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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 10:48

Ne manquez pas d'aller faire un tour sur le site de la CVN vous y lirez d'intéressantes infos à relayer largement ...

 

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS      le dimanche 12 janvier 2014

TEL  06  76 99 84 65

 

 

 

             Malaise dans la politique.

 

 

 

 

L’économie, le Marché, la finance internationale, les firmes plus puissantes que les Etats gouvernent au lieu et place des politiques qui ne détiennent plus que les apparences du pouvoir.

L’économie, le Marché, la finance se moquent  des élections qui, ici ou là, sélectionnent, parfois des femmes et des hommes qui, pour séduire les peuples, désignent les forces d’argent comme leurs seules ennemies et qui, une fois élus, font la  politique des oligarques.

 

 

 

Il n’y a plus de démocratie puisque le politique ne fait plus la loi.

Dans ce contexte, le personnel politique subit une « baisse de niveau » moral et intellectuel.

Copains et coquins se partagent quelques fauteuils électifs et les avantages qu’ils confèrent.

Lorsque le bureau du sénat, assemblée ruraliste, gardienne des lobbies pesants, dont je préconise la réforme depuis des années, refuse à des juges d’instruction de placer en garde à vue, le chasseur Serge DASSAULT, homme d’affaires, patron de presse ultra-conservateur, entravant ainsi une enquête sur des malversations éventuelles, le citoyen se trouve conforté dans le discrédit qu’il dirige à l’encontre d’une classe politique sans convictions et dont les talents relèvent d’illusionnistes de foires.

Le citoyen doute de l’honnêteté des élus, non pas tant d’une honnêteté juridique et formelle, que d’une honnêteté dans la sincérité des engagements.

 

 

 

Avec des écologistes politiques qui ne font rien pour améliorer la condition animale et sauver la nature, avec des socialistes qui prônent la compétitivité des entreprises privées  et la réduction des dépenses publiques, avec des « libéraux – conservateurs  » qui ne sont en rien « populaires » mais « patronaux » et affairistes, utilisant l’Etat pour servir les intérêts de leur petit cercle de copains, il faut bien admettre que le militant ne sait plus où s’investir.

En France, comme auparavant en Allemagne, en Grèce, en Italie, en Espagne, les alternances ne sont que des leurres et les forces d’argent, le Marché demeurent les seuls maîtres d’une société devenue démocratie formelle sans choix véritable.

Dès lors, plus la politique déçoit, plus les partis se muent en paravents des ambitions personnelles, uniquement occupés de petites carrières, sans aucune noble et grande querelle d’idées, sans volonté  d’améliorer le sort des êtres.

Plus la situation se dégrade, plus le mouvement d’abaissement du niveau moral et intellectuel s’accélère.

Ces jours-ci encore, illustration de ce décalage entre politique et éthique, le député européen d’EUROPE ECOLOGIE LES VERTS, José BOVE, dénonce, dans un journal Suisse,  la présence du loup en Europe.

Bien sûr, et il faut s’en réjouir, l’écologie n’est pas monolithique.

Nous, biocentristes, représentons une pensée écologiste en admettant volontiers d’autres approches,, conscients de ce que la force d’une idée naît de son pluralisme.

 

 

Toutefois, un élu écologiste appelant à éradiquer la faune, c’est un communiste qui insulte les mineurs de fond, un socialiste qui vitupère les enseignants, un conservateur UMP qui taxe les milliardaires, un nationaliste qui déchire le drapeau.

C’est pire qu’un oxymore, une faute contre l’esprit, un coup de plus porté à la crédibilité de la politique.

 

 

Qu’un parti politique écologiste ait désigné un syndicaliste agricole ennemi des loups et sans doute des ours, des lynx, pour le représenter, révèle la nullité éthique de la classe politique.

Les partis sont devenus des machines électorales où de petites ambitions égotistes s’affrontent dans l’oubli total de l’essentiel : le service d’une cause.

 

 

Jusqu’à quel degré d’abaissement iront-ils ?

Quelle dose de nausée devra submerger le citoyen pour que nous retrouvions des partis politiques honnêtes c’est-à-dire conformes sur le fond à ce qu’ils prétendent être : écologistes, socialistes, conservateurs, nationalistes ou autres, sympathiques ou adverses, que nous aimions ou combattions, mais tous respectables dès lors qu’authentiques dans leurs engagements.

Nous vivons le temps des acteurs en représentation permanente, des concepts menteurs.

 

 

Finalement, refusant de dissocier morale et politique, je nourris davantage de respect pour un adversaire idéologique convaincu, sincère, que pour les inconssistants  prompts à tous les reniements au nom d’une fausse tolérance, du compromis, de l’acceptation résigné de l’inacceptable.

 

 

 

Si la haine, le mauvais goût, les passions tristes débordent, notamment sur internet, nous le devons à la grande faillite du politique.

Si les socialistes nationalisaient massivement et déclaraient la guerre au Marché, c’est-à-dire si’ls étaient socialistes, si les écologistes exigeaient l’arrêt de la chasse, le respect de la nature, c’est-à-dire s’ils étaient écologistes au sens commun et philosophique du  mot, si l’UMP assumait être le parti du MEDEF et de la FNSEA, le citoyen saurait que la politique, c’est du sérieux.

Mais nous vivons le temps des imposteurs intellectuels, le temps de ceux qui n’assument pas  les convictions qu’ils affichent, et la société tangue face à ce néant éthique.

 

 

         Gérard  CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

 

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 10:55

 

 

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 29 décembre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           Le choix du vivant.

 

 

Des présidents de chambres d’agricultures du Sud de la France indiquent au ministre de l’écologie que les éleveurs de montagne refusent la présence de tous les prédateurs.

En fait, ces éleveurs veulent des parcs nationaux parcs à moutons où des troupeaux sans surveillance détruisent toute végétation, sans prédation naturelle et sans concurrence d’herbivores sauvages.

 

 

 

Le préfet de HAUTE SAVOIE a autorisé une tuerie de centaines de bouquetins au motif que ces animaux pourraient être porteurs de brucellose dont un cas humain se manifesta au printemps dernier.

Partout, systématiquement, au nom du profit, de l’aseptisation, des peurs irrationnelles, l’homme tue.

Il ne tolère ni loup dans les forêts, ni pigeons dans les villes, car « l’animal sauvage est dangereux ! »

Dans le même temps les élus persistent à aménager le territoire en routes et en aéroports, contribuant ainsi à soustraire des espaces à la nature.

Qu’elle est fossilisée cette classe politique qui offre NOTRE DAME DES LANDES à un oligarque bien connu, ami de l’ancien président, roi des parkings et des autoroutes !

Puis, il y a des milliers de micro-NOTRE DAME DES LANDES, sous formes de ronds-points, de zones artisanales, de carrières, de déviations contournantes.

 

 

 

Inspiré par les affairistes, entrepreneurs et exploitants, un groupe de députés, aux ordres des forces d’argent, dépose en cette fin d’année, une proposition de loi constitutionnelle visant à supprimer, de la constitution, le « principe de précaution », frein aux appétits insatiables des prévaricateurs de la finance.

Ce texte ne sera pas adopté, mais illustre un état d’esprit contre nature si présent chez trop d’élus.

Maires, ils font abattre systématiquement les grands arbres urbains en feignant de les remplacer par de jeunes qui n’auront jamais la chance de vieillir.

 

 

Ainsi, sans l’avouer, subrepticement, en affirmant le contraire, l’homme (homo-economicus) est l’ennemi de la nature.

Bien sûr, il n’assume pas son crime.

Il tue, aménage, extermine, aseptise, mais c’est pour défendre son troupeau, préserver sa forêt usine à bois, prévenir les accidents, lutter contre la rage, à moins que ce ne soit l’échinoccocose, la brucellose, la grippe aviaire, pour désenclaver, pour un développement « bien évidemment durable ».

 

 

 

Pour la propagande officielle et le prêt-à-penser, seuls des « écolos intégristes », des « extrémistes animalistes farfelus » peuvent s’opposer à de telles mesures, car ils « sont contre tout » et « veulent nous ramener à la lampe à pétrole ».

 

 

Ainsi, l’imposture suit le crime et l’injure tient lieu de paravent aux exactions.

Les ennemis de la terre préfèrent salir que lire, dénigrer que réfuter, insulter qu’argumenter.

 

 

 

Cependant, les faits sont ce qu’ils sont.

