques anciennes.
En Occident, des hommes chassent non pas pour se nourrir, pour se protéger d’agressions redoutables, mais à titre de loisir, d’activité ludique.
Or, tuer pour se distraire est une faute contre l’esprit.
En Occident, mais également dans d’autres régions du monde, des humains érigent en spectacle la torture d’animaux : corrida, combats de coqs, électrocutions en Chine de tigres maintenus dans des cages.
Les lâches convenances, les prudences débiles, interdisent d’énoncer que la rencontre de la souffrance d’un être sensible et de la jouissance d’une foule constitue une perversion, un sadisme dégradant et inquiétant.


L’habitude, la multitude des adeptes, le conformisme social ne retirent rien à l’horreur de ces pratiques qui avilissent l’humain et révèlent sa part d’ombre, cet anéantissement de la conscience que l’on retrouve chez le pervers qui maltraite l’enfant, chez le tortionnaire qui tourmente ceux placés par les circonstances à ses caprices.
Pour changer notre rapport au vivant, il convient d’instruire les humains contre leurs pulsions sadiques les conduisant à étouffer en eux la compassion que nous devons éprouver envers tout être susceptible de ressentir, comme nous-mêmes, la souffrance.


Il faut une forte dose de  pusillanimité, à nos contemporains, pour s’accoutumer aux loisirs et spectacles impliquant la mort donnée.
Abolir ces pratiques s’imposent pour accéder à une nouvelle civilisation plus empathique.
Toute violence dirigée contre l’animal immunise contre la répulsion qu’inspire, chez un humain hominisé, la cruauté à l’encontre de ses semblables.
La chasse-loisir n’est qu’une guerre ludique offerte à des frustrés privés de la fièvre de massacrer d’autres hommes.
La corrida est fille des jeux du cirque romain où des esclaves mouraient pour la jubilation des foules toujours promptes à se ruer aux spectacles de supplices.
Mais la cruauté n’est pas la tare la plus répandue dans notre espèce.
L’immense majorité de nos contemporains éprouvent une saine révulsion face à la chasse et à la tauromachie dont la persistance funeste n’est due qu’au poids des lobbies et à la médiocrité de la classe politique.
Une autre tare affecte l’homme contemporain et endeuille nos sociétés.
C’est le culte du profit.
Pour faire de l’argent, des filières se sont constituées pour exploiter les animaux en niant leur qualité d’êtres sensibles. La zootechnie produit de la viande, des œufs et du lait dans de véritables usines où les vaches, les porcs, les poules deviennent de pures marchandises.
Dans ces univers concentrationnaires, les animaux perdent toute identité. Ils n’ont plus de nom et leur sort individuel n’intéresse pas l’éleveur qui raisonne en masse et par milliers d’unités de production.
Dans ces élevages, les besoins physiologiques et éthologiques des animaux sont niés.
L’abattage s’industrialise, pendant que perdurent les modes rituels, superstitieux de mise à mort dans la souffrance pour assouvir les besoins de sacrifices des dieux.
Le culte du profit obsède notre société qui lui offre en pâture les milieux naturels, les animaux et même les humains, victimes inconscientes d’un système nocif.


Le bétail doit être rentable.
Et les humains aussi.
En cela, le biocentrisme est un humanisme qui place l’humain au-dessus de la monnaie, des flux financiers, de la spéculation des prévaricateurs, grands imprécateurs appelant à l’effort, au sacrifice, à la flexibilité, à l’austérité pour autrui, tout en se gavant voracement.
En politique, les agents du Marché rêvent de supprimer massivement les emplois publics. Cinq cent mille pour l’un, trois cent mille pour l’autre !
Telle grande société, à l’instar d’EDF ces jours-ci, se glorifie de supprimer des emplois.
Tel candidat aux élections se propose de fusionner les mutuelles, non pas pour en améliorer les services, mais pour réduire le nombre de femmes et d’hommes travaillant dans ces structures. L’objectif des serviteurs du Marché est de faire des économies.
Ils disent : faisons des économies.
Économies de quoi ?
D’argent.
Ils n’assument pas la portée de leurs compulsions qui se manifestent en vies brisées, en accroissement de la précarité.
Pour eux, une victime de la vie, percevant une aide sociale de 500 Euros par mois est un « assisté » et le proche parent d’un nanti percevant 5000 Euros par mois est un « assistant ».
Congédions les économies d’argent pour économiser la misère, le sous-emploi, la précarité.
Si l’on se souciait, à l’inverse de leur politique, de créer des emplois en méprisant le culte dégradant du profit.
Le profit érigé en dogme supprime les emplois salariés et remplit les usines à viande.
Le sort de l’animal, le sort de la nature et celui de l’humain sont indissociables.
Cultiver la cruauté et la pulsion de mort préparent à la guerre, aux violences, à la banalité du mal.
Célébrer le profit conduit à soumettre le vivant à la loi du Marché qui sert les intérêts d’une petite caste féodale au détriment des êtres vivants.
Le biocentrisme est un nouvel humanisme qui invite l’humain à prendre en charge et en soin la vie sur terre.
Mais incapables de débattre, de réfuter, d’argumenter, les tenants de la société négationniste des droits du vivant, préfèrent feindre de ne pas comprendre cette élévation, cet élargissement du cercle de la bienveillance.

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:20

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 8 janvier 2017 

Tél. 06 76 99 84 65 

 

 

 

 

L’important : c’est l’oiseau.