Par pans successifs, sous mille prétextes, l’homme anéantit le vivant, artificialise son milieu de vie.

Si, dire la vérité, c’est être « intégriste » « extrémiste » ou autres amabilités débiles dont nous affublent les ennemis de la terre, soyons, sans couardise, ceux qui disent les faits.

 

 

 

Par-delà chaque conflit entre l’exploiteur, le tueur, le pollueur et la nature, soyons du côté de la vie.

Le choix n’est jamais entre l’humain et  la biodiversité.

La conciliation est toujours possible, à condition de changer les pratiques et de faire reculer l’obscurantisme.

Pour satisfaire les très légitimes intérêts de l’humain, pour faire reculer la pauvreté, pour promouvoir les valeurs fondamentales de solidarité, d’assistance, pour juguler l’esprit de compétition, poison moral inoculé par les milieux d’argent, pour vaincre la souffrance physique, point n’est besoin de massacrer la bécasse ni  d’offrir à des affairistes prévaricateurs des infrastructures destructrices de biodiversité.

 

 

 

 

Pour sauver la nature, point n’est besoin de renoncer aux conquêtes scientifiques, au vrai progrès, à un hédonisme altruiste.

Il suffit de faire le choix du vivant, choix qui en éthique, en politique, en philosophie s’appelle le biocentrisme.

A l’inverse des nihilistes, nous affirmons des valeurs positives, concrètes, des valeurs bénéfiques à tout être vivant.

 

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 10:25

 

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS      Le dimanche 8 décembre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

              1788 ?

 

 

 

Il y a ceux qui en rêvent, dont je suis : « Sommes-nous en 1788 « ?

Il y a ceux qui savent que tous les rêves ne se réalisent pas et j’en suis.

Nul ne disconviendra que les temps que nous vivons sont ceux de la fin d’une époque : le libéralisme économique, l’anthropocentrisme obscurantiste, le mercantilisme âpre débouchent sur des crises sociales, morales, écologiques qui génèrent, chez les uns, des peurs et, chez d’autres, de justes indignations.

Alors, sommes-nous parvenus, à l’instar de nos « grands ancêtres » de la fin du 18ème siècle, à la veille d’une Révolution nécessaire ?

Où sont les MONTESQUIEU, ROUSSEAU, VOLTAIRE, CONDORCET, DIDEROT qui préparèrent culturellement les esprits à la déclaration des droits de l’homme du 26 août 1789 et à la proclamation de la première république le 20 septembre 1792 ?

 

 

 

A défaut, serions-nous en 1848 ?

Mais quel LAMARTINE vient d’écrire ses GIRONDINS ?

Serions-nous en 1871 ?

Mais où sont les socialistes libertaires qui firent la Commune ?

 

 

 

Pour qu’il y ait une révolution, il faut de l’idée, de l’ardeur généreuse, de la volonté d’améliorer la condition du vivant.

Contrairement aux marxistes classiques, je ne pense pas que l’infrastructure économique commande tout.

Ce sont les idées et non les petits intérêts qui font les grandes choses.

Or, la France de 2013 nous offre le spectacle navrant de tartarinades poujadistes, de colères de « beaufs » soucieux d’échapper à l’impôt, de corporatismes égoïstes de patrons hargneux et d’exploitants agricoles subventionnés et pollueurs.

Sous les « bonnets rouges » et consorts ne germent aucune société nouvelle, aucun amour de l’humanité ou du vivant, aucune aspiration altruiste, aucune utopie féconde.

 

 

 

Rien que de l’aigreur de ligue de contribuables, degré zéro de l’éthique, parfois habillé d’un nationalisme localiste qui vaut ce que vaut tout nationalisme.

 Ces forces sociales, hostiles à la taxe poids-lourd et plus généralement à tout changement, furent privilégiées par les trente glorieuses et loin de vouloir une société meilleure, elles souhaitent perpétuer une politique désastreuse dont elles furent bénéficiaires.

Gavées aux subventions et à la croissance au détriment d’autrui et de la nature, les corporatismes agités de ces dernières semaines veulent conserver leurs avantages et non construire une société plus juste, plus responsable.

 

 

 

 

Face à ce néant de la pensée, l’écologie politique, alternative possible, se saborde dans le carriérisme et le reniement des concepts qui la fondent.

Si culturellement, nous, biocentristes, parvenons à sensibiliser, à gagner les intelligences, (voire les innombrables articles et colloques sur la condition du vivant), il faut constater que sur le terrain politique, les gouvernants perdurent à servir les lobbies thanatophiles et les écologistes politiques n’exigent aucune avancée sur l’essentiel.

Abolir la corrida, la chasse à courre, démanteler les structures vichystes de la chasse Française ne coûterait strictement rien, financièrement parlant,.

Ces points devraient faire l’objet d’une négociation avec les pseudo-socialistes (en fait, centristes, ce qui ne constitue pas une critique,mais un simple constat), actuellement au pouvoir et conditionner une participation à une majorité plurielle.

Or, soucieux de ministères et de fauteuils électifs, les écologistes politiques font silence sur les aspirations profondes de la société, d’où leur marginalisation qui leur fera perdre, demain, leurs fauteuils pour avoir perdu, aujourd’hui, leur raison d’être.

 

 

 

Il ne leur suffit pas de déposer, pour faire plaisir à l’opinion, des propositions de lois d’abolition de la chasse à courre et de la corrida, en sachant qu’elles ne seront jamais débattues.

Il leur faut exiger leur adoption sous peine de rompre l’alliance majoritaire.

 

 

 

Alors, 1788 ?

Pas tout de suite, nous vivons une époque médiocre dans laquelle l’intelligence et le cœur ne sont pas encore à l’ordre du jour.

Mais, ça viendra !

Non pas sous la forme d’un terrorisme purificateur, d’une acceptation d’un mal quelconque temporaire dont sortirait un bien, non pas de violences, d’épurations.

Cela viendra d’une affirmation de la prévalence absolue de la vie et de la liberté.

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 10:37

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 17 novembre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

              De la taxe poids-lourd à la Révolution nécessaire.

 

 

 

A l’instar de son antagoniste soviétique d’hier, le système capitaliste, socialement désastreux, écologiquement criminel, moralement putréfiant, échoue.

 

Les forces d’argent, dominant la globosphère grâce à leur propagande mensongère, masquent les impasses et la nuisance du « libéralisme économique » pour la nature et pour l’humain.

 

 

Face à ce système usé, délétère, corrupteur, il faut une rupture, un changement radical détrônant le dieu Argent pour célébrer l’amour de la vie, substituant aux incitations à la « compétition », à la « concurrence », à « l’esprit d’entreprise » les valeurs de solidarité, de gratuité, d’empathie, d’altruisme, de respect des autres et de soi-même, tout ce que nie le système actuel fondé sur l’écrasement, l’exploitation, la domination brutale.

 

 

Bien sûr, le biocentrisme appelle à une révolution sans violence, sans échafaud, sans négation des droits de quiconque.

Le biocentrisme est une Résistance, mais sans épuration, sans arbitraire.

 

 

Alors, peut-on discerner dans les agitations actuelles de la société Française l’amorce de cette Révolution salutaire ?

 

Il n’en est rien.

La grande politique a pour infrastructure l’éthique.

Or, dans les corporatismes exacerbés, il n’y a aucune éthique mais que de la cupidité, de la défense de privilèges.

Ce n’est point du MEDEF et de la FNSEA que sortira la société altruiste, écologique, sociale et libertaire.

 

Aiguillonnés par les écologistes, les gouvernements des pays européens instaurent, sous une forme ou sous une autre, une fiscalité visant à taxer la pollution.

La démarche s’avère plus symbolique qu’effecctive.

 

 

L’ambition des experts étaient, en France, grâce à la taxe poids-lourd dite écotaxe, de faire passer de 15% à 22% le tonnage  de  marchandises transporté hors route.

 

 

Une coalition hétéroclite de patrons du transports routiers, de tenanciers  « d’usines à cochons et à poulets », de militants des ligues de « contribuables », renforcés d’éléments traditionalistes inconsolables du droit reconnu aux homosexuels de se marier, vandalisent et manifestent bruyamment.

Cette agitation ringarde n’annonce pas une rupture du système déprédateur, mais la volonté conservatrice des pollueurs de refuser tout changement.

 

 

Ces émeutiers veulent du diesel et du lisier, du productivisme et des rentes de situations acquises au détriment d’autres populations et de leur propre environnement.

La taxe poids lourd est un impôt intelligent et utile.

Actuellement, la bretagne envoie 750000 malheureux porcs se faire tuer en Allemagne par des Roumains et des Bulgares payés 3 euros de l’heure. La viande revient en France et les agitateurs pleurent sur la fermeture corrélative de leurs abattoirs locaux !

 

 

Ils refusent une taxe contre la pollution mais demandent des subventions.

Ils fulminent contre l’Etat et contre l’Europe, tout en demandant la protection de l’Etat et de l’Europe  contre le dumping social.

Ils sont incohérents et mûs exclusivement par un corporatisme primaire, égoïste.

 

 

 

On ne fera pas un monde meilleur avec  des ligues de contribuables.

 

 

 

La taxe poids-lourd, mesure opportune en son principe, conçue par des gouvernants dociles aux intérêts privés, méritait un recouvrement public.

 Le coût estimé de ce recouvrement est de deux cent millions par an, au profit d’une société privée à laquelle le précédent gouvernement concéda la mission.

 

 

Il fallait des investissements publics et créer des emplois publics pour la mise en place et le fonctionnement de l’écotaxe. la somme ci-dessus rappelée permettait largement d’y pourvoir .

 

 

Par-delà les arguments de part et d’autre, il convient, prenant de l’altitude, de tirer les enseignements de l’agitation actuelle.

 

 

Au lieu de faire front, d’assumer un choix clair, de dénoncer le caractère politiquement réactionnaire des forces mobilisées contre l’impôt, les gouvernants louvoient, cèdent et même « comprennent ».

 

 

En fait, soit ils ne comprennent rien à l’affaire, soit ils n’ont pas le courage politique de combattre idéologiquement, de défendre le principe de l’impôt, instrument de la solidarité sociale.

Cela aussi rappelle des pusillanimités des années 1930.

 L’évolution des rapports des forces politiques me conduit à penser que la société ne fera pas l’économie de cruelles désillusions.

Les thérapeutes qui se penchent sur ses maux ont prouvé, dans le passé, la nocivité de leurs remèdes.

Sans doute faudra-t-il une nouvelle expérience désastreuse pour  que suirvienne un sursaut.

 

 

 

N’oublions jamais cette leçon fondamentale :

Les bons sentiments ne suffisent pas pour faire  une bonne politique, mais il est sûr queles mauvais sentiments en feront toujours une calamiteuse.

Or, la peur, la haine, l’égoïsme exacerbé, le mépris des plus humbles préparent une société féroce pour tous.

 

 

 

Ceux qui refusent la taxe poids-lourd, qui brisent des biens publics ne le font pas pour l’arbre, l’animal et l’homme.

Ils le font pour un productivisme intensif cruel pour l’animal, toxique pour les eaux, destructeur de biodiversité.

Ils le font pour une société dont nous ne voulons plus.

 

           Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

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POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 12:02

 

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 3 novembre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

            La loi de la force.

 

 

 

L’éthique interpelle la conscience, s’adresse à l’option du « bon » ou du « mauvais », relève d’une délibération intime sans concession permettant d’accéder à une vérité.

 

 

La politique relève d’abord du rapport des forces contraires et d’un affrontement légitime et assumé.

 En politique, le bien fondé d’une cause n’a que peu à voir avec sa prévalence. Malheur aux vaincus, quels qu’ils soient, quelle que soit la justesse de leur intérêt.

 

 

En démocratie, le défi consiste à faire coïncider la justesse d’une cause et la volonté majoritaire présumée faiseuse de lois.

Or, cette coïncidence ne va pas de soi, et lorsqu’elle est atteinte la volonté de la majorité ne triomphe pas toujours des intrigues, des pressions et intimidations.

 

 

 

Ainsi, l’éthique exige l’abolition de la torture tauromachique, de la chasse à courre et la majorité des citoyens souhaite cette abolition.

Cependant, rien ne bouge.

 

 

 

Inversement, le gouvernement insuffisamment « socialiste » vient de renoncer à une écotaxe votée le 21 octobre 2008, à l’initiative d’un gouvernement conservateur, dans les suites du GRENELLE de l’environnement et à la quasi-unanimité du parlement de l’époque.

Cette écotaxe vise à limiter le transport routier de marchandises (88% du tonnage) et favoriser le transport ferroviaire, fluvial et maritime, dans le cadre de lalutte contre les gaz à effet de serre.

L’écotaxe permet également d’envisager une relocalisation de la production et de freiner l’absurde déplacement de marchandises, sans aucun intérêt humain.

Chacun connaît le voyage à travers l’Europe de produits alimentaires qui pourraient être traités localement.

Des régions ayant tout misé sur l’agriculture productiviste et monospécifique se trouvent ainsi victimes de ces transports à bas coût assurant le triomphe du moins disant social.

Il est grotesque de voir les victimes de ce système absurde refuser cette relocalisation et défendre ce qui les accule à la faillite.

 

 

 

Or, les forces réactionnaires, c’est-à-dire les patrons routiers, les agriculteurs, tendance FNSEA, le MEDEF et quelques « nigauds », victimes de la manipulation des précédents, se sont mobilisés pour refuser ladite écotaxe.

Certes, élaborée par l’ancien gouvernement, celui de la secte des adorateurs des entreprises privées, la taxe écologiste est viciée en sa forme.

Le gouvernement FILLON a concédé à une entreprise privée la collecte de cet impôt en lui cédant 20% du produit, soit sur un milliard d’Euros par an espéré, deux cent millions d’Euros.

Les conservateurs rétablissent les fermiers généraux d’antan en confiant à une société privée le recouvrement de l’impôt,  démarche systématique de ceux qui veulent déléguer les services publics au secteur spéculatif.

L’écotaxe : un bon principe et unemauvaise modalité.

 

 L’abandon de l’écotaxe signifierait, contractuellement, de fortes pénalités à la charge collective et au profit du concessionnaire.

 

 

  

Comparons :

Le 27 octobre, le même nombre de manifestants, soit de l’ordre de huit cents, se mobilisent à RODILHAN (GARD) contre la corrida et dans l’Ouest, contre un portique écotaxe.

 

Les premiers nommés, comme tous les défenseurs du vivant, se montrèrent, comme d’habitude, pacifiques et le gouvernement, que certains imaginaient « progressiste », demeure sourd à l’appel de la conscience et aux aspirations de la majorité.

 

Les seconds, fidèles au style violent des protestations de l’axe « pollueurs exploiteurs », blessent, vandalisent, cassent.

 

 

Le gouvernement dit « socialiste » suspend l’entrée en vigueur de l’écotaxe.

Nous voyons que par-delà la pertinence d’une cause, prévaut la brutalité, la peur du trouble à l’ordre public, lorsque la menace provient de la frange conservatrice de la société.

Certains médias sous contrôle discréditeraient des manifestants pacifiques      qualifiés promptement  « d’extrémistes » défenseurs des animaux et de l’écologie,  intégristes dont il conviendrait d’exploiter la moindre pécadille s’ils avaient l’audace d’en commettre une.

 

 

 

En revanche, un éleveur, un chasseur, un camionneur qui brise, affronte la police, détruit un bien public, participe, pour certains médias formatés, du sain folklore républicain.

Selon que vous serez structurés, menaçants, susceptibles de troubler gravement et durablement l’ordre public ou que vous serez non-violents, les pouvoirs publics s’inclineront devant vos exigences ou ignoreront vos aspirations.

 

 

 

La société ne parvient pas à s’extraire de la loi de la force.

Décidément, nous ne vivons guère une époque moderne et éclairée !

 

 

 

          Gérard CHAROLLOIS

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 10:01

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 27 octobre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

            L’engagement politique.

 

 

 

Dans une démocratie idéale, en uchronie, tout citoyen doit militer dans un parti politique pour promouvoir ses convictions, incarner  son éthique.

Les partis politiques concourent, en théorie, à la vie publique, selon les prescriptions de l’actuelle constitution Française.

Or, si mon civisme  me conduit toujours à exercer un droit de vote douloureusement acquis par les gens de mieux du passé, je manque à ce devoir d’engagement en n’émargeant dans aucun parti politique.

 

 

  

Cela tient, présentement, dans les démocraties anesthésiées, à une dégradation de l’esprit public qui oppose politique et éthique.