 

 

 

 

 

Lorsque surviennent des intempéries, les médias formatés décrivent complaisamment les inondations, les routes verglacées, les rues enneigées, le petit ou
grand froid, les sécheresses persistantes, le vent dévastateur, sans jamais mentionner les effets de ces calamités sur la faune.
Un lotissement immergé, des automobilistes en difficulté, des gamins jouant dans la neige, des viticulteurs sinistrés feront l’objet d’interminables reportages
parfaitement interchangeables.
Mais l’incidence du froid, de l’enneigement, du gel des plans d’eau sur l’avifaune n’atteint jamais l’esprit étriqué des informateurs radotant.
Les médias demeurent sinistrement anthropocentriques et nullement biocentriques.
Nulle campagne d’incitation à nourrir les oiseaux en hiver. Ceux qui le font constatent un fait inquiétant. En alimentant forces mangeoires, comme je m’y
adonne depuis suffisamment d’années, on mesure la raréfaction de la nature ordinaire, celle de nos parcs et jardins et,plus encore, celle des campagnes
empoisonnées par l’agrochimie.
L’humain se mue en animal dénaturé, arraché de sa condition d’être vivant, il habite dans des espaces artificialisés, des univers de béton, d’acier et de
verre, dépourvu de toutes formes de vies.
Qu’est-ce qui est le plus préoccupant dans l’univers urbain ?
La pollution ? La violence ? La ségrégation ethnique ?
Sans doute.
Mais ce qui frappe un observateur éveillé, non conditionné au nombrilisme spéciste, c’est la disparition du vivant.
Ce qui signe l’échec de notre civilisation, pas moins, tient à la disparition, dans les villes hostiles à la vie, des moineaux domestiques qui cohabitèrent
avec les hommes durant des siècles.
Les villes deviennent des déserts d’avifaune et vous rencontrerez des hommes « nuisibles » pour ânonner que les pigeons, les moineaux et autres compagnons
ailés souillent, propagent des maladies.
L’idiotie et les préjugés totalement infondés ne sont pas propagés par les oiseaux !
Pour les obscurantistes, les oiseaux ne servent à rien, les renards envahissent les périphéries des métropoles, les sangliers prolifèrent, les loups persécutent
les bergers et l’homme peut aseptiser la terre pour satisfaire ses pulsions de domination, son culte du profit maximisé, pour répondre à ses besoins de
violences traditionnelles.
Toutes ces idées reçues, propagées à dessein par les lobbies contre nature, sont fausses.
En marge des médias formatés, sachons que l’important, c’est l’oiseau et qu’il faut, en présence d’une innovation technologique, d’un phénomène climatique,
d’un mode de production ou d’un loisir, s’interroger sur leurs conséquences pour les autres formes de vies avec lesquelles nous partageons la terre.
L’humain est criminel d’électrocuter les grands oiseaux, de piéger les passereaux cavernicoles dans les poteaux métalliques creux du téléphone, de tracer
des routes en bordure de marais, de disperser des biocides dans ses cultures, de transformer les forêts en usines à bois et les montagnes en parcs à moutons,
d’exploiter et de croître au détriment des autres espèces.
Puis, il y a les sadiques qui « aiment jeter du plomb dans les arbres qui chantent » (Edmond ROSTAND) et tous ceux qui par paresse morale considèrent que
les tueurs participent du décor sociologique et que la chasse, la guerre, la tauromachie sont des fatalités auxquelles il convient de se résigner pour
ne pas encourir le risque d’être étiqueté extrémiste .
Une révolution culturelle s’impose : il faut désormais penser à la nature.
Le poète et le scientifique ont raison : l’important, c’est l’oiseau.

 

 

 

 

 

Gérard CHAROLLOIS

 

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 10:08

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS

Le dimanche 9 octobre 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

Une force politique pour défendre la nature et la vie

 

J’appelle les écologistes, les naturalistes et les animalistes à une rencontre, le samedi 15 octobre, à partir de 14 heures, à l’AGECA 177 rue de CHARONNE,
PARIS XI.

 

Notre objectif est de constituer une force pour le vivant qui, sur le terrain politique, dans l’acception la plus élevée du mot, traduira les aspirations
et les combats des associations de défense de la nature, des animaux et des hommes confrontés aux agressions de la société contemporaine.

 

Comme toujours, partons des faits, des données objectives, avant de construire une stratégie.

 

Or, les faits sont éloquents.

 

En 1971, le pouvoir politique créait un ministère de l’environnement. Le club de ROME, les médias, le militantisme associatif bouillonnant découvraient
les problèmes liés à la surpopulation, aux pollutions, à la destruction de la faune, de la flore et des milieux naturels.

 

En ce temps-là, on se battait pour la VANOISE et le 10 juillet 1976, la France adoptait une grande loi en faveur de la protection de la nature.

 

Trois ans après, le 2 avril 1979, l’Europe  édictait une importante directive, relative à la conservation des oiseaux, arme efficace pour faire reculer
la féodalité cynégétique, sur les dates d’ouverture de la chasse, au terme d’une vingtaine d’années de procédures devant les juridictions nationales et
la cour de justice de l’Union Européenne.

 

En ce temps-là, un vent « progressiste » soufflait sur la société.

 

Désormais, depuis une vingtaine d’années, les négationnistes des droits des animaux et de la nature opposent une résistance farouche aux avancées auxquelles,
avec une majorité silencieuse, nous aspirons.

 

        Les politiciens, les médias servent les intérêts des tortionnaires et des tueurs en tous genres.

 

Pensons aux détournements de fonds publics opérés par certains présidents de régions au profit du lobby chasse, par ailleurs surabondamment pourvu d’argent.

 

Constatons que le samedi 1er octobre se tint à PARIS un événement contre la chasse remarquablement préparé par le monde associatif. Le même jour, des tueurs,
pas plus nombreux que leurs opposants, se rassemblaient à MONT DE MARSAN, pour demander le droit de tuer des ortolans (espèce menacée).

 

Or, une certaine presse mentionna le second rassemblement, en passant sous silence le premier.

 

A l’évidence, l’immense majorité de nos contemporains souhaite la protection des ortolans, au même titre qu’elle demande la protection des loups, des dimanches
sans chasse, l’abolition de la torture tauromachique.

 

Mais que vaut cette majorité face aux politiciens ?

 

Rien, pour les professionnels de l’élection qui se disent que leur achat des voix des chasseurs ne sera pas sanctionné par une opinion tenue dans l’ignorance
de leurs turpitudes et pas suffisamment informée sur ce sujet subalterne pour nos « sociologues » médiatiques.

 

Les politiciens savent que les Français n’aiment plus la chasse, mais qu’avec une bonne censure, le sujet sera mineur, dérisoire, sans incidence sur les
choix électoraux dictés par un pur réflexe de rejet des successives équipes en place.

 

Nous ne vivons plus les élans de générosité, de conquêtes civilisatrices des années 1960.

 

La société est en phase régressive, victime en France, avec quelques décennies de retard, du syndrome THATCHER  REAGAN.

 

En 1989, les présidents de fédérations départementales des chasseurs créaient un parti politique : le CPNT, chasse, pêche, nature et traditions, dont la
raison d’être est la défense de tous les actes de cruauté et de mépris affectant les animaux, chasse, corrida, gavage, élevage concentrationnaire.

 

Ce parti infiltre actuellement l’ex-UMP qui lui offre des postes éligibles dans les régions.

 

Il faut inverser le rapport de forces pour faire triompher les valeurs du biocentrisme, aux antipodes de celle du CPNT.

 

LES VERTS, parti écologiste très anthropocentré, n’assument pas la lutte contre la chasse, la corrida, les actes de cruauté envers les animaux.

 

Ce parti pouvait être l’antidote du CPNT.

 

Ces questions ne font pas partie de ses priorités programmatiques lorsqu’il négocie un partenariat, un accord de législature avec des alliés.

 

Personnellement, je répugne aux tares de la politique.

 

Ses querelles d’égos, ses meurtres entre copains pour verrouiller une chapelle, ses exacerbations de carriérisme abaissent et ne sauraient m’occuper un
seul instant : d’où mon refus prolongé de « faire de la politique ».

 

Toutefois, face au naufrage actuel, je considère de mon devoir d’appeler à la constitution d’une force pour le vivant dont le premier mérite sera d’élever
le débat, s’orienter vers les sommets, là où il n’y a guère de concurrence.

 

Ce parti n’a nullement vocation à être celui d’un homme.

 

Ce doit être un instrument au service de la cause de la vie.

 

J’entends les « sociologues médiatiques » se gausser : « quoi ? un parti animaliste, contre la chasse » !

 

En fait, ils confondent la vague et la marée.

 

En évoquant des sujets triviaux, nous touchons aux fondements d’une civilisation.

 

Penser l’avenir, c’est s’interroger sur notre rapport à la vie, à l’anéantissement des espèces, à ce qui vaut.

 

Un vieux monde est mort.

 

De nouvelles valeurs émergeront de ses ruines idéologiques.

 

La vie et la nature se substitueront aux anciens sacrés déchus.

 

Le sacré est ce qui mérite un sacrifice.

 

Ce que nous voulons sacrifier à notre sacré s’appellent : la cruauté, la cupidité, le profit érigé en but absolu.

 

Gérard CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

 

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 10:59

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 28 août 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

L’animal : une question de civilisation.

 

 

Façonnée par les monothéismes, la société mondialisée confine l’animal à un rang inférieur, souvent à celui des choses, des marchandises et même des souffre-douleurs,
des symboles expiatoires.

 

C’est que les mythes fondateurs du monde contemporain intimaient à l’homme de devenir « comme maître et possesseur de la nature », « effroi de toutes les
bêtes dont il peut disposer ». Et les prescripteurs antiques d’enjoindre à l’homme de « croître et multiplier, jusqu’à emplir la terre » !

 

Bref, l’humain devait se comporter dans la biosphère, exactement à l’instar d’une cellule cancéreuse dans un organisme.

 

Ces prescriptions, divinement nocives, fondèrent une civilisation dévastatrice pour la planète, infernale pour les animaux et, par ricochet, pour les hommes
eux-mêmes instruits à dominer, asservir, exploiter, éliminer ce qui dérange.

 

Nous assistons, présentement, à une rupture de civilisation générée par les progrès des connaissances en paléontologie, science de l’évolution des espèces,
 biologie moléculaire, éthologie, écologie qui convergent vers une vérité objective : l’unité du vivant dans la diversité des formes.

 

Longtemps ignorée, la question animale émerge, tant dans la philosophie que dans la vie quotidienne des humains.

 

La fréquentation des animaux dits de compagnie, la constatation de la raréfaction de la faune, l’industrialisation massive de l’élevage et de l’abattage,
la cruauté effrayante de certaines traditions sanguinaires, appellent une remise en cause des dogmes anciens.