La politique et l’éthique  ne se rejoignent que lorsqu’un engagement vous expose à des périls autres que celui de perdre votre honneur dans une course dégradante aux apparences et prébandes des pouvoirs.

Lorsque l’Histoire trébuche, qu’un engagement fait encourir la prison, la déportation, l’exécution, ceux qui militent, dans les périls, au risque de leurs vies, ne sont pas  ceux qui, sans grande conviction, éliminent les petits copains rivaux afin de contrôler le parti, fusée porteuse de leurs petites ambitions.

Il est évident que le souci de la conquête d’un pouvoir légitime l’action lorsqu’elle vise à obtenir un résultat autre que purement égotiste.

 

 

 

Les partis dits de gouvernement, ne sont jamais que des syndicats d’élus ou d’aspirants à le devenir.

 Pour ces gens d’appareils l’obsession est  d’accéder à la députation ou au ministère, non pas pour changer l’ordre injuste, mais pour faire carrière, comportement que je ressens comme dérisoire.

 

 

Outre cette maladie morale de la « classe politique », il faut constater que la défense du vivant n’occupe guère les acteurs du cirque médiatique.

La protection de la nature, l’abolition de la chasse et de la corrida, la reconnaissance d’un statut de l’animal ne sont nulle part à l’ordre du jour.

 

 

 

Je salue et remercie certains parlementaires, moins archaïques que les autres, qui déposent, à chaque législature, des propositions de lois généreuses portant sur ces sujets essentiels pour nous,mais tellement secondaires pour les formatés conformistes.

 

 

 

Ces législateurs font ainsi plaisir, à bon compte, à une fraction importante de leur électorat mais sans faire de l’adoption de leurs textes la condition d’un soutien à une quelconque majorité.

Ils savent que leurs propositions de lois ne seront pas  examinées par les assemblées, les successifs gouvernements veillant à ce que rien ne change jamais, dans ce domaine comme dans les autres.

 

 

 

Ecoutez, dans les médias, les leaders de l’écologie politique.

Le rapport de l’homme au vivant n’est jamais évoqué.

Ils adoptent des postures, donnent des coups de mentons suivis d’aucune conséquence, déclarations d’autant plus tonitruantes qu’elles sont d’opérettes, et le font à contre emploi, sur des sujets étrangers à l’écologie éthique.

 

 

 

Alors, l’humain de conviction, celui qui sert une cause et ne se sert pas d’elle pour conquérir les palais nationaux, n’adhère plus à des partis auquel il n’attache plus aucun crédit.

La vie politique confine à des alternances de personnels qui ne sont pas même des alternatives.

Avec des différences de styles, d’arrogances, de morgue entre les uns et les autres, ce sont les mêmes intérêts du Marché roi que servent les gouvernants.

 

 

 

Il n’y a pas de rupture, de changement de système, de véritables avancées sur la voie d’une société moins brutale, moins cruelle pour les êtres vivants, humains ou non-humains.

 

 

 

Puisque le devoir de tout citoyen est de militer dans un parti politique, je déférerai à ce devoir le jour où une force crédible proposera d’accéder au pouvoir, en alliance avec d’autres compatibles,  en mettant en préalable à la formation d’une majorité l’amélioration de la condition du vivant, l’arrêt des tortures et violences infligées aux animaux, le respect effectif et non affiché de la nature.

 

 

 

Je ne concevrai jamais une dissociation de la politique et de l’éthique, non pas qu’il faille les confondre, mais parce qu’il ne faut pas les opposer sous peine de dégrader la première nommée.

 

 

 

En attendant, nourrissons une dose inépuisable de  mépris pour ces personnages qui se firent élire au nom de l’écologie et qui refusent leurs signatures aux propositions de lois contre la chasse ou qui, bêlant à l’unisson des arriérés, veulent la mort du loup.

 

 

 

             Gérard CHAROLLOIS

 

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 09:55

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS       le dimanche 20 octobre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

            L’impasse.

 

 

La civilisation actuelle, devenue planétaire, se fonde sur une croissance quantitative qui, d’une part, conduit l’humanité à sa perte et, d’autre part, ne semble pas pouvoir être enrayée.

Pour illustrer ce fait évoquons un des aspects particulièrement édifiant  de cette croissance.

Nos contemporains, y compris écologistes, y compris hostiles à la créationdu scandaleux aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, veulent prendre l’avion, voyager, visiter les antipodes, bénéficier du dépaysement, découvrir des sites où l’industrie du tourisme les piège.

 

 

Ainsi, les Européens nantis ou modestes polluent l’atmosphère et les sites par leurs déplacements vibrionnaires, sur les autres continents, récréationnels et conditionnés.

 

Dans le même temps, les médias se félicitent de ce que les classes moyennes émergentes de l’Inde, de la Chine, du Brésil viennent, à PARIS, enrichir les tenanciers d’établissements créés pour les satisfaire.

 

Or, il est évident que si tous les Européens voulaient arpenter la muraille de Chine et si tous les chinois venaient déambuler dans les rues de PARIS, l’atmosphère ne résisterait pas.

 

 

La question n’est nullement d’opiner sur le « bien » ou le « mal » fondé de l’activité touristique.

La logique du tourisme de masse naufragera, à son  terme extrême, la vie sur terre.

Cependant, ni à titre individuel, ni collectivement au sein des sociétés politiques, l’humain n’est disposé à renoncer au mode de vie dicté par sa nature et par la culture mercantile.

Ce qui constitue une évidence s’agissant des voyages demasse et à distance, vaut pour tous les objets de la croissance quantitative.

 

 

 

Souhaiter l’avènement d’une frugalité heureuse, d’un hédonisme naturaliste s’impose dans une éthique de la responsabilité, tout autant que la lucidité consiste à mesurer que l’humanité ne s’oriente pas dans cette issue de secours.

 

 

Il y a incompatibilité entre les aspirations à consommer sans cesse davantage  et la survie de l’espèce devenue trop nombreuse pour que la terre puisse supporter les exigences humaines.

Qu’il y ait ici ou là des hommes d’exception prônant et vivant les vertus salutaires, nous console de tant de médiocrité et d’indigence intellectuelle et morale.

Mais ces vigies éclairées ne font que montrer un chemin que le troupeau ne suit pas.

 

 

 

L’Europe, pour parler de chez nous, adopta quelques importantes directives relative à la préservation de la nature et notamment celles concernant les oiseaux (du 2 avril 1979 reprise le 30 novembre 2009), cauchemar des chasseurs Français, et celle portant protection de la faune, de la flore et des habitats «du 21 mai 1992).

Mais l’Europe, à l’instar des pays membres, est gouvernée par des adeptes du Marché, des apôtres des entreprises privées, de la concurrence, de la compétition, du culte du secteur marchand hors duquel il n’y a point de salut.

 

 

Ces gouvernants, en adoptant les directives écologiques, rendaient l’hommage du vice à la vertu, pensant sans doute que face à l’économie qui fait sa loi, au commerce, à l’aménagement du territoire c’est-à-dire au déménagement de la nature, ces normes resteraient des « chiffons de papier ».

Les associations multiples oeuvrant pour la préservation des milieux ou des espèces s’emparèrent très opportunément du droit Européen pour entraver la cancérisation de l’espace par les infrastructures chères aux affairistes.

L’actualité nous en offre des exemples chaque semaine.

Félicitons, en ces jours, les associations qui firent suspendre par le conseil d’Etat, le 9 octobre, un arrêté créant une scierie gigantesque dans le bois de TRONÇAY dans le département de la NIEVRE.

 

 

Aussi, le président de la Commission Européenne, José Manuel BAROSO, partisan du « libéralisme économique » demande la suppression de certaines directives et l’évaluation des incidences d’autres normes sur la sainte croissance.

 

 

Pour les  affairistes spéculateurs, tout ce qui gêne le profit immédiat et forcené est un mal.

Ils veulent des gaz de schistes, un droit de l’urbanisme muselant les associations empêcheuses de bétonner, comme ils aspirent à des salariés flexibles, corvéables et peu coûteux, car, de l’autre côté de la frontière, le concurrent produit à très bas coût.

Les « risquophiles » des entreprises privées (de scrupule) empoisonneraient volontiers les populations, détruiraient la nature entière, anéantiraient les espèces sauvages, pour faire de l’argent.

Ils vendent de l’amiante, des molécules douteuses, des pesticides cancérogènes, en sachant ne pas encourir les peines criminelles que justifieraient leur cupidité.