 

S’impose, aux esprits de tous, une interrogation critique face à la traditionnelle rupture radicale entre l’humain/animal et les autres espèces.

 

 

 

Les brutalités d’employés des abattoirs suscitent de vives réactions dans l’opinion publique, contraignant des ministres, par ailleurs hermétiques à la
sensibilité envers les animaux, à réagir, au besoin en faisant fermer des établissements.

 

Bien qu’encore minoritaire, des contemporains réduisent considérablement leur consommation de viande ou y  renoncent totalement et le grand public entend
parler du phénomène dit "vegan", de moins en moins confidentiel.

 

Tout ceci participe d’un mouvement de fond, d’un changement de civilisation auquel s’opposent des forces passéistes dont la chasse, l’élevage, la tauromachie
constituent les noyaux durs de réactions violentes parce que vaines.

 

Eu égard au stade d’évolution des connaissances et des mentalités, l’heure est venue d’abolir, par la loi, tous les usages cruels de l’animal à des fins
de loisir et de spectacle.

 

Puisque l’animal est un être sensible, ce qui est reconnu quasi-universellement, le temps est venu d’interdire la chasse loisir, la tauromachie et l’utilisation
des animaux dans les jeux et spectacles.

 

Lorsque je qualifie « d’arriération » la chasse et le goût des spectacles de mort, je n’injurie nullement des pratiques, mais les décrit sociologiquement.

 

Tuer pour se distraire, pour jouir de la mort d’un être sensible, relèvent d’une arriération puisque la connaissance et la conscience invitent au respect
et à la bienveillance envers cet autrui différent, mais partageant, avec nous, le sort de vivre.

 

 

Il serait du devoir de l’État de légiférer, conformément aux souhaits d’une majorité de citoyens, en abolissant la mort loisir et la mort spectacle.

 

Bien sûr, l’État ne respectera pas ce devoir de civilisation.

 

Pourquoi ?

 

Parce que les démocraties actuelles ne sont que des leurres, des écrans factices, des illusions entretenues à dessein pour préserver des intérêts très privés.

 

Combien sont-ils les électeurs, sujets captifs de la propagande insidieuse, à savoir qu’en votant pour Monsieur X, ils optent pour la chasse, la corrida,
la fin des services publics, le sacrifice des droits acquis des petites gens, la mort des loups et des droits sociaux, la perpétuation des privilèges de
la fortune ?

 

La propagande vise à occulter ces faits, ces évidences qu’il faut taire.

 

Ainsi, la question « animale » se trouve indissociablement liée à l’échec actuelle de la démocratie.

 

 

 

Gérard  CHAROLLOIS

 

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POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 11:43

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 12 juin 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

L’humain : cet animal séparé.

 

 

Qu’y a-t-il de commun entre les faits suivants, qui font l’actualité, du jour et qui révèlent les failles, erreurs et fautes d’une société ?

 

--- Le préfet de la DRÔME refuse la mise en réserve d’une partie du fleuve, soumettant tous les oiseaux d’eau aux tirs des tueurs agréés ;

---- En LOIRE ATLANTIQUE, les électeurs formatés au panurgisme répondront « Oui » aux destructeurs de nature qui veulent offrir à l’un des grands oligarques, son aéroport au détriment d’une zone humide ;

--- Dans les ALPES du sud, les nervis d’un syndicat agrochimique menaçaient de perturber une course cycliste Italienne au motif qu’un loup figurait sur le logo de la manifestation ;

--- En DORDOGNE, un voisin irascible et paranoïde, obtient d’un magistrat qui n’a sans doute jamais entendu parler ni de la  convention de RAMSAR, portant protection des zones humides, ni de la disparition des amphibiens, ni de l’article premier de la loi du 10 juillet 1976 édictant : « Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde du patrimoine naturel dans lequel il vit », le comblement d’une mare, de son voisin, au motif que les grenouilles coassent en mai ;

----  En SAONE ET LOIRE, des sadiques obtiennent du préfet l’autorisation de jouir de la persécution, aux terriers, des blaireaux,pendant neuf mois de l’année.

 

 

 

 Partout, sous des prétextes fallacieux, pour faire de l’argent sale ou pour se défouler, des hommes « nuisibles » tuent, torturent, dévastent, artificialisent la nature qui se meurt et persécutent la vie sous toutes ses formes.

Bien sûr, il y a nos semblables, ceux qui ont rompu avec l’arrogance, la cupidité, la cruauté, la perversion et qui veulent élever la condition du vivant en grandissant la dignité humaine indissociable du respect.

Mais, il y a aussi, nos dissemblables, et leurs méfaits.

 

Or, ce n’est pas que dans le PERIGORD que des aigris comblent des mares. Ce n’est pas  qu’à NOTRE-DAME-DES-LANDES qu’un oligarque bétonne et asphalte. Ce n’est pas  que dans la DRÔME qu’on massacre les oiseaux d’eau et qu’en BOURGOGNE que des pervers tourmentent des blaireaux et autres renards.

Sur la planète entière, des humains irresponsables sèment la désolation et s’imaginent être d’une essence autre que celle de la biosphère, orgueil infondé et qui sera fatal à l’espèce.

La nature n’appartient pas à l’homme. Elle l’inclut et du très grand, forces cosmiques, à l’infiniment petit, forces virales, le péril pourrait bien rabattre de cet orgueil mégalomaniaque.