 

 

 

L’Europe, pourvoyeuse de nombreuses normes juridiques, n’est pas un monstre hors-sol, une entité mystérieuse. C’est le peuple Européen qui élit tous les cinq ans son parlement et c’est ce parlement qui valide ou non la Commission que préside présentement  José Manuel BAROSO.

 

 

Si l’an prochain, le peuple Européen réélit une majorité pro-entreprises privées (PPE), le continent subira la même politique.

Les mêmes imposteurs annonceront la sortie du tunnel, la fin de la crise pour peu que le peuple accepte la réduction des emplois publics, les sacrifices  des gens modestes, pour permettre aux entreprise du secteur marchand de faire de la croissance quantitative.

La vérité est qu’il n’y aura pas de sortie du tunnel et de fin de la crise.

Nombre de commentateurs, politologues, histor’iens, sociologues, font des parallèles entre notre temps et les années 1930 qui connurent également une crise économique, d’abord brutale, puis rempante.

La montée des valeurs de droite n’est pas le seul élément de similitude.

 

Or, historiquement, ce ne fut pas le NEW DEAL du président ROOSEVELT qui mit fin à la crise économique, mais la guerre.

 

 

La nature se meurt, victime des promoteurs, des spéculateurs, des chasseurs, des exploitants agricoles, mais, consolons-nous, leur système prévaricateur ne subit pas une petite « crise » conjoncturelle et passagère : il échoue.

 

 

 

          Gérard CHAROLLOIS

 

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 11:22

 

 

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La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 6 octobre 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

 

 

           Les semeurs de mort gangrènent la société contemporaine.

 

 

 

 

           L’assemblée nationale édicte un code des lobbyistes permettant de mieux les identifier et rendre leur présence moins occulte, dans les couloirs du parlement, qu’ils arpentent à longueur de journée, pour harceler les élus au profit de leurs commettants.

La France n’échappe pas à cette corruption de la démocratie qui sévit aux USA, à BRUXELLES et auprès de la plupart des parlements.

Le terme anglo-saxon pourrait se traduire en langue latine par MAFIA CAR l’influence sournoise, les jeux d’intérêts sordides, les marchandages inavouables constituent le lot de tous les lobbies de la planète.

Les défenseurs du système mentent au citoyen innocent en énonçant : « Les lobbies participent au fonctionnement démocratique en représentant, auprès des pouvoirs politiques, de légitimes intérêts ».

 

 

 

 

 

Il n’en est rien.

A la différence des partis politiques qui concourent à l’expression des convictions et à la promotion des carrières, des syndicats qui militent en faveur des salariés, des associations qui irriguent le corps social, un  lobby n’est que le chancre d’intérêts catégoriels opposés à l’intérêt général. Il se  structure uniquement sur des bases financières.

 

 

 

 

Ici et ailleurs, vous ne verrez jamais le lobby des sans-abris, des chômeurs, des travailleurs précaires, des veuves impécunieuses, des patients, des enfants maltraités, des loups et des ours pyrénéens, ni même des agents de la fonction publique.

En revanche, les firmes, les banques, les assurances et surtout les semeurs d’addictions et de  mort  que sont les filières de l’alcool, du tabac, des armes, de la chasse sévissent dans les coulisses du pouvoir.

Pour constituer un lobby, il faut et il suffit d’investir de l’argent, beaucoup d’argent, pour recruter quelques salariés ayant pour mission de monter des dossiers et de démarcher les hauts fonctionnaires, les ministres, les députés et les sénateurs.

Ces officines fournissent à la presse des communiqués publiés sans le moindre esprit critique.

 

 

 

 

Avocats des pires causes, les lobbyistes font de l’influence obscure  sur le législateur et sur le pourvoyeur de deniers de l’Etat, leur métier.

Qu’importe la valeur des intérêts représentés, ni le nombre des femmes et des hommes bénéficiaires du lobby !

Qu’importe également la nocivité des mesures sollicitées attentatoires à la santé publique, à  la sécurité des personnes, au sort des animaux et de la biodiversité !

Le lobbyiste sert celui qui le paie.

 

 

 

 

 

Le poids des lobbies explique le décalage si fréquent entre la volonté démocratique du pays et la réglementation adoptée par le pouvoir politique.

 

 

 

Illustrant avec éclat ce décalage, un sondage IFOP, réalisé en ce mois d’octobre à la demande d’associations protectionnistes (ONE VOICE et ASPAS) révèle que 80% des Français souhaitent une totale protection des espèces comme le loup.

Piteusement, le gouvernement permit, avant annulation momentanée par un tribunal administratif, des battues aux loups dans les ALPES MARITIMES, battues exigées par une poignée  d’esprits  moyennageux, minoritaires, structurés en lobbies thanatophiles.

Bafouant les aspirations des citoyens, les autorités obtempèrent aux injonctions des lobbies.

Elles le font souvent au détriment de l’intérêt général et au profit des marchands de boissons alcoolisées, des cigarettiers et des pervers qui ne peuvent se passer de leurs armes à feu.

Tant pis pour les malheureux malades addictifs aux drogues estampillées « nationales » et pour les innombrables victimes des fusils qu’il conviendrait de faire disparaître.

 

 

 

 

 

Ce n’est point, pour la santé de la démocratie, un code du lobbying que devait adopter l’assemblée nationale, mais la pénalisation de cette activité nuisible.

 

 

 

L’argent qui corrompt tout ne devrait plus pervertir un législateur présumé être le « représentant » du peuple.

N’est-il pas absurde d’admettre que des corporatismes paient des « représentants », pour intoxiquer les représentants élus ?

 

 

Ce qui est en cause n’est nullement l’existence de corps intermédiaires dans la société.

Ces corps sont nécessaires.

La médiocrité des temps fait que les partis politiques, simples fusées porteuses de petites ambitions de bien petites gens, n’offrent plus l’immense intérêt moral qu’il y a à s’engager au service d’ardentes convictions.

Les inévitables imperfections, trop humaines, des mouvements associatifs peuvent user

Les volontés  militantes.

Néanmoins, partis politiques et associations sont les organes vitaux de la société.

Toute personne responsable jouit du droit et supporte le devoir de les vivifier.

Le lobbying, étranger à ces organes de participation, n’a rien à voir avec une vie démocratique.

C’est le triomphe de la ploutocratie mafieuse qui putréfie l’Etat.

 

 

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 10:25

 

 


  
Les milliardaires, rois du béton, des parkings, de l'armement, de l'eau, de l'énergie s'offrent des chaînes de télévisions et prennent des participations dans les grands journaux.
Ce n'est point par goût de la culture, pour jouer au gentil animateur ou pour favoriser le pluralisme de la pensée.

  
Les nazis, les soviétiques, par leur presse violaient l'opinion publique, proférant avec assurance d'énormes bobards.
Les ploutocrates ici prostituent l'opinion publique en distilant une propagande plus habile, plus sournoise, offrant même les pures apparences d'un pluralisme menteur.
En fait, le système veille à imposer des dogmes, tout en laissant à la marge s'exprimer les "décalés". Cela leur confère un alibi de vertu démocratique tout en leur assurant la maîtrise du corps social.
Un scandale illustre ce que nous énonçons depuis des années.

  
Le journaliste "engagé" (ce qui est élogieux), Hervé KEMPF, travaillant au MONDE depuis quelques années, voulait enquêter sur les dessous de l'affaire NOTRE DAME DES LANDES.
Ainsi qu'il l'explique, il a été censuré.
Par qui?
quels intérêts sordides, quelles collusions  affairistes peuvent bien  expliquer l'acharnement d'un gouvernement dit socialiste (ne riez pas si fort!) à ofrir à VINCI son grand aéroport?
  
Nous sommes solidaires de Hervé KEMF et appelons tous les citoyens éveillés, écologistes ou non, à combattre la mafia des entreprises privées "de scrupules".
Ces gens-là, pour faire toujours plus d'argent, assassineraient la terre entière, exploitant sans vergogne la nature, les animaux et les hommes.
Leur système économique est pervers.
Leur liberté de la presse n'est qu'un leurre.
Pour eux, le bon peuple doit croire à la Croissance, au Développement, aux emplois générés par les spéculateurs, à une société casino où l'argent n'est plus un moyen mais une fin, un toxique.

Ceux qui prostituent les consciences ne valent pas mieux que ceux qui les violaient.