Ceux qui nous dénigrent, que nous dérangeons dans leurs perversions ou leurs sordides intérêts, feignent de croire que nous, biocentristes et antispécistes, voulons abaisser l’humain, le faire « marcher à quatre pattes », renier les droits de l’homme, pour leur opposer les droits de la nature.

Les ennemis de la terre ajoutent ainsi à leurs nuisances, une malhonnêteté, en donnant une interprétation radicalement contraire aux faits.

Les droits des uns n’enlèvent rien aux droits des autres.

Le biocentrisme enseigne le respect de toutes les vies et l’amour de la diversité des espèces.

Entre les ennemis de la terre qui pensent que la nature appartient à l’homme qui peut dès lors l’exploiter frénétiquement et nous, il y a davantage qu’un conflit d’opinion : une véritable mutation culturelle.

L’écologie pense la bifurcation de civilisation qu’amorce l’ère du numérique et de la biologie maîtrisée.

Par-delà les doutes et les espoirs, il nous revient de définir ce quenous ferons de la maîtrise.

Celle-ci doit être au service du vivant, orientée contre la souffrance et la mort, ce qui passe par le respect des êtres.

 

 

Nous sommes monistes en ce sens que nous savons qu’existe une unité fondamentale du vivant.

Pour les ennemis de la terre, l’animal humain est séparé de la biosphère, d’une autre essence.

Les animaux sont de la nature. Les humains sont de la culture. Or, la culture n’est jamais que la nature de l’humain.

 

La simple contemplation des faits, du déroulement d’une vie suffisent à démontrer l’absurdité de ce dualisme.

L’homme serait un animal comme les autres, s’il existait un seul animal « comme les autres « .

Chaque espèce et, au sein d’une espèce, chaque individu, possèdent leur « propre », leur spécificité, leurs capacités physiques et cognitives, leurs adaptations à tel ou tel milieu, leurs aptitudes à la marche, la nage, le vol ou la résolution des équations.

 

Elever la condition animale, assurer une protection de la nature,pour elle-même et non pour le seul profit, ajoutent aux droits de l’homme, car lui aussi s’avère victime de la société d’exploitation.

Honte aux oligarques et aux partis politiques qui les servent, car, ces parasites sociaux gagnent en une année autant qu’un salarié durant toute sa vie et osent injurier les « privilégiés » qu’ils exploitent !

Honte à ceux qui tuent, supplicient la vie et s’imaginent au-dessus de la condition des vivants, jusq’au jour où le déclin dément leur arrogance !

 

 

 Gérard CHAROLLOIS

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:29

Dans cette vidéo, Matthieu RIcard résume son livre "Plaidoyer pour les animaux", dans son soutient pour le film "My Life's a Cage"http://www.mylifesacage.com/

Merci de partager ce lien :

 

https://www.youtube.com/watch?v=oNVSae6lvgA

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 10:49

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS le dimanche 3 avril 2016

Tél. 06 76 99 84 65

 

 

Chers(e( amis(e du comité de soutien,

 

A l’heure où fleurissent les candidatures plus ou moins écologistes, à l’élection présidentielle à venir, je dois exprimer notre détermination irréductible à porter la voix du biocentrisme et à constituer, avec tous ceux qui le veulent, une force pour le vivant.

 

Nous irons à cette bataille, dans le cadre d’une éventuelle primaire de l’écologie. A défaut d’une primaire, afin d’illustrer des propositions claires, concrètes, loyalement assumées dont vous trouverez  les priorités, ci-dessous, dans le domaine de la protection animale, nous assumerons une présence écologiste et, en toute hypothèse construirons un instrument politique promouvant nos valeurs.

J’aborderai, dans les prochains éditoriaux, les priorités quant à la sauvegarde des espaces naturels, puis, des mesures  dans l’ordre économique et social.

Seule, la candidature éventuelle de Nicolas HULOT, en l’état de la situation du pays, justifierait l’abstention de ma candidature et non l'abstention de créer un outil politique au service du vivant.

Par-delà les péripéties de la préparation de la présidentielle de l’an prochain, je vous invite à constituer, dans les mois à venir, une force pour le vivant qui portera, en politique, les valeurs et l’éthique qui sont les nôtres.

Le 8 octobre prochain, à PARIS, nous réunirons, sans exclusion aucune, tous ceux qui veulent agir pour l’arbre, l’animal et l’homme et construire ce rassemblement.

En aucun cas, nous devons ajouter à la cacophonie actuelle des partis, courants, sous-courants qui stérilisent l’écologie politique.

Il faut appeler tous ceux qui de bonne foi, oubliant les démesures d’égos, servent la cause du  vivant.

Deux constats s’imposent :

Depuis des décennies, en France, malgré l’accession au gouvernement d’individus issus d’un parti écologiste, la cause animale et la protection de la nature ne bénéficient que d’avancées marginales, souvent arrachées au pouvoir politique, à coups de procédures juridictionnelles.

Les lobbies de la mort et de l’exploitation font la loi et nous ne devons quelques limitations de la chasse aux oiseaux migrateurs ou des améliorations insuffisantes des conditions de l’élevage, qu’à des conventions internationales et des directives de l’Union Européenne.

 

 

Autre fait indéniable :

L’écologie politique ne cesse de s’effondrer dans les élections et dans les sondages annonçant de futures intentions de votes dérisoires.

Les causes sont multiples, mais tiennent d’abord à l’ambiguïté du positionnement et à l’évidence des querelles d’ambitions strictement personnelles, sans enjeu éthique.

Or, un engagement ne vaut que s’il sert un puissant dessein.

Il n’y aura de changements que si nous parvenons à créer un rapport de  force politique.

Ce défi n’est point individuel.

Je ne comble aucune carence narcissique, ni aucun besoin de carrière, en menant ce combat.

Cette force pour le vivant, que nous allons construire, est  votre instrument pour faire gagner ce que nous aimons et faire reculer la barbarie des terroristes qui massacrent notre faune, torturent les animaux d’élevage, chosifient des êtres sensibles.

Ne les laissons plus faire et ne faisons pas semblant de ne pas savoir, par pure lâcheté, par démagogie politicienne, par inconsistance morale.

L’éthique du respect du vivant et de l’amour de la nature nous habite.

Nous proclamons notre condamnation de la mort loisir et de lamort spectacle.

Nous refusons l’aseptisation de la biosphère et son asservissement à la cupidité et à la cruauté humaines.

Et puis, il y a, en politique, ce qu’il faut réaliser immédiatement, dans le délai de six mois d’une participation à une majorité et un gouvernement de coalition.

Il y a ce qui est non négociable et doit constituer un préalable à une entente avec d’autres formations politiques d’avancées et de conquêtes d’un mieux vivre.

Je listerai ces points qui ne parachèvent pas  la société de nos vœux, mais qui représentent de vrais et solides acquis sur la voie d’une réconciliation de l’humain avec le vivant.

 

 

 Voici quelques mesures concrètes que nous devons exiger, dans le cadre d’un partenariat politique, mesures en faveur des animaux, appliquées dans les six mois de notre participation au pouvoir :

 

 

--- 1°  Abolition de la corrida ;

 

---- 2°. suppression de la chasse à courre et de la vénerie sous terre ;

 

---- 3°. Interdiction du piégeage et protection des espèces animales abusivement classées « nuisibles » ou « à problème » par les chasseurs : carnivores sauvages et corvidés ;

 

---- 4°.    Interdiction des abattages sans étourdissement préalable ;

 

.-----  

Etablissements de normes d’élevages conformes aux exigences physiologiques et éthologiques des animaux ;

 

---- 6° . Installations de caméras dans les centres d’abattages d’animaux, pour, d’une part, prévenir les actes de torture, d’autre part, sensibiliser et informer le public surla réalité de l’abattage ;

 

----  7°.  Prohibition de l’utilisation d’animaux dans les cirques et spectacles ;

 

----  8°.  Limitations des distances de transports d’animaux avant leur abattage ;

 

-----  9°.  Création d’un secrétariat d’état chargé de la protection animale et de la préservation de la nature ;

 

Cette liste, non exhaustive, sera complétée et affinée collégialement, pour répondre aux aspirations des militants de la cause animale.

La plupart de ces mesures, excepté l’abolition de la corrida, nécessitant le vote d’une loi, relèvent du pouvoir règlementaire.

Merci pour votre soutien, votre ardente mobilisation.

 

 

Note :

Deux revues, chez votre distributeur de presse, publient des articles exposant mon éthique et mon programme :

----  NEXUS, de mars 2016 ;

---   Magazine SOCIETY du premier au 14 avril.

A lire.

           Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ecologie ethique et radicale

Pour le respect des ÊTRES VIVANTS ET DES  EQUILIBRES NATURELS.

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 17:16
« Oui nous sommes solidaires avec l’oiseau englué »

Par collectif

« Nous pourrons être fiers de ce vote, car il signifiera que, tout en admirant les réalisations parfois extraordinaires de l’intelligence humaine, nous donnons la priorité à la conservation de la nature, c’est-à-dire au monde prodigieux des plantes et des animaux ».

Ainsi s’exprimait le député Roland Boudet dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, lors du vote historique de la première loi française sur la protection de la nature. C’était il y a 40 ans, en avril 1976. À l’époque, les parlementaires eurent le courage d’affirmer qu’il n’était plus raisonnable de clouer les chouettes sur les portes des granges pour conjurer le sort, que les terribles pièges à mâchoires devaient s’effacer des campagnes, que le DDT qui rongeait le vivant devait être banni, que les écureuils ne méritaient plus l’agonie et même que l’animal devait être reconnu au titre d’être sensible.


 

 

 

En revisitant les débats qui ont conduit à la promulgation de cette loi, on constate que l’Assemblée Nationale et le Sénat conjuguèrent un esprit d’éthique, retoquant les conflits de partis. Le sénateur Pierre Croze parla alors de « magnifique esprit de collaboration ».

Aujourd’hui, la nature se présente à nouveau dans l’hémicycle. Elle invite les parlementaires, comme leurs prédécesseurs, à l’accueillir avec compassion. À considérer les fantastiques potentialités qu’elle nous offre dès lors que nous assumons nos devoirs à son égard.

Aujourd’hui, il faut entendre les 320 000 citoyens qui ont signé la pétition visant à suspendre le piégeage de nos oiseaux familiers avec de la glu, tradition d’un autre temps. Oui nous sommes solidaires avec l’oiseau se débattant et tentant de s’arracher les plumes pour se libérer.

Aujourd’hui, nos parlementaires peuvent dire qu’il n’est pas acceptable de détruire des mammifères alors qu’ils donnent la vie et élèvent leurs jeunes. Oui nous compatissons avec les jeunes blaireaux agonisant de faim au fond d’un terrier dévasté par le déterrage des chasseurs.