          Gérard  CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
  
_______________________________________________________________________________________________
Adieu Le Monde, vive Reporterre
  
Hervé Kempf
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lundi 2 septembre 2013

  
Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde : en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait,
par le« solde de tout compte ».

 
Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse : la censure mise en œuvre par sa direction,
qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes.

 
Au terme de l’histoire que je vais ici retracer, il ne me restait qu’une issue, si je voulais conserver la liberté sans laquelle le journalisme n’a pas
de sens : abandonner le confort d’un salaire assuré et de moyens de travail avant que soit étouffée la dernière marge d’expression qui me restait, la chronique
Ecologie.

 
Abandonner le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et vendu en 2010 est une libération. Je me lance dans l’aventure du site Reporterre, parce que plus que
jamais, une information indépendante est nécessaire pour rendre compte du phénomène le plus crucial de l’époque, la crise écologique.

 
On trouvera ci-après le récit des événements ouverts le 5 novembre 2012 et qui ont conduit à cette décision. Les lecteurs qui en auront le temps trouveront
dans
C’était un autre monde
une présentation de mon travail antérieur dans ce journal qui éclairera le contexte de cette affaire.
 
Rappelons simplement quelques dates :
- création du service Planète : octobre 2008 ;
- création de la chronique Ecologie : février 2009 ;
- prise de contrôle du Monde par MM. Bergé, Niel et Pigasse : juin 2010.
 
Notre Dame des Landes : il est interdit d’enquêter

 
J’ai suivi avec attention le dossier de Notre Dame des Landes depuis qu’en 2007, j’avais rencontré sur place des protagonistes du projet d’aéroport. J’y
étais retourné en août 2009, enquêtant et présentant les arguments des uns et des autres, dans ce qui fut un des premiers articles de presse nationale
abordant en détail le sujet.
 
Articles dans Le Monde du 11 août 2009.
 
Je gardais un oeil attentif sur ce dossier qui ne semblait pas vouloir s’apaiser. J’étais le journaliste qui publiait le plus d’articles sur ce sujet, comme
en témoigne la base de données du Monde : sur les 155 articles ou brèves où apparaît l’expression « Notre-Dame-des-Landes » entre le 19 novembre 2005 et
le 19 novembre 2012, 33 sont signés de moi, le deuxième auteur, Anne-Sophie Mercier, signant 14 articles, le correspondant local, Yan Gauchard, 10.

 
J’avertis, dans une chronique du 5 octobre 2011, que cette affaire serait délicate pour un gouvernement socialiste : « Il serait dommage qu’une éventuelle
présidence socialiste s’ouvre par le spectacle de CRS évacuant des paysans et des écologistes pour faire couler le béton ». Mais ni M. Hollande, ni M.
Ayrault, ne lisaient apparemment la chronique Ecologie.

 
En octobre 2012, des forces de police investissaient la zone de Notre Dame des Landes où est censé être construit un aéroport. Elles venaient déloger les
quelques centaines de personnes qui s’y étaient progressivement installées durant les années précédentes.
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Gendarmes à Notre Dame des Landes, octobre 2012

 
Je consacrais trois chroniques aux événements, dont deux peuvent être qualifiées de « scoop » : le 14 octobre 2012, j’avertissais de l’imminence d’une intervention
policière, qui se produisit le 16 octobre ; le 21 octobre, je montrais que l’affaire n’était pas locale, mais bien nationale ; le 3 novembre, je révélais
que M. Hagelsteen, le préfet de Loire-Atlantique qui avait préparé l’appel d’offres que remporterait ultérieurement la compagnie Vinci, avait plus tard
été embauché par cette entreprise.
 
Durant toute cette période, entre la mi-octobre et la mi-novembre, je m’étonnais de la réticence du journal à suivre cette affaire, alors même que le service
Planète aurait dû plonger sur ces événements qui étaient alors le principal sujet de l’actualité environnementale. Sur place, dans la ZAD (Zone à défendre),
les forces policières puissamment armées détruisaient maison après maison, noyant le bocage sous le gaz lacrymogène, mais rencontrant une résistance farouche
des nouveaux habitants de la zone, des opposants de toujours et des paysans. Ces événements étaient quasiment tus par Le Monde. Le journal publiait cependant
le 27 octobre, alors que le résistance se renforçait, un article étonnamment titré "Le ciel se dégage pour l’aéroport de Notre Dame des Landes". J’avais
demandé dès le 16 à partir sur place en reportage, la chef de service me dit que ce n’était pas possible pour des raisons budgétaires.

 
Je traitais donc le sujet, tant bien que mal, par la chronique Ecologie. Je dus m’absenter une semaine, juste après avoir publié, le samedi 3 novembre,
l’information sur l’évolution professionnelle du préfet Hagelsteen. Ce papier fit du bruit : il intervenait à un moment où l’action policière échouait
décidément à réduire la résistance. Alors que ce qui devait être expédié en deux coups de cuiller à pot se transformait en guerilla, cette information,
comme tant d’autres éléments du dossier, montrait que la cause si obstinément défendue par le premier ministre était fort discutable.

 
Dans les jours suivants, en mon absence, un collègue était enfin envoyé sur place. Je revins le 12 novembre. Une grande manifestation devait avoir lieu
le 16 novembre, elle s’annonçait d’ampleur importante. Je demandais à y aller, ayant suivi le dossier depuis le début. La chef de service s’y opposa. Au
terme de l’échange, nous convinmes d’en référer au directeur adjoint de la rédaction, Didier Pourquery. J’allais voir celui-ci une heure plus tard. Il
me dit que, par ma chronique, mes livres, j’étais “trop marqué" et que je ne pouvais pas couvrir le sujet. J’objectais que mes livres n’avaient pas évoqué
le sujet de Notre Dame des Landes, que les chroniques avaient "sorti" des informations exclusives et exactes sur ce dossier, que, par ailleurs, j’écrivais
dans les autres pages du journal différemment que dans la chronique qui, par nature, adoptait un ton et un angle fortement marqués. Mais non, "moi, directeur
de la rédaction, je décide que tu n’iras pas". Mais ne pourrais-je travailler avec un autre collègue ? Non. Faire au moins un papier "magazine" dans le
supplément hebdomadaire du journal ? Non. Nous parlâmes assez longuement, mais la réponse était tranchée : je ne pouvais pas couvrir Notre Dame des Landes
pour Le Monde, hors la chronique. Je n’obtins qu’une chose : pouvoir partir en reportage sur mon temps libre pour celle-ci et pouvoir le raconter sur Reporterre.

 
Il m’envoya en fin d’après-midi un courriel indiquant : « Bonsoir,
En effet Hervé tu as bien noté que je ne souhaite pas que tu suives ce dossier pour le journal (ni pour le M d’ailleurs). Et j’ai bien noté que tu irais
sur le terrain en tant que Hervé Kempf chroniqueur ’engagé’. Tout est clair
Merci
Didier ».

 
Je répondis : « J’irai sur le terrain en tant que journaliste. Je ferai mon travail, qui est de témoigner de mon époque, en relatant honnêtement un moment
important de l’histoire du mouvement écologique.
Dans le contexte actuel, le terme de chroniqueur ’engagé’ me paraît injurieux – à moins que l’on parle des ’éditorialistes engagés’ quand trois éditoriaux
avalisent le Traité TSCG, ou de ’chroniqueur engagé’ à propos de notre camarade assurant la chronique Europe, aux vues très tranchées. J’en reste à ces
exemples. »

 
Contre tous les usages, j’étais dessaisi sans raison valable d’un dossier que j’avais couvert et fait mûrir depuis le début. On me bloquait les reportages,
mais aussi les enquêtes sur une affaire où les intérêts économiques paraissaient singulièrement tortueux. En m’interdisant de traiter ce sujet, en refusant
de donner écho à ce que je pourrais voir ou trouver dans mes enquêtes, on assumait le fait que Le Monde ne creuserait pas le dossier de Notre Dame des
Landes. C’était, de fait, une censure.

 
Que faire ? A court terme, préparer mon reportage (qui s’effectuerait à mes frais) et prendre rendez-vous avec Erik Izraelewicz, qui fut calé le lundi suivant.
Je partis le jeudi pour Notre Dame des Landes. Dans l’espace confiné des 2 400 signes de la chronique, je restituais un constat essentiel de la lutte :
les "zadistes" et les "historiques" ne s’étaient pas divisés, comme l’avait espéré le pouvoir, c’était au contraire leur alliance contre la répression
qui avait fait échouer celle-ci (
« Solidarité écologique »).
Et sur Reporterre, je racontais
ce que j’avais vu durant ces trois jours magnifiques.
Dans un registre d’écriture propre au média, bien sûr, ce n’était pas le reportage que j’aurais écrit dans Le Monde.