Aujourd’hui, nos parlementaires peuvent admettre qu’il n’est pas compréhensible que le statut d’être sensible soit reconnu pour l’animal domestique alors qu’il ne pourrait l’être pour l’animal sauvage. Un chat éprouverait la douleur et pas un lynx ? Un canari souffrirait mais pas un chardonneret ?

Aujourd’hui, nos parlementaires peuvent considérer que les DDT d’hier sont les néonicotinoïdes d’aujourd’hui, des pesticides extrêmement nocifs. D’autres amendements tirent les consciences vers le bas. Ne restons pas indifférents. Faire reculer la souffrance animale ne relève ni du dogmatisme, ni de la sensiblerie, mais tout au contraire, d’une éthique élémentaire et progressiste. En ce début de XXIe siècle, nos parlementaires sont confrontés, comme le furent leurs prédécesseurs, à un choix déontologique qui ne s’inscrit ni à droite, ni à gauche, mais seulement au cœur de leur conscience. Nous comptons sur eux pour que cette loi biodiversité ne soit pas dénaturée et s’impose, elle aussi, dans l’histoire.

Les signataires de cette tribune sont Allain Bougrain Dubourg (président de la Ligue pour la protection des oiseaux), Sandrine Bélier (ancienne eurodéputée), Elisabeth de Fontenay (philosophe et essayiste), Aymeric Caron (journaliste), Boris Cyrulnik (psychiatre et psychanalyste), Franz Olivier Giesbert (éditorialiste et écrivain) et Frédéric Lenoir (philosophe et sociologue)


 

 

source :  http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/01/oui-nous-sommes-solidaires-avec-l-oiseau-englue_4874595_3232.html

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:47
Matthieu Ricard: «défendre les animaux, ce n’est pas dédaigner les hommes»

Les gens font souvent un mauvais procès aux défenseurs des animaux: ils seraient coupables d’insensibilité envers les hommes qui souffrent de par le monde, de faim, de misère, de par les conflits. Mais à y regarder de près, cet argument est complètement dépourvu de logique, affirme Matthieu Ricard, moine bouddhiste et écrivain français, qui offre une belle leçon de bienveillance

 
 

 

 

Défendre les animaux, cela ne veut pas dire dédaigner les hommes

A la suite de la publication du Plaidoyer pour les animaux*, l’un des reproches que j’ai le plus souvent entendu est qu’il est indécent de tourner son attention vers les animaux et de vouloir améliorer leur sort alors que tant de souffrances affligent les hommes en Syrie, en Irak, au Soudan et ailleurs. Le simple fait d’avoir de la considération pour les animaux serait une insulte au genre humain. Asséné avec un élan d’indignation qui a l’air de reposer sur les plus hautes vertus, cet argument peut sembler faire mouche, mais dès qu’on l’examine un peu, on s’aperçoit qu’il est parfaitement dépourvu de logique.

Si le fait de consacrer quelques-unes de nos pensées, de nos paroles et de nos actions à la réduction des souffrances innommables que nous infligeons délibérément aux autres êtres sensibles que sont les animaux constitue une offense aux souffrances humaines, qu’en est-il alors d’écouter France Musique, de faire du sport et d’aller se faire bronzer sur une plage? Ceux qui s’adonnent à ces activités et à bien d’autres deviendraient-ils d’abominables individus du fait qu’ils ne consacrent pas l’intégralité de leur temps à remédier à la famine en Somalie?

Comme le remarque justement Luc Ferry: «J’aimerais bien qu’on m’explique en quoi le fait de torturer viendrait en aide aux humains. Le sort des chrétiens d’Irak est-il amélioré parce qu’on dépèce en Chine des chiens vivants par milliers chaque année avant de les laisser crever pendant des heures, attendu que plus leur douleur est atroce, meilleure est leur chair. Est-ce parce qu’on maltraite ici les canidés qu’on est plus sensible au malheur des Kurdes? […] Chacun d’entre nous peut s’occuper des siens, de sa famille, de son métier et s’engager en plus en politique ou dans la vie associative sans pour autant massacrer des animaux.»

 

 

Si quelqu’un consacrait 100% de son temps au travail humanitaire, on ne pourrait que l’encourager à continuer. Il est d’ailleurs à parier qu’une personne douée d’un tel altruisme serait également bienveillante à l’égard des animaux. La bienveillance n’est pas une denrée que l’on doit distribuer avec parcimonie comme un gâteau au chocolat. C’est une manière d’être, une attitude, l’intention de faire le bien de tous ceux qui entrent dans le champ de notre attention et de remédier à leur souffrance.

En aimant aussi les animaux, on n’aime pas moins les hommes, on les aime en fait mieux, car la bienveillance est alors plus vaste et donc de meilleure qualité. Celui qui n’aime qu’une petite partie des êtres sensibles, voire de l’humanité, fait preuve d’une bienveillance partiale et étriquée.

Pour ceux qui n’œuvrent pas jour et nuit à soulager les misères humaines, quel mal y aurait-il à soulager les souffrances des animaux plutôt que de jouer aux cartes? Le sophisme de l’indécence qui consiste à décréter qu’il est immoral de s’intéresser au sort des animaux alors que des millions d’êtres humains meurent de faim n’est le plus souvent qu’une dérobade facile de la part de ceux qui, bien souvent, ne font pas grand-chose ni pour les premiers ni pour les seconds. A quelqu’un qui ironisait sur l’utilité ultime de ses actions caritatives, Sœur Emmanuelle répliqua: «Et vous, monsieur, qu’est-ce que vous faites pour l’humanité?»