 
La rencontre, lundi 19 novembre, avec Erik Izraelewicz, n’aboutit à rien. Nous discutâmes franchement, quoique calmement, car l’estime était, je crois,
réciproque. Il me dit presque d’entrée de jeu qu’il soutenait sa direction. Il me reprocha l’accroche de mon reportage, en forme d’allégorie. Je lui répondis
que c’était la réponse à la déloyauté du journal à mon égard. Il me dit que j’avais désobéi en allant à Notre Dame des Landes, à quoi je répondis que Didier
Pourquery m’y avait autorisé. J’évoquais l’idée que le journal aurait pu subir des pressions à propos du traitement de ce dossier. Erik dit que c’était
injurieux.

 
Plus tard, des indices concourrant me firent penser que l’hypothèse de pressions d’un propriétaire sur le journal à propos de Notre Dame des Landes était
pensable. Ce sont des indices, pas des preuves. Je les publierai si cela parait nécessaire au public.
 
Mais mon propos n’est pas de savoir pourquoi la direction du Monde a bloqué mon travail de journaliste. S’il y a eu pression, elle devait y résister. S’il
n’y en pas eu, elle devait me laisser travailler. Le journal aurait pu discuter des sujets, travailler les angles, m’associer un autre journaliste. Mais
non : la direction ne discutait pas, elle interdisait. Le contrat de liberté qui fonde la légitimité de la presse était rompu.
 
Je ne lâchais pas le morceau. J’allais voir les uns et les autres, interrogeais le syndicat, faisais front face à l’agressivité de la hiérarchie. Nous avions
convenu avec Erik Izraelewicz de nous revoir. J’appelais son secrétariat pour prendre rendez-vous. Sa secrétaire me dit, affolée, "Erik va mal, les pompiers
sont dans son bureau". Le directeur du Monde décédait le soir même, 27 novembre.
 
Nous n’étions pas d’accord, mais je le respectais. C’était un homme droit, il écoutait.

 
La vie continua. L’affaire n’était pas close. Il me restait la chronique. Je continuais à travailler avec les moyens du bord. Le 2 décembre, m’appuyant
sur le travail de contre-expertise des opposants au projet de Notre Dame des Landes, la chronique Ecologie montrait comment, dans l’enquête publique, l’Etat
avait manipulé les chiffres pour présenter comme profitable le projet. J’étais coincé dans les 2 400 signes d’un article enfoui au fond du journal ? Rien
n’interdisait de
développer la démonstration sur internet.
De nouveau, ce travail repris par d’autres sites, eut un réel écho.

 
Mais un journaliste ne peut pas enquêter durablement sur les sujets délicats si le média qui l’emploie ne le soutient pas. Il y faut du temps, quelques
moyens, la discussion avec des collègues motivés, la force de la carte de visite. Je savais dans quelles directions il faut porter le regard, l’indiquais
dans la chronique du 16 décembre ("Voici le programme") et notamment sur "le comportement des grandes firmes de génie civil et concessionnaires, à la puissance
financière devenue énorme et qui, par des formules de type partenariat public privé, s’assurent la gestion d’opérations qui sont logiquement de la responsabilité
publique. »

 
Je vis le directeur par intérim, Alain Frachon, le 5 décembre. Discussion intéressante, mais qui n’aboutit à rien : le fond du problème était nié. Dans
une lettre qu’il m’écrivit le 17 décembre, il exprima le point de vue officiel de la direction : « Ce ne sont pas tes compétences qui sont en question,
mais un problème d’image : nous tenons à ce que l’approche du journal reste aussi impavide que possible, tout particulièrement dans les pages Planète ».

 
A quoi je répondis : « Impavide, nous dit le dictionnaire, signifie ’qui n’éprouve ni ne manifeste aucune crainte, aucune peur’. De quoi le journal pourrait-il
avoir peur ? En quoi mon travail de journaliste et de révélateur d’aspects dérangeants du dossier Notre Dame des Landes pourrait-il empêcher le journal
de ne pas avoir peur ? »
 
Une réponse possible à cette question est que Le Monde avait peur de déplaire aux promoteurs du projet d’aéroport.
 
La fin
 
Je ne détaille pas les mois suivants, qui ont été pénibles. On voulait me transformer en coupable. Les événements prirent une telle tournure que le délégué
du personnel me conseilla de consulter le médecin du travail, qui m’orienta vers une psychologue. J’allais bien, heureusement, même si le choc était rude.
Je découvris alors que plusieurs de mes collègues étaient en dépression nerveuse, qu’une mission sur les risques psycho-sociaux était menée dans l’honorable
journal, qu’une plainte pour harcèlement moral était engagée par une collègue.

 
En mars, une nouvelle directrice du Monde fut désignée par les actionnaires. Une de ses premières réformes fut de rétrograder le service Planète, pourtant
bien peu remuant, en un pôle subordonné au service International. Le journal lançait une formule marquée par un cahier consacré à l’Economie et aux entreprises,
signe de la ligne nouvelle, qui visait la clientèle des "responsables"et CSP +++.
 
Le Débat national sur la transition énergétique, peu traité par le journal, trouva soudain une vive expression, le 17 mai, sous la forme de quatre pages
axées sur « la compétitivité des entreprises » et majoritairement rédigées par des journalistes économiques extérieurs à la rédaction. On expliquait que
l’enjeu essentiel d’une nouvelle politique énergétique était la compétitivité des entreprises, que le gaz de schiste réveillait l’industrie américaine,
que la politique énergétique allemande produisait maints effets pervers. Un colloque organisé par l’Association française des entreprises privées (les
cent plus importantes) et le Cercle de l’Industrie (fondé naguère par Dominique Strauss-Kahn) avec Le Monde accompagnait cet exercice de communication,
qui remerciait Alstom, Areva, GDF-Suez, Arkema, Lafarge, etc. Ces partenaires avaient-ils apporté 35 000 euros au journal pour prix de ces quatre pages,
comme me l’indiqua un collègue bien placé pour le savoir ?

 
Le 18 juin, Le Monde organisait, avec l’Institut de l’entreprise, l’International summit of business think tanks (Sommet international des cabinets de réflexion
sur les affaires), "avec le soutien de Deloitte et Vinci". Pour préparer cet important événement, des entretiens avec des chefs d’entreprise furent publiés,
le premier avec Xavier Huillard, président de Vinci.
 
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Xavier Huillard, PDG de Vinci
 
L’environnement gênait. Plus que jamais, la chronique Ecologie divergeait des éditoriaux et des autres chroniques. Cela restait un espace de liberté, mais
dans une atmosphère de plus en plus pesante.
 
En juin, une actualité, le décès de Pierre Mauroy, obligea à supprimer la page du journal du vendredi 7 qui comprenait la chronique Politique. La direction
de la rédaction décida de déplacer cette page au lendemain samedi, et de supprimer de ce fait la chronique Ecologie qui devait paraitre ce jour. C’était
un choix éditorial net, qui marquait quelle était la priorité. Pour la première fois depuis sa création, cette chronique était supprimée. On allait me
conduire à une lente asphyxie. Nous échangeames des courriels, puis des lettres.

 
J’allais voir Louis Dreyfus, le président du directoire et directeur de la publication, et nous convinmes qu’une rupture conventionnelle de contrat était
la solution idoine. J’étais libéré.
 
Le quotidien de l’écologie
 
Libéré... et chômeur. Dans toute cette lutte, je n’ai pas cherché à "voir ailleurs". Un média aura-t-il le désir de travailler avec un bon journaliste d’environnement,
libre, produisant régulièrement des informations et des idées nouvelles, apprécié du public ? On verra. Le téléphone est ouvert.

 
Mais dans le secteur économique dévasté qu’est devenue la presse, et largement dominé par les intérêts capitalistes, le journalisme environnemental est
relégué, de nouveau, à la position de cinquième roue du carosse, voire de gêneur. Ce qui compte, dans l’atmosphère délétère d’un système qui ne proclame
la démocratie que pour mieux renforcer les logiques oligarchiques, c’est la croissance, l’économie, la production.

 
On ne peut plus feindre qu’il y aurait des journalistes "engagés" et d’autres qui seraient neutres. Derrière la bataille pour l’information se joue celle
des priorités, et les choix de priorité renvoient à des visions différentes du monde. Le 11 juillet 2012, sur France Inter, Matthieu Pigasse, vice-président
de la banque Lazard en Europe et co-propriétaire du journal Le Monde était interviewé -
présenté, d’ailleurs, comme "engagé".
La vision de la crise par M. Pigasse était révélatrice. La question des inégalités et de la répartition des richesses n’était pas évoquée, comme si elle
n’avait aucune part dans les difficultés. Et pour résoudre le problème de la dette, une seule solution : la croissance. « La mère de toutes les batailles
est la croissance », selon M. Pigasse. Qu’il pourrait y avoir une tendance historique à la stagnation de la croissance économique dans les pays riches
était hors sujet. Quant à l’idée d’écologie, elle était aussi absente de l’entretien que l’existence des Martiens.

 
Je ne reproche à personne cette vision des choses. Simplement, il en est une autre tout aussi légitime, et qui ne trouve pas sa place dans les médias :
celle selon laquelle la crise écologique mondiale est le phénomène actuel essentiel, sur les plans historique, économique et géopolitique. Et que c’est
autour de ce phénomène - qu’il faut mettre en relation avec l’inégalité record qui structure la majorité des sociétés nationales comme les rapports entre
Nord et Sud, en relation aussi avec la lutte pour la démocratie qui anime tant de mouvements populaires à travers le monde -, c’est autour de cette question
centrale que peut et doit s’orienter la hiérarchie de l’information.
 
Nous manquons de lieux où s’expose nettement cette problématique, où se présentent les informations et les reportages qui l’expriment, où l’on lise les
débats et réflexions vigoureuses qu’appellent les nouvelles questions qui se posent, où les mouvements sociaux et les luttes "d’en bas" soient racontés,
où les mille alternatives et solutions nouvelles que créent autant de citoyens qui savent que, oui, "un autre monde est possible" seront décrites, comme
ailleurs, on relate les aventures des entreprises du CAC 40.

 
Eh bien, nous allons développer ce lieu nécessaire, ce "quotidien de l’écologie". C’est
Reporterre.
 
Faiblesse de nos moyens face aux millions des oligarques qui contrôlent les médias. Nous ne sommes rien, ils sont tout. Mais nous avons ce que l’argent
ne peut pas acheter : la conviction, l’enthousiasme, la liberté.

 
kempf (arobase)
reporterre.net
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 10:52

 

 

www.ecologie-radicale.org

 

 

La lettre de Gérard CHAROLLOIS         le dimanche 25 août 2013

TEL 06 76 99 84 65

 

 

           L’écologie : Combien de divisions ?

 

 

D’aucuns confondent l’éthique, domaine du bon, du juste, de la raison, avec la politique, domaine de la force.

 

S’il est évident que les relations entre Etats ne se fondent que sur le rapport de forces, la puissance des armes, il se dissimule à beaucoup, qu’au sein même d’un Etat, fut-il démocratique, l’influence des corporatismes, le poids des masses électorales, les potentats financiers font la loi et non l’équité, la raison, la prise en considération du bien fondé d’une cause.

 

 

Chacun comprend qu’un chef d’Etat criminel, fomentant par exemple une guerre d’agression sous un prétexte mensonger, ne finira devant un tribunal international de vainqueurs que s’il perd sa guerre et qu’en revanche il terminera ses jours, en totale impunité, dès lors qu’il dirigea une puissance inaccessible.

Ce n’est point le crime qui appelle le châtiment, mais la défaite.

La victoire met à l’abri de toute poursuite et assure une paisible retraite de président.

Ce qui apparaît à tous sur la scène internationale se produit également  à un échelon plus modeste, dans la vie politique ordinaire.

 

 

Rien ne sert d’avoir raison, de plaider pour le mieux, d’argumenter, de prouver la valeur d’une cause, si, contre vous, parlent les puissances du temps.

Alors, l’écologie : combien de divisions ?

 

7,5% des suffrages exprimés, dans l’ensemble de l’Europe, lors des élections essentielles, celles du parlement européen, en juin 2009.

2%, lors de l’élection présidentielle française, en avril 2012.

Comment s’étonner de ce que le ministre de l’écologie de ce pays soit pro-chasse, pro-corrida, pro-gavage, c’est-à-dire indifférent au sort du vivant ?

Retenons bien ceci :

Le décideur politique n’argumente que pour habiller sa décision.

Le seul déterminant est le rapport de forces.

La politique n’est pas   l’éthique.

Elle l’ignore et occasionnellement l’instrumentalise pour parer ses choix dictés exclusivement par les forces en présence.

Concrètement, en Occident, présentement, ces forces sont, d’abord l’argent, puis le nombre, le premier nommé permettant de contrôler et d’obtenir le second.

 

 

 

En juin 2014, lors des prochaines élections essentielles, celles du parlement européen, la question sera : l’écologie : combien de divisions ?

 

Les politologues annoncent une éventuelle débâcle au motif que le peuple européen, obnubilé par la « crise économique », anesthésié par les médias serviteurs des dogmes capitalistes, votera pour la Croissance, l’entreprise privée, le refus des entraves à l’initiative productiviste, donc contre l’écologie.

Il en résultera une reconduite, par le futur parlement, d’une Commission adepte de la « concurrence non faussée » !

 

 

 

En cela, le système actuel est infiniment plus efficace et plus pervers que le fut la lourde propagande des régimes totalitaires d’antan. Ce système  utilise ses propres échecs pour accentuer son emprise sur les « cerveaux disponibles » et ainsi imposer au peuple les intérêts très privés d’une infime minorité.

 

 

Plus le chômage sévit, plus le nombre des travailleurs pauvres s’élève, plus la société s’atomise et plus les grands manipulateurs vantent leurs remèdes empoisonnés générateurs de ces maux.

 

Plus ils échouent, plus ils se renforcent.

Admirons la puissance anesthésiante du système, l’efficience d’un conditionnement  dont les nazis et les soviétiques auraient rêvé.

 

 

Mais si les oligarques de la finance, propriétaires des médias méritent notre admiration consternée pour la nocivité de leur propagande d’un genre inédit dans l’Histoire, blâmons les écologistes politiques patentés incapables de faire passer un véritable message de rupture.

 Ils s’en tiennent, en  décalage avec l’opinion publique, à des clichés usés et à des thèmes qui furent progressistes, certes, mais dans les années 1960.

Ils retardent d’une révolution et par pusillanimité nient les méfaits de certaines doctrines.

 

Ils n’osent pas assumer l’éthique écologiste et taisent ce qu’ils auraient pour mission de porter sur la scène politique.

 

 

 

La défense de la nature, le rapport à l’animal,  la problématique de la surpopulation et de l’artificialisation de l’espace, l’asservissement des hommes à l’économie, l’emprise abrutissante de certaines religions intouchables sur des masses humaines sont des sujets tabous, laissés en jachère intellectuelle ou abandonnés à des démagogues réactionnaires.

 

Or, un discours novateur, courageux, iconoclaste trouverait, dans la société, un indéniable écho.

L’opinion publique est en attente et le seul discours de rupture émane des héritiers des tenants de « l’ordre moral », ce qui est tout de même navrant.

 

 

Nos écologistes politiques font de la petite politique, pour de petites carrières, dévalorisant ainsi la seule idée neuve qu’ait produite notre époque.

Sous l’angle de l’éthique, le nôtre, l’écologie transcende les Droits de l’homme pour proclamer les droits du vivant .

Cette éthique n’est nullement une régression, une remise en question des acquis mais leur amplification par l’extension du champ de l’empathie.

En langage, non plus éthique mais politique, cela gagnerait à être décliné.

Pour conquérir des divisions, l’écologie politique devrait d’abord se doter d’une raison d’être.

Dire qu’il y a des gens assez niais pour se croire honorés de devenir ministres !

 

 

Ce qui honore, ce qui transforme une vie humaine en œuvre d’art est le service d’une grande idée et certainement pas de se servir d’elle pour occuper de sa vaine présence les palais nationaux.

 

Proposer une société du respect du vivant contre la concurrence, la compétition, la théocratie,  vaut la peine !

 

 

 

            Gérard CHAROLLOIS

 

 

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES  ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

 

 

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