 

Dans mon humble cas, le mauvais argument de l’indécence est d’ailleurs plutôt incongru puisque l’organisation humanitaire que j’ai fondée, Karuna-Shechen, soigne 100 000 patients par an et 25 000 enfants étudient dans les écoles que nous avons construites. Œuvrer pour épargner d’immenses souffrances aux animaux ne diminue pas d’un iota ma détermination à remédier aux misères humaines. La souffrance inutile doit être pourchassée où qu’elle soit, quelle qu’elle soit. Le combat doit être mené sur tous les fronts, et il peut l’être.

Se préoccuper du sort de quelque 1,6 million d’autres espèces qui peuplent la planète n’est ni irréaliste ni indécent car, la plupart du temps, il n’est pas nécessaire de choisir entre le bien-être des humains et celui des animaux. Nous vivons dans un monde essentiellement interdépendant, où le sort de chaque être est intimement lié à celui des autres. Il ne s’agit donc pas de ne s’occuper que des animaux, mais de s’occuper aussi des animaux. En vérité, nous perdrons ou gagnerons tous ensemble, car la surconsommation de viande dans les pays riches à cause de l’élevage industriel entretient la faim dans le monde. Elle constitue aussi la deuxième cause d’émissions de gaz à effet de serre (après les bâtiments et avant les transports) et, cerise sur le gâteau, elle est également nocive pour la santé humaine.

En nous préoccupant du massacre en masse des animaux, nous n’oublions pas le sort des Syriens, nous faisons simplement preuve de bienveillance. * Son dernier livre paru chez Allary Editions.

Matthieu Ricard est moine bouddhiste et écrivainCet article est initialement paru dans «Le Monde» du 16 décembre.

La bienveillance n’est pas une denrée que l’on doit distribuer avec parcimonie comme un gâteau au chocolat

 
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 10:15
Victoire : le FBI classe désormais les actes de cruauté envers les animaux au même niveau que les homicides !

C’est une magnifique victoire pour les défenseurs des animaux. Aux États-Unis, depuis le 1er janvier 2016, le FBI traite les actes de cruauté envers les animaux comme des crimes de classe A, la même catégorie que les homicides.

 

Concrètement, cela signifie que le principal service fédéral de police enquêtera sur les affaires de maltraitance animale avec le même sérieux et la même exigence que pour les affaires de meurtres.

 

 

 

Un véritable suivi statistique des actes de cruauté

 

Depuis le début du mois, les données relatives aux affaires de maltraitance animale sont enregistrées dans le système NIBRS (pour National Incident-Based Reporting System) qu’utilise le FBI pour répertorier les crimes au niveau national.

 

Mary Lou Randour, qui travaille sur les programmes de prévention de la cruauté envers les animaux pour l’association Animal Welfare Instituteexplique en quoi c’est un progrès important :

 

[Avant ce changement], il n’y avait aucun moyen de savoir à quelle fréquence [ces crimes] se produisaient, quand ils se produisaient, et s’ils étaient en augmentation ou non. Les données sont importantes. Cela nous donnera des informations sur la maltraitance animale et nous permettra de mieux réagir et d’anticiper. 

 

 

 

Quatre catégories de crime

 

Le FBI a défini officiellement ce qu’il entendait par cruauté envers les animaux :

 

 Il s’agit d’une action prise intentionnellement, sciemment ou par imprudence, consistant à maltraiter ou tuer un animal sans raison, comme la torture, la mutilation, l’empoisonnement, ou l’abandon.

 

Les actes de cruauté envers les animaux se diviseront en quatre catégories : la simple négligence, l’abus intentionnel et la torture, l’abus organisé — combats de coqs ou de chien par exemple — et les abus sexuels zoophiles.

 

 

 

Objectif : faire baisser la criminalité dans son ensemble

 

La décision du FBI s’inscrit dans une démarche plus globale de lutte contre la criminalité. De nombreuses enquêtes ont en effet démontré le lien entre les cas de maltraitance animale et les crimes contre des êtres humains.

 

Selon une étude de psychologie conduite par le New Yorke State Humane Association : 70% des criminels ont commencé par maltraiter des animaux.

 

 

Le Dr. Harold Hovel, qui a dirigé l’étude, explique :

 

Les tueurs en série sont en général liés à des affaires de cruauté envers les animaux. Le lien est si fort qu’il est très rare d’en rencontrer un qui n’a pas débuté sa « carrière » par de la maltraitance animale.

 

En clair, le FBI a compris que les tortionnaires d’animaux d’aujourd’hui seront très probablement les tueurs en série de demain.

 

 

Mais même sans penser à la criminalité humaine, cela représente certainement une magnifique avancée pour les animaux.

 

Début 2015, la France a fait évoluer le statut des animaux pour les qualifier « d’êtres sensibles » dans le Code Civil. C’est aujourd’hui au tour des États-Unis de franchir une étape importante dans la bonne direction. Même si cela ne va pas assez vite à nos yeux, prenons le temps de réaliser que les choses bougent et saluons cette victoire !

 

Et espérons que de nombreux pays emboîteront le pas des États-Unis.

 

 

 

 

source :

 

http://www.holidogtimes.com/fr/victoire-le-fbi-classe-desormais-les-actes-de-cruaute-envers-les-animaux-au-meme-niveau-que-les-homicides/#gs.null

